
Rio de l'Estuaire
03/2016
Dona Maria Anterra, Baronne de San Mogador,
Ministre des affaires étrangères de l'Empire Listonien
Excellence,
Nous vous remercions pour la clarté de vos informations qui semblent créditer la thèse accidentelle.
Le trumvirat de Manche Silice considère cependant que seule une organisation tierce pourrait légitimement écarté toute intentionnalité dans ce facheux incident.
Nous attendons par ailleurs les rapports des autorités burujoanes.
Tant que cette affaire ne sera pas réglée, vous comprendrez que nous maintiendrons en état la mesure de rétorsion.
Nous déplorons la réécriture de l'histoire à laquelle vous vous livrez dans votre courrier de réponse. Non la Manche Silice n'a pas dangereusement surréagi lors des exercices militaires de l'ONC. Cette opération, qui avait le but caché de porter un coup fatal au régime de Baldassarre Calabraise au Kronos, dépassait le cadre du droit des marines militaires à manœuvrer en haute-mer puisque des bâtiments de la coalition s'étaient aventurés tout près de nos côtes, dans le golfe d'Évasie.
L'Arcanie, État alors souverain sur le détroit de Kerbess mais faiblement militarisé nous avait demandé d'intervenir, craignant de se retrouver mêlé à ce conflit.
La pose des mines sur leur espace côtier et le notre s'inscrivait dans une séquence guerrière. Le déminage a été réalisé dès lors que le calme est revenu. Par ailleurs, jusqu'à preuve du contraire, aucune mine n'a explosé, même de manière accidentelle.
Enfin, pour revenir aux lourds griefs dont nous vous tenons toujours rigueur par rapport à Port-Hafen, nous réitérons notre demande de libération de José Esteban, le gouverneur porté disparu depuis votre canonade.