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Encyclopédie Youslève - Page 3

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Les Gorrios : la sélection youslève de rugby


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Le logo de l'équipe nationale de rugby youslève est resté inchangé ou presque depuis la première fois qu'il a été arboré au début du siècle. Le blason au centre porte les couleurs jaune et blanche, la première en référence à la couleur du Champ de Mars de Sedjan, la seconde pour la couleur de l'olympisme chère au sport youslève que l'on retrouve souvent dans les couleurs des équipes nationales du pays. Au centre de ce même blason trône un moineau en vol, emblème de la sélection nationale en Youslévie dont nous expliquerons l'origine plus tard. Au dessus, une bannière guerrière avec les lettres FYR (Federacion Yousleve Rugby), rappelant que ce sport est avant tout basée sur le combat et l'affrontement physique. Enfin, sur ses côtés, un lion, éternel symbole du pays depuis son union par Ezio Arnages en 1364 faisant référence au mythe fondateur de Baltos (voir "Les dates de l'Histoire avec Pateros Bokigeres"), et un cerf portent le blason central. Le cerf fait référence à un noble youslève Vamon Arennis, grand mécène du rugby qui a contribué à sa popularisation en Youslévie à la fin du XIXe siècle.

Tout d'abord revenons sur comment ce sport est arrivé en Youslévie. Né en Gallouèse au milieu du XIXè siècle, on peut presque précisément dater son arrivée sur le territoire métropolitain youslève. Il semblerait que la première fois qu'une partie de rugby a été jouée fût le 11 septembre 1877 sur le port de Baltos. Des marins gallèsants auraient affrontés des dockers youslèves dans un terrain vague près de la rade. On le sait car les policiers n'ayant aucune connaissance de ce sport ont pensé que les deux équipes se battaient et auraient donc embarqués les étrangers. Il aura fallu que ceux qui deviendront les premiers rugbymen youslèves aillent eux-mêmes au commissariat pour assurer aux gendarmes que ce n'était qu'une occupation sportive. Cette anecdote fondatrice est souvent utilisée pour montrer les valeurs de ce sport : ennemis sur le terrain mais solidaires dès la fin du match. Intuitivement, on pourrait penser que les premiers clubs seraient alors sur la côte leucytaléenne, il n'en sera rien. Bizarrement, le rugby ne sera d'ailleurs jamais très populaire dans l'ouest du pays alors que c'est par là qu'il est arrivé. Il va vraiment éclore et prendre ses premières lettres de noblesse à Sedjan, la capitale. On commence à pratiquer ce sport surtout dans les lycées et les universités, il permet alors de canaliser les pulsions des jeunes youslèves fougueux dont certains deviendront plus tard des révolutionnaires, renversant la monarchie au profit de la Ière République en une vingtaine d'années plus tard (1904). Par exemple, Didac Tasis, le premier Directeur du Conseil de la Youslévie connu et reconnu comme le fer de lance de la social-démocratie à la youslève tant admirée de par le monde, a pratiqué le rugby de manière assidue pendant ses jeunes années.

Dans cet essor, il faut citer un nom : Vamon Arennis. Issu d'une famille de la noblesse youslève bien établie, il voit dans le rugby la possibilité de faire la guerre autrement que sur le champ de bataille. La Youslévie est à l'époque ruinée et traumatisée par les guerres qu'elle mène à travers le monde depuis deux siècles. Sentant également que le vent est en train de tourner en défaveur du système aristocratique en vigueur, Arennis espère également apaiser les tensions entre nobles et bourgeois en les faisant s'affronter sur le terrain et sympathiser juste après. Il organise alors des compétitions entre les différentes écoles de la capitale sur le Champ de Mars de la ville. C'était à l'époque l'un des seuls endroit de Sedjan qui pouvait offrir un espace en herbe assez grand et un bon état pour pouvoir jouer. La première édition se tient en 1885 et voit gagner l'école des officiers de la manufacture face aux élèves en droit de la Mega Akademia. Les noms de vainqueurs de ce premier championnat de rugby youslève de l'histoire figurent en bonne place car présents sur le bouclier servant de trophée pour les vainqueurs de la ligue professionnelle.

C'est de ce premier âge d'or du rugby que vient le surnom et le totem des rugbymen youslèves, les gorrios. Ce mot signifie moineau en youslève. Contrairement à l'arrivée du rugby en Youslévie, on ne sait pas exactement d'où vient ce surnom mais deux pistes se sont imposées au fil du temps. La première, un peu romancée, serait que ce serait un détournement d'un sobriquet péjoratif. En effet, on raconte que le Roi Emmanuel II a un jour été assisté à une partie de rugby. Voyant des jeunes hommes plutôt sveltes, dont certains étaient destinés à devenir des militaires, s'affronter et se sauter dessus autour d'une balle il aurait alors soupiré : "Où sont les aigles, je ne vois que des moineaux." En faisant une référence directe au fait que l'animal fétiche de Sedjan soit un aigle, il estime avec cette remarque que ce jeune est indigne et ne renforce pas des adolescents censés mener le pays à l'avenir, au contraire. L'autre possibilité, plus crédible serait que des moineaux volaient en nombre sur le Champ de Mars, inspirant alors les jeunes hommes qui composeront plus tard la première équipe nationale.

Le premier match officiel de l'équipe nationale se tient également à Sedjan en 1905. Les gorrios affrontent la sélection gallésante et s'incline sur le score assez lourd de 33 à 3. Face à une équipe bien supérieure et mieux organisée, le résultat n'était pas le plus important car c'est à ce moment là que les principaux symboles de l'équipe nationale émergent. Le blason sera crée par les joueurs de l'équipe à cette occasion, ils mettront donc à l'honneur le moineau plutôt que le lion qui est pourtant l'animal totem du pays et l'emblème de l'écrasante majorité des sélections nationales en Youslévie. Voulaient-ils se démarquer ? Souhaitaient-ils rendre hommage à l'origine du sport dans le pays ? Ou alors, comme l'équipe était composée de beaucoup de nobles ayant perdus leurs droits après la Révolution, ils souhaitaient faire un pied de nez à la République en refusant de se plier aux désirs de la bourgeoisie qui était en plein processus d'unification du pays et qui utilisait alors le félin comme emblème de ce nouveau système ? On ne le sait pas, quoi qu'il en soit ce blason n'a connue aucune modification depuis. Ils jouent aussi leur premier match en vert, couleur qui restera et qui s'imposera comme représentante du rugby youslève. Encore une fois on ne sait pas si c'est par défiance envers le blanc, couleur de l'olympisme porté par la République, par hommage au Champ de Mars ou pour des raisons techniques que cette couleur a été utilisée.

La première moitié du XXe siècle marque l'essor du rugby dans le pays avec l'éclosion de clubs un peu partout en Youslévie, surtout au début dans les grandes métropoles avant que le raz-de-marée n'envahissent également les villages du Sud et de l'Est où le sport deviendra petit-à-petit très populaire. Le rugby restera néanmoins toujours dans l'ombre du football qui a un statut de quasi religion laïc dans le pays, preuve en est de la coupe du monde 2018. Toutefois, c'est sans conteste le deuxième sport le plus populaire du pays, du moins chez les hommes car les chez les femmes la préférence va au volleyball. On compte désormais plus de 500 000 licenciés dans des clubs dans le pays pour ce qui est du rugby à XV masculin et on atteint un peu moins du million de pratiquant si on inclut les disciplines féminines, les autres formats du rugby (7, 10, 13) et les pratiquants à l'école ou l'université. Les matchs de la sélection nationale se déroulent d'ailleurs dans le Stadion Nacional.

Le championnat est organisé et les stades font souvent carton plein. La LYR (Ligue Yousleve Rugby) a un format un peu particulier. En fait la première division est divisée en deux conférences de six équipes, une du Nord et une du Sud. Une équipe jouera deux matchs (aller et retour) contre les équipes de sa conférence ainsi qu'un seul match contre les équipes d'une autre conférence. Les premières équipes de chaque conférence vont directement en demi finale alors que les deuxièmes du Sud affronteront en barrage les troisièmes du Nord et inversement. Les demi finales se déroulent souvent dans une ville hôte et la grande finale quant à elle a lieu la plupart du temps dans le Stadion Nacional de Sedjan, la plus grande enceinte du pays. Niveau palmarès, deux équipes se partagent le plus grand nombre de titres depuis que le championnat s'est élargi au delà de la capitale (1910) avec 20 titres chacun. Il s'agit du club omnisport du Racing Club Sedjan et de Lavandera Club. En 1990, le sport se professionnalise et le rugby passe alors dans une nouvelle dimension, celle du capitalisme, du libéralisme et du mercato. Les primes commencent à pleuvoir, les stades s'agrandissent, les maillots changent chaque saison et les sponsors accourent faisant donc de ce sport un business à part entière.

Sur la scène internationale, la Youslévie est connue et reconnue comme une sélection coriace. On peut lui identifier trois différents rivaux, avec des niveaux de rivalité et de haine différents et une histoire elle aussi distincte pour chaque de ces sélections. La première est évidemment la Gallouèse. On a pu le voir que l'histoire du rugby en Youslévie est intimement lié avec le pays gallo et son XV de la loutre. Cette concurrence est avant tout basée sur un certain respect entre les deux équipes, ce qui n'est pas le cas des deux autres sélections. L'antagonisme le plus profond est sans aucun doute avec Teyla. L'histoire tumultueuse entre les deux pays constitue sans doute la racine de cette haine profonde qui oppose ces deux équipes. Les différents conflits qui ont opposés directement les Youslèves et les Teylais depuis les années samiennes (1650) jusqu'au débarquement de Baltos (1972) ont alimenté une haine féroce entre les hellènes et les francophones qui s'est évidemment retranscrit sur les terrains. Cette aversion se manifeste particulièrement dans le rugby car c'est le seul sport où les deux équipes sont particulièrement performantes et où elles se retrouvent régulièrement sur le devant de la scène. La dernière grosse rivalité qu'alimente la sélection youslève est avec celle de Nueva Lykania. Au delà du sport, ce sont deux systèmes, deux visions différentes du monde qui s'opposent. Le colon contre l'ancien colonisé, le pragmatisme face à la fougue, l'hellénisme face à l'hispanisme, le capitalisme face au communalisme, l'Eurysie face au Paltoterra... Les rencontres entre Youslèves et Néo-Lykaniens sont souvent très intéressantes à suivre, même s'il faut reconnaître que les gorrios ont un avantage assez conséquent, le sport étant professionnel contrairement à la Nueva Lykania.

Le style de jeu du rugby youslève est un peu une des versions archétypales de ce sport. Très pragmatiques, parfois ennuyeux pour leurs détracteurs, les gorrios sont parfois critiqué pour leur vice, leur manque de fair-play voire leurs tricheries. De tout temps, ils se sont appuyés sur un pack très solide comme la base de la stratégie. Les valeurs comme le combat ou la solidarité sont omniprésentes et c'est autour des avants que gravite le jeu de la sélection. Preuve que le style de jeu est basé sur le contact, il suffit de regarder les centres les plus illustres, souvent des très grands gaillards avec certes des qualités dans le jeu à la main mais surtout efficaces pour leur impact physique et leur capacité à faire mal une fois lancé sur le rideau adverse. Le meilleur exemple est sans aucun doute Emilio Gabra. C'est LA légende de ce sport en Youslévie, premier ou deuxième centre, parfois ailier, il a été le fer de lance de la sélection en étant à la fois le recordman d'essai, de points marqués et de sélections des gorrios. Il était par ailleurs également extrêmement adroit au pied. Le jeu au pied justement est une composante essentielle du rugby youslève. Il faut savoir convertir les pénalités obtenues grâce aux fautes obtenues par les avants, la sélection ne marque pas beaucoup d'essais et compensent donc par la qualité des buteurs. Enfin, elle peut s'appuyer sur des ailiers reconnus à la fois pour leur rapidité mais également leur puissance, d'ailleurs plus leur puissance que leur rapidité s'il faut être honnête. Le jeu proposé par les Youslèves est donc connu pour être pragmatique, parfois un peu ennuyeux pour les observateurs étrangers même si on entendra jamais un amateur de rugby youslève concéder cela.
Cette mentalité tranche avec celle du football. Le sport roi en Youslévie est en effet basé sur le beau jeu et des joueurs vifs et doués techniquement. Il est par ailleurs important d'appuyer le fait que le rugby et le football se sont un peu construit en opposé dans le pays. Le football est un sport plus urbain alors que le rugby est plus populaire et pratiqué dans les milieux ruraux. Les raisons à cela sont multiples mais principalement car il met en avant des valeurs de solidarités et de combat plus adaptés à la mentalité rurale où le milieu social est plus restreint et les conditions de vies et de travail sont plus en accord avec cette mentalité. Il n'est donc pas étonnant de voir que les valeurs véhiculées par ces deux sports sont aux antipodes, d'un côté le pragmatisme et la lutte prônés par le prolétariat rural et e l'autre la fougue et le spectacle portée par une bourgeoisie urbaine.

Les derniers résultats de la sélection sont jugés comme insuffisants, éliminés dès les phases de groupe de la dernière coupe du monde en Loduarie, les gorrios sont rentrés au pays la queue entre les jambes. Il s'agissait par ailleurs de la première fois que le XV youslève n'accédait pas aux matchs à élimination directe dans cette coupe du monde. Le prochain mondial en Gallouèse est toutefois source d'optimisme. Malgré une courte défaite sur le fil en match amical contre les futurs hôtes à domicile (22-27), les observateurs ont surtout mis en avant les progrès faits par cette jeune génération et tous attendent avec impatience cette nouvelle coupe du monde en espérant cette fois atteindre au moins le stade des demi-finales, objectif fixé par la fédération.
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.Eneko Aramburu
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Eneko Aramburu, né aux alentours de 1475 à Bell-Vill et mort le 30 octobre 1540 à Rivoli est un navigateur et explorateur youslève de l'époque des découvertes au service du Royaume de Youslévie puis de la Sérénissime République de Fortuna. Il est connu pour être le premier leader d'une expédition eurysienne à avoir traversé le détroit éponyme entre les actuels Paltoterra du Sud et du Nord en 1520.

Marchand puis navigateur pour le compte de la marine royale youslève, il est recruté pour participer à une exploration commandée par le roi Alkesto IV. A l'origine second du commandant Ikaël Nasto pour ce voyage qui débuta en septembre 1919, il remplace ce dernier après qu'il soit mort du scorbut. L'expédition avait pour objectif de trouver un autre passage entre les Océans d'Espérance et du Deltacruzando et les Océans du Scintillant et Carmin, la mer des Burbujas Verde étant totalement contrôlée par l'Empire d'Arobelas. Il longe donc le Paltoterra du Nord le long des Baies des Lamantins avant de trouver l'embouchure Est du détroit le 31 décembre. Victime d'une avarie pendant sa traversée, il s'échoue dans l'actuelle baie de l'Accalmie où il rencontrera pour la première fois les peuples guaranis. Il passe finalement le détroit le 13 avril. La fin suite de son expédition est mal documentée mais il va traverser l'Océan Carmin en s'attardant sur l'actuelle île d'Anna qu'il va proclamer possession youslève. Son expédition va ensuite longer l'Afarée et rentrer deux ans jour pour jour après son départ.

Sur les cinq bateaux partis de Bell-Vill, uniquement le Poséidon et la Nikê vont rentrer à bon port, l'Ezio, l'Athéna et le Kimon couleront ou connaîtront divers incidents. Seul un quart des 220 hommes partis reviendront.

Malgré le succès de ce voyage, Aramburu ne connaît pas le succès qu'on aurait pu prétendre. En effet, d'origine vasque, il est victime de la ségrégation frappant son peuple chrétien dans le royaume youslève et il n'est donc pas reconnu comme le meneur de cette expédition. Il va finalement s'engager dans la marine de la République de Fortuna avant de mourir de vieillesse à Rivoli en 1540. Il ne sera réhabilité que grâce aux écrits de l'auteur Ikaël Marion puis avec l'arrivée de la République en Youslévie en 1904. Il est aujourd'hui reconnu comme l'un des plus grands explorateurs de la période des découvertes et a donné son nom à un grand nombre de monuments en Youslévie mais aussi au détroit qu'il a découvert.
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Eneko Aramburu YO

Informations

Biographie
Naissance : Vers 1475 à Bell-Vill
Décès : 30 octobre 1540 à Rivoli
Nationalité : Sujet vasque de la couronne youslève
Allégeance : Royaume de Youslévie puis Fortuna
Profession : Marin, marchand, navigateur, explorateur

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.Ikaël Marion
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Ikaël Marion, né le 15 décembre 1849 à Sedjan et mort le 18 août 1899 à Théodosine est un poète, romancier, dramaturge, biographe, philosophe et activiste politique youslève. Il est considéré comme l'écrivain le plus important de l'histoire de la Youslévie mais également reconnu à travers le monde.

Reconnu pour sa plume comme pour sa capacité à faire évoluer des personnages historiques ou fictifs dans des univers géographiques, historiques, sociaux et politiques variés, il aura marqué durablement la littérature nationale. Il est considéré comme une des figures de proue du mouvement réaliste. Ses œuvres à la fois très poussées et munies d'un grand sens morale n'en reste pas moins simples tout en faisant voyager ses lecteurs et c'est pourquoi il devient très vite populaire dans toutes les strates de la société youslève. Encore aujourd'hui, ses œuvres sont étudiées comme des grands classiques et certaines sont mêmes adaptées au cinéma ou régulièrement rééditée plus de cent ans après sa mort.

Sa carrière n'aura été que de courte durée, sa première et dernière œuvre n'étant distantes que de 27 ans, mais particulièrement profuse avec plus d'une réalisation par an, qu'elle soit un recueil de poème, une pièce de théâtre, un roman, un essai ou une biographie. Par ailleurs, on peut découper l’œuvre d'Ikaël Marion en plusieurs périodes distinctes selon la discipline qu'il préfère. Il commence par se révéler avec la poésie, avant de publier des fictions à succès et de les adapter au théâtre, puis de créer des pièces originales. Il va également se lancer dans la rédaction de biographies de grands personnages de l'histoire youslève et mondiale, souvent afin de mettre la lumière sur des personnalités et des moments oubliés ou pour tenter de rétablir ce qu'il estime être la vérité sur des hommes et des femmes. Ses œuvres déplairont de plus en plus au pouvoir royal youslève, fragilisé par la perte de ses colonies, alors que Marion n'hésite pas à se montrer extrêmement critique envers la royauté. Il finira par fuir le pays après sa pièce Grands rois, petites choses et voyagera pendant quelques années autour du monde puis de la Leucytalée, ce qui donnera sa période exotique, avant de s'établir définitivement à Théodosine. Déjà amateur des bordels et de l'alcool à Sedjan, son voyage autour du monde lui fait découvrir toute sorte de drogue et il devient petit-à-petit accro à l'opium qu'il consommera presque quotidiennement dans ses dernières années. Il découvrira également tardivement le spiritisme. Il meurt finalement de la syphilis le 18 août 1899 dans la capitale de l'Empire Rémien. Son décès fait grand bruit dans son pays d'origine et beaucoup regrettent le départ d'un génie littéraire et d'un militant pro-République. Didac Tasis, futur premier Directeur du Conseil de la Youslévie, déclarera : "sans Marion, le changement ne vaut presque plus le coup d'être vécu". C'est jusrtement Didac Tasis qui va demander le rappatriement de son corps en Youslévie dès la fin de la Révolution afin qu'il soit enterré avec les plus grands honneurs dans le grand cimetière du Nékrotafeo de Sedjan dans un mausolée monumental.

Ses positions politiques sont en effet une caractéristique de l’œuvre engagée de Marion. Anticolonialiste et anti-guerre dès ses premières œuvres, il va petit à petit se mettre à dos l'aristocratie youslève en les critiquant de plus en plus ouvertement. Dans les années 1880, il commence à côtoyer les siècles républicains pour ne plus en sortir par la suite. Il fantasme en effet la démocratie hellénique et va au fur et à mesure se rallier aux idées de la social-démocratie comme elle est préconisée par les figures youslèves de l'époque.


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Ikaël Marion YO

Informations

Biographie

Naissance : 15 décembre 1849 à Sedjan
Décès : 18 août 1899 à Théodosine
Sépulture : Nékrotafeo de Sedjan
Nationalité : Youslève
Profession : Poète, romancier, dramaturge, biographe, philosophe et activiste politique

Informations complémentaires

Idéologie : Sociale-démocratie youslève
Genre artistique : Roman, poésie, théâtre, essai et biographie.

Œuvre


Poésie :
  • Perséides (1872)
  • Songe à la lune (1874)
  • Ode à l'Orient (1897)

Romans:
  • Voyage aux antipodes (1877)
  • Les années samiennes (1880)
  • Mémoires apocryphes (1882)
  • Noviria (1892)
  • Triste horizon (1895)
  • Catabase (1899)

Pièces de théâtre :
  • Voyage aux antipodes (1879)
  • Les années samiennes (1883)
  • Les conspirations d'Enzo (1885)
  • Carmélide (1887)
  • Grands rois, petites choses (1890)

Biographies :
  • Philëas (1884)
  • Eneko Aramburu (1888)
  • Pape Jean V (1893)

Essais:
  • Pamphlets (1891)
  • Pamphlets II (1891)
  • Pamphlets III (1893)
  • A propos de l'idéologie youslève (1894)
  • A propos de la sociale démocratie (1896)
  • A propos du spiritisme (1897)

A suivre [ modifier | modifier le code ]

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L’économie youslève (en ébauche)

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