28/03/2016
08:27:54
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[Institution] Assemblée Nationale - Page 3

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Résultat des votes


Résultat des votes concernant le projet de loi du gouvernement Charpentier au sujet de la création d'un fonds d'investissements au Wanmiri et l'investissement d'argent public dans des projets au Wanmiri

Résultat des votes :
Parti Communiste Radical 0 pour / 3 contre / 5 abstentions
Nordistes Ensembles : 7 pour / 13 contre / 4 abstentions
Parti Socialiste Nordiste : 9 pour / 13 contre / 7 abstentions
Parti Pour l'Écologie : 3 pour / 8 contre / 8 abstention
Gauche Conciliante : 8 pour / 5 contre / 3 abstentions
Parti du Soutien Impérial : 187 pour / 10 contre / 11 abstentions
Parti du Renouveau Afaréen : 41 pour / 5 contre / 1 abstention
Droite Libérale : 5 pour / 39 contre / 1 abstention
Rassemblement Ourayen : 1 pour / 10 contre / 2 abstentions
Combat Nordiste : 0 pour / 10 contre / 3 abstentions
Front Chrétien Nordiste : 0 pour / 18 contre / 2 abstention
Organisation de la Fraternité d'Afarée Souveraine : 0 pour / 1 contre / 0 abstentions
Légions Nationales-Socialistes : 0 pour / 20 contre / 5 abstentions
Total (majorité absolue : 234) : 261 pour / 155 contre / 52 abstentions

Le texte concernant le projet de loi du gouvernement Charpentier au sujet de la création d'un fonds d'investissements au Wanmiri et l'investissement d'argent public dans des projets au Wanmiri est adopté à 261 voix contre 155 et 52 abstentions.
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Proposition diplomatique n°3024


Préambule :


Suite à l'invasion menée par la Loduarie geraertienne à l'encontre de l'ex-République Sociale Fédérative de Translavya, et l'aide de la coalition internationale composée de l'Organisation des Nations Démocratiques, du Duché de Gallouèse et de l'Empire de Lykaron aux populations encore libres, le territoire translavien a été divisé en deux entités, la Démocratie Communiste de Translavya au nord et la [République translavique] au sud. Cette décision déposée par le Premier Ministre Émilien Charpentier, conjointement avec le Ministre des Affaires Extérieures, François-Adolphe Rouzet, vise à clarifier la position de l'Empire vis-à-vis de la situation et d'apporter son soutien aux libertés fondamentales, à la démocratie et aux droits fondamentaux au sein de cette région du monde.

Article 1 :


La [République translavique] est la seule entité politique reconnue officiellement comme État souverain successeur de la République Sociale Fédérative de Transalvya (ci-après nommée RSFT). Elle a en conséquence, tous les droits relatifs au statut d'État-nation aux yeux de l'Empire, sur les anciens territoires de la RSFT.

Article 2 :


L'Empire ne reconnait en la "Démocratie Communiste de Translavya", qu'une zone et entité d'occupation contrôlée par les troupes loduariennes. Celle-ci, aux yeux de l'Empire, ne dispose aucunement de quelconques droits sur les territoires de la [République translavique] et de légitimité à administrer les territoires qu'elle occupe.

Article 3 :


L'Empire apporte son soutien plein et entier au gouvernement de transition mis en place sur le territoire de la nouvelle [République translavique] et réaffirme son attachement aux droits humains, aux libertés fondamentales et à la démocratie sur le sol translavique et partout dans le monde.

Article 4 :


L'Empire est disposé à apporter une aide économique, sécuritaire, diplomatique, ou dans tout autre secteur au sein duquel son aide peut être utile, à la [République translavique] dans son œuvre de transition démocratique, d'éducation politique, de relance économique, d'amélioration des conditions sociales et de reconstruction sécuritaire.

Résultat des votes


Résultat des votes concernant la Proposition diplomatique n°3024 au sujet de la question translavienne.

Résultat des votes :
Parti Communiste Radical 0 pour / 8 contre / 0 abstentions
Nordistes Ensembles : 9 pour / 5 contre / 10 abstentions
Parti Socialiste Nordiste : 10 pour / 6 contre / 13 abstentions
Parti Pour l'Écologie : 7 pour / 3 contre / 9 abstention
Gauche Conciliante : 8 pour / 3 contre / 5 abstentions
Parti du Soutien Impérial : 192 pour / 10 contre / 6 abstentions
Parti du Renouveau Afaréen : 42 pour / 4 contre / 1 abstention
Droite Libérale : 40 pour / 2 contre / 3 abstention
Rassemblement Ourayen : 5 pour / 2 contre / 6 abstentions
Combat Nordiste : 10 pour / 0 contre / 3 abstentions
Front Chrétien Nordiste : 10 pour / 0 contre / 10 abstention
Organisation de la Fraternité d'Afarée Souveraine : 0 pour / 0 contre / 1 abstention
Légions Nationales-Socialistes : 20 pour / 0 contre / 5 abstentions
Total (majorité absolue : 234) : 353 pour / 43 contre / 72 abstentions

Le texte concernant concernant la Proposition diplomatique n°3024 au sujet de la question translavienne est adopté à 353 voix contre 43 et 72 abstentions.
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Première programmation du budget de l'Empire pour l'année 2015



Mot d'introduction de la part du Premier Ministre, son excellence Émilien Charpentier :

Premier Ministre Émilien Charpentier a écrit :
Mesdames, messieurs les députés, monsieur le président, mesdames, messieurs les ministres, mesdames, messieurs les journalistes, mesdames, messieurs les observateurs, bonjour. Mon gouvernement depuis maintenant deux ans s'est efforcé de continuer les politiques impériales des six dernières années en s'adaptant aux défis actuels toujours plus nombreux et exigeants. L'Empire est prospère depuis désormais près de dix ans, mais ces derniers mois ont été marqués par un ralentissement économique qui, je sais, inquiète nos concitoyens. Le gouvernement impérial s'efforce chaque jour, avec le Parlement, de répondre aux attentes des nordistes.

Ce budget pour cette année deux mille quinze marquera sans doute un tournant économique et politique, dans notre manière d'aborder la subvention et le soutien à l'économie. Le gouvernement a compris ses erreurs, a entendu les experts missionnés, et va s'adapter et s'efforcer de faire les choix les plus justes pour mener à bien cette transition de l'action gouvernementale dans l'économie. Les subventions doivent être moins omniprésentes, plus ciblées, plus stratégiques. Le rôle du gouvernement dans la croissance ne doit pas être vital, sans quoi notre économie sera dépendante de celui-ci, ce qui n'est pas une situation souhaitable. Cette année est également marquée par une augmentation de la dette et une augmentation du déficit public qui réduisait continuellement depuis trois ans. Cette situation peut être préoccupante, mais il est encore temps de réagir et prendre les mesures nécessaires à l'équilibre budgétaire.

Ce budget doit être marqué par plusieurs facteurs. Sur le plan intérieur, le gouvernement souhaite favoriser l'innovation et la recherche afin de permettre à son économie de se moderniser et d'augmenter sa productivité. Il souhaite par ailleurs relancer la consommation intérieure par la culture en privilégiant l'accès à celle-ci pour servir l'éducation impériale, privilégier le bien-être de la population et permettre à l'Empire de rayonner culturellement dans le monde. L'Empire veut parier sur l'avenir en promouvant l'éducation, la recherche et la culture. Le budget sera marqué par l'arrêt de l'augmentation des moyens pour les forces de l'ordre et devra déboucher sur une modification de la politique sécuritaire intérieure dans l'année. La raison étant la baisse de la criminalité historiquement haute dans l'Empire par le démantèlement et l'incarcération des gangs et mafias faisant prospérer le trafic au sein du territoire. L'ordre retrouvé, nous devons à présent laisser la société civile respirer et mettre fin à l'ambiance anxiogène de lutte à mort permanente avec la criminalité.

Sur le plan extérieur désormais, la culture sera également mise en avant avec la volonté du gouvernement de renforcer les écoles nordistes à l'étranger dans leurs moyens et les promoteurs de la culture nordiste. Nous souhaitons augmenter la collaboration entre l'Empire et les ONG, et redonner un second souffle à la diplomatie impériale, notamment au Nazum, en Afarée et en Aleucie. Cette année sera marquée par le renforcement des alliances déjà en place et des relations historiques, les soutien au développement et à l'interconnexion des nations aleuciennes. Elle sera marquée par ailleurs par un approfondissement de l'action nordiste au sein de la prospère Organisation des Nations Démocratiques, devenues l'alliance la plus active économiquement et renforçant sa position contre ses détracteurs.
L'Empire compte continuer à donner des moyens plus conséquents à nos forces armées qui sont dorénavant l'une des plus grandes forces militaires au monde. Cependant, nous nous opposons au défis du déclassement et de vieillissement de nos matériels, donc la nécessité de moderniser l'équipement. Le gouvernement souhaite donc renouveler l'équipement terrestre afin de reprendre son ambitieux travaille de reconstruction d'une grande marine impériale. Travail s'avérant payant de par la récente mise en service de trois nouvelles frégates technologiquement avancées et d'un nouveau sous-marin.

Ce budget doit donc être celui du tournant économique et du retour de la croissance. De la revitalisation de l'ambiance de la société nordiste par la culture et l'éducation. Doit marquer le retour de l'équilibre budgétaire, la réduction de dépenses inutiles et du renforcement de nos capacités militaires afin de se prémunir des défis géostratégiques actuels. Et ce budget doit être celui de la réactivation d'une dynamique diplomatique importante.
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Première programmation du budget de l'Empire pour l'année 2015


Texte de loi


Préambule :


Cette loi est une loi de programmation définissant les budgets des différents ministères est définie pour l'année 2015. Elle pourra être révisée si nécessaire.

Texte :


Article 1 : Termes

1.1 : Aucuns termes jugés nécessaires à une définition


Article 2 : Budget global
2.1 : En tenant compte des recettes fiscales, des entreprises nationales et services publics, du commerce extérieur et de la dette, le budget nationale de ce mandat s'élève à 161'849 millions de dollars internationaux, soit 80'925 millions de dollars impériaux pour un produit intérieur brut de 952 milliards de dollars internationaux, soit 471 milliards de dollars impériaux. Ce budget est en augmentation de 5.9% par rapport au budget 2013, et de 2.4% par rapport au budget 2014. Le déficit public est de 3.7% du PIB, soit 35.244 milliards de dollars internationaux.

Article 3 : Ministère d'État
3.1 : Le Ministère d'État disposera d'un budget de 4.584 milliards de dollars internationaux, soit 2.7% du budget. (+0% par rapport à 2013, comme toutes les augmentations/réductions en pourcentage suivantes)

Article 4 : Ministère des Affaires Extérieures
4.1 : Le Ministère des Affaires Extérieures disposera d'un budget de 2.208 milliards de dollars internationaux, soit 1.3% du budget. (+60.58%)

Article 5 : Ministère de la Sécurité Intérieure et du Territoire
5.1 : Le Ministère de la Sécurité Intérieure et du Territoire disposera d'un budget de 5.652 milliards de dollars internationaux, soit 3.5% du budget. (-17.81%)

Article 6 : Ministère de l'Économie, de l'Industrie, de l'Agriculture et de l'Artisanat
6.1 : Le Ministère de l'Économie, de l'Industrie, de l'Agriculture et de l'Artisanat disposera d'un budget de 71.055 milliards de dollars internationaux, soit 44% du budget. (-7.01%)

Article 7 : Ministère des Finances et du Budget
7.1 : Le Ministère des Finances et du Budget disposera d'un budget de 4.844 milliards de dollars internationaux, soit 3% du budget. (+2.26%)

Article 8 : Ministère de la Justice
8.1 : Le Ministère de la Justice disposera d'un budget de 3.552 milliards de dollars internationaux, soit 2.2% du budget. (+16.23%)

Article 9 : Ministère du Commerce Extérieur, de l'Investissement et des Capitaux Étrangers
9.1 : Le Ministère du Commerce Extérieur, de l'Investissement et des Capitaux Étrangers disposera d'un budget de 3.229 milliards de dollars internationaux, soit 2% du budget. (+5.66%)

Article 10 : Ministère de l'Éducation Impériale et de l'Enseignement Supérieur
10.1 : Le Ministère de l'Éducation Impériale et de l'Enseignement Supérieur disposera d'un budget de 16.956 milliards de dollars internationaux, soit 10.5% du budget. (+10.95%)

Article 11 : Ministère de la Recherche, de l'Espace et du Numérique
11.1 : Le Ministère de la Recherche, de l'Espace et du Numérique disposera d'un budget de 6.459 milliards de dollars internationaux, soit 4% du budget. (+40.90%)

Article 12 : Ministère de la Défense, du Renseignement et des Armées
12.1 : Le Ministère de la Défense, du Renseignement et des Armées disposera d'un budget de 20.993 milliards de dollars internationaux, soit 13% du budget. (+9.89%)

Article 13 : Ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports
13.1 : Le Ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports disposera d'un budget de 3.229 milliards de dollars internationaux, soit 2% du budget. (+11.23%)

Article 14 : Ministère de la Santé
14.1 : Le Ministère de la Santé disposera d'un budget de 8.074 milliards de dollars internationaux, soit 5% du budget. (+31.65%)

Article 15 : Ministère du Travail, des Solidarités, du Logement et de l'Inclusion
15.1 : Le Ministère du Travail, des Solidarités, du Logement et de l'Inclusion disposera d'un budget de 4.693 milliards de dollars internationaux, soit 2.9% du budget. (+2.16%)

Article 16 : Ministère de l'Environnement, du Transport, de l'Énergie et de la Transition Écologique
16.1 : Le Ministère de l'Environnement, du Transport, de l'Énergie et de la Transition Écologique disposera d'un budget de 3.068 milliards de dollars internationaux, soit 1.9% du budget. (+0.39%)

Article 17 : Autre et remboursement de la dette
17.1 : Les autres dépenses et le remboursement de la dette disposeront d'un budget de 3.229 milliards de dollars internationaux, soit 2% du budget. La dette est de 533.12 milliards de dollars internationaux. (+111.33%)



930
Résultat des votes


Résultat des votes concernant le projet de loi de finance du gouvernement Charpentier pour l'année 2015

Résultat des votes (408 présents) :
Parti Communiste Radical 0 pour / 5 contre / 0 abstentions
Nordistes Ensembles : 0 pour / 15 contre / 0 abstentions
Parti Socialiste Nordiste : 0 pour / 20 contre / 0 abstentions
Parti Pour l'Écologie : 0 pour / 14 contre / 0 abstention
Gauche Conciliante : 5 pour / 9 contre / 1 abstention
Parti du Soutien Impérial : 170 pour / 33 contre / 5 abstentions
Parti du Renouveau Afaréen : 30 pour / 13 contre / 4 abstention
Droite Libérale : 0 pour / 40 contre / 0 abstention
Rassemblement Ourayen : 0 pour / 10 contre / 0 abstentions
Combat Nordiste : 0 pour / 10 contre / 0 abstentions
Front Chrétien Nordiste : 0 pour / 10 contre / 0 abstention
Organisation de la Fraternité d'Afarée Souveraine : 0 pour / 0 contre / 0 abstentions
Légions Nationales-Socialistes : 0 pour / 16 contre / 0 abstentions
Total (majorité absolue : 205) : 205 pour / 192 contre / 10 abstentions

Le texte concernant le projet de loi de finance du gouvernement Charpentier pour l'année 2015 est adopté à 205 voix contre 192 et 10 abstentions.
11209
Cycle de réforme judiciaire et carcérale
Acte 1 - Proposition de loi concernant la réforme de la justice impériale


- 1 -
Exposé des motifs

Les groupes parlementaires de l'Empire considèrent que notre pays doit réformer sa justice et ses politiques carcérales si il veut défendre justement et sans hypocrisie les droits fondamentaux et les libertés fondamentales dans le monde et revendiquer son combat en faveur de la démocratie et de l'État de droit. Les groupes parlementaires considèrent qu'aujourd'hui, la situation justifie encore moins qu'avant de maintenir des dispositions spéciales en matière de prérogatives des forces de l'ordre alors même que cela était déjà absurde en 2009 lors du lancement des plans "d'assainissement de la société" engagés par les gouvernements de feu Sa Majesté Michael V.

De plus, les groupes parlementaires estiment que dans les prisons impériales ont cours des méthodes et des politiques révoltantes pour un pays développé et démocratique comme le nôtre. Ils estiment que l'État n'a pas rendu totalement illégal le meurtre puisque celui-ci est commis par l'État même en pratiquant la peine capitale.


- 2 -
Projet de loi


Les groupes parlementaires réunis du Parti Socialiste Nordiste ; de Nordistes Ensembles ; du Parti Pour l'Écologie et Gauche Conciliante,
Considérant la nécessité pour l'Empire d'humaniser sa justice,
Considérant la nécessité pour l'Empire de marquer une rupture profonde avec les politiques liberticides initiées par feu l'Empereur Michael V,
Considérant la nécessité pour l'Empire de renforcer l'État de droit dans ses frontières,
Considérant que les volontés de défense des droits et libertés fondamentaux ainsi que des valeurs liées à la démocratie ne sauraient être défendues sans cette réforme,
Considérant que l'Empire applique des politiques étant des aberrations dans une société de démocratie avancée et de nation développée,
Considérant l'aspiration profonde du peuple pour la justice, l'égalité et l'État de droit,
Considérant son aversion profonde envers l'injustice, le meurtre, la discrimination, la mise à mal de l'État de droit,
En accord avec la Constitution,

Souhaite :

La soumission de cette proposition de loi essentielle et s'incluant dans un cycle plus large de propositions de loi regroupées au sein du "Cycle de réforme judiciaire et carcéral" dont elle est le premier acte au Parlement de l'Empire.

Fait le 04 septembre 2015.

Titre Ier
REFORME DES POLITIQUES EN MATIÈRE DE DÉTENTIONS PROVISOIRES, D'INTERPELLATIONS ET DE PRIVATIONS DE LIBERTÉ PROVISOIRES


Article 1


«Art. 1.A.1. - Seront nommés ci-après "forces de l'ordre" la Police d'Empire et le corps d'armée des Gendarmes de Sa Majesté Impériale. »

«Art. 1.A.2. - Les dispositions exceptionnelles prévues par le Décret Impérial n°3428.7-2009 du 16 juillet 2009 et dont les mesures ont été renouvelées les 16 juillet 2009, 25 août 2009, 4 octobre 2009, 13 novembre 2009, 23 décembre 2009, 1 février 2010, 13 mars 2010, 22 avril 2010, 1 juin 2010, 11 juillet 2010, 20 août 2010, 29 septembre 2010, 8 novembre 2010, 18 décembre 2010, 27 janvier 2011, 8 mars 2011, 17 avril 2011, 27 mai 2011, 6 juillet 2011, 15 août 2011, 24 septembre 2011, 3 novembre 2011, 13 décembre 2011, 22 janvier 2012, 2 mars 2012, 11 avril 2012, 21 mai 2012, 30 juin 2012, 9 août 2012, 18 septembre 2012, 28 octobre 2012, 7 décembre 2012, 16 janvier 2013, 25 février 2013, 6 avril 2013, 16 mai 2013, 25 juin 2013, 4 août 2013, 13 septembre 2013, 23 octobre 2013, 2 décembre 2013, 11 janvier 2014, 20 février 2014, 1 avril 2014, 11 mai 2014, 20 juin 2014, 30 juillet 2014, 8 septembre 2014, 18 octobre 2014, 27 novembre 2014, 6 janvier 2015, 15 février 2015, 27 mars 2015, 6 mai 2015, 15 juin 2015, 25 juillet 2015 et 3 septembre 2015 sont abrogés. »

«Art. 1.A.3. - Les forces de l'ordre outrepassant leurs droits dans le cadre de leurs prérogatives se verront suspendus immédiatement et non plus au moment du lancement de la procédure d'enquête. »

«Art. 1.A.4. - Si les forces de l'ordre sont reconnues d'avoir outrepassé leurs prérogatives, elles se verront systématiquement retirer de leurs fonctions. »

«Art. 1.A.5. - Les dommages et intérêts pouvant être réclamés pour avoir subi un abus de pouvoir de la part des forces de l'ordre sont modifiés pour passer d'une valeur plancher de 750 dollars impériaux et d'une valeur plafond de 37500 dollars impériaux à 1000 dollars impériaux et 40000 dollars impériaux. »

«Art. 1.A.5. - Les peines de prison pouvant être demandées par le procureur pour un abus de pouvoir de la part des forces de l'ordre sont modifiés pour passer d'une valeur plancher de 4 mois d'emprisonnement avec sursis et d'une valeur plafond de 5 ans d'emprisonnement dollars impériaux à six mois d'emprisonnement avec sursis et sept ans d'emprisonnement. »


Article 2


«Art. 2.A.1. - En cas d'interpellation par les forces de l'ordre, les personnes interpellées peuvent contester celle-ci et l'interpellation donc suspendue le temps de se présenter au poste de police ou de gendarmerie qui jugera si celle-ci était justifiée ou non. »

«Art. 2.A.2. - En cas d'absence de motif valable, les personnes victimes de l'interpellation peuvent déposer un signalement ou une plainte. »

«Art. 2.A.3. - Le déclenchement d'un signalement ou d'une plainte prévue par l'Art. 2.A.2. entrainera une sanction allant de l'avertissement à la suspension temporaire. »

«Art. 2.A.4. - En cas de plainte prévue par l'Art. 2.A.2., des réparations peuvent être demandées. Celles-ci sont fixées à un minimum de 100 dollars impériaux et à un maximum de 1000 dollars impériaux. »

Article 3


«Art. 3.A.1. - En cas de mise en détention provisoire et en cas de privation de liberté provisoire, la personne touchée par cette détention ou cette privation doit être en mesure de contester cela en ayant le droit obligatoire d'appeler son avocat. »

«Art. 3.A.2. - Si la personne touchée par cette détention ou cette privation conteste avec son avocat cette détention, un examen de la mesure doit être lancé dans les plus brefs délais. »

«Art. 3.A.3. - En cas de détention ou de privation sans motif valable, la personne doit être immédiatement libérée et peut réclamer des réparations allant de 400 dollars impériaux à 3500 dollars impériaux. »


Titre 2nd
REFORME DES PEINES


Article 4


«Art. 4.B.1. - Les peines encourues pour condamnation pour organisation d’une manifestation illégale sont réduites en passant d'un minimum de 5000 dollars impériaux et/ou de 6 mois d'emprisonnement avec sursis et d'un maximum de 150'000 dollars impériaux et/ou de 2 ans d'emprisonnement à un minimum de 2500 dollars impériaux et/ou de 3 mois d'emprisonnement avec sursis et un maximum de 50'000 dollars impériaux et/ou 1 an d'emprisonnement. »

«Art. 4.B.2. - Les peines encourues pour condamnation pour participation à une manifestation illégale sont réduites en passant d'un minimum de 2500 dollars impériaux et/ou de 4 mois d'emprisonnement avec sursis et d'un maximum de 25'000 dollars impériaux et/ou de 1 an d'emprisonnement à un minimum de 1000 dollars impériaux et/ou de 2 mois d'emprisonnement avec sursis et un maximum de 10'000 dollars impériaux et/ou 7 mois d'emprisonnement. »

«Art. 4.B.3. - Les peines encourues pour condamnation pour participation à une manifestation interdite sont réduites en passant d'un minimum de 3500 dollars impériaux et/ou de 5 mois d'emprisonnement avec sursis et d'un maximum de 30'000 dollars impériaux et/ou de 1 an et 3 mois d'emprisonnement à un minimum de 1500 dollars impériaux et/ou de 3 mois d'emprisonnement avec sursis et un maximum de 12'500 dollars impériaux et/ou 9 mois d'emprisonnement. »

«Art. 4.B.4. - Les peines encourues pour condamnation pour attroupement illégal ou trouble à l'ordre public, de même que l'entrave à la circulation publique sont réduites en passant d'un minimum de 350 dollars impériaux et/ou de 2 mois d'emprisonnement avec sursis et d'un maximum de 15'000 dollars impériaux et/ou de 1 an et 6 mois d'emprisonnement à un minimum de 250 dollars impériaux et/ou de 1 mois d'emprisonnement avec sursis et un maximum de 10'000 dollars impériaux et/ou 1 an d'emprisonnement. »

«Art. 4.B.5. - Les peines encourues pour condamnation pour incitation à la violence ou rébellion sont réduites en passant d'un minimum de 2500 dollars impériaux et/ou de 9 mois d'emprisonnement avec sursis et d'un maximum de 75'000 dollars impériaux et/ou de 5 ans d'emprisonnement à un minimum de 2000 dollars impériaux et/ou de 6 mois d'emprisonnement avec sursis et un maximum de 60'000 dollars impériaux et/ou 3 ans d'emprisonnement. »

«Art. 4.B.6. - Les peines encourues pour condamnation pour refus d’obtempérer ou rébellion sont réduites en passant d'un minimum de 2000 dollars impériaux et/ou de 3 mois d'emprisonnement et d'un maximum de 25'000 dollars impériaux et/ou de 2 ans d'emprisonnement à un minimum de 1000 dollars impériaux et/ou de 3 mois d'emprisonnement avec sursis et un maximum de 20'000 dollars impériaux et/ou 1 an d'emprisonnement. »

« Art. 4.B.7. - Les peines encourues pour condamnation pour outrage à agent de la force publique sont réduites, passant d'un minimum de 1500 dollars impériaux et/ou de 2 mois d'emprisonnement à un maximum de 20 000 dollars impériaux et/ou de 1 an d'emprisonnement, à un minimum de 800 dollars impériaux et/ou de 1 mois d'emprisonnement avec sursis et un maximum de 15 000 dollars impériaux et/ou 6 mois d'emprisonnement. »

« Art. 4.B.8. - Les peines encourues pour condamnation pour affichage sauvage ou illégal sont réduites, passant d'un minimum de 1000 dollars impériaux et/ou de 1 mois d'emprisonnement à un maximum de 10 000 dollars impériaux et/ou de 6 mois d'emprisonnement, à un minimum de 500 dollars impériaux et/ou de 1 mois d'emprisonnement avec sursis et un maximum de 7500 dollars impériaux et/ou 3 mois d'emprisonnement. »

« Art. 4.B.9. - Les peines encourues pour condamnation pour intrusion dans des lieux publics ou privés sont réduites, passant d'un minimum de 2000 dollars impériaux et/ou de 3 mois d'emprisonnement à un maximum de 25 000 dollars impériaux et/ou de 2 ans d'emprisonnement, à un minimum de 1000 dollars impériaux et/ou de 2 mois d'emprisonnement avec sursis et un maximum de 20 000 dollars impériaux et/ou de 1 an d'emprisonnement. »

« Art. 4.B.10. - Les peines encourues pour condamnation pour occupation illégale de bâtiments administratifs sont réduites, passant d'un minimum de 2500 dollars impériaux et/ou de 4 mois d'emprisonnement à un maximum de 30 000 dollars impériaux et/ou de 3 ans d'emprisonnement, à un minimum de 1500 dollars impériaux et/ou de 3 mois d'emprisonnement avec sursis et un maximum de 25 000 dollars impériaux et/ou de 2 ans d'emprisonnement. »

« Art. 4.B.11. - Les peines encourues pour condamnation pour dégradation de biens publics ou privés sont réduites, passant d'un minimum de 3000 dollars impériaux et/ou de 6 mois d'emprisonnement à un maximum de 50 000 dollars impériaux et/ou de 5 ans d'emprisonnement, à un minimum de 2000 dollars impériaux et/ou de 4 mois d'emprisonnement avec sursis et un maximum de 40 000 dollars impériaux et/ou de 3 ans d'emprisonnement. »

« Art. 4.B.12. - Les peines encourues pour condamnation pour actes criminels en réunion sont réduites, passant d'un minimum de 4000 dollars impériaux et/ou de 6 mois d'emprisonnement à un maximum de 60 000 dollars impériaux et/ou de 6 ans d'emprisonnement, à un minimum de 3000 dollars impériaux et/ou de 5 mois d'emprisonnement avec sursis et un maximum de 50 000 dollars impériaux et/ou de 4 ans d'emprisonnement. »


« Art. 4.B.13. - Les peines encourues pour condamnation pour violences contre les forces de l'ordre sont réduites, passant d'un minimum de 5000 dollars impériaux et/ou de 1 an d'emprisonnement à un maximum de 100 000 dollars impériaux et/ou de 10 ans d'emprisonnement, à un minimum de 3500 dollars impériaux et/ou de 10 mois d'emprisonnement avec sursis et un maximum de 75 000 dollars impériaux et/ou de 7 ans d'emprisonnement. »



Titre 3eme
REFORME DES PEINES LOURDES


Article 5


«Art. 5.C.1. - La peine capitale instituée par la "Loi de justice territoriale modifiée" du 19 novembre 1930 est désormais supprimée et interdite sur le territoire impérial. »

«Art. 5.C.2. - Les condamnations à la peine capitale seront désormais des condamnations à la réclusion criminelle à perpétuité. »

«Art. 5.C.3. - Les articles du Code Pénal Impérial impliquant la peine capitale seront modifiés pour élargir la réclusion criminelle à perpétuité et voir disparaitre le meurtre d'État. »

«Art. 5.C.4. - Les criminels actuellement condamnés à la peine capitale verront leur peine modifiée en réclusion criminelle à perpétuité. »

Titre 4eme
MISE EN PLACE DE LA LOI


Article 6


«Art. 6.D.1. - Si adoptée, la loi et ce qu'elle applique sera mise en place le premier du mois suivant le vote pour les mesures pouvant être mis en place de manière immédiate, tandis que les mesures nécessitant d'être prises en compte dans un budget et un temps plus large seront implémentées à partir de l'année scolaire prochaine, passé le vote du budget de l'État. »

«Art. 6.D.2. - La loi sera communiquée aux acteurs concernés. »

«Art. 6.D.3. - Toutes lois, décrets, articles de lois ou textes officiels contraires à cette loi seront abrogés ou temporairement invalidés. »
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Débats parlementaires - 26 septembre 2015


Débat à l'Assemblée Nationale quant à la proposition de voix de l'acte 1 du "Cycle de réforme judiciaire et carcérale" concernant la réforme de la justice impériale



Joseph Mangold, président de l'Assemblée Nationale, député PSI - Très bien chers collègues, la parole est désormais à monsieur Jacques Pleimelding pour le groupe Parti Socialiste Nordiste dans le but d'exposer les positions de l'Union des Gauches quant à sa proposition de loi. Vous pouvez monter à la tribune monsieur Pleimelding.

Jacques Pleimelding, député PSN - Monsieur le Président, chers collègues. Nous nous tenons aujourd’hui devant une occasion historique pour notre pays : celle de replacer notre justice impériale sur le chemin de l'équité, de l'humanisme et du respect des droits fondamentaux. Nous devons ramener les questions de justice au centre du débat parlementaire pour évoluer avec notre monde et nous replacer en accord les valeurs que nous nous targuons de défendre dans le monde au côté de nos "alliés". Cette proposition de loi venue des partis de gauche réuni, n’est pas seulement une réforme technique et n'est pas un ajustement technocratique pour créer une situation de blocage comme on nous le reproche. Elle est le premier acte, le premier pas vers une refondation profonde et extrêmement nécessaire de notre système judiciaire et carcéral en faveur de plus d'humanité.

Depuis déjà bien trop longtemps, la justice impériale a été marquée par des pratiques autoritaires et même liberticides, des abus de pouvoir d'une autorité centrale et centralisatrice abusive et une logique répressive disproportionnée, inhumaine et profondément inefficace. Nous devons aujourd’hui tourner la page de cette période que je n'ai pas honte de qualifier de sombre et œuvrer de concert pour une véritable justice au service du peuple et non au détriment de ses libertés. Une justice sociale et solidaire.

Premièrement, nous devons revenir sur l'héritage des décrets d'exception promulgués sous le règne de feu Sa Majesté Michael V dans un soutien aux pensées que je juge les plus autoritaires et droitistes. Ces décrets qui ont été renouvelés année après année jusqu'à devenir pour le camp gouvernemental une simple formalité quotidienne, ont instauré un climat de peur et de suspicion au sein de notre société et ont contribué à mon sens à la montée en puissance de l'extrême droite au profit de nos adversaires de la droite classique que nous reconnaissons comme plus modérés et plus nobles que les fascistes d'opérette d'une prétendue Sainte Alliance aux idées réactionnaires nauséabondes. Ils ont conféré aux forces de l'ordre des pouvoirs exorbitants, trop souvent exercés au détriment des citoyens les plus vulnérables et appliqués par des fonctionnaires trop enthousiastes pour nous à réprimer le peuple et à en abuser. Ces fonctionnaires de police et cette branche militaire de l'ordre ont pour nous profiter de ces mesures spéciales pour laisser libre cours à leur violence et au racisme ainsi qu'aux idées d'extrême droite profondément infusée dans ces milieux au vu des agissements de certains. La révocation de ces mesures est une nécessité impérieuse si nous voulons restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions qui sont censées les protéger et rétablir l'État de droit qui est pour nous aboli par ces mesures.

Ensuite, cette loi apporte un changement fondamental dans la manière dont nous traitons les abus de pouvoir et des solutions et conséquences plus forte pour lutter contre ce fléau. Désormais, un agent des forces de l'ordre coupable d'un abus verra sa suspension effective immédiatement, et non plus au terme d'une procédure interminable. Il s'agit d'une avancée majeure dans la responsabilisation de nos forces de sécurité et contre leurs dérives. Car oui, celles et ceux qui sont chargés de faire respecter la loi doivent être exemplaires, et cette exemplarité ne peut souffrir d'aucune complaisance et aujourd'hui ce n'est pas le cas.

Par ailleurs, nous nous attaquons à une injustice flagrante : une présence insuffisante de garanties effectives pour les détenus provisoires. Toute personne privée de liberté doit pouvoir contester immédiatement cette décision de manière réelle et immédiate, avec l'assistance d'un avocat. Et cette détention doit être ajournée le temps de la procédure de vérification pour éviter que des citoyens injustement mis en garde-à-vue restent pendant d'interminables heures en détention provisoire.

Mais cette loi ne se contente pas de réparer les erreurs du passé, elle prépare l'avenir en mettant fin à l'une des pratiques les plus indignes de notre nation : la peine capitale. Mes chers collègues, je veux attirer toute votre attention sur ce point qui est une indignité sans nom. Comment ? Comment pouvons-nous nous prétendre un État moderne et juste, défendant les Droits humains dans le monde, alors que nous continuons d’inscrire dans nos lois le droit de tuer ? L’abolition de la peine de mort devrait être et doit devenir une évidence morale, juridique et politique. Le fait qu'elle ne le soit pas est une preuve inquiétante et alarmante du penchant réactionnaire de la classe politique dominante et des relais médiatiques qu'elle a, qui ne mentionnent jamais cette honte absolue. L'abolition sera un signal fort que nous envoyons au monde : notre empire choisit la justice, et non la vengeance.

Enfin, nous proposons une refonte massive de certaines peines afin de garantir leur proportionnalité et leur caractère juste. Aujourd'hui, dans notre pays, des citoyens sont lourdement sanctionnés pour des actes relevant de la contestation politique avancée et sont à mon avis un reliquat de la politique anticommuniste globale qui vise à étouffer la gauche politique par paranoïa anticommuniste et qui étouffe de ce fait l'opposition. Tandis que certains échappent à la justice pour des crimes bien plus graves, les militants de gauche principalement sont visés par des peines, et notamment des amendes lourdes qui mettent ces militants souvent d'origine modeste dans une difficulté financière encore plus accrue. En adaptant les sanctions aux faits reprochés, nous restaurons l'égalité devant la loi et cessons de stigmatiser le militantisme.

Cette proposition de loi, ou plutôt de réforme, mes chers collègues, n'est ni un caprice des gauches ni une utopie. Elle est une nécessité absolue et concrète pour que notre empire redevienne un modèle en matière de justice et de droits de l’homme. C'est pourquoi nous devons nous lever ensemble et affirmer avec force que nous ne tolérerons plus les abus, l'arbitraire et la répression injustifiée. Cette proposition doit de manière naturelle dépasser selon nous les clivages partisans car elle est une évidence.

Votons cette loi avec conviction, pour une justice digne de notre peuple, pour une société plus juste, plus humaine et plus respectueuse des principes qui nous unissent. Je vous remercie.

Joseph Mangold, président de l'Assemblée Nationale, député PSI - La parole est à madame Olivia Escoffier pour le groupe Parti du Soutien Impérial. Vous pouvez prendre la parole, madame Escoffier.

Olivia Escoffier - députée PSI - Merci, monsieur le président de l'Assemblée. Chers collègues, si nous partageons également ici la volonté d’améliorer et de modifier notre système judiciaire et carcéral, il est de notre devoir de le faire avec discernement, respect et responsabilité. Or, cette proposition de loi que vous nous présentez, bien qu'étant visiblement animée par des intentions louables, présente des biais évidents et dangereux qui ne peuvent être ignorés.

Tout d’abord, s’il est vrai que certaines politiques passées de gouvernements en place alors, méritent d’être réexaminées, revues, corrigées, il est injuste et malhonnête, je dirai même démagogue, de dresser un tel tableau, si sombre, cruel, inhumain, comme si notre pays était une puissance totalitaire ou du moins autoritaire, de notre justice, alors même que nous disposons d'une des justices les plus fonctionnelles et efficaces du continent, et je pense, même du monde. Les mesures spéciales sur les sujets capitaux, qu'étaient et sont toujours la lutte contre la drogue et les gangs, ont permis d'accéder à une situation vivable pour les autorités et les citoyens vivant au quotidien près de ces agissements illégaux et dangereux. Cela a permis aux autorités de restaurer l’ordre tant attendu dans de nombreuses zones où la criminalité prospérait en toute impunité. Dans des quartiers de non-droit où le crime était quotidien. Et il faut le reconnaître, au prix de sacrifices importants au sein des forces de l'ordre. Je perçois dans votre discours des accents extrêmement fâcheux et désagréables de ressentiment envers nos forces de l'ordre qui garantissent au quotidien la paix civile dans notre paix. Vous faites des généralités et des raccourcis fallacieux qui sont tout à fait inquiétants. Vous généralisez à des exemples extrêmes, à des minorités et à des actes isolés l'ensemble des personnels de sécurité qui donnent leurs vies chaque jour pour l'ensemble des nordistes et qui le payent parfois très cher. La reconnaissance est à mon sens de mise plus que l'accusation. Grâce à ces dispositifs, nous avons vu une diminution notable et significative des crimes violents et un renforcement de la sécurité et de la paix publique. Faut-il balayer cela d’un revers de main sous prétexte de rupture idéologique et de cas isolés qui existent partout dans d'autres secteurs professionnels ? Je ne le pense pas.

Puis, la réduction massive des peines prévues par ce texte pose un véritable problème, et je dirais même un problème d'intérêts. En facilitant l’allègement des sanctions pour des infractions comme l’attroupement illégal, l’incitation à la violence, notamment contre les forces de l'ordre ou encore le trouble à l’ordre public, vous allez envoyer un message inquiétant et malsain à nos concitoyens. En effet, cette réforme ne vise-t-elle pas, en réalité, sous couvert d'humanisme et de bons sentiments, à avantager, à pardonner et à légitimer les excès pénalement répréhensible des militants de vos partis qui sont généralement le plus souvent responsables de ceux-ci, en leur accordant une impunité de fait ? La surreprésentation de vos militants dans les condamnations pour ces infractions n'est pas une volonté politique de stigmatiser vos partis, mais une réalité et une donnée de fait indiquant que vos militants, vos soutiens ont un penchant plus prononcé que les nôtres au désordre et à la défiance de la paix civile sous prétexte de contestations politiques. Il est profondément absurde de conférer une telle impunité à ceux-là et de clamer à la stigmatisation alors que les mêmes peines s'appliquent à l'ensemble des militants de l'ensemble des partis présents au sein du jeu politique impérial. Une démocratie comme la nôtre ne peut tolérer que certaines franges de la population puissent se croire et agir par conséquent au-dessus des lois au nom de leurs convictions politiques et ensuite se victimiser de la sorte. La justice ne doit pas être instrumentalisée au nom de l'idéologie ou de la pensée politique, elle doit effectivement dépasser les clivages partisans. C'est pourquoi si vous vous vantez de défendre l'État de droit, vous ne devriez pas proposer de telles réformes de peines.

Enfin, concernant le sujet le plus brûlant et le plus délicat qu'est la peine de mort, je suis, pour ma part, et sur ce point-là, j'insiste sur le fait que je ne revendique pas représenter l'avis général de mon parti, je suis donc à titre personnel, comme certes certains de mes collègues, favorable à son abolition ou, tout du moins, à une limitation stricte et exceptionnelle de son application pour des crimes totalement avérés présentant une absence complète de doute dans les cas les plus extrêmes comme le crime contre l'humanité, le terrorisme et les condamnations les plus extrêmes. Toutefois, il me semble évident que cette question capitale, sans mauvais jeu de mots, mérite un débat sérieux et approfondi et toutes nos attentions pour parvenir à une situation raisonnable et la plus souhaitable pour notre pays. Pour finir, je commenterai le fait qu'à mon sens, cette question d'une haute importance ne devrait nullement être reléguée de la sorte à un simple élément d’une réforme globale mal calibrée, mal ficelée et qui nécessite des amendements sur l'ensemble de ses points. Votre tentative de créer cette bouille de réformes en voulant faire passer ni vu ni connu des éléments de justice favorisant vos partis ainsi que cette question essentielle entre deux titres de lois est quelque peu burlesque et j'appelle en conséquent au rejet total de ce texte et en la rédaction de proposition de lois séparées et mieux préparées. Cela évitera également, dans une période de fête nationale et de commémoration ainsi qu'avec l'approche du budget, de monopoliser l'attention parlementaire et publique sur cette question et de créer une crise politique très bête et très coûteuse pour tous.

Nous devons, de ce fait, veiller à une réforme équilibrée, juste et purgée de ses biais partisans, qui renforce l’État de droit sans affaiblir notre sécurité et notre capacité de réaction face au crime. Aussi, je le répète à nouveau, j’appelle mes collègues à rejeter cette proposition en l’état et à travailler ensemble, collectivement, à une réforme plus efficiente et pragmatique, si réforme il doit y avoir.

Joseph Mangold, président de l'Assemblée Nationale, député PSI - Je vous remercie madame Escoffier pour cette réponse à cette proposition de loi. Une pause va s'effectuer dans les débats, la parole sera à la reprise de la séance à monsieur Cadmen pour le parti Droite Libérale. Les forces politiques ont l'autorisation durant cette pause de se réunir et se concerter dans leurs salles de réunion.
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Débats parlementaires - 26 septembre 2015


Débat à l'Assemblée Nationale quant à la proposition de voix de l'acte 1 du "Cycle de réforme judiciaire et carcérale" concernant la réforme de la justice impériale



Joseph Mangold, président de l'Assemblée Nationale, député PSI - Très bien chers collègues, la parole est désormais à monsieur Jeremiah Frost pour le groupe Parti Communiste Radical dans le but d'exposer les positions de son parti quant à sa proposition de loi. Vous pouvez monter à la tribune monsieur Frost.

Jeremiah Frost, député PCR - Camarades députés et citoyens opprimés de cet Empire, une fois encore, nous assistons à une comédie pathétique et écœurante de la part de cette opposition de pacotille, ces pseudo-progressistes, ces socialiste en carton, ces hommes et femmes prétendument du peuple alors qu'ils vivent dans des paradis dorés, ces gens, ce sont ceux du Parti Socialiste Nordiste, de Nordistes Ensemble et de la Gauche Conciliante, qui viennent ici nous vendre leur prétendue réforme de la justice impériale. Mais quelle justice dans un pays monarchique. Quelle justice dans un pays où les richesses et le pouvoir sont entre les mains d'une minorité qui, dans les vapeurs de l'entre-soi, admire un Jupiter qui leur assure leurs vies d'oppresseurs au nom de son sang impérial. Une réforme d'une justice qui n'existe pas, et une réforme qui, si l'on gratte le vernis rose des logotypes de ces factions vendues, ne vise qu'à maquiller les injustices qui les arrangent bien, sans jamais ô grand jamais les abolir !

Ces gens-là, ces gens qui se prétendent adversaires du gouvernement, hostile parfois au régime impérial, qui se disent défenseurs du peuple opprimé, refusent pourtant obstinément de travailler avec le seul véritable parti des travailleurs, le Parti Communiste Radical ! Et appellent de leurs vœux en sous-texte et même le plus souvent de manière assumée au maintien de ce régime absolutiste et du règne du privilège et de l'argent. Ils s'y sont acclimatés, résignés et en tirent parti. Ils nous rejettent, nous diabolisent, nous crachent dessus, nous trainent dans la boue, nous tiennent à l’écart, car ils savent que nous sommes les seuls à défendre une véritable justice, une justice prolétarienne, une justice populaire, une justice débarrassée de cette mascarade de couronne et d'État de droit qu'ils prétendent réformer.

Mais pourquoi ? Pourquoi donc cette soi-disant gauche refuse-t-elle de s’allier au Parti Communiste Radical ? Pourquoi ne veut-elle pas d’un véritable changement, une évolution, un progrès, une révolution dans tous les sens du terme ? Parce qu’en vérité, cette opposition joue double jeu malsain et abusif ! Ces traîtres, ces ennemis à la cause du peuple ne sont que les valets du gouvernement impérial, les laquais de Sa Majesté, les prostitués dociles et volontaires, les soumises politiques de ce régime oppresseur ! Ils font mine de s’indigner, de vouloir une réforme, tout pendant qu’en coulisses, ils négocient leur part du gâteau avec l’Empereur et son entourage dans des palais alors que dans le même temps des prolétaires crèvent de froid dehors. Ils prétendent vouloir protéger le peuple, faire partie du peuple, mais ils refusent de lui donner le pouvoir réel, celui qu’apporterait un État populaire, un État socialiste, un État prolétaire, une dictature prolétaire débarrassée de cette oligarchie corrompue !

Et que proposent-ils au juste ? Une réforme qui continue en vérité de tolérer l’emprisonnement abusif des travailleurs et des militants révolutionnaires ! Une réforme qui laisse intacte et qui renforce même la domination de la bourgeoisie et de la noblesse impériale sur les tribunaux, sur la police, sur les prisons et cette Assemblée ! Une réforme qui cherche à calmer la colère du peuple en lui jetant quelques miettes, alors que le peuple réclame du pain ! En mettant de la poudre aux yeux pour éviter que ce soit la poudre des canons qui résonnent !

Nous, camarades du Parti Communiste Radical, disons la vérité : seule une vraie révolution permettra une véritable justice ! Tant que ce régime impérial et capitaliste subsiste, tant que ces faux opposants continuent de collaborer avec la tyrannie de la couronne et de la bourse, il n’y aura aucune vraie liberté, aucune vraie égalité, aucune vraie justice. Ce système est pourri jusqu’à la moelle, et il ne saurait être réformé. Il doit être balayé ! Balayé par la force indomptable des masses du peuple et par le châtiment que ces tyrans méritent.

Alors, à tous ceux qui écoutent ce discours, à vous, mes frères et sœurs laborieux et laborieuses, je dis ceci : ouvrez les yeux ! Ne vous laissez pas duper par ces faux amis du peuple. Rejoignez les rangs de la véritable révolution et des véritables défenseurs du peuple! Rejoignez le Parti Communiste Radical et mettons un terme, une fois pour toutes, à cette farce et à cette dictature !

(quelques rires émanent de tous les bords de l'Assemblée)

Joseph Mangold, président de l'Assemblée Nationale, député PSI - Un peu de calme, s'il vous plaît, chers collègues, la parole est désormais à monsieur Étienne Keanjaho pour le groupe Parti du Renouveau Afaréen dans le but d'exposer les positions de son parti quant à sa proposition de loi. Vous pouvez monter à la tribune, monsieur Keanjaho.


Étienne Keanjaho, député PRA - Merci Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale. Nous avons ici aujourd’hui la possibilité d'examiner une réforme que j'admets nécessaire pour notre pays. C'est à mon sens, lors de cette première lecture, un projet qui incarne effectivement nos valeurs communes de justice, d’humanisme et d’État de droit et qui par conséquent transcende les clivages politiques sur certains de ses aspects. Notre système judiciaire et carcéral doit en effet évoluer pour refléter notre idéal national de démocratie pleine et effective que nous défendons corps et âme sur la scène internationale et au sein des instances dans lesquelles notre pays s'implique. Il est donc essentiel que notre Empire se montre à la hauteur de ses engagements et de ses déclarations en matière de droits fondamentaux et je dirais même des droits humains qui supposent la dignité et la justice.

Dès lors, permettez-moi tout de même de saluer le travail titanesque accompli par ce gouvernement, auquel notre groupe est fier d’appartenir, et par les gouvernements précédents que nous avons soutenus en matière de sécurité intérieure. Certaines choses doivent changer, mais il est honnête de reconnaitre que notre pays désormais est plus sûr qu'il y a cinq ans et que cela est dû aux ambitieuse politiques sécuritaires amorcées par les gouvernements issus du PSI et de ses alliés. Nous avons engagé des réformes concrètes et de grandes ampleurs, nous avons redonné confiance à nos concitoyens en l’État et en sa justice, et nous avons amorcé un virage vers plus de transparence et d’équité qui manquaient encore à notre gouvernance il y a six ans et qui dorénavant sont une des grandes forces de notre modèle. Cette proposition de loi issue de vos rangs, collègues de gauche, peut s’inscrire en partie dans cette dynamique.

Mettre fin aux prérogatives d’exception accordées aux forces de l’ordre sous le règne de feu Sa Majesté Michael V est une intention louable que nous soutenons, car l'urgence sécuritaire qui les avait commandés n'est plus. Ces prérogatives qui n’ont plus leur place dans un État moderne pacifié de la violence qui le gangrenait doivent effectivement être abolie. Les principes de justice et de proportionnalité doivent primer sur les logiques fermes, parfois trop fermes, à la limite de devenir autoritaires, du passé. Nous ne pouvons plus laisser courir cette situation d'exception où un simple décret impérial peut soustraire une partie des institutions au respect des droits fondamentaux pour une situation critique qui n'existe plus à l'heure actuelle.

Maintenant, c'est un point de grandes tensions dans notre société et dans la classe politique que je compte aborder. Après une concertation approfondie en interne, notre parti a estimé que notre ligne de conduite commune sur l'article Art. 5.C.1. est que nous soutenons officiellement et sans quelque flou que ce soit, l’abolition de la peine capitale. Notre État ne peut légitimement pas prétendre défendre la vie, et ce, dans le monde entier, tout en la supprimant lui-même au nom de son peuple. La peine capitale est un crime légal, la peine capitale est un meurtre qui engage tout les nordistes, de Sa Majesté l'Empereur jusqu'au nourrisson. Il n'est plus possible à nos yeux de mette du sang sur les mains de nos concitoyens au nom de la justice qui est une vengeance travestie. A nos yeux, la réclusion criminelle à perpétuité est donc une alternative plus conforme à la dignité humaine et à nos principes fondamentaux et donc bien plus souhaitable.

Toutefois, permettez-moi d’exprimer une réserve importante et majeure sur ce texte. Cette réserve est que si nous devons repenser la sévérité de certaines peines, nous devons absolument éviter tout laxisme et toute mollesse qui affaiblirait considérablement notre justice et notre dissuasion contre la criminalité. Cette réduction bien trop excessive des sanctions risquerait d’envoyer un très mauvais signal aux victimes de ces délits et crimes et de fragiliser l’ordre public et serait donc la porte ouverte, serait même un boulevard pour l'augmentation incontrôlée de ces actes pénalement répréhensibles. Notre devoir est de concilier humanisme et fermeté, et c’est dans cet équilibre que nous devons inscrire notre action, pas dans le laisse-faire criminel aveugle et naïf et l'impunité.

Je tiens par ailleurs à rappeler que cette réforme doit aussi répondre aux attentes brûlantes des citoyens de nos territoires ultramarins que notre parti représente. Trop souvent, ces derniers ont été les premières victimes des dérives judiciaires qui sont dénoncées aujourd’hui. Il parait évident et vital que nous devons garantir que cette loi lorsqu'elle sera acceptable, s’applique de manière égale sur tout le territoire impérial et que les conditions de détention dans nos prisons éloignées soient alignées sur les standards de dignité que nous défendons et les conditions de la métropole.

En conclusion, Mesdames et Messieurs les députés, chers collègues, ce texte constitue certes d'une part progrès indéniable dans notre conception et application de la justice. Il marque effectivement une évolution et une sorte de rupture nécessaire avec des pratiques du passé et inscrit notre Empire dans une justice plus juste, plus humaine et plus respectueuse de nos valeurs dans la continuité de ce que les derniers gouvernements ont eu à cœur de faire et s'inscrit dans le cheminement des réformes engagées par l'Empereur à compté de son couronnement. Cependant certains points sont malheureusement bien dérangeants et nous ne pouvons nous résoudre à les laisser ainsi. Nous proposerons donc une série d’amendements qui rendra pour beaucoup ce texte acceptable. C’est dans cet esprit que notre groupe votera en défaveur de cette réforme en l'état actuel et que nous veillerons à apporter les modifications nécessaires à son adoption sous une forme différente en portant une grande attention à ce qu’elle conjugue respect des droits, protection des citoyens et maintien de l’ordre impérial.

Je vous remercie pour votre écoute

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