de TANSKE FRETTASTOFA
NEIGES ET GREVES
QUAI DEMANDE TRAIN. Cela n'aura pas surpris grande monde, à condition d'y être habitué, mais une partie importante du personnel des lignes TCV figure en tête de proue - sans mauvais jeu de mot avec les figures de proues de navires dans la Gare Centrale - des mouvements sociaux en ces premières journées hivernales. De fortes pertubations des trains sont prévues en particulier en direction du sud-ouest des régions centrales.
On vous résume la situation, si vous avez raté ce début. Les craintes exprimés par les principaux syndicats relèvent de la possible ouverture à la concurrence de certaines lignes régionales. Si les TCV ne sont pas encore concernés par la mesure en discussion au Parlement Central de Norja, elle fait d'ores et déjà bondir les représentants.
Et on se bouche les oreilles du côté du gouvernement. Déjà bien embêté par les difficultés rencontrés avec la réforme Skaarup (on vous en parle plus bas), le gouvernement ne souhaiterait pas se mêler de la situation. Un fonctionnaire du ministère de la coordination Territoriale et des Communications, plus précisément à la Direction Générale des Lignes Centrale du Secrétariat d'Etat aux Transports, nous pianotait hier que c'était le problème du Parlement de Norja, "Si ils réussissent tant mieux, s'ils échouent tant pis, tant qu'ils ne viennent pas avec une quelconque fédéralisation". La Loi sur la déforestation avait visiblement marqué ce fin connaisseur du rail.
Un précédent qui laisse des traces. Le rail Halvien a été partiellement ouvert à la concurrence extra-provinciale en mai 2009. Si pour certains, cela a permis une multiplication des offres et une baisse structurelle des prix, pour d'autres cela a mené à une baisse de la qualité de l'offre ainsi qu'à plusieurs emplois de fonctionnaire provinciaux supprimés - quelques centaines -. Oui mais voilà, Halvø n'est pas Norja, les conséquences ne seront pas donc les même disait hier Fiona Olofsson, représentante des syndicats du rail Norjien.
DEFENSE, DEFENSE et DEFENSE
BUDGET RECORD. Ce n'est pas nous qui en parlons mais la ministre elle-même. En visite dans la base navale d'Halvø, Kristine Svane s'est félicitée des dépenses fédérales en matière de défense alors qu'elle inaugurait - avec quelques jours de retard - le lancement de la corvette TMS Fljót. Construite à Norja, celle-ci est néanmoins stationnée au port d'Halvø au sein de la Zone Maritime Nord.
Vous reprendriez bien un peu de blindés ? Alors que le 104th Expeditionnary Cavalry Regiment du Tanskian Autonomous Marines Corps devrait bientôt recevoir ses blindés derniers cris, et flambant neufs, d'Alguarena, les autres unités se refont aussi peau neuve. Sans vous lister tout ce qui est prévu, on pourra tout de même citer le fait que le 92e Bataillon Mécanisé de la 47e Brigade mécanisé a reçu ses 39 IFV KJ-10A4 ; que le 59e bataillon motorisé et le 104th ECRG sont en ce moment même en train de se faire livrer leurs 92 BFV-E ou encore que le 10e bataillon d'artillerie va recevoir de nouveaux canons de 155mm.
C'est que le début, d'abord, d'abord. Mais comme il était évident que cela ne paraissait pas assez pour les dépenses de défense il nous faut aussi revenir sur la marine. Cela n'aura échappé à personne, les chantiers navals de Norja, mais aussi d'autres grandes villes côtières tournent à plein régime pour fabriquer les différentes pièces et parties du futur Porte-avions et porte-hélicoptères norjien. Une question se pose néanmoins au sein de l'Etat-major, faut-il produire ou acheter les aéronefs qui iront dessus. Ce qui parait surprenant en effet, personne ne semble avoir répondu à cette question, ni même se l'être posé en amont.
Qu'en est-il vraiment ? Inutile d'exagérer davantage. La réalité c'est avant tout que le ministère de la Défense Nationale est en plein débats - "animés" nous textait un membre du cabinet de Madame Svane - avec l'Etat-Major Général d'une part, les députés fédéraux d'autres part.
LES GROS SOUS. La question centrale reste évidemment le budget. Celui de l'importation a certes été élevé cette année (achat auprès d'Alguarena et désormais de 400 mortiers à Teyla), mais il a été partiellement compensé par l'exportation d'armements notamment en direction de la république de Velsna. La question de l'achat d'aéronefs de haute qualité pour équiper le porte-avions semble ainsi être la solution privilégiée par l'Etat-Major Général. Du côté des députés fédéraux, on préfère l'idée d'acheter tanskien. Des aéronefs tanskien pour des navires tanskiens, vous avez le topo.
LES DISPUTES. Le gouvernement ne s'est pas encore publiquement exprimé sur la question qui inquiète un certain nombre d'observateurs. "On va finir avec deux navires à quai, ou en mer mais sans avions ni hélicoptères" s'inquiétait hier un proche de la première ministre. La question des hélicoptères semble, de son côté, plus facilement solvable indiquait plusieurs proches du dossiers. Celle des avions, moins.
Toujours les gros sous. Toujours est-il que dans les deux cas, peu importe la solution qui sera choisie pour les avions du porte-avions, le budget de la défense fédérale augmentera encore pour financer l'accroissement des forces de défense et l'achat du matériel militaire qui va avec.
REFORME SKAARUP
Aux abonnés. On se doit de le reconnaître, la réforme Skaarup fait sans doute office d'indétrônable première place de la série politique de l'année 2012.
PAS CONTENT. Le ministre serait particulièrement "mécontent" du traitement politique que lui réservent certains députés provinciaux d'après un proche conseiller. En particulier, il estime que sa réforme est plus critiquée parce qu'elle est issue du gouvernement que pour le fond. La forme primerait sur le fond. C'est ce que semblait expliquer Daniella Stenbock dans la Revue norjienne d'administration publique.
Un accord serait toutefois possible a estimé ce même proche conseiller. La combine serait maline - on doit bien l'avouer. elle viserait à déléguer aux provinces et régions centrales le choix de l'emplacement de leur zone économique spéciale. Se faisant, le ministre se détacherait de ce qui semble être le principal point de désaccord avec les provinces fédérales.
Et pléthore de désaccord. Cette proposition ne pourrait toutefois marcher que dans une parties des parlements dévolus. Si Norja et Halvø sont favorable au gouvernement, Etelämanner et Kyli pourraient poursuivre leur désaccord. Un autre recours, évoqué en interne en conseil des ministres - d'après un conseiller -, serait de miser sur les référendum locaux, à l'initiative du gouvernement. Cela "pourrait marcher, ou déclencher une guerre politique" si le gouvernement décide d'outre-passer les parlements provinciaux. Certes, constitutionnellement le référendum local peut aussi être lancé à l'initiative du gouvernement à condition qu'ai lieu un référendum par province, mais après plus d'un an de négociations, cela marquerait un échec notoire du gouvernement et pourrait pavé la voie à une crispation marquée et affirmée des parlements provinciaux.
Et les industriels ? Principaux acteurs des premières négociations, ces derniers se sont bien moins fait entendre depuis quelques mois. Pourtant, d'après le porte-parole de TSMC dans le cadre d'une conférence sur les nouvelles technologies à Haapislmi, "nous discutons continuellement avec les autorités dévolues et le gouvernement fédéral". Et pour cause, ils seraient particulièrement attentif à la tournure que doivent prendre les Zones Economiques Spéciales. la réforme repose sur l'investissement des industriels dans ces ZES pour réussir, ou pour échouer.
Echouer est interdit. La Première ministre aurait définitivement sévie contre son ministre de l'économie d'après un député de la majorité qui nous textait tardivement ses avis personnels. En dépit des bons résultats économiques et financiers de Skaarup - même reconnu dernièrement à demi-mot par les Communistes -, l'investissement politique du ministre dans sa propre réforme aurait rendu "impossible" sa conservation si la réforme venait à échouer. "[Jaka] Lakkas ne peut pas admettre de conserver dans son gouvernement un ministre qui s'est opposé aux provinces et qui a perdu". Affaire à suivre.