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Le conflit silencieux, le Hvítneslånd.


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L'informé, publié le 28/01/2014, écrit par Jessica Love.


Il est aux alentours de 15h le 3 janvier 2014, dans le salon d'or au sein de la Résidence Faure. Le Premier ministre, Angel Rojas, a réuni la ministre des Armées et de la Défense Nationale, Olivia Catasta, la ministre de l'Intérieur, Yasmine Laval, le garde des Balances, Jacques Duront, le Chef d'État-major, Eric Moveau, ainsi que des généraux des différents corps d'armée. La scénographie donnée à cet événement est parlante, sur la volonté du Premier ministre à mener à bien l'Opération Clean House. La table, habituellement ronde, est remplacée par une table rectangulaire, afin de symboliser une hiérarchie plus claire et signifier que le Premier ministre est le commandement de cette opération militaire parce qu'à l'un des bouts, le Premier ministre s’y installera seul, face à ses "'subordonnés". Selon des sources, qui nous permettent d'ouvrir les portes closes du pouvoir sur cette opération militaire, le Premier ministre a eu comme premiers mots : "La guerre silencieuse fait rage, bien qu'elle soit silencieuse, la destruction est visible".

La composition du Conseil Militaire doit permettre d'atteindre les objectifs que poursuit le Premier ministre dans l'Opération Clean House, le 3 janvier 2011. L'invitation de la ministre des Armées et de la Défense Nationale est normale et ne contrevient pas à la tradition ni à la composition des Conseils Militaires, toutefois son profil interpelle. En effet, cette femme prône depuis plusieurs mois la fermeté vis-à-vis de la Loduarie Communiste, allant jusqu'à proposer des frappes préventives au Premier ministre après que la Loduarie Communiste s'est couchée face au blocus maritime mené par l'Organisation des Nations Démocratiques. Elle n'est pas la seule à faire partie de ce que les conseillers ministériels surnomment "Les loups affamés", le garde des Sceaux fait aussi partie de ce groupe, dont le nom fut choisi pour évoquer la soif de vengeance de ces personnes envers le régime loduarien. Le placement de loups affamés à des postes stratégiques au sein du gouvernement n'est pas un hasard. Le Premier ministre devait, lors de la composition de son gouvernement, trouver un juste équilibre entre la fermeté et le pragmatisme diplomatique envers la Loduarie Communiste. Le choix de la fermeté au poste du Ministère des Armées et de la Défense nationale et de la Justice a permis de rassurer l'opinion publique, tandis que dans l'ombre, le Premier ministre encourageait ces ministres à adopter une position pragmatique dans les échanges avec la Loduarie. Le fait que Jean-Louis Gaudion, homme de droite, ait été reconduit aux affaires étrangères est dû à ses positions modérées et à sa capacité à parler au leader de la Loduarie Communiste. Ainsi, la présence du garde des Sceaux au Conseil Militaire interroge, au regard de l'ordre du jour qui parle uniquement de la "Continuité stratégique de l'Opération humanitaire Clean House".

Le premier sujet mis sur la table est proposé par Olivia Castasta, appuyée par son collègue Jacques Duront, qui suggèrent d'établir un modèle d'occupation similaire à celui de la République Fédérale de Tanska. Le chef d'état-major, quant à lui, souhaite une coopération avec la République Fédérale et Caratrad. Il propose la création d'un accord pour qu'une partie des troupes d'occupation tanskiennes viennent occuper et administrer le territoire occupé par le Royaume. Le débat est révélateur de la conception de la guerre par tous les acteurs présents dans la pièce. La ministre Castasta voit dans la guerre un outil servant les intérêts du Royaume face à un ennemi qui s'appelle la Loduarie Communiste. La guerre étant un outil pour le Royaume de Teyla dans un contexte de confrontation constante avec la Loduarie, elle souhaite utiliser l'opération pour montrer entièrement les capacités militaires du Royaume de Teyla. Ainsi, la proposition de la ministre fait sens. Si le Royaume de Teyla peut démontrer qu'il peut supporter une invasion au-delà d'une mer, de A à Z, alors il aura démontré aux nations eurysiennes sa capacité à résister à une guerre face à la Loduarie Communiste. Le chef d'état-major, bien conscient des objectifs poursuivis par le gouvernement dans cette opération, souhaite pourtant montrer aux nations eurysiennes que la force du Royaume réside dans son interopérabilité avec les nations de l'Organisation des Nations Démocratiques. La guerre est aussi un outil pour les intérêts du Royaume de Teyla, mais la conduite de la guerre change selon l'idéologie de la personne qui la commande. Le Premier ministre choisira la première option. Le soir même le gouvernement appelle sous le drapeau cinq mille réservistes.

La tension monte d'un cran dans la salle suite à l'arbitrage du Premier ministre. Néanmoins, la réunion est loin d'être terminée, car le sujet principal reste la capitale du Hvítneslånd, Leeuwenberg. Le 3 janvier, l'armée teylaise a sécurisé sa tête de pont depuis vingt-quatre heures et a avancé dans les plaines du Hvítneslånd, contournant les villages principaux de la région, afin d'atteindre la capitale et sa banlieue. La sécurisation des points d'ancrage de l'armée du Royaume va durer encore vingt-quatre heures, mais l'état-major est confiant sur la continuité des opérations. Dorénavant, le politique doit décider, sur les conseils de l'état-major, de la stratégie à adopter pour Leeuwenberg. Tout le monde s'accorde à dire qu'il faut que la capitale tombe, mais les divergences apparaissent sur le délai. Le délai est un élément important qui conditionnera la planification de l'opération, l'apparition de renforts ou non, et d'autres éléments. Naturellement, l'état-major souhaite au minimum une semaine de préparation et plusieurs semaines d'opération pour prendre la ville. Avant la date du 3 janvier, l'état-major aurait même proposé des plans se basant sur ces délais au Premier ministre et à la ministre des Armées. Pourtant, lors de cette réunion, le Premier ministre ordonna à l'état-major de revoir les plans concernant la capitale, afin que celle-ci tombe en deux semaines. Il donna à l'état-major trois jours afin de permettre l'évacuation des civils et la création de couloirs humanitaires. Malgré l'alerte de l'état-major sur le fait que trois jours ne seraient pas suffisants, le Premier ministre ne changea pas le délai. Après ces trois jours, l'assaut de la capitale devait débuter.

Les premiers mouvements de troupes pour pénétrer dans la ville interviennent le 7 janvier à 7 h 50, une opération qui débute dans la nuit et continuera dans la lumière du jour. La stratégie teylaise s'adapte aux conditions urbaines du terrain. Une force blindée avance sur un axe principal, l'infanterie, en sécurité avec les blindés, progresse et sécurise quartier par quartier, bâtiment par bâtiment. Les forces spéciales ne sont pas de grande utilité durant cette opération nommée "Fire on Street". Elles seront toutefois les premières à entrer dans la mairie et les bâtiments qui servaient de postes de commandement aux milices fascistes. La sous-utilisation des forces spéciales provoque un débat important entre les spécialistes militaires. Pour une partie des observateurs militaires, les forces spéciales auraient pu servir à couper les têtes des chefs des milices pour porter un coup au moral de l'ennemi. Ce qui aurait réduit le temps de l'opération "Fire on Street", selon ces mêmes observateurs. La précipitation de l'opération, laissant trois jours à l'état-major pour réorganiser les troupes au sol, explique en partie la sous-utilisation des forces spéciales, mais aussi plusieurs manquements.



Les délais accordés sont en partie responsables du nombre de pertes qu'a subi le Royaume de Teyla durant cette opération militaire. Selon des sources auprès du ministère de la Défense et des Armées, le Royaume de Teyla a rencontré plusieurs problèmes logistiques dans les premiers jours de l'opération "Fire on Street", laissant certaines compagnies sans le matériel adéquat. Les troupes engagées par le Royaume de Teyla ont dû faire face à une résistance plus forte que prévu, expliquant les pertes, notamment celles du 16 janvier, journée durant laquelle le Royaume a subi le plus de pertes durant l'opération "Clean House". Dans le détail des pertes, le Royaume de Teyla comptait, à la date du 25 janvier inclus, six cent cinquante morts et blessés. Dans le détail, le ministère de la Défense déclare quarante-six morts et six cent quatre blessés, plus de quatre-vingt-dix pour cent des pertes étant survenues lors de l'opération "Fire on Street".

Sur le plan médiatique, le gouvernement maintient un silence pesant autour de cette opération militaire. Depuis le discours du Premier ministre à l'Assemblée nationale, où l'Opération Clean House a été officiellement annoncée, les déclarations à ce sujet se font rares. L'exécutif semble vouloir minimiser la médiatisation de cette intervention "forcée", selon plusieurs oppositions politiques. Le gouvernement minimise la participation du Royaume dans cette opération auprès de la population, afin de s'assurer que l'opinion publique se désintéresse de l'opération Clean House. Les médias généralistes parlent peu de l'opération, pour trouver des articles écrits sur l'opération, il faut se tourner vers la presse spécialisée ou encore les réseaux sociaux. Au Parlement, les oppositions ne cherchent pas à mettre le gouvernement en difficulté sur cette opération qu'elles soutiennent, à l'exception des partis de la gauche radicale. L'ensemble du spectre politique teylais approuve cette initiative, et la mettre en avant sur la scène médiatique serait une erreur. Le Hvítneslånd, ou l'histoire d'une guerre silencieuse.

La guerre est une affaire qui change les hommes, voici un dicton répété à chaque guerre. Si l'on le répète à chaque guerre, c'est qu'il doit y avoir une part de vérité. Angel Rojas en a fait l'expérience en cette période guerrière. Le chef d'état-major se souvient particulièrement d'un épisode marquant. Le 17 janvier, Angel Rojas fait irruption dans son bureau, le visage empli de colère et la voix cherchant à imposer son autorité. La raison de sa colère n'est nulle autre que les pertes subies par le Royaume de Teyla. La diffusion quotidienne, exercée par l'état-major, ne convient pas au récit d'une guerre silencieuse voulue par le Premier ministre. La journée du 16 janvier a compté 81 morts et blessés, un chiffre qui allait forcément être diffusé partout dans les médias, relançant les débats sur la nécessité d'une telle opération militaire. Ce chiffre marquant pouvait faire basculer le soutien des oppositions sur la continuité de l'opération. Le Premier ministre exigea du chef d'état-major, Eric Moveau, qu’il cesse immédiatement la diffusion des chiffres. Malgré la pression mise par le Premier ministre, Eric Moveau refusa la demande, car selon lui, cacher les pertes revenait à trahir la culture démocratique du Royaume. Le lendemain, le chef d'état-major était reçu par Sa Majesté Catherine III au Palais Grayson, avec une photo officielle devant les journalistes. Le message de soutien envoyé au chef d'état-major était clair. Le comportement du Premier ministre est vu comme inacceptable pour le Palais et la famille royale.
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Rojas gagne la confiance des députés avec une large majorité, un changement de la politique gouvernementale à venir.


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L'informé, publié le 16/02/2015, écrit par Jessica Love.

Image d'illustration afin de représenter l'Assemblée nationale teylaise à l'heure des choix importants.


Cette nuit à la Résidence Faure, le Premier ministre Angel Rojas a réuni son entourage ainsi que plusieurs ministres afin d'évoquer la situation actuelle sur plusieurs points majeurs et aussi faire des annonces qui ont depuis bouleversé la politique nationale. L'ambiance lors de la réunion de plusieurs heures a alterné entre tension et cordialité. Selon plusieurs participants voulant rester anonymes, le Premier ministre a eu des discours très durs vis-à-vis de ses opposants en interne alors qu'il était en train de développer une nouvelle vision pour son gouvernement et sa politique. Le premier sujet évoqué par les ministres avec le chef du gouvernement, après un long retard du Premier ministre à la réunion qui a "irrité" plusieurs personnes présentes, est la présence de Son Altesse Royale le Prince Lucas Courvoisier à la course d'endurance et de rallye organisée au Faustinans. Durant cette réunion importante,

Pierre Lore s'est inquiété de la participation en tant que coureur du Prince à la course, énonçant les potentiels dangers en raison du manque flagrant de sécurité sur les conditions de la course. Bien que la direction agisse pour résoudre certains problèmes, plusieurs ministres ont estimé que les mesures n'étaient pas assez convaincantes pour que la sécurité des participants soit assurée sur les routes. Malgré tous les arguments censés avancés par les ministres, le Premier ministre n'a pas voulu remettre en cause la participation du Prince à la course et a demandé à son gouvernement d'agir en concertation avec les autorités du Faustinans pour assurer au mieux la sécurité de Son Altesse Royale. Jusqu'ici, le Palais n'a pas souhaité faire de commentaire sur la participation d'un membre de la famille royale à la course sous les couleurs de l'écurie Courvoisier Sport, une écurie tenue par la famille royale et rattachée au groupe automobile Courvoisier dont l'activité est principalement tournée vers les voitures de luxe.

Aussitôt le débat sur le Prince terminé, il fit lors de cette réunion un aveu sur son souhait de voir évoluer la politique qu'il mène et notamment. Le Premier ministre souhaite changer sa politique, notamment à travers le projet Manticore, pour une politique décrite comme plus à gauche qu'actuellement sur l'économie, mais aucun changement n'est envisagé sur la politique internationale à ce stade. Le Premier ministre souhaite, selon des participants à la réunion, se servir du Projet Manticore 2030, en le transformant dans son intégralité et le rendant plus réaliste aux yeux de nombre de ministres présents, en un projet test grandeur nature de la société de demain. Une proposition qui peut paraître étonnante, mais à l'évidence un flou entoure encore le projet voulu par le Premier ministre en détail. Cela n'est pas sans rapport avec la création d'un groupe de travail nommé "Manticore X" annoncé par le cabinet du Premier ministre ce matin. Le Premier y verrait, combiné à une politique sociale et économique plus à gauche, la recette gagnante afin de contrer la baisse qu'observe le Mouvement Royaliste et d'Union dans les sondages. En outre, Angel Rojas et plusieurs ministres sont fortement inquiets de la progression de la droite dans les sondages après qu'elle a atteint le score le plus faible en deux mille douze. Cette progression, combinée à l'élection très probable de Jean-Louis Gaudion dans un an à la tête du parti Les Royalistes, fait craindre le pire à l'état-major du Mouvement Royaliste et d'Union pour les prochaines élections.

Ce virage dans la politique gouvernementale oblige le Premier ministre à tout reprendre de "zéro". La volonté d'Angel Rojas, dès cette annonce, était de refaire un vote de confiance à l'Assemblée nationale après un nouveau discours de politique générale, le premier après trois ans. En plus de devoir convaincre les députés de son camp politique de la nouvelle marche à suivre, Angel Rojas a dû affronter plusieurs candidats, eux aussi, au poste de Premier ministre. La première des candidates est l'actuelle ministre des Armées et de la Défense Nationale, Olivia Catasta. Une ministre ambitieuse au sein du Mouvement Royaliste et d'Union qui compte, avant ces événements, une cinquantaine de députés acquis à sa cause. Elle n'a pas le soutien de Rosalie Chabas, Maire de Manticore et première Secrétaire générale du parti. Rosalie Chabas soutient, depuis la primaire en deux mille douze, l'ex-juge anti-corruption. À droite, chez le parti Les Royalistes, c'est Antoine Carbasier, Premier ministre de deux mille onze à deux mille douze, qui est le candidat pour occuper le poste de Premier ministre avec le soutien implicite de Jean-Louis Gaudion..


Des candidats ayant le moins de chances, avant le début de la course, il est évident que le candidat de la droite, Antoine Carbasier, est celui qui obtient le moins de chances. Tout d'abord, bien que le parti soit le deuxième parti de l'Assemblée en nombre de députés, il est uniquement composé de cent vingt-trois députés, soit seulement vingt virgule huit pour cent des sièges de l'Assemblée nationale. Si Antoine Carbasier obtient le soutien des députés du Parti Monarchique pour la Liberté et le Progrès, soit trente-cinq députés supplémentaires, Antoine Carbasier aurait le soutien de vingt-sept pour cent des députés siégeant, ce qui n'est pas suffisant. C'est un double défi pour l'ancien ministre, car il doit satisfaire les plus droitiers des députés de son parti et obtenir le soutien ou la non-censure des députés centristes d'un parti de gauche. En ne comptant pas un soutien de Droite Républicaine, un soutien républicain à un gouvernement serait une première depuis l'adoption de la constitution, Antoine Carbasier doit trouver pas moins de cent trente-huit députés encore, dans le parti de la majorité actuelle.

Afin d'améliorer ses chances, précaires, Antoine Carbasier a négocié longuement avec le parti Droite Républicaine afin que ceux-ci soutiennent un gouvernement d'Antoine Carbasier, mais les négociations qui se sont éternisées se sont mal placées. Le parti républicain reproche le virage à droite d'Antoine Carbasier sur l'immigration lorsque celui-ci était Premier ministre. Malgré les explications d'Antoine Carbasier, cela n'a pas suffi pour convaincre l'état-major et les députés de Droite Républicaine qui ont opposé au bout de six jours franc et cordial à l'ex-Premier ministre. Le député Marcos Roubios, de Droite Républicaine, nous avoue : "Il n'avait aucune chance qu'on soutienne un gouvernement d'Antoine Carbasier qui, lors de son gouvernement minoritaire d'un an, a préféré négocier avec la gauche qu'avec un parti républicain. Cela dit beaucoup sur son respect vis-à-vis de nous. Nous l'avons écouté par respect, car c'est un ancien Premier ministre, mais il n'avait vraiment aucune chance."

Antoine Carbasier et son équipe de conseillers ont tenté d'obtenir le soutien des députés de la majorité d'Angel Rojas. Toutefois, chaque tentative fut repoussée par les députés concernés, même ceux qui auraient pu être tentés par une ligne moins à gauche. La candidature d'Olivia Catasta a largement contribué aux refus, car les députés du Mouvement Royaliste et d'Union qui prônent une ligne centriste ou de centre-gauche soutenaient fortement la candidature pas si spontanée d'Olivia Catasta. Un député nous raconte : "C'était bien tenté de la part d'Antoine, mais le timing est vraiment mauvais. La candidature d'Olivia permet à chaque député de rester dans le parti. Sans cela, peut-être qu'on aurait eu des fuites, mais pas plus de dix. Ils ont été élus avec des voix de gauche, pas de droite, ne l'oublions pas. Le parti aurait envoyé ses meilleurs champions en représailles à la prochaine élection législative." La candidature d'Antoine Carbasier a rapidement été écartée, bien qu'Antoine Carbasier y ait cru jusqu'au bout, selon des membres de son entourage. Toujours selon son entourage, l'ancien Premier ministre prendrait mal le fait d'être relégué à l'Organisation des Nations Démocratiques depuis trois ans, lui qui s'imaginait que cela allait durer seulement une année.

C'est un duel entre Olivia Catasta et Angel Rojas qui allait décider du nom du prochain Premier ministre. Angel Rojas prône une refonte du programme, sans repasser devant les électeurs, pour créer un véritable programme social pour les classes populaires et modestes, en taxant plus les entreprises et les riches. La ministre de la Défense nationale souhaite quant à elle continuer la politique actuelle, une politique non-étatiste sur l'économie et une politique active sur la scène internationale. Contrairement à Angel Rojas, Olivia souhaite une politique plus radicale envers la Loduarie Communiste. Une opposition frontale sur le fond et la forme entre les deux personnages d'État. Lors de cette soirée à la Résidence Faure, Angel participe avec ses équipes et ses ministres à conquérir des soutiens en appelant lui-même les députés. Pour Olivia Catasta, ce sont ses conseillers, sans sa participation active, qui doivent s'atteler à la tâche.

La méthode d'Olivia Catasta, laissant ses équipes en avant, passe mal auprès de nombreux députés, qui y voient une fuite en avant face à l'offensive bien préparée d'Angel Rojas et de ses ministres, bien que ces ministres aient été prévenus au dernier moment. Julien Lucarne, député de la majorité, nous avoue son sentiment : "Les deux candidats connaissaient leurs sujets, c'est certain. Mais Olivia a péché par arrogance ou fierté en n'appelant pas les députés qui allaient devenir de probables soutiens. Sa position sur la Loduarie était un véritable atout qu'elle a gâché." Un député favorable à Angel Rojas raconte : "Angel n'a rien eu à faire, elle s'est sabotée toute seule, pour notre plus grand plaisir. Certes, la majorité des députés du parti ne sont pas convaincus par le virage souhaité par le Premier ministre. Mais contrairement à Olivia, il nous respecte. Le vote de confiance qu'il demande montre que l'avis des députés compte. Les députés pourront modérer la politique souhaitée par le Premier ministre, quoi qu'il arrive, mais le discours autour des classes populaires plaît à la ligne la plus à gauche du parti. Ça promet," dit-il sur un ton enthousiaste.

C'est en ce 16 mars 2015 qu'Angel Rojas a passé son deuxième oral à l'Assemblée nationale. Le deuxième discours de politique générale de son mandat était prévu pour 14h30, un discours qu'on annonçait court dans l'entourage du Premier ministre, écrit pour durer 1h20 mais qui n'oublierait personne. Le vote de confiance était prévu pour 16h15, soit à la même heure que le vote trois ans plus tôt, une symbolique qui tenait à cœur à Angel Rojas. Cette symbolique a fait sourire les oppositions qui y voient un Premier ministre "superstitieux pour que dalle" selon un député du Parti Monarchique pour la Liberté et le Progrès, ou encore une symbolique qui annonce la chute prochaine d'Angel Rojas selon un député du Parti Royaliste. Ce député n'est visiblement pas en accord avec la communication gouvernementale qui n'a eu de cesse depuis quarante-huit heures de rappeler le bilan du Premier ministre : une économie et une croissance prospères, une présence du Royaume sur la scène internationale, un renforcement des capacités de défense du Royaume et du sérieux auprès des partenaires de l'Organisation des Nations Démocratiques. Voici les extraits à retenir du discours de politique générale :

Honorables députés, Honorable Présidente,

Il y a trois ans de cela, je me tenais devant vous à cette place d'honneur que peu d'hommes ont pu avoir l'honneur de découvrir. Cette place nous place en tant que défenseur et serviteur du Royaume de Teyla, l'un des plus grands honneurs que j'ai eus à avoir de ma courte vie. Il y a trois ans à cette place d'honneur en tant que nouveau Premier ministre de Sa Majesté, je présentais une vision, un cap, un programme pour maintenir le Royaume de Teyla parmi les puissances de ce monde, non l'élever, car c'est cela la mission d'un Premier ministre. Le Royaume de Teyla durant ces trois dernières années a, comme toujours, évolué vers une nation plus forte, plus puissante, plus inclusive et plus tolérante. Nous avons eu à combattre l'impérialisme loduarien. Ce dernier a pris une tournure inquiétante durant l'année deux mille douze, alors que nos capacités militaires n'étaient pas à leur pleine capacité, c'est pourquoi mon gouvernement n'a eu de cesse d'augmenter le budget des armées, d'améliorer l'équipement et de protéger les chaînes de production de nos industriels.

Nous n'avons eu de cesse de maintenir un dialogue, si infime soit-il, avec la Loduarie Communiste et ses autorités. C'est pourquoi je me suis rendu, lors d'une visite d'État officielle, en Loduarie Communiste afin de rencontrer le Secrétaire Général Lorenzo. Certes, cette visite m'a valu énormément de critiques, il est normal dans une démocratie que les débats sur des événements qui rouvrent des plaies ouvertes soient virulents, brutaux. Permettez-moi de réitérer mon soutien aux Teylais et Teylaises victimes du régime barbare de Lorenzo, le gouvernement de Sa Majesté n'aura de cesse d'accompagner les victimes dans leur deuil que partage une nation entière, le gouvernement de Sa Majesté n'aura de cesse de mener une politique active afin de protéger au mieux les citoyens du Royaume n'importe où autour du globe. Nous avons, en tant que ministres, Premier ministre, une grande responsabilité que nous devons accomplir. Toutefois, pour avoir la paix et éviter la guerre, nous devons discuter avec nos adversaires, nos ennemis, car dans le cas où nous partons en guerre, cela ne sera pas un ou deux morts, mais cela sera des milliers de personnes qui tomberont au sol sans jamais se relever.

Il n’y a pas de sécurité durable sans dialogue, aussi difficile soit-il, avec ceux qui nous contestent ou nous menacent. Le régime loduarien incarne tout ce que nous combattons, à savoir la dictature, l'autocratie, l'oppression des peuples et des libertés, un impérialisme malsain et libéré comme nous avons pu le voir à de nombreuses reprises. Mais comme je l'ai évoqué précédemment, nous avons un devoir immense envers les générations futures, celui d'éviter autant que possible la guerre ouverte, la guerre totale. En plus de ce dialogue, nous devons coûte que coûte maintenir notre dissuasion armée et économique envers nos adversaires et nos ennemis afin que ceux-ci y voient le prix à payer s'ils nous attaquent en notre chair. Un prix qui sera coûteux et inutile parce qu'ils ne gagneront pas face à la démocratie.

Applaudissement dans les bancs de l'Assemblée nationale pendant plusieurs secondes.

Je crois qu'on gouverne comme on aime. C'est-à-dire avec dévouement, patience, mais parfois aussi avec une ardeur trop pressante, emportés par une envie irrésistible que l'on ne peut qu'effleurer. Voilà trois ans que moi et mon équipe gouvernons, avec vous, honorables députés, avec les honorables nobles, sans jamais émettre que chaque décision fut prise en concertation avec le peuple. Dans la difficulté ou dans la réussite, de nombreuses leçons ont été apprises dans l'humilité, mais ne remettant jamais en cause ma volonté et celle de mon gouvernement à servir le Royaume de Teyla. Bien que les oppositions de droite comme de gauche ont usé de l'obstruction parlementaire, d'une critique populiste, nous avons œuvré pour grandir le pays tout en protégeant ceux qui devaient l'être. Durant ces trois années, nous avons continué à accélérer la prospérité économique et sociale du pays. Nous avons dépassé la barre des 1 250 milliards de Produit Intérieur Brut, un record absolu dans l'histoire du Royaume. Notre nation n'a jamais produit autant de richesse, nous sommes une nation productrice de richesse majeure dans le monde. Nous contribuons, sans aucune mesure, à la richesse du monde mais aussi à sa sécurité. Nous protégeons, nos soldats protègent nuit et jour sans relâche, l'Hotsaline de l'impérialisme raskenois, nous protégeons la Fédération de Stérus.

Comment pourrais-je parler de protection sans parler de notre allié de toujours, la Fédération des Communes de Zélandia ? Au long des siècles, leur engagement envers le Royaume n'a jamais failli, même lorsque celui de nos propres dirigeants vacillait. Plus fidèles que les fidèles, plus nobles que nos nobles. Ils ont partagé avec nous leurs ressources quand les nôtres s’amenuisaient, offert leurs navires lorsque nos flottes sombraient, et tendu la main quand nous étions à genoux. Cela se vérifie dans les vingt années de notre guerre civile, il y a de cela deux siècles. Là où d'autres puissances ont détourné le regard, les Zélandais n'ont point détourné le regard et ont répondu dès le premier appel du jeune Raymond VI. Raymond VI a eu pour paroles, adressées aux forces Zélandiennes ayant aidé Raymond VI : "Chaque battement de mon cœur me rappelle le lien qui m'unit à Zélandia en tant que souverain du Royaume de Teyla." Rappelant d'une phrase qu'il devait la vie à ces hommes et ces femmes.

Alors que les Zélandais ont fait le choix d'un changement que certains diront radical, je veux réitérer devant les représentants de ma nation, en tant que Premier ministre de Sa Majesté, au nom du peuple teylais, de ses institutions, de son gouvernement et de Sa Majesté, que nous reconnaissons et saluons ce choix du peuple zélandais. Qu'importe la forme de leur gouvernance, qu'importe leur chemin emprunté, notre amitié et nos liens resteront impérissables, éternels, parce que nous savons vos choix judicieux et réfléchis, malgré parfois l'audace que représentent ces choix. Nous resterons à vos côtés, dans la vie comme dans la mort, car, comme le proclament les antiques religions, un mariage reste immuable dans la vie comme dans la mort, dans les moments de bonheur comme de malheur.

De longues minutes d'applaudissements envahissent l'Assemblée nationale, alors que le Premier ministre fit un rappel des relations qu'entretenaient le Royaume de Teyla et Zélandia.

Les députés applaudissants le discours du Premier ministre, notamment sur la partie zélandienne.

Sur cette partie du discours, fait pour défendre le bilan de son gouvernement, on voit un Premier ministre qui tente de convaincre en partie par l'utilisation de symboles forts dans l'imaginaire collectif teylais. L'utilisation de Zélandia et son intervention durant la guerre civile afin de convaincre le public de l'actuelle politique de défense et politique internationale, montre l'utilisation du symbole en argumentaire. Toutefois, le Premier ministre n'utilise pas seulement les symboles pour démontrer le bilan de son action, plusieurs fois dans son discours, il énonce des faits comme la description du régime de la Loduarie Communiste ou encore l'actuel PIB du Royaume de Teyla. Cela tend à convaincre que le gouvernement est bel et bien dans le concret et la vie quotidienne. La séparation du discours de politique générale en deux parties (bilan puis politique proposée et donc future) est une stratégie habile afin de démontrer que la politique proposée n'est que la continuité de la politique menée jusque-là grâce à sa réussite. Maintenant que le Royaume est établi défensivement, qu'il est une puissance économique, l'État peut désormais être plus présent dans l'aide à la population, un étatisme plus fort.

Angel Rojas et ses ministres savent que le rôle historique de l'État central au Royaume de Teyla est un rôle de recul par rapport à la vie économique, mais présent sur les sujets de société, en dehors d'exceptions comme l'eau publique. Il est donc "anormal" de vouloir un étatisme plus fort sur l'économie. Convaincre qu'il s'agit de la continuité de la politique actuelle peut ainsi aider à convaincre les députés de la majorité réticents à l'idée d'une politique plus étatiste. La deuxième partie du discours, axée sur la politique future, appuie sur la nécessité de construire un "modèle social exemplaire qui prend en compte toutes les nécessités de la vie". La formule peut paraître radicale, mais l'entourage du Premier ministre tempère : "Qu'est-ce qui est nécessaire à la vie ? Certains vous répondront de l'eau, de la nourriture, des personnes ajouteront une nécessité matérielle. Certains diront tout simplement l'argent, c'est un débat que nous posons à l'Assemblée nationale." Comprenez que le gouvernement reste ouvert à chaque vision et proposition qui émergera de l'Assemblée nationale et de la Chambre des Nobles, y compris sur le financement des mesures sociales que souhaite prendre le gouvernement à travers la formule suivante : "Nous aurons un défi, celui du financement, comme lorsque nous avons eu en urgence à financer un réarmement. Nous savions que nous y étions obligés et les forces vives de la nation se sont surpassées et trouver des sources de financement sans remettre en cause la croissance et l'enrichissement du Royaume et de ses citoyens."

Notre politique engagée il y a trois ans doit évoluer vers la création d'un modèle social. Un modèle social exemplaire qui prend en compte toutes les nécessités de la vie. L'expression "modèle social" n'est pas un gros mot, au contraire, elle montre que nous comprenons les citoyens et leurs besoins. Ce modèle social ne peut être vu comme un luxe ou un modèle d'assistanat comme je l'entends déjà sur certains bancs de l'opposition. Je peux comprendre la réticence face à un tel bouleversement, mais l’accès à un logement décent, la création d'une sécurité sociale plus poussée, une refonte du système de retraite afin que la bourse ne décide plus de la retraite de nos concitoyens n'est pas un luxe mais au contraire un droit.

Ainsi, nous élargirons l'Allocation pour l'Accès à un Logement ( AAL ) aux personnes précaires et non seulement aux personnes ne pouvant travailler pour des raisons de santé. Est-il normal que l'État ne vienne pas en aide aux personnes n'ayant pas accès à un logement alors qu'il suffit d'une aide de deux mille couronnes ? Ce dispositif ne peut suffire à lui seul, au regard de la situation de certaines personnes. Nous créerons une caution nationale pour les personnes ne pouvant avoir une caution d'un proche, par exemple. L'accès à ce système sera strict mais juste. Sur les retraites, alors qu'actuellement la part de capitalisation est de quatre-vingts pour cent dans le système actuel, nous devons, pour les générations qui travaillent depuis dix ans et moins et qui investiront le marché du travail, augmenter la part de retraite versée par l'État, afin que les hommes et les femmes n'aient plus besoin de se tuer à la tâche. Actuellement, l'âge de départ à la retraite est de soixante ans, pourtant l'âge de départ moyen est de soixante-dix ans, est-ce normal ? Non, honorables députés, c'est une injustice et une faillite morale.

L'accès aux soins, primordial afin de faire baisser le coût de la santé au Royaume de Teyla, est fortement inégal au Royaume de Teyla. Nous entendons depuis des années que cette réalité doit changer, mais pourtant aucun gouvernement n'a jamais pris le problème à bras-le-corps. Tout d'abord, pour le personnel militaire et policier, nous devons améliorer la présence de l'État dans le remboursement des soins et des médicaments. Ces hommes et ces femmes, qui consacrent leur vie à protéger nos concitoyens et à garantir la sécurité de notre nation, méritent un accès facilité à des soins de qualité. Pour ce faire, nous financerons le remboursement intégral des soins à la suite d'une blessure ou d'une maladie survenant dans le cadre de leurs fonctions, que la blessure ou la pathologie soit physique ou mentale. Nous devons créer des programmes de sécurité sociale afin de cibler des catégories précaires, comme les personnes âgées et les travailleurs/chômeurs sous condition de revenu. Le bon sens sous la forme du pragmatisme doit gagner quand toutes les études nous indiquent une inégalité d'accès aux soins selon les revenus. Les plus précaires sont les plus touchés par ce phénomène, cela doit changer.

Nous aurons un défi, celui du financement, comme lorsque nous avons eu en urgence à financer un réarmement. Nous savions que nous y étions obligés et les forces vives de la nation se sont surpassées et ont trouvé des sources de financement sans remettre en cause la croissance et l'enrichissement du Royaume et de ses citoyens. Nous aurons un équilibre à trouver entre taxer les Teylais, et notamment les personnes fortunées, et le financement par la dette qui est un poids pour les générations prochaines. Les personnes et entreprises bénéficiant des plus hauts revenus ou patrimoines seront invitées à contribuer davantage. Nous nous engageons à ce que ces taxes ne pénaliseront pas l'innovation et l'investissement des entreprises. La réussite du Royaume de Teyla s'est faite grâce à l'innovation et aux investissements constants et importants du secteur privé, nous ne changerons pas cela.

[...]

Notre devoir en tant que dirigeant d'un pays grand comme le Royaume de Teyla est de faire le pari de l'innovation. Ce pari de l'innovation peut être un échec s'il est irréfléchi, précipité ou encore non soumis à l'approbation de la volonté populaire. Quand le pari de l'innovation est une réussite, alors le pays ou l'entreprise ayant réussi son pari devient l'un des plus importants sur le marché ou sur la scène internationale. Cette nation attire les curieux, les envieux ainsi que les dirigeants qui veulent s'inspirer du modèle qui a réussi. Ce pari n'est pas tellement un pari dans le sens de prendre un risque, mais plutôt un pari parce qu'il sera compliqué d'arriver aux objectifs que je fixe au Royaume de Teyla mais aussi à Manticore. L'intelligence artificielle et les nouvelles technologies offrent des perspectives nouvelles et nombreuses aux États mais aussi aux municipalités, qui peuvent créer la ville de demain, qui sera, je le sais, un cadre de vie idyllique. La technologie et l'intelligence artificielle doivent être mises à disposition et au service des citoyens et citoyennes, des services de l'État central et des pouvoirs locaux. C'est pourquoi j'annonce la volonté du gouvernement de Sa Majesté de renégocier entièrement le projet Manticore 2030 afin de le rendre plus accessible et en accord avec les technologies actuelles.

À l'évidence, ce cycle de négociation, nécessaire, prendra du temps. Ainsi, nous aurons le temps nécessaire pour bâtir les institutions nécessaires pour que la technologie reste au service de la population, comme énoncé plus tôt. Nous ne pouvons dissocier le citoyen des prises de décisions sur ce sujet, il doit être consulté directement, afin que la peur ne se répande pas et que le public reste informé des technologies qu'il pourra côtoyer au quotidien. C’est pourquoi nous proposons la création d’une Assemblée de citoyens, composée de membres tirés au sort parmi les citoyens majeurs. Cette assemblée représentative aura pour mission de réfléchir, de débattre et de faire des propositions sur les grands enjeux technologiques et éthiques qui impactent notre société. Mais cela n'est pas suffisant et nous devons aller plus loin pour que les données des citoyens soient protégées. La création d'une Commission Nationale pour la Protection des Libertés Numériques aura pour mission de réguler les usages de l’intelligence artificielle, des nouvelles technologies et de transmettre des projets de loi sur la régulation des acteurs technologiques dans leur globalité sans freiner l'innovation et le progrès.

[...]

Voici les grands principes et causes qui guideront mon gouvernement, mon nouveau gouvernement si j'obtiens la confiance de cette auguste Assemblée. Honorables députés, pour notre royaume qui n'a jamais perdu le goût de la grandeur, de l'innovation et du progrès. Pour ces Teylais qui n'ont jamais failli à leur devoir de citoyens et qui jouissent des droits. Ces propositions, ces réflexions apportées sont une réponse aux défis auxquels doit faire face le Royaume de Teyla, une réponse ambitieuse face aux rêves que n'osent plus porter les générations actuelles. Trouver un emploi permettant de vivre confortablement, acheter un logement dans un cadre de vie idéal et fonder une famille alors que nous redéfinissons en chaque instant notre vision de la famille face à ce monde en constante évolution.

N'oublions pas qu'être teylais en deux mille quinze, c'est habiter dans un pays où s'écrit l'histoire. Être teylais en deux mille quinze, c'est habiter dans un pays où le progrès social ne s'arrête pas, où les droits sont toujours protégés, de nouveaux droits sont créés, les minorités protégées face aux discriminations qu'elles peuvent subir. Être teylais en deux mille quinze, c'est habiter dans un pays qui prépare l'avenir en se protégeant de la technologie avec des institutions adaptées, mais aussi en voulant être partie prenante dans cette course technologique. Nous voulons être à l'avant-garde de la prochaine révolution technologique et industrielle. Être teylais en deux mille quinze, c'est habiter dans un pays proactif sur la scène internationale, se battant nuit et jour pour un droit international auquel adhéreraient toutes les nations, afin que la paix soit préservée et que les armes se taisent. Être teylais en deux mille quinze, c'est habiter dans un pays qui se bat contre le fascisme et l'obscurantisme, car il n'y a rien de plus fatal qu'une civilisation qui recule et ne progresse pas.

Notre nation progresse et pour que cela reste ainsi, je m'engage à avancer avec vous et non contre vous. La volonté du parlement sera toujours celle qui prédomine au Royaume de Teyla sous mon mandat et du Mouvement Royaliste et d'Union. Représentants de la nation et du peuple, vos opinions seront toujours respectées dans ce temple du débat, de la démocratie. Ma main sera toujours tendue et jamais aucune critique ne sera repoussée injustement si elle est constructive, afin de faire avancer la nation. Un Premier ministre, comme chaque être humain, ne peut être expert dans chaque domaine, c'est pour cela que nous avons des conseillers, que le parlement a des commissions sur des thèmes précis. Soyons lucides et pragmatiques face aux défis qui nous attendent, soyons unis dans cette période de prospérité.

Parce que, honorables députés, nous ne sommes pas n'importe quel pays, parce que nous sommes une puissance majeure eurysienne, parce que nous sommes un pays déterminé à faire face aux défis qui se dressent devant lui, prenons ensemble notre responsabilité !

Le Premier ministre gagna en fin d'après-midi le vote de confiance avec trois cent quarante-neuf voix, sur les trois cent cinquante-neuf possibles au sein de son parti politique. Il n'arrive pas à obtenir la confiance des députés d'autres partis politiques ou étant indépendants. C'est une victoire majeure pour le Premier ministre qui voit seulement dix députés partir après ce changement de politique que l'opposition Les Royalistes, par la voix de leur porte-parole, qualifie déjà "d'irréaliste à l'heure des choix budgétaires importants pour l'avenir du pays." Quant à l'Union du Peuple, on trouve le Premier ministre "en dehors des attentes des Teylais. La technologie n'est pas la préoccupation des Teylais" tranche un député.
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Les Royalistes : une année pour construire la victoire de 2017 !


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L'informé, publié le 01/04/2015, écrit par Jessica Love.

Image d'illustration.


Les politiques teylais à l'image du Premier ministre aiment la nuit pour discuter des sujets préoccupants et d'actualité. Jean-Louis Gaudion est de ceux-là, même le plus aimant des teylais envers la nuit. Il est trois heures du matin lorsque les lampadaires éclairent une silhouette dans la pénombre de la capitale. Il dit à voix haute que la nuit calme les esprits dont le sien qui en a bien besoin. Nombre de rumeurs circulent à son sujet, lorsque nous les évoquons, il rigole et, d'un regard vif, il continue sur les sentiments et les émotions que lui fait la nuit teylaise. Ainsi, la nuit est vue comme une opportunité unique pour la réflexion. Le silence de la nuit, parfois brutalement interrompu par le bruit d'une voiture ou d'un passant, renforce la conviction de l'ex-ministre des Affaires Étrangères. Cela rappelle à l'homme la soudaine rapidité de la vie. Il n'ose pas dire "vie politique", mais Jean-Louis Gaudion le pense, il sourit à notre journaliste durant cette rencontre nocturne.

Le Secrétaire général, s'est pris d'une habitude, celle de se balader en pleine nuit dans la capitale Manticore aux abords du siège de l'organisation dont il est le représentant, mais aussi vers la Résidence Faure. Après tout, le lieu de travail du Premier ministre se trouve seulement à trois minutes du siège de l'Organisation des Nations Démocratiques, de quoi donner des envies à Jean-Louis Gaudion ? Les balades nocturnes de l'ancien ministre des Affaires Étrangères ne satisfont pas la sécurité teylaise qui doit veiller à chaque instant sur la personne, mais Jean-Louis Gaudion prend cela avec détachement. Si on veut attenter à sa vie, qu'importent les gardes du corps, la personne appuiera sur la détente, nous dit-il. On lui dit que les gardes du corps servent à compliquer la tâche de celui qui souhaite appuyer sur la détente, il rigole. Le détachement, encore le détachement. Le détachement agace dans l'entourage du Secrétaire général, tout comme ses balades nocturnes. Non pas qu'on ait peur pour sa vie, mais l'on s'inquiète pour son avenir politique au Royaume de Teyla, après un an à avoir administré l'Organisation des Nations Démocratiques. Il lui reste un an à la tête de l'Organisation des Nations Démocratiques.

Le temps. Tout tourne autour du temps lorsqu'on évoque Jean-Louis Gaudion. Son entourage discret jusqu'ici fait monter la petite musique, depuis deux semaines, du mauvais timing de sa nomination. L'homme de droite, dans un gouvernement de gauche, était un symbole fort, plaçant Gaudion comme un homme de compromis et avant tout avec des valeurs démocrates. Ses discussions et échanges avec la Loduarie Communiste renforcent ce sentiment. Le temps a stoppé ses échanges au nom du Royaume de Teyla et il reste éloigné de la vie politique teylaise, alors que beaucoup à droite l'attendent. La vie politique s'écoule plus vite que les autres vies, elle s'écoule trop vite selon Jean-Louis. "La gouvernance mérite le temps de la réflexion qui parfois par nécessité est infinie. Malheur au gouvernant qui ne prend pas ce temps de la réflexion, car lorsque la réflexion n'est pas présente, soyez assuré que la bêtise la remplace." Écrit-il dans son livre intitulé "L'envie de vous parler" publié il y a huit mois.

Le temps comme dernier obstacle pour Jean-Louis Gaudion pour devenir Premier ministre, si on en croit des membres du parti Les Royalistes. Lors de la nomination de Jean-Louis Gaudion au poste qu'il occupe actuellement, Les Royalistes voyaient en Jean-Louis Gaudion le candidat idéal pour le poste de Premier ministre en deux mille dix-sept. Un homme qui pourrait faire le lien entre la ligne libérale et la ligne plus interventionniste sur l'économie, réunir le parti après les terribles divisions internes en deux mille onze qui ont valu la plus grande défaite électorale en deux mille douze. Le gouvernement de droite dirigé par Antoine Cabarsier, qui était minoritaire, était entré dans une guerre entre le Premier ministre et Gary Hubert. Une guerre qui avait fini par être médiatisée, sous fond de rancune personnelle et de contrôle du parti politique. L'opposition qui jusqu'ici jouait le jeu des discussions a voté la censure contre le gouvernement, après un net durcissement de la politique migratoire. La création du Parti Monarchique pour la Liberté et le Progrès par Florian Pourta et la campagne des Royalistes gâchée par les rancunes personnelles ont amené le parti Les Royalistes à faire leur pire résultat électoral. Jean-Louis Gaudion est vu comme l'homme rassembleur et pouvant battre Angel Roja et le Mouvement Royaliste et d'Union.

Sauf que l'actuelle présidente du parti, Julia Roberta, sauve plus que les meubles. En outre, le parti, sous son mandat depuis deux ans, après un congrès enflammé, est estimé autour des vingt-neuf pour cent des voix dans les sondages, alors qu'il a fait vingt-sept pour cent en deux mille douze. Le parti au pouvoir est descendu de quarante à trente-quatre pour cent d'intention de vote. De plus, le parti affiche une unité publiquement et Gary Hubert, qui a nombre de casseroles au cul, est définitivement écarté au cul. "C'est presque triste pour Jean-Louis qui n'a rien demandé à part servir son pays, mais si Julia continue sur la ligne actuelle et se rapproche à trois points du Mouvement Royaliste et d'Union, Julia aura sûrement des envies de candidater pour le poste de Premier ministre. Son siège doit être remis en jeu l'année prochaine, Jean-Louis sera candidat au congrès, c'est certain. Mais la concurrence sera beaucoup plus rude que prévu pour Jean-Louis", nous dit ce membre du bureau national. Un député Les Royalistes, autour d'un café, nous raconte : "Le prochain congrès sera visiblement intéressant, mais Julia ne doit pas oublier que même si elle gagne le prochain congrès, elle n'est pas la candidate automatique du parti. Les statuts sont clairs, vingt-cinq pour cent du bureau national peuvent demander une primaire pour désigner le candidat au poste de Premier ministre !". Quand on plonge dans les statuts du parti, force est de constater que ce député a raison, bien que cela soit plus complexe que ce qu'il laisse entendre. Après cette demande, un vote est proposé à la majorité simple, c'est par ce mécanisme qu'Antoine Carbasier a pu convoquer une primaire pour être élu à la place du candidat soutenu par Gary Hubert. Il n'est pas certain que les soutiens de Jean-Louis Gaudion réussiront à réunir la majorité simple du bureau national.

Le temps complique la tâche de Jean-Louis Gaudion pour être vu comme l'homme providentiel ou le candidat naturel. La droite espère avant chaque élection trouver l'homme providentiel qui saura rassembler toutes les composantes du parti et réunir la nation derrière lui. Sauf que la réalité n'est pas celle de l'espérance : depuis Pierre Lacombe, soit vingt ans, avant chaque élection le parti a dû procéder à des votes ou des primaires. Chaque résultat montre des résultats ne révélant pas un candidat évident. Gaudion l'a bien observé, toujours dans son livre, il écrit : "Lorsque j'étais jeune, je pensais à ce que mes amis appellent l'homme providentiel. Mais quand nous observons la réalité électorale, il n'y a aucun homme providentiel émanant du peuple. Nous pouvons y voir les blocages d'un système qui se défend des classes populaires ou bien une réalité humaine. Je crains pour ma part qu'il s'agit plus d'une réalité humaine que d'un blocage du système ; nous ne pouvons plaire à chacun et chacune, c'est un fait, hors personne ne souhaite l'entendre, car il est dur de l'entendre quand on souhaite gouverner un peuple entier. Le seul homme providentiel qui existe est celui qui ressort vainqueur des votes démocratiques et sur une population assez grande pour que chaque composante de la société soit représentée de manière fidèle à son influence réelle. Là où est la démocratie n'existe pas, où elle est bafouée, reniée, il ne peut y avoir d'homme providentiel, il peut y avoir que des hommes faibles jouant avec leur peuple pour rassurer leurs craintes terribles. À mes amis de droite et parfois de gauche qui attendent cet homme ou cette femme providentielle, mettez votre personne face au terrible jugement des citoyens, soyez courageux comme le fut De Tour."

Jean-Louis Gaudion est profondément attiré par la démocratie et il est un démocrate sincère. Le jugement du peuple, qu'il juge terrible et aussi jugé comme nécessaire, pour avoir un pays sain et fonctionnel, selon lui. Alors comment se présenter devant le jugement "terrible, mais nécessaire des teylais" dans deux ans ? Une équation compliquée, mais plusieurs choses sont déjà arrêtées. En outre, Jean-Louis Gaudion veut être élu sous les bannières du parti Les Royalistes, bien que des rumeurs l'envoient vers Florian Pourta, ces rumeurs sont fausses selon son entourage, qui confirme la fausseté des rumeurs à plusieurs médias depuis plusieurs jours. Dorénavant, il existe deux scénarios majeurs. Le premier est le plus facile pour Jean-Louis Gaudion, celui d'une victoire au congrès dans un an. La victoire au congrès permettant au leader de constituer une équipe de fidèles autour de lui, tout en s'assurant de placer des opposants dans les instances du parti pour que l'équilibre soit respecté. Cela lui permettra de préparer l'appareil du parti pour sa candidature aux élections législatives dans deux ans. Une défaite de Julia Roberta au congrès devrait "tuer" ses ambitions pendant une durée suffisante pour qu'un vote pour le déclenchement d'une primaire ne soit pas déclenché. Le candidat au poste de Premier ministre serait choisi par un vote du Bureau national.

Le second scénario est celui de la défaite au congrès et une victoire à ce même congrès de Julia Roberta. Selon le député qui nous a offert un café, le chemin pour atteindre l'objectif final devient sinueux pour Jean-Louis Gaudion. "En outre, Julia Roberta aura le temps, comme le ferait tout président du parti censé, de mettre des fidèles dans les instances du parti, dont l'instance de validation des candidats dans chaque circonscription. Bien entendu, l'opposition sera représentée dans cette instance, mais elle sera aussi marginalisée, sauf si le congrès est vraiment serré." La bataille sera féroce entre les partisans de l'actuel Secrétaire Général de l'Organisation des Nations Démocratiques et Julia Roberta. "On verra des combats dans chaque commission, instance du parti pour que chaque courant soit représenté à son niveau des résultats du congrès. Ça sera brutal, aucun des camps ne veut lâcher. Pour Jean-Louis Gaudion, c'est sa chance pour prendre le contrôle du parti après le départ de Gary Hubert. Julia n'espérait pas ce qu'elle réussit à faire. Elle estime avoir sa place et ne veut être emmerdée par personne. Le prochain qui contrôle le parti, même s'il perd les élections dans deux ans, aura les mains libres pendant la décennie entière !" Les deux courants idéologiques se livreront une bataille pour le contrôle du parti, une bataille qui a déjà commencé.

Alors que Jean-Louis Gaudion est sur une ligne sociale et pour une intervention de l'État plus poussée dans l'économie, la position de l'homme sur cet aspect est minoritaire au sein du parti. Un soutien du secrétaire général avoue même qu'il est sur une ligne très minoritaire. Quant à Julia, qui prône le libéralisme économique, plus précisément le néo-libéralisme, on est sur une ligne historique de la droite royaliste depuis Pierre Lacombe. Jean-Louis Gaudion a des soutiens au sein du parti, avant tout pour ses positions internationales, notamment autour de l'Organisation des Nations Démocratiques et la Grande République de Velsna, sa vision de la monarchie et du respect de la constitution et de l'État de droit. L'homme est immensément respecté pour cela et ces écrits nombreux qui théorisent nombreux concepts. Un opposant à Jean-Louis nous livre au détour d'un appel téléphonique tard le soir : "S'il fait des concessions sur sa ligne économique, Julia sera fortement mise sous pression. La ligne sociale qu'emprunte la gauche fait déjà peser une certaine tension. Julia veut maintenir le parti sur une ligne ultra-libérale, garder le statu quo actuel. On verra qui fera le premier geste envers des compromis. Celui qui en fera sera très certainement en bonne position pour assurer son élection à la tête du parti." Nous assure-t-il. Une analyse pas partagée par un député Noble adhérent au parti : "Le premier qui cède a perdu, ça me paraît évident. La base qu'ils ont construite sera déçue par ce comportement. Bien que nous ayons la culture du compromis, elle est présente qu'au niveau national, pas à l'intérieur des partis et encore moins chez Les Royalistes. Pendant plusieurs décennie Gary Hubert a dicté sa loi avec aucun compromis possible vis-à-vis des autres courants qu'il a participé à marginaliser. La déception entraînera un amoindrissement du soutien et une participation moindre au congrès pour le camp qui cède. En cas de primaire, on aura le même scénario."

Mais l'inquiétude monte au fur et à mesure que la date du congrès se rapproche. On ne souhaite pas retomber dans les travers, les échecs et les rancunes de deux mille onze et douze. Beaucoup d'élus locaux alertent sur le fait que la guerre entre Antoine Carbasier et Gary Hubert a fortement abîmé l'image du parti dans les zones rurales et dans le sud du pays. Bien que le sud représente le bastion de la gauche, la droite résistait toujours à la gauche dans les scores électoraux, mais la création d'un parti de centre-droite sur la scène nationale et la montée de l'extrême-droite anti-loduarienne, notamment dans le sud du pays, a fortement fait reculer le parti dans le sud du pays. Les élus locaux ne sont pas sur la même ligne que les élus nationaux. Les élus locaux du sud poussent pour une politique internationale plus radicale sur le sujet loduarien, voyant la concurrence que certains disent mortifère du Parti Royaliste sur ce sujet-là. "Les gens ont peur à la frontière d'être en guerre du jour au lendemain, c'est certain. Imaginez une incursion armée, pas une invasion, une incursion armée. Les policiers ne pourront rien faire, cela fait peur à la population frontalière." En outre, ces élus locaux estiment que la politique internationale que prône le parti est en contradiction avec la demande des électeurs du sud du pays. "Le Mouvement Royaliste et d'Union a participé à un blocus contre la Loduarie, a envoyé des troupes pour libérer la Translavya. Il est vu comme une formation dure contre la Loduarie auprès de l'opinion publique, contrairement à notre parti." Estime cet élu de Gèvres.




Alors quelle stratégie électorale construire et développer pour satisfaire les électeurs teylais au niveau national et reconquérir l'électorat du sud perdu, qui est primordial pour gagner des circonscriptions face à la gauche dans le sud du pays ? Calaris compte quarante-cinq circonscriptions. Lors des élections de deux mille six, Les Royalistes arrivent à gagner dix-huit circonscriptions, soit quarante pour cent des circonscriptions, en deux mille onze, le parti en gagne douze. Ce chiffre descend à deux circonscriptions en deux mille douze. Au regard des intentions de vote actuelles, l'état-major du parti s'inquiète de ne gagner aucune circonscription dans la région lors des prochaines élections. En outre, la force de la gauche et surtout la domination du Mouvement Royaliste et d'Union compliquent fortement la donne. Cela oblige à ce qu'un des partis de droite, historiquement Les Royalistes, domine largement l'électorat de droite et arrive à arracher des voix au centre, voire centre-gauche pour gagner des circonscriptions, du moins historiquement. Ici, la situation reste la même : pour gagner une circonscription pour la droite, il faut soit une abstention plus forte que la moyenne à gauche, une participation à droite plus forte que la moyenne ou aller chercher cet électorat centriste. Les Royalistes et le Parti Monarchique pour la Liberté et le Progrès pourraient s'allier, ce qui n'est pas encore discuté à droite, afin de contrecarrer la domination de la gauche dans cette région. Mais l'extrême-droite récupérera une partie de l'électorat des "Les Royalistes" si l'alliance avec le parti de centre-droit oblige les députés de la région à faire une campagne plus au centre. Si le parti souhaite attirer des électeurs d'extrême-droite en incluant dans son programme des mesures pouvant plaire à cet électorat, alors le parti perd définitivement les électeurs centristes et de centre-gauche.

Du côté de Julia Roberta et de son entourage, on est de plus en plus tenté de durcir le discours autour de la Loduarie Communiste, dans l'espoir que cela suffise pour attirer des électeurs d'extrême-droite, sans nécessité de faire d'autres concessions. On estime que cette ligne est tenable parce que "L'actuel gouvernement durcit un peu sa politique vis-à-vis de la Loduarie Communiste. Si la gauche peut le faire, alors nous pouvons le faire, ils ne pourront nous critiquer, au contraire, ils seront satisfaits que le second parti de gouvernement les rejoigne sur ce point précis de la politique extérieure. Mais en dehors de cela et l'Organisation des Nations Démocratiques, nous avons des différences !" Nous précise-t-on au cas où le doute était possible.

Du côté de Jean-Louis Gaudion, l'équation est plus compliquée et n'est pas sur la même ligne que Julia Roberta. Gaudion souhaite garder la possibilité de discuter avec la Loduarie Communiste une fois au pouvoir, voyant cela comme une nécessité pour préserver la paix. Du coup, le durcissement du discours est possible dans une moindre mesure, et sera à manier avec grande précaution durant les campagnes. Cependant, on est bien conscient de la nécessité de l'action, une fois à la tête du parti, pour espérer gagner des circonscriptions dans la région de Calaris, une nécessité pour espérer avoir la majorité absolue et une nécessité pour avoir au minimum la majorité relative. Pourtant, rien n'est actuellement décidé par Jean-Louis Gaudion. Plusieurs lignes s'affrontent autour du Secrétaire général. Certains prônent un durcissement de la ligne sur la sécurité et l'immigration dans la limite du raisonnable et sans atteindre les mesures de l'extrême-droite. D'autres estiment que la ligne sociale et interventionnisme sur l'économie suffira à retrouver une partie de l'électorat du centre-gauche et de l'extrême-droite. Toutefois, cette ligne est fortement remise en question. Le programme du Parti Royaliste contient des mesures sociales, mais beaucoup moins que ce que propose Angel Rojas dans son discours de politique générale. Le temps tranchera !
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InfoLettre Politique
De Manticorien


CRITÈRES DE NORJA, est la suite de mot à prononcer si vous voulez provoquer des sueurs froides à Angel Rojas, Premier ministre de Sa Majesté. C'est une vraie guerre d'influence qui se joue autour du Premier ministre retranché à la Résidence Faure, depuis que la délégation tanskienne a eu la mauvaise idée, pour le bien-être du Premier ministre, de présenter les Critères de Norja au Conseil général de l'Organisation des Nations Démocratiques. Nous sommes le samedi 1 aout 2015, bonjour à tous et à toutes, que vous assistiez au siège de la Résidence Faure ou que vous vous la couliez douce dans les cuisines du ministère des Affaires Étrangères. Ne vous en faites pas, on vous explique tout !

LA RÉSIDENCE FAURE DEVENUE FORTERESSE.

C'est devenu sa guerre ! Le Premier serait furax de l'attitude de la diplomatie tanskienne qui n'a pas su trouver un numéro d'un ministre du Gouvernement de Sa Majesté avant de présenter la première version des Critères de Norja et la deuxième version, qui est actuellement en cours de discussion au sein de l'Organisation des Nations Démocratiques. L'homme en serait venu à remettre en cause ce qu'il croyait être une "relation spéciale". Angel Rojas, suivi par une partie de son gouvernement, n'aurait pas apprécié, c'est peu de dire, que Teyla ne fut pas contacté pour prendre la température du côté de Manticore, après les nombreux efforts du gouvernement actuel pour se rapprocher de la République Fédérale.

Rappelez-vous, Angel Rojas avait écrit toute une tribune dans un média tanskien pour appeler à un rapprochement entre les deux nations, à l'aube de la menace loduarienne. Bien que le texte était fortement tourné autour de la Loduarie Communiste et de la menace qu'elle représente, la tribune comportait des éléments tangibles sur d'autres aspects comme la culture et la création d'un prix de littérature. Le Premier ministre doit se souvenir des mots de soutien à l'ex-secrétaire générale de l'Organisation des Nations Démocratiques lors de l'affaire du croiseur loduarien. Rappelez-vous, Madeleine Skoglund avait déclenché un flot de critiques sur elle en prononçant le terme "agression militaire" un peu trop rapidement. Cela n'avait pas empêché Angel Rojas de déclarer devant une foule de journalistes : "Le Royaume de Teyla exprime sa pleine et entière confiance en la Secrétaire Générale pour diriger l'Organisation des Nations Démocratiques vers la réalisation de ses objectifs de paix, de stabilité mondiale et de justice face aux injustices."

24h mission possible ! Selon les sources proches du gouvernement de Sa Majesté, il a fallu pas moins de 24h à l'entourage du Premier ministre, retranché dans la Résidence Faure, lieu de travail et résidence des Premiers ministres teylais, pour convaincre Angel Rojas que l'affaire n'était pas si grave que cela. Mais, bien que le Premier ministre, transformé en drama queen le temps d'une journée, fut calmé, il ne comprend pas le comportement de la diplomatie tanskienne.

PENDANT CE TEMPS AU PAYS DE PIERRE LORE.

Ce n'est pas sa guerre. Le ministre des Affaires Étrangères ne souhaite pas se mêler aux jeux d'influence qui se jouent autour du Premier ministre et de son ami Angel Rojas. Alors que le Premier ministre était retranché dans la Résidence Faure, Pierre Lore, lui, était retranché dans les cuisines de son ministère. En outre, le ministère a engagé un nouveau chef cuisinier qui satisferait les papilles de Pierre Lore. Son entourage déclare que cet événement montre que Pierre Lore n'est pas intéressé par la politique politicienne et réfute le retranchement dans les cuisines. Bien que le dossier des Critères de Norja n'intéresse pas pleinement Pierre Lore, il n'est pas totalement retranché dans les cuisines de son ministère. En outre, le ministre prépare un texte d'accompagnement pour l'Union de Noyavik. Un texte qui sera présenté dès que possible au Conseil général de l'Organisation des Nations Démocratiques.

Ordre du chef. Avant une présentation du texte au Conseil général, le Premier ministre souhaite montrer l'exemple et contacter la diplomatie tanskienne pour prendre la température du côté de Norja. Une façon de montrer l'exemplarité de la diplomatie teylaise et que Manticore reste ouverte à toutes les coopérations. En outre, sous la plume de Pierre Lore, dans une lettre "officieuse", le Royaume de Teyla aurait proposé à la République Fédérale un retrait de la notion de l'unanimité en échange d'un vote du Royaume de Teyla laissant passer les autres aspects pouvant crisper le Royaume. En échange, le Royaume de Teyla demanderait toute la bienveillance de la République Fédérale concernant l'adhésion de la Fédération de Yukanaslavie aux deux chartes et l'adhésion du Saint-Empire de Karty en tant que membre observateur au regard "des réformes et efforts réalisés par le régime kartien".

Un Royaume royal envers Tanska. Ce n'est pas tout, le Royaume de Teyla s'engagerait à faire les efforts nécessaires pour convaincre Caratrad, récalcitrante à ratifier le texte dans sa version actuelle. Du côté de Manticore, on compte sur les liens entre les deux familles royales ou encore la donation de nombreuses sous-traitances de contrats militaires à Caratrad. Si un tel accord est accepté, du côté de la Résidence Faure, on ne doute pas que le texte sera ratifié malgré les mots "protection sociale". L'Organisation des Nations Démocratiques est bien trop importante pour la torpiller pour si peu. En clair, si le texte n'est pas ratifié, Angel Rojas aura donné consigne à ses députés de ne pas ratifier le texte.

Protection royale. Les ténors de la majorité ont remarqué la présence de Pierre Lore au côté de Sa Majesté pour la visite d'État au sein de l'Empire Confédéral Uni d'Antérinie. Sa présence, bien que nécessaire pour respecter la constitution, le gouvernement aurait pu être représenté par le Premier ministre en personne ou tout autre ministre, nous fait savoir l'entourage de Sa Majesté en off. Il faut comprendre à travers ce geste que Pierre Lore est désormais sous la protection de Sa Majesté Catherine III. Catherine III verrait en Pierre Lore un homme d'État, ne jouant pas sa partition personnelle, mais jouant la partition du Royaume de Teyla. Affaire à suivre !


*Considère l'action faite irp. Cela reste au stade de rumeur dans la presse mais l'action est bien réelle.
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La Translavya le commencement du déclin loduarien


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Le Globe Diplomatique, publié le 30/08/2015, écrit par Jonathan Pourvoit.


Voici le cinquième numéro de notre revue géopolitique, les quatre premiers articles sont à retrouver ici :



Les événements internationaux ont parfois des conséquences inattendues dans des domaines eux aussi inattendus par les acteurs internationaux ou nationaux. Les événements qui sont intervenus en Translavya en deux mille treize et début deux mille quatorze font partie de ces événements aux conséquences que personne n'aurait pu imaginer, tant le basculement tant pour l'Organisation des Nations Démocratiques que pour la Loduarie fut immense. L'une des conséquences est la propagation d'une blague dans les cercles diplomatiques et politiques teylais, puis dans la population teylaise dans tout le Royaume de Teyla, qui illustre le bouleversement qui se joue devant nous : "Qu’est-ce qui a provoqué la chute de la Loduarie ? Un pays en ruine". Bien que cette blague déforme la réalité de ce qu'était la Translavya lorsque la Loduarie Communiste décide d'envahir le pays après que les autorités dudit pays ont bombardé une centrale nucléaire loduarienne avec des missiles balistiques.

Certes, la blague déforme la réalité, mais elle est révélatrice de l'état du pays à l'aube de l'affrontement diplomatique puis militaire entre la Loduarie Communiste et la Translavya. En outre, la Translavya n'avait pas les moyens militaires de résister à une invasion d'envergure et à un conflit de haute intensité contre les forces loduariennes. Pourtant, la diplomatie et les autorités translaves sont entrées dans une confrontation verbale contre la Loduarie Communiste. À l'époque, la Loduarie Communiste ne donnait pas à la diplomatie toute l'importance qu'elle a maintenant auprès du Secrétaire général loduarien. Ainsi, la confrontation verbale s'est vite transformée en une confrontation militaire avec, en point d'orgue, le bombardement de la centrale nucléaire puis l'invasion du pays. Bien que le plan loduarien se soit déroulé sans accroc majeur sur le terrain, plusieurs complications géopolitiques sont rapidement apparues pour la Loduarie Communiste. L'Organisation des Nations Démocratiques, refusant de laisser le pouvoir loduarien s'étendre sur l'ensemble du pays, et le Duché de Gallouèse, pour des raisons différentes, ont alors commencé à agir en s'alliant pour libérer la Translavya de la fatalité qu'est le Loduarisme, l'Eurycommunisme.

Bien que la République de Tanska, Caratrad et Zélandia étaient déjà présents dans la région par des territoires nationaux et légitimes, l'intervention loduarienne a, de manière ironique, permis le renforcement de la présence de l'Organisation des Nations Démocratiques dans la région d'Eurysie du Sud. Les autorités loduariennes peuvent se poser la question suivante : l'influence de l'Organisation des Nations Démocratiques aurait-elle augmenté de manière significative sans l'invasion loduarienne ? Selon des officiels du gouvernement de Sa Majesté et des diplomates teylais, la réponse à la question est non. Ce diplomate témoigne : "La Loduarie Communiste a vraiment du mal à imaginer les conséquences de ses actions. Je ne sais même pas si le pouvoir loduarien comprend que chacune de ses actions renforce nos démocraties. Regardez la Translavya, sans l'intervention loduarienne, nous n'aurions rien fait, maintenant grâce à la Loduarie, on se retrouve avec un pays allié dans la région qui a une meilleure économie que ses voisins communistes. Victoire militaire loduarienne, échec géopolitique complet."

Du côté de la chancellerie de Manticore, on estime que l'invasion loduarienne de la Translavya est un tournant qui signe le déclin de la Loduarie Communiste. Pour beaucoup au sein du gouvernement, y compris pour le Premier ministre, la République Translavique rabat les cartes en Eurysie centrale face aux diverses nations communistes. Bien que la République Translavique partait avec un retard de plus de cent vingt milliards sur le produit intérieur brut comparé à sa voisine communiste et inspirée par l'Eurycommunisme, actuellement l'économie translavique dépasse l'économie loduarienne de cent vingt-quatre milliards. La faible population ternit l'avenir d'une croissance à trois chiffres indéfiniment pour la République Translavique, mais les milieux économiques n'hésitent pas à parler d'un miracle économique. Ce miracle économique a plusieurs explications, comme les investissements massifs venant de capitaux étrangers, essentiellement du Duché de Sylva et du Royaume de Teyla. Il envoie un message de réussite du modèle de la démocratie libérale comparé au modèle de la démocratie communiste. Sur le plan politique et démocratique, la République Translavique a vu des élections convoquées plusieurs mois avant la Démocratie Communiste de Translavya. Alors que la constitution de la Démocratie Communiste de Translavya est sortie de terre dès le début du régime sans débat démocratique, la République Translavique débat présentement et depuis plusieurs mois de sa future constitution.

Les entités qui sont nées d'une même nation ont pris une voie différente depuis l'officialisation des négociations et la création de deux entités administratives distinctes. En ce jour, c'est bel et bien la République Translavique qui réussit économiquement et politiquement à surpasser sa voisine communiste, qui se refuse à la négociation, alors que les forces politiques translaviques sont majoritairement ouvertes à négocier avec la Démocratie Communiste de Translavya pour la réunification. D'un point de vue militaire, la République Translavique refuse d'ouvrir des bases militaires étrangères pour éviter que les tensions régionales augmentent, et pas uniquement avec sa voisine communiste. Toutefois, les deux nations ont en point commun une perte de souveraineté brutale. La Démocratie Communiste de Translavya et la République Translavique sont toutes les deux soumises à des grands blocs d'alliances. Quant à la première, il s'agit de l'Union Internationale du Communisme et du Socialisme, pour la deuxième, il s'agit de l'Organisation des Nations Démocratiques. Nous pouvons résumer ces blocs aux démocraties communistes face aux démocraties libérales.

Cependant, il semble exister une différence notable dans ce point commun. En effet, lorsque la Démocratie Communiste de Translavya n'a plus une once de souveraineté avec des membres du gouvernement venant du P.E.V et une reconstruction à laquelle ne sont pas inclus les politiques locaux et la population locale, nous observons une dynamique inverse au sein de la République Translavique. Bien que le gouvernement par intérim doive répondre aux pressions du Duché de Gallouèse et autres nations, il reste indépendant vis-à-vis des forces d'occupation et, plus encore, il tire sa légitimité d'une élection et bientôt d'une nouvelle constitution qui sera soumise au peuple. Mais cela démontre la perte d'influence de la Loduarie Communiste. À l'époque, j'avais moi-même prédit que la Démocratie Communiste de Translavya aurait une administration soumise à la Loduarie. Bien que cela soit le cas, l'administration incluait des membres du P.E.V, un parti velsnien, et le pays a dû faire appel aux dons internationaux pour la reconstruction, une séquence géopolitique d'importance dirigée là aussi par le P.E.V. Ce contraste met également en lumière la perte d'influence progressive de la Loduarie Communiste.

Autrefois perçue comme un pilier inébranlable du communisme mondial, la Loduarie semble aujourd'hui incapable d'exercer un contrôle efficace sur la Démocratie Communiste de Translavya. La République Translavique se bat pour préserver sa souveraineté, comme le démontre le refus d'installer des bases militaires étrangères sur son sol et les investissements massifs nationaux dans l'économie pour contrer l'entrée des capitaux étrangers sur le sol national. La Démocratie Communiste de Translavya s'enlise dans un système qui mélange système national et international, via l'Union, et qui enferme la souveraineté nationale du pays dans les mains de puissances étrangères, afin de s'assurer que le pays suive les directives de ces mêmes nations. La souveraineté populaire n'est plus au sein de la Démocratie Communiste de Translavya.

La présence du P.E.V pose la question de son influence en dehors de la Translavya, sur le monde communiste en outre. D'un point de vue extérieur, le parti velsnien, qui a obtenu de très bons scores électoraux, est sur une très bonne dynamique au sein de l'Union. Il est vu comme l'un des acteurs majeurs de cette organisation créée par le Secrétaire général de la Loduarie Communiste, dans le but d'unir les mouvements communistes mondiaux. Selon plusieurs sources internes à l'organisation, le parti n'hésite pas à prendre des initiatives majeures au sein de l'organisation, comme la création d'organes permettant aux mouvements communistes de développer une rhétorique si ce dernier évolue dans une société capitaliste. Le parti est aussi à l'origine de l'Eurycommunisme, qui n'est qu'une théorie communiste développant la pensée du Secrétaire général de la Loduarie Communiste. Signe de l'accaparement de l'organisation par un parti non loduarien. Là où traîne le P.E.V traîne la Loduarie Communiste, bien derrière. Le P.E.V a plus d'influence, alors qu'il s'agit d'un parti politique, que la majorité des nations pleines qui sont membres de l'organisation. Le pouvoir absolu n'existe pas, mais le P.E.V s'en rapproche dangereusement.

Le P.E.V n'est pas le seul signe de la perte d'influence dans le monde et sur le communisme mondial. En outre, la Fédération des Peuples Estaliens a récemment dépassé la Loduarie Communiste en matière économique. Bien que le chemin sera long pour l'Estalie pour rattraper son retard militaire sur la Loduarie Communiste, le dépassement économique pourrait amener à une rivalité sur le contrôle des mouvements communistes eurysiens et peut-être mondiaux selon les objectifs des officiels de l'Estalie. L'entrée de la Fédération dans l'Union démontre pour l'instant que la Fédération joue le jeu de l'unité dans le monde communiste. Malgré les points de tension potentiels qui sont nombreux du fait des différences grandissantes entre l'anarchisme mêlé à un communalisme estalien et l'Eurycommunisme. L'idéologie de l'Estalie s'ancre bien plus facilement dans une organisation comme l'Internationale Libertaire que l'Union Internationale du Communisme et du Socialisme, bien qu'on puisse être membre des deux organisations en même temps.

L'avenir de l'influence sur le communisme mondial dépendra de sa faculté à manier avec diplomatie les différents courants idéologiques pour garder une unité derrière l'Eurycommunisme et la Loduarie Communiste. Les nations communistes voient l'Union Internationale du Communisme et du Socialisme comme une organisation qui doit servir les intérêts des idéologies communistes, anarchisme, communalisme et socialisme. Est-ce le cas de la Loduarie Communiste ? Il est probable que le pays voit l'organisation comme un outil qui doit servir ses intérêts à travers le communisme. Une différence de vision sur laquelle pourra jouer avec habileté l'Estalie si elle veut contester le leadership des mouvements communistes eurysiens à la Loduarie et au P.E.V.
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La réforme de la diplomatie, quand la diplomatie fait sa révolution !


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L'informé, publié le 12/09/2015, écrit par Jessica Love.

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De profil, on dirait Angel Rojas. Elle porte les mêmes costumes, les mêmes chemises. La coupe de cheveux est semblable à celle du chef du gouvernement, bien que plus féminine. Plus frappant, l'allure du nez et les traits du visage sont pareils de profil. Pourtant, cette femme n'est pas Angel Rojas et reste inconnue du grand public. Son nom est connu par une poignée d'intimes et de proches du chef du gouvernement, mais aussi par l'état-major du Mouvement Royaliste et d'Union. Son nom est Magalie Vitroshi. Elle est une proche conseillère du Premier ministre sur les sujets diplomatiques. Mais attention, ce n'est pas une conseillère de la lumière, Magalie Vitroshi semble détester la lumière et préfère l'ombre. Souvent, elle tarde à partir de la Résidence Faure la nuit. Ses détracteurs racontent que lorsqu'elle part, elle peut apercevoir Jean-Louis Gaudion, l'actuel Secrétaire général de l'Organisation des Nations Démocratiques, rôder autour de la Résidence Faure, tout en précisant que le siège de l'Organisation des Nations Démocratiques est tout au plus à cinq minutes de la Résidence Faure.

Ses missions diplomatiques s'étendent de l'Organisation des Nations Démocratiques au Hvítneslånd en passant par la Loduarie Communiste ou encore la République Fédérale de Tanska. C'est elle qui est à l'origine de la nomination de Jean-Louis Gaudion au poste qu'il occupe maintenant depuis l'hiver deux mille quatorze à la suite de la démission de Madeline Skoglund. La conseillère de l'ombre fait irruption dans une des salles de la Résidence Faure, alors que sont présents le Premier ministre Angel Rojas, la ministre de l'Économie Sandrine Couturier et Jean-Louis Gaudion qui était à l'époque le ministre des Affaires Étrangères. Alors que les discussions semblent coincées parce qu'il faut contenter toutes les parties et que le Premier ministe souhaite un connaisseur de l'organisation, la conseillère propose l'homme qui a participé à bâtir l'Organisation des Nations Démocratiques. Aujourd'hui, le choix ravit Angel Rojas, parce que le mandat du Teylais est considéré comme très réussi. Lors d'une interview matinale, Pierre Lore, l'actuel ministre des Affaires Étrangères, affirme que "Sous le mandat de Jean-Louis Gaudion, l'organisation n'a jamais été aussi attractive pour les nations étrangères et tierces à l'organisation. Nous avons enregistré un nombre record d'adhésions, des réformes ont été entreprises comme les Critères de Norja toujours en discussion ou encore l'Agence Spatiale ONDienne qui elle est actée par la législation interne." Même si, beau joueur, il reconnaîtra que le mandat de sa prédécesseuse "a permis d'entamer une dynamique qui a profité à Jean-Louis Gaudion. Le mandat Tanskien fut un excellent mandat, nous devons le dire." Il avertit les Zélandiens sur qui repose le choix du prochain Secrétaire général : "Je souhaite bonne chance à mes camarades Zélandiens, qui doivent trouver une excellente personne adaptée pour le poste. La barre est très haute pour l'instant."

La conseillère de l'ombre est l'une des conseillères principales du Premier ministre concernant la diplomatie. Comme Yasmine Laval et Pierre Lore, mais ces deux personnages sont des ministres connus du public et sont placés sous le regard attentif de l'Assemblée nationale et la Chambre des Nobles. Magalie Vitroshi, en revanche, opère dans l'ombre, loin des projecteurs et des débats publics. Son influence, bien que discrète, est indéniable. Lorsque l'opération Clean House débute sur le sol du Hvítneslånd et que les premières troupes teylaises débarquent, c'est elle qui active son réseau afin que le Royaume de Teyla puisse avoir des interlocuteurs avec qui parler. L'objectif est d'organiser l'occupation, qui ne fait aucun doute au regard de la puissance du Royaume et de ses partenaires participants à l'opération face aux milices de l'État fasciste. Comment organiser l'occupation ? Le Premier ministre et le ministère de la Défense cherchent à trouver des interlocuteurs sérieux, connaissant le pays, afin que l'enquête sur les crimes du régime commence au plus vite. Grâce au réseau de Magalie, ils vont trouver plus d'une dizaine d'interlocuteurs considérés comme sérieux par le ministère de la Défense nationale, répartis dans le pays. L'un d'eux se révélera être un ancien officiel du régime ayant pratiqué des crimes de guerre sur la population. Pas grave pour Magalie Vitroshi, pour qui seuls les résultats comptent. Le Royaume de Teyla a rompu tous les contacts dès qu'il a été mis au courant du comportement passé de cet interlocuteur, pas Magalie.

En janvier de l'année deux mille quinze, dans ses vœux adressés à la diplomatie teylaise, Angel Rojas estime que la diplomatie "est l’image du Royaume de Teyla. Elle est montée en puissance tout au long des deux dernières années, bien qu’elle fût déjà proche du sommet." Tout en ajoutant : "Vous êtes l’un des corps d’État les plus importants du Royaume, car vous nous défendez de nos ennemis par les mots, vous attirez à nous nos partenaires par vos mots, et vos mots sont parmi les plus beaux de notre langue." L'hommage rendu aux diplomates ne s'arrête pas et Angel Rojas continue : "Grâce à vous, nous parlons et nous sommes entendus sur la scène internationale. Je vous regarde et je vois des hommes d'État qui ont en eux le Royaume de Teyla et sa monarchie. Qu'importe où vous vous trouvez, je sais que les intérêts du Royaume de Teyla résonnent en vous à chaque instant, que vous soyez à Manticore, Norja ou encore Tozimara. Le monde vit des bouleversements, mais je sais que les diplomates font face avec sérénité parce que, forts de votre parcours, vous avez l'assurance que le Royaume de Teyla saura vous trouver même à l'autre bout du monde face aux bouleversements. Vous faites rayonner la Couronne du Trône de la Prospérité, je ne l'oublierai pas."

En outre, il n'a pas oublié que le corps diplomatique restait l'un des corps les plus nobles et prestigieux du Royaume de Teyla. On retrouve parmi les diplomates et surtout les ambassadeurs toute une caste de familles nobiliaires et aristocratiques. Bien que la gauche soit plus favorable à la monarchie que la droite au Royaume de Teyla, l'accaparement des postes prestigieux de la diplomatie teylaise par des nobles a toujours gêné les barons du Mouvement Royaliste et d'Union, Angel Rojas en premier. Si Angel Rojas reconnaît la compétence et l’excellence des diplomates teylais, il ne peut ignorer que l’accès à ce corps d’élite reste largement dominé par les anciennes familles aristocratiques. Dans un Royaume dans lequel la méritocratie est promue comme un pilier de la prospérité économique, culturelle et intellectuelle, voir les postes prestigieux de la diplomatie teylaise échapper à cette dynamique est une grande source de frustration pour les membres du Mouvement Royaliste et d'Union.

Bien que la nomination des diplomates pour les postes prestigieux soit un pouvoir du Premier ministre, les anciens Premiers ministres se sont retrouvés à nommer beaucoup de personnes issues de l'aristocratie. Tout d'abord, les familles aristocratiques reçoivent l'une des meilleures instructions du Royaume de Teyla et permettent d'avoir une classe de population intellectuelle dans laquelle piocher quand le besoin s'en fait ressentir. C'est l'une des raisons qui explique l'élitisme réservé à la haute diplomatie teylaise. Toutefois, les anciens Premiers ministres devaient subir une pression du corps diplomatique pour maintenir ces nominations qui relevaient d'une tradition qui devait être perpétuée selon ses membres. La droite, désireuse de réduire l'influence de la monarchie, et la gauche, aspirant à étendre la méritocratie, dépendaient en partie de ces familles pour leurs campagnes électorales et finissaient par céder à leurs pressions.

Mais Angel Rojas, l'ancien juge anti-corruption connu pour avoir arrêté devant les caméras la femme d'un président de l'Assemblée nationale, n'est pas un homme qui aime se laisser faire sur la scène nationale. Alors qu'il exerce ses vœux devant les diplomates, son entourage plaide pour une réforme en profondeur du corps diplomatique teylais. En finir avec "l'héritage" et faire entrer la méritocratie, tout en assurant la continuité du corps diplomatique face aux changements géopolitiques majeurs, voici les objectifs de l'entourage d'Angel Rojas et de Magalie Vitroshi. D'autres au sein du parti lui disent qu'avec ses réformes sociales qui bouleversent le pays, ce n'est pas le moment de se mettre la noblesse et l'aristocratie à dos. Pourtant, le Premier ministre avait déjà commencé en rééquilibrant dans les nominations la part de personnes venant de l'aristocratie et de la noblesse. Une baisse de vingt pour cent qui avait eu pour conséquence de voir la famille Bragrance s'exprimer dans les médias à ce sujet. Les principaux membres de la famille ont ainsi écumé les plateaux télé et les journaux papier pour dénoncer un délitement de la qualité du personnel diplomatique et qu'il était de leur devoir d'alerter la population.

Dès deux mille treize, un an après son arrivée au pouvoir, le Premier ministre lance les instances de la diplomatie en interne. L'objectif ? Que le ministère des Affaires Étrangères et que les députés du parti proposent des solutions pour moderniser l'outil diplomatique du Royaume de Teyla. Les débats au sein du ministère des Affaires étrangères et du parti d'Angel Rojas furent intenses. Les deux camps dont nous avons dessinés les contours plutôt se retrouvent ici. Ceux qui estiment que le gouvernement ne doit pas fâcher les élites du Royaume et les partisans d'une réforme en profondeur. Jean-Louis Gaudion est partisan d'une réforme minime qui permettrait d'en finir avec la surreprésentation des familles aristocrates. Pourtant, déjà à l'époque, le Premier ministre et comme la majorité du Mouvement Royaliste et d'Union sont favorables à une réforme en profondeur, même si les contours font débat. Cette différence s'explique avant tout par le fait que Jean-Louis Gaudion vient de la droite et est membre du parti politique Les Royalistes qui ne voit d'un mauvais œil uniquement l'accaparement des hauts postes par l'aristocratie. Malgré la difficulté de parler avec la Loduarie Communiste, Les Royalistes estiment que la diplomatie teylaise fonctionne, comme le démontre pour eux la création de l'Organisation des Nations Démocratiques ou encore le partenariat avec Zélandia et Stérus. Quant à la Loduarie Communiste, ils estiment que la faute revient aux autorités loduariennes qui ne veulent pas discuter.

Du côté de la Résidence Faure, on estime que les changements géopolitiques sont trop brutaux pour que le système teylais puisse s'adapter aux enjeux régionaux et mondiaux. Il faut réformer le système avant que celui-ci montre ses failles face à un monde de plus en plus brutal et conflictuel. L'année deux mille quinze verra une baisse des conflits armés, mais le gouvernement maintient sa position. On observe les réformes entreprises par la Grande République de Velsna post-guerre civile sur la diplomatie. La Grande République de Velsna n'a plus un ambassadeur par pays mais un ambassadeur par petit pôle géopolitique, comme l'Organisation des Nations Démocratiques, et selon les liens diplomatiques existants. Les liens forts entre la Grande République et l'Alguarena aboutissent à la nomination d'un ambassadeur velsnien uniquement dédié aux affaires liées à l'Alguarena. Durant l'année deux mille treize et deux mille quatorze, les propositions s'amassent sur le bureau d'Angel Rojas mais ne trouvent pas le temps de recevoir une réponse. Le gouvernement est trop occupé avec la Loduarie Communiste et les réformes des systèmes de secours, après la canicule qui a marqué l'opinion publique. Le gouvernement est aussi frileux, comme les gouvernements précédents, à se mettre à dos les donateurs permettant au Parti d'assurer les campagnes électorales.

L'année deux mille quinze est une année non électorale, comme l'année deux mille seize. Ce qui laisse deux années sans échéance électorale pour le gouvernement et le Mouvement Royaliste et d'Union. Au sein du parti, on est conscient de cela et on estime la porte ouverte pour une réforme de la diplomatie. Un député en début d'année disait dans notre journal : "Si on veut faire la réforme, c'est dans l'année. On aura un an pour convaincre que notre réforme sert le Royaume, un an pour retrouver nos donateurs s'ils partent. C'est jouable. On tient le pays, l'opposition non, c'est un sacré avantage." Alors, le gouvernement et le parti se sont mis en ordre de marche pour aboutir à une réforme de la diplomatie teylaise. Les mois de janvier et de février ont vu les propositions sur le bureau d'Angel Rojas décortiquées par tout l'appareil d'État. Les mesures les plus pertinentes ont été gardées, un processus suivi de très près par Pierre Lore et Angel Rojas. Les quatre mois suivants ont vu la navette parlementaire entre l'Assemblée nationale et la Chambre des Nobles se faire sans encombre, la gauche royaliste ayant la majorité dans les deux chambres.

La réforme est officiellement adoptée le 1er juin et signée par Sa Majesté Catherine III trois jours plus tard. Elle instaure le Corps Diplomatique de Crise - CDC, une nouvelle entité rattachée au ministère des Affaires étrangères et spécialisée dans la gestion des crises à l'étranger. Chaque ambassadeur teylais pourra solliciter l'intervention du Corps Diplomatique de Crise dans les situations de crise. Ce corps diplomatique est principalement composé d’envoyés spéciaux et d’experts dans divers domaines liés aux crises internationales, qu’il s’agisse de catastrophes naturelles, de conflits armés ou d’urgences climatiques. Toutefois, le ministère des Affaires étrangères conserve la possibilité de déployer le CDC de sa propre initiative, sans requête préalable d’un ambassadeur. L’objectif principal du CDC est d’apporter un soutien rapide et efficace aux représentations diplomatiques du Royaume en cas de crise. Actuellement, de nombreuses ambassades ne disposent pas des compétences spécifiques pour répondre aux urgences de grande ampleur. Selon le gouvernement, cette réforme permettra d’assurer une plus grande réactivité et une meilleure adaptation aux défis internationaux.

Le gouvernement et le parlement s'attaquent au manque de personnel au sein du ministère des Affaires Étrangères et dans les différentes représentations à l'extérieur. En outre, le développement des ambassades à l'étranger, la complexification des affaires géopolitiques ainsi que le développement d'organisations internationales dans lesquelles s'intègre le Royaume de Teyla amènent à une montée en puissance des effectifs du ministère inédite qui n'est actuellement pas accompagnée par la dépense publique. Actuellement, le ministère estime que plus de cent vingt emplois ne sont pas pourvus. Cela s'explique par un manque de candidats dû à un manque de cursus. En outre, le seul parcours scolaire permettant d'avoir accès aux emplois diplomatiques teylais est un parcours scolaire dans lequel les études supérieures sont réalisées dans la capitale Manticore, avec des places limitées en nombre. La réforme comprend la création de deux cursus permettant l'accès aux emplois diplomatiques à l'extérieur de Manticore. Le premier sera situé à Saint-De-Tour et le second à Gèvre. Ils seront ouverts pour la rentrée de septembre. La réforme comprend l'ouverture de nouvelles places pour le cursus basé à Manticore. Tous les cursus diplomatiques devront désormais avoir un quota de vingt pour cent d'étudiants boursiers. Une révolution pour le système éducatif teylais !

Cette ouverture permettra la diversification des profils, du moins c'est l'espérance du gouvernement. Avec cette diversification des profils, le gouvernement souhaite que la diplomatie ne soit pas un corps établi et qui s'arrête de penser. En outre, il veut stimuler les apports intellectuels de ses fonctionnaires en renouvelant les pratiques et les doctrines pour s'adapter aux enjeux mondiaux. S'adapter aux enjeux mondiaux modernes, ce sont les raisons qui ont poussé le gouvernement à pousser pour l'instauration d'un nouveau système d'ambassadeur, copié du modèle velsnien mais à la sauce teylaise. En dehors de la Fondation d'État de Zélandia, la République Démocratique du Wanmiri et la Fédération de Yukanaslavie sont les seules nations gardant l'ancien système, à savoir un ambassadeur par État. La Résidence Faure voit ces nations comme des nations pouvant adhérer à l'Organisation des Nations Démocratiques et souhaite un traitement "privilégié" pour ces nations.

La réforme apporte la création de grands pôles diplomatiques qui seront sous la responsabilité d'un ambassadeur plénipotentiaire aidé par des ambassadeurs semi-plénipotentiaires. Le Premier ministre est toujours chargé des nominations des deux types d'ambassadeurs, sans validation de la part de l'Assemblée nationale. La contresignature du ministre des Affaires Étrangères est nécessaire toutefois. Ainsi, le gouvernement est libre, pour des raisons de flexibilité, de créer les pôles diplomatiques qu'il souhaite. Le gouvernement actuel a fait le choix de créer d'immenses pôles diplomatiques comme pour l'ambassadeur portant le titre des treize couronnes qui regroupe les monarchies et empires ne trouvant pas leur place dans les autres pôles. Les deux pôles les plus prestigieux sont celui des nations du monde libre et des cinq alliés qui regroupe les partenaires de l'Organisation des Nations Démocratiques et celui des nations du monde libre qui regroupe les États démocratiques qui ne font pas partie de l'Organisation des Nations Démocratiques et qui regroupe pas moins de seize États.

Ces pôles attirent les convoitises dans le parti au pouvoir. Beaucoup de membres du parti espéraient ainsi être nommés ambassadeur plénipotentiaire, un titre perçu aussi prestigieux que celui de ministre dorénavant, ou encore ambassadeur semi-plénipotentiaire. Les nominations allaient être scrutées de près pour savoir si cela annonçait la fin de l'aristocratisation des hauts postes diplomatiques. Parmi les dix ambassadeurs, seule l'ambassadrice des nations du monde libre est issue de l'aristocratie mais ayant un parcours dans le milieu diplomatique considéré comme exemplaire au sein du gouvernement. Les aristocrates sont relégués aux postes d'ambassadeurs semi-plénipotentiaires qui occupent la moitié de ces postes. Toutefois, le rôle d'un ambassadeur semi-plénipotentiaire dépend de l'ambassadeur plénipotentiaire, car ce dernier fixe les attributions de ses ambassadeurs semi-plénipotentiaires pour une meilleure flexibilité. La diplomatie teylaise a fait sa révolution !
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Depuis Villedor Julia Roberta lance la campagne pour le congrès du parti Les Royalistes.


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L'informé, publié le 16/09/2015, écrit par Orange Urin.

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L’histoire retiendra peut-être que la campagne pour les élections législatives de deux mille dix-sept aura démarré ce 4 octobre deux mille quinze dans l'Aréna de la ville de plus de trente mille habitants, dans la région de Calcaris de Villedor. Le choix du lieu de Julia Roberta, présentée pour cet événement par son entourage comme la "Dame de Fer", n'est pas le fruit du hasard, mais d'une réflexion poussée. Chez Les Royalistes, on observe attentivement la poussée de l'extrême-droite à travers le Parti Royaliste dans tout le pays et notamment dans la région de Calcaris, là où elle réalise ses meilleurs scores selon les sondages. Là aussi, ce n'est pas le fruit du hasard, car la région est une région frontalière avec la Loduarie Communiste. Le Parti Royaliste axe ses interventions médiatiques contre la Loduarie Communiste, qui est présentée comme la "Pire nation existante" ou encore "Un régime qu'il faut abattre". Cela fait suite aux nombreuses invectives et tensions existantes entre le Royaume de Teyla et la Loduarie Communiste. La division de la droite au niveau national accentue l'écart existant entre le Mouvement Royaliste et d'Union et Les Royalistes. Quand le premier est crédité de trente-neuf pour cent des voix, le second est crédité de dix-neuf pour cent des voix, soit vingt points d'écart dans la seule région de Calcaris qui compte quarante-cinq circonscriptions.

Dans le camp de Julia Roberta comme dans celui de Jean-Louis Gaudion, les deux adversaires du prochain Congrès du parti Les Royalistes ont bien compris que pour avoir une majorité absolue, il fallait gagner au moins quelques circonscriptions de la région, plus de dix, nous dit-on. Or, avec un tel écart entre la force de droite et de gauche, on sait que c'est mission impossible. La tâche s'annonce ardue pour Les Royalistes afin de combler un écart énorme en une année, alors que le parti se divisera lors du congrès. Face à ces obstacles, l'actuelle Présidente par intérim et candidate pour sa succession face à Jean-Louis Gaudion a décidé de lancer les hostilités pour le congrès qui se tiendra le cinquième mois de l'année deux mille seize. Dans l'entourage de Jean-Louis Gaudion, on dénonce une manœuvre "irrespectueuse, grossière" et "manquant de fair-play", alors que le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Démocratique démissionnera de son poste au mois de février. Pendant ce temps, l'ancien ministre est obligé de se soumettre à un droit de réserve concernant la politique teylaise.

La réaction de Julia Roberta passe par ce discours à l'Aréna de Villedor, dans lequel la candidate durcit le ton à l'égard de la Loduarie Communiste pour tenter de récupérer l'électorat souverainiste et anti-communiste qui trouve l'actuelle politique menée trop laxiste. Face à une foule galvanisée, elle durcit le ton contre la Loduarie Communiste, qualifiant le régime de "menace absolue" pour la souveraineté et les valeurs du Royaume de Teyla. Nous vous proposons de revenir en détail sur ce discours qui pourrait bien lancer la campagne pour les élections législatives de deux mille dix-sept.

Chers compatriotes et amis. C’est un plaisir immense, un honneur profond, de me tenir devant vous aujourd’hui, ici à Villedor, et d’observer cette foule immense, vibrante, venue se réunir pour écouter ce qui saura être des propositions pour le Royaume de Teyla qui permettront d'augmenter son prestige et de défendre ses citoyens face aux menaces de ce monde. Votre présence témoigne de votre amour et de votre attachement au Royaume et à ses valeurs. Je vous promets face à face de ne pas reculer face à la dureté du pouvoir et de vous défendre quoi qu’il en coûte. Ne jamais reculer face à la Loduarie Communiste qui par le passé a tué des compatriotes, nos frères et nos sœurs, sans aucune raison. Ils l'ont fait par pur plaisir et barbarie.

Je refuse de ne rien faire comme le fait le Gouvernement d'Angel Rojas avec la complicité de tout le Mouvement Royaliste et d'Union. Des huées descendent de la salle. Vous avez raison de les huer, comment peut-on aller négocier avec ceux qui cherchent à nous tuer, ceux qui cherchent à mettre fin à notre culture, à nos valeurs ? Je vous promets, Teylais et Teylaises, de ne jamais aller discuter avec nos ennemis, parce que oui, la Loduarie Communiste est un ennemi du Royaume de Teyla. Ce n'est pas la volonté du Royaume, mais bien celle des autorités communistes de cette nation dont l'influence baisse de jour en jour. Comme l'a montré de nombreuses fois en Okaristan, en Translavya et ailleurs, ce régime s'érige en ennemi de la démocratie, des libertés fondamentales. Face à cette réalité, notre parti rejette catégoriquement la proposition du sommet dit de la « paix » initiée par le gouvernement d’Angel Rojas. Aux membres du gouvernement, je peux dire que la paix n'impose pas la capitulation. Pourtant, c'est cela que provoquera le sommet. La capitulation face à une nation qui ne nous a pas défaits.

J'avertis le gouvernement. Vous faites une grave erreur et nous ne pourrons voter les traités qui nous soumettraient et qui nous feraient capituler face à une nation étrangère qui tue les nôtres et qui n'a toujours pas payé. Si nous revenons au pouvoir, je vous promets la fermeté face à la Loduarie Communiste. Elle fait une pause, au regard du bruit éclatant dans la salle, une salle exultant face aux mots de Julia Roberta. Nous nous retirerons de chaque traité qui sortira de ce sommet de la honte et non de la paix, comme veut le faire croire le gouvernement. Non à la compromission face à une nation impérialiste, la plus de toutes. Elle envahit, comme elle maltraite son peuple. Par ces invasions et les actions en interne, il n'y a pas un Loduarien dans ce monde qui est plus grand criminel que l'actuel Secrétaire général de la Loduarie Communiste.

Contrairement au Parti Royaliste, nous faisons des propositions réalistes. Chers Teylais, ne tombez pas dans le piège de l'extrême-droite qui flirte avec le fascisme. La Loduarie n'est pas la seule menace qui pèse sur le Royaume de Teyla. Hélas, la menace de la démagogie, du populisme qui prétendent défendre le Royaume alors qu'ils ne font que l'affaiblir, existe et est grandissante. Contrairement à eux, nous ne voulons pas voir le Royaume reculer à l'âge de pierre, nous voulons le voir progresser dans tous les domaines. Oui, Martin Hugues, je vous combats de toutes mes forces, comme je combats la Loduarie Communiste, parce qu'il n'existe aucune différence entre votre idéologie et les actions de la Loduarie. Oui, les personnes LGBT existent et elles doivent avoir les mêmes droits que les personnes hétérosexuelles. Oui, les discriminations existent et oui, nous sommes une société multiculturelle. Quoi que vous en disiez et pensiez. Ce n'est pas parce que vous êtes à huit pour cent dans les sondages, chiffre à la baisse, nous remarquerons, que vous devez insulter le Royaume et sa Couronne¹ comme vous le faites nuit et jour. Ce qui démontre bien que c'est bel et bien vous qui n'êtes pas un Teylais ! Comme je l'ai dit, le Royaume de Teyla ne reculera sur ses valeurs, que ce soit face aux chemises rouges ou face aux chemises brunes.

¹ En effet, le Parti Royaliste ne reconnaît pas la légitimité de Catherine III Courvoisier à régner sur le Royaume de Teyla. La branche Courvoisier est estimée comme trop progressiste de manière générale. Le Parti Royaliste reconnaît la seule légitimité de l'héritier de la dynastie Hardouin. Cette non-reconnaissance a valu, à la fin des années deux mille, une scission au Parti Royaliste, qui a vu la création du Mouvement des Traditionalistes, lequel reconnaît la légitimité des trois dynasties historiques à régner sur le Royaume de Teyla. Dans le duel à distance entre les deux partis, le Parti Royaliste domine largement son rival, qui n'est qu'un parti très localisé. En outre, le Mouvement des Traditionalistes réalise ses meilleurs scores dans les villages à la frontière entre Teyla et la Grande République de Velsna.

Pour en revenir à la Loduarie Communiste, nous ne pouvons pas nous permettre d’être naïfs face à une puissance qui n'a jamais recherché la paix, mais uniquement la confrontation. Le régime Loduarien se nourrit de la confrontation. Sans celle-ci, il n'est rien et le régime s'effondrera parce que le peuple loduarien s'en rendra compte : le pays est corrompu, n'a pas une économie compétitive, et le bien-être, la qualité de vie sont bien meilleurs chez ses voisins. Alors, qu'est-ce que défendre le Royaume de Teyla dans ce contexte particulier ?² Est-ce, comme le fait le gouvernement, ployer le genou devant Lorenzo, ce chef totalitaire et criminel de guerre ? Ou est-ce proposer à la population le choix d'actes forts et réalistes ? Nous sommes tous ici, réunis pour défendre le Royaume et construire un projet cohérent, donner une réponse à cette question primordiale. Nous ne nous défilerons pas quand il s'agira de défendre le Royaume de Teyla dans le chaos du monde actuel.

² Face à la gauche qui pose la question : "Quel est le projet de la droite pour le pays ?" suite aux discours de politique générale d'Angel Rojas déroulant un projet pour le Royaume de Teyla, la présidente par intérim du parti Les Royalistes a trouvé une parade : celle de la défense du Royaume de Teyla. Une nouvelle stratégie dont le temps nous dira si celle-ci est efficace ou non pour reconquérir les électeurs du centre et ceux partis à l'extrême-droite. Plusieurs membres de l'entourage de Julia Roberta ont transmis aux médias le souhait de Julia de voir une droite combative sur le plan intellectuel face à la gauche pour les prochaines élections.

Ainsi, chers compatriotes, nous instaurons une journée nationale pour rendre hommage aux victimes de la barbarie loduarienne. Plus qu'un jour de mémoire, ce sera un jour de vérité. Une vérité que nous exposerons au monde. Pas un jour ne passe sans que nous pensions à Corentin et Marie. Devenus les martyrs d'un régime totalitaire et cruel que nous combattons, le gouvernement lâche n'a jamais cherché les réponses à ces meurtres de sang-froid. Oui, lâche, parce que quand nos compatriotes meurent et que l'excuse sortie par un régime que nous ne pouvons pas croire est "acte de terrorisme", alors nous ne pouvons pas abandonner et les sanctions les plus brutales doivent être prises pour faire plier ce régime. Rappelons à ces pitoyables bourreaux que la liberté teylaise ne se monnaye pas au prix d'un calme relatif, que la liberté, nous la défendons qu'importe la menace, et nous userons de tous les moyens nécessaires de coercition pour le faire.

Sous le mandat des Royalistes, tout bien matériel et culturel provenant de la Loduarie Communiste subira des droits de douane à hauteur de cent pour cent³, même pour ceux qui ne font que passer par le Royaume de Teyla. Ces droits de douane resteront en place tant que la Loduarie Communiste ne nous laissera pas enquêter sur la mort de Corentin et Marie sur son sol et tant qu'ils nous ne donneront pas accès à leurs dossiers. Nous n'avons pas vu la lumière d'un procès post mortem et encore moins les dossiers de l'enquête loduarienne, ce qui tend à prouver qu'ils mentent sur la nature des actes que faisaient Corentin et Marie. Je vous promets que l'argent récolté des biens en provenance de la Loduarie sera utilisé à bon escient pour renforcer le Royaume de Teyla et lui donner les moyens de répondre à chacune des menaces auxquelles il fait face. En plus, ces fonds serviront à financer des associations qui défendent les droits fondamentaux de l'Homme à travers le monde et y compris en Loduarie Communiste. Mais le combat ne s'arrête pas à la Loduarie Communiste, il s'étend à ses soutiens. En outre, les droits de douane à cette hauteur seront étendus aux alliés et aux partenaires de la Loduarie à travers le monde, pas uniquement à ceux qui se trouvent sur le continent Eurysien.

³ Bien que Les Royalistes soient très favorables au libre-échange et à sa propagation sur la scène internationale, l'un des courants du parti, celui de Julia Roberta, prône que le libre-échange n'est pas fait pour éviter la paix lorsque des régimes remettent en cause l'intégrité d'une nation ou la vie des citoyens d'une nation. À l'inverse du développement pur et dur du libre-échange, cette ligne politique prône un développement du libre-échange avec les démocraties libérales et, après cela, au cas par cas après des concessions obtenues de la part des régimes qui ne sont pas des démocraties libérales. Ici, les droits de douane sont pensés comme une mesure de "punition" envers la Loduarie Communiste dans l'espoir de la faire plier aux demandes du Royaume de Teyla. Que cette pensée soit la ligne majoritaire, c'est une première, ce qui révèle le basculement d'une partie de l'opinion vers l'anti-loduarisme extrême.

Avec nos alliés de l'Organisation des Nations Démocratiques, nous agirons pour que nos ennemis, y compris la Loduarie Communiste, n'aient en aucune façon accès à de la haute technologie militaire et que des régimes étrangers puissent y livrer des armes sans l'assentiment du Royaume de Teyla. Rappelez-vous de ces navires loduariens qui suivaient nos convois. Rappelez-vous de ce contrôle loduarien sur un cargo antarien, qui n'a montré aucun signe d'hostilité. Pourquoi nous interdisons-nous ce qu'ils s'autorisent ? Comment prétendre lutter contre la Loduarie si nous ne le faisons pas à armes égales ? Notre doctrine doit être remise à plat et ces élections législatives et municipales à venir en doivent être les prémices. Nous ne pouvons plus laisser la Loduarie Communiste dicter sa loi dans la région et tenter de contraindre des régimes comme celui de la République d'Antares, qui a comme seul tort celui d'être une démocratie pleine et entière.

Parce que cela ne suffit pas pour être efficace si nous parlons uniquement de l'économie. Nous prendrons des mesures fortes et rapides concernant l'immigration. Dès lors que nous serons au pouvoir, plus aucun visa, titre de séjour ne sera accordé aux ressortissants loduariens. Nous ne saurions accueillir ceux dont le régime nous considère comme un ennemi à abattre. Quant à ceux qui résident déjà sur notre sol sous des titres de séjour, qu'ils entendent mes mots. Les documents en cours ne seront pas remis en cause par la nouvelle administration. Toutefois, aucun renouvellement ne sera accordé même après nous avoir suppliés. Cependant, sommes-nous cruels ? À l'évidence, non ! C'est pourquoi je n'oublie pas l'humanité qui caractérise tant notre nation depuis des siècles. Les Loduariens qui pourront prouver qu'ils sont en danger en Loduarie Communiste auront droit à une exception de cinq années renouvelable autant de fois que nécessaire. Nous ne pouvons pas combattre le totalitarisme, l'oppression, tout en refusant d'accueillir leurs victimes. Ceux qui prétendent l'inverse sont les partisans d'un totalitarisme qui se cache et qui ne dit pas son nom. Soyez-en sûrs.⁴

Les mots de Julia Roberta font ici référence à l'extrême-droite, tant au Parti Royaliste qu'au Mouvement des Traditionalistes. Deux mouvements de l'extrême-droite prônant pour le premier un isolationnisme pur et un arrêt total des flux migratoires, voulant entretenir des relations avec des régimes non démocratiques, et le second voulant vassaliser la politique internationale du Royaume de Teyla à la politique internationale de la Grande République de Velsna et envahir Achos. Julia Roberta critique de manière frontale et subtile, bien que paradoxale, ces deux mouvements de l'extrême-droite teylaise.

Au regard de la formule sur la mise en danger, cela devrait permettre à une large majorité de Loduariens de pouvoir rester sur le sol teylais dans l'attente d'un changement de régime ou de politique de la part des autorités de la Loduarie. Malgré tout, il faut attendre l'application du décret et des formulations utilisées dans le décret pour avoir une certitude sur cet aspect-là. Ainsi, après le discours de Julia Roberta, beaucoup de ressortissants loduariens se sont montrés inquiets, eux qui subissent de nombreuses formes de discriminations et de racisme de la part d'une certaine partie de la population. Jusqu'ici, les partis majeurs de la vie politique teylaise n'avaient jamais franchi un pas aussi grand.


Pour finir, chers amis. Nous ne sommes pas seulement un Royaume avec une Couronne à sa tête. Nous sommes bien plus que cela, nous sommes un peuple uni face à l'adversité. Cette unité fait autant notre fierté que notre force. Elle fait craindre nos adversaires et a fait reculer ceux qui ont tenté de marcher sur notre sol sans notre consentement. Nous avons su résister aux plus féroces des tempêtes de l'histoire et nous avons su nous relever lorsque le sol était fragile, tremblait sous nos pieds. Alors, Teylais et Teylaises, levons-nous en ce jour historique ! Montrons au monde que le Royaume de Teyla n'a pas qu'une nation où défilent les plus beaux discours, mais une nation dans laquelle l'innovation atteint les sommets de l'intelligence humaine, une nation dans laquelle la souveraineté nationale est défendue avec ardeur mais aussi intelligence afin de coopérer avec les nations qui partagent les mêmes valeurs que nous. Oui, levez-vous, car la force d'une foule ne saura être stoppée par quiconque ! J'appel le peuple teylais à manifester a colère dans les rues face à l'inaction du gouvernement, face au laxisme du gouvernement et face a la lâcheté de ce gouvernement.

Vive la Couronne ! Vive le Royaume de Teyla ! Vive la démocratie ! Que soit préservé le Royaume de Teyla !
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InfoLettre Politique
De Manticorien


Mährenie, est l'un débat les plus importants en interne au sein du Gouvernement de Sa Majesté. Pour les absents ou ceux vivant dans une grotte, la Mährenie a fait une demande d'adhésion au Traité de Manticore et au Traité de Bandarhan. Ces deux traités définissent les fondations de l'Organisation des Nations Démocratiques. Quant le Traité de Manticore se contente de définir les organes de discussions entre les nations membres, le Traité de Bandarhan définit les termes de l'alliance militaire de l'Organisation. Alors qu'on peut seulement adhérer à l'un des traités, les autorités de la Mährenie ont décidé d'adhérer aux deux chartes. Ainsi, à la Résidence Faure, le Premier ministre et ses équipes réfléchissent sur la position du Royaume de Teyla, qui aurait potentiellement évolué depuis la prise de parole de Caratrad.

Nous sommes le jeudi 10 décembre 2015, bonjour à tous et à toutes, que vous doutiez de l'indépendance de la Mährenie vis-à-vis du Grand-Kah comme la nouvelle ministre des Armées et de la Défense nationale ou que vous soyez fermement convaincu du contraire comme Pierre Lore.

ET CETTE INDÉPENDANCE EST-ELLE AVEC NOUS DANS LA PIÈCE ?

Lucie Jaunette VS Pierre lore. Ça bataille Faure ( pas notre meilleur, je vous l'accorde chez lecteur ) autour de la Résidence Faure et du Premier ministre pour savoir si la Mährenie pourrait poser des problèmes de sécurités interne à l'Organisation des Nations Démocratiques, en cas d'adhésion de cette dernière. Branle-bas de combat chez l'entourage de la ministre des Armées et de la Défense qui met toutes ses forces dans la bataille pour convaincre le Premier ministre et donc le gouvernement de Sa Majesté que la Mährenie est ancrée bien trop profondément dans la sphère d'influence du Grand-Kah, comme l'attesterait le gigantesque achat de cette dernière au Grand-Kah, il y a quelques mois.

Une ministre qui s'impose : Bien que les débuts de la ministre furent compliqués, c'est le moins qu'on puisse dire après quelques couacs, la ministre commence à s'imposer en interne dans le gouvernement. Une situation qui pourrait être expliquée par le contexte. Outre le fait que le gouvernement renforce depuis l'arrivée de Lucie à son poste la Marine nationale, personne n'oublie, au sein de la majorité, qu'elle a fait forte impression auprès des siens, les militaires, lors de ses vœux en promettant de donner les moyens "nécessaires à l'armée pour résister contre toutes les types de menace" et elle n'oublie pas "les nombreux sacrifices faits par les hommes et les femmes qui ont décidé de servir le Royaume de Teyla". Du coup, elle promet "l'amélioration de la qualité de vie au travail pour les soldats de Sa Majesté".

Le vaillant Pierre Lore s'oppose. Ce n'était sans compter les bâtons dans les roues, ou plutôt dans les jambes, de la ministre mis par Pierre Lore, s'opposant totalement à la vision de Lucie Jaunette sur la Mährenie. En pleine réunion interministérielle, le ministre des Affaires Étrangères aurait dit à sa collègue : "Estimer que la Mährenie est soumise au Grand-Kah revient à estimer que la République Translavique est soumise au Royaume de Teyla et au Duché de Sylva. Je vous laisse expliquer cela à notre partenaire." Ce conseiller estime qu'en évoquant la République Translavique, Pierre Lore a dit à sa collègue de gentiment "se taire" ou encore, selon un conseiller plus brutal, "de fermer sa gueule". En outre, le ministre estime, à juste titre, que les affaires diplomatiques le concernent uniquement. De là à empêcher un débat en interne ?

Contre uno : Mais la ministre des Armées n'a pas dit son dernier mot face aux mots polis de son collègue. Ce n'est pas un hasard si, depuis le jour de cette réunion, la ministre enchaîne sur les réseaux sociaux les posts de photos dans lesquels on voit la ministre au côté d'Angel Rojas. Ce n'est pas non plus un hasard si la ministre a invité Angel Rojas à visiter plusieurs usines d'armements et à prendre à son compte les sujets militaires. Taquin, avez-vous dit ? Sûrement des rumeurs des opposants par voie de presse.

Protection de Sa Majesté : Comme nous l'avons signifié dans une précédente Info Lettre, Pierre Lore a reçu la protection de Sa Majesté, qui voit en lui un homme d'État contrairement à Angel Rojas. Enfin pardon, selon le Premier ministre Angel Rojas, questionné sur ce sujet, il n'y voit que des rumeurs de presse "alimentées par ses opposants". Quant au Palais Grayson (Royal), le silence est total. Mais dans cette situation, la protection royale, quoi qu'en dise notre cher Premier ministre, pourrait jouer en faveur de la Mährenie, donnant un poids supplémentaire aux mots de Pierre Lore.

Au micro et au moulin. Les mots de Pierre Lore, il y a deux jours en interview matinale, un rituel qu'apprécie fortement le ministre, le plus présent dans les médias même devant le Premier ministre selon une enquête du journal l'Informé, ne sont pas passés inaperçus. Il a déclaré : "La Mährenie doit montrer qu'elle est une nation sérieuse. Par exemple, en reconnaissant le plan de paix proposé par le Royaume de Teyla entre Raksen et l'Hotsaline." Cet appel du pied doit être compris comme suit : le Royaume de Teyla chercherait à savoir si les autorités de la Mährenie peuvent prendre des décisions en dehors de leur sentier idéologique. Si tel est le cas, selon des sources internes au gouvernement, alors le gouvernement verrait la Mährenie au sein de l'Organisation des Nations Démocratiques.

PENDANT CE TEMPS A L'OND !

L'OND se préserve : Outre les débats internes au gouvernement de Sa Majesté, l'Organisation des Nations Démocratiques, et plus précisément via son Conseil militaire, a décidé de l'adoption d'un texte censé renforcer la coordination sur le domaine du renseignement entre les États-membres du Traité de Bandarhan. Le texte permet à des nations tierces du Traité de Bandarhan de rejoindre One Eyes, l'organe du renseignement propre à l'Organisation des Nations Démocratiques. Mais attention, certains y voient plutôt une préparation de l'entrée de la Mährenie en tant que membre plein du Traité de Bandarhan.

Ca coince non ? Quoiqu'il arrive, plusieurs nations, dont le Royaume de Teyla, souhaiteraient que toute nouvelle adhésion ne se fasse pas avant l'adoption des Critères de Norja, censés créer un statut d'État observateur et revoir un certain nombre de dispositions évoquées par le Traité de Manticore. Dans la version actuelle proposée, l'unanimité pour l'entrée au Conseil militaire, l'adhésion au Conseil général pour pouvoir adhérer au Conseil militaire et l'évocation d'une notion de "protection sociale" font crisper des dents à Manticore. Mais pour l'instant, les discussions patinent face à la réticence de plusieurs membres sur plusieurs dispositions précises. Mais chacune des nations reconnaît la nécessité qu'un texte final soit adopté, en complément du Traité de Manticore.

Jean-Louis Gaudion. L'actuel Secrétaire général, d'origine teylaise, après deux ans de bons et loyaux services, prépare sa démission qui doit arriver au mois de février, selon son entourage. En outre, une mission réussie pour l'ex-ministre des Affaires Étrangères, qui a vu sous son mandat plusieurs réformes et textes majeurs adoptés. Du côté de Manticore et de la Résidence Faure, on se félicite des réussites de Jean-Louis Gaudion et on insiste sur le prestige de l'organisation qui attire désormais les nations de "tout horizon", selon un membre du gouvernement. Outre les traditionnels remerciements à ses équipes et aux États-membres, Jean-Louis Gaudion laissera sur son bureau et à son successeur sa vision de l'organisation dans un texte écrit de sa main. Une manière de continuer à peser sur l'organisation. Selon les textes de l'organisation, il revient à Zélandia de nommer le prochain Secrétaire général.

L'après. Une fois qu'il aura démissionné de son poste et qu'il n'aura plus aucun devoir de réserve sur la politique teylaise, l'homme devrait se lancer dans la bataille du congrès du parti de droite, Les Royalistes. La bataille s'annonce féroce, alors que sa rivale et présidente du parti, Julia Roberta, n'a pas attendu Jean-Louis Gaudion pour lancer les hostilités pour le congrès et durcit le ton face à la Loduarie Communiste. Du côté de Jean-Louis Gaudion, son entourage avance toujours le fait que l'homme s'est toujours placé dans une optique d'échange avec la Loduarie Communiste et fait valoir son expérience à l'internationale, en attendant que l'homme providentiel puisse descendre dans l'arène politique teylaise.
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Loi Cheval, une réussite dans une période trouble pour le Gouvernement.


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L'informé, publié le 16/12/2015, écrit par Jessica Love.

Image d'illustration.


L'image vaut mille mots. Alors que le Président de la séance et de l'Assemblée nationale annonçait dans un silence absolu l'adoption de la Loi Cheval, qui tire son nom du ministre de la Santé, de la Prévention et des Solidarités, sur les bancs du gouvernement, c'était le soulagement. Angel Rojas, dans un moment authentique de soulagement, enlace son ministre de la Santé puis celui de l'Économie et continue d'applaudir pendant plusieurs minutes, comme les nombreux députés du Mouvement Royaliste et d'Union. Du côté des députés de l'opposition de droite, les visages étaient neutres, voire ternes face à l'adoption de la loi, mais ils espèrent bien avoir pris du capital politique au Premier ministre. Cette votation en dernière lecture avait valeur de test pour Angel Rojas, après un discours du député Moretti accusant le chef du gouvernement de faillite morale face au Saint Empire de Karty.

Tous ont scruté les votes des oppositions de gauche et surtout les votes et la présence des députés de la majorité. Un conseiller du gouvernement déclarait avant le vote en public : "Notre parti ne vote pas sur le fond du texte, on est tous d'accord sur le fond. Alors, on vote sur la confiance qu'on accorde à Angel. Si plus de soixante députés font défaut, il saute. Sinon, il reste et sera notre candidat pour les élections dans un an." Vingt-cinq députés du parti Mouvement Royaliste et d'Union ont voté contre le projet de loi Cheval portant sur la cohésion sociale, permettant à Angel Rojas de sauver son poste haut la main et de sortir presque renforcé de la séquence ouverte il y a quatre mois et qui a atteint son apogée depuis plusieurs jours et le discours vindicatif du député Moretti. Seize députés ont choisi l'abstention, tandis que dix-neuf députés n'étaient pas présents. Ce qui permet au parti de recenser deux cent quatre-vingt-dix-neuf députés qui ont voté la loi. Cela suffisait amplement pour que la loi soit adoptée, étant donné que le nombre de députés dépassait le nombre nécessaire pour atteindre la majorité absolue, sur cinq cent quatre-vingt-onze députés.

Du côté des Royalistes, on est déçu par le faible nombre de députés ayant fait défaut au Premier ministre. Julia Roberta et l'état-major du parti espéraient, non pas faire échouer l'adoption de la loi, la majorité simple étant hors d'atteinte, mais que plus de quarante députés votent contre la loi. Ce député Royaliste nous dit : "C'est un réel coup dur pour Julia Roberta. On avait mis la pression depuis trois mois sur le gouvernement pour lui faire perdre son capital politique. Moretti, avec sa prise de parole, nous offre une occasion en or. On peut s'opposer sur la loi et en plus on peut critiquer la politique internationale du gouvernement. Ça nous a donné forcément un poids politique. Julia ne doit pas croire que tout lui sera offert, car elle durcit son discours sur le gouvernement et la Loduarie à l'approche du congrès. Une partie des députés considèrent qu'on doit toujours parler avec la gauche. Le congrès va être compliqué pour elle maintenant, c'est dans cinq mois, bonne chance à elle", finit-il avec un sourire montant jusqu'aux oreilles.

Comme l’a souligné le député, ce n’était pas faute d’avoir mis la pression sur le gouvernement et le Mouvement Royaliste. Il y a deux mois, Julia Roberta dénonçait une loi socialiste, qu’on pourrait retrouver dans la législation du Negara Strana. Une peur soulevée par la députée et chef de file des Royalistes qui ne donnera rien du côté du gouvernement et de la gauche de gouvernement qui continuera sur sa lancée, en votant la loi au final. En outre, la députée et la droite ne reprochent pas la première partie de la loi sur les associations et la facilitation des dons. Au contraire, la droite a voté lesdits articles et a même déposé des amendements allant plus loin, mais refusés par la majorité. Ainsi, la droite s'oppose à la seconde partie de la loi et à la création de deux programmes, tout en dévoilant la version souhaitée par elle.

En outre, la seconde partie crée une allocation au logement pour les familles nombreuses et les personnes qui sont dans la précarité, et le second programme crée un versement annuel pour que les personnes dans la précarité puissent subvenir à leurs besoins primaires et vitaux. Elle reconnaît qu'un soutien doit être fourni aux plus démunis, mais s'oppose à la méthode du gouvernement qu'elle trouve contre-productive au regard du système économique teylais. Ainsi, la droite proposait des exonérations pour les entreprises, pour celles qui embaucheraient des personnes sans emploi, et la défiscalisation des heures supplémentaires au-delà de trois heures.

Les passes d'armes à l'Assemblée nationale, en cette dernière journée de la loi dans son parcours parlementaire, ont commencé dès le matin en dehors de l'hémicycle par micro interposé. Ainsi, au micro de Radio Manticore, Julia Roberta dénonçait : "Une loi qui cherche à s'occuper d'un véritable problème mais s'y prend de la mauvaise manière. On ne lutte pas contre la précarité en mettant toujours plus de contraintes sur les finances de l'État. On ne peut pas dépenser toujours plus, comme c'est le cas depuis l'année deux mille onze. Il y a une véritable fuite en avant des responsables politiques, sur leur responsabilité. Les financements publics doivent être contrôlés. Outre ces considérations que nous pouvons écarter d'un revers de la main, la loi ne réglera aucune précarité. Nous devons faire en sorte que les aides sociales existantes soient mieux ciblées et que les salaires versés correspondent à la réalité du coût de la vie sur la zone géographique."

Trente minutes plus tard, c'était au tour du Premier ministre d'être au micro de Radio Manticore pour répondre aux propos de Julia Roberta : "On ne peut prétendre à gouverner une nation de la stature du Royaume de Teyla sans prendre en compte l'urgence de la situation. La précarité n’est pas un concept abstrait, mais une réalité vécue par des millions de nos concitoyens. Les finances de l’État, effectivement, doivent être gérées avec rigueur, mais nous ne pouvons regarder les Teylais en leur disant que nous sommes inactifs. C'est impensable et cela serait criminel et ferait à coup sûr monter les extrêmes. Moi, je veux agir pour le bien-être de mes compatriotes, alors j'agis. Je suis désolé que Les Royalistes ne souhaitent pas voter la loi dans son ensemble, car nous avons pris en compte l'efficacité de la puissance publique."

Ou encore venant des bancs de la droite : "Nous voyons aujourd'hui le véritable visage du gouvernement. Un gouvernement aux abois parce que nous avons révélé ses faiblesses sur la scène internationale, qui, pour se sauver, préfère faire de la démagogie. Il est inquiétant que cette démagogie ne se contente pas de rester dans les discours mais entre dans les lois du Gouvernement de Sa Majesté. Cette loi, que vous présentez comme une solution aux problèmes sociaux, n’est rien d’autre qu’un écran de fumée pour masquer vos déboires économiques et diplomatiques. Ce n’est pas en creusant encore plus la dette et en multipliant les dépenses publiques que vous résoudrez le problème de la précarité. Vous êtes plongés dans une illusion permanente qui est inquiétante pour le Royaume de Teyla. Vos mesures populistes ne régleront pas les problèmes que rencontrent au quotidien les Teylais, honorables ministres et honorables députés."

Il est dix heures du matin quand les débats à l'Assemblée nationale commencent. Le président Julien Hallier ouvre la séance. Le Président appelle à la bienséance et à des débats constructifs. Sur les bancs, tant de la majorité que de l'opposition, le silence règne pendant la prise de parole de Hallier, mais les consignes ne seront pas entièrement respectées par les parties. Bertrand Cheval, ministre de la Santé, de la Prévention et des Solidarités, qui porte la loi au nom du gouvernement, prend la parole en premier pour défendre la loi. Il souligne la nécessité absolue des programmes de solidarité pour les personnes précaires, estimant que les associations ne suffisent pas à lutter contre la pauvreté et la précarité. En outre, il rappelle à la droite que c'est sous Pierre Lacombe que les inégalités se sont accentuées et qu'il est temps d'y remédier.

Alors que sur les bancs du Gouvernement, la Gauche Républicaine gâche la fête. Les députés du parti prennent successivement la parole pour dénoncer une loi qui ne va pas assez loin, qui mettra des pansements sur une hémorragie : "Nous avons entendu parler d'action. À vous entendre, le gouvernement agit. Est-ce vraiment le cas ? La réponse qu'apporte la loi est insuffisante pour lutter efficacement contre la pauvreté, elle révèle l'incompétence du gouvernement entier sur les questions sociales. Peut-être savez-vous comment faire croître une économie, mais vous ne savez pas gérer l'économie pour qu'elle n'écarte personne. Des familles entières se retrouvent mises de côté à cause du libéralisme et du capitalisme. Honorable ministre, si vous vous préoccupez des gens, agissez concrètement."

Ces attaques répétées, d'un camp à l'autre, ont contribué à crisper le débat, mais elles n'ont pas suffi à provoquer un effondrement de la majorité. La stratégie de Julia Roberta, bien que percutante, semble avoir atteint ses limites. "On voulait tester la solidité d’Angel Rojas, on voulait voir s'il était toujours le leader incontesté de sa majorité. Malheureusement, il a prouvé qu'il l'était encore", admet un autre député Royaliste sous couvert d'anonymat. Mais attention, le danger n'est pas pour autant pleinement écarté du côté d'Angel Rojas. La situation relève plus d'un sursis que d'un adoubement définitif. L'abstention de seize députés, en plus des votes contre, doit alerter le Gouvernement de Sa Majesté. Un ministre, sous couvert d'anonymat, raconte après le vote : "Certes, c'est passé, mais je crois que nous restons sur un siège éjectable. Le gouvernement va devoir donner des gages sur la politique internationale, mais sur quoi, on ne sait pas encore à vrai dire..." En réponse le Premier ministre pointa la posture des oppositions, qu'il trouve dommage pour les teylais.

Le salut d'Angel Rojas viendra peut-être de la politique économique et sociale. Des voix s'élèvent dans le parti pour que le chef du gouvernement profite de la séquence lancée par la loi Cheval portant sur la cohésion sociale pour que le gouvernement continue et profite d'un changement de paradigme économique en vue des élections de deux mille dix-sept. Dans l'espoir de battre la droite dans les urnes en deux mille dix-sept, pour certains députés et stratèges du parti, il faudra prendre des voix au parti Gauche Républicaine ou encore à Avenir du Peuple, qui sont des partis bien plus à gauche que le Mouvement Royaliste et d'Union. En outre, l'aile la plus à gauche du parti pousse Angel Rojas à aller plus loin que son discours de politique générale dans lequel il dicte sa politique de fin de mandat qui privilégiera l'innovation, via le projet Manticore 2030, et un axe social accru en développant des programmes de sécurité sociale ou encore la création d'une allocation au logement élargie, ce que fait cette loi Cheval.

Mais comment aller plus loin ? En se détachant du libéralisme économique et du libre-marché, selon plusieurs députés internes, bien que peu nombreux. Le débat existe néanmoins. Pour se démarquer du parti Les Royalistes tout en proposant une véritable alternative économique, à l’image de la Gauche Républicaine, certains estiment que le parti doit rompre avec le libéralisme économique. Ils observent la montée en puissance, depuis une décennie, de la Gauche Républicaine, qui est passée de trois à cinq, voire sept pour cent selon les sondages. Bien que le Mouvement Royaliste et d'Union s'efforce d'atténuer les effets du capitalisme et du libéralisme économique, deux doctrines fondatrices du système économique teylais, ces députés jugent les réformes entreprises insuffisantes. En interne, un membre du parti confie : "On souffle. Ce qui fait gagner les élections au Royaume de Teyla, c’est d’être libéral tout en critiquant le système, tant qu’on se contente de poser des pansements et de corriger ce qui ne fonctionne pas. Sinon, on finit à cinq, dix pour cent, si je suis généreux."

La ligne qui se réclame d'un "post-libéralisme" et "social" défend que l'État central n'est plus garant de l'intérêt du peuple, de l'intérêt général, et qu'il s'est détourné de ses missions sociales. La dérégulation des marchés financiers fait trop de mal aux travailleurs, quel que soit le secteur d'activité, selon cette ligne. Elle considère que la logique actuelle, fondée sur l’accumulation du capital et la primauté du secteur privé sur la puissance publique, a conduit à un effondrement du système social et de la puissance des corps intermédiaires. Selon ses partisans, l’État, en adoptant progressivement des principes libéraux brutalement dans les années quatre-vingt, sous le mandat de Pierre Lacombe, sans les remettre en cause depuis, ne peut plus garantir une répartition des richesses permettant de réduire les inégalités, la création d'un système social et la protection des salariés dans le cadre du travail.

Cette ligne post-libérale, qui se revendique d’un socialisme, voit dans la Loi Cheval un commencement de la remise en cause du système économique teylais par le pouvoir en place et l'encourage à aller plus loin. L'État doit, selon eux, jouer un plus grand rôle dans l'économie en la régulant, mais aussi comme un outil productif, participant aux mêmes titres que des acteurs privés à la production au niveau national des biens nationaux, utiles à la nation et aux consommateurs. La puissance publique investirait dans l'innovation et les moyens de production comme le secteur privé. Cependant, cette ligne ne remet pas en cause complètement le secteur privé. Elle reste consciente de l'utilité du secteur privé, mais qui serait régulé par un acteur étatique puissant.

Ce n'est donc pas un hasard si cette ligne, défendue par une vingtaine de députés au sein du Mouvement Royaliste et d'Union, souhaite voir le Gouvernement de Sa Majesté aller plus loin dans sa réforme du Code du travail qu'il a faite en début de mandat. "C'est scandaleux que la limite hebdomadaire de travail soit à quarante-cinq heures par semaine, c'est une honte nationale. Nous devons nous battre pour les intérêts des travailleurs, afin que ceux-ci aient des conditions de travail décentes et qu'ils ne soient pas esclaves d'un système privé, qui encouragerait à se ruiner la santé pour le bien de l'appareil productif", nous disait Jean Oulot, député de la circonscription de Manticore lors de sa prise de fonction. La durée de travail, pour les défenseurs de la ligne post-libérale, doit être en dessous de quarante heures.

Bien que minoritaire au sein du parti, le débat est ouvert dans le parti au point qu'Angel Rojas y participe à sa manière, de façon discrète. Depuis un mois, il a rencontré les différents "leaders" des différents courants politiques internes, dans l'espoir de faire une synthèse et réunir, de nouveau en deux mille dix-sept, le parti autour de lui. À l'évidence, Angel Rojas ne compte pas remettre en cause les principes fondamentaux du libéralisme économique, mais pourrait bien donner des garanties, notamment sur le temps de travail et le social, à la ligne post-libérale. Angel Rojas, bien que fidèle aux principes du libéralisme économique qui ont structuré le parti depuis les années quatre-vingt-dix, sait qu'il doit se montrer flexible, notamment après le discours du député Moretti. Ce discours a remis en cause la capacité d'Angel Rojas à gouverner le Royaume de Teyla. Bien que les députés n'aient pas daigné le "censurer" en interne, il convient que les différentes lignes du parti entendent bien profiter de la situation pour obtenir des gains.

Angel Rojas devra ménager l'aile la plus "conservatrice" du parti, alors qu'elle compte bien garder les acquis sociaux du Gouvernement Rojas I et les promesses de réformes faites, sans aller plus loin dans la remise en cause du libéralisme. En outre, pour cette aile, la prochaine élection ne se jouera pas tant sur les questions économiques. Elle estime les questions internationales comme un élément central de la prochaine élection. Elle attend du Premier ministre un rattrapage après un échec relatif à l'Assemblée nationale sur la question du Saint-Empire de Karty. Pour l'instant, Angel Rojas n'a donné aucun signe d'inflexion quant à sa position vis-à-vis du Saint-Empire mais pourrait donner des gages sur le dossier de la Mährenie.
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