06/10/2020
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Salvatore Lograno et la cité messaliote, partie II

La "Proclamation de Messalie" ou "Pour la liberté de la cité messaliote"


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Salvatore Lograno (Buste en marbre, 2017, Volterra)


Salvatore Lograno a écrit :

Nous, Salvatore Lograno, Protecteur de la République de Voterra, adressons ce jour ce document aux bonnes gens de la cité de Messalie.

Vous qui me connaissez. Vous que j'admire en tant que corps civique et en tant que peuple. Vous à qui je donne toute mon affection en votre qualité de cité libre de son propre droit, et qui me l'avez rendu lors de ma dernière visite. Vous qui m'avez honoré de colliers de fleurs, et à qui j'ai donné en retour de l'or à profusion. A vous, peuple de Messalie, je porte en mon cœur l'expression de la meilleure des volontés, et je suis et demeure le servile domestique de votre volonté. Dame Fortune m'a donné cette idée, de venir à nouveau vers vous en quête de votre approbation et de votre affection, car il n'a jamais été de plus grand privilège de servir les peuples, et de les amener là où leur courage peut les mener au plus haut, tout comme j'aime à participer à en faire des hommes meilleurs qu'ils ne le sont déjà, de les pousser vers la magnificence et la gradeur qu'ils méritent, de les convaincre d'atteindre l'éternité par leurs propres moyens. Voilà bien des qualificatifs que je recherche chez les Hommes, tout comme eux les cherchent en moi. Et le peuple de Messalie, dans toute sa beauté, et moi, nous sommes bien trouvés.

Vous m'avez ouvert vos portes et accueilli comme un frère? Rarement je fus aimé de cette manière, remercie de cette façon, et salué par une telle voix portée à l'unisson par le peuple de Messalie, le seule détenteur de sa splendeur, le seul responsable de sa richesse, le seul qui devrait être récompensé des fruits que cette patrie vous amène. Cet amour vous est rendu au centuple par ma personne, et votre cité habite mon esprit, assez pour que je me souvienne du nom d'un grand nombre d'entre vous, qui êtes venus à moi dans les rues, qui m'avez lancé des fleurs que j'eus conservé jusqu'à les voir se faner, sans me résoudre à m'en séparer.

Mais l'affection n'est pas la seule chose dont ma visite en votre cité a été le témoignage. Les émotions furent trop nombreuses et trop intenses pour me souvenir de la manière dont on les nomme, mais il m'en vient quelques unes lorsque je dicte ces paroles. Le peuple messaliote est courageux, intègre, ambitieux, aventureux, fougueux. Il porte en lui la jeunesse du monde, et viendra le jour où l'éclat de Messalie viendra toucher tous les rebords du monde: de la Lermandie à l'Empire Xin, de la péninsule d'Albe aux jungles paltoterannes, du détroit de Théodosine aux confins les plus reculés de l'océan des perles. Toutes ces contrées qui ne sont jamais aussi belles que la plus pâle et morne des rues de Messalie. De l'esprit des messaliotes, j'y ai vu également, au delà du sens de l'aventure et de l'incertain, celui des affaires. Les messaliotes sont tout aussi inventifs et ingénieux qu'ils sont pourvus de courage Leur génie s'exprime non seulement sur la pierre et le marbre, mais aussi dans les portes-monnaie, dont les statères en circulation ne sont que le résultat du travail de générations entières de messaliotes, qui ont travaillé, amassé et fait fructifier la richesse. Cette richesse, je vous admire de son fait, tout comme je vous admire de votre prestance, de votre pudeur et de votre modestie.

J'aurais aimé que cette proclamation s'arrête à cet instant, j'aurais aimé n'avoir à parler de ce qui a de brillant en votre patrie: l'esprit messaliote d'entreprise et de libre pensée, de même que l'aptitude de son peuple à endurer le pire, et à espérer le meilleur. Il serait bon et juste si toutes les nouvelles du monde se terminaient ainsi, dans la béatitude et le bonheur. Mais, je m'adresse au peuple de Messalie en lui disant haut et fort cette vérité, car vous autres, êtes mes frères et mes sœurs dans la réussite financière et la capitalisation. Rarement je vis de nation si brillante et et hommes si libres et fiers: aussi, il est de mon devoir de vous annoncer ce que j'ai vu de mal en votre cité, afin de vous prévenir des mauvais penchants que certains de vos concitoyens les moins bien intentionnés sont sur le point, ou sont en train de vous faire subir. A quel point je connais ces maux, car ils son de ceux que je pu observer dans ma cité natale de Volterra, avant que je ne la libère elle aussi du joug qui était celui de la mauvaise conscience de ses élites, et les desseins funestes qu'elle faisait endurer au peuple de la cité.

Ainsi, moi, Salvatore Lograno, je pu voir en votre cité des maux nombreux dont vous éprouvez de la difficulté à résoudre, et qui vous placent dans une position d"avilissement inacceptable pour des Hommes libres du monde fortunéen et héllénique, dans cet univers que nos ancêtres ont érigé pour fuir la tyrannie, à l'image du Polémarque, dont la soif de liberté l'a poussé à se réfugier dans la lagune dont Dame Fortune lui a montré la voie. Durant mon voyage, en tant que fils de Dame Fortune, j'ai ainsi admiré la liberté des messaliotes, tout comme j'ai méprisé le comportement tyrannique de ses élites. Car si je suis Protecteur de ma cité et prince, je suis sorti des rangs du peuple, je me suis élevé parmi le peuple, et c'est le peuple qui m'a placé là où je suis. Il n'y a rien que je j'intenterai sans le peuple et son appui, car il est la source pleine et entière de toute légitimité, que je recueille à Volterra par l'acclamation de ma personne et le plébiscite. Pourtant, ce n'est pas le moyen par lequel le peuple messaliote nomme ses représentants. Depuis plusieurs années, les messaliotes sont régis par un système de suffrage opaque, que moi, en tant que grand démocrate, ait trouvé fort injuste qui plus est. Si les rues de Messalie sont bardées de fleurs et de d'or, je fus fort ému d'apprendre qu'un cinquième de sa population ne posséda le moindre droit de vote. Que ne fut pas ma peine et mes larmes lorsque j'eus appris que ceux qui n'ont pas de pain n'ont également point le moindre droit à un bulletin, ni à acclamer les Hommes de la circonstance, ni à montrer leur affection pour les grandes et belles choses de la politique.

Or, Messalie appartient au monde hellénistique, une extension du monde fortunéen où le droit à la liberté est absolue, y compris le droit de montrer son désaccord et d'acclamer qui bon semble pour une fonction. C'est ainsi mon amour, à la fois de la justice et de la Messalie qui m'a poussé, moi, Protecteur de Volterra, à effectuer cette déclaration à la face du monde: je reviendrai parmi vous, mesaliotes, et je vous libèrerai. Les messaliotes sont des Hommes libres et devraient être disposés à le rester das la paix de Dame Fortune. La démocratie et la liberté, on le sait, ont parfois besoin d'un Homme fort sur qui faire peser les fardeaux de la tyrannie, un Homme de circonstance ayant la faveur de la fortune, à qui elle parle, à qui elle s'adresse, à qui elle murmure les secrets d'une existence libre et sans entrave. Cet Homme, c'est aux messaliotes de le choisir, à TOUS les messaliotes, et non à une minorité, à qui on refuse les avantages incommensurables des placements financiers et des avantages fiscaux, là où j'estime que chaque Homme en ce monde est un roi, et devrait être traité comme un roi. Je ne puis décider du choix des messaliotes, je ne le suis point à mon grand malheur. Mais je puis convaincre le peuple de Messalie de rallier mon panache brillant qui les conduira vers la liberté véritable et sans entrave, un monde où nous serons tous au Conseil d'Administration messaliote, et où nous y siégerons comme un seul Homme, comme des frères de crytpo.

Héllènes qui ne reconnaissez plus l'héritage de votre cité grecque, patriotes qui ne reconnaissez plus la propriété de vos rues, muscadins qui patrouillez sans but, chômeurs et miséreux qui ne pouvez point voter, jeunes hommes et jeunes femmes audacieuses que l'on prive de perspectives, mercenaires de mes amis de Miringratz qui vous retrouvez loin de chez vous. Vous tous à qui la chance n'a jamais souri, je vous donne un panache auquel vous rallier, et aller partir à la conquête de l'univers, en commençant par celle de votre cité. Des élections injustes ne sont pas la seule solution à vos déboires: je ne parle point à des bulletins de vote mais à des âmes qui ne peuvent point s'exprimer. Répondez à cette main tendue, et je viendrai. Plébiscitez moi, et je viendrai. Si vous êtes assaillis, je vous défendrai, si vous avez faim, je vous nourrirai. Si vous vous ne pouvez plus marcher, je vous porterai. Si vous devez tombez, alors pour vous je tomberai. Si vous vous enrichissez...plus jamais personne ne viendra réclamer le compte de votre labeur. Chacun parmi nous mérite d'être roi en son domaine. Si je ne peux vous tendre cela sur plateau, je peux vous aider à vous emparer de ce que vous désirez de plus profond: la liberté, la vraie.

La Messalie est une belle patrie assaillie par la tristesse, l’égoisme, le mensonge et la méchanceté. Ce ne sont pas les institutions qui sont à la source de notre malheur, ce sont les Hommes qui en sont actuellement à leur tête. Je ne veux point démanteler le Conseil d'Administration, je ne veux point en finir avec les institutions nobles de la cité messaliote, mais en chasser les hommes vilains et les femmes mauvaises qui s'y sont logés comme des parasites. Appelez moi, et je viendrai pour vous en débarrasser, aussi sûrement que l'on déracine les mauvaises herbes, que l'on arrache les plantes rampantes, que l'on nettoie sa cour. Contre ceux qui se dresseront contre votre liberté, je prendrai les armes de la façon la plus désintéressée, et soucieuse davantage de votre existence que de ma sécurité. Appelez moi, mes frères et mes sœurs, car je viendrai avec toute la bonne volonté de par l'univers, et je vous délivrai de la somme de tous vos maux.


Au peuple de Messalie, ingénieux, habile, joyeux, courageux et bon par la nature.


Salvatore Lograno, Protecteur de la République de Volterra, fils préféré de Dame Fortune.


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Supporter de football dans les rues de Sedjan.

À l'annonce des tirages pour les huitièmes de finale de cette Coupe du monde 2018, les nombreux supporters khardazien présents en Yougoslavie pour supporter leur équipe se sont retrouvés dans les rues de la capitale yougoslave, Sedjan. Lors de ces défilés, nous avons pu entendre de nombreux chants et une cohésion nationale se faisait ressentir rien qu'en regardant ces hommes passer. Les chants à caractère anti-CSN et ultranationaliste ont résonné dans les rues de la ville pendant près de deux heures.

Exemple de chant
"Mais il est où ? Mais il est où le Morzanov ?
Mais il est où ? Mais il est où le Morzanov ?"

"J'encule la CSN lalalalala ! J'encule la CSN lalalalala !"

"Nous sommes les khardaziens !
Et nous allons chanter !
Pour notre nation aimé !
Khardaz ! Khardaz !"

"Il a volé !
Il a bu !
Il s’est jeté !
On a tiré !
Il est mort !
Nique Skratac ! Nique Skratac !"

Comme à son habitude, les Khardaziens étaient munis d'objets pyrotechniques, bien que leur utilisation était interdite lors de cette Coupe du Monde. Les chants étaient donc accompagnés d'épaisses fumées blanches de fumigène parfois traversées par des feux d'artifice ou des chandelles romaines.

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Storiavoca, l'entretien historique et archéologique a écrit :

Scaela, Déria, Lograno, Youslévie, bientôt la Messalie: Le monde fortunéen et le populisme, une Histoire ancienne ?

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Il est 9h, bienvenue sur Storiavoca, votre cours d'Histoire, présenté par Paolo Bastiano.



Bastiano: Chers auditeurs bonjour, et bienvenue à notre rendez vous hebdomadaire avec l'Histoire, toujours en lien avec l'actualité du moment: connaître l’Histoire pour mieux comprendre le monde d'aujourd'hui. Populisme, c'est un mot qui marque depuis toujours l'imaginaire politique velsnien, et plus largement du monde fortunéen dans son ensemble. Comment définir ce mouvement ? Dans quelles circonstances apparaît-il ? Doit-on parler d'un courant politique unique ou davantage d'un mode d'action politique ? Quels enseignements pouvons nous tirer de nos régimes politiques lorsque nous voyons la récurrence à laquelle ces figures charismatiques émergent, que ce soit à Velsna ou Fortuna ? Aujourd'hui encore, le populisme semble nous rattraper: des personnages comme Altarini, Déria ou Lograno en seraient les dernières itérations d'un grand mouvement de fond historique, et Messalie pourrait bien en être la dernière victime en date, avec l’apparition du mouvement politique de l'Olivier. Avec nous pour décrypter ce phénomène nous accueillons un historien, Theodoros d'Apamée, auteur de l'ouvrage "Quand Fortuna a inventé le populisme", publié l'année dernière aux éditions PAF.

D'Apamée: Bonjour Paolo, c'est un plaisir d'être ici aujourd'hui.

Bastiano:
Vous êtes Maître de conférence à l'université civile d'Apamée et avez consacré une bonne partie de votre carrière à cette thématique. Quand on voit les évènements qui ont secoué Velsna en 2014, puis Fortuna, la Dodécapole et Messalie aujourd'hui, vous devez trouver un grand interêt à suivre la politique, je me trompe ?

D'Apamée: *rire* Oui, bien sûr. On ne peut pas nier que les phénomènes que l'on observe aujourd'hui sont le résultat d'évolutions politiques, qui pour certaines se font sur le temps long, voire très long. Je n'irais pas jusqu'à dire qu'il s'agit là d'une tradition politique, étant donné qu'on peut s'interroger sur la pertinence du concept même de tradition, mais on peut tout à fait relier la manière dont des personnages politiques récents conçoivent la politique, à cette série de mouvements velsniens et fortunéens que l'on a associé au populisme.

Bastiano: En premier lieu, et pour partir sur de bonnes bases, nous pourrions nous interroger sur la définition que l'on donne au populisme, et comment celui s'est matérialisé dans la cité velsnienne depuis ses origines. Quand on prend, mis out à bout, des individus d'actualité comme Lograno à Volterra, l'Olivier en Messalie, Déria à Fortuna ou Scaela à Velsna, pouvons nous parler de véritable mouvement politique unifié ?

D'Apamée: Le populisme qu'est-ce que c'est... On va commencer par la réponse simple, et qui dans le fond ne répond pas à toutes vos questions. Dans les grandes lignes, cela désigne un ensemble de discours, de pratiques et de mouvements mettant en avant une distance entre le pouvoir en place et le "peuple". Il s'agit avant tout de pointer du doigt la dysmétrie des interêts de ce peuple, ce mot ayant un grand nombre de significations, et les élites politiques qui sont les représentants de ce système. Ce type de mobilisation repose le plus souvent sur le sentiment que le peuple serait exclu de l’exercice effectif du pouvoir politique par des élites politiques, économiques, médiatiques, culturelles et intellectuelles. Alors, cette définition, certes, elle correspond dans les grandes lignes aux pratiques politiques des personnages que vous venez de citer, mais comme vous le voyez, il nous manque des éléments de réponse: on ne peut pas mettre Déria, Scaela, Lograno et Altarini dans un même sac et dire: "c'est les mêmes". Ce qui intéresse en premier lieu, c'est de savoir ce qui permet l'ascension de ces personnages, et surtout, de savoir pourquoi c'est dans nos pays: Velsna, Fortuna, Youslévie, Messalie... qu'il existe une vraie tendance à l’émergence de ces figures politiques.

Bastiano: Dans votre ouvrage, vous dires en effet que ce que vous nommez le "populisme fortunéen" ne date pas d'hier, et qu'il est concomitant du caractère profondément verrouillé du système politique de la cité fortunéenne, telle qu'elle existe à Fortuna, Velsna etc...

D'Apamée: Oui tout à fait, il est possible de remonter la naissance des populismes à Velsna au lendemain des Guerres celtiques par exemple, où on note l’apparition de grandes figures tribuniennes qui viennent soulever des problématiques sociales existantes et auxquelles le Sénat velsnien ne semble pas avoir la réponse, c'est le cas du problème récurrent de la distribution des terres très inégales ayant suivi la conquête de l'Achosie, et qui provoquent une révolte généralisée en plaine velsnienne que l'on nomme "Guerre sociale". Il ne s'agit pas de la seule cause du conflit, il y aussi la question de l'obtention de la citoyenneté velsnienne à l'ensemble des cités soumises au Sénat des Mille, mais c'est la Guerre sociale qui démontre de manière magistrale le rôle du peuple dans la République, et son pouvoir, surtout. En effet, si le populisme a un si grand succès sous nos latitudes, c'est avant tout parce que le système politique fait tout pour favoriser son apparition, même si celle-ci bien entendue, est involontaire. Le système politique, que ce soit à Velsna, Fortuna ou en Messalie, est marqué par une très forte méfiance envers les masses populaires, et on peut tout à fait affirmer que l'Oligarchie, si elle n'est pas exclusive à toutes les cités, y est le mode de gouvernance dominant, quoi qu'on dise des réformes récentes à Velsna. Cette incapacité de représentation d'une partie du peuple velsnien, fortunéen ou messalien, beaucoup de citoyens en ont conscience, et ils vont donc devoir trouver une parade au fait que leurs interêts ne semblent pas pris en compte. C'est là où le peuple a une toute autre fonction à Velsna qu'il n'en a dans les pays onédiens, par exemple. Il y a une tendance naturelle pour les citoyens velsniens à s'organiser en contre-société afin de préserver au mieux leurs interêts, et cela, des figures politiques comme Altarini l'ont très bien compris.

Bastiano: Pourtant, des gens comme Altarini, socialement parlant, paraissent aux antipodes des électeurs qui suivent le plus ce genre de personnes qui sont issues elles-mêmes des élites politiques qu'elles dénoncent la plupart du temps ?

D'Apamée: Oui, vous avez raison, mais l'un n'empêche pas l'autre. Finalement, cela fonctionne comme un contrat entre deux interêts différents, mais qui se rejoignent au moins de manière momentanée: un groupe sous-représentant se cherche un porte-voix, et un aristocrate franc-tireur se cherche une base de pouvoir qu'il pourra construire à partir de ce groupe. VOus prenez l'exemple d'Altarini, qui est symptomatique du phénomène. Il s'agit d'un membre de la très vieille aristocratie sénatoriale aux discours quasi-réactionnaires, mais son mode de communication politique prend totalement à rebours les autres membres de cette élite conservatrice: Altarini est tout aussi conservateur qu'eux, mais sa base de pouvoir est complètement nouvelle, quasi révolutionnaire. Il ne va pas changer d'un iota son programme, mais son mode d'action se tourne quasi entièrement vers le peuple. Altarini fait très peu de discours au Sénat, et montre peu de respect vis à vis des instances existantes: il court-circuite ces dernières en éliminant les intermédiaires entre lui et le "peuple". Et cela, c'est la caractéristique principale de TOUS les populismes existants dans le monde fortunéen.

Bastiano: Cela rejoint vos propos dans votre ouvrage, arguant que le populisme fortunéen finalement, n'est pas tant un parti qu'un mode d'action...

D'Apamée: Du moins c'est l'enseignement que j'en tire: un mode d'action servant à court-circuiter les institutions légales de manière systématique, avec en option, un discours à la portée sociale qui puisse permettre de dresser le peuple comme un contre-pouvoir efficace. On peut le dire: Lograno et Altarini par exemple, n'ont absoluement pas la même ligne politique. Altarini entend user la fibre populiste dans un agenda réactionnaire, et ses discours sous-tendent presque une volonté de restaurer un état passé de la République. Lograno, lui, ce n'est pas du tout sa priorité: lui veut se faire système lui-même, et il revendique la refondation totale de toutes les structures politiques qu'il touche de près ou de loin, autour de sa personne. Les populistes ne constituent pas un parti politique au sens moderne du terme, mais une tendance au sein du clivage majeur animant les luttes politiques et sociales fortunéennes, permettant aux acteurs politiques de se situer face au conservatisme de leurs institutions. A Velsna, c'est ce que l'on appelle les "princes", qu'importe leur ligne programmatique. Que l'on se le dise, le populisme n'est absolument pas exclusif à Fortuna, on trouve ces mouvements dans la plupart des pays eurysiens, mais c'est sa manifestation qui est singulière. Ce qui rend le populisme fortunéen caractéristique, c'est l'exacerbation outre mesure du césarisme, de la recherche obsessionnelle de l'Homme providentiel, qui viendra sauver la cité de ses errements. A l'étranger, ce césarisme se couple de la mise en avant d'idéologies comme le fascisme, mais l'évolution politique des cités fortunéennes fait que cette option n'est pas forcément viable dans des sociétés où le concept d'état-nation n'existe pas, et où les particularismes locaux et sociaux sont la règle. Le idéologies qui font donc usage du populisme sous nos latitudes sont donc des fourres-tout que l'on construit autour d'un individu salvateur, et qu'ils peuvent re-théorisé encore et encore lorsque la situation évolue. C'est bien différent de ce que l'on peut voir en Eurysie de l'est, avec les régimes fascistes et communistes dont l'approche de la politique est beaucoup plus rigide. Si demain, Salvatore Lograno changeait radicalement de programme, je ne pense pas que l'on verrait la différence: l'Homme et sa "vision" comptent bien davantage qu'une quelconque plateforme de propisitions concrètes.

Bastiano: Dans votre ouvrage, vous mentionnez en dernière partie le fait que la Messalie pourrait bien être la prochaine victime de ces mouvements. Pourquoi donc ?

D'Apamée: La Messalie, je pense, porte en elle les conditions idéales de la constitution d'un régime populiste tel qu'il est conçu dans le monde fortunéen. En premier lieu, on a là un régime de nature oligarchique et censitaire, qui de plus, évolus dans un contexte de crise sociale et politique latente. Un régime, donc, dont la légitimité prête à question auprès d'une part non négligeable de la population, qui est de plus en plus frusteée, et dont la frustration n'a aucun moyen d'expression politique réelle. C'est exactement les conditions qui ont permis à des Lograno ou des Scaela d'émerger, et ils e trouve que pour le moment, c'est l'Olivier, qui en a le plus profiter, et qui est en train de s'improviser contre-société. Face à ce mouvement, on a un groupe d'individus au pouvoir qui estime que la Messalie, en tant que régime, n'a absoluement aucun problème, et que le régime censitaire en place n'a aucune raison d'évoluer, qui fonctionne très bien comme il est. Le problème, justement, c'est que ces conservateurs, qu'ils soient au Parti réformateur ou au Parti démocrate chrétien, ne portent en eux aucune contre-proposition concrète, aucun modèle de société alternatif, aucun horizon autre que celui de conserver un système dont 30% de la population messaliote semble exclue. Nous avons donc deux groupes radicalement opposés, les uns porteurs de propositions, les autres sur la défensive. Or, dans cette configuration, ce n'est bien souvent qu'une question de temps pour que le groupe sur l'offensive n'impose son narratif au reste du spectre politique. Le populisme messaliote peut prendre plusieurs formes: un régime crypto-fasciste avec l'Olivier, ou bien un régime plus proche du populisme traditionnel fortunéen ou velsnien, avec une forme de régime césariste à l'idéologie plus "elastique". Dans tous les cas, sauf revirement du comportement des élites, ce sera soit l'une ou l'autre de ces issues qui s'imposera.

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Kabalie rouge, la Youslévie de Vera face à ses contradictions


Tximeleta gorria est un journal indépendant baskon d'investigation et d'analyse politique et géopolitique.

S'il y a bien un sujet sur lequel on n'entend pas le pourtant très loquace Hemeraldo Vera et sa bande du NPN (Neo Partido Nacionalista), c'est bien celui de la Kabalie. Depuis la colonisation génocidaire par Bartholoméon Petitpont, les tensions avec l'OND et maintenant le blocus azuréen, aucune déclaration, aucune publication sur le réseau social echo (pourtant tant apprécié par Vera), pas même une signature d'une quelconque déclaration commune. Pire, la seule initiative de la RFY en lien avec le cas kabalien a été un caca nerveux qui a prit le nom de l'opération colonne d'Héraclès. Frustré de ne pas avoir été prévenu d'une opération de filtrage des bateaux en direction de la Cramoisie par l'armée tanskienne (on parle là d'un patrouilleur), Vera avait alors déployé une part conséquente de la marine youslève afin de rappeler au monde qu'il existait et qu'il avait toujours quelque chose à compenser. Le cabinet directorial assurait par ailleurs que le Conseil n'avait "aucune sympathie" pour le régime cramoisien mais qu'il s'agissait plutôt de rappeler que n'importe qui ne pouvait pas interférer dans les eaux leucytaléennes.

Mais alors que les crimes devenaient de plus en plus insupportables de l'autre côté de la Leucytalée et que la situation s'enlisait puis s'escaladait dangereusement avec l'implication du Pacte Afaréen de Sécurité (PAS) mené par l'Azur et le Churaynn, l'exécutif youslève détournait consciencieusement le regard. On préférait alors se vanter de l'organisation et de la victoire à la Coupe du Monde de football, réformer la constitution youslève pour faire du pays de la social-démocratie un paradis de l'illibéralisme ou même lorgner sur la Messalie plutôt que d'assumer jusqu'au bout ses responsabilités autoproclamées de gendarme de la Leucytalée. Pourtant, ce rôle avait été jusque là extrêmement pris à cœur, avec l'opération des colonnes d'Héraclès mais aussi des interventions conjointes avec l'ECU aux abords des eaux kartyennes ou avec Fortuna pour intercepter (ou racketter, choisissez votre qualificatif) une embarcation churaynn.
Mais pourquoi donc cette indifférence ? Déjà, ne pas oublier la dimension racialiste. Dans le camp nationaliste youslève le génocide kabalien puis la guerre latente entre la Cramoisie et le PAS n'est pas grand chose de plus que des arabes se faisant tuer par des francophones, ou inversement. Le peu de cas, voire le mépris, youslève envers ces deux "civilisations" jugées à la fois inférieures à l’hellénisme et rivales depuis au moins un millénaire serait un bon début d'explication. Mais ce serait prendre le problème uniquement d'un point de vue idéologique bas du front et donc rentrer dans la rhétorique officielle veriste que de lire ce mutisme uniquement au prisme de ces considérations racialistes.

Et si le problème n'était en fait pas sous nos yeux depuis le commencement ? Si ce n'était pas nous qui nous trompions ? Nous qualifions cette inaction d'indifférence, habitude que nous avons pris et que nous avons entretenue jusque dans cette introduction. Une mauvaise habitude sans doute. Car la réalité ne serait-elle pas totalement différente à ce que veut nous faire croire l’exécutif youslève ? Nous avons été tant habitué aux frasques et aux menaces de Vera, qu'il a parfois mis à exécution, qu'il a réussi à nous faire croire deux choses.
Premièrement, sa toute puissance en Leucytalée. Dès que la Youslévie bouge, parle ou averti, on exécute, se retire, écoute attentivement, comme quand on a affaire à une grande puissance. Or, la réalité matérielle est tout autre. Hormis l'opération colonne d'Héraclès, la République Fédératrice de Youslévie (RFY) n'a jamais agit seule, toujours épaulée par l'ECU, Fortuna ou les deux. Même, Velsna était venue prêter main forte lors de l'opération susmentionnée. Pas car la Youslévie souhaite la coopération onécienne, penser cela ne serait pas écouter les discours ONCeptiques que le NPN matraque à longueur de journée depuis sa création. Seulement car la Youslévie n'a peut-être tout simplement pas les moyens réels d'agir seule. En fait, Vera joue une partie de poker-menteur depuis son élection avec la communauté internationale, qu'il mène en bateau depuis maintenant cinq ans, en faisant croire que la RFY est une puissance de premier plan capable de réguler la Leucytalée.
Deuxième illusion veriste, qu'inaction n'était donc pas synonyme de faiblesse mais d’insensibilité. Ce n'est pas par peur ou par manque d'assurance militaire que la Youslévie ne s'ingère pas dans ce conflit, mais par désintérêt bien sûr. Mais c'est là où commence la contradiction et où l'on peut commencer à déceler le paradoxe youslève. Vera s'auto-baptise gendarme de la Leucytalée mais ne bouge pas le petit doigt pour régler la situation kabalienne ? Peut-être car les moyens youslèves restent toujours limités, ou que Vera a trouvé en Petitpont puis en la Kabalie Rouge des interlocuteurs encore plus fous et instables que lui ? Finalement, la Youslévie aurait plus à perdre à s'ingérer en Kabalie qu'autre chose et préfère donc détourner tranquillement le regard. Du moment que le conflit reste confiné à l'Afarée du Nord et ne s'étale pas en Leucytalée, conformément aux revendications youslèves, pas de raison de s'en occuper.


Mais voilà que le califat de l'Azur, épaulé par le Churaynn et une partie du PAS, en décide autrement. Sans demander l'autorisation à la Youslévie, l'Azur entament un blocus kabalien. Aucune réponse de Vera qui ferme encore une fois les yeux. Selon nos sources, la RFY est pourtant partiellement notifiée des opérations menées par le califat, qui semble tenir au courant les nations voisines.
Ces mêmes opérations azuréennes entre donc en conflit avec la doctrine youslève. Néanmoins, toujours il semble que la Youslévie ferme les yeux face à cela. Paradoxal donc pour le flic de la Leucytalée. Certains diront que la Youslévie tolère cela car cette guerre larvée, qui ne peut que se terminer par l'anéantissement de la Kabalie Rouge, enlève une épine de son pied et fait le sale boulot à sa place. Mais dire cela serait oublier l'épisode des colonnes d'Héraclès où l'intervention youslève dans le détroit de Cerbesse avait permis de relâcher un peu l'étau autour de la Cramoisie de Petitpont. L'explication serait donc que la RFY de Vera est donc impuissante sur ce coup-là. Que ce grand bluff faisant croire au monde que la Leucytalée est le pré-carré youslève et que quiconque trouble sa tranquillité risque le courroux de Vera est dévoilé.

En fait, tout porte à croire que la Youslévie ne s'interférait pas en Cramoisie non pas par mépris ou désintérêt, mais par peur et manque de moyen. Également, si elle ne trouve rien à redire officiellement aux opérations du PAS, ce n'est pas parce qu'elle y consent ou par stratégie mais plutôt, au contraire, car elle n'a réellement que peu de moyens d'affirmer sa volonté.
La doctrine leucytaléenne youslève en prend un coup. Sa crédibilité également. Qui peut s'arroger le pouvoir de sanctuariser un espace si elle ne peut aller plus loin que des menaces ou des opérations coups de poings qu'épaulé et face à des adversaires bien plus faibles tout en se couchant dès qu'une puissance un peu plus consistante décide d'opérer.

Vera et le NPN sont donc bloqués, pris à leur propre jeu. Continuer à ne rien faire serait donc un aveu de faiblesse et suffirait à faire s'écrouler le château de carte qu'ils s'employaient à construire en faisant croire à une pseudo-puissance maritime en Leucytalée. Mais en même temps, la Youslévie ne peut rien faire face au PAS et à l'Azur et s'en prendre à ce blocus là, comme ils s'en était pris au patrouilleur tanskien, serait à la fois un acte suicidaire militairement et diplomatiquement parlant au vu du rapport de force et car il constituerait un acte de complicité avec l'un des régimes les plus diabolisés de la planète.

Le camp directorial garde pour l'instant la ligne qui a été la sienne depuis le début de ce conflit et s'enferme dans le mutisme, surtout dans cette période électorale. En effet, Vera et les siens font actuellement campagne en vue d'un référendum constitutionnel qui, en résumé, ferait passer la Youslévie d'une république parlementaire à un système ultra-présidentiel *. L'agenda politique et médiatique est donc saturé en Youslévie, surtout si on rajoute la question messaliote, et peut sont ceux qui s'intéressent au sujet kabalien dans le pays. Même les opposants à cette réforme, du bloc de gauche principalement, n'en parlent pas, quand bien même ce sujet est une des preuves ultimes des limites de la politique menée par le NPN sur la scène internationale.
Le PSY (Partido Socialista Yousleve) et le PESD (Parti Ecologiste et Social-Démocrate) se contentent de suivre et de rebondir aux sujets imposés par le NPN, non pas par manque de préoccupation pour la cause kabalienne, mais car le rythme imposé par le parti au pouvoir et son leader ne permet pas de pouvoir imposer ses sujets. Vera et son clan saturent l'espace médiatique en permanence, comme ils le fait depuis son entrée en politique. Il dicte les sujets, les actualités et les controverses de par sa présence quasi-permanente dans les médias grâce à ses formules chocs et ses sorties toutes plus sensationnalistes les unes que les autres. Ce fonctionnement lui permet donc de ne pas avoir à rendre des comptes sur ce sujet sensible de la Kabalie, et encore moins sur cet aveu de faiblesse youslève.

* Voir cet article de la presse youslève pour plus d'informations.
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Jumelage


À l'attention de la mairie de Sedjan,
Votre demande de jumelage avec la ville de Maracaillbosse a été validée par la mairie de cette dernière.
Le jumelage entrera officiellement en vigueur le mois prochain suite à une cérémonie qui sera organisée à Maracaillbosse.
À l'occasion seront lancés les différents programmes entre les deux villes,

En vous remerciant pour votre candidature et en espérant le meilleur pour cette nouvelle relation,


À l'attention de la mairie de Baltos,
Votre demande de jumelage avec la ville Quilermei a été validée par la mairie de cette dernière.
Le jumelage entrera officiellement en vigueur le mois prochain suite à une cérémonie qui sera organisée à Quilermei.
À l'occasion seront lancés les différents programmes entre les deux villes,

En vous remerciant pour votre candidature et en espérant le meilleur pour cette nouvelle relation,



À l'attention de la mairie de Breuillet,
Votre demande de jumelage avec la ville de Nuvos a été validée par la mairie de cette dernière.
Le jumelage entrera officiellement en vigueur le mois prochain suite à une cérémonie qui sera organisée à Nuvos
À l'occasion seront lancés les différents programmes entre les deux villes,

En vous remerciant pour votre candidature et en espérant le meilleur pour cette nouvelle relation,
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👨🏽‍💼 Nathelios Guerreiro :
@NatheliosGuerreiroPrésidentduSanYouté · 02/06/2019


Le gouvernement de la République Fédérale du San Youté souhaite féliciter le Directeur du Conseil Hemeraldo Vera et le NPN pour le succès du référendum qui annonce sans doute une nouvelle ère pour notre allié yousleve.

#3emeRepublique
#Youslevie


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L'ombre du gros doigt

Le petit oiseau de la Segreda a dit...


d
Tomaso Buscetta dit "Le Gros doigt"


La ville de Baltos humait l'air du poisson, de la marée et des sucreries devant lesquelles les enfants se pressent chez les confiseurs du front de mer. Deux hommes sont assis là, face à l'étendue du grand Port de Baltos. Derrière eux, l'Eurysie, devant eux, la Leucytalée. Elle est d'un bleu vif, elle dégage cet air de neuf et d'ancien entremêlé. La ville elle même ressemble à un musée, auxquels se sont substitués des ilots de modernité architecturale, ce que Tomaso Buscetta trouve bien laid. Tomaso est là, assis sur ce banc depuis de longues minutes. Ce velsnien élégant d'un bel âge, n'a pas l'habitude de rester aussi longtemps au même endroit. Il se sent vulnérable dés lors qu'il s'arrête, dés lors qu'il jette un regard indiscret que quelqu'un aurait pu surprendre. Deux vieux baltosi rigolant autour une canne à pêche dans les mains. Ces chalutiers qui vont et viennent aux mêmes heures, toujours aux mêmes heures. Cet enfant qui nourrit les goélands avec son cornet de glace. Tout autour de Buscetta n'était qu'une multitude de redondances, de régularités aussi désarmantes que rassurantes dés lors qu'on les comprenait. Buscetta avait appris, depuis sa jeunesse sur les étals de marché de Velsna, cet amour du détail, qui a fait de lui quelqu'un. Celui qui n'était que le fils d'une vendeuse de fleurs sur les marchés de la chapelle San Ciro et d'un père inconnu, celui qui était un fils de rien, portait aujourd'hui les vêtements amples et confortables d'un patricien velsnien, chose qu'il n'avait jamais été. Se hissant progressivement des marchés à légumes jusque dans les rangs de la Segreda, l'homme avait fini par faire comme tous les velsniens ambitieux: s'attacher à un patron, à un maître le prenant en affection. Ces patriciens, pour beaucoup, qui le méprisaient, étaient souvent bien moins malins que lui, et contrairement à un grand nombre d'eux, lui avait survécu à toutes les crises, toutes les guerres civiles, tous les revirements d'alliance et trahisons pullulant dans les couloirs du Palais des Patrices de Velsna. Il n'était ni patricien, ni sénateur, ni un homme dont le nom de famille aurait pu évoquer quoi que ce soit. Il était simplement "Tomaso Busceta", l'homme à tout faire de son excellence Rocco Asone, le Maître des Balances de la Grande République. Et Ascone, celui qu'on avait affublé du surnom de "tirelire de la République", ne faisait jamais déplacer sa créature la plus précieuse aussi loin de la cité velsnienne pour rien.

Avoir un Buscetta chez soi, c'est déjà briser en partie la normalité et le quotidien d'une ville, sans même que ses habitants ne s'en rendent compte.

Mais il faut parfois un instant, un éclair de seconde, pour que la normalité, la somme de tout ce qui avait été prévu, puisse se briser sur un geste aussi anodin que celui de prendre place à quelques centimètres de lui, avant qu'il ne se retourne et sursaute.

"C'est trop demandé de prévenir de votre présence ?"

"Hélas, cela ne fait pas partie des attributions propres à notre métier j'imagine..."


C'était la voix sereine et suave d'un homme qui avait cueilli Busceta sur le fait, bedonnant, gras, dont l'apparence ne laisserai davantage deviner qu'il fut professeur d'école qu'intriguant. Son regard bleu azur se pose sur la mer, les deux hommes ne se sont pas croisés des yeux un instant, mais Busceta, paradoxalement, connait tous les traits de son visage comme si il s'agissait d'une connaissance de longue date. Pourtant, ils ne sont ni de la même famille, ni de la même ville et ni même de Velsna tous deux. C'est un homme à l'accent youslève fort prononcé, mais qui d'une traite, pouvait prendre celui qui lui plaisait. Aussi, Busceta ne savait pas de quelle patrie il était, et il n'était pas même assuré que son nom soit le fruit de sa naissance ou de son imagination. Le "gros youslève" fait le "gentil", sa voix est celle d'un homme qui se soucie des autres, qui fait attention à ce qu'il entoure, qui mesure tout ce qu'il dit.

"Le voyage s'est déroulé sans encombre je l'espère. L'air marin de la Leucytalée manquait il à nos cousins du nord ?"

"L'air marin ? Je vous en prie...ça pue le poisson pourri, la marée et le vieux. Ce n'est pas mieux que le quartier le plus pauvre de Velsna."


Malgré la modestie de sa condition d'origine, Tomaso Buscetta haissait par dessus tout être rappelé à cette extraction infamante qu'il a passé une vie d'intriguant à effacer, à la fois de son corps et de sa mémoire.

"Je vous trouve bien sévère avec Baltos. Les gens d'ici sont braves."

"Je n'en doute pas. Vous savez ce qui fascinant avec les gens courageux ? Ce sont eux qui meurent en premier, généralement."

"Serait-ce un proverbe velsnien, cher ami ?"

"Non. C'est de moi. Mais ça aurait pu."

"J'ai toujours apprécié vos traits d'esprit. A propos de trait d'esprit...vous savez à quoi me fait penser la marée ?"

"Dites. Faites donc moi part de vos mots inspirants..."
répond un Buscetta sarcastique.

"La marée est prévisible et confortable. Elle vient tous les quatre heures, et repart tous les quatre heures. Elle amène avec elle les mêmes odeurs, le même bruit des mouettes. Mais parfois...elle charrie avec elle des choses dont on ne saurait soupçonner l'existence de prime abord. Et sur les plages, on en vient dans de très rares cas à découvrir des merveilles. Vous faites une belle marée, monsieur Buscetta. On vous voit souvent en Leucytalée...apportez vous des merveilles en Youslévie aujourd'hui ?"

Le velsnien marque une pause, et se met à rire. Un rire fort désagréable à qui pouvait l'entendre. Les dents crissaient contre les dents, un petit sifflement émanait du fond de sa gorge, presque semblable à celui d'un rat, ou la sonnette d'un serpent.

"Mon ami. Vous n'imaginez pas ce que j'apporte au maître de ce pays."

"Vera ?"

"Lui-même. Un vulgaire bouffon qui se pavane avec sa gouaille de présentateur tv et sa coupe du monde sous le bras si vous voulez mon avis. Sans parler de sa fixette étrange sur le paganisme. Pensez bien que ces gens ont cru bon de concevoir l'héllénisme comme une justification nationaliste tout de même... Comme si égorger un bœuf allait leur permettre d'annexer Messalie... Mais que voulez vous, nous sommes tous membres de l'Organisation des Nations commerçantes après tout. Nous sommes une "grande famille", une famille dysfonctionnelle d'enfants perturbés."


L'homme enrobé sourit.

"Votre verve m'a manqué, monsieur Buscetta. Mais lorsque vous serez face à face avec monsieur Vera, à lui passer du miel sur les pieds en lui disant tout le contraire de l'avis que vous venez de prononcer, j'espère que vous vous rappellerez de qui sont votre vraie famille, et vos vrais amis..."

"Je n'ai point de famille ou d'amis. Il n'y a guère en politique. J'ai toujours survécu en pensant à ce que je gagne, pas à ce que je défends."

"Bien entendu, monsieur Buscetta. Je constate avec satisfaction que même les liens sacrés de la clientèle velsnienne qui vouent lient son excellence Ascone n'ont pas de prise sur vous. Tant mieux pour mes maîtres d'avoir dans leur poche un atout tel que vous, e lieu et place de ce banquier juvénile."


L'étranger se lève, esquissant une dernière parole à la créature velsnienne.

"Souvenez vous monsieur Buscetta, que Léandre vaincra, et son excellence Scaela retrouvera sa place."


Les rats vont et viennent dans les salles obscures du Conseil de la République youslève. Mais un spécimen particulièrement volumineux venait de faire son entrée dans ces longs et sinueux couloirs, avec sous le bras, un lourd dossier. La créature velsnienne pose son regard sur les dorures placardées aux murs de l'antique bâtisse. Il touche des yeux les statues et les marbres nostalgiques d'un hellénisme et d'une religiosité qu'il trouve dépassée.

"Idoles stupides..." pensa t-il très fort en dévorant du regard l'une d'entre elle. La sculpture n'était pas ancienne, elle imitait l'ancien dans une chose qui ressemblait à une parodie risible aux yeux de celui quine croyait qu'en lui et en ses propres capacités de transformer le monde par ses secrets et son savoir.

Il se présenta au devant d'un jeune homme affalé sur son bureau. A quelques mètres peut-être derrière la porte devant laquelle se tenait le scrétaire, Hemeraldo Vera devait probablement danser la valse avec un trophée sportif quelconque que sa propagande faisait grande joie de promouvoir à sa gloire.

"Puis-je vous aider ? Vous avez une accréditation de présence ?"

Buscetta fait glisser une carte sur le pupitre sans un mot. Le secrétaire y jette un oeil, la retourne: ce n'est pas la bonne photo, pas le bon nom. Le jeune homme sourit.

"Je saurais pas vous dire comment ça se fait mais je trouve que vous avez une gueule de salaud."

"Oui, on m'a beaucoup parlé de mon "phénotype velsnien"".

Le secrétaire de Vera fait de nouveau glisser la carte vers lui après avoir esquissé un sourire. Il sait.

"Bienvenue monsieur Dietrich. J'espère que votre voyage à Rasken s'est bien déroulé. Monsieur Vera vous attend."

Comme toujours, Tomaso sème derrière lui des pourboires. 5 000 lyres youslèves glissées là au garçon à tout faire qui ressemble fortement à ce que le velsnien avait été par le passé. La porte du bureau s'ouvre, et avant même de voir les tableaux de mauvais goût, les couleurs criardes des sièges ou les photos de Vera lui-même qui trônent sur son propre bureau, Buscetta entendit la voix portante et distinguable entre toutes d'Aldo. Le temps d'attente pour obtenir l'attention de l'Homme, vulgaire et braillard qui était au téléphone fut long, trop long. Ce n'est qu'après cet instant gênant que "Dietrich" présenta ses respects au youslève le plus important du monde.

"Excellence. C'est un honneur. Je m'appelle Tomaso Buscetta. J'ai reçu les accréditions nécessaires pour m'entretenir avec vous, au nom du Gouvernement de la Grande République, et plus particulièrement de mon maître, son excellence Rocco Ascone. Maître des Balances de la Grande République."

Les yeux de Buscetta l'amènent à promener ses yeux sur les motifs criards de la moquette et des décorations murales d'Aldo, tandis qu'il égraina phrase par phrase, lentement mais sûrement, la somme des informations qu'il apportait, en sa qualité de "petit oiseau".

"Mon maître, en premier lieu, vous fait passer les salutations les plus honorables, même s'il regrette certains de vos messages footballistiques sur Echo. Mais ce n'est pas l'affaire qui me mène ici. Celle là est beaucoup plus importante et grave pour votre patrie que cela. ll y a des rumeurs qui courent, excellence...de bien vilaines rumeurs dont mon maître a eu la confirmation, et qu'il me charge de vous transmettre au nom de l'amitié entre nos peuples. Tout cela, bien entendu, est à titre gratuit et gracieux, sans demande de contrepartie de notre part."

Le velsnien à face de fouine tends un lourd dossier à Vera, dont il attent qu'il le prenne dans ses mains.

"Ceci, excellence, est le compte rendu intégral d'une entrevue qui s'est tenue entre le Conseil communal de la Grande République, et des représentants de la République de Karty. Vous yserez surpris d'apprendre que ces excellences kartiennes nous ont donné, involontairement ou pas, un certain nombre d'informations relatives à la Vahrénie. A la fois au propos de leur position officielle vis à vis de cet Etat, que de celles de leurs alliés. Si les kartiens semblent avoir enterrer leurs ambitions SELON EUX, ce n'est pas le cas, à ce qu'il paraitrait, des estaliens. Nous pensons en effet que c'est sous leur pression que les kartiens ont mis un terme à un traité de protection qui liait leur gouvernement et la Vahrénie, ce au terme d'une rencontre qui aurait eu lieu entre estaliens et kartiens. Or, un tel changement de cap, juste après cette entrevue, peut difficilement être perçu comme une coïncidence. La Vahrénie fera l'objet de pressions, voire peut-être d'une invasion. Ce n'est qu'une question de temps.

Imaginez un peu les conséquences qui seraient celles d'avoir un Etat fantoche à vos portes, excellence. Ce serait là une violation claire de la sécurité nationale youslève: des bases militaires et navales étrangères à vos portes... Bien entendu excellence, vous n'êtes pas seul, et vous avez des amis. L'intégralité du compte rendu est à vous, excellence. Je vous laisse...cela vous permettra de méditer tout cela. Contactez notre Gouvernement lorsque vous aurez trouver des réponses appropriées à cette situation: nous seront toujours là pour vous aider. "


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Youslevie - Velsna

Bienvenue à tous pour le résumé de cette rencontre entre la sélection de la Youslevie et de Velsna, une affiche exceptionnelle.
Cette rencontre se déroule à l'occasion de la deuxième édition du
Trophée Palos Inekįs.
Le match a lieu au stade de l'Estadio Fédérale à Maracaillbosse au San Youté qui annonce ces 62 400 guichets fermés.

Cette une rencontre de haut niveau qui s'annonce aujourd'hui entre deux des meilleures équipes de football du monde.
D'un côté, les actuels champions du monde et incontestablement les numéros 1 de notre sport : la Youslevie.
De l'autre, leurs rivaux favoris qui sont ici pour en découdre, des adversaires connus pour leurs styles de jeu…atypique : Velsna.
Contrairement aux apparences, le titre qui se joue aujourd'hui va bien au-delà d'un simple titre amical pour décorer les locaux de la fédération.
Pour Velsna, c'est l'occasion de prendre sa revanche après l'humiliante manina lors de la Coupe du Monde 2018, ce match doit montrer le nouveau visage des velsniens se sont fait une place de joie sur la scène footballistique mondiale.
Pour la Youslevie, c'est le moment d'affirmer sa domination mais aussi de montrer que, malgré les départs (notamment celui de la légende Roger Azabalbeascoa), la Youslevie reste les numéros 1.

Évidemment, un match entre ces deux équipes est sujet à tension et les moyens de sécurité aux abords du stade n'ont rien à envier à ceux des plus grands événements.
Ces derniers sont d'ailleurs là à raison puisque une heure avant le début de la rencontre, la police san youtienne enregistre déjà une quinzaine d'arrestations et d'effaroucher entre supporters.
Du côté du public san youtiens venus assister à cette rencontre, l'ambiance est mitigée entre les soutiens des yousleves qui considèrent cette nation comme des amis et les supporters velsniens (en majorité) qui n'ont pas oublié la défaite en finale du mondial et qui serait satisfait de voir les lions dorés tombées chez eux.

En tribune VIP, on retrouve du beau monde : tout d'abord les stars san youtiennes ont fait le déplacement comme Leonardo Maquiel capitaine de notre sélection nationale ou même le président du San Youté.
Chez les yousleves, le Directeur du Conseil Hemeraldo "Aldo" Vera à fait le déplacement accompagné du vainqueur du mondial Roger Azabalbeascoa.
Le Directeur du Conseil à lui porter une attention médiatique avant la rencontre puisqu'il à, à plusieurs reprises, fait référence à ce 5-0 du mondial dans la presse yousleve : ”Là, quand tu prends cinq buts à zéro, tu fermes ta bouche et tu prends ta gueule sans crier à la tricherie sur tous les toits.”

Maintenant concentrons nous sur le terrain puisque cette rencontre sera arbitré par l'arbitre alayen Fujimoto Yoshinaka et de son assistant de toujours Kurimamotoyashikochi Takazukeifumitushi tandis que les deux arbitres de touches sont les san youtiens Arol Miguel et Suin Ruìs.

Pour ce qui est des acteurs de la rencontre, passons désormais aux présentations des équipes :
Composition de l'équipe de Velsna :
Cette équipe de Velsna abordera ce match avec l'objectif de la victoire : pour ce faire, le sulfureux entraîneur gallouèsant Didier Langlet (qui n'a pas manqué de faire parler de lui après sa conférence de presse) use de tactique de “haramball” comme on les surnomme au San Youté.
Didier Langlet base son jeu sur la défense avec deux lignes de défense ("L'accordéon défensif" de Lenglet) et ne privilégie pas du tout la possession.
Langlet base aussi son jeu sur les fautes pour détruire le rythme et il faudra que les yousleves prennent sur eux pour ne pas perdre le fil du match.
Pour ce faire, la composition adopté par les joueurs est un 4-4-2 typique du “haramball” :
  • Gardien : Vincenzo Di Marco
  • Défenseur gauche : Illidio Pepe
  • Défenseur droit : Massimiliano Spinola
  • Défenseurs centraux : Davino Lamagna et Giovanni Busca
  • Milieu droit : Roberto Caselli
  • Milieux centraux : Maurizio Palmieri et Felipo Arrivabene
  • Milieux gauche : Sapiente Baldi
  • Attaquant gauche : Germano Labruzzo
  • Attaquant droit : Aristofane Di Mattia
Le capitaine de ces onze sera le gardien de but Vincenzo Di Marco.
Sur le banc, on retrouve Quintino Campo, Alighiero Sparaco, Climaco Lo Verde, Floriano Bovino, Gerino Selva, Pupolo Fragola, Arnaldo Masini et Settimio Petrarca.
Comme déjà dit, le gallouèsant Didier Langlet coach cette sélection.

Composition de l'équipe de Youslevie :
Les yousleves abordent cette rencontre avec une équipe et surtout une tactique beaucoup plus axés sur le jeu.
L'équipe se base sur des défenseurs récupérateurs et des milieux relayeurs pour attaquer les lignes adverses.
Pour faire face à "l’accordéon défensif" de Lenglet, ce sont justement ces milieux qui seront extrêmement sollicités pour réussir passer aux travers de la défense et permettre aux attaquants de mener l'offensive avec des passes dans la profondeur.
Les ailiers seront alors sollicités pour casser la défense.
Ainsi, les lions dorés joueront en 4-3-3, une composition très utilisées à haut niveau :
  • Gardien : Allande Agaraberry
  • Défenseur gauche : Jonas Botter
  • Défenseur droit : Gaetàn Pugliesi
  • Défenseur central : Aristo Coronil et Leo Garasca
  • Milieu gauche : Riando Bodin
  • Milieu centrale : Nathan Muller
  • Milieu droit : Lucio Gorosabel
  • Ailier gauche : Casimiro Diodoro
  • Ailier droit : Erramun Goyonaga
  • Buteur : Alexis Zikas
Cette effectif compte évidemment de nombreux champions du monde comme Allande Agaraberryv ou Nathan Muller mais aussi des jeunes comme Alexis Zikas (qui remplace Tony Mejia) qui représente le futur de la sélection avec la lourde tâche de remplacer les différents départs à la retraite qu'à connus la sélection suite à son sacre de 2018.
On peut aussi signaler la titularisation de Leo Garasca qui évolue en Liga de la Nation (le championnat de première division du San Youté) à l'Union Nuvos et qui est très apprécié dans la république paltoterranne.
Le capitaine de cette équipe est Allande Agaraberry et ces derniers sont coachés par Zaramgaba, lui aussi vétéran de la Coupe du Monde.
Sur le banc, on retrouve Simenon Parmenides, Stefanos Zervos, Iker Agar, Arero Ahren, Sotirios Pulos, Yiorgos Georgiades, Eramun Ander, Vinarr Torgensen, Fotis Romanos, Yason Menares, Amani Bwana Mkubwa.

Première période :
Le début de la première période est sifflé à 15 heures, heure locale avec un engagement de Velsna qui part directement dans sa zone en faisant face au pressing de l'attaque yousleves.
L'animation en tribune ne se fait pas attendre puisque les velsniens craque des fumigènes et les yousleves entament plusieurs chants rappelant la défaite de mondial aux velsniens.

Sur la pelouse, les quinze premières minutes sont marquées par les pertes et récupération de balles entre les deux camps.
Comme prévu, les velsniens font preuve d'une grande agressivité et de beaucoup d'anti jeu mais cela ne trouble pas les yousleves qui opèrent les deux premiers tirs cadrés autour de la 20ème, Vincenzo Di Marco répond présent et sa cage reste invioler.
À la relance, il dégage la balle dans les pieds de Germano Labruzzo qui dribble successivement Alexis Zikas, Nathan Muller et Leo Garasca avant de délivrer la passe à Aristofane Di Mattia qui sprint vers la cage et lob Allande pour ouvrir le score (Velsna : 1-0 : Youslevie).
Il se dirige ensuite vers les supporters yousleves pour célébrer en criant "Corrotti, corrotti, corrotti", soit corrompus.
Aristofane fait clairement référence aux accusations velsniennes qui ont suivi la victoire de la Youslevie en Coupe du monde.
Une célébration qui enflamme les tribunes et échauffe les yousleves.

Tactiquement, Zaramgaba ne pouvait pas espérer pire début de match puisque désormais, les velsniens vont garer le bus et égaliser va relever du miracle.
Le match reprend et mes velsniens multiplient encore plus les fautes.
Ils s'en sortent néanmoins sans carton et bénéficient de la clémence de Fujimoto qui se contente des coups francs.

Suite à ce but, la défense velsnienne se ressert et la Youslevie prend la possession du match en jouant dans la première ligne velsnienne sans réussir à briser la seconde.
Dans ce jeu, Muller et Coronil se démarquent par leur intelligence de jeu et mène les deux offensives de leurs équipes qui n'ont cependant pas le succès espéré.
Le match se poursuit et à la 30ème minute de jeu, on comptabilise 14 faites côtés velsniens tandis que les lions dorés gardent la possession de la balle.

À la 40ème, Casimiro Diodoro récupère le ballon après plusieurs minutes de possession yousleves et s'infiltre dans la deuxième ligne de l'accordéon quand le numéro 4 velsniens, Massimiliano Spinola se jette sur lui et lui donne un violent coup de crampons.
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La balle finit néanmoins dans les pieds de Erramun Goyonaga, par conséquent l'arbitre ne siffle pas et offre l'avantage.
Cette décision provoque l'indignation du banc yousleves situé en face de la faute qui se lève pour contester.
Goyonaga dégage la balle et l'arbitre interrompt le match pour prendre sa décision.
Ce dernier se retrouve entouré des joueurs des deux équipes et sur le terrain comme en tribune, la tension accumulée depuis cette première demi-heure de rencontre semble éclater : l'arbitre est clairement dépassé par l'événement.
Ce dernier finit par faire appel à l'arbitrage vidéo pour prendre sa décision et s'extirper du groupe.
De son côté, Casimiro Diodoro reste à terre et sort sur civière, remplacé par Fotis Romanos.
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Après une longue interromption, l'arbitre prend sa décision dans un stade bouillant :”Après visionnage de l'arbitrage vidéo, faute du numéro 4 velsniens : carton jaune et coup franc.”
Le stade éclate et les yousleves hurlent leurs indignations.
La police est obligée d'être déployée en tribune pour empêcher que les supporters ne s'entre-tuent.
Sur le terrain : Sapiente Baldi et Gaetàn Pugliesi en viennent aux mains et écope tous les deux d'un carton rouge obligé d'être séparé par la sécurité.

Le match qui n'a plus rien à voir avec du football reprend finalement avec un effectif yousleves extrêmement affaibli après la sortie sur blessure de Casimiro et l'exclusion de Pugliesi.
Le coup franc est tiré et l'accordéon dégage la balle à l'autre bout du terrain : la zone velsnienne est toujours verrouillée.

Zaramgaba use finalement de ma possession pour temporiser jusqu'à la mi-temps où il opérera les changements tactiques nécessaires à la dynamique du match.
De son côté, Langlet affiche un grand sourire à destination du banc yousleves.
Cela marche et après dix minutes de temps additionnels d'un ennui mortel, les 20 acteurs rentrent aux vestiaires et pour la première fois dans ce match, on peut souffler.
Aucun doute que ce match est déjà historique tant la tournure qu'il a prise est extrême.
De son côté, Fujimoto Yoshinaka est totalement déboussolé.

Seconde période :
Dans cette seconde période, les deux entraîneurs ont opéré les changements tactiques qui font suite à l'incident de la première période.
Langlet fait remplacer Germano Labruzzo par Floriano Bovino et place ce dernier au poste de Baldi avec l'objectif affiché de maintenir la bonne structure de l'accordéon.
Chez les yousleves, l'équipe passe à une défense à trois pour ne pas affaiblir le milieu et l'attaque, en effet ils sont menés et ne peuvent se permettre de libérer un attaquant quand on voit la tactique de Langlet.
Un grand changement est à signaler : Fujimoto n'est pas sur la pelouse, ce dernier a fait un malaise dans le vestiaire et sera remplacé par son assistant Kurimamotoyashikochi Takazukeifumitushi.

Le jeu reprend et la Youslevie engagé avec un tir d'emblée pour mettre la pression sur leurs adversaires.
Une pression répétée avec un deuxième tir de Muller deux minutes plus tard (même s'il passe loin du but).

À la 50ème minute de jeu, Alexis Zikas qui était clairement le point faible de l'attaque des lions est remplacé par Amani Bwana Mkubwa.
Ce dernier n'attend pas pour ce montrer décisif puisqu'il récupère un ballon sur touche à la 53ème et s'infiltre dans la défense velsnienne en les dribblant.
Il attend la surface où il est soudainement taclé par derrière par Spinola, l'arbitre n'hésite pas et siffle le penalty.
Néanmoins, pas de carton pour le boucher du jour.
Les velsniens contestent et le capitaine de ces derniers écope d'un jaune.
Goyonaga se place finalement pour le tirer face à Vincenzo.
Le yousleve s'élance, Vincenzo plonge à gauche, Goyonaga tire à droite et offre enfin l'égalisation tant espéré par tout un peuple (Velsna : 1-1 : Youslevie).

Ce but entraîne un changement velsniens : Felipo Arrivabene cède sa place à Climaco Lo Verde tandis que chez les yousleves, Garasca cède sa place à Iker Agar.

À l'engagement, Aristofane passe la balle à Climaco avant de partir en courant vers le but yousleve, Climaco lui dégage la balle et il réussit à se trouver seul devant le gardien.
Aristofane frappe mais cette fois-ci, Allande ne se laisse pas avoir.
À la 60ème, les yousleves montrent un nouveau visage avec un regain de confiance tandis que les velsniens sont despérer.
Néanmoins, il reste encore 30 minutes à jouer et les deux équipes maintiennent l'intensité de la rencontre.

Les velsniens reprennent la tactique de Langlet mais cette dernière porte ces limites : à la 66ème Spinola est expulsé après une faute grossière qui lui offre son second jaune.
Réduit à 9 contre 10, le bus velsniens ne lâche cependant pas et la surface reste verrouillée pour offrir dix minutes beaucoup plus tranquille entre les deux formations.
En tribunes, les ultras des deux groupes chantent et insultent les adversaires mais ma tension est redescendue suite à la présence des autorités.
À la 71ème, Muller se retrouve dans la surface marquée ce fait tacler violemment : pénalty non-sifflé qui réchauffe à nouveau les deux équipes obligeant l'arbitre à dégainer deux jaunes pour les yousleves avant que Vincenzo ne joue son six mètres.

Le jeu poursuit son cours et à la 86ème, Vincenzo dégage stoppé une frappe de Coronil : corner.
Ce dernier est joué à deux entre Muller et Coronil.
Muller passe à Coronil, s'infiltre dans la surface et Coronil lui redonne la balle.
Muller tire et marque (Velsna : 1-2 : Youslevie).
La Youslevie passe devant trois minutes avant la fin du temps réglementaire.

L'arbitre indique finalement cinq minutes de temps additionnels durant lesquelles Aristofane tente de revenir aux scores avec deux frappes cadrées mais sans succès.
L'arbitre finit par siffler la fin de la rencontre et la Youslevie remporte le Trophée Palos Inekįs.

Score final : Youslevie : 2 - 1 : Velsna
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Nathan Muller avec le trophée
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La Petite Brann échoue à venir à bout des champions du monde
Émission diffusé le 16_06_2020
Du sport maintenant avec l'événement de la soirée, hier soir le Stade Brann était complet puisque quelques mois après son succès face au San Youté dans le Trophée Palos Inekįs, l'équipe de Petite Brann recevait l'équipe de Youslevie qui sort d'une victoire 2-1, toujours dans le cadre du Trophée Palos Inekįs pour un match amical à Syltrua.

Syltrua, plus précisément au Stade Brann plus précisément, ce dernier rempli de ces 72 000 places.
Un taux de remplissage qui surprend quand on sait qu'il s'agit d'un simple match amical.
Ce taux peut néanmoins s'expliquer par le prestige de nos adversaires qui sont les actuels champions du monde et ressortent d'un succès lors d'une rencontre à haute tension au San Youté.
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Résumé du matchCette rencontre voyait un affrontement entre deux nations dont l'écart footballistique est gigantesque mais la Petite Brann pouvait se permettre de rêver après son succès face au San Youté.

Pour ce qui est de la tactique, comme d'habitude, les lions dorés joueront leur fameux 4-3-3 et decrait se baser sur des tactiques similaires à celles utilisées face à Velsna puisque les branns joueront un jeu défensif :
  • Gardien : Allande Agaraberry
  • Défenseur gauche : Jonas Botter
  • Défenseur droit : Iker Agar
  • Défenseur central : Sotirios Pulos et Leo Garasca
  • Milieu gauche : Arero Ahren
  • Milieu centrale : Nathan Muller
  • Milieu droit : Lucio Gorosabel
  • Ailier gauche : Fotis Romanos
  • Ailier droit : Yason Menares
  • Buteur : Amani Bwana Mkubwa
Le capitaine de cette équipe est Allande Agaraberry et ces derniers sont coachés par Zaramgaba, lui aussi vétéran de la Coupe du Monde.
Sur le banc, on retrouve Simenon Parmenides, Stefanos Zervos, Gaetàn Pugliesi, Riando Bodin, Aristo Coronil, Yiorgos Georgiades, Eramun Ander, Vinarr Torgensen, Alexis Zikas.
Ainsi, on remarque que l'entraîneur a fait tourner cette composition.

On note aussi l'absence de Diodoro en convalescence après son choc face au velsniens Spinola.

Du côté brann, on retrouve une composition similaire à celle utilisée face au San Youté et qui avait porté ces fruits.
Les tactiques aussi avec toujours ce jeu en contre base sur la défense et la récupération.
Les branns commencent ainsi la rencontre avec le 4-4-2 suivant :
  • Gardien : Gulácsi Szappanos
  • Défenseur gauche : Nigol Mítra
  • Défenseur droit : Yger Péter
  • Défenseur central : Hang Sàndor et Kévin Katar
  • Milieux défensives centrales : Martin Szoboszlai et Nagy Bolla
  • Milieu gauche : Ender Niglla
  • Milieu droit : Novak Madur
  • Attaquant gauche : Zarus Miengor
  • Attaquant droit : Zbillya Piort
Le capitaine sera le gardien de but, Gulácsi Szappanos.
Le sélectionneur est Paum Malerj.
Sur le banc, on retrouve le milieu Etienne Ayghar et l'attaquant David Pûlos.
Sur le banc et en défense, nous avons Péter Myagos et Sebes Sowunmi qui jouent justement dans le championnat yousleves et Myanis Agoi et Fiola Mender.
On retrouve aussi Avi Almoev, le joueur qui brille à Lakebury FC devrait commencer sur le banc mais avec la certitude de jouer.

L'arbitre donne finalement le coup d'envoi de la rencontre après que la présidente brann Abigél Lajos a donné le coup d'envoi fictif, cette dernière ne cesse de gagner en popularité suite aux excellents résultats de sa politique économique et social.
C'est les joueurs branns qui débutent la rencontre avec une passe en retrait vers le milieu brann qui débute un jeu de possession qui sera vite intercepté par l'attaque yousleves, les trois attaquants réussissent alors à esquiver la défense avec un abile jeu de passe, nous sommes à la deuxième minute et Amani Bwana Mkubwa fait la première frappe du match.
Cette dernière est néanmoins interrompue par une tête de Sàndor qui coupe la trajectoire du ballon vers ses coéquipiers qui partent en contre.
Ces derniers profitent que les joueurs yousleves se soient avancés pour attaquer et les deux buteurs réussissent miraculeusement à offrir le premier tir brann, bien qu'il ne soit pas cadré.
Le jeu se poursuit sur la relance yousleve qui maintient la possession, le pressing brann est efficace et la progression de la balle stagne dans le milieu de la zone brann.
Néanmoins à la onzième minute de la rencontre, Nathan Muller délivre une passe en profondeur à Romanos qui sprint vers le but brann, frappe et ouvre le score pour la Youslevie (Petite Brann : 0-1 : Youslevie).
Les joueurs branns encaissent mais peu après la relance du jeu, Garasca tacle violemment Zbillya Piort qui reste au sol.
Garasca écope d'un carton jaune de la part de l'arbitre talars Amachoukeli, Piort sort sur blessure ais heureusement pas sur civière et c'est donc Avi Almoev qui rentre sur le terrain plus tôt que prévu.
Le jeu reprend est encore une fois, la Youslevie possède la possession de la rencontre mais ça n'effraie pas le collectif brann qui reste intransigeant et réussit à mener 3 contres malgré tout sans succès.
Coup franc dangereux pour la Youslevie à la 25ème minute, c'est Gorosabel qui le tire.
Il frappe et met la balle en pleine lucarne, Szappanos n'a rien pu faire (Petite Brann : 0-2 : Youslevie).
Nouvel engagement brann qui cette fois-ci part en attaque, Almoev récupère une excellente balle et parvient à dribbler deux défenseurs yousleves pour sprinter vers le but.
Il tente alors de lober Allande mais le gardien expérimenté ne se laisse pas avoir aussi facilement.
Sur le corner qui suit, Almoev inscrit une tête plongeante mais la VAR le déclare en position de hors-jeu.
La Youslevie récupère (encore) la possession et part en attaque, encore une fois le pressing du milieu brann empêche de concéder un troisième buts.
Le jeu physique des yousleves commencent cependant à venir à bout d'une équipe qui résiste mal, privilégiant la technique.
L'entraîneur hellène le remarque et donne une série de consignes à ces joueurs.
Leur succès ne sera pas attendre puisqu'à la 39ème, Romanos part sur le sol et vient à bout de Nigol Mítra pour inscrire le but du 3-0 (Petite Brann : 0-3 : Youslevie).
Le jeu se poursuit sans rien de vraiment notable et après 5 minutes de temps additionnel, les 22 acteurs de la rencontre rentrent aux vestiaires.
L'humiliation des branns se fait ressentir dans un stade qui espérait l'exploit.

La seconde période débute ensuite avec un engagement yousleves mais sur une glissade, Muller perd la balle au profit de Almoev qui fait la passe à son coéquipiers qui lui refait la passe, frappe et prend le gardien au dépourvu, la Petite Brann marque enfin (Petite Brann : 1-3 : Youslevie).
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Ce but permet au brann de se relancer après le changement tactique de l'entraîneur, notamment le passage à un marquage individuel pour rendre beaucoup plus difficile le jeu de points des adversaires.
L'entraîneur à aussi pratiquer un changement à la mi-temps puisque Péter Myagos et Sebes Sowunmi remplace Nigol Mítra et Yger Péter, l'entraîneur profite du fait que les deux latéraux sont beaucoup plus habitué à la manière de jouer yousleves qui posent problème à l'effectif brann.
À la 51ème et à la 53ème, Myagos réalise deux superbes tacles pour permettre à ses coéquipiers de tenter des contres.
La tendance reste en faveur des yousleves qui reste supérieur en possession ou même en tir.
Il le réaffirme avec deux corners autour de la 60ème minute mais fort heureusement, le gardien et Sàndor réalise deux superbes sauvetages.
La suite du match se poursuit comme elle a commencé : la Petite Brann encaisse mais à la différence que les chansons de tactiques ont permis aux branns de jouer un jeu plus sûr et moins brouillon.
À partir de 80ème, les joueurs yousleves baisse de rythme après plusieurs changements d'effectifs.
Almoez décide d'en profiter pour donner de l'intensité à l'attaque brann et la mener dans les contres.
Cette initiative encouragée par Malerj se retrouve bloquée face à la qualité défensive jusqu'à la 86ème où Almoez dribble, frappe et redonne l'espoir aux supporters (Petite Brann : 2-3 : Youslevie).
La réaction yousleves ne se fait pas attendre puisqu'un jeu de passe maîtrisé dès l'engagement envoie les joueurs face au but brann, frappe et reprennent l'ascendant aux scores (Petite Brann : 2-4 : Youslevie).
Le rythme ralenti finalement jusqu'au coup de sifflet final, la Youslevie remporte ce match amical.
Notre équipe n'a malgré tout pas réussi à vaincre, la marche était trop haute pour nous.
On retiendra cependant la magnifique prestation de Via Almoev, l'attaquant qui évolue au Lakebury FC (un club du Brocelynwood) est clairement candidat sérieux pour devenir titulaire de la sélection.
Une succession de prestation qui semble montrer du positif alors que la Fédération a mis une bonne prestation à la prochaine Coupe du Monde parmi ces objectifs principaux.
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"Léandre nous voilà !"

Exercice militaire velsnien en Youslévie


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"Léandre nous voilà !"

"Excellence Primpile, je crois que nous sommes à Baltos."

"Ah. Euh. Même chose."


C'est un spectacle bien curieux auquel assistent les riverains du vieux port de la ville antique de Baltos: celui de centaines d'hommes et de femmes dans des habits aux couleurs bariolées et aux treillis impeccables. Chargeant sur leurs dos des kilos de matériel. Certains s'arrêtent une fois à quais et embrassent le sol en s'exclamant "Léandre nous voilà !". Il faut le rappeler, la méconnaissance géographique que certains velsniens ont des lieux qui pourtant, font partie intégrante du récit intergénérationnel que constitue l'Histoire de leur cité. Pour beaucoup, Léandre est davantage un mythe qu'un lieu, un mythe magnifié par les auteurs fortunéens classiques, relatant des duels homériques entre des héros sortis de l'imagination des antiques auteurs, et une guerre sans fin entre la progénitrice de Velsna et ceux que l'on a appelé les "landrins". Les aristocrates de bonne famille qui sont vomis par ces navires ont baigné depuis leur naissance dans ces récits, d'une cité landrine autrefois maîtresse de l'Orient leucytalien. Ils ont rêvé dans le fond de leur lit des rivages azurés de la mer intérieure, la mare nostrum de la Rhême d'autrefois. Dans leurs esprits, les noms de Léandre, Fortuna, Baltos, la Sicanie...tout cela s'entrechoque en une culture commune d'une cité-état qui a passé le millénaire entier à revendiquer son appartenance à ce monde leucyatlien, tout en étant confronté à la triste réalité que Velsna était située sur l'autre versant de l'Eurysie, entourée de peuplades barbares tenues en pière estime pour leur brutalité, leur inculture et leur manque du sens des affaires. C'était ces jeunes hommes, qui embrassaient le ciment des quais du port de Baltos ce jour là, sous les yeux circonspects des youslèves qui se demandaient bien ce qui pouvaient rendre ces jeunes gens autant en émoi.

Leur chef était à leur image, cet "Emilio Berta", qui avait été nommé par le Sénat des Mille, chef du corps expéditionnaire velsnien en pays landrin. Et comme tous les membres de cette expédition triés sur le volet par ses soins, il fait partie de cette partie de l'aristocratie sénatoriale velsnienne descendant de ceux qui ont fui la chute de Léandre, six siècles plus tôt, et qui ont embarqué pour la cité velsnienne. A bien des égards donc, ce déplacement s'apparente donc à un rituel de retour au foyer, qui viennent prendre de la terre sableuse et la frotter entre leurs mains, comme pour se souvenir que cet endroit fertile abritait autrefois une cité resplendissante, quant bien même la véritable Léandre se trouve à près d'un millier de kilomètres de Baltos. 10 000 jeunes hommes et jeunes femmes, soigneusement sélectionnés par son excellence le Primipile Berta, uniquement issus des trois premières classes censitaires de la société velsnienne, et dont chacun d'entre eux a pu prouver qu'il possédait au moins un parent pouvant remonter ses origines à une lignée patricienne landrine. Autant dire que ces gens venaient du même monde, et que la vie des gens du commun qui travaillent sur les quais de Baltos leur était totalement étrangère, voire un peu barbare.

Emilio Berta dévisageait ces youslèves qui lui firent accueil avec un œil assuré, un peu pédant, voire hautain. Mais il ne pouvait en être autrement avec un patrimoine foncier familial estimé à près de 450 millions de florius velsniens. Mais heureusement pour les locaux, le séjour à Baltos fut court, car le comportement de ces jeunes gentilhommes étaient loin de refléter leur apparente courtoisie. Courtois ils l'étaient avec les dames en effet, mais ils étaient également querelleurs, bagarreurs, prompts à céder à la moindre provocation et la prendre pour une question d'honneur. Certains d'entre eux se promenaient avec des fleurets dans la rue pour faire valoir leur prétention au respect, et quant bien même ils ne restèrent que deux nuits à Baltos, deux d'entre eux furent arrêtés suite à une altercation entre cex deux là, qui étaient écharpés en duel après avoir conté fleurette à une même fille de poissonnier rencontrée sur le marché du vieux port. Ce genre d'ancodotes, il fallait que les youslèves se préparent à en entendre beaucoup lors du séjour de ces gens qui du reste, avaient vraiment l'air de penser que le monde était un terrain de jeu où défendre un honneur fictif et assez vain.

Les autorités youslèves, il va sans dire, s'arrangèrent pour faire évacuer le plus vite possible cette soldatesque vers le nord et l'affectation qui avait été donnée à ces hommes lors de leur résumé de mission au lendemain des communications velsno-youslèves qui avaient fait état de mouvements suspects dans la région de la Vahrénie. Ces "landrins" étaient reconnaissables entre tous. Si leur équipement, payé de leur propre poche était de la plus grande des qualités, il arboraient tous des écussons différents, qu'ils soient familiaux ou liés à leur quartier d'origine. Car si tous étaient originaires de l'intérieur même des murs de la cité velsnienne, ils avaient eu tôt fait de se souvenir des inimitiés qu'ils entretenaient entre les différents quartiers de la ville. Ainsi, le Primipile Berta prit soin de séparer les gentilhommes landrins de San Siro et ceux de San Stefano, connaissant leur haine séculaire. C'était l'heure de vérité pour cette unité nouvellement constituée en urgence afin de répondre aux inquiétudes du gouvernement youslève à leur frontière septentrionale.

Cette joyeuse chevauchée était également accompagnée des traditionnels mercenaires et étrangers qui évoluait de la manière la plus commune qui soit autour de n'importe quelle armée velsnienne, en la personne cette fois ci, d'une tribune entière de mercenarii issus du pays de yamato, mais que les gens du corps landrin appelaient simplement des "ushong", car en effet, l'Empire Xin était pour ces gens là le suzerain légitime d'une grande partie du continent nazumi, et ceux ci appelaient indifféremment donc ramchoures, yamato, stranéens, linguois, des "ushong".

Si le corps landrin était en exercice, il ne serait pas seul, car le Gouvernement communal avait dépêché une escorte aérienne conséquente afin d'opérer des exercices aériens en compagnie des forces youslèves. A biens des égards, cette manœuvre était relativement commune. Cela avait déjà été le cas entre Fortuna et Velsna il y a quelques années au large de l'Afarée, mais c'était bien la première fois qu'un tel exercice avait lieu avec les youslèves, qui dans le gag populaire, étaient un peu ces cousins étranges dont la ressemblance avec eux même était fort troublante.

Au cours de ce séjour, le Primipile Berta n'aurait de cesse de retranscrire son expérience dans ses carnets de commandement, telle était son habitude.




  • Velsniens et youslèves débutent une série d'exercices terrestres et aériens au nord du territoire youslève.
  • Le corps landrin est constitué de 10 000 gentilhommes et demoiselles de bonnes familles landrines, de la 1ère à la 3ème classe censitaire. Ils sont réputés bien armés, mais turbulents. Il est conseillé au joueur youslève de les tenir en laisse. C'est une force relativement polyvalente et bien armée, mais qui a l'air de souffrir d'un immense complexe de supériorité.
  • 1 000 mercenaires yamato sont également présents.
  • Une escorte aérienne fait également des exercices en compagnie de leurs homologues youslèves.
  • Le Primipile Berta tiendra des notes de journaux à intervalle régulier.
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Kempeitai genderbend
« Non, tous les Nazumi ne sont pas Ushong. Oui, nous venons d’Aleucie ; la colonisation et l’impérialisme ne sont pas propres aux Occidentaux même si vous vous en êtes fait les champions. »

Brigade Spéciale
Est de la Youslévie, 2020年 8月 8日,
15:02 heure de Sedjan ; 09:20 Heure du Méridien de Kintan


alineaLes mercenaires Yamato et consorts descendirent en rangs serrés le dos droits sous leur paquetage du transport de troupe battant le pavillon fleurdelisé au vermillon de la Grande République et sa thalassocratie et posèrent pieds à terre sur un quai du port de la cité de Baltos. Pour sur ce spectacle devait bien être inhabituel pour les citadins qui ne voyaient déjà pas beaucoup de têtes Nazumies ; une troupe Nazumie entière était déjà inhabituelle en Occident — les mauvaises langues diront que leur présence en Aleucie est toute aussi inhabituelle — d’autant plus que, excepté leur armement Velsnien et leur patch à l’épaule droite représentant deux gunsen : des éventails de guerre, d’argent sur un disque de jais et surmonté pour le plus proche du spectateur d’une fleur de lys vermillon montrant clairement l’appartenance du régiment, leur uniforme n’est en rien uniformisé avec ceux de leurs employeurs Velsniens ; les Yamato portent, encore, une vareuse khaki Type 98 au col fermé et serré, sans cravate et aux insignes de grades épinglés au sein gauche, le tout complété par une ceinture de cuir bardant le tronc de l’épaule gauche à la hanche droite ; complétée d’une casquette de campagne ou plate d’officier selon le grade et d’un pantalon d’équitation : serré à la taille et aux chevilles et ample des cuisses aux mollets, dans la même teinte que la vareuse pour ces deux derniers éléments dont le pantalon est surmonté de bottes montantes d’équitation là encore en cuir noir et ferrées aux talons. Ce premier tableau peut enfin être complété par le brassard blanc caractéristique des Excubites Yamato surmonté des initiales vermillons « EC », pour Excubites ; elles-mêmes surmontées des kanji, toujours vermillons, « 憲兵 » pour kenpei ou « soldat de la Loi » : plus connu sous le nom de Police Militaire et leurs initiales internationales « MP » vermillons sous les initiales « EC ».

alineaLes Excubites assurent en effet des missions de police militaire, en plus de missions d’administration et de secrétariat interne et de logistique ; leur armement individuel étant trop léger pour d’autres missions plus dans le conflit : un fusil mitrailleur Velsnien de bonne facture fournis par le Comitatus, un pistolet Nambu de quatorze millimètres de conception Yamato, des grenades à fragmentation pour les unités d’avant-garde et de patrouille qui ont plus de chance d’être au contact, un gunsen évidemment afin de se défendre en combat rapproché et car cette arme et son art : le gunsen-jutsu, sont toujours pratiqués par les Yamato y compris au sein de l’Armée Impériale, un sifflet et enfin un tonfa en bois rouge dans le but d'accomplir leur mission principale : le maintien de l’ordre et la sécurité en territoire occupé. Les officières possèdent en plus quant à elles un tachi : un « sabre long » initialement de cavalerie, servant surtout pour l’apparat bien que les officières continuent de se former à son maniement afin de le dégainer sur le terrain en cas de besoin. Il est cependant à noter l’absence officielle du wakizashi dans l’armement des mercenaires du régiment, toutes issues du Kyojukoku, ne sont pour autant pas toutes Yamato ; seules les soldates qui le souhaitent, souvent des Yamato, en font ainsi la demande non pas pour se battre mais bien pour se seppuku. Une pratique que la Capitaine-mercenaire des Excubites Yamato : Sugawara Shino, laisse faire malgré le fait de servir une armée étrangère et loin des traditions martiales Yamato pour rassurer ses soldats, et soldates surtout, en leur donnant la possibilité de se suicider plutôt que d’être faites prisonnières ; en l’absence de Droit international, le sort des femmes en temps de guerre et particulièrement des soldates étant peu enviables et ces dernières composant la majorité du régiment mercenaire…

alineaTandis que les véhicules léger tout-terrain, les camions de transports et autres véhicules et matériels servant la logistique du régiment et du Comitatus sont descendus à quai, les mercenaires Yamato forment les rangs épaules contre épaules, regardant avec dédain leurs homologues Landrins baisés sol et murs de la cité qu’ils confondent avec leur berceau historique quand peu de temps avant, durant la traversée, ces derniers parlaient moqueurs du Shintō qu’ils résumaient à « l’adoration de quelques cailloux, montagnes et rivières » puis se mirent en marche, une fois leurs véhicules et plus gros équipements débarqués à quai, en direction de l’Est et la panhandle Youslève à la frontière Vahréniene.


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alineaAu milieu de la campagne Youslève : vallonnée, sèche et caillouteuse parsemée de quelques oliviers ci et là, la vie de camp battait son plein entre cette troupes tri, ou plutôt multinationale. S’il est plus que évident que les Excubites Yamato ne participent aux grandes manœuvres de cet exercice militaire multilatéral en vertu de leur mission initiale ; il en reste pas moins qu’elles ne chôment pas pour autant. Entre deux guinomi par jour de yamatoshu : un marquant la fin de chaque repas soit le matin et le midi, plus connu en Occident sous le nom de sake, renforçant un peu plus l’exotisme des Youslèves pour les Yamato, et des séances de gunsen-jutsu sûr quelques-uns de leurs homologues locaux un peu trop lourds sous quelques rires moqueurs de leurs camarades de dortoir, les soldates Yamato, qui ont ajouté à leur couvre-chef un havelock : un couvre nuque, les protégeant des rayons du Soleil de la mer Leucytalée, en coordination avec leurs équivalents Youslèves et Antériniens patrouillent la frontière Youslèvo-Vahrénienne : posant tels les commandants charismatiques sur les toiles martiales Occidentales, une jumelles en mains au sommet de quelques escarpements rocheux, les manches retroussées et le fusil à l’épaule en bandoulière tandis que d’autres, toujours avec leurs équivalents étrangers, assurent l’ordre, la sécurité et la discipline au sein du camp : courant souvent un sifflet strident en joues et tonfa à la main quand une bagarre éclate entre des soldats Youslèves et Landrins ou bien entre Antériniens et leurs consœurs Yamato ; arrêtant parfois au mess un trafic de montres de luxe, d’alcool ou de jeux de cartes organisé entre et par les soldats et confisquant les biens mis par la suite sous scellé. Des activités bien ordinaires d’une police militaire plutôt ordinaire entre patrouilles, conseil de discipline et surveillance de travaux d’intérêt général mais les soldates Yamato se tiennent prêtes pour tout exercice d’occupation ainsi que pour assurer la logistique des grandes manœuvres entre Youslèves, Velsniens et Antériniens.

alineaEt pendant que les simples soldats fraternisent, ou se disputent selon si leur patch d’épaule est aux couleurs de l’Antérinie, les pontes des trois armées participantes organisent leur commandement tripartite avec, se tenant deux pas derrière le Primipile Berta pour la Grande République de Velsna, le dos droit, les talons claqués, un holster de Nambu 14 et un gunsen dans la ceinture, la main gauche posée sur le manche de son tachi et le bras droit droit le long du corps, la Capitaine mercenaire Yamato des Excubites : Sugawara Shino, attendant patiemment interpellation, ordre ou mission à son adresse et celle de son régiment.


Coat of Arms of Japanese Pacific States

Note OOC :
  • 1000 soldats professionnels représentant les mercenaires Yamato (atlas du Kyojukoku).
  • 1000 armes légères d’infanterie représentant l’armement principal fourni par le Comitatus Velsnien (atlas de Velsna).
  • 1000 armes légères d’infanterie lvl.1 représentant l’armement secondaire(armes blanches : les gunsen et les tachi dans le texte, armes de poing : pistolet Nambu dans le texte et quelques grenades), l’équipement(sifflet, tonfa, jumelles) et l’uniforme des mercenaires Yamato (atlas du Kyojukoku).
  • Le nombre nécessaire de véhicules et autres équipement gameplay que le joueur de Velsna considérera utile pour les missions des mercenaires Yamato (atlas de Velsna).
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