

Il y a des navires qui marquent l'âme d'un pays, le porte-aéronefs "Le Furioso" est peut-être de ceux-là. Se faisant l'incarnation de la puissance maritime pontarbelloise et avant celle-ci alguarena, sa présence et sa mobiltié stratégique entendent aujourd'hui se mettre au service d'une dernière armée. Un départ de la marine pontarbelloise nécessaire pour nus offrir les latitudes nécessaires à l'accueil du futur et nouveau porte-aéronefs pontarbellois pour le mois de main 2019. Un puissance bâtiment, moderne, se faisant maintenant la démonstration d'un savoir-faire technologique nationale d'exception. "Notre marine entre dans une phase supérieure et ce nouveau porte-aéronefs en sera clairement l'étendard" annonce le Généralissime Lepoldo Sapateiro, sans toutefois divulguer le nom retenu pour ce concentré de souveraineté pontarbelloise. Il fallait au moins ça pour desserrer le léger pincement au coeur que pouvait susciter le départ de ce colosse d'acier inscrit dans la défense de la péninsule depuis une dizaine d'année. La séparation reste faite avec la mélancolie et les honneurs de chacun, à en croire la présence d'un détachement de la marine pontarbelloise, chargée d'exécuter les derniers hommages à ce monument national. Plusieurs tirs révérencieux retentissent dans les airs, le "Furioso" entame ensuite son avancée vers le large. Mais cette cession du porte-aéronefs anthologique de l'Armée Nationale du Pontarbello Libre est finalement un point de départ visant à permettre la libération de fonds et de moyens à la construction d'un nouveau porte-aéronefs sublimé, actant le renouvellement capacitaire de la marine pontarbelloise. Un modèle de porte-aéronefs de dernière génération, prêt à poser le Pontarbello au premier rang des nations "qui comptent" dans un contexte régional bouleversé par les coeurs idéologiques de plusieurs blocs d'alliance, au départ de la Paltoterra du Nord.
Oui à l'Histoire, non à l'immobilisme. Le futur porte-aéronefs pontarbellois est le gage d'une intégration stratégique au sein de la dotation, plus intelligente et adaptée aux contraintes contemporaines imposées à nos forces aéronavales. Le port-aéronefs le "Furioso" n'a jamais cessé d'avoir de la valeur, mais celle-ci a été vendue car la République d'Union Nationale du Pontarbello a l'assurance de pouvoir s'en passer. Une nuance nécessaire, pur comprendre que son départ traduit finalement l'investissement nécessaire à l'acquisition d'un armement stratégique plus ambitieux encore. Mais à la marge de l'armement en lui-même, c'est aussi l'outil industriel pontarbellois qui se met en valeur, maintenant capable de produire des bâtiments de tonnage lourd, à même de satisfaire à tous les spectres de mission. A travers la cession d'un porte-aéronefs issu d'une acquisition étrangère, c'est ce constat d'une maturité industrielle pontarbelloise que le gouvernement Sapateiro entend aussi exprimer et expliciter. Si les caractéristiques et le nom du bâtiment voué à remplacer le "Furioso" demeurent inconnus du grand public, les premières informations développées à son sujet font état d'une meilleure intégration numérique, d'une taille supérieure particulièrement pour ce qui a trait à l'ascenseur pour aéronefs, gageant d'un emport de modèles d'appareils différents et plus grands eux-mêmes. Un nouveau navire amiral qui entend se hisser à la hauteur es enjeux de notre souveraineté, une décennie après les ingérences et manoeuvres invasives kah-tanaises, pharoises, rousmaliennes, cobariciennes et porto-mundoises. Ce navire se constitue alors en réaffirmation de notre valeur industrielle et martiale.
Du côté des acquéreurs, à l'instar d'Ilias Nogaro, amiral de la marina paramilitar, l'instant est également solennel autour de la réception du Furioso, nouveau navire amiral de la flotte de guerre du Jaguar Paltoterran, elle-même subdivisée en deux groupes navals. L'organisation paramilitaire étant l'allié de notre république péninsulaire, le gouvernement Sapateiro et le commandement du Jaguar Paltoterran font là finalement une affaire davantage politique que commerciale, considérant l'investissement sécuritaire que représente la fourniture d'une flotte de guerre sous l'égide du Jaguar Paltoterran et de sa marina paramilitar. "On ne peut se mettre au service de la nation sur un bâtiment pareil et refuser d'y laisser une part de soi. La marine pontarbelloise a servi avec les honneurs sur ce bâtiment dont nous entendons nous montrer digne. Mais un bâtiment de guerre n'est pas un mausolée, c'est au risque d'enfoncer une porte ouverte : un outil de combat ! Le voir continuer ainsi sa route sous nos couleurs du Jaguar Paltoterran est un signe qui doit développer la fierté pontarbelloise. Un signe que ce bâtiment a fait ses preuves, bien entretenu, bien respecté..." nous confie l'amiral Ilias Nogaro de la marina paramilitar du Jaguar Paltoterran. "Le Furioso part, oui. Mais il ne part pas sur le dos ! De grands desseins le maintiennent en mer."
Compétitif aux yeux des uns, obsolète aux yeux des autres, le Furioso reste finalement un gage de puissance au travers des opérations spéciales qu'il peut mener sur les théâtres internationaux. Véritable plateforme flottante, il est une colonne vertébrale pour la flotte de guerre paramilitaire et viendra assurément épauler les opérations du groupe à l'international, tout en s'affranchissant d'affrontements trop frontaux compte tenu de l'écart technologique qui se creuse entre lui et les porte-aéronefs de dernière génération. Dès le hissage du pavillon du Jaguar Paltoterran sur le pont du porte-aéronefs, on sent que le nouvel acquéreur revêt une stature nouvelle, une voie que le Pontarbello aura su paver au bénéfice d'un allié des premières heures de la Guerre d'indépendance du Pontarbello. Le porte-aéronefs "Furioso" part mais la République d'Union Nationale du Pontarbello, elle, avance.