28/03/2016
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Activités étrangères en Tanska - Page 4

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Les compagnies du sucre sylvoises déposent une plainte groupée contre la province d'Eletämanner !

L'affaire commence le 20 janvier 2015, soit il y a bientôt un an, quand le Congrès Fédéral prend pour décision d'appliquer des mesures protectionnistes sur le sucre de manière à protéger les industriels de la province d'Etelämanner contre les importations concurrentielles. La mesure dérive rapidement pour inclure le sucre d'origine sylvois, considéré comme un concurrent menaçant de par divers facteurs qui lui sont favorables et en font un élément menaçant pour l'économie d'Etelämanner. Il va sans dire que la nouvelle a provoqué un élan de colère du côté des sylvois face à ce qui s’apparentait à une injustice flagrante. Ne souhaitant pas se laisser faire et ayant l'approbation de la population sylvoise, les compagnies du sucre sylvoises se sont alors organisés conjointement avec l'aide d'un syndicat pour déposer une plainte groupée contre la décision du Congrès Fédéral. La plainte s'appuie pour résumer sur l'élément suivant : le sucre produit en Sylva est essentiellement du sucre roux issu de l'industrie de la canne, tandis que la province d'Etelämanner produit du sucre blanc selon des procédés de raffinage de la canne à sucre complètement différents.

Il s'agit d'un point majeur qui invalide entièrement l'objet des mesures économiques, selon les dépositaires de la plainte, puisque le sucre roux sylvois et le sucre blanc tanskien ne sont par nature pas en concurrence parce que d'un usage absolument différent. Le sucre blanc est en effet favorisé pour un usage industriel en pâtisserie, confiserie et dans l'alimentaire quand sont nécessaires une solubilité importante et un goût mesuré. Le sucre roux est à l'exact opposé avec un goût bien plus prononcé et une solubilité largement inférieure, se présentant davantage sous forme de petites pépites cristallisées qui privilégient son usage dans des recettes traditionnelles de desserts ou boissons. Les deux types de sucre ne sont conséquemment pas concurrentiels sur le marché tanskien, mais au contraire complémentaire.

Cette déclaration sera appuyée par les travaux de la lobbyiste Ambre Récifjaune, qui fera appel à des analyses du marché et de la consommation en Tanska. Le sucre blanc tanskien est ainsi utilisé avant tout dans les grands groupes alimentaires et la grande distribution pour des usages quotidiens, là où le sucre roux sylvois est réservé à des usages plus spécifiques. Taxer le sucre roux ne va non seulement pas aider les industriels d'Etelämanner mais va en plus pénaliser les utilisateurs dudit sucre roux de Sylva, qui ne pourront dans tous les cas pas se rabattre sur le sucre blanc local pour l'usage souhaité.
C'est là une seconde série d'analyses économiques opérée par les services d'Ambre Récifjaune qui mettra en avant la répercussion directe des dépenses de nombreux secteurs tanskiens consommant du sucre roux :
-En premier lieu la grande distribution qui voit exploser ses prix à destination des particuliers cherchant ce produit spécifique,
-Puis auprès des boutiques, boulangeries, bars et restaurants traditionnels/exotiques proposant des produits en dehors des standards tanskiens pour une expérience nouvelle.

Mais vient un second point encore plus important défendu par Ambre Récifjaune : le Duché de Sylva aussi partage une politique protectionniste aussi stricte que Tanska, y compris sur la question du sucre. Or le sucre blanc tanskien n'était pas marqué de taxes prohibitives en Sylva puisque considéré comme non-concurrent au sucre de canne local. Mais la mesure du congrès constituerait un précédent et amènerait à revoir cette position s'il est officialisé que le sucre roux et blanc sont concurrents. Si la chose n'est pas clarifiée, alors le sucre blanc tanskien aussi se verra affublé de taxes supplémentaires selon leur propre raisonnement en Sylva. On se retrouvera alors avec une mesure censée protéger les producteurs de sucre tanskiens, qui se retrouve non seulement à ne pas les favoriser sur le marché intérieur tanskien tout en pénalisant les consommateurs tanskiens de sucre roux, mais qui en plus pénaliserait aussi le sucre blanc tanskien en Sylva (ainsi que les consommateurs sylvois dudit sucre blanc) !

La plainte réclame conséquemment :
-la suspension de cette décision du congrès à l'égard du sucre roux sylvois en Tanska.
-un dédommagement pour le manque à gagner des compagnies du sucre sylvoises suite au manque à gagner provoqué par la baisse de consommation injustifiée (qui ne s'est pas pour autant reportée sur le sucre blanc).

Le bruit court également que les instances de justice et de planification sylvoise suivent avec attention cette question selon les éléments avancés, faisant considérer les sucres blancs et roux comme concurrents, pour décider ou non de la cohérence d'apporter une mesure réciproque sur le sucre blanc sylvois.
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Tension avec la Loduarie : les compagnies sylvoises du sucre appellent à ne pas utiliser ces troubles comme prétexte pour retarder les procès !

Voilà un feuilleton qui dure depuis un moment et qui provoque bien des crises de colère en Sylva. Alors que les compagnies du sucre de Sylva ont enfin achevé leur dossier pour porter plainte sur les taxes douanières abusives, se manifeste de nouveaux contre-temps avec la Loduarie. Les sylvois sont formels, ne sera pas toléré de décaler le traitement de cette affaire à cause d'un tel prétexte ! Ambre Recifjaune dira :

"Ce n'est pas l'armée qui s'occupe des procès, mais les tribunaux. En cas de guerre, ils n'auront aucune raison de ne pas pouvoir se pencher sur l'affaire !"

D'autres virent au complotisme : "C'est évident que tout cela est une manœuvre de déstabilisation orchestrée par la Loduarie pour continuer de déstabiliser le secteur de la canne à sucre en Sylva et s'en prendre à nos communautés ! Ils soutiennent des manigances à la frontière de Tanska exprès pour détourner l'attention des problèmes douaniers touchant le sucre !"
Décidément, les sylvois ne sont pas dupes...

Parallèlement et puisque que la province sucrière de Tanska a décidé de se lancer dans une guerre commerciale avec Sylva, certaines raffineries parlent de produire localement en Sylva du sucre blanc : "Cela permettrait de compenser les baisses de vente de sucre roux et de ne pas gâcher la canne mais... du sucre blanc quoi. C'est toujours un peu gâcher une canne à sucre que de l'utiliser pour faire ça. Autant en faire du rhum, des cuvées spéciales racistes tanskiens."

Divers représentants du secteur appellent aussi à riposter à cette ignoble guerre commerciale en taxant l'intégralité des produits agricoles de Tanska pour se tourner à la place vers Velsna : "Les velsniens sont des gens fiables et dignes de confiance ! Il n'y a aucun risque qu'il nous fasse un coup bas sur le plan financier ! Et leur classe politique, elle au moins, est franche avec Sylva et ne manigance pas dans son dos avec de prétendues taxes contre la corruption concurrence !" Et oui, les sujets sylvois sont très instruits de la géopolitique.

Ce procès relève ainsi d'une très grande importance pour les compagnies de planteurs. L'instabilité mondiale était déjà en elle même nuisible au commerce de rhum. La dissolution progressive du Pharois avait déjà provoqué une terrible baisse des exportations et chiffres d'affaire, provoquant une véritable crise dans le secteur en Sylva. Et les nouveaux clients vers qui les rhumiers tentaient de se rabattre n'étaient pas des plus prometteurs : l'Itzamatuli avait perdu trois communaterra de consommateurs, cinq en Karty (même si les eurysiens ne sont pas les plus grands consommateurs de rhum ou sucre roux), et il fallait ajouter à cela les caribenos qui se lançaient sur le marché et gagnaient un contrat avec l'Azur.

"La situation devient critique. Il nous faut redynamiser le secteur et les exportations. Les sylvois ne pourront pas à eux seuls assurer la consommation des produits locaux, autrement 90% de la population sera touchée par les cirrhose et l'obésité morbide." s'est exprimée la déléguée syndicale des compagnies du sucre Martine Pierrot. Elle surenchérit : "L'État doit prendre ses responsabilités et négocier avec de nouveaux partenaires pour avoir des droits de douanes abaissés."

D'autres commerciaux se penchent sur des solutions alternatives en s'attaquant aux marchés les plus peuplés tel que l'Icamie ou le Wanmiri. Si ce sont dans l'ensemble des citoyens pauvres, ils ont tout de même un certain sens de la fête et des traditions qui devrait en faire de bons clients. Nous pouvons même imaginer une fusion des cultures, avec par exemple des humains flambés au rhum en Icamie.
C'est également l'opportunité pour les producteurs de sucre sylvois de se réinventer auprès des consommateurs tanskiens, avec un produit d'une qualité indiscutablement supérieure pour conserver des consommateurs malgré les prix. D'autres parlent de simplement saboter les usines de sucre roux tanskiens pour qu'il n'y ait plus de raison de lutter contre la concurrence en Tanska. En tout cas, de grandes campagnes de promotion sont déjà lancées en Tanska avec des publicités à la télévision, des partenariats avec des boulangeries et restaurants traditionnels, des centres de dégustation, des franchises sylvoises implantées sur place... Les solutions ne manquent pas pour assurer un retour en force des compagnies sucrières de Sylca en Tanska.
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Majëul Farche et l'OND, l'improbable histoire d'amour

Chronique : le leader de la droite gallèsante milite depuis plusieurs mois pour que le Duché de Gallouèse se rapproche de l'OND, au nom d'un supposé péril loduarien. Un revirement aux airs stratégiques pour celui qui critiquait autrefois l'hégémonie de cette institution, sur le plan militaire notamment, et qui avait pris sur lui de jeter un froid sur les relations gallo-teylaises.

Laurent Wauquiez
Le président du Parti radical-Chrétien et chef de la file « Modérée », Majëul Farche, le 2 janvier 2016 (CRÉDIT: PresseRC)

« On a vu souvent rejaillir le feu de l'ancien volcan qu'on croyait trop vieux ». Tout le monde a en tête ces vers de Jacques Belle dans Ne me plaque pas : l'idylle peut toujours revenir entre deux amants qui se sont disputés. Et aujourd'hui, Majëul Farche et l'Organisation des nations démocratiques (OND) sont ces amants. D’un côté, l’administration onédienne du teylais Jean-Louis Gaudion semble courtiser le Duché dans une lutte d’influence contre la Loduarie : le secrétaire-général de l’OND, ancien ministre des affaires étrangères de Teyla, a formellement invité la Gallouèse à adhérer à la charte de Manticore en 2015, comme l’a révélé le journal d’investigation L’Objecteur. De l’autre côté, le chef des « Modérés » au parlement gallèsant poursuit son offensive médiatique lancée pendant la campagne des législatives, visant à promouvoir un rapprochement avec l’OND. Tant et si bien que le président du Parti radical-chrétien (PRC), première force d’opposition, est désormais - de son propre aveux - la principale personnalité à promouvoir l’OND dans le paysage médiatique gallèsant. Pourtant, c’est peu dire que M.Farche n’est pas exactement le client idéal pour un rapprochement avec l’OND. D’abord parce que le Duché entretient des relations ambiguës avec cette institution de la diplomatie internationale.

Fondée en 2012, l’OND qui est parfois présentée comme concurrente de l’Union des Nations indépendantes et libres (UNIL) dont la Gallouèse fait partie, est l’une des principales zones d’intégration économique au monde (en proportion de PIB nominal mondial), tout en étant aussi, par son volet sécurité et défense, la plus large alliance militaire de la planète, et la seule qui produit un armement interopérable. Dès sa création, le traité de Manticore qui lui sert de base juridique s’est retrouvé sous un feu nourri en Gallouèse. Et chose rare, le Duc Bastien fut le premier à charger. Dans un entretient à la TVG, le chef de l’État dénonçait la volonté hégémonique de l’OND, accusée de s’approprier le « brevet » de la démocratie. Il a pourtant satisfait l’agenda onédien fin 2014, en étant le premier Chef d’Etat à se déplacer en Translavie du Sud (et en snobant toutefois les autorités locales). Quant au chef du gouvernement, Michal Trëvenon (gauche), il avait prophétisé « l’échec » de l’OND, et continue de s’en prendre à toute codification du droit international ; mais il a aussi organisé l’occupation de la Translavie avec les forces coalisées onédiennes.

Des relations à la je t’aime - moi non plus, donc, entre ce conglomérat qui prétend à l’hégémonie mondiale, et le petit Duché aux trois loutre dont le rattrapage économique des années quatre-vingt-dix et deux mille est en plein essoufflement. Or dans l’opposition, en particulier à droite, le succès économique de l’OND sert bien souvent de modèle. De même que sa charte de défense (la Charte de Bandarhan) qui permettrait de contenir la Loduarie, à l’heure du « péril rouge » annoncé par le député conservateur Paulus Nermilo lors l’ouverture de la VIe législature de l’Assemblée du Peuple. C’est dans ce contexte que Majëul Farche déclarait, le 7 octobre dernier en pleine campagne pour les élections législatives : « une fois élu, j’annoncerai mon intention de faire entrer la Gallouèse dans l’OND. Il est temps que nous nous donnions les moyens de la réussite ». Les propos sont forts : une adhésion de la Gallouèse à l'OND semblait bien lointaine, il y a de cela à peine un an, tant ces deux pôles étaient distant l'un de l'autre en dépit de leur évidente proximité idéologique et culturelle.

Et cela, c'est aussi, et avant tout, l'œuvre de M.Farche. Lui-même le reconnaît volontiers : il s'est souvent montré critique de la Charte de Banharhan (capitale du Faravan), celle qui régit les institutions militaires de l'OND. En 2012 en particulier, il avait marqué les esprits. Alors président du Conseil exécutif, élu quatre ans plus tôt, il était en campagne pour un second mandat, quand deux citoyens teylais furent abattus par l'armée loduarienne pour s'être introduit illégalement sur le sol loduarien. L'affaire, connue depuis à Teyla comme « l'assassinat de Marie et Corentin », avait été l'occasion d'une brouille historique entre le Quai de Ligor et Manticore. Dans un échange épistolaire resté secret, Majëul Farche et Jean-Louis Gaudion, alors ministre des affaires étrangères teylais, ont vivement montré leur désaccord sur la conduite de leurs cabinets respectifs. Ce qui avait transformé cette discussion en scandal d'État fut sa révélation par la reine Catherine III, qui se jugeait insultée, nécessitant l'intervention du Duc pour des excuses publiques, et la rétractation de Majëul Farche des affaires diplomatiques. Quelques mois plus tard, il perdait les élections exécutives face à Sophale Bardiou.

Mais depuis, le tribun infatigable est plus ragaillardi que jamais. Si son mandat au Cabinet l'avait éloigné du jeu parlementaire et avait avait permis l'émergence de nouvelles figures à droite, comme Valérie Jacques, la secrétaire-générale du PRC, ou Frédéric Crocaux, chef des conservateurs, les quatre ans qui ont suivi ont été ceux de son retour sous un nouveau jour. Il surfait sur la vague populiste de Trëvenon dans les années 2000 ? Voilà l'ancien ministre des transports (1994-1995) reconverti en champion des discussions apaisées. Il critiquait l'OND ? Le voilà son plus grand promoteur. Car celui qui a renoncé aux exécutive de cette année face à une Bardiou en état de grâce croit chaque jours un peu plus en ses chances d'accéder à la fonction suprême et de prendre la place de son éternel rival, Michal Trëvenon. Mais son revirement onédien n'est pas pour autant dénué de sens, ni de logique, il faut le reconnaître.

Dans une interview à la radio privée Gallondes, il a défendu sa position becs et ongles face à un Mathieu Bougereau qui n'a pu que s'incliner. « Quand nous avons échangé avec Jean-Louis Gaudion, en 2012, c'était à mon initiative, et c'était pour faire valoir mes désaccords, nos désaccords. Ça n'a pas empêché notre dialogue de rester cordial malgré sa franchise, et sa ne m'empêche absolument pas de conserver de bonnes relations avec monsieur Gaudion » a-t-il avancé. « Mais je pense que ce qu'il faut voir pour éviter les amalgames, c'est que la situation n'était pas du tout la même qu'aujourd'hui. J'insiste là-dessus parce que ça a beaucoup changé en quelques années, mais à l'époque, nous n'avions aucun canal de discussion avec l'OND. Nous n'étions pas protégés, absolument pas, et nous n'avions aucune garantie de ne pas nous retrouver sous le coup de leurs sanctions, voir d'actions coercitives, en cas de conflit ouvert avec la Loduarie. J'ai dû monter au créneau, j'ai fait mon devoir et je ne le regrette pas » ajoute M.Farche, en précisant qu'il n'est pas un diplomate. Il voit aujourd'hui les relations « amicales avec l'OND », qui « nous invitent à aller plus loin ».

Par ailleurs, le chef de l'opposition ne cache pas des désaccords avec plusieurs aspects de l'OND. « Il y aura évidemment beaucoup de choses à discuter » avance-t-il auprès des investisseurs de son parti, « parce que nous voulons défendre nos industries, notamment celle de l'armement ; aussi parce que nous voulons préserver nos intérêts, en matière de relations internationales ». Et de viser les tentatives de codification du droit internationales, auxquelles le PRC s'oppose et qui feront l'objet de négociations, mais qui « heureusement, n'avancent pas beaucoup » selon Valérie Jacques. C'est d'ailleurs surtout cette dernière qui prend le devant de la scène sur le sujet international. Comme c'est la coutume en Gallouèse, surtout pour qui veut une chambre aux Capucins (la résidence du premier ministre), Farche n'abonde pas sur la politique internationale. Chose surprenante chez ce Majëul Farche 2.0, il délègue de l'espace médiatique, en l'occurrence à Mme Jacques, n°2 du parti et proche du chef des députés de droite.

Celle-ci aurait même rencontré Jean-Louis Gaudion avant les législatives, et prévoirait une réunion avec le futur secrétaire-général de l'OND, l'ancien Secrétaire général de la Fédération zélandienne Siert Bruggink. Elle défend, elle, que le péril loduarien presse la Gallouèse de ne pas rester isolée plus longtemps sur la scène internationale, ce malgré les relations semble-t-il apaisée entre M.Farche et le dictateur loduarien Geraert-Wotjkowiak. Pour elle, il est temps que la Gallouèse prenne sa part dans la promotion de la démocratie - comprendre : qu'elle participe aux actions militaires parfois contestées de l'OND. Des postures que ne partage peut-être pas totalement Majëul Farche, mais qui ont le mérite de séduire les jeunes urbains de l'ouest, électorat pour l'instant du Parti Social pour la Liberté. Et puis après tout, qu'importe. Les stratégies qu'on appellera un jour « farchiennes » on un mérite : celui de payer, et de rester étonnamment cohérentes.

Joseph Cehon
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LegislaTV, Journal parlementaire de la Grande République, informations offertes par le Groupe industriel Laurenti Alfonso a écrit : Fabrizio Lograno, 7 Mars 2016

Sea Street journal: "les menaçants velsniens", réactions entre indifférence et indifférence


International: depuis plusieurs jours, un article d'un journal étranger, chose rare dans notre cité, a quelque peu fait parler de lui. Pas tant au sein de la population, qui demeure avant tout focalisée sur les applis de rencontre et les matchs de football animant les rivalités entre les cités libres de la République, mais bien davantage en revanche, au sein de la classe politique au sein de l’hémicycle sénatorial. C'est d'abord en commission parlementaire des affaires étrangères que le papier a fait parler. Naturellement, les représentants des groupes eurycommunistes et communalistes ont sauté sur l'occasion pour dénoncé une énième fois "les extravagances et les élucubrations d'une bande d'onédiens paranoïaques.", ce à quoi la majorité conservatrice au pouvoir a tenté, encore une fois, de temporiser et d'appeler au calme. Non, ce n'est pas dans ces disputes et ces débats que nous trouveront une réponse à notre question du jour: qu'est-ce que ces excellences sénateurs ont pensé de cet article ? Pour répondre à cette interrogation, il a fallu en prendre à part certains, car il est de notoriété commune que la franchise est une denrée rare, en particulier dans le cadre de questions traitant de politique internationale. Par chance, nous sommes tombés sur le Doyen du Sénat, son excellence de 92 ans, Gabriele Zonta, qui n'a pas fait montre d'une très grande émotivité à l'annonce de la parution de cet article:

Zonta:Tanskoi ? Tanski ? Ah oui...ça ? Maintenant que vous le dites, j'ai souvenir d'avoir lu un truc dans ce genre là jeune homme. Ce que j'en ai pensé ? Eh bien, je pense que nos amis tanskiens ont l'air de se faire beaucoup de soucis pour pas grand chose. Ce n'est pas là quelque chose de nouveau à mon sens. Je suppose que c'est lié au régime politique dans lequel ils se sont forcés à évoluer. En plus de soixante ans que j'occupe une place au Sénat, j'ai pu comprendre que le cadre politique dans lequel nous vivons détermine beaucoup de nos choix, de même que notre vision du monde. Par exemple, les tanskiens: le modèle ultra-étatiste qu'ils se sont fixé a probablement affecté leur manière de traiter avec l'étranger. Je pense...qu'ils sont terrorisés par ce qu'ils ne peuvent pas contrôler, ou sur ce quoi ils n'ont pas de prise. C'est un sentiment naturel, je l'accorde, et des membres de notre Sénat l'ont également, je le sais fort bien. Mais la lecture de cet article fait clairement apparaître que les tanskiens, du moins leur classe politique, ont beaucoup de mal à accepter de partager la scène internationale avec les pays sur lesquels ils ne peuvent exercer une influence, ou dont le système de valeurs est différent. Cette volonté d'hégémonie culturelle, cela peut potentiellement donner lieu à des tendances interventionnistes préoccupantes. Mais là encore, nous n'avons que faire de voir les tanskiens se promener à l'autre bout du monde avec des M16. SI c'est là ce qui leur plait, nous y sommes indifférents. Le simple fait que Tanska dispose d'une liste d'ennemis attitrés devrait les questionner sur leur capacité à donner des leçons de sécurité au reste du monde, et sur leur propre degré de paranoïa. Notre cité, elle, n'a pas d'ennemis, pas plus qu'elle n'a d'alliés. Nous avons des partenaires commerciaux que nous traitons comme des partenaires commerciaux. Ni plus, ni moins. Le gouvernement tanskien s'est engagé dans une croisade quelconque, stérile et inintéressante, et qui par bien des aspects fait plus de mal que de bien à leur propre cause... Mais lorsque ceux ci auront fini avec leurs enfantillages et leurs aventures lointaines, peut-être accepteront t-ils d'entendre que Velsna est prête à leur offrir leur amitié à leur demande.

Journaliste:Qu'avez vous à dire sur les observations de l'évolution du budget annuel de la Garde civique ? Le document n'était pas tendre avec vous...

Zonta:Des critiques, notre cité en a toujours eu. C'est bien, cela signifie que notre politique est efficace. Je pense sur ce point, qu'il y a une incompréhension fondamentale entre notre gouvernement et le gouvernement tanskien, dans la manière de concevoir notre défense, mais rien n'est insurmontable. Tanska est habituée à se reposer sur un réseau d'alliances complexe, qui rend ses opérations moins couteuses et plus simples sur bien des plans. C'est là tout à leur honneur d'avoir cédé une partie de leur souveraineté à une organisation internationale, et cela comporte là des avantages indéniables. Nous, velsniens, avons fait un choix différent, plus difficile certes, mais plus gratifiant pour nos personnes, et c'est peut-être là un début d'explication sur les raisons qui pousserait le gouvernement tanskien à envisager Velsna comme un adversaire plutôt que comme un partenaire. L'armée tanskienne est conçue pour agir de concert, en coordination avec d'autres États. Ce que Tanska ne peut se permettre, alors c'est Teyla ou Caratrad qui le pourra. L'armée velsnienne, elle, est pensée pour agir en autonomie, et par conséquent, ne doit son propre salut qu'à elle même. Cela explique grandement les écarts de dépenses militaires: dans le monde actuel, jeune homme, j'ai bien peur que nous ne pouvons considérer agir en toute indépendance sans disposer d'une force armée capable de pouvoir à notre propre défense. Nous devons disposer de tout, en stock et en quantité, pour que ce corps civique que nous avons constitué il y a plus de mille ans continue d'agir de son propre chef et disposer de sa liberté de commerce, et sans interférence de l'étranger. Nous avons toutes les amitiés du monde pour nos amis tanskiens, et cela me fend le cœur de devoir expliquer à ces derniers que nous n'avons jamais rien eu contre eux, et que nous n'avons jamais entretenu d'hostilité d'aucune sorte avec ces derniers. Pourtant, et je l'ignore pourquoi, ces derniers semblent persuadés du contraire. D'ailleurs, une partie de nos sénateurs sur ces bancs ne savent pas où est Tanska, ce qui est un bon signe de notre volonté de bonne entente. En général, on aime ce qui est loin de cœur, et j'ai trouvé dans cet article, que l'élément le plus rassurant était indéniablement l'indifférence de certains députés tanskiens vis à vis de notre cité. C'est exactement le type de relation que nous aimerions entretenir avec ce gouvernement: une indifférence respectueuse. J'entends que cela devienne réalité dans les prochaines années.


Journaliste: Le journal mentionne pourtant l'opération de sécurisation de couloir aérien qui a eu lieu il y a quelques semaines en Baie de Teyla...C'est peut-être à cela qu'ils font référence, non ?


Zonta: Certes. Cette opération, sans prendre en compte son contexte, semble être prise comme disproportionnée, mais lorsqu'on y regarde de plus près, nous ne pouvons que soutenir une telle initiative. Savez vous à combien de kilomètres se situe Valinor de nos côtes, jeune hommes ? AU plus près ?


Journaliste: Euh...non ?


Zonta: 197 kilomètres. Presque assez pour pouvoir apercevoir leurs côtes de loin. Dans le contexte où nous assistons à l’émergence d'un régime communiste à nos portes, je pense qu'aucune réaction n'est disproportionnée. Et ce n'est pas Tanska qui dira le contraire, tant ils prennent cette affaire à cœur. Je trouve cela assez injuste, compte tenu que nous nous sommes engagés auprès de leurs alliés dans le sens d'une victoire politique indéniable de l'OND, et que nous n'avons jamais cessé de contacter Teyla et la Loduarie dans l'espoir d'obtenir une issue pacifique à cette crise. Même auprès de Tanksa: le commandement militaire de la Grande Tribune de la plaine velsnienne a fait preuve d'un sérieux et d'un professionnalisme à toute épreuve, en maintenant constamment un contact diplomatique avec nos partenaires tanskiens lors de cette crise, leur détaillant la totalité de nos itinéraires de patrouille, en montrant patte blanche à chacune de leurs demandes. Mais là encore, cela doit paraître insuffisant pour eux, et ceux ci ne semblent tout simplement pas accepter l'existence de Velsna comme entité politique. Voilà tout.

C'est la même histoire au sujet des importations: Je trouve le deux poids deux mesures de Tanska assez consternant: Velsna n'aurait pas le droit de se pouvoir en armes à l'étranger tandis que dans le même temps, les achats d'armes de leurs alliés teylais pour l'année 2015 ont été largement supérieurs aux nôtres ? Cet argument de l'importation d'armes pour justifier le danger n'a pas de sens. Contrairement aux armées onédiennes, l'armée velsnienne n'a jamais fait son entrée dans le territoire souverain d'un autre pays sans l'autorisation de son gouvernement légal. Bien entendu, j'évoque là le cas du Vaikonenland, situation pour laquelle l'ancien gouvernement communal n'avait donné son aval que sur le bout de sa langue au vu de la nature criminelle des rebelles,et dans un soucis de faire montre de notre bonne foi à nos voisins onédiens. Là encore, cela ne suffit pas pour eux, on dirait. Et ce n'est qu'un exemple parmi d'autres: si nous étions hostiles au peuple de Tanska, pourquoi diable nous n'aurions été les contacter afin qu'ils puissent servir de médiateurs dans le cadre d'une négociation avec le gouvernement achosien ? Non. Je plains le peuple de Tanska, car je pense qu'il y a là au sein de leur gouvernement, soit des individus qui ne sont guère assez alertes pour constater nos appels du pied à l'amitié et à la bonne entente, soit des individus de mauvaise foi. J'aime à croire que la première option est la bonne, car je ne désespère jamais de la nature humaine. Certainement mon côté utopiste...



Journaliste: Que pensez vous des remarques faites sur les perspectives économiques des échanges entre Tanska et Velsna ?


Zonta: Comme nous l'avons déjà dit, nous sommes toujours ouverts à une amitié franche et honnête avec nos voisins tanskiens, et cela inclut également leurs entreprises. Si d'aventure ces dernières veulent échapper à un enfer fiscal qui n'a rien à envier à la Loduarie communiste en termes de perspectives de libre entreprise, ces derniers sont libres de traverser la mer et de s'implanter dans notre plat pays, à leur guise nous sommes toujours disponibles. Il n'est pas un secret que cela fait des années que c'est Teyla qui porte la croissance onédienne, pas Tanska, et ce n'est pas sans raison. Cela a indéniablement un lien avec l'influence socialiste de plus en plus prégnante dans ce gouvernement. J'ai la plus profonde admiration pour ces chefs d’entreprise qui doivent être, là bas, une espèce en voie de disparition.


Son excellence Sénateur Zonta est sans doute le parlementaire qui avait le plus à dire de cette affaire, et il ne nous a pas été permis, dans cet hémicycle, de recueillir davantage de témoignages de la situation, du moins parmi la majorité, dont l'attitude officielle reste éternellement prudente. Néanmoins, il y a un autre groupe social qui a paraît avoir été affecté, et auquel, dans notre métropole, nous ne pensons peu: les velsniens de l'étranger, et plus particulièrement les velsniens installés à Tanska. En effet, un certain nombre d'entre eux paraît parvoir été choqué par un article "faisant une promotion indirecte du racisme banalisé envers les velsniens". C'est en tout cas l'avis de Dom Pietro Genovese, expatrié lui même et fondateur du Comita anti-raciste velsnien (CAV). Ce dernier ne s'est pas fait prié de son intention de porter plainte contre le journal auprès de la jsutice tanskienne.



a
Pietro Genovese



" Les velsniens indignes de confiance ? Qu'est ce que ça insinue exactement, hein ? Que l'on seraient fourbes par nature ? Voleurs ? Menteurs ? Cet article est une insulte à l'égard de tous les velsniens. Je ne sais pas si ses auteurs s'en rendent compte, mais la seule chose que je vois au travers de ce torchon, c'est que des pseudo journalistes répandent des légendes et des stéréotypes depuis leurs canapés. C'est de la banalisation de la haine pure et simple !"


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Quotidia, Le média de l'excellence, informations offertes par le Groupe Falieri a écrit : 8 Mars 2016

Insolite: l'internet velsnien répond à Sea Street Journal par la moquerie


C'est une vidéo bien curieuse, au titre aussi obscure que mystérieux, qui semble depuis deux jours sur les réseaux sociaux velsniens, avant de contaminer lentement l'internet tanskien. Caméra posée sur une table de jardin, bouteille de "Prosceo" (célèbre alcool velsnien à base d'anis) d'un côté, bol de pistaches de l'autre, un certain "Marco", se décrivant comme un "célibataire endurci" et "ancien alcoolique", lance un défi face caméra:

"Alors. C'est pour répondre à toute la rédaction d'un certain journal de l'autre côté de la mer, qui dit qu'on est tous des menteurs. Je l'ai pris assez personnellement pour reprendre mon ancienne carrière de buveur légendaire... Moi je vous demande si un type qui est capable de descendre 1 litres 5 de Prosceo est un chicaneur...je ne pense pas. On va voir si je vais finir cette bouteille avant que le fonctionnaire tanskien moyen puisse terminer une note de service sans se relire dix sept fois. Aller...à la santé du colonel."

L'homme commence à descendre cul sec un grand verre de 50 centilitres, non sans emmètre des remontées entre chaque pause. On peut ressentir la finesse, la maitrise, l'art et la manière, la gestuelle, dans la prise en main de ses pistaches.

"C'est un peu serré quand même hein...mais on va le faire...on a pas le choix...on s'est engagé. Deuxième verre..."

La performance est légendaire. L'esprit Coubertin se ressent tout du long, la main du maitre ne tremble pas. Marco est décidément cet exemple de résilience et de persévérance que l'on connait. Lunettes de travers, les aigreurs d'estomac et les vertiges se font ressentir, mais celui-ci n'abandonne pas.

"Dernier verre. Celui là on va le faire à la santé du budget militaire velsnien. Impeccable...on va essorrer quand même...pour pas tricher. Après tout, on est des menaces pour la sécurité tanskienne. Pistache pour éponger."

Un dernier rot pour route, Marco fanfaronne: "Si Un tanskien veut bien me défier...il peut égaliser. Tous ceux qui veulent essayer..ils peuvent. Si il y en a qui égalise je tenterai avec la version 4 litres 5, avec beaucoup d'entraînement..."


La légende

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Yddaerirdwyrain : Exercices conjoints tansko-caratradais sous les tropiques

La Royal Navy et la marine tanskienne ont lancé une mission conjointe en sud-nazum

Quelques jours seulement après un incident au Nazum impliquant la Listonie, la Royal Navy et la Marine tanskienne ont uni leurs forces dans l'océan des Perles.

Le navire de patrouille HMS Gisla a été couplé à la frégate tanskienne TMS Vasteg – le déploiement le plus important de la Marine tanskienne au Nazum – travaillant aux côtés de ce navire et de son personnel basé en Eurysie lors de l'exercice Perl Aerwyau, un exercice multinational dans le Golfe d’Yddaerirdwyrain.

Le Gisla, qui opérait récemment autour d’Ynys Awel, a rejoint les tanskiens– la frégate TMS Vasteg et son hélicoptère embarqué – au large de Sewgate pour une série de manœuvres combinées (tir d'artillerie, manoeuvre en formation, mouvements synchronisés), tandis que certains marins ont échangé leurs places avec leurs homologues pour une brève expérience de vie dans une marine alliée.

L'exercice principal – nommé d'après la division régionale du CICM de l’OND et de l’importance des perles dans la culture régionale – a testé les capacités individuelles et combinées des deux navires de guerre participants, affinant les compétences du personnel et améliorant leurs aptitudes à travailler côte à côte avec des collègues de différentes nationalités, parlant des langues différentes.

Après avoir pratiqué le ravitaillement en mer – la manœuvre difficile mais vitale de transfert de fournitures entre navires en mouvement – le navire tanskien a largué une série de cibles dans l'océan Indien pour que les participants s'exercent au tir au canon.

Le HMS Gisla a détruit toutes ses cibles ainsi que quelques unes des tanskiennes, concluant avec succès l'exercice de tir.

« C'était un excellent environnement d'entraînement pour pratiquer et montrer nos compétences », a déclaré le lieutenant de vaisseau Thomas Powys, officier d'artillerie du Gisla.

« Travailler avec des navires de tailles et d'armements variés nous a obligés à adapter nos procédures standard à un exercice changeant constamment. Bien que ce fût un travail difficile qui a mis à l'épreuve mes capacités, ce fut une expérience d'apprentissage enrichissante. »

Ensuite, la défense antiaérienne et antimissile ont été mises à l'épreuve, le Vasteg et le Gisla étant chargés de protéger un navire allié fictif contre une attaque aérienne et navale « ennemie ». L’exercice s’est conclu par une série de manoeuvres en formation serrée.

« Nous avons commencé notre mission de trois ans il y a 9 mois et, même après avoir opéré avec des unités navales de plusieurs pays de l’OND, il est toujours formidable de pouvoir travailler avec les tanskiens, d’autant plus que cela devient de plus en plus naturel pour nous de le faire », a déclaré le capitaine de frégate Elliot Blayney, commandant du Gisla.

« Notre présence au Nazum vise à protéger les intérêts de Caratrad – ainsi que ceux de nos alliés et partenaires – et à renouveler la présence permanente de la Royal Navy dans la région. »

Le commandant du TMS Vasteg, le capitaine Björn Jóelsson, a ajouté : « L'exercice Perl Aerwyau nous permet de maintenir un niveau élevé d’interopérabilité entre nos marines, qui sont de partenaires de longue date et qui partagent la même vision des questions de sécurité maritime dans la région du Nazum. Il contribue à la préservation de la stabilité internationale, elle même basée sur le respect du droit maritime et de la sécurité en mer. »

Le Gisla et le Vasteg vont poursuivre les exercices conjoints et les manoeuvres dans le cadre de la mission Perl Aerwyau. Surtout, le travail en coopération constante pour les mois à venir devrait grandement accentuer la cohésion des équipages. La présence caratradaise et tanskienne dans le sud-nazum en sera sûrement grandement renforcé, et les missions habituelles du Gisla seront remplies avec d’autant plus de succès.



Patrick Fitzgerald à Sewgate pour les RBCN,
08 mars 2016, 13H00
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