18/06/2017
23:11:00
Index du forum Continents Eurysie Tanska

[FIL DE PRESSE NATIONAL] Tanske Fréttastofa/ Agence de Presse Tanskienne [FTS] - Page 5

Voir fiche pays Voir sur la carte
Playkirja
de TANSKE FRETTASTOFA


ABOLITION ET REUSSITES étaient dans les bouches de beaucoup de membres du Gouvernement et de députés fédéralistes ce matin lors des questions au gouvernement. Alors que ce dernier a refuser de répondre aux questions sur le Hvítneslånd, il a préféré se concentrer l'abolition de l'esclavage au Novyavik et les bons résultats du semestre. Nous sommes le 18 juin 2016, et si vous êtes un ancien esclave, la liberté vous acceuille/

QUELQUES MISSIVES ET CA SUFFIT

D'ABORD LE BATON. Tout a commencé il y a quelques jours lorsque le ministre des affaires étrangères et des Droits humains, Mar Loftsson, s'en est publiquement pris à l'Union de Novyavik pour la qualification de terrorisme à l'encontre de militants démocratiques dans le pays de l'est eurysien.

Avec des menaces de contrôle systématique des navires commerciaux battants pavillon novais et de tout navire à destination d'un port novais ou au départ d'un port novais qui passerait par le détroit de Porto Mundo ou s'approcherait de l'Isthme d'Afarée et des canaux. Sans que cette menace fut mise en application, nous avons appris récemment, après quelques textos rapides, que la marine tanskienne était déjà sur le coup et que les équipages d'une demi-douzaine de navires et d'autant d'hélicoptères étaient en cours de préparation pas plus tard qu'hier pour prendre part à l'opération.

Navire restera à quai. Le gouvernement a finalement décidé de ne pas mettre en application immédiatement ces mesures afin de laisser une prote de sortie au gouvernement novais. Cela était bien évidemment avant la double annonce d'une demande novaise formulée auprès de l'Organisation des Nations Démocratiques d'une part, et d'une bien sombre découverte d'autre part, ou plutôt d'une redécouverte.

L'esclavage. D'après un membre du cabinet de Loftsson au fait de la situation, "le ministre fut énervé", c'est le moins que l'on puisse dire, que ses services n'aient pas vu cette information plus rapidement. L'esclavage était de cours au Novyavik bien que celui-ci était alors "régulé". Si vous savez comment on régule la possession d'un être humain en tant qu'objet et si l'on peut restreindre la déshumanisation, Playkirja voudrait bien vous entendre. Cette 'nouvelle' a provoqué quelques ulcères au ministère mais aussi une réaction rapide.

Missive à gauche, missive à droite. Ni une ni deux, le ministère a informé ses partenaires de l'OND de l'existence de l'esclavage dans ce pays eurisien ainsi qu'un autre Etat. Sans en avoir donné le nom, un "pays riverain de la mer de Leucytalée et candidat à l'OND", ce qui réduit la liste possible des candidats a bien peu de pays, aurait reçu une missive tanskienne. Cette dernière demandait al raison de la présence de ce pays en Novyavik et si oui ou non il était au courant de la présence de l'esclavage. Comprenez, Tanska a alors utiliser plusieurs pays comme leviers pour peser dans ses discussions avec Novyavik.

ET LA CAROTTE, après une réunion jugée "express" au Conseil Général de l'OND, cette dernière a accepter l'offre d'accompagnement vers la démocratie du Novyavik en l'échange de l'abolition immédiate et complète de l'esclavage et de la réinsertion des esclaves, obtenus dans la journée.

"Une belle victoire pour la liberté" reconnaissait à demi-mot ce matin un leader de l'opposition centraliste. Difficile en effet pour quiconque de se faire critique des actions gouvernementales à l'encontre de Novyavik. La majorité des députés fédéraux ont même applaudis l'annonce au Congrès Fédéral, une standing ovation rarement vue depuis la libération de la Translavie ou de Kønstantinopolis. A un an des élections, les Fédéralistes s'estiment "plus que confiants" sur leur poliique étrangère, seule une épine reste dans le pied.


LE H-WORD A NE PAS PRONONCER

QUESTIONNE MOI ET JE NE TE REPONDRAIS PAS. Telle était plus ou moins l'attitude du gouvernement pendant la seconde partie des questions au gouvernement décidemment très centrés sur l'action internationale du gouvernement cette semaine.

Des interrogations sans réponses claires ont laissés les députés de l'opposition dans une situation compliquée. Le gouvernement n'est pas revenu sur sa décision de retirer les troupes du Hvítneslånd mais n'a pas non plus nié avoir des possibilités de pouvoir revenir dessus à l'avenir, laissant même certains députés fédéraux dans l'incertitude.

Seule certitude, Tanska ne partira pas avant qu'un accord soit trouvé. Sur ce point, même les députés socialistes qui se sont sentis "pousser des ailes" après la victoire sur l'esclavage en Novyavik qui "symbolise le devoir d'Humanité de Tanska", ont trouvé un point de chute commun avec le gouvernement rapportait l'un de leur chef de file à votre interlocuteur.

Et les réservistes ? Le ministère de la Défense nationale n'a pas d'intention ferme de revenir sur sa décision de les déployer de façon trimestrielle a raison d'un trimestre maximum par réserviste et par an. Les coûts budgétaires, à savoir les compensations versées aux entreprises, ne "posent aucun problème insurmontable" à Bärçy rapporte le ministère de l'Economie. Un discours qui diffère avec celui de janvier où le même ministère ne voyait "aucun problème existant" sur cette question, synonyme que le gérant des finances fédérales commence lui aussi à s'exaspérer du coût des réservistes.

Aucune excuse à venir envers le gouvernement du Valkoïnenland concernant la frégate TMS Akrak désormais quelque part en patrouille en Manche Blanche a aussi annoncé le ministre de la Défense rappelant que des vies humaines en jeu ne valaient "aucune excuse". Des propos jugés quelque peu "dramatiques" par l'UPUC.


THE TANSKIAN TIMES

Norja, 24/12/5015


DEFENSE / Alþingi

Le ministère de la Défense nationale annonce un repositionnement stratégique suite à l'armement rapide et menaçant du voisinage



La ministre de la Défense, Kristine Svaane, a présenté aujourd'hui devant le Congrès Fédéral un plan d'augmentation des dépenses de la défense à la suite de la "dégradation du contexte régional" provoqué par "d'importantes livraisons d'armements" dans le pourtour de la Manche Blanche sans toutefois mentionner de nom d'Etat. Elle a aussi indiqué que la nouvelle brigade en formation, la 48e brigade, qui devait être la première prépositionnée en dehors de l'Eurysie serait finalement belle et bien stationnée dans les Régions Centrales.

Le ministère a par ailleurs annoncé la signature d'un important contrat de livraison de véhicules et de blindés à destination de Sylva dans l'un des plus gros contrats d'armements de ces dernières années pour l'industrie tanskienne. Tanska de son côté a procédé à la commande de plusieurs appareils de très haute technologie pour la surveillance du ciel et la guerre électronique, tous les appareils étant destinés à servir en Eurysie en temps normal.

Svaane a par ailleurs introduit les prémices d'un plan d'urgence, qui n'est évidemment pas prévu d'être déclenché, qui consisterait en un transfert d'activités d'une partie des centres de recherches de très hautes technologies en production de pointes pour le secteur de la défense. Sont notamment ciblés tous les centres de recherche et développement autour du Centre Aérospatial d'Akrak qui pourraient permettre, en cas de grave crise, de produire l'électronique embarqué des appareils de combats tanskiens selon la ministre. Elle a précisé que leur niveau de développement technologique, les empêchant de produire en grande quantité, convenait ainsi aux attentes très hautes d'une partie de l'armement tanskien qui mise sur la qualité plus que sur le nombre.

Le Congrès Fédéral est lui en train de pencher sur l'idée d'utiliser une partie des fonds non dépensés réservés à l'Egalité Fédérale à des fins d'autonomie stratégique en pouvant être employés dans le financement d'infrastructures et d'industries dédiées dans les provinces prévues. De cette façon, les fonds contribueraient au développement des dites provinces tout en assurant des impératifs de souveraineté et d'autonomie dans les provinces sans nécessiter l'emploi supplémentaire de fonds fédéraux. Le Congrès doit aussi prochainement se pencher sur l'avenir du budget fédéral pluriannuel alors que les élections auront lieu dans un an.

D'après un haut placé de l'un des partis politiques du gouvernement, la part de la défense dans le prochain budget fédéral devrait encore croitre légèrement sur les années à venir à la suite des dépenses importantes du voisinage qui obligent Tanska à réagir. S'exprimant sous anonymat, cette même source a indiqué que "plusieurs partis, du gouvernement et en dehors" ont engagés des réflexions sur la possibilité du développement de programmes duaux au sein du programme spatial tanskien afin de bénéficier des possibles doubles usages permis par certaines technologies sans toutefois donner plus de détail. Pour le Gouvernement, en avance dans les sondages, il s'agirait de pencher dès maintenant sur un premier prototype de budget avant que le futur Congrès ne soit élu en décembre 2016. De cette façon, si le futur hémicycle est aussi favorable que la législature actuelle, le budget fédéral pluriannuel 2017-2022 pourrait être adopté dès le printemps 2017 pour limiter la période de rétroactivité.

Le premier prototype des "Conclusions directives budgétaires du Congrès", généralement adoptées plusieurs mois avant le budget fédéral pluriannuel devrait même arrivé sur les bancs du Congrès dès le printemps prochain, un an avant la date espérée d'un budget. Plusieurs membres de cabinets ministériels ont indiqués que l'accent du budget serait mis sur la recherche et le développement, la poursuite de l'industrie de pointe ainsi que des investissements nombreux dans les secteurs liés à l'autonomie, de la connectivité à la défense. Le social ferait lui office de parent pauvre, plusieurs ministres estimant à demi-mot que le niveau d'avancement tanskien permettait de restreindre les dépenses dans ce domaine en comparaison des situations "critiques" sinon "désastreuses" de pays régionaux. Plusieurs voix à gauche semblent déjà se manifester en interne pour ne pas restreindre le budget de l'Egalité Fédérale tandis que le sujet des retraites est estimé "trop prématuré". Un proche de la Première Ministre reconnaissait à demi-mot que s'attaquer aux retraites, en retardant l'âge de 62 à 64 voir 65 ans permettrait de libérer plus d'argent pour des secteurs stratégiques, dont la défense. Cependant, aucune confirmation officielle et le gouvernement ne s'attaquerait pas à ce sujet avant les élections d'après plusieurs officiels.
sdf

Le Norjien Défense - TANSKA

Jaka Lakkas et son cabinet réfléchiraient à une réserve opérationnelle dans les Régions Centrales

La Première ministre tanskienne Jaka Lakkas réfléchirait à introduire un plan visant à entrainer les adultes des Régions centrales à une formation militaire initiale dans un modèle qui serait présenté au cours de l'année 2016

Par Bjarne Henriksen (Norja), le 16 février 2016.




L'objectif, d'après deux officiels du cabinet de Lakkas, serait d'être sur que tout homme et toute femme entre 18 et 40 ans dans les régions centrales qui le souhaiterait puisse entreprendre une formation militaire initiale au sein des Forces de Défense Fédérale. Cela servirait pour assurer aux Régions Centrales des réserves militaires "adéquates aux menaces potentielles" selon un officier du cabinet.

Lakkas aurait présenté un plan en Conseil de Défense restreint du Congrès Fédéral incluant les ministres concernés et les représentants de la Commission de la Défense Nationale. Le travail serait à "un stade précoce" d'après un député fédéral s'exprimant anonymement. Aucun détail n'a été fourni mais un draft vu par Le Norjien donne une estimation du nombre de tanskiens des Régions centrales a former au sein de la Réserve Fédérale: de 50 000 à 300 000. Aucune date n'a été donné pour l'implémentation du plan.

"Tout Tanskien qui souhaite défendre son pays doit pouvoir être entraîné à le faire", aurait été les mots introductifs de Jaka Lakkas.

Les justifications données dans le draft font avant tout état de la surprise complète provoquée par le déploiement des forces loduariennes aux frontières sud du pays. Un événement vu comme un "choc stratégique" ainsi qu'une menace sérieuse qui pourrait être amené à s'étendre sinon se reproduire. Le document estime aussi qu'il est désormais difficile de parler d'une Manche Blanche sécurisée et calme quand de nombreux Etats de son rivage, incluant les plus puissants, s'arment rapidement et à une ampleur bien supérieure "aux seuls besoins de leur seule défense" estiment les services de renseignement tanskien.

L'armée tanskienne comprend actuellement 70 000 soldats professionnels et va atteindre 85 000 dans l'année ainsi que 30 000 réservistes. Le document ne fait pas état d'une augmentation de l'armée professionnelle. La conscription n'est pas non plus envisagée, seul le volontariat serait évoqué.

Au sein de la Commission, les députés fédéraux issus des provinces ont émis plusieurs inquiétudes sur le document ne mentionnant ni Kyli ni Etelamänner. Les élus craignant ainsi que les coûts de la mesure contreviennent largement à l'Egalité Fédérale, ce que la Première ministre aurait dénié invoquant que les besoins impératifs de la défense dépassent l'Egalité Fédérale. Le Gouvernement travaillerait à modifier ces aspects la avant de présenter le plan définitif devant les chambres pour présentation puis le Congrès
Fédéral pour vote durant le printemps.
logo

logo bis


Sécurité Nationale | Affaires étrangères | Justice | Politique intérieure


Le Gouvernement Lakkas a ouvertement débattu de la possibilité d'un bombardement en Manche Blanche

Plusieurs officiels liés aux questions de sécurité du Gouvernement Lakkas ont, pendant plusieurs heures, ouvertement débattus de la possibilité d'un bombardement précoces de navires en Manche Blanche en présence d'un journaliste.
22 FEVRIER 2016
Le 4 janvier dernier, pendant plusieurs heures, l'Eurysie et bientôt le monde est resté collé devant son écran ou son poste radio, attendant possiblement l'annonce terrible d'un affrontement entre la Loduarie et Teyla. Dans la salle où j'étais, nous discutions de la suite qui n'est jamais arrivée : le bombardement de navires par les Forces Armées Tanskiennes en Manche Blanche.

L'histoire commence quelques semaines avant cette longue journée de janvier. Travaillant sur la sécurité en Manche Blanche je venais de recevoir mon accréditation pour embarquer quelques temps à bord du porte avions tanskien, le TMS Tanskae, dans des exercices en Manche Blanche. En novembre, j'avais pu prendre contact directement avec la ministre de la Défense, Kristine Svane, à la suite de mes contacts répétés avec la porte-parole du Gouvernement, Anneli Huttunen.

Le 28 novembre 2015, mon accréditation m'est accordée, je vais pouvoir embarquer et avoir un libre accès à l'entièreté du porte-avions pour une durée de 3 semaines. Seule contrainte, je dois constamment avoir un officier avec moi pour s'assurer que je ne prenne aucune photo compromettant la sécurité nationale, pour le reste, je n'ai aucune restriction de déplacement.

le 19 janvier, nous embarquons à Norja pour trois semaines en exercice. Tout se passe bien, et la journée du 4 janvier arrive. N'étant pas sorti prendre l'air de la journée, je n'avais que peu conscience de l'heure qu'il était à bord du navire, ayant trainé toute la journée entre mess, salle des machines et autres endroits du bâtiment. En fin d'après midi, je crois, j'avais rendez-vous avec le Commandant du navire, le "pacha" et d'autres officiels pour une réunion de routine à laquelle on m'avait invité. Bien qu'ayant le droit de me déplacer librement à bord, le commandement, sachant toujours où j'étais, organisait ces réunions lorsque je me trouvais à l'autre bout du navire. Simple mais efficace pour contourner la règle.

Après quelques minutes de réunion, un appel débute en urgence. La voix au bout du micro est celle de la ministre de la Défense qui m'est bien connu. Elle s'exprime brièvement au commandant lui expliquant en quelques mots avoir "reçu un message de Kaja [Lakkas, Première ministre, ndlr]" et lui passant le Chef d'Etat-Major. En quelques instants, le Pacha se voit expliqué que les Teylais sont "sur le pied de guerre" et qu'il "doit se préparer immédiatement". Le Pacha l'interrompt poliment, coupe son micro puis me regarde. Il me fait signe de donner mon téléphone, l'éteint devant moi, me demande mon carnet, me le prend, puis reprend son appel, me laissant là.

Suite à cela, la scène se poursuit pendant plusieurs minutes. A aucun moment à nouveau le Pacha ne me regarde. Sous mes yeux, et surtout mes oreilles, étant alors les seules choses qu'il me reste, le commandant du navire amirale de la flotte tanskienne ordonne la préparation des appareils au combat. Des ordres sont envoyés à toute la flotte située autour du porte-avions et les hommes et femmes s'équipent. Je n'entend pas tout de la discussion, les mots fusant de toute part, seulement des bribes. A un instant néanmoins, dans un rare silence extérieur, le Pacha exprime clairement son inquiétude "Oui, oui, je dois donc préparer la frappe des deux navires ? .... Oui. Avions et navires compris. Bien reçu". Il s'arrête, regarde le pont d'envol que je suis aussi de mes yeux. Depuis quelques minutes, une masse humaine l'avait envahie et déj des avions remontaient des hangars venant augmenter le nombre visible sous mes yeux. Plusieurs se voyaient équipés de missiles plus longs que des missiles que j'avais vu auparavant. Incrédule, je demande à un officier sur le pont de quoi il s'agit. Il me répond calmement, et très distinctement "des missiles anti-navires".

Progressivement, d'autres voix et noms se font entendre. Le directeur des renseignement, le directeur des renseignements militaires, le commandant de la 47e brigade mécanisée. Celui de la première Ministre ne m'est pas apparu. Etrange scène que celle d'une quasi-guerre. Contraste saisissant entre la préparation sur le pont et l'attente dans la salle. Je n'ai vu personne courir. Quand j'ai demandé au pacha si on allait en guerre, comme un enfant demandant à son père une simple information, ce dernier, au détour d'un appel et assez libre pour me répondre, me rétorqua simplement que "nous le saurons bientôt, mais je ne le pense pas". Il ne s'attardera pas plus avec moi.

Dans la série d'appel qui se tiennent sous mes yeux, des acronymes, des codes passent et repassent, tous indistincts les uns par rapports aux autre. Un mot revient toutefois dans de nombreuses discussions "óveður". Il m'est inconnu. Je demande à mon officier attitré, il ne me répond pas. Il sait, je ne saurais pas.

Au total, deux heures s'écouleront dans cette salle sans que l'on ne me dise rien. Au cœur d'une machine de guerre, curieuse scène que celle d'une étrange liberté bienvenue. Lorsque je demande mon téléphone et mon carnet, on m'explique que si je les récupère, je devrais sortir. Après tant de temps dans cette salle, mon esprit s'épuise. J'ai peur de trop retenir, et donc de tout oublier. Il est temps de sortir. Je n'aurais jamais eu l'occasion de récupérer, au coin d'une phrase, sur le bas d'une page, affichée clairement sur une carte, la nationalité de ces deux navires. Simplement, ce que je peux dire, ils représentent une menace "immédiate" et "sérieuse" si "Teyla ou la Loduarie passe à l'action". La réaction tanskienne aurait été "immédiate et mesurée", des mots de la ministre indiquant au Pacha la retenue qu'il lui faudrait le cas échéant. Après les deux navires, l'ont parlait de bases aériennes et d'autres emplacements stratégiques. Aucune ville ne fut mentionnée. Encore et toujours, "óveður" revenait dans les discussions.

Après ces deux heures, je sors finalement, toujours accompagné de mon officier qui cette fois-ci me demande de m'éloigner d'au moins plusieurs couloirs de la salle si je veux rallumer mon appareil ou écrire des mots.

Le reste de cette journée je l'ai passé dans une salle à noter les bribes d'information qui me revenait. Aucun appel sonore dans le navire, Tanska n'entrerait pas en guerre aujourd'hui.

Lorsque l'écriture de cette articule fut achevé, après quelques temps, je l'ai volontairement soumis au ministère de la Défense. La réponse fut surprenante. Le ministère n'a retoqué qu'une seule information que je n'évoquerais donc pas. Il n'a pas interdit la publication de l'article, n'a pas non plus nié la véracité des informations.

Toutefois, deux agents des renseignements sont venus hier chez moi et, sous mes yeux et avec mon accord, ont fouillés mon ordinateur, mon portable et tout mon domicile et récupéré ou supprimé toute information liée à l'article. Il était écrit, je n'en avais plus besoin.
logo

logo bis


Sécurité nationale | Affaires étrangères | Justice | Politique intérieure


Velsna, la menace qui n'existe pas

Lors de la récente publication de l'Evaluation annuelle des menaces pour l'année 2016, le Service Permanent d'Intelligence Extérieure a, à la dernière minute, supprimé de sa publication la mention de Velsna comme menace à la souveraineté, sur demande de la Première ministre.
7 MARS 2016
Le 22 février dernier, le Service Permanent d'Intelligence Extérieure, SPIE, publiait en interne, au près d'une poignée de ministères et de services concernés, une longue note annuelle appelée "Evaluation annuelle des menaces pour l'année 2016". Cette note, classifiée, est aussi accompagnée d'un volet public, bien plus restreint et ne contenant aucune information classifiée. Comme depuis plusieurs années, la Loduarie Communiste figure à la première place de la première catégorie, "menace à la souveraineté". Cette catégorie se définit par l'existence d'une menace pesant directement sur l'intégrité territoriale et la souveraineté de la République Fédérale ou de territoires faisant partis des intérêts vitaux de la République. Les autres catégories, "menace régionale" et "Etat perturbateur", se concentrent sur des Etats menaçant des stabilités régionales sans influence directe sur un territoire fédéral, ainsi que sur des Etats agitateurs et potentiellement prochainement menaçant.

Alors que la première catégorie comprend notamment la Loduarie Communiste et la Rimaurie, et que l'Illirée a fait une entrée surprise et rapide au rang d'Etat perturbateur, Velsna a elle été tout simplement supprimée du document et toute mention du pays retiré à quelques jours de la publication d'après plusieurs officiels. Non pas simple Etat perturbateur ou même menace régionale, la Grande République devait initialement être classifiée aux cotés de la Loduarie et de la Rimaurie comme menace à la souveraineté envers Tanska. Une décision stoppée nette, sur décision de la Première ministre.

La décision de l'inclusion initiale de Velsna reste encore cachée sous un voile opaque. L'Evaluation annuelle des menaces, ou EAM, est publiée chaque année, en mars, par le SPIE. La rédaction débute en novembre sur les données accumulées par les services ainsi que plusieurs ministères et les projections et prospectives pour l'année à venir. Le choix des pays et leur classification est introduite en octobre, lors d'une réunion interministérielle, et est ensuite sujette à de possibles réévaluation. Aucune information ne nous a été transmise sur la date à laquelle Velsna aurait pu être introduite, seulement sur son retrait.

Le document en lui-même, que le Sea Street Journal a pu lire, malheureusement sans avoir de copie, est bien plus long que ne l'est la note pour la Loduarie, et fait le double de celle pour la Rimaurie. Elle présente la Grande République comme un Etat marchand largement corrompu mais surtout extrêmement militariste et militarisée avec un équiement et un budget militaire surpassant largement les besoins de sa seule défense.

Notamment, la note compare deux Etats relativement similaire, l'Empire Listonien et la Sérénissime République de Fortuna, en mettant en parallèle les capacités militaires actuelles, à venir, les budgets de la défense officiels et réels ainsi que les dépendances envers les routes commerciales, notamment coloniales. Alors que Fortuna est considérée comme "largement plus dépendante" des routes commerciales et de sa flotte navale que Velsna pour l'assurance de la sécurité de ses territoires ultra-marins et coloniaux, ainsi que pour les routes commerciales, elle dispose d'un budget miliaire "inférieur officiellement, et très inférieur dans la réalité", et de capacités bien moindres. Velsna, qui compte 10 fois moins d'habitant que Fortuna ainsi qu'un empire colonial bien plus restreint, dépense officiellement deux fois plus que Fortuna, compte une force navale déjà plus importante et des prédictions navales la aussi bien supérieures.

Alors que Fortuna ne juge pas sa sécurité directement menacée et son commerce atteint par la piraterie ou les déstabilisations régionales, Velsna justifie en permanence ces achats par le sentiment d'insécurité envers son territoire et son commerce, sans que ce dernier n'ait été atteint ces dernières années à l'exception de la guerre civile, provoquée en interne juge la note.

Un haut fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères et des Droits humains rencontré en marge d'une conférence poursuit "en réalité Velsna est une menace pour la démocratie bien plus sérieuse que ne l'a jamais été la Loduarie." Des mots qui se retrouvaient dans la note. Velsna, en discutant à la fois avec les régimes communistes mais aussi avec les régimes fascistes ne disposent d'aucune norme morale avance le rapport, la rendant parfaitement incompatible avec toute forme de Démocratie, et donc de compréhension des valeurs tanskiennes avance le rapport. Ainsi, si il est possible de discuter voir d s'entendre avec la Loduarie sur des questions de droits humains dans certains régimes, cela n l'est pas vec Velsna qui, de plus, s'allie avec ces régimes. L'officiel poursuit en rebondissant sur la Ligue de Velcal, "instrument de colonisation moderne par excellence". Difficile d'évaluer si il s'agit la d'une posture du ministère ou simplement d'un haut fonctionnaire partageant son opinion. Aucune posture publique ne va dans le sens d'une considération de Velsna comme une menace supérieure par rapport à la Loduarie.

Mais la - longue - note, va plus loin encore. Partant du postulat d'un système politique corrompu, en particulier dans la recherche du pouvoir et le possible achat de votes, elle note que l'industrie militaire, les soldats professionnels et de manière général l'entièreté du secteur de la défense prend une place de plus en plus croissante dans la politique velesnienne. Si officiellement, le budget de la défense n'est que de 114 milliards, le 3e mondiale, il serait en réalité plus élevé. Sur l'année 2015, il ne serait pas de 110 milliards comme le gouvernement l'annonce mais entre 116 et 122 milliards d'après la Direction économique du SPIE. Pour l'année 2016, alors que les projections estiment un budget à 130 milliards officiellement d'ici à la fin de l'année, il serait déjà, actuellement, de l'ordre de 145 milliards et atteindrait au moins les 160 milliards sur l'année avec certaines trajectoires jugées "peu crédibles" atteignant les 200 milliards.

La méthode de calcul n'a pas été diffusée par la Direction économique du service, mais d'après nos informations elle reposerait principalement sur l'estimation de l'externalisation de l'appareil militaire velsnien. Une estimation à 160 milliards, jugée "très crédible" et probablement "minimaliste" selon plusieurs analyses du SPIE, placerait Velsna comme premier budget militaire mondial, loin devant Alguarena et les Communes Unies du Grand Lah, le tout pour un pays de 8,8 millions d'habitants (contre 56 et 78) qui, officiellement, ne poursuit qu'une politique étrangère basée sur le commerce. Un tel budget placerait par ailleurs au minimum les dépenses militaires a plus de 10% du PIB.

Le système politique encourageant la classe dirigeante à la prise de risque initialement économique et commerciale pour atteindre le pouvoir se trouve ainsi engrené dans une quête de prise de risque militaire. La place croissante de l'armée dans la société civile, dans l'économie et dans l'industrie, au-delà de la militarisation accrue de la société velsnienne, pousse considérablement à la prise d'initiatives militaires dans le seul but d'accroître son capital politique interne, tout en justifiant l'extravagance des dépenses pour le pays estime la note.

Selon celle-ci et plusieurs analystes, cela rend l'Etat et sa politique étrangère "profondément instable, mais surtout particulièrement dangereuse". A l'inverse, la politique Loduarienne connait ses limites militaires et agit de manière finalement mesurée après une montée rapide des tensions lors des crises. L'absence de concurrence interne en Loduarie permettant au dirigeant de reculer en cas de crise sans coût politique interne, action "peu probable" et "couteuse politiquement" en Velsna selon un officiel tanskien à l'OND. Celui-ci ajoute "tout, dans le système Velsnien, pousse à la recherche d'une victoire politique pour accroitre son pouvoir. Or, quand l'armée prend de la place, la victoire politique devient militaire."

A cela, le ministère de la Défense nationale ainsi que la Direction militaire du SPIE ajoutent que l'armée velsnienne est gouvernée par un commandement profondément "incompétent, ignorant des affaires militaires et stratégiques et principalement concentré sur la recherche du pouvoir en interne." Outre l'achat d'équipements sur étagères à chaque battement d'aile d'un papillon dans les tréfonds du Nazum, les analystes du ministère pointent l'incohérence de l'armée velsnienne, des manques mais surtout une structure basée sur des commandants ayant fait leurs premières armes dans les colonies, notamment en Achosie, et protégé par des mercenaires. La note mentionne ainsi notamment l'absence élevée de contrôle sur les hommes et leurs actions envers les civils et une incompétence générale du haut commandement compensé par l'immense somme d'argent dépensé pour le matériel. "La moindre unité militaire velsnienne repose sur du matériel indigène dont on ne peut exclure les effets de la corruption, des navires kah tanais, de l'artillerie raskenoise, des blindés alguarenos et des citoyens attirés par l'argent et la gloire plus que par le service en lui-même."

Le sentiment de menace permanente qui pèse sur le régime est vu comme étant une justification des achats militaires. Un membre du cabinet de la ministre de la Défense reconnaissait ainsi que "tout sert de justification à l'achat compulsif d'armement pour permettre aux dirigeants d'accroitre leur capital politique basé sur la chose militaire. Un navire de pêche au Nazum justifie un destroyer, un avion teylais qui décolle justifie l'achat de chasseurs, une grenade désencerclante dans une manifestation en Aleucie suffit à l'achat d'artillerie."

Enfin, la réaction Velsnienne à la crise en Illirée a profondément choqué le gouvernement Tanskien ont reconnu tous nos interlocuteurs. En quelques minutes, Velsna a déployé plus de 100 appareils dans les airs quand Tanska n'a fait que mettre les siens en alerte. "On ne fait pas décoller 100 appareils pour le commerce quand celui-ci n'est pas menacé", invoquait un député fédéral. Selon cet élu, présent à des réunions du Congrès Fédéral, la réaction velsnienne illustre plusieurs éléments: la paranoïa des acteurs politique, leur volonté de justifier les dépenses à chaque instant mais aussi envoyer un message clair aux Tanskiens. Il ajoute que personne dans le gouvernement n'a cru un mot de la justification officielle envoyée par les autorités velsniennes. Un ministre aurait qualifié cette réaction d'humiliante si elle n'était pas menaçante. L'ingérence dans la question Illérienne, en plus de l'alliance avec la Rimaurie a, pour plusieurs élus, scellé le cerceuil de l'hypothétique amitié avec Velsna. Un membre du gouvernement commentait ainsi "Nous n'avons jamais rien fait à l'encontre de Velsna. Nous avons fait décoller au maximum quelques drones lors de leur guerre civil pour surveiller au loin. Eux, ils s'allient à un régime fasciste sur notre nord, ils font décoller 100 appareils à nos frontières et maintenant ils veulent déployer des troupes en Illirée. Si ce n'est pas un régime ouvertement hostile, sans raison envers nous, je ne sais pas ce que c'est". Impossible d'avoir un commentaire de la Première ministre. Néanmoins, plusieurs le reconnaissent, "il y a des désaccords" dans le gouvernement sur la marche à suivre face à l'hostilité de Velsna envers Tanska et envers l'OND. Un camp est favorable a reconnaitre publiquement que Velsna menace Tanska alors que Tanska "s'en fout de Velsna", pour citer un élu, d'autres tempèrent, et au milieu Jaka Lakkas arbitre, tant bien que mal.

C'est sans doute cette position d'arbitre qui a poussé la Première ministre a annulé la publication publique de la synthèse, et en privé de la très longue note classifiée auprès des services dédiés. La porte-parole du gouvernement, Anneli Huttunen, le reconnaissait à demi-mot lors d'une discussion de couloir : si des diplomates tanskiens peuvent faire confiance à des Loduariens, ne jamais croire un Velsnien semble être devenu la règle.

Côté industriel, alors qu'aucune politique officielle n'a été émise, plusieurs patrons reconnaissent aussi que "personne n'a envie d'aller investir en Velsna", en particulier du côté de l'industrie technologique et désormais spatiale. Un effet simple le prouve, selon le ministère de l'Economie et des Finances, les échanges commerciaux avec Velsna ont si peu augmentés ces dernières années qu'ils sont désormais plus élevés avec de très nombreux pays hors du continent, alors que Velsna représente la 3e économie mondiale.
sdf

Le Norjien International - LODUARIE

"L'assassinat du dictateur Loduarien n'apporte ni soulagement ni inquiétude, uniquement de l'incertitude"

Lors d'une conférence de presse hebdomadaire initialement prévue pour parler du Conseil de ministres, la Première ministre et la porte-parole sont revenus sur la mort de Lorenzo après 15 ans de règne, une mort qui ne résout rien note Jaka Lakkas.

Par Bjarne Henriksen (Norja), le 31 mars 2016.




L'homme s'est éteint dans ce qui fut la marque de fabrique de son régime, le sang. Seule différence, celui versé ne fut pas celui d'opposants politiques ou d'étrangers, mais le sien. Lorenzo Geraert-Wotjkowiak, dictateur, officiellement Secrétaire Général, a été assassiné hier par des forces loduariennes dans ce qui semble être un coup de Palais manqué au sein de la Loduarie Communiste. La page de l'un des plus vieux dirigeants d'Eurysie se tourne dans une énième bataille, cette fois-ci perdue, la suite du livre qu'il avait commencé à écrire 15 ans plus tôt demeure elle incertain. Arrivé au pouvoir jeune, celui qui sortait alors tout juste de l'adolescence avait été propulsé à la tête de la Loduarie à la suite d'une sanglante révolution qui a laissé d'importants stigmates sur le pays, sa population et son désormais ancien dirigeant. Figure de proue controversée du communisme mondial puis de l'eurycommuniste, Lorenzo n'avait pas entièrement préparé sa succession qui semble tout sauf démocratique alors que sa fille longtemps cachée, Aube, n'a pas fait d'apparition publique depuis l'assassinat de son père.
La mort brutale, dans une tentative de prise de pouvoir de la part d'unités anti-corruption, replonge aussi la Loduarie dans les troubles de son passé. Si dans plusieurs pays, les alarmes du deuil ont sonnées, dans d'autres ce sont les trompettes de la joie qui se sont fait entendre. Dans les rues de Lyonnars, l'effroi et le choc font désormais place au silence de l'incertitude sur l'avenir du pays.

En Tanska, comme dans plusieurs pays membres de l'Organisation des Nations Démocratiques, l'heure reste à l'attente et au silence relatif. L'appel au calme évident a été lancé par la Première ministre qui ne souhaite évidemment aucune effusion de sang supplémentaire. L'œuvre de l'homme n'a pas été saluée comme elle a pu l'être en Gallouèse. La Loduarie reste, sans preuve de changement, "un régime dictatorial qui enferme et tue ses opposants intérieurs, envahit et tue ses opposants extérieurs" selon la Première ministre, Jaka Lakkas, qui reconnait toutefois "des rares points d'accords sur la lutte contre le fascisme, mais des désaccords sur les moyens attribués". En d'autre terme, ne pas faire d'émoi et surtout attendre la suite. Elle a conclut son bref propos par une poursuite de la politique d'ouverture et de dialogue avec la Loduarie. "Tanska n'a jamais voulu que la paix avec la Loduarie. Nous n'avons jamais soutenu ni la guerre ni la confrontation, ni en Tanska ni à l'OND. Nous espérons que le ou la prochaine détentrice du pouvoir, démocratiquement élu cela serait souhaitable, change le cap militariste et guerrier de la Loduarie pour le bien des Loduariens, des Tanskiens, et de tous les Eurysiens qui aujourd'hui sont dans l'incertitude".

La porte-parole du Gouvernement, Anneli Huttunen, a indiqué que l'assassinat avait été "évoqué" en Conseil des Ministres mais qu'aucun changement de position autre que celle du "dialogue" n'avait été mentionné, Tanska étant dans l'attente et respecte évidemment "le délai logique du deuil". Huttunen a précisé que le Gouvernement invitait les Tanskiens "à faire preuve de tenue" alors que plusieurs associations de protections des droits de l'homme annonçaient dès ce matin de grandes marches à venir dans la capitale et les capitales provinciales pour samedi. D'importants moyens policiers seront aussi déployés autour de la Place de la Liberté dans Norja alors que la branche eurycommuniste du Parti Communiste Tanskien souhaite faire une marche de recueillement samedi, passant à deux rues seulement du cortège annoncé de l'autre marche.

Huttunen a indiqué que Tanska se disait favorable à une transition démocratique et juste du pouvoir en Loduarie, "une porte d'espoir s'est entrouverte, nous souhaitons qu'elle soit saisie". En interne, plusieurs officiels proches du gouvernement reconnaissent que plusieurs ministres se disent "inquiets" pour la suite. "Un assassinat comme ça laissera des traces, une guerre civile ne peut pas non plus être écartée" indiquait un membre des Affaires étrangères, "on s'y préparait, mais on ne peut pas dire que l'on s'y attendait" selon un haut fonctionnaire des renseignements. L'incertitude fut le mot qui revint le plus à la bouche des députés fédéraux à la sortie du Congrès Fédéral. Aucun cador de partis politiques s'autorisant un commentaire pour le moment. "Il est trop tôt pour savoir si c'est un événement sans changement, ou une ligne de rupture, alors on attends" selon un élu socialiste en Commission de Défense restreinte tenue expressément ce matin sur demande de la ministre de la Défense.
Playkirja
de TANSKE FRETTASTOFA


MISSILES, MISSILES, MISSILES. Plusieurs missiles de l'Empire du Nord ont frappés la Principauté de Carnavale ce matin en réponse à la frappe non-justifiée de Carnavale sur la cathédrale de Laagefort tuant Monseigneur Alexius Palamas. Du côté de Gouvernement, les voix s'élèvent pour que l'affaire s'arrête là. Bonjour à toutes et à tous, si vous pouvez prendre votre café c'est que la guerre n'a pas encore frappée l'Eurysie.

QUELQUES MISSILES ET CA SUFFIT

D'ABORD LE BATON. L'Empire du Nord a lancé sa réponse attendue depuis plusieurs semaine à la frappe Carnavalesque qui avait détruit la cathédrale de Laagefort tuant son archevêque sous fond de compétition papale. Choquant le monde par sa brutalité et son caractère non provoqué, la frappe balistique carnavalesque s'est ensuite traduite par la résolution 2003 du Conseil Militaire de l'OND, envoyant un ultimatum à Carnavale et laissant à l'Empire la possibilité de répondre.

La proportion était de mise dans toutes les discussions internes à l'Organisation des Nations Démocratiques, appelant l'Empire du Nord à ne s'en prendre qu'à une cible militaire, de faible ampleur et sans dégât civil. En interne, plusieurs officiels du gouvernement tanskiens avaient exclus, dès les premières heures de discussions, une participation tanskienne à toute réponse de l'Empire du Nord. Un haut général tanskien laissant aussi entendre à la radio que "Tanska ne pourrait, peut-être, participer que si Carnavale escalade". Tout au plus Tanska aurait pu offrir des assistances techniques et de renseignements.

Arrêtez vous. Voilà une petite phrase que l'on aimerait bien entendre du côté de la chancellerie. Alors que le Gouvernement va avoir fort à faire ces prochaines heures et jours pour calmer la population qui pourrait s'adonner à des achats de panique de craintes de représailles de Carnavale, le gouvernement se veut lui rassurant. D'une part Tanska n'a pas participé à la réponse et, si ces attaques mutuelles s'arrêtaient la, l'affaire pourrait aussi se finir rapidement.

Et l'ultimatum ? Du côté de Norja, rares sont les diplomates tanskiens fervents défenseurs de l'application des ultimatum posés à Carnavake. Un représentant des renseignements arguant que Carnavale n'avait "que peu de raison de se désarmer", et que sans l'accord du gouvernement carnavalais et de ses industries, tout cela était peu probable. En arrière-cour, Tanska ne soutiendrait que la réponse militaire proportionnée puis l'arrêt de la situation. Tous les tanskiens sont néanmoins clairs, une escalade carnavalaise entrainera escalade a minima de l'Empire, sinon de l'Organisation. "Personne n'en a envie dans nos ministères."

Missile à gauche, missile à droite. Après cet échange de frappes intercontinentales, plusieurs diplomates et membres du gouvernement ont exprimés des craintes jugées "fondées" sur la possibilité d'une véritable course à la dotation de missiles balistiques à travers le monde. Entre cette affaire et celle opposant l'Antegrad et l'Ouwalinda, de nombreux régimes "pourraient voir un avantage à disposer de telles capacités de frappes pour des escalades limitées." Ironisant de la part d'une administration qui a longtemps jugé que les missiles balistiques étaient facteurs d'escalades incontrôlées.

logo

logo bis


Sécurité nationale | Affaires étrangères | Justice | Politique intérieure


Discord Leaks, Episode 2 : Nordlig-Kors, Etat fantoche ou véritable République ?

La République Fédérale de Nordlig Kors fêtera bientôt sa première année d'existence. Fondée sur l'argumentaire d'une émancipation de la monarchie, la République ne serait-elle pas aussi la réalisation d'un souhait du gouvernement fédéral tanskien. Dans la suite des révélations d'officiels tanskiens et d'alliés et partenaires principalement issus de l'Organisation des nations Démocratiques, s'ajoutant aux informations de canaux de discussions gouvernementaux et de rapports de renseignements, le Sea Street Journal revient sur ses fois où l'Eurysie et le monde ont évités la guerre. Episode 2, l'intervention humanitaire : ou comment ne pas envahir
31 OCTOBRE 2016
Le 17 janvier 2016, du haut de l'Hôtel de ville de Kønstantinopolis, devant une foule de plus d'un de million de personnes s'étant réunis dans les rues en l'espace de quelques heures, la République de Nordlig-Kors était proclamée. Quelques jours plus tard, plusieurs dizaines de kilomètres à l'est, un cargo bâtant pavillon oskalien étant parti d'Halvø trois jours auparavant s'échoua mystérieusement sur la Baie des Moutons et débarqua près de 1500 combattants originaires de la ville et de ces alentours. Le 17 mars, la colonie listonienne de Rosborg-Skaudme rejoignait la République à l'issue d'un référendum réussit pour le pouvoir central. Le 28 août 2016, le Parlement Central approuva à l'issue de deux votes la constitution de la République ainsi que l'Accord d'Association avec Tanska, liant les deux pays notamment sur le plan défensif. Dans les mois qui suivirent cet accord, plusieurs centaines de milliers de Korsiens accédèrent à la citoyenneté tanskienne et leur nombre, autour de 750 000 aujourd'hui, représente près de 15% de la population de la population. Dans un pays où la pauvreté à fait ses ravages après plusieurs années de guerres civiles et d'intervention extérieure, l'accession à une autre citoyenneté, plus qu'un véritable sentiment national, est un échappatoire.

La venue de la République, qui marque un coup réel et notoire à la guerre, permet le retour de milliers de réfugiés et le rétablissements d'infrastructures et d'un appareil étatique cohérent a été salué par de nombreuses organisations humanitaires estimant le nouveau gouvernement "très coopératif". Pour le gouvernement tanskien, elle marque la fin d'une "longue affaire", d'un sujet qui, au sein du gouvernement est discuté depuis des années sans officiellement exister, Hvall Sleppt, "baleine relâchée" dans un dialecte presque disparu d'Halvø. Ce terme n'existe pas officiellement. Il n'apparait dans aucun document public et n'a jamais été mentionné par un officiel tanskien au Congrès Fédéral, dans une chambre parlementaire ou en conférence de presse. Il existe pourtant une importante littérature à son sujet dont plusieurs mentions sur les canaux de discussions d'une application intergouvernementale : Discord. Hvall Sleppt est une nébuleuse, pour reprendre l'un de ces penseurs. Officier de renseignement depuis ses 23 ans, Svend, dont le nom a été modifié, en est l'un de ces penseurs. Affecté à la Manche Blanche au sein du Service Permanent d'Intelligence Extérieure, le SPIE, il est un connaisseur de la question du Nord qui mériterait à elle seule sa propre série. Hvall Sleppt en est, selon Svend, l'un des meilleurs exemples, un des rares cas concrets. L'origine même de la nébuleuse est floue, tout autant que son objectif que notre informateur reconnait comme abstraite : "Personne n'a jamais donné de finalité à Hvall Sleppt, c'est une idée, un imaginaire plus qu'un plant concret. Et l'imaginaire commence à Rosborg-Skaudme, il s'est terminé à Kønstantinopolis".

Hvall Sleppt, mentionnée pour la première fois en 2011, a animé la conduite des actions des services de renseignement pendant plus de 5 ans. Petit à petit, cette simple graine visant entre autre à sécuriser les accès aux mers du nord et à sortir de la Manche Blanche a influencé tout le service, et même le gouvernement avec une cible en particulier : l'Empire Listonien. Rosborg-Skaudme fut le point de départ comme le mentionna Svend. La nébuleuse, elle, s'est ensuite étendue de Port-Hafen à Macao en passant par d'autres territoires Listonien. Une pieuvre déployant ses tentacules avec autant de cerveaux et d'opérations d'apparence séparés mais gouvernés par un seul et même but dont Kønstantinopolis serait ensuite devenu l'élément final, le plus important, et d'une certaine manière, la réponse à la question du nord.

Cette importance que pris Rosborg-Skaudme fut mentionnée dans une discussion de couloir sur l'application Discord. Un canal séparé créé par un haut officier des renseignements tanskiens impliquant plusieurs pays. A l'origine de cette création datant d'octobre 2013, la véritable naissance de la nébuleuse. Après deux ans d'actions clandestines dans Rosborg-Skaudme dont il est encore aujourd'hui de connaitre les détails, l'idée émergea de gêner l'Empire, de faire bouger le colosse.


Le groupe vient d'être créé, plusieurs utilisateurs sont ajoutés. Les utilisateurs ne se présentent pas, indiquant qu'ils se connaissent sans doute.
Tanskien : Messieurs, je crois que nous avons une idée.
Intervenant 1 : On t'écoute.
T : Je pense que nous [le nous ne concerne que Tanska] allons armer des guérillas dans les colonies listoniennes du Nazum pour forcer l'Empire et ses Alliés à s'agiter au bout du monde. Nous profiteront des frontières incontrôlables de ces colonies avec leurs voisines.
Intervenant 2 : Ca peut être intéressant. Mais il faut le faire dans une période où c'est avantageux. Il ne faut pas juste armer pour armer, il faut qu'on ait une bonne raison de profiter de la séparation des forces.
Intervernant 3 : Ok, mais il nous faudrait un intermédiaire nazumi pour faire de la plausible denaibility. Il nous faudrait surtout une raison politique, déranger la Listonie, certe, mais est-on sûr de vouloir armer des gens qui tirent sur ses Alliés [à la Listonie].
T : Notre raison politique c'est de provoquer un effet domino sur l'Empire listonien pour atteindre toutes ses colonies. Nous y pensons depuis 2011.
Intervenant 4 : Nous pourrions réfléchir à contacter la Poëtscovie pour le pousser à agir près des colonies du Nord-Nazum, mais il n'est pas nécessairement fiable.


Dans le contexte de l'époque, octobre 2013, l'OND a effectuée une opération humanitaire au Valkoïnenland voisin dénommée Beach Wizard entre juin et août 2012. De son côté, Tanska et Kölisburg, un Etat voisin du Valkoïnenland, se livre à des opérations d'influence sur la colonie de Rosborg Skaudme. En difficulté, Tanska aurait ainsi décider de faire évoluer son dispositif d'influence au-delà de la colonie pour atteindre d'autres territoires de l'Empire comme le mentionne cette discussion. Hvall Sleppt s'étend. A cet instant, après plus de deux ans d'existences, l'opération connait des difficultés. Pourtant, certains documents révélés indiquent que lorsque Tanska prévient ses partenaires, des actions sont d'ores et déjà en cours sur d'autres territoires de la Listonie. En décembre 2012, un document dont le Sea Street Journal n'a pu voir que l'annexe 1, un simple memo de deux lignes, mentionne la Colonie de Macao et le nom d'une opération : Cavaco. Interrogé, Svend se montra gêner à la mention de ce nom, ne s'y attendant pas il ne nous répondra pas. Le memo ne précise pas les méthodes ni les moyens envisagés au sein de la colonie listonienne. Néanmoins l'évocation de possibles dégradations de relations diplomatiques laisse envisager des actions dépassant les simples médias mais possiblement entraînant des dégradations de la stabilité dans la colonie. Une information que nous ne pouvons confirmer.

Quand la fin de l'année 2013 arrive, Kønstantinopolis semble, au sein des renseignements, être placée au second plan. Pour autant, le manque de documents à cet instant n'est pas un élément permettant de confirmer cette tendance. Janvier 2014 prouvera le contraire. Le 1er janvier 2014, au petit matin, une force coalisée de Tanska, Teyla, et Caratrad, sur demande de Teyla, intervient dans la guerre civile du Valkoïnenland pour mettre fin à l'apparition d'un proto-état fasciste dénommé Hvitnesland ayant pour capitale Kønstantinopolis. L'opération a alors un objectif simple : mettre fin à la menace fasciste. Le caractère initialement humanitaire de l'opération est confirmée par de nombreux officiels, mais aussi par les discussions discord. Des officiels des trois Etats réaffirmant dans ce cadre leur volonté de limiter leurs pertes au minimum, de sauver les civils et de partir. Un officiel tanskien, que le Sea Street Journal estime être un officier supérieur dans l'opération, ajoutant que "Tanska ne compte pas rentrer dans Kønstantinopolis pour y rester". Peu après le déclenchement de l'opération tripartite, des forces kolisiennes et valkoniennnes mennent aussi une opération à l'est et au nord.

Si dans l'armée la situation est ainsi humanitaire, au sein du SPIE elle n'est pas exactement similaire. Le 4 janvier 2014, peu après le déclenchement de l'intervention, un Conseil de Sécurité National est réunit avec pour objet un "Plan d'Action de Tanska à l'égard du Hvitnesland". Basé sur un cour rapport, non public mais que nous avons pu consulter, le CSN évoque que l'objectif politique de Tanska au Hvitnesland "est de ramener un Etat de droit et une protection des Droits humains suffisante auprès des populations civiles tout en instaurant un cadre permettant d'assurer le maintien de ces conditions, le tout en accord avec la législation fédérale tanskienne". Sans donner plus de précision, cet objectif politique ouvre de multiples portes, et possiblement celui de la construction d'un Etat, qui n'est ici pas mentionner. Plus encore, le CSN précise que cet objectif, bien qu'hautement important, ne doit pas être maintenu si il venait à "comporter un risque substantiel de guerre avec Kölisburg ou le Vakloïnenland". La porte ouverte est elle-même attestée par la création, dès début janvier, d'une administration temporaire de libération placée sous la direction de Sofia Mäkelä.

Cette administration temporaire est le point crucial de Kønstantinopolis. Comme le reconnu un administrateur tanskien délégué à l'éducation sur place pendant 8 mois, "en instaurant une partie de normes sur place, nous avons fait naître l'idée que ce territoire était gouvernable voir administrable par nous, ou par des gens formés par nous". Dès le 5 janvier, le Porcureur délégué aux territoires libérés annonce la suppression de la peine de mort. La formation de l'administration temporaire de libération est pourtant née d'une logique bien temporaire. Dans une note du 1er janvier 2014, premier jour de l'opération, Mäkelä, écrivant à Asmus Sørensen, Administrateur-exécutif pour la Cohésion des territoires libérés sous administration temporaire, indique bien que l'administration sera amenée à "faire des choix sensibles afin d'assurer notre départ au plus vite", confirmant la volonté de départ des tanskiens. Une posture que Mäkelä elle-même réaffirma sans aucune hésitation en septembre 2014, près de 9 mois après son arrivée. Mais à cet époque, "le bien était déjà fait" reconnait Torsen, un administrateur au nom modifié. Au sein de canaux de discussions discord, les partenaires sont aussi en désaccord.

L'identité des membres de ce canal séparé n'ont pas pu être identifié. Il est néanmoins vraisemblable qu'il soit composé d'officiels de premier rang. La discussion a lieu en janvier 2015.
Tanskien : Nous avons désormais un important passif avec Kønstantinopolis, ça ne me paraît pas incohérent de garder là-bas une administration plus que temporaire.
Teylais :Cela ne me gêne pas. Teyla n'a pas d'utilité à rester là-bas, mais si vous le souhaitez, on vous laisse.
Sylvois :Cette affaire du Hvitnesland, je ne sais pas ce que nous aurions fait à votre place. Slva soutient à fond la libération du territoire et les actions humanitaires...mais nous risquons de ne pas approuver l'annexion.
Tanskien : Nous n'approuverons pas l'annexion non plus. Mais on ne peut pas accepter non plus de partir sans accord de démocratisation du Valkoïnenland. Cela pourrait mener à une situation de fait d'administration non voulue.
Teylais : Que veux tu dire par là ?
Tanskien : Tanska refusera de partir sans accord sur la confirmation des changements de droits effectués. Surtout pour la peine de mort.

Quelques mois plus tard, la situation se poursuit et la Première minisre, Kaja Kallas reçoit sur son bureau une étude du SPIE sur la "possibilité d'un non-départ des troupes tanskiennes du Hvítneslånd". Aucun officiel tanskien n'a voulu confirmer l'existence d'une telle note que le Street Sea Journal a pu partiellement consulter. En particulier, la conclusion avance que le maintien d'une présence tanskienne serait un facteur de séparation du territoire et de création de nouvelles formes de gouvernance. La note s'achève en précisant que "cette option reste lointaine et inenvisageable en l'état actuel". En juillet 2015, un mois après la rédaction de cette note, les soldats tanskiens quittent Kønstantinopolis après plus d'un an de négociation avec le pouvoir. Au sein des messageries intergouvernementales, les officiels tanskiens reconnaissent l'échec des négociations. Le départ, alors non basé sur des accords comme initialement voulu est basé sur la crainte que le maintien de l'occupation pourrait provoquer l'implosion de l'Etat du Valkoïnenland déjà fort affaiblit, un propos validé par l'homologue Teylais.

A l'été 2015, 5 ans après la création d'Hvall Sleppt, la situation tanskienne a ainsi drastiquement évoluée. Rosborg-Skaudme, à l'origine de l'opération est devenu "un point secondaire de l'équation" reconnaît Svend. Si Tanska y est toujours active, les moyens sont limités et les opérations ne sont que des affaires courantes. A l'inverse, Kønstantinopolis occupe désormais un point central dans la politique tanskienne. Lorsque les Tanskiens partent, ils emmènent avec eux 10 000 réfugiés. Sans l'avoir initialement voulu, l'Administation tanskienne a, au travers de son inertie propre, créé une administration parallèle qui dura plus d'un an, marqua durement les pratiques des administrés en question et des politiques. Elle fonda aussi les bases d'une gouvernance différenciée sur le territoire. Une parenthèse d'une autre forme d'Etat qui n'était vieille que de quelques mois lorsque la monarchie s'effondra pendant l'hiver 2015-2016, laissant un trou que cette parenthèse pouvait venir combler. Indirectement, pour la classe politique tanskienne, Kønstnatinopolis devient un cas du quotidien. Une affaire fréquente qui réunit régulièrement fédéralistes, conservateurs et socialistes autour d'une même table. Elle marqua aussi profondément l'armée et les réservistes qui séjournèrent en nombre dans la ville. Arrivés l'humanitaire à la bouche, les tanskiens seraient ainsi repartis l'administration en tête. Tout en maintenant la volonté officielle du départ, l'option devient de moins en moins envisageable au fur et à mesure des mois. Une situation renforcée par l'arrivée de réfugiés qui, en dépit de leur faible nombre, eurent un fort poids politique sur ces quelques mois encouragés par la classe politique tanskienne.

En Janvier 2016, lorsque l'insurrection se déclencha, plusieurs dizaines de tanskiens étaient aussi dans les rues de Kønstnatinopolis, non affiliés au gouvernement et aux renseignements, ils animèrent vivement la mention de Tanska, cousin lointain qui pouvait venir en aide. Les chefs des révolutionnaires étaient pour la plupart d'anciens membre de l'administration temporaire ou des proches de celles-ci. Les soldats de la Baie des Moutons, vraisemblablement entraînés par Tanska, portaient aussi avec eux ces mêmes souvenirs et messages, mais aussi la même vision de la gouvernance et de l'administration. Dès les premiers jours de Nordlig-Kors, avant même l'arrivée de tanskiens en soutien, Tanska était en réalité déjà là. Sans l'avoir déclenchée, l'étape finale de Hvall Sleppt venait se déclencher d'elle-même.
THE TANSKIAN TIMES

Norja, 17/01/2017


DEFENSE / Tanska

La guerre contre Carnavale, première matinée en Tanska



Hier matin, le monde et la population tanskienne apprenait le déclenchement d'une opération aérienne massive de l'Organisation des Nations Démocratiques contre Carnavale dans le but de mettre un terme à la menace balistique pesant sur l'Eurysie et les autres continents après la frappe massive sur Estham. Dans un Norja encore enbrûmé de cette matinée de janvier, peu de commerces ont ouverts les portes et les rues de la capitale étaient étrangement vides. Une situation similaire dans la plupart des grandes villes du pays, y compris dans les provinces fédérales. La nouvelle est tombée en début de nuit à Järvi et dans l'après-midi à Ny-Norja, coupant les habitants dans leurs activités à chaque fois. Il est vrai pour autant que depuis plus de deux semaines déjà, le pays vivait au ralenti. Après l'attaque sur la capitale nordiste, il y avait "peu de doutes" sur le fait que l'OND allait répliquer en temps et en heure à l'attaque balistique carnavalaise.

Ironisant ou dramatisant la situation, un officiel du cabinet de la Première Ministre évoquait hier matin qu'au vu du résultat de la bataille aérienne de carnavale avec Sylva et l'Empire du Nord (dlr : tentative de raid aérien punitif contre le génocide en Kabalie s'étant soldé par un repli sylvo-nordiste et des pertes aériennes équilibrées entre les aviations), Carnavale aurait "pu rester indemne" si elle n'avait pas frappé l'Empire. Plusieurs membres du ministère de la Défense nationale ont précisés qu'en l'absence d'attaque balistique sur Estham, Tanska n'aurait "ni participé ni même soutenu l'idée d'une campagne aérienne contre Carnavale", mais que désormais "il est impossible de faire marche arrière depuis le 25 décembre". Pour un haut diplomate tanskien proche des cercles de discussions onédiens à Bandarhan, "Carnavale se doutait que cela allait arriver et c'est pour cela qu'ils ont tour à tour menacés Teyla et Sylva de représailles balistiques massives". Aux crimes massifs commis par Carnavale et à l'attaque balistique contre Estham, la "réponse ne pouvait qu'être militaire, et ne pouvait qu'être collective comme l'a rappelée la Première Ministre", indiquait un élu du Congrès Fédéral.

Du côté des forces armées, les congés et vacances de janvier ont été suspendus. Les forces anti-aériennes sont en alerte absolue depuis hier matin de même que les forces aériennes. Les forces terrestres ont elles reçues l'ordre de quitter leurs principales bases. Sur les grandes routes des Régions Centrales, il n'était pas rare de croiser de très longues colonnes blindées garées sur le bas côté s'étendant sur des kilomètres, les véhicules considérablement espacés les uns des autres. Non impliqués dans l'opération militaire, les forces sont dans l'attente d'une possible réplique balistique carnavalaise. "Nous devons être prêt à rouler dans les champs à l'instant où une alerte résonne. Nos commandants nous ont donnés 30 secondes pour démarrer les véhicules et rouler dans les champs et forêts en ordre dispersés au besoin" notait un commandant de peloton de char. La consigne est clair : aucun regroupement de véhicules et de personnel n'est autorisé, consigne du ministère. La directive s'applique aussi à la Force d'Auto-Défense Navale dont les unités ont désertés leurs quais, bien que la plupart des navires aient été observés à proximité direct des bases navales hier dans la journée.

A la question "Des forces tanskiennes fouleront-elles le sol de Grand Hôpital ou de Carnaval, la capitale, elle-même ?", la porte-parole du gouvernement, Anneli Huttunen, a indiqué que cela n'était "pas le souhait du gouvernement tanskien ni de l'Etat-Major des armées", se refusant a tout autre commentaire.

Le gouvernement a lui invité les populations à rester à proximité d'endroits pour se confiner dans les prochains jours à et à disposer de 72h d'eaux et de nourritures. Les vacances scolaires ont été étendues jusqu'au vendredi 20 janvier 2017 et les cours reprendront en distanciel la semaine du 23 a annoncé le ministère de l'Education nationale. Les trains au départ de la Gare Centrale de Norja étaient pour la plupart complet dès hier soir. Si la panique n'a pas pris les habitants, les supermarchés ne faisant pas état de ruptures ou d'afflux massifs, l'évitement des grandes centres urbains des régions centrales semble être de mise pour cette semaine.

Du côté des provinces fédérales, principalement de Kyli et d'Etelämanner, la crainte est aussi existante mais la distance plus éloignée à Carnaval, qui ne protège pas d'attaques balistiques comme l'a tristement démontrée Estham, aboutit néanmoins à une inquiétude moindre des populations civiles. En particulier sur la province de Kyli il y a "un faux sentiment de sécurité vis-à-vis de la menace balistique". La province n'en reste pas moins hors de portée de la grande majorité des silos carnavalais et ne pourrait ainsi subir qu'une attaque plus limitée mais néanmoins potentiellement dévastatrice.

Au sein du monde hospitalier, le temps est à la préparation mais pas à l'urgence absolue. Aucun plan fédéral n'a pour le moment été déclenché bien que quelques rappels de personnels ont été effectués localement pour palier à des manques dans certains services informe le ministère de la Santé.

Le Congrès Fédéral qui n'a pas voté sur le déclenchement de l'opération Dreamland doit se prononcer en fin de semaine dans une session d'urgence. Si il ne fait aucun doute que le mandat sera octroyé au gouvernement pour entreprendre la campagne aérienne, la suite des opérations, si réussies, ne fait elle pas l'unanimité même au sein du camp fédéral.
sdf

Le Norjien International - Aide humanitaire

Le renouveau de l'aide humanitaire tanskienne

Le génocide carnavalais en Kabalie et contre Estham ainsi que la multiplication des crises humanitaires amène Tanska à revoir sa copie en matière d'aide humanitaire favorisant une approche moins militarisée.

Par Bjarne Henriksen (Norja), le 26 mars 2017.




L'aide humanitaire tanskienne est principalement structurée autour du Code Humanitaire. Cette loi importante, adoptée en juillet 2012, étendait alors les prérogatives du gouvernement en matière d'intervention humanitaire au-delà de la Facilité Tanskienne pour la Paix, dispositif législatif principalement centré sur la fourniture d'équipements militaires et d'assistances financières ciblées. A l'inverse, le Code Humanitaire instaure lui une procédure d'intervention pour assistance humanitaire permettant, sur demande d'une population civile, ou bien sur proposition du Gouvernement fédéral ou d'une Chambre parlementaire, de constituer une intervention humanitaire à l'étranger. Cette intervention inclus notamment l'autorisation d'employer la force militaire moyennant néanmoins un vote devant le Congrès Fédéral sous soixante jour octroyant alors un mandat pour une durée équivalente, le vote étant répétable autant de fois que nécessaire.

Au travers de ce Code qui est en réalité un mécanisme législatif interne, Tanska peut fournir une assistance fondée sur les besoins des pays et des populations, cette assistance pouvant s'accompagner d'une force militaire de protection ou de sécurisation. Le Code en lui-même été employé à plusieurs reprises le cas le plus connu étant Kønstantinopolis au travers de deux interventions distinctes, mais l'on compte aussi la Translavie devenue République Translavique, le Kolcovo, une opération mineure en UC Socachia s'étant résumée à l'envoi de conseillers localisés, la Ramchourie la aussi par l'envoi d'aide humanitaire et de conseillers et dernièrement dans l'Empire du Nord à la suite du massacre d'Estham. Grâce à cela, Tanska porte secours aux populations vulnérables en leur fournissant denrées alimentaires, soins de santé, accès à l'eau, abris, services d'éducation en contexte d'urgence.

Dans un premier temps, notamment au travers de Kønstantinopolis et de la Translavie, le Code Humanitaire fut employé d'une manière fortement militarisée entre 2013 et 2016. Chaque intervention humanitaire s'accompagnant alors de l'envoi de plusieurs milliers d'hommes, souvent en coalition au sein de l'Organisation des Nations Démocratiques, ou avec des membres de l'OND. Cependant, depuis 2016, l'application du Code Humanitaire par le gouvernement tanskien a connu une approche bien moins militarisée mais aussi d'ampleurs plus réduite, voir restreinte, et d'une communication limitée de la part des autorités. Alors que Kønstantinopolis a fait la une de journaux, a fait l'objet de nombreuses interventions de membres du gouvernement voir de la Première ministre, l'assistance tanskienne en Ramchourie, localisée dans la province de Bonh-Zong, est elle peu publique. Il faut en réalité chercher sur la page web du Code Humanitaire au sein du site du ministère des Affaires étrangères et des Droits humains pour en avoir une approche détaillée. Au Congrès Fédéral, le mandat en lui-même, pourtant existant depuis 2015, est voté tous les premiers mardis du mois à 17 heures en Commission des Affaires étrangères dans un silence public qui aurait de quoi surprendre. A les interroger, les élus sont pourtant bavards sur la questions et ne sont pas avares de détails sur l'aide, principalement alimentaire et éducative, fournit autour de Bonh-Zong. Le nombre de conseillers des ministères déployés n'est pour autant pas public. Il serait "une douzaine" selon un élu socialiste, "un nombre proche de la trentaine" selon un un élu du KPU (Kyli pour l'Union), particulièrement proche du dossier.

Plus récemment, c'est le cas du Royaume Démocratique de Chandekolza, situé par ailleurs non-loin de la Ramchourie qui fait débat au Congrès Fédéral. Le Gouvernement a en effet demandé officiellement le 25 mars l'ouverture d'une procédure d'assistance humanitaire au titre de la Facilité Tanskienne pour la Paix qui pourrait déboucher sur une intervention humanitaire au titre du Code Humanitaire, pour dépasser la simple livraison de matériels humanitaire. A nouveau, le ministère s'exprime peu sur la question bien qu'un conseiller de la direction des Affaires Suvanardvipaiennes du ministère reconnu que l'assistance humanitaire n'emploierait alors qu'un nombre "très restreint de personnel" sans "réelle présence militarisée sur place". Plus encore, la porte-parole du Gouvernement, Anneli Huttunen indiquait ce samedi que le gouvernement cherchait "la symbiose, sinon le travail en très étroite collaboration" avec les organisations non gouvernementales humanitaires, sur de "nombreux dossiers", comprenant le Chandekolza mais aussi la Ramchourie et peut être le Churyann, dossier plus épineux.

Le dossier du Churyann en lui-même provoque de nombreux désaccords comme rapportés par le Voice of Afarée relatant un conseiller ministériel tantôt méfiant, là ou d'autres ne voient pas "pourquoi Tanska irait construire le Parlement d'un pays étranger". Cependant, cette position est davantage attentiste que définitive à l'égard du Churyann. Huttunen a ainsi reconnu que le gouvernement "avait contacté le gouvernement Churyann" pour demander des précisions et des explications sur certains points. Ces derniers devant ainsi servir à alimenter la réflexion du Comité pour la Facilité voir de la Commission des Affaires étrangères sur la décision à prendre concernant l'assistance humanitaire pour le Churyann.

A Norja, plusieurs autres dossiers seraient aussi à l'étude, au risque, peut être, de provoquer un éparpillement sinon une surextension des capacités administratives. Peut être certains terrains comme la Kabalie/Pays des Trois Lunes seraient amenés à être plus prioritaires que d'autres. C'est du moins ce que suggérait hier Mar Loftsson, le ministre des Affaires étrangères et des Droits humains, à la matinale de Playkirja.
THE TANSKIAN TIMES



La société tanskienne se réorganise et se prépare potentiellement pour une guerre longue sous la menace balistique alors que le gouvernement maintient lui la ligne d'une guerre qui se veut courte





NORJA

Bourg-Léon

La maire du 3e arrondissement, Madeleine Skolgund, a reconnu hier au Petit Continent que la vie était "triste", "dure", et qu'elle "n'es pas sereine" dans les rues de la capitale, mettant publiquement des mots sur une ambiance bel et bien palpable en particulier dans le quartier de la Vieille Ville, déserté par les touristes et ses habitants pour les régions. Les arrondissements plus peuplés de la capitale, légèrement sur les hauteurs du début du Fjörd sont eux toujours bien animés mais les consignes de sécurité stricts demandés par le gouvernement impactent fortement la vie quotidienne des habitants qui vivent sous la menace permanente d'un nouveau noël noir d'Estham et d'une attaque chimique massive.

Depuis plusieurs jours maintenant, avant le déclenchement de l'opération aérienne contre Carnavale, plusieurs dizaines de milliers de sacs sont distribués quotidiennement aux arrêts de bus et aux stations de métro contenant des masques et des tenues étanches ainsi que des médicaments permettant de limiter, un temps, les effets d'une contamination chimique. Si la tenue ne "permet pas la survie" en condition exposée, c'est-à-dire en extérieur, elle doit permettre, selon le gouvernement, aux populations civils de gagner l'intérieur d'un abri à savoir les bouches de métro ou les sous-sols d'un immeuble, dans des délais rapide.

Partout dans les rues de la capitale ont émergés d'importants panneaux jaunes offrant aux norjiens et norjiennes des indications sur l'abri le plus proche, idéalement à moins de quelques centaines de mètres. Mais cela n'empêche pas la population de vivre en majorité en intérieur, privé de ses enfants et de ses étudiants, Norja vit désormais sous la règle du télétravail, et de la peur panique d'un massacre. Comme depuis le 25 décembre 2016, tous les dimanche à 9 heures, les alarmes d'attaques résonnent pendant 10 minutes dans la capitale, à la fois comme mesure d'exercice mais aussi pour rappeler le coût de la démocratie et de la liberté à Estham : 2 millions de morts.
MANUEL DE CRISE ET GUERRE

Manuel distribué

Le gouvernement fédéral a entamé la distribution généralisée à tous les foyers du pays d'un petit livret "En cas de crise ou de guerre", à la suite de l'attaque d'Estham. Ce manuel gouvernemental fait parti de l'ensemble des mesures de réponses coordonnées pour répondre à la situation actuelle et préparer au mieux la société civile. Le document, envoyé en norjien et en français dans chaque foyer car le document doit aussi être lu par l'ensemble des résidents du pays, y compris non tanskien, fait une trentaine de pages.

"Nous vivons en des temps incertains. Le massacre d'Estham et le génocide de Kabalie perpertrés par l'Etat terroriste carnavalais sont les derniers et plus inhumains exemples de l'augmentation des crises et des conflits dans le monde. A cela s'ajoute des menaces indirectes, des Etats qui en veulent à notre pays pour ce qu'il est, pour ces idées, et peuvent tenter de s'en prendre aussi à nous sous d'autres manière. Pour résister, nous devons tous nous unir et chacun, en Tanska, doit prendre part à la défense de la démocratie, de la liberté, et de la souveraineté du pays." C'est ainsi que commence le livret.

Si Tanska même n'est pas directement menacée par une invasion terrestre à l'exception de certaines zones qui ont elles reçues un livret supplémentaire d'une douzaine de pages, c'est alors par la menace balistico-chimique que débute le manuel sur près du tiers de celui-ci. Le document précise que tous les résidents, citoyens ou non, sont concernés par le besoin de servir si nécessaire entre 16 et 60 ans bien que la majorité des mesures concerne avant tout le maintien de l'activité professionnelle permettant au pays, et donc au reste des mesures à proprement parlé, de fonctionner correctement. A l'inverse, tous les réservistes sont eux concernés par des mesures immédiates de rappel si nécessaire, et ceux sans délais. Un total de 19 423 réservistes ont été appelés en décembre.



Haut de page