26/03/2016
21:23:51
Index du forum Continents Eurysie Tanska

[FIL DE PRESSE NATIONAL] Tanske Fréttastofa/ Agence de Presse Tanskienne [FTS] - Page 5

Voir fiche pays Voir sur la carte
Playkirja
de TANSKE FRETTASTOFA


ABOLITION ET REUSSITES étaient dans les bouches de beaucoup de membres du Gouvernement et de députés fédéralistes ce matin lors des questions au gouvernement. Alors que ce dernier a refuser de répondre aux questions sur le Hvítneslånd, il a préféré se concentrer l'abolition de l'esclavage au Novyavik et les bons résultats du semestre. Nous sommes le 18 juin 2016, et si vous êtes un ancien esclave, la liberté vous acceuille/

QUELQUES MISSIVES ET CA SUFFIT

D'ABORD LE BATON. Tout a commencé il y a quelques jours lorsque le ministre des affaires étrangères et des Droits humains, Mar Loftsson, s'en est publiquement pris à l'Union de Novyavik pour la qualification de terrorisme à l'encontre de militants démocratiques dans le pays de l'est eurysien.

Avec des menaces de contrôle systématique des navires commerciaux battants pavillon novais et de tout navire à destination d'un port novais ou au départ d'un port novais qui passerait par le détroit de Porto Mundo ou s'approcherait de l'Isthme d'Afarée et des canaux. Sans que cette menace fut mise en application, nous avons appris récemment, après quelques textos rapides, que la marine tanskienne était déjà sur le coup et que les équipages d'une demi-douzaine de navires et d'autant d'hélicoptères étaient en cours de préparation pas plus tard qu'hier pour prendre part à l'opération.

Navire restera à quai. Le gouvernement a finalement décidé de ne pas mettre en application immédiatement ces mesures afin de laisser une prote de sortie au gouvernement novais. Cela était bien évidemment avant la double annonce d'une demande novaise formulée auprès de l'Organisation des Nations Démocratiques d'une part, et d'une bien sombre découverte d'autre part, ou plutôt d'une redécouverte.

L'esclavage. D'après un membre du cabinet de Loftsson au fait de la situation, "le ministre fut énervé", c'est le moins que l'on puisse dire, que ses services n'aient pas vu cette information plus rapidement. L'esclavage était de cours au Novyavik bien que celui-ci était alors "régulé". Si vous savez comment on régule la possession d'un être humain en tant qu'objet et si l'on peut restreindre la déshumanisation, Playkirja voudrait bien vous entendre. Cette 'nouvelle' a provoqué quelques ulcères au ministère mais aussi une réaction rapide.

Missive à gauche, missive à droite. Ni une ni deux, le ministère a informé ses partenaires de l'OND de l'existence de l'esclavage dans ce pays eurisien ainsi qu'un autre Etat. Sans en avoir donné le nom, un "pays riverain de la mer de Leucytalée et candidat à l'OND", ce qui réduit la liste possible des candidats a bien peu de pays, aurait reçu une missive tanskienne. Cette dernière demandait al raison de la présence de ce pays en Novyavik et si oui ou non il était au courant de la présence de l'esclavage. Comprenez, Tanska a alors utiliser plusieurs pays comme leviers pour peser dans ses discussions avec Novyavik.

ET LA CAROTTE, après une réunion jugée "express" au Conseil Général de l'OND, cette dernière a accepter l'offre d'accompagnement vers la démocratie du Novyavik en l'échange de l'abolition immédiate et complète de l'esclavage et de la réinsertion des esclaves, obtenus dans la journée.

"Une belle victoire pour la liberté" reconnaissait à demi-mot ce matin un leader de l'opposition centraliste. Difficile en effet pour quiconque de se faire critique des actions gouvernementales à l'encontre de Novyavik. La majorité des députés fédéraux ont même applaudis l'annonce au Congrès Fédéral, une standing ovation rarement vue depuis la libération de la Translavie ou de Kønstantinopolis. A un an des élections, les Fédéralistes s'estiment "plus que confiants" sur leur poliique étrangère, seule une épine reste dans le pied.


LE H-WORD A NE PAS PRONONCER

QUESTIONNE MOI ET JE NE TE REPONDRAIS PAS. Telle était plus ou moins l'attitude du gouvernement pendant la seconde partie des questions au gouvernement décidemment très centrés sur l'action internationale du gouvernement cette semaine.

Des interrogations sans réponses claires ont laissés les députés de l'opposition dans une situation compliquée. Le gouvernement n'est pas revenu sur sa décision de retirer les troupes du Hvítneslånd mais n'a pas non plus nié avoir des possibilités de pouvoir revenir dessus à l'avenir, laissant même certains députés fédéraux dans l'incertitude.

Seule certitude, Tanska ne partira pas avant qu'un accord soit trouvé. Sur ce point, même les députés socialistes qui se sont sentis "pousser des ailes" après la victoire sur l'esclavage en Novyavik qui "symbolise le devoir d'Humanité de Tanska", ont trouvé un point de chute commun avec le gouvernement rapportait l'un de leur chef de file à votre interlocuteur.

Et les réservistes ? Le ministère de la Défense nationale n'a pas d'intention ferme de revenir sur sa décision de les déployer de façon trimestrielle a raison d'un trimestre maximum par réserviste et par an. Les coûts budgétaires, à savoir les compensations versées aux entreprises, ne "posent aucun problème insurmontable" à Bärçy rapporte le ministère de l'Economie. Un discours qui diffère avec celui de janvier où le même ministère ne voyait "aucun problème existant" sur cette question, synonyme que le gérant des finances fédérales commence lui aussi à s'exaspérer du coût des réservistes.

Aucune excuse à venir envers le gouvernement du Valkoïnenland concernant la frégate TMS Akrak désormais quelque part en patrouille en Manche Blanche a aussi annoncé le ministre de la Défense rappelant que des vies humaines en jeu ne valaient "aucune excuse". Des propos jugés quelque peu "dramatiques" par l'UPUC.


THE TANSKIAN TIMES

Norja, 24/12/5015


DEFENSE / Alþingi

Le ministère de la Défense nationale annonce un repositionnement stratégique suite à l'armement rapide et menaçant du voisinage



La ministre de la Défense, Kristine Svaane, a présenté aujourd'hui devant le Congrès Fédéral un plan d'augmentation des dépenses de la défense à la suite de la "dégradation du contexte régional" provoqué par "d'importantes livraisons d'armements" dans le pourtour de la Manche Blanche sans toutefois mentionner de nom d'Etat. Elle a aussi indiqué que la nouvelle brigade en formation, la 48e brigade, qui devait être la première prépositionnée en dehors de l'Eurysie serait finalement belle et bien stationnée dans les Régions Centrales.

Le ministère a par ailleurs annoncé la signature d'un important contrat de livraison de véhicules et de blindés à destination de Sylva dans l'un des plus gros contrats d'armements de ces dernières années pour l'industrie tanskienne. Tanska de son côté a procédé à la commande de plusieurs appareils de très haute technologie pour la surveillance du ciel et la guerre électronique, tous les appareils étant destinés à servir en Eurysie en temps normal.

Svaane a par ailleurs introduit les prémices d'un plan d'urgence, qui n'est évidemment pas prévu d'être déclenché, qui consisterait en un transfert d'activités d'une partie des centres de recherches de très hautes technologies en production de pointes pour le secteur de la défense. Sont notamment ciblés tous les centres de recherche et développement autour du Centre Aérospatial d'Akrak qui pourraient permettre, en cas de grave crise, de produire l'électronique embarqué des appareils de combats tanskiens selon la ministre. Elle a précisé que leur niveau de développement technologique, les empêchant de produire en grande quantité, convenait ainsi aux attentes très hautes d'une partie de l'armement tanskien qui mise sur la qualité plus que sur le nombre.

Le Congrès Fédéral est lui en train de pencher sur l'idée d'utiliser une partie des fonds non dépensés réservés à l'Egalité Fédérale à des fins d'autonomie stratégique en pouvant être employés dans le financement d'infrastructures et d'industries dédiées dans les provinces prévues. De cette façon, les fonds contribueraient au développement des dites provinces tout en assurant des impératifs de souveraineté et d'autonomie dans les provinces sans nécessiter l'emploi supplémentaire de fonds fédéraux. Le Congrès doit aussi prochainement se pencher sur l'avenir du budget fédéral pluriannuel alors que les élections auront lieu dans un an.

D'après un haut placé de l'un des partis politiques du gouvernement, la part de la défense dans le prochain budget fédéral devrait encore croitre légèrement sur les années à venir à la suite des dépenses importantes du voisinage qui obligent Tanska à réagir. S'exprimant sous anonymat, cette même source a indiqué que "plusieurs partis, du gouvernement et en dehors" ont engagés des réflexions sur la possibilité du développement de programmes duaux au sein du programme spatial tanskien afin de bénéficier des possibles doubles usages permis par certaines technologies sans toutefois donner plus de détail. Pour le Gouvernement, en avance dans les sondages, il s'agirait de pencher dès maintenant sur un premier prototype de budget avant que le futur Congrès ne soit élu en décembre 2016. De cette façon, si le futur hémicycle est aussi favorable que la législature actuelle, le budget fédéral pluriannuel 2017-2022 pourrait être adopté dès le printemps 2017 pour limiter la période de rétroactivité.

Le premier prototype des "Conclusions directives budgétaires du Congrès", généralement adoptées plusieurs mois avant le budget fédéral pluriannuel devrait même arrivé sur les bancs du Congrès dès le printemps prochain, un an avant la date espérée d'un budget. Plusieurs membres de cabinets ministériels ont indiqués que l'accent du budget serait mis sur la recherche et le développement, la poursuite de l'industrie de pointe ainsi que des investissements nombreux dans les secteurs liés à l'autonomie, de la connectivité à la défense. Le social ferait lui office de parent pauvre, plusieurs ministres estimant à demi-mot que le niveau d'avancement tanskien permettait de restreindre les dépenses dans ce domaine en comparaison des situations "critiques" sinon "désastreuses" de pays régionaux. Plusieurs voix à gauche semblent déjà se manifester en interne pour ne pas restreindre le budget de l'Egalité Fédérale tandis que le sujet des retraites est estimé "trop prématuré". Un proche de la Première Ministre reconnaissait à demi-mot que s'attaquer aux retraites, en retardant l'âge de 62 à 64 voir 65 ans permettrait de libérer plus d'argent pour des secteurs stratégiques, dont la défense. Cependant, aucune confirmation officielle et le gouvernement ne s'attaquerait pas à ce sujet avant les élections d'après plusieurs officiels.
sdf

Le Norjien Défense - TANSKA

Jaka Lakkas et son cabinet réfléchiraient à une réserve opérationnelle dans les Régions Centrales

La Première ministre tanskienne Jaka Lakkas réfléchirait à introduire un plan visant à entrainer les adultes des Régions centrales à une formation militaire initiale dans un modèle qui serait présenté au cours de l'année 2016

Par Bjarne Henriksen (Norja), le 16 février 2016.




L'objectif, d'après deux officiels du cabinet de Lakkas, serait d'être sur que tout homme et toute femme entre 18 et 40 ans dans les régions centrales qui le souhaiterait puisse entreprendre une formation militaire initiale au sein des Forces de Défense Fédérale. Cela servirait pour assurer aux Régions Centrales des réserves militaires "adéquates aux menaces potentielles" selon un officier du cabinet.

Lakkas aurait présenté un plan en Conseil de Défense restreint du Congrès Fédéral incluant les ministres concernés et les représentants de la Commission de la Défense Nationale. Le travail serait à "un stade précoce" d'après un député fédéral s'exprimant anonymement. Aucun détail n'a été fourni mais un draft vu par Le Norjien donne une estimation du nombre de tanskiens des Régions centrales a former au sein de la Réserve Fédérale: de 50 000 à 300 000. Aucune date n'a été donné pour l'implémentation du plan.

"Tout Tanskien qui souhaite défendre son pays doit pouvoir être entraîné à le faire", aurait été les mots introductifs de Jaka Lakkas.

Les justifications données dans le draft font avant tout état de la surprise complète provoquée par le déploiement des forces loduariennes aux frontières sud du pays. Un événement vu comme un "choc stratégique" ainsi qu'une menace sérieuse qui pourrait être amené à s'étendre sinon se reproduire. Le document estime aussi qu'il est désormais difficile de parler d'une Manche Blanche sécurisée et calme quand de nombreux Etats de son rivage, incluant les plus puissants, s'arment rapidement et à une ampleur bien supérieure "aux seuls besoins de leur seule défense" estiment les services de renseignement tanskien.

L'armée tanskienne comprend actuellement 70 000 soldats professionnels et va atteindre 85 000 dans l'année ainsi que 30 000 réservistes. Le document ne fait pas état d'une augmentation de l'armée professionnelle. La conscription n'est pas non plus envisagée, seul le volontariat serait évoqué.

Au sein de la Commission, les députés fédéraux issus des provinces ont émis plusieurs inquiétudes sur le document ne mentionnant ni Kyli ni Etelamänner. Les élus craignant ainsi que les coûts de la mesure contreviennent largement à l'Egalité Fédérale, ce que la Première ministre aurait dénié invoquant que les besoins impératifs de la défense dépassent l'Egalité Fédérale. Le Gouvernement travaillerait à modifier ces aspects la avant de présenter le plan définitif devant les chambres pour présentation puis le Congrès
Fédéral pour vote durant le printemps.
logo

logo bis


Sécurité Nationale | Affaires étrangères | Justice | Politique intérieure


Le Gouvernement Lakkas a ouvertement débattu de la possibilité d'un bombardement en Manche Blanche

Plusieurs officiels liés aux questions de sécurité du Gouvernement Lakkas ont, pendant plusieurs heures, ouvertement débattus de la possibilité d'un bombardement précoces de navires en Manche Blanche en présence d'un journaliste.
22 FEVRIER 2016
Le 4 janvier dernier, pendant plusieurs heures, l'Eurysie et bientôt le monde est resté collé devant son écran ou son poste radio, attendant possiblement l'annonce terrible d'un affrontement entre la Loduarie et Teyla. Dans la salle où j'étais, nous discutions de la suite qui n'est jamais arrivée : le bombardement de navires par les Forces Armées Tanskiennes en Manche Blanche.

L'histoire commence quelques semaines avant cette longue journée de janvier. Travaillant sur la sécurité en Manche Blanche je venais de recevoir mon accréditation pour embarquer quelques temps à bord du porte avions tanskien, le TMS Tanskae, dans des exercices en Manche Blanche. En novembre, j'avais pu prendre contact directement avec la ministre de la Défense, Kristine Svane, à la suite de mes contacts répétés avec la porte-parole du Gouvernement, Anneli Huttunen.

Le 28 novembre 2015, mon accréditation m'est accordée, je vais pouvoir embarquer et avoir un libre accès à l'entièreté du porte-avions pour une durée de 3 semaines. Seule contrainte, je dois constamment avoir un officier avec moi pour s'assurer que je ne prenne aucune photo compromettant la sécurité nationale, pour le reste, je n'ai aucune restriction de déplacement.

le 19 janvier, nous embarquons à Norja pour trois semaines en exercice. Tout se passe bien, et la journée du 4 janvier arrive. N'étant pas sorti prendre l'air de la journée, je n'avais que peu conscience de l'heure qu'il était à bord du navire, ayant trainé toute la journée entre mess, salle des machines et autres endroits du bâtiment. En fin d'après midi, je crois, j'avais rendez-vous avec le Commandant du navire, le "pacha" et d'autres officiels pour une réunion de routine à laquelle on m'avait invité. Bien qu'ayant le droit de me déplacer librement à bord, le commandement, sachant toujours où j'étais, organisait ces réunions lorsque je me trouvais à l'autre bout du navire. Simple mais efficace pour contourner la règle.

Après quelques minutes de réunion, un appel débute en urgence. La voix au bout du micro est celle de la ministre de la Défense qui m'est bien connu. Elle s'exprime brièvement au commandant lui expliquant en quelques mots avoir "reçu un message de Kaja [Lakkas, Première ministre, ndlr]" et lui passant le Chef d'Etat-Major. En quelques instants, le Pacha se voit expliqué que les Teylais sont "sur le pied de guerre" et qu'il "doit se préparer immédiatement". Le Pacha l'interrompt poliment, coupe son micro puis me regarde. Il me fait signe de donner mon téléphone, l'éteint devant moi, me demande mon carnet, me le prend, puis reprend son appel, me laissant là.

Suite à cela, la scène se poursuit pendant plusieurs minutes. A aucun moment à nouveau le Pacha ne me regarde. Sous mes yeux, et surtout mes oreilles, étant alors les seules choses qu'il me reste, le commandant du navire amirale de la flotte tanskienne ordonne la préparation des appareils au combat. Des ordres sont envoyés à toute la flotte située autour du porte-avions et les hommes et femmes s'équipent. Je n'entend pas tout de la discussion, les mots fusant de toute part, seulement des bribes. A un instant néanmoins, dans un rare silence extérieur, le Pacha exprime clairement son inquiétude "Oui, oui, je dois donc préparer la frappe des deux navires ? .... Oui. Avions et navires compris. Bien reçu". Il s'arrête, regarde le pont d'envol que je suis aussi de mes yeux. Depuis quelques minutes, une masse humaine l'avait envahie et déj des avions remontaient des hangars venant augmenter le nombre visible sous mes yeux. Plusieurs se voyaient équipés de missiles plus longs que des missiles que j'avais vu auparavant. Incrédule, je demande à un officier sur le pont de quoi il s'agit. Il me répond calmement, et très distinctement "des missiles anti-navires".

Progressivement, d'autres voix et noms se font entendre. Le directeur des renseignement, le directeur des renseignements militaires, le commandant de la 47e brigade mécanisée. Celui de la première Ministre ne m'est pas apparu. Etrange scène que celle d'une quasi-guerre. Contraste saisissant entre la préparation sur le pont et l'attente dans la salle. Je n'ai vu personne courir. Quand j'ai demandé au pacha si on allait en guerre, comme un enfant demandant à son père une simple information, ce dernier, au détour d'un appel et assez libre pour me répondre, me rétorqua simplement que "nous le saurons bientôt, mais je ne le pense pas". Il ne s'attardera pas plus avec moi.

Dans la série d'appel qui se tiennent sous mes yeux, des acronymes, des codes passent et repassent, tous indistincts les uns par rapports aux autre. Un mot revient toutefois dans de nombreuses discussions "óveður". Il m'est inconnu. Je demande à mon officier attitré, il ne me répond pas. Il sait, je ne saurais pas.

Au total, deux heures s'écouleront dans cette salle sans que l'on ne me dise rien. Au cœur d'une machine de guerre, curieuse scène que celle d'une étrange liberté bienvenue. Lorsque je demande mon téléphone et mon carnet, on m'explique que si je les récupère, je devrais sortir. Après tant de temps dans cette salle, mon esprit s'épuise. J'ai peur de trop retenir, et donc de tout oublier. Il est temps de sortir. Je n'aurais jamais eu l'occasion de récupérer, au coin d'une phrase, sur le bas d'une page, affichée clairement sur une carte, la nationalité de ces deux navires. Simplement, ce que je peux dire, ils représentent une menace "immédiate" et "sérieuse" si "Teyla ou la Loduarie passe à l'action". La réaction tanskienne aurait été "immédiate et mesurée", des mots de la ministre indiquant au Pacha la retenue qu'il lui faudrait le cas échéant. Après les deux navires, l'ont parlait de bases aériennes et d'autres emplacements stratégiques. Aucune ville ne fut mentionnée. Encore et toujours, "óveður" revenait dans les discussions.

Après ces deux heures, je sors finalement, toujours accompagné de mon officier qui cette fois-ci me demande de m'éloigner d'au moins plusieurs couloirs de la salle si je veux rallumer mon appareil ou écrire des mots.

Le reste de cette journée je l'ai passé dans une salle à noter les bribes d'information qui me revenait. Aucun appel sonore dans le navire, Tanska n'entrerait pas en guerre aujourd'hui.

Lorsque l'écriture de cette articule fut achevé, après quelques temps, je l'ai volontairement soumis au ministère de la Défense. La réponse fut surprenante. Le ministère n'a retoqué qu'une seule information que je n'évoquerais donc pas. Il n'a pas interdit la publication de l'article, n'a pas non plus nié la véracité des informations.

Toutefois, deux agents des renseignements sont venus hier chez moi et, sous mes yeux et avec mon accord, ont fouillés mon ordinateur, mon portable et tout mon domicile et récupéré ou supprimé toute information liée à l'article. Il était écrit, je n'en avais plus besoin.
logo

logo bis


Sécurité nationale | Affaires étrangères | Justice | Politique intérieure


Velsna, la menace qui n'existe pas

Lors de la récente publication de l'Evaluation annuelle des menaces pour l'année 2016, le Service Permanent d'Intelligence Extérieure a, à la dernière minute, supprimé de sa publication la mention de Velsna comme menace à la souveraineté, sur demande de la Première ministre.
7 MARS 2016
Le 22 février dernier, le Service Permanent d'Intelligence Extérieure, SPIE, publiait en interne, au près d'une poignée de ministères et de services concernés, une longue note annuelle appelée "Evaluation annuelle des menaces pour l'année 2016". Cette note, classifiée, est aussi accompagnée d'un volet public, bien plus restreint et ne contenant aucune information classifiée. Comme depuis plusieurs années, la Loduarie Communiste figure à la première place de la première catégorie, "menace à la souveraineté". Cette catégorie se définit par l'existence d'une menace pesant directement sur l'intégrité territoriale et la souveraineté de la République Fédérale ou de territoires faisant partis des intérêts vitaux de la République. Les autres catégories, "menace régionale" et "Etat perturbateur", se concentrent sur des Etats menaçant des stabilités régionales sans influence directe sur un territoire fédéral, ainsi que sur des Etats agitateurs et potentiellement prochainement menaçant.

Alors que la première catégorie comprend notamment la Loduarie Communiste et la Rimaurie, et que l'Illirée a fait une entrée surprise et rapide au rang d'Etat perturbateur, Velsna a elle été tout simplement supprimée du document et toute mention du pays retiré à quelques jours de la publication d'après plusieurs officiels. Non pas simple Etat perturbateur ou même menace régionale, la Grande République devait initialement être classifiée aux cotés de la Loduarie et de la Rimaurie comme menace à la souveraineté envers Tanska. Une décision stoppée nette, sur décision de la Première ministre.

La décision de l'inclusion initiale de Velsna reste encore cachée sous un voile opaque. L'Evaluation annuelle des menaces, ou EAM, est publiée chaque année, en mars, par le SPIE. La rédaction débute en novembre sur les données accumulées par les services ainsi que plusieurs ministères et les projections et prospectives pour l'année à venir. Le choix des pays et leur classification est introduite en octobre, lors d'une réunion interministérielle, et est ensuite sujette à de possibles réévaluation. Aucune information ne nous a été transmise sur la date à laquelle Velsna aurait pu être introduite, seulement sur son retrait.

Le document en lui-même, que le Sea Street Journal a pu lire, malheureusement sans avoir de copie, est bien plus long que ne l'est la note pour la Loduarie, et fait le double de celle pour la Rimaurie. Elle présente la Grande République comme un Etat marchand largement corrompu mais surtout extrêmement militariste et militarisée avec un équiement et un budget militaire surpassant largement les besoins de sa seule défense.

Notamment, la note compare deux Etats relativement similaire, l'Empire Listonien et la Sérénissime République de Fortuna, en mettant en parallèle les capacités militaires actuelles, à venir, les budgets de la défense officiels et réels ainsi que les dépendances envers les routes commerciales, notamment coloniales. Alors que Fortuna est considérée comme "largement plus dépendante" des routes commerciales et de sa flotte navale que Velsna pour l'assurance de la sécurité de ses territoires ultra-marins et coloniaux, ainsi que pour les routes commerciales, elle dispose d'un budget miliaire "inférieur officiellement, et très inférieur dans la réalité", et de capacités bien moindres. Velsna, qui compte 10 fois moins d'habitant que Fortuna ainsi qu'un empire colonial bien plus restreint, dépense officiellement deux fois plus que Fortuna, compte une force navale déjà plus importante et des prédictions navales la aussi bien supérieures.

Alors que Fortuna ne juge pas sa sécurité directement menacée et son commerce atteint par la piraterie ou les déstabilisations régionales, Velsna justifie en permanence ces achats par le sentiment d'insécurité envers son territoire et son commerce, sans que ce dernier n'ait été atteint ces dernières années à l'exception de la guerre civile, provoquée en interne juge la note.

Un haut fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères et des Droits humains rencontré en marge d'une conférence poursuit "en réalité Velsna est une menace pour la démocratie bien plus sérieuse que ne l'a jamais été la Loduarie." Des mots qui se retrouvaient dans la note. Velsna, en discutant à la fois avec les régimes communistes mais aussi avec les régimes fascistes ne disposent d'aucune norme morale avance le rapport, la rendant parfaitement incompatible avec toute forme de Démocratie, et donc de compréhension des valeurs tanskiennes avance le rapport. Ainsi, si il est possible de discuter voir d s'entendre avec la Loduarie sur des questions de droits humains dans certains régimes, cela n l'est pas vec Velsna qui, de plus, s'allie avec ces régimes. L'officiel poursuit en rebondissant sur la Ligue de Velcal, "instrument de colonisation moderne par excellence". Difficile d'évaluer si il s'agit la d'une posture du ministère ou simplement d'un haut fonctionnaire partageant son opinion. Aucune posture publique ne va dans le sens d'une considération de Velsna comme une menace supérieure par rapport à la Loduarie.

Mais la - longue - note, va plus loin encore. Partant du postulat d'un système politique corrompu, en particulier dans la recherche du pouvoir et le possible achat de votes, elle note que l'industrie militaire, les soldats professionnels et de manière général l'entièreté du secteur de la défense prend une place de plus en plus croissante dans la politique velesnienne. Si officiellement, le budget de la défense n'est que de 114 milliards, le 3e mondiale, il serait en réalité plus élevé. Sur l'année 2015, il ne serait pas de 110 milliards comme le gouvernement l'annonce mais entre 116 et 122 milliards d'après la Direction économique du SPIE. Pour l'année 2016, alors que les projections estiment un budget à 130 milliards officiellement d'ici à la fin de l'année, il serait déjà, actuellement, de l'ordre de 145 milliards et atteindrait au moins les 160 milliards sur l'année avec certaines trajectoires jugées "peu crédibles" atteignant les 200 milliards.

La méthode de calcul n'a pas été diffusée par la Direction économique du service, mais d'après nos informations elle reposerait principalement sur l'estimation de l'externalisation de l'appareil militaire velsnien. Une estimation à 160 milliards, jugée "très crédible" et probablement "minimaliste" selon plusieurs analyses du SPIE, placerait Velsna comme premier budget militaire mondial, loin devant Alguarena et les Communes Unies du Grand Lah, le tout pour un pays de 8,8 millions d'habitants (contre 56 et 78) qui, officiellement, ne poursuit qu'une politique étrangère basée sur le commerce. Un tel budget placerait par ailleurs au minimum les dépenses militaires a plus de 10% du PIB.

Le système politique encourageant la classe dirigeante à la prise de risque initialement économique et commerciale pour atteindre le pouvoir se trouve ainsi engrené dans une quête de prise de risque militaire. La place croissante de l'armée dans la société civile, dans l'économie et dans l'industrie, au-delà de la militarisation accrue de la société velsnienne, pousse considérablement à la prise d'initiatives militaires dans le seul but d'accroître son capital politique interne, tout en justifiant l'extravagance des dépenses pour le pays estime la note.

Selon celle-ci et plusieurs analystes, cela rend l'Etat et sa politique étrangère "profondément instable, mais surtout particulièrement dangereuse". A l'inverse, la politique Loduarienne connait ses limites militaires et agit de manière finalement mesurée après une montée rapide des tensions lors des crises. L'absence de concurrence interne en Loduarie permettant au dirigeant de reculer en cas de crise sans coût politique interne, action "peu probable" et "couteuse politiquement" en Velsna selon un officiel tanskien à l'OND. Celui-ci ajoute "tout, dans le système Velsnien, pousse à la recherche d'une victoire politique pour accroitre son pouvoir. Or, quand l'armée prend de la place, la victoire politique devient militaire."

A cela, le ministère de la Défense nationale ainsi que la Direction militaire du SPIE ajoutent que l'armée velsnienne est gouvernée par un commandement profondément "incompétent, ignorant des affaires militaires et stratégiques et principalement concentré sur la recherche du pouvoir en interne." Outre l'achat d'équipements sur étagères à chaque battement d'aile d'un papillon dans les tréfonds du Nazum, les analystes du ministère pointent l'incohérence de l'armée velsnienne, des manques mais surtout une structure basée sur des commandants ayant fait leurs premières armes dans les colonies, notamment en Achosie, et protégé par des mercenaires. La note mentionne ainsi notamment l'absence élevée de contrôle sur les hommes et leurs actions envers les civils et une incompétence générale du haut commandement compensé par l'immense somme d'argent dépensé pour le matériel. "La moindre unité militaire velsnienne repose sur du matériel indigène dont on ne peut exclure les effets de la corruption, des navires kah tanais, de l'artillerie raskenoise, des blindés alguarenos et des citoyens attirés par l'argent et la gloire plus que par le service en lui-même."

Le sentiment de menace permanente qui pèse sur le régime est vu comme étant une justification des achats militaires. Un membre du cabinet de la ministre de la Défense reconnaissait ainsi que "tout sert de justification à l'achat compulsif d'armement pour permettre aux dirigeants d'accroitre leur capital politique basé sur la chose militaire. Un navire de pêche au Nazum justifie un destroyer, un avion teylais qui décolle justifie l'achat de chasseurs, une grenade désencerclante dans une manifestation en Aleucie suffit à l'achat d'artillerie."

Enfin, la réaction Velsnienne à la crise en Illirée a profondément choqué le gouvernement Tanskien ont reconnu tous nos interlocuteurs. En quelques minutes, Velsna a déployé plus de 100 appareils dans les airs quand Tanska n'a fait que mettre les siens en alerte. "On ne fait pas décoller 100 appareils pour le commerce quand celui-ci n'est pas menacé", invoquait un député fédéral. Selon cet élu, présent à des réunions du Congrès Fédéral, la réaction velsnienne illustre plusieurs éléments: la paranoïa des acteurs politique, leur volonté de justifier les dépenses à chaque instant mais aussi envoyer un message clair aux Tanskiens. Il ajoute que personne dans le gouvernement n'a cru un mot de la justification officielle envoyée par les autorités velsniennes. Un ministre aurait qualifié cette réaction d'humiliante si elle n'était pas menaçante. L'ingérence dans la question Illérienne, en plus de l'alliance avec la Rimaurie a, pour plusieurs élus, scellé le cerceuil de l'hypothétique amitié avec Velsna. Un membre du gouvernement commentait ainsi "Nous n'avons jamais rien fait à l'encontre de Velsna. Nous avons fait décoller au maximum quelques drones lors de leur guerre civil pour surveiller au loin. Eux, ils s'allient à un régime fasciste sur notre nord, ils font décoller 100 appareils à nos frontières et maintenant ils veulent déployer des troupes en Illirée. Si ce n'est pas un régime ouvertement hostile, sans raison envers nous, je ne sais pas ce que c'est". Impossible d'avoir un commentaire de la Première ministre. Néanmoins, plusieurs le reconnaissent, "il y a des désaccords" dans le gouvernement sur la marche à suivre face à l'hostilité de Velsna envers Tanska et envers l'OND. Un camp est favorable a reconnaitre publiquement que Velsna menace Tanska alors que Tanska "s'en fout de Velsna", pour citer un élu, d'autres tempèrent, et au milieu Jaka Lakkas arbitre, tant bien que mal.

C'est sans doute cette position d'arbitre qui a poussé la Première ministre a annulé la publication publique de la synthèse, et en privé de la très longue note classifiée auprès des services dédiés. La porte-parole du gouvernement, Anneli Huttunen, le reconnaissait à demi-mot lors d'une discussion de couloir : si des diplomates tanskiens peuvent faire confiance à des Loduariens, ne jamais croire un Velsnien semble être devenu la règle.

Côté industriel, alors qu'aucune politique officielle n'a été émise, plusieurs patrons reconnaissent aussi que "personne n'a envie d'aller investir en Velsna", en particulier du côté de l'industrie technologique et désormais spatiale. Un effet simple le prouve, selon le ministère de l'Economie et des Finances, les échanges commerciaux avec Velsna ont si peu augmentés ces dernières années qu'ils sont désormais plus élevés avec de très nombreux pays hors du continent, alors que Velsna représente la 3e économie mondiale.
Haut de page