10/04/2019
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Drapeau

Proposition d'installation réciproque d'ambassade


À l'attention de nos camarades d'Illirée

Le gouvernement de la République Prolétarienne du Namarov vous contacte aujourd'hui pour vous proposer une installation réciproque d'ambassades. En effet, cela permettait d'entamer nos relations diplomatiques, lesquelles pourraient, à notre avis, devenir de véritables coopérations économiques, voire militaires. À ce sujet d'ailleurs, nous vous remercions une nouvelle fois pour les 20 avions que vous avez vendus au Namarov. Ils aideront grandement à la défense du pays et sont la traduction de notre bonne entente.

Mais revenons à nos moutons. Si vous acceptez notre offre, nous mettrons à votre disposition un grand immeuble de sept étages dans le centre-ville de Pravlia pour que vos ambassadeurs s'y trouvent bien. Les nôtres sont d'ailleurs prêts à venir dans votre beau pays.

En attendant votre réponse, veuillez recevoir nos sincères salutations distinguées.


Le ministre des affaires étrangères de la République Prolétarienne du Namarov, Sarl Bombass
J'attends toujours la réponse...ici
En attendant :
4972
Armoirie du Saint Empire de Wardonie// Armoiries du Saint-Empire-Romain-Germanique.

In nomine Serenissimi Henrici de Bergtal, Principis Regenti Augustae Maiestatis Imperatoris Romanorum.

Son Excellence Heinrich von Bergtal, Prince régent du Saint Empire de Wardonie au nom de Son Auguste Majesté l’Empereur des Rhêmiens et au nom des divers Princes de l’Auguste saint Empire de Wardonie ; Sa Majesté Electorale, Guillaume III von Falkenberg, Comte d’Oberfelsen, Comte de Mittefalken et Comte de Niederwald. Sa Majesté Electorale Konstantin von Falkenhof, Prince de Hochmark-Sanktstahl, Sa Majesté Electorale Catherine von Antrania-Marcheburg, Duchesse de Marcheburg, Comtesse de Sächen et Duchesse douairière du Pfalz.
À
Son Excellence le Ministre de la Diplomatie Ian Unerstag, chargé aux Affaires étrangères de Son Excellence Karl Veychter, Premier Ministre de la République Populaire et Sociale d’Illirée, dite la Nation des Margoulins Occidentaux.

Objet ; Réponse à votre précédente missive.


Votre Excellence.

Nous accusons la réception de votre missive et nous vous transmettons nos meilleurs sentiments quant à votre proposition d’échange d’ambassade. Comme vous le savez, la Paix est le bien le plus précieux que l’homme cherche ; tant dans la philosophie, la Paix n’est-elle pas le signe de l’opulence et de la prospérité pour un grand nombre de penseurs saxons ? Dans la religion ; « Je vous laisse ma paix, je vous donne ma paix » proclama le Christ. Ou bien dans les affaires ; après tout, si l’État se ruine à financer des campagnes militaires coûteuses avec les impôts de ses sujets, pourquoi devraient-ils consommer et investir ? En clair vous le reconnaissez tout aussi bien que moi, la paix est une nécessité, je dirai-même plus, c’est notre objectif ultime. Tout comme vous Excellence, nous n’avons qu’un but, qu’un seul objectif, qu’une seule aspiration ; la Paix.

Tout comme moi, je suppose, vous devez connaître la célèbre exclamation qui ponctue les messes ; « Dona nobis pacem » ; Seigneur donne-nous la paix. Et tout comme vous, nous savons qu’en ce qui concerne les affaires politique des Hommes, la Grâce divine est bien souvent insensible, ou du moins reste tellement discrète que seuls les mortels font tourner les affaires de ce bas monde. Et nous avons tout à fait conscience d’une chose ; que la paix est un acte politique en plus d’être une preuve d’humanité ; tout comme la guerre… Rappelons-nous la célébrissime citation d’un théoricien de la guerre kaulthe ; « En aucun cas la guerre n’est un but par elle même, on ne se bat jamais, paradoxalement que pour la paix. Une certaine forme de paix. » Et cette remarque, tout à fait pertinente, ne peux que nous alerter ; est-ce que, tout comme nous, nos voisins ne veulent que la paix ? Comme tout péchés, le sang attire, ou du moins les bénéfice que l’on peut en retirer de ce dernier lorsqu’il coule abondamment ; que ce soit les marchands de Mort d’Eberstdat, de Mirinnegarde ou d’Antrania ; le combat est une activité lucrative pour les entreprises. Et si malheureusement, il n’y avait qu’elles, la paix aurait pu être garantie, mais il semblerait que ce fasse le bonheur des Hommes fasse le malheur des Grands et des États ; guerres commerciales, guerres territoriales, guerres d’influence ; aujourd’hui tout est bon pour asseoir sa domination, se tailler une sphère d’influence régionale.

Ces sanglantes comédies et ces tonitruantes tragédies sont le quotidien des États ; qui n’a jamais pensé à se faire calife à la place calife lorsque ce dernier est trop affaibli pour résister ; cette destitution bien entendu se pare de tout les artifices que l’on peut trouver ; « révolutions populaires », « maintien de l’ordre », « préservation des intérêts de communautés ethniques locales »… Tout comme moi vous savez lire entre les lignes de ces flamboyantes déclarations… Ce fameux maintien de la paix se fait aux détriments des innocents civils, des enfants du Père qui meurent, au choix, pour la gloire de la Patrie, de la Révolution ou de la Religion… Tout comme moi vous êtes lucides ; que font Dieu, le Peuple ou la Nation dans ce puéril conflit servant les intérêts des États ? Et tout comme moi, Excellence vous savez qu’une paix n’est valable que lorsqu’elle est réellement garantie ; soit par les armes, soit par les traités. Et, je l’espère, vous comprenez ici ce que je cherche à faire ; ce que je cherche plus que tout ; la Paix entre nos nations. Ce bien si précieux semblant voler en éclat à l’heure où les doux sons que les pointes des stylos émettent lorsqu’elles effleurent le papier sont remplacées par les cannonades des blindés.

Excellence, garantissons donc de fait ce que nous cherchons tout les deux ; la Paix. Tout comme moi, les Illéréens cherchent la paix en leurs frontières et les Wardons le veulent aussi. La Confédération est pacifique ; la Confédération n’a plus aucun intérêts géopolitiques ; nous sommes faibles et sans ambitions mais nous avons le mérite d’avoir des amis influents… Et c’est, semble t’il, ce qui compte plus que tout dans un monde où avoir l’oreille de certains Premiers Ministres, de Princes ou de Présidents ouvre plus de portes qu’une division toute entière de blindés. Et la Confédération espère que vous cherchez aussi la paix. Ce dont je ne doute pas.

Veuillez donc recevoir ici, Excellence, l’accord du Saint Empire Wardon en ce qui concerne votre proposition d’ouverture consulaire. D’autre part Excellence, recevez aussi la preuve que nous sommes ouverts à l’idée d’une cohabitation de bon voisinnage ; après tout nous évoluons dans la même région et il est primordial de maintenir la paix entre nos nations. Veuillez donc agréer Excellence une proposition visant à mettre en évidence notre bonne volonté mutuelle en vous proposant un pacte de non-agression. Inutile de se fatiguer avec les formes, je pense que vous êtes un homme d’honneur et moi, en bon wardonien, je le suis aussi et nous nous contenterons de votre accord écrit qui vaut ici comme un traité.

Bien cordialement,
Sa Sereine Excellence Heinrich von Bergtal.
4081
CABINET DU DICTATEUR IMPÉRIAL
SAINT-EMPIRE DE WALREICH
À l’attention de Ian Unerstag, Ministre de la Diplomatie
République Populaire et Sociale d’Illirée


Cher camarade Ian Unerstag,

Ta missive m’est bien parvenue, et je te remercie pour sa chaleur et son esprit. Si tu l’acceptes, je me permets de te tutoyer. Entre camarades, c’est plus simple, et surtout plus honnête. Si cela te convient, faisons ainsi.

Je suis sincèrement heureux de voir l’Illirée tendre la main à Walreich. Les mots que tu emploies ne sont pas de ceux qu’on utilise pour décorer une page. On sent une ligne, on sent une conviction, et ça me parle. Nous ne sommes pas faits pour tourner autour des choses quand le continent bouge, quand les pressions s’accumulent, et quand les puissances impérialistes cherchent partout des angles faibles. À Walreich, on n’a jamais eu le luxe d’être naïfs, et je sais que chez vous non plus.

Tu proposes un échange d’ambassades. Je vais te le dire simplement : Walreich n’accepte pas d’ambassades permanentes étrangères sur son sol. Ce n’est pas contre l’Illirée, c’est notre cadre général. En revanche, je suis parfaitement ouvert à une mission de liaison temporaire, encadrée, avec un statut propre, un effectif limité, une durée fixée, et des objectifs clairs. Une présence utile, qui travaille, qui produit, et qui reste propre. Si cela te convient, je suis prêt à autoriser une mission illiréenne à Almaric sous ce format. Et Walreich pourra envoyer une mission équivalente chez vous, sur les mêmes principes, pour que l’échange soit net et réciproque.

Tu parles de coopération et de sécurité dans une région déstabilisée. Là, je te suis très volontiers. Mais je veux qu’on travaille sur du concret, cher camarade. Dis-moi ce que l’Illirée veut poser sur la table en priorité. Sécurité des frontières, renseignement, doctrine commune face aux pressions, protection des couloirs, coopération économique, ou autre. Et dis-moi aussi ce que tu attends de Walreich. Pas un discours, juste des priorités claires.

Je pose aussi une règle qui protège nos deux États, et je la pose avec respect : pas d’ingérence. Pas de réseaux autonomes. Pas de jeu interne. L’Illirée ne travaille pas dans nos couloirs politiques, Walreich ne travaille pas dans les vôtres. Nous pouvons être solidaires, vraiment solidaires, sans nous empoisonner l’un l’autre. Et je m’engage évidemment au même niveau de discipline de notre côté.

Je note au passage un point important, et je te le dis avec un sourire, parce qu’on se comprend. J’ai pu constater que vous n’avez pas signé le TNP-ADM. Sache-le : nous n’avons pas l’intention de le signer non plus. Nous produirons ce qui est nécessaire de produire au vu de la situation internationale. Je précise seulement une chose : Walreich exclut les agents toxiques et asphyxiants. Notre doctrine privilégiera des moyens thermiques et incendiaires, strictement conventionnels. Ainsi, j’aimerais avoir ton positionnement et ton avis définitif sur la question.

Pour avancer sans perdre de temps, je te propose des accords simples. D’abord, une lettre de reconnaissance mutuelle, et l’ouverture d’un canal direct entre ton ministère et mon cabinet. Ensuite, un accord sur la mission de liaison temporaire, avec une fenêtre de dates, une durée, un lieu, un nombre de personnels, et un mandat écrit. Enfin, l’ouverture de deux dossiers communs dès le départ : un dossier de sécurité régionale et un dossier de coopération matérielle selon vos priorités. Si nous faisons cela, cela ne fera qu’avancer nos relations, et on continue.

Je tiens aussi à t’informer clairement de certaines orientations concernant notre armement, pour que tu saches où nous allons et comment nous pensons. Nous avons l’intention de nous doter d’une armée d’infanterie nécessaire, complétée de mitrailleuses, de mortiers et de ce qui va avec, ainsi que d’une artillerie strictement nécessaire. Nous maintiendrons des chars d’assaut et des forces anti-émeutes dans ce qui est requis, ni plus ni moins. Pour les voies d’eau, nous nous doterons de quelques navires nécessaires, mais comme nous l’avons déjà précisé, nous nous baserons surtout sur notre production de missiles. Nous aurons également quelques avions de chasse, et le strict nécessaire concernant la défense anti-missiles. Mais le cœur de notre dissuasion restera le missile.

Et envers les États impérialistes, totalitaires et capitalistes, nous n’avons pas l’intention de passer par quatre chemins. Nous serons francs et directs avec eux, autant que nécessaire. Je préfère te le dire simplement, pour que tu saches que Walreich ne jouera pas à l’ambiguïté quand il s’agira de protéger sa souveraineté.

Je reviens donc vers toi, cher camarade. Réponds-moi avec une note courte sur vos priorités, et une proposition de fenêtre de dates pour une première mission. Je te répondrai dans le même esprit.

Fraternellement,

Gaius Marcen
Dictateur impérial du Saint-Empire de Walreich
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Communication de L'État-Major de la Nation Communiste de Loduarie.


La Loduarie apprécie votre soutien. Et par conséquent, nous vous invitons à préparer seulement vos forces armées. Gardez les prêtes et opérationnelles en tout temps. Pour le moment, si vous voulez vraiment agir, vous pourrez agir comme notre bouclier sur le flanc nord. Ne menacez pas, n'agissez pas frontalement. Préparez vous, gardez un œil sur nos ennemis, et si ils s'approchent de trop près et en nombre, attaquez, mais intelligemment.
En revanche, vous pourrez agir sur le terrain à d'autres niveau si vous le souhaitez. Nos services de renseignements ont depuis quelques heures ouvert une cellule de contre-espionnage visant à déceler et à détruire les ennemis de l'extérieur qui chercheraient à nous nuire de l'intérieur. Vous pourrez participer à ces opérations depuis Lyonnars même si cela vous convient.
Au niveau diplomatique, nous vous invitons également à prêcher la bonne parole. Obtenez des soutiens, arrachez des concessions, des paroles. Vous êtes libres dans votre manière d'agir, soyez juste intelligents.
Si vous tenez à servir à l'effort de guerre, voici ce que vous pouvez faire, camarades. Au plaisir de pouvoir vous recontacter pour plus grand.
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Sceau de la Présidence Fédérale Kartienne

Communiqué officiel de la République Fédérale Kartienne,
fait à Volkingrad en l'an 2018,
par l'un des trois représentants du Capitole,
la Gouverneure Angèle Orlovski.
A destination de la République Populaire et Sociale d'Illirée,
Par la capitale de Tirgon,
à l'intention de sieur lan Unerstag,
en sa qualité de Ministre de la Diplomatie.




AlinéaLa République Fédérale Kartienne et ses citoyens vous saluent, Excellence. Que d'éloges d'entendre que la victoire de notre régime fut fêtée sous vos étendards obscurs et caducs, reprenant vos mots. Vous qui prétendez notre folie, vous qui prétendez notre responsabilité, vous qui n'en êtes que très misérablement asservis par votre sœur Loduarienne. A votre gouverne nous répondons ceci, la République Fédérale Kartienne a honoré, honore et honorera ses accords avec la République d'Antares, comme avec toute autre nation. A vos écrits nous ajoutons ceci, la similarité idéologique ne justifie aucunement le bellicisme de la Loduarie. Et enfin, à votre servitude, nous la déplorons.

Une similarité idéologique ? Car de fait, n'est-ce pas là le cœur de votre réflexion ? Vous dites avoir glorifié la naissance de la République Fédérale, fort bien. Vous l'a-t-on seulement quémandé ? Jamais, ô grand jamais, cet acte ne fut commandité par notre autorité ou sa prédécesseure: Vous êtes les seuls souverains de votre erreur, vous vous êtes amèrement fourvoyé de votre seule et unique raison. Outre mesure, la République Fédérale Kartienne n'a que pour votre incompréhension quelconque point commun idéologique avec la dictature Loduarienne. Notre patrie est bordée de sa seule doctrine qu'est le socialisme civique, elle refuse catégoriquement l'expansionnisme impérialiste à vocation d'internationalisme que votre sœur Loduarienne chérit tant: Ce que vous, estimés membres de l'exécutif Illiréen, chérissez tout autant puisque vous défendez corps et âme l'action Loduarienne. Que vous soyez communistes, socialistes ou libertaires, comment diable pouvez-vous prétendre le bienfait de l'action Loduarienne ? Vous prétendez pareillement que l'appellation camarade n'a guère point été employée du fait de notre défense d'un monde en ruine, monde pourtant créé par votre alliée la Loduarie Communiste. N'est-ce pas la Loduarie qui, par seule voie de l'unilatéralisme, a délibérément pénétré le territoire de sa malheureuse voisine notre alliée ? Vous prétendez le refus de la camaraderie lorsque vous demeurez les humbles défenseurs des horreurs de la guerre, n'est-ce pas paradoxal ? Finalement, employer le qualificatif de "saint" pour qualifier cette appellation du "camarade" nous paraît fortement inappropriée, dans la mesure où la sainteté relève du grand religieux, et dans l'autre mesure où le camarade relève du commun populaire à l'égalité.

Militaires et souverainetés, ce sont là deux autres principes vecteurs de vos écrits. La vie d'un de nos citoyens ne se mesure guère point, c'est pourtant vous qui souhaitez en estimer la valeur. Pour l'heure, la République Fédérale Kartienne a invité la Loduarie à cesser ses exactions, a-t-elle envoyé ses militaires périr sur le front que vous et votre alliée Loduarienne avez ouvert ? De surcroît, vous scandez la valeur des vies Kartiennes lorsque la Loduarie les a ouvertement menacées en abattement froidement l'un de nos convois commerciaux, perdant plus d'une quinzaine de vies il y a de cela deux années. Le gouvernement Illiréen s'est-il seulement prononcé sur cette tragédie ? Aucunement. Voyez ! Vous êtes bordés de cette indignation à géométrie variable que vous critiquez pourtant dans votre missive. Vous évoquez, non sans étonnement, le cas du Grammatika, en le comparant à la guerre de l'Ouest rouge. A votre gouverne, sachez simplement que l'Etat Grammatikais était une dictature racialiste et monarchiste de la pire espèce, est-ce le cas de l'Antares ? Aucunement. Non votre analogie n'est pas seulement mauvaise, elle est dénuée de tout sens, si bien que nous en avons analysé jusqu'au plus bas fond. La Loduarie Communiste votre sœur n'a que bassement profité de la situation de crise Antarienne, vous ne réglerez point une blessure en y mêlant votre coutelas. Vous qualifiez d'ouvriers les forces expéditionnaires envoyées par la Loduarie, non ce ne sont guère point des ouvriers mais bien des militaires envoyés par un régime follement sanguinolant.

La guerre civile de la République d'Antares, c'est avant tout le sujet principalement clé. Vous osez, d'une audace presque admirable telle elle en est ridicule, affirmer que la Loduarie porte assistance aux Antariens dans leur guerre civile. C'est pourtant ces Antariens qui se sont unifiés dès lors votre menace présentée ! Des bords de Corvus jusqu'à la MIRA, ou même du gouvernement légitime que la Loduarie prétend remettre à la tête du pays, tous se sont unis contre la Loduarie ! Nous ne défendons guère point quelconque partie de la guerre civile Antarienne, nous luttons pour éviter à l'Antares une vassalisation Loduarienne dont vous avez été les plus proches victimes. Nous luttons pour honorer la parole Kartienne, nous luttons pour la souveraineté d'une patrie qui nous est chère, nous luttons pour ces citoyens qui nous sont frères ! Au delà même des accords Antaro-Kartiens, la République Fédérale Kartienne est liée par la culture à la République d'Antares !

Votre asservissement total à la Loduarie, un sujet que nous ajoutons à ces échanges. Car en effet, nous déplorons très sincèrement votre situation. Nous osons vous nommer nos camarades, tout du moins vos citoyens les Illiréens. Nous vous avons en estime considérant la proximité idéologique, mais nous ne pouvons que nous attrister face à votre suivi béat de la Loduarie. Comment se pourrait-il que votre Etat, pourtant socialiste, en vienne à soutenir la cause Loduarienne, si ce n'est qu'il lui est entièrement dévoué et cordialement soumis. Aussi n'exigeons-nous aucunement la capitulation Loduarienne, simplement l'arrêt total d'un conflit dont la cause est illégitime par nature. La solitude de notre opinion, comme elle pourrait être présentée par vos écrits. Elle est nulle et non avenue ! N'est-ce pas la Poëtoscovie qui vient d'annoncer son retrait de l'UICS face à l'exaction de votre alliée Loduarienne, semble-t-il que l'opinion Kartienne est partagée au delà même l'Eurysie. C'est aussi et avant tout l'Estalie et l'Union Libertaire qui condamnent votre piètre argumentaire.

La République Fédérale est bien prête à s'engager contre votre armée et celle Loduarienne, ce n'est par ailleurs pas votre cause qui fera la différence dans cette guerre. Nous ne pouvons que vous conseiller de vous rétracter, si bien que vos aimables forces serviront avant tout à s'ajouter sur la liste des pertes Loduariennes. Nous restons ouverts à la force du dialogue, rappelant qu'à cette heure la République Fédérale Kartienne se contente d'une condamnation politique lorsque vos alliés Loduariens engagent les armes en Antares, car telle est la magnificence diplomatique de ce pays que vous défendez.

Je vous prie d'agréer à mes plus sincères salutations, bien à vous et cordialement, je vous dis au revoir et par espérance à bientôt.

En réponse, missive matriculée #01-01-28.


HRPLa missive paraît dès lors que les premières troupes Loduariennes franchissent la frontière de l'Antares.
Gouveneure Angèle Orlovski
1791
Drapeau


A l'attention de son excellence lan Unerstag, Ministre de la Diplomatie



Cher lan Unerstag, Ministre de la Diplomatie,

Voilà maintenant plus de 2 ans que le tragique attentat visant l’ancien et dernier empereur de Valinor a eu lieu. À l’époque, nos deux nations étaient proches, mais cet événement nous a malheureusement éloignés. Si je vous contacte aujourd’hui, ce n’est pas pour ressasser le passé ou pour le regretter, l’Illirée ayant suivi sa propre voie, il en fut de même pour Rasken. Non, si je vous contacte aujourd’hui, c’est pour parler d’événements se déroulant actuellement.

La guerre, la guerre a toujours fait partie du paysage eurysien, mais dernièrement nous sommes passés à un tout autre niveau de violence. De par vos liens, vous êtes sans aucun doute au courant de l’opération militaire loduarienne ayant pour cible la nation antarienne, nation auparavant en guerre civile mais dont les différentes factions se sont unies pour faire front contre la Loduarie. Nous pourrions débattre des heures quant au bien-fondé ou non de l’opération, quant à l’impérialisme ou non loduarien dans cette affaire, mais nous ne le ferons pas car cela serait stérile : vous avez votre opinion, nous avons la nôtre.

Non, le sujet dont je voudrais parler est ailleurs. Au départ la guerre était régionale, mais aujourd’hui elle est en passe de devenir continentale, chose dont nous ne voulons pas. Or, dès l’annonce du début de l’opération, les Kartiens, en alliés d’Antares, ont envoyé un ultimatum à la Loduarie lui sommant de retirer ses troupes. Connaissant les Loduariens, ceux-ci ne céderont pas, mais connaissant également les Kartiens, ceux-ci ne reviendront pas sur leur ultimatum.

Aujourd’hui, nous ne souhaitons plus que la guerre reste régionale, il est trop tard pour ça. Non, ce que nous voulons, c’est que la guerre ne se propage pas plus. Nous ne voulons pas que cette guerre dégénère en un conflit à l’échelle de l’Eurysie.

Nous vous savons proches des Loduariens, mais nous vous demandons tout de même de rester neutres dans ce conflit qui n’est pas le vôtre.

Cordialement,
Axel Orndorff, Ministre des Affaires Étrangères de l'Empire Raskenois.
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