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Activités étrangères en Fortuna - Page 6

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604
Banque de Messalie
23.04.2018

Récépissé de transaction

73 obligations souveraines émises le 14 avril 2018 par la Banque de Messalie sont ce jour transférées à la Société Scaela-Léandra. Sur les 100 demandées, seules les 73 obligations restantes ont pu être transférées, pour un prix de 7300 points prélevés à votre compte bancaire au sein de la Banque Océane. Le coupon est de 2 % et la duration est éternelle. Ces obligations donnent droit aux représentants de la Scaela-Leandra pour 73 voix au Conseil d'Administration de la République. Les dividendes perçus seront versés sur votre compte bancaire à la Banque Océane en fin de chaque trimestre (fin de chaque mois IRL).

Messalie remercie ses Bienfaiteurs.
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Salvatore Lograno et la cité messaliote, partie I

Par Gina Di Grassi (Mai 2017)


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Envieux de posséder un royaume aussi petit, insatiable de prestige et de succès militaires, agacé par le silence de la Banque Océane au propos de sa demande pour l'instant laissée sans suite, il se disait dans le courant de l'année 2018, au mois où les bourgeons fleurissent, que le court séjour du Protecteur de Volterra dans la cité messaliote lui avait donné un grand nombre d'idées, parmi toutes les choses vaines qu'il convoitait: de l'argent, du pouvoir et du prestige, ces trois maux qui rongeaient l'âme du "Prince" jusqu"à la trame.

Messalie avait ouvert grand ses jambes à cet homme de faible valeur, et aux mauvaises promesses. Messalie l'avait laissé déambuler dans ses rues et parader comme un libérateur, aux côtés de ses crypto-argyraspides, ses gardes les plus proches, qui jetèrent des fleurs et de l'argent en grande quantité au peuple, dans la plus grande tradition des triomphes fortunéens. C'était là un roi sans couronne et un général sans victoire qui avait fait irruption dans la petite cité, mais plus grande était encore l’irruption de Messalie dans l’esprit du Protecteur de Volterra. Insidieuses, durables, dérangeantes, elles assaillaient le Protecteur de Volterra jusque dans le creux de son lit. Toute la villa des crypto-bros pouvait entendre ses cauchemars et ses rêves, s’imprimant les uns et les autres toujours plus dans l'esprit de l'Homme ambitieux, comme si Dame Fortuna elle-même l'appelait dans ses songes. Il s'y voyait ceint d'une couronne de lauriers, défilant aux cotés de troupes de trois nations, débordé par l'amour de la foule, qui lui offre mille cadeaux. Alors pour le calmer dans ses nuits agitées, on dit selon les rumeurs, que Tony Scarla fut chargé par lui-même de lui susurrer ces mots à chaque fin de journée, au moment du coucher:

"Excellence Protecteur, rappelle toi de la richesse de Messalie, car un jour elle sera à toi."


Salvatore Scaela y pense, encore et encore, de son arrivée dans le vieux port. Il se souvient de cette population nombreuse qui l'avait acclamé et couvert de fleurs, il se souvient des étals de marché dont il a goûté les victuailles gorgées d'eau et de sucre. Il se souvient de la richesse insolente de ses habitants, et de cet or à telle profusion qu'elle rendait l'eau scintillante. Il se souvient que Messalie n'est rien d'autre qu'un grand coffre fort mal gardé, faute d'une nation désarmée, isolée et faible.

Ses journées, il les passe à faire rouler une boule de billard sur le tapis de la table de son bureau, tout en lisant une à une les nouvelles des troubles de la péninsule apaméenne pour tenter d'oublier, mais il ne peut pas se retenir, c'est irrépressible, inné chez lui de chercher la gloire là où elle se trouve. Mais si il n'a guère encore une armée nombreuse, il sait pertinemment qu'il n'est point le seul à convoiter ce bijou enfermé dans son écrin de velours, et que cela pourrait être là le moyen de l'atteindre pour son propre interêt. Il y a de par le monde fortunéen des vautours et des scélérats presque aussi mauvais d'esprit que lui, qui sont également ses amis pour certains. Les démons volent toujours en escadrille. Inlassablement, l'Amiral fortunéen Déria, qui possède le pouvoir par le fait dans la cité-mère fortunéenne, patrouille dans les eaux leucytaliennes comme si celles-ci étaient siennes. Possédant probablement l'une des plus puissantes flottes du monde fortunéen, il attend son heure, et le bon prétexte pour lui aussi chercher la gloire de la victoire militaire qui pourrait lui garantir le pouvoir à Fortuna. Il arbore les communistes, les séditieux, ceux qui se dressent contre lui...mais il tient en haine les fauteurs de troubles avant toute chose, et Messalie est une patrie qui possède le don d'attirer de tels individus.

De ces vautours, Salvatore Lograno a également des adversaires, mais dont l'ambition pourrait bien les laisser s'aveugler un temps du fait qu'il soit leur ennemi, à l'image de l'Hégémon dodécaliote lui-même, Dom Mogador Altarini. De lui, il connait un Homme vif, impulsif, impétueux et prompt à se battre. Mais ce dernier n'a d'hégémon que le nom, et une telle position ne peut être puissante que si elle est soutenue par une majorité de cités de la confédération. Aussi, ce dernier, lui aussi est à la recherche d'une légitimité, qui dans sa position ne peut s’acquérir que par deux moyens: la clientèle et la gloire de la victoire. Aussi, de plus en plus il y pense, à mettre en contact ces deux hommes qui pourtant se haissent: Déria et Altarini, et qu'ils voient en un éventuel sac de Messalie la source de leur gloire.

Il y pense aussi, à cette cité, minée de l'intérieur par les conflits internes, tiraillée par les partisans du système, forces de la réaction et de la Révolution. Il y pense, à tous ces messaliotes qui trouveraient un interêt à faire irruption dans la banque océane pour la braquer. La lie de l'humanité, une association de ce qu'il y a de pire, les goujats et les traînes-savates, les malotrus et les bandits, les mesquins et les chercheurs d'or, tous réunis sous une bannière commune. Alors il se relève de sa chaise, et se précipite vers un planisphère fixé au mur, prend des punaises et commencent à les y planter. Une à Fortuna, deux en Dodécapole, une autre à Messalie, et une dernière qu'il garde dans le creux de sa main...

"Tony !"


Son second, Tony Scarla, se présente immédiatement à son appel, apportant se tempérance et son calme naturel au caractère bouillant de son employeur dés lors qu'il apparaît à ses côtés.

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" Qu'est ce qui se passe Salvatore ?"

"Je viens de trouver..."

"Trouver quoi ?"

"Mets ta toge de sortie: nous avons un tour des chancelleries à faire. J'ai de vieux amis à qui je dois rendre visite. J'ai trouvé comment me rendre immortel, Tony."

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Salvatore Lograno et la cité messaliote, partie II

La "Proclamation de Messalie" ou "Pour la liberté de la cité messaliote"


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Salvatore Lograno (Buste en marbre, 2017, Volterra)


Salvatore Lograno a écrit :

Nous, Salvatore Lograno, Protecteur de la République de Voterra, adressons ce jour ce document aux bonnes gens de la cité de Messalie.

Vous qui me connaissez. Vous que j'admire en tant que corps civique et en tant que peuple. Vous à qui je donne toute mon affection en votre qualité de cité libre de son propre droit, et qui me l'avez rendu lors de ma dernière visite. Vous qui m'avez honoré de colliers de fleurs, et à qui j'ai donné en retour de l'or à profusion. A vous, peuple de Messalie, je porte en mon cœur l'expression de la meilleure des volontés, et je suis et demeure le servile domestique de votre volonté. Dame Fortune m'a donné cette idée, de venir à nouveau vers vous en quête de votre approbation et de votre affection, car il n'a jamais été de plus grand privilège de servir les peuples, et de les amener là où leur courage peut les mener au plus haut, tout comme j'aime à participer à en faire des hommes meilleurs qu'ils ne le sont déjà, de les pousser vers la magnificence et la gradeur qu'ils méritent, de les convaincre d'atteindre l'éternité par leurs propres moyens. Voilà bien des qualificatifs que je recherche chez les Hommes, tout comme eux les cherchent en moi. Et le peuple de Messalie, dans toute sa beauté, et moi, nous sommes bien trouvés.

Vous m'avez ouvert vos portes et accueilli comme un frère? Rarement je fus aimé de cette manière, remercie de cette façon, et salué par une telle voix portée à l'unisson par le peuple de Messalie, le seule détenteur de sa splendeur, le seul responsable de sa richesse, le seul qui devrait être récompensé des fruits que cette patrie vous amène. Cet amour vous est rendu au centuple par ma personne, et votre cité habite mon esprit, assez pour que je me souvienne du nom d'un grand nombre d'entre vous, qui êtes venus à moi dans les rues, qui m'avez lancé des fleurs que j'eus conservé jusqu'à les voir se faner, sans me résoudre à m'en séparer.

Mais l'affection n'est pas la seule chose dont ma visite en votre cité a été le témoignage. Les émotions furent trop nombreuses et trop intenses pour me souvenir de la manière dont on les nomme, mais il m'en vient quelques unes lorsque je dicte ces paroles. Le peuple messaliote est courageux, intègre, ambitieux, aventureux, fougueux. Il porte en lui la jeunesse du monde, et viendra le jour où l'éclat de Messalie viendra toucher tous les rebords du monde: de la Lermandie à l'Empire Xin, de la péninsule d'Albe aux jungles paltoterannes, du détroit de Théodosine aux confins les plus reculés de l'océan des perles. Toutes ces contrées qui ne sont jamais aussi belles que la plus pâle et morne des rues de Messalie. De l'esprit des messaliotes, j'y ai vu également, au delà du sens de l'aventure et de l'incertain, celui des affaires. Les messaliotes sont tout aussi inventifs et ingénieux qu'ils sont pourvus de courage Leur génie s'exprime non seulement sur la pierre et le marbre, mais aussi dans les portes-monnaie, dont les statères en circulation ne sont que le résultat du travail de générations entières de messaliotes, qui ont travaillé, amassé et fait fructifier la richesse. Cette richesse, je vous admire de son fait, tout comme je vous admire de votre prestance, de votre pudeur et de votre modestie.

J'aurais aimé que cette proclamation s'arrête à cet instant, j'aurais aimé n'avoir à parler de ce qui a de brillant en votre patrie: l'esprit messaliote d'entreprise et de libre pensée, de même que l'aptitude de son peuple à endurer le pire, et à espérer le meilleur. Il serait bon et juste si toutes les nouvelles du monde se terminaient ainsi, dans la béatitude et le bonheur. Mais, je m'adresse au peuple de Messalie en lui disant haut et fort cette vérité, car vous autres, êtes mes frères et mes sœurs dans la réussite financière et la capitalisation. Rarement je vis de nation si brillante et et hommes si libres et fiers: aussi, il est de mon devoir de vous annoncer ce que j'ai vu de mal en votre cité, afin de vous prévenir des mauvais penchants que certains de vos concitoyens les moins bien intentionnés sont sur le point, ou sont en train de vous faire subir. A quel point je connais ces maux, car ils son de ceux que je pu observer dans ma cité natale de Volterra, avant que je ne la libère elle aussi du joug qui était celui de la mauvaise conscience de ses élites, et les desseins funestes qu'elle faisait endurer au peuple de la cité.

Ainsi, moi, Salvatore Lograno, je pu voir en votre cité des maux nombreux dont vous éprouvez de la difficulté à résoudre, et qui vous placent dans une position d"avilissement inacceptable pour des Hommes libres du monde fortunéen et héllénique, dans cet univers que nos ancêtres ont érigé pour fuir la tyrannie, à l'image du Polémarque, dont la soif de liberté l'a poussé à se réfugier dans la lagune dont Dame Fortune lui a montré la voie. Durant mon voyage, en tant que fils de Dame Fortune, j'ai ainsi admiré la liberté des messaliotes, tout comme j'ai méprisé le comportement tyrannique de ses élites. Car si je suis Protecteur de ma cité et prince, je suis sorti des rangs du peuple, je me suis élevé parmi le peuple, et c'est le peuple qui m'a placé là où je suis. Il n'y a rien que je j'intenterai sans le peuple et son appui, car il est la source pleine et entière de toute légitimité, que je recueille à Volterra par l'acclamation de ma personne et le plébiscite. Pourtant, ce n'est pas le moyen par lequel le peuple messaliote nomme ses représentants. Depuis plusieurs années, les messaliotes sont régis par un système de suffrage opaque, que moi, en tant que grand démocrate, ait trouvé fort injuste qui plus est. Si les rues de Messalie sont bardées de fleurs et de d'or, je fus fort ému d'apprendre qu'un cinquième de sa population ne posséda le moindre droit de vote. Que ne fut pas ma peine et mes larmes lorsque j'eus appris que ceux qui n'ont pas de pain n'ont également point le moindre droit à un bulletin, ni à acclamer les Hommes de la circonstance, ni à montrer leur affection pour les grandes et belles choses de la politique.

Or, Messalie appartient au monde hellénistique, une extension du monde fortunéen où le droit à la liberté est absolue, y compris le droit de montrer son désaccord et d'acclamer qui bon semble pour une fonction. C'est ainsi mon amour, à la fois de la justice et de la Messalie qui m'a poussé, moi, Protecteur de Volterra, à effectuer cette déclaration à la face du monde: je reviendrai parmi vous, mesaliotes, et je vous libèrerai. Les messaliotes sont des Hommes libres et devraient être disposés à le rester das la paix de Dame Fortune. La démocratie et la liberté, on le sait, ont parfois besoin d'un Homme fort sur qui faire peser les fardeaux de la tyrannie, un Homme de circonstance ayant la faveur de la fortune, à qui elle parle, à qui elle s'adresse, à qui elle murmure les secrets d'une existence libre et sans entrave. Cet Homme, c'est aux messaliotes de le choisir, à TOUS les messaliotes, et non à une minorité, à qui on refuse les avantages incommensurables des placements financiers et des avantages fiscaux, là où j'estime que chaque Homme en ce monde est un roi, et devrait être traité comme un roi. Je ne puis décider du choix des messaliotes, je ne le suis point à mon grand malheur. Mais je puis convaincre le peuple de Messalie de rallier mon panache brillant qui les conduira vers la liberté véritable et sans entrave, un monde où nous serons tous au Conseil d'Administration messaliote, et où nous y siégerons comme un seul Homme, comme des frères de crytpo.

Héllènes qui ne reconnaissez plus l'héritage de votre cité grecque, patriotes qui ne reconnaissez plus la propriété de vos rues, muscadins qui patrouillez sans but, chômeurs et miséreux qui ne pouvez point voter, jeunes hommes et jeunes femmes audacieuses que l'on prive de perspectives, mercenaires de mes amis de Miringratz qui vous retrouvez loin de chez vous. Vous tous à qui la chance n'a jamais souri, je vous donne un panache auquel vous rallier, et aller partir à la conquête de l'univers, en commençant par celle de votre cité. Des élections injustes ne sont pas la seule solution à vos déboires: je ne parle point à des bulletins de vote mais à des âmes qui ne peuvent point s'exprimer. Répondez à cette main tendue, et je viendrai. Plébiscitez moi, et je viendrai. Si vous êtes assaillis, je vous défendrai, si vous avez faim, je vous nourrirai. Si vous vous ne pouvez plus marcher, je vous porterai. Si vous devez tombez, alors pour vous je tomberai. Si vous vous enrichissez...plus jamais personne ne viendra réclamer le compte de votre labeur. Chacun parmi nous mérite d'être roi en son domaine. Si je ne peux vous tendre cela sur plateau, je peux vous aider à vous emparer de ce que vous désirez de plus profond: la liberté, la vraie.

La Messalie est une belle patrie assaillie par la tristesse, l’égoisme, le mensonge et la méchanceté. Ce ne sont pas les institutions qui sont à la source de notre malheur, ce sont les Hommes qui en sont actuellement à leur tête. Je ne veux point démanteler le Conseil d'Administration, je ne veux point en finir avec les institutions nobles de la cité messaliote, mais en chasser les hommes vilains et les femmes mauvaises qui s'y sont logés comme des parasites. Appelez moi, et je viendrai pour vous en débarrasser, aussi sûrement que l'on déracine les mauvaises herbes, que l'on arrache les plantes rampantes, que l'on nettoie sa cour. Contre ceux qui se dresseront contre votre liberté, je prendrai les armes de la façon la plus désintéressée, et soucieuse davantage de votre existence que de ma sécurité. Appelez moi, mes frères et mes sœurs, car je viendrai avec toute la bonne volonté de par l'univers, et je vous délivrai de la somme de tous vos maux.


Au peuple de Messalie, ingénieux, habile, joyeux, courageux et bon par la nature.


Salvatore Lograno, Protecteur de la République de Volterra, fils préféré de Dame Fortune.


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Cette base va-t-elle enfin servir à quelque chose ? (Alerte spoiler: non)


Contexte:

Car oui, beaucoup sont ceux qui l'ont sans doute ignorés, mais c'est dans la petite île tranquille du Lykaron, isolée de tout au centre des eaux, que se trouve la seule base extérieure à la CSN de la République Démocratique de Ouaine... Beaucoup ne le savent plus maintenant, car peu étaient au courant de l'implantation ultra-secrète de cette base maritime au Lykaron. A l'origine, cette base devait servir de point de ravitaillement des sous-marins et de bases sous-marine pour pouvoir assurer une dissuasion discrète à l'aide de ces engins mais aussi de base de stockage de missiles. Mais alors que la base ne comptait que 150 hommes, dont seulement 50 à présence permanente, les autres servant d'équipage de rechange en cas de problème, ce nombre est monté au cours des six derniers mois pour atteindre le total de 350 hommes.
Mais si ces arrivées n'ont pas provoqué de remous ces les lykariotes, c'est que les nouveaux arrivant ne sont pas des militaires tels que l'on se les imaginerait, même si quelques gardes sont venus renforcer l'effectif...

carte de la base militaire vue du ciel

Car c'est au coeur de l'océan, dans cette base, que se sont installés l'une des ailes du bureau ouanais d'espionnage et de contre-espionnage. Dans ces caves ou s'entassent les ordinateurs et les piles de dossiers, se traitent les affairesde sécurité nationale. Mais si habituellement, rien de très intéressant ne se passe ici, aujourd'hui, il se passe des information qui pourraient, au bas mot, changer la face du monde... car dans la cave la plus profonde, là ou seuls les personnes les plus influents de l'île ont le droit de se rendre, celle ou seuls les meilleurs sont invités, on parle avec les services evériens...




Légendes de la carteLignes pointillée rouges:
Lignes interrompues rouges: Limite de la zone allouée
Ligne pointillée grise de petite taille: Ligne de grillage électrifié délimitant le terrain militaire
Ligne pointillée grise foncée de grande taille: Double ligne de grillages, de barbelés et de fossés délimitant la base militaire
Points noirs: Miradors/ Postes de défense surveillant la terre mais aussi la mer
Points gris foncés: Poste d'entrée et sortie de la base par la route
Hexagones gris: Entrées des bunkers et espaces souterrains
Rectangles rouges: Baraquements des soldats
Longs rectangles gris dans la mer: Quais d'une longueur de 175m
Rectangle noir de grande taille: Garage à avions
H blanc: Héliport
Long rectangle beige coupé par une ligne interrompue grise: Piste d'atterrissage
Routes grises: Routes goudronnées
Routes beiges: Routes en terre
Rivières: petits ruisseaux d'une cinquantaine de mètres maximum de profondeur parcourant la base et servant d'écoulement à l'eau

Si vue du ciel, la base n'a pas changé en 6 mois, les souterrains ont eux, bien changés... les dortoirs se sont vus creusés en profondeur pour accueillir deux étage et plus de 200 lits de plus, les souterrains ne comportant plus que l'accès aux quais et les lieux de stockage de missiles, ils comportant maintenant une large zone de bureaux, bourrés d'ordinateurs, on se croirait presque dans une banque...

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Des espions ouanais heureux de travailler dans des conditions des plus agréables dans la base du Lykaron, on leur avait promis une magnifique ile au coeur de l'océan, bah ils l'ont...mais pas au bureau

L'opération Serres d'Aigles:

Mais comment les impots des contribuables ouanais amènent ils à ce que l'on collabore avec des éveriens dans une base lykariote (et pas lypommedeterre, un peu d'humour ne fait jamais de mal) vous demandez-vous. Et bien c'est parce qu'en ce jour, les services secrets ouanais ont eu besoin de la collaboration des nombreux satellites évériens. Aujourd'hui, is sont tous braqués vers le nord, cherchant à localiser un appel, celui du président ouanais, au bout duquel se trouve le dictateur retsvinien. Car en collaboration avec les services évériens, les services secrets ouanais sont en train de réaliser la face immergée de l'opération Serres d'Aigles, la face la plus émergée étant ce porte-hélicoptère près des côtes retsviniennes.
Ah, on commence à s'agiter dans la salle, l'appel à commencé, on entend la sonnerie, tout le mond eest déjà penché sur les rapports qui arrivent en direct des centres évériens: "Allo ? Il y a quelqu'un ? entend-on... quelques secondes passent, plus l'appel dure, plus il y a de chances de réussir à localiser Silovsky... Allo qui est à l'appareil ?, cette fois-ci, c'est le ouanais qui parle, les échanges continuent...
"Salutations à vous, chers homologués.... Hum pardon, homologues Oué....né ? Je suis ...Silovik."
"Si c'est pour me faire perdre mon temps raccrochez ! Qui êtes-vous ?"
Ah, c'est bien, il gagne du temps, " : Mais vous vous foutez de ma gueule, saleté de... Ouéné ?! Je viens de vous dire que je suis SI - LO - VIK ! Vos petites oreilles arrivent à l'entendre ça ? Enfin bref. Si vous voulez bien le comprendre, j'ai un message à vous transmettre, vous voulez bien ?", on entend du raffut du côté des téléphones en lien avec l'Everia, il ne devrait plus falloir beaucoup de temps pour avoir une estimation grossière
"Je vous écoute", si ce président voulait bien faire des phrases plus longues...ca aiderait quand même un peu, mais bon, on ne peut rien attendre de ces politiques... Ah, une première estimation vient d'arriver, Silovsky se trouverait dans l'hémisphère nord, ca leur fait une belle jambe, la surprise n'est pas vraiment totale.
Heureusement, Silovsky, ou plutôt celui qui prétendait l'être prenait son temps pour parler, il semblait réellement incapable d'articuler une phrase... "Bien, voici le message : le gouvernement de Retsvinie m'a demandé à ce qu'on lui foute la paix, en abandonnant vos arnaques diplomatiques. La république de Retsvinie, victorieuse contre les Artyomiens et les Veltaviens, vous annonce qu'elle n'est pas tombée dans votre piège mal préparé. Si vous croyez pouvoir localiser de la façon la plus barbare qui soit notre grand Général-Président, le guide suprême n'hésitera pas à vitrifier votre capitale, Liberurbo. Alors passez votre chemin ou les conséquences seront terribles.", et sur ce, il raccroche...
Il est maintenant localisé, la joie est là, l'opération a réussi, mais malheureusement, Silovsky avait été prudent...
Mais ils finiraient pas l'avoir !
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Août 2018 - Actions de consolidation des renseignements et alimentation de nouvelles pistes.

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Les agents du Jaguar Paltoterran entament un marathon où l'endurance autant que le temps serviront leur objectif : voler dans les plumes de Mainio.

Où est passé le capitaine Mainio? Personnage à la morphologie et au faciès atypiques que les chaînes de télévision du monde entier ont facilement présenter à l'écran entre les années 2000 à 2010. Se pouvait-il qu'il puisse disparaître à la vue de tous et chacun, dans l'un des carrefours du monde qu'était Fortuna? Les membres de l'opération, si tant est que leur avis importait, n'y croyaient pas et entendaient poursuivre les recherches, nourrissant des pistes nouvelles pour pérenniser la traque de ce gibier de potence qu'il était devenu depuis la Guerre du Prodnov, la proclamation du Capitanat Pharois et puis la chute des deux premiers... A l'international, pas de bruit, pas d'étalage, quant à la criminalisation de cet assassin de masses au chapeau melon et chaussures cirées. Un mal pour un bien, la proie baisserait peut-être sa vigilance d'autant plus maintenant qu'il s'est écoulé bientôt dix années après le conflit prodnovien.

Ramiro Agüero Escalante (Galpón) : Le patriarche Almodóvar nous a laissé une note faisant état d'un patricien fortunéen qui aurait vu passer une invitation au nom de Mainio, une erreur d'amateur facilitée par une décennie d'impunité.

Un fait relaté sous la forme d'affirmation, elle-même née d'une note valant retranscription des paroles rapportées par ce patricien et dont l'oligarque Almodóvar se serait saisi, à moins que ce ne soit son contact parmi les députés fédéraux. Une page annotée autour de laquelle la mission entendait se réorganiser pour poursuivre ses opérations vers un objectif encore en suspens. Un fil à tirer pour l'équipe renforcée de deux nouveaux commandos, semblant jouer un va-tout dans cette vendetta derrière laquelle se mêlent les ambitions vengeresse d'un vieillard et les velléités guerrières d'une nation soucieuse de défigurer le visage de l'attaque infamante sur les forces de maintien de paix au Prodnov. L'information est ténue mais considérant les huit années qui ont suivi le grief, et moitié moins de temps la période d'exil du politicien pansu et honni, elle reste crédible associée à un relâchement si ce n'est de la cible, de ses contacts en exil.

De son côté, Marisol Álvarez Cortés (Híbrida) n'avait peu de commentaire à dresser sur la théorie, ses pistes à elle se fondant sur le flair imparable des bêtes qui complètent son binôme. Cumo, son doberman, entretenait un regard vif sur les autres agents en phase de briefing. Réajustant sa queue de cheval et une mèche de ses cheveux bruns foncés, sa couverture de sportive amie des bêtes allait être réactivée, pour observer les habitudes du quartier diplomatique des parlementaires fortunéens. Les parlementaires, pas vraiment. Les patriciens, un nom d'abord présenté sous des traits honorifiques mais qui revêtait en réalité une part d'ombre, aspirée dans les galas et jeux de pouvoir nourris de strasses plus que de débats parlementaires. La réflexion jouant son rôle, la piste patricienne n'avait rien d'abracadabrantesque car le titre se voulait plus qu'honorifique en Fortuna, il ouvrait des portes et asseyait auprès de cerclés fermés. Si Mainio est désigné en qualité de patricien au titre d'une invitation comme l'avoir fait savoir Gregorio Almodóvar de par ses relations avec des députés fédéraux et représentants à l'ONC, c'est qu'il n'en demeurait plus secret que l'homme avait d'un asile en Fortuna avec l'aval de tout ou partie de la classe politique habilitée à le savoir. Une donnée fâcheuse, considérant la nécessité d'assassiner cette cible, supputée sous la protection d'une autorité locale, si les informations transmises par le commanditaire l'avaient été plus tôt, nul doute qu'ils auraient attendu l'homme aux évènements où sa présence avait été sollicitée...

Javier Alcántara Núñez (Silvebarbo) : Dommage que la fête soit terminée, on l'aurait attendu là-bas. Le carton nous disait où l'attendre et à quelle date...

Capitaine Martino Morales (Rippa) : Il est surtout dommage que l'invitation ait été remise en mains propres, nous aurions eu une facilité absolue à lire une adresse là-dessus. Mais c'est partie remise, on prendra le temps. Ce porc sera cuisiné demi-sel, pour l'honneur de ceux tombés au Prodnov par une fourberie mal assumée...

A la remarque les mercenaires, particulièrement ceux ayant pu servir dans l'armée fédérale, levèrent leurs verres et donnèrent un toast en hommage à des noms et des photos, connus en opération, sur les écrans ou les stèles des cimetières militaires alguarenos. L'allusion réengagea l'équipe dans la traque, se remémorant le pourquoi de leur présence ici. Les fortunéens responsables de l'arrivée de Mainio sur leur territoire ne comprendront sans doute jamais leur infamie, eux qui s'étaient eux-mêmes tenus éloignés du front prodnovien. La présence Mainio se réétudia donc sous un angle nouveau, introduisant le circuit politique fortunéen actuel parmi les parties prenantes de cette planque et cavale internationales. Mainio a toujours eu les moyens de s'acheter de faux papiers, voire graisser quelques pattes de fonctionnaires et élus locaux pour s'assurer la discrétion de certains aspects de sa nouvelle vie. L'agent Toutatis, venu en renfort, s'éclaircit la gorge pour tirer la conversation en dehors de cette note funeste, il n'était pas familier de la traque de Mainio, ni même ancien militaire alguareno, mais il avait pris connaissance des notes laissées au sujet de la cible et les enjeux nouveaux connus, imposa de définir une stratégie sur les étapes à venir.

Kendall Gallagher (Toutatis) : Le meilleur moyen reste encore de courir deux pistes simultanément. A commencer par l'infiltration des milieux de faussaires et passeurs pour définitivement clore la piste d'une entrée clandestine sur le territoire fortunéen et dans un second temps de filer des personnalités patriciennes pour accéder à leurs agendas, scanner un répertoire téléphonique, que sais-je?

Marisol Álvarez Cortés (Híbrida) : Je ne sais laquelle des deux pistes est la plus enviable...

Ramiro Agüero Escalante (Galpón) : Je vous aime bien mais moi j'ai confiance dans la technologie. Si vous m'approchez suffisamment des patriciens notoires, bon sang que oui je vous scanne leur répertoire et peut-être même que je récupérais des informations inavouables pour faire chanter ces vendus et nous faciliter l'exécution de notre cible...

Kendall Gallagher (Toutatis) : Mon métier est de faire parler les gens. Je vais trouver les faussaires et les faire parler. Ou bien je vais être tellement dur à leur encontre que la criminalité fortunéenne chutera de pair avec les cadavres que je laisserai derrière moi.

Analysant la situation et compilant les options ouvertes dans l'avancement de l'opération, le capitaine Morales ne tarda plus à donner les principales orientations des opérations futures. Marquant une pause voulue, permettant à chacun l'expression d'une dernière opinion gageant de l'enthousiasme donné à chacun pour la liquidation d'une figure de l'infamie politique pharoise du début XXIe siècle.

Capitaine Martino Morales (Rippa) : Galpón et Toutatis peuvent se charger de remonter la filière des faussaires. Soit Mainio et sa famille ont bénéficié de faux documents légitimés par les autorités, ce qui semble ne pas être le cas, soit ils sont passés par des réseaux illégaux. Mettez Toutatis et ces voyous à cols blancs dans une même pièce il fera le reste. Si un faussaire a bossé pour les Mainio je veux le savoir.

A côté de ça, Silvebarbo, Híbrida et Condoro poursuivent sur la seconde piste auprès des patriciens fortunéens. Je ne peux pas imaginer que Mainio ait pu recevoir l'asile en Fortuna sans avoir eu l'approbation d'une ou plusieurs illustres familles. Identifiez les adresses, les gens de maison et autres chargés d'intendance, on étudiera ensuite la mise en contact. La fin d'année, les évènements mondains et déclarations d'officiels ne vont pas tarder, je veux qu'on soit prêt à intervenir sitôt la cible localisée. Les patriciens fortunéens sont issus de familles illustres dont on peut tracer le nom sur plusieurs générations, la possibilité donnée à Mainio de se voir qualifié comme tel implique forcément l'émergence d'une nouvelle famille au sein du spectre politique ou une pièce rapportée qui rend fébrile se légende face à des familles d'oligarques centenaires... On ne peut pas louper ce vieil homme ventripotent à l'accent finnois au milieu d'une foule d'illustres politiciens italophones connus sur des générations. L'échec n'est pas permis.


Les premiers sourires d'acquiescement ne tardèrent pas à arriver, tandis que celui de Silvebarbo avait perdu un peu de son éclat. Il faut dire que l'échec de ses fouilles aux archives de l'office de l'immigration fortunéenne lui pesait assez amèrement, l'invitant à redoubler d'efforts pour faire la démonstration de son utilité sur les théâtres d'opérations spéciales et sous couverture comme celui-ci.

Capitaine Martino Morales (Rippa) : Fort bien, ainsi soit-il. Galpón et Toutatis vont entrer en contact avec un faussaire ou un élu véreux de l'office national à l'immigration. Il fera les recherches pour nous. Commencez dès demain soir, contactez le renseignement alguareno, la police fortunéenne a peut-être partagé des informations sur les réseaux de faussaires exploitables pour vos recherches. Allez sur place, faites vous faire de faux documents, les plus réussis qui soient. Squeezez l'encaisseur et le livreur, trouvez moi le faussaire et personne d'autres. S'il a dû travailler pour des personnes de marque, il saura s'en rappeler et faire un document pour un faciès comme celle de Mainio s'oublie pas. Prochain topo dans trois semaines. Silvebarbo, Híbrida et Condoro, vous localisez les adresses des principales familles patriciennes, vous montez une couverture, ouvrez une putain d'entreprise d'espaces verts, faites vous journalistes si nécessaire. Je veux une mise en relation avec les patriarches de certaines familles. Je veux leur téléphone sur une putain de clé USB.Prochain topo à trois également. On se bouge mais n'oubliez pas que si les filatures sont difficiles, les drones de Condoro seront là en appui.

Le capitaine Morales se ressassa une partie des paroles de Gregorio Almodóvaru, qu'il reprit à son compte.

Capitaine Martino Morales (Rippa) : Vous avez les moyens de faire payer ce porc où qu'il se trouve, faites-le comme si rien d'autre ne comptait…

Une injonction, transmise en forme d'héritage à ses anges de la mort et qui portait en elle l'obligation de réussir là où beaucoup avaient échoué pendant une décennie, à commencer par le Capitanat pharois lui-même.
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Août 2018 - Actions de consolidation des renseignements et alimentation de nouvelles pistes.


Le long silence qui a entouré le statu quo des mercenaires ne gageait en rien d'une promesse à terminer la mission sans perte ni fracas. Après l'échec ou tout du moins, l'absence de résultats lors de l'infiltration au sein des archives de l'office de l'immigration fortunéenne, le Jaguar Paltoterran avait pour ainsi dire, imposé aux membres de son unité une période que l'on désignerait comme une mise au vert, afin d'entretenir une vigilance extrême et ne pas risquer l'impromptue arrivée du contre-renseignement fortunéen après leur ballade aux archives de l'office de l'immigration. Pendant l'intervalle, interdiction des expositions dans les lieux publics et nouveaux looks de rigueur. Une discrétion qui n'avait ralenti en rien les recherches tandis qu'on explorait déjà de nouvelles pistes pour confondre l'adresse de l'ancien homme politique pharois. Dans la nouvelle planque basée à Marivacchi, dont la location avait été faite avec un autre nom que celui utilisé lors de leur premier séjour, le commando était de nouveau sur le pied de guerre, ragaillardi d'un nouveau look et d'une nouvelle stratégie réorientée sur les faussaires et l'espionnage de certaines figures patriciennes fortunéennes.

Dans la ville provinciale, un crachin dominait la saison, affichant irrémédiablement celle-ci dans l'automne humide qui plongeait l'endroit dans les premiers brouillards de cette fin d'année. En stand by derrière les volets maintenus clos de la résidence d'une maison modeste avec un style leucytaléen qu'envierait bien volontiers un khardazien, l'unité s'apprêtait à entamer son saut vers l'inconnu, traduisant à leur esprit le brouillard donné par la météo locale. La carte de Fortuna était sur le point d'être rangée, bariolée de feutres rouges pour en localiser les points d'intérêts, complétée d'une autre cantonnée à la capitale. Elle précisait l'ensemble des points de rencontre permis avec les grandes familles patriciennes. Des points de réception, des bâtiments officiels, des salles de conférence adressées à la presse, autant d'endroits où, sous couverture, les agents du Jaguar escomptaient raisonnablement approcher des patriciens de premier plan pour en scanner les données mobiles et peut-être localiser le témoin protégé qu'était devenu l'ex-capitaine Mainio. Fortuna, vieille ancêtre du parlementarisme, ne manquait pas de rendez-vous périodiques pour ses élites, adoptant même localement des parlements régionaux appelés Cortès, ce qui démultipliait les apparitions publiques de certaines figures illustres du pays, sur des points de rencontre possiblement moins sécurisés, selon les moyens de chacun et les configurations locales.

Que ce soit au titre d'une réunion de travail parlementaire, un échange cadré avec la presse nationale ou internationale, un évènement mondain secondaire, les occasions d'organiser une rencontre fortuite ou non entre une figure patricienne fortunéenne et un faux journaliste affilié à l'opération devait se faire plausible. Chacune de ces occasions furent donc scrutées pour forcer le destin, organisant l'approche d'un patricien de renom avec lequel ils escomptaient disposer d'une information décisive dans la localisation et l'élimination de Mainio. Une information qu'ils espéraient soutirer avec discrétion, par le scan du téléphone de cette personnalité en vue de décrypter messages et mails faisant ensuite l'objet d'un épluchage méticuleux au moyen d'algorithmes performants. L'absence de risques ou sa limitation lors de l'infiltration des archives de l'office del 'immigration n'avait pas payé et la volonté de réussite de l'organisation appelait aujourd'hui à franchir un cran supérieur. Un risque assumé, considérant la "réussite relative" de la précédente opération, en ce sens qu'ils n'ont fait l'objet d'aucune interpellation et que leurs signalements précédents, s'il avait été relevé était aujourd'hui totalement déconstruit par le relooking qu'ils s'étaient imposés. Si la présence de Mainio au Concile devait nécessairement être tolérée de chaque patricien y figurant, il était permis de convenir qu'elle avait nécessairement été provoquée par les patriciens les plus influents du pays qui n'auraient pu se permettre une indésirable compagnie qui ne fut consentie. Un consentement qui à n'en pas douter devait faire l'objet d'une trace ou d'une correspondance, justifiant possiblement la formalisant d'une adresse ou d'un numéro de téléphone à retracer.

Les spécialités présentes au sein de l'équipe ne manquaient pas d'atouts, à commencer par le segundo suboficial Ramiro Agüero Escalante dit Galpón qui avait dans son périmètre la coordination technique liée aux opérations, c'est-à-dire la mise en marche de mouchards ainsi que la programmation de malware entrant en considération dans l'espionnage et la récupération d'éléments. Nul doute que le conditionnement du téléphone pour en faire un scanner de données mobiles le désignait à la tâche. Avec lui intervenaient le cabo Javier Alcántara Núñez pour des actions de reconnaissance du point de rencontre, voire d'élimination à distance de la cible le moment venu, là où le soldat Alejandro Paredes Guzmán, opérateur de drones qualifié, pourrait aisément intervenir dans un second temps, pour la reconnaissance du site où serait suspecté de se trouver la cible Mainio.

Martino Morales (Rippa) : Je ne saurais croire que Mainio ait totalement disparu dans la nature. S'il est vraiment revenu à Fortuna, il a des protecteurs puissants c'est certain et les patriciens sont bons clients sur le sujet...

Il se refusa à étayer son propos mais chacun comprit où il voulait en venir, achevant les préparatifs pour cibler l'un de ces patriciens, ces aristocrates modernes d'apparence mais dont les privilèges étaient faits millénaires par le caractère illustre donné à certains de leurs noms de famille.

Ramiro Agüero Escalante (Galpón) : Je ne sais pas quelle compagnie nous sera la plus désagréable, celle de faussaires véreux assumés ou de patriciens faussement gentilshommes? Mais si mon joujou fait le job, on aura un bel aperçu des montagnes de merde entourant certains de ces gars...

Martino Morales (Rippa) : Alors sautons à pieds joints et allons chercher jusqu'à heure sont partis chier ces blancs becs...
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Storiavoca, l'entretien historique et archéologique a écrit :

Scaela, Déria, Lograno, Youslévie, bientôt la Messalie: Le monde fortunéen et le populisme, une Histoire ancienne ?

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Il est 9h, bienvenue sur Storiavoca, votre cours d'Histoire, présenté par Paolo Bastiano.



Bastiano: Chers auditeurs bonjour, et bienvenue à notre rendez vous hebdomadaire avec l'Histoire, toujours en lien avec l'actualité du moment: connaître l’Histoire pour mieux comprendre le monde d'aujourd'hui. Populisme, c'est un mot qui marque depuis toujours l'imaginaire politique velsnien, et plus largement du monde fortunéen dans son ensemble. Comment définir ce mouvement ? Dans quelles circonstances apparaît-il ? Doit-on parler d'un courant politique unique ou davantage d'un mode d'action politique ? Quels enseignements pouvons nous tirer de nos régimes politiques lorsque nous voyons la récurrence à laquelle ces figures charismatiques émergent, que ce soit à Velsna ou Fortuna ? Aujourd'hui encore, le populisme semble nous rattraper: des personnages comme Altarini, Déria ou Lograno en seraient les dernières itérations d'un grand mouvement de fond historique, et Messalie pourrait bien en être la dernière victime en date, avec l’apparition du mouvement politique de l'Olivier. Avec nous pour décrypter ce phénomène nous accueillons un historien, Theodoros d'Apamée, auteur de l'ouvrage "Quand Fortuna a inventé le populisme", publié l'année dernière aux éditions PAF.

D'Apamée: Bonjour Paolo, c'est un plaisir d'être ici aujourd'hui.

Bastiano:
Vous êtes Maître de conférence à l'université civile d'Apamée et avez consacré une bonne partie de votre carrière à cette thématique. Quand on voit les évènements qui ont secoué Velsna en 2014, puis Fortuna, la Dodécapole et Messalie aujourd'hui, vous devez trouver un grand interêt à suivre la politique, je me trompe ?

D'Apamée: *rire* Oui, bien sûr. On ne peut pas nier que les phénomènes que l'on observe aujourd'hui sont le résultat d'évolutions politiques, qui pour certaines se font sur le temps long, voire très long. Je n'irais pas jusqu'à dire qu'il s'agit là d'une tradition politique, étant donné qu'on peut s'interroger sur la pertinence du concept même de tradition, mais on peut tout à fait relier la manière dont des personnages politiques récents conçoivent la politique, à cette série de mouvements velsniens et fortunéens que l'on a associé au populisme.

Bastiano: En premier lieu, et pour partir sur de bonnes bases, nous pourrions nous interroger sur la définition que l'on donne au populisme, et comment celui s'est matérialisé dans la cité velsnienne depuis ses origines. Quand on prend, mis out à bout, des individus d'actualité comme Lograno à Volterra, l'Olivier en Messalie, Déria à Fortuna ou Scaela à Velsna, pouvons nous parler de véritable mouvement politique unifié ?

D'Apamée: Le populisme qu'est-ce que c'est... On va commencer par la réponse simple, et qui dans le fond ne répond pas à toutes vos questions. Dans les grandes lignes, cela désigne un ensemble de discours, de pratiques et de mouvements mettant en avant une distance entre le pouvoir en place et le "peuple". Il s'agit avant tout de pointer du doigt la dysmétrie des interêts de ce peuple, ce mot ayant un grand nombre de significations, et les élites politiques qui sont les représentants de ce système. Ce type de mobilisation repose le plus souvent sur le sentiment que le peuple serait exclu de l’exercice effectif du pouvoir politique par des élites politiques, économiques, médiatiques, culturelles et intellectuelles. Alors, cette définition, certes, elle correspond dans les grandes lignes aux pratiques politiques des personnages que vous venez de citer, mais comme vous le voyez, il nous manque des éléments de réponse: on ne peut pas mettre Déria, Scaela, Lograno et Altarini dans un même sac et dire: "c'est les mêmes". Ce qui intéresse en premier lieu, c'est de savoir ce qui permet l'ascension de ces personnages, et surtout, de savoir pourquoi c'est dans nos pays: Velsna, Fortuna, Youslévie, Messalie... qu'il existe une vraie tendance à l’émergence de ces figures politiques.

Bastiano: Dans votre ouvrage, vous dires en effet que ce que vous nommez le "populisme fortunéen" ne date pas d'hier, et qu'il est concomitant du caractère profondément verrouillé du système politique de la cité fortunéenne, telle qu'elle existe à Fortuna, Velsna etc...

D'Apamée: Oui tout à fait, il est possible de remonter la naissance des populismes à Velsna au lendemain des Guerres celtiques par exemple, où on note l’apparition de grandes figures tribuniennes qui viennent soulever des problématiques sociales existantes et auxquelles le Sénat velsnien ne semble pas avoir la réponse, c'est le cas du problème récurrent de la distribution des terres très inégales ayant suivi la conquête de l'Achosie, et qui provoquent une révolte généralisée en plaine velsnienne que l'on nomme "Guerre sociale". Il ne s'agit pas de la seule cause du conflit, il y aussi la question de l'obtention de la citoyenneté velsnienne à l'ensemble des cités soumises au Sénat des Mille, mais c'est la Guerre sociale qui démontre de manière magistrale le rôle du peuple dans la République, et son pouvoir, surtout. En effet, si le populisme a un si grand succès sous nos latitudes, c'est avant tout parce que le système politique fait tout pour favoriser son apparition, même si celle-ci bien entendue, est involontaire. Le système politique, que ce soit à Velsna, Fortuna ou en Messalie, est marqué par une très forte méfiance envers les masses populaires, et on peut tout à fait affirmer que l'Oligarchie, si elle n'est pas exclusive à toutes les cités, y est le mode de gouvernance dominant, quoi qu'on dise des réformes récentes à Velsna. Cette incapacité de représentation d'une partie du peuple velsnien, fortunéen ou messalien, beaucoup de citoyens en ont conscience, et ils vont donc devoir trouver une parade au fait que leurs interêts ne semblent pas pris en compte. C'est là où le peuple a une toute autre fonction à Velsna qu'il n'en a dans les pays onédiens, par exemple. Il y a une tendance naturelle pour les citoyens velsniens à s'organiser en contre-société afin de préserver au mieux leurs interêts, et cela, des figures politiques comme Altarini l'ont très bien compris.

Bastiano: Pourtant, des gens comme Altarini, socialement parlant, paraissent aux antipodes des électeurs qui suivent le plus ce genre de personnes qui sont issues elles-mêmes des élites politiques qu'elles dénoncent la plupart du temps ?

D'Apamée: Oui, vous avez raison, mais l'un n'empêche pas l'autre. Finalement, cela fonctionne comme un contrat entre deux interêts différents, mais qui se rejoignent au moins de manière momentanée: un groupe sous-représentant se cherche un porte-voix, et un aristocrate franc-tireur se cherche une base de pouvoir qu'il pourra construire à partir de ce groupe. VOus prenez l'exemple d'Altarini, qui est symptomatique du phénomène. Il s'agit d'un membre de la très vieille aristocratie sénatoriale aux discours quasi-réactionnaires, mais son mode de communication politique prend totalement à rebours les autres membres de cette élite conservatrice: Altarini est tout aussi conservateur qu'eux, mais sa base de pouvoir est complètement nouvelle, quasi révolutionnaire. Il ne va pas changer d'un iota son programme, mais son mode d'action se tourne quasi entièrement vers le peuple. Altarini fait très peu de discours au Sénat, et montre peu de respect vis à vis des instances existantes: il court-circuite ces dernières en éliminant les intermédiaires entre lui et le "peuple". Et cela, c'est la caractéristique principale de TOUS les populismes existants dans le monde fortunéen.

Bastiano: Cela rejoint vos propos dans votre ouvrage, arguant que le populisme fortunéen finalement, n'est pas tant un parti qu'un mode d'action...

D'Apamée: Du moins c'est l'enseignement que j'en tire: un mode d'action servant à court-circuiter les institutions légales de manière systématique, avec en option, un discours à la portée sociale qui puisse permettre de dresser le peuple comme un contre-pouvoir efficace. On peut le dire: Lograno et Altarini par exemple, n'ont absoluement pas la même ligne politique. Altarini entend user la fibre populiste dans un agenda réactionnaire, et ses discours sous-tendent presque une volonté de restaurer un état passé de la République. Lograno, lui, ce n'est pas du tout sa priorité: lui veut se faire système lui-même, et il revendique la refondation totale de toutes les structures politiques qu'il touche de près ou de loin, autour de sa personne. Les populistes ne constituent pas un parti politique au sens moderne du terme, mais une tendance au sein du clivage majeur animant les luttes politiques et sociales fortunéennes, permettant aux acteurs politiques de se situer face au conservatisme de leurs institutions. A Velsna, c'est ce que l'on appelle les "princes", qu'importe leur ligne programmatique. Que l'on se le dise, le populisme n'est absolument pas exclusif à Fortuna, on trouve ces mouvements dans la plupart des pays eurysiens, mais c'est sa manifestation qui est singulière. Ce qui rend le populisme fortunéen caractéristique, c'est l'exacerbation outre mesure du césarisme, de la recherche obsessionnelle de l'Homme providentiel, qui viendra sauver la cité de ses errements. A l'étranger, ce césarisme se couple de la mise en avant d'idéologies comme le fascisme, mais l'évolution politique des cités fortunéennes fait que cette option n'est pas forcément viable dans des sociétés où le concept d'état-nation n'existe pas, et où les particularismes locaux et sociaux sont la règle. Le idéologies qui font donc usage du populisme sous nos latitudes sont donc des fourres-tout que l'on construit autour d'un individu salvateur, et qu'ils peuvent re-théorisé encore et encore lorsque la situation évolue. C'est bien différent de ce que l'on peut voir en Eurysie de l'est, avec les régimes fascistes et communistes dont l'approche de la politique est beaucoup plus rigide. Si demain, Salvatore Lograno changeait radicalement de programme, je ne pense pas que l'on verrait la différence: l'Homme et sa "vision" comptent bien davantage qu'une quelconque plateforme de propisitions concrètes.

Bastiano: Dans votre ouvrage, vous mentionnez en dernière partie le fait que la Messalie pourrait bien être la prochaine victime de ces mouvements. Pourquoi donc ?

D'Apamée: La Messalie, je pense, porte en elle les conditions idéales de la constitution d'un régime populiste tel qu'il est conçu dans le monde fortunéen. En premier lieu, on a là un régime de nature oligarchique et censitaire, qui de plus, évolus dans un contexte de crise sociale et politique latente. Un régime, donc, dont la légitimité prête à question auprès d'une part non négligeable de la population, qui est de plus en plus frusteée, et dont la frustration n'a aucun moyen d'expression politique réelle. C'est exactement les conditions qui ont permis à des Lograno ou des Scaela d'émerger, et ils e trouve que pour le moment, c'est l'Olivier, qui en a le plus profiter, et qui est en train de s'improviser contre-société. Face à ce mouvement, on a un groupe d'individus au pouvoir qui estime que la Messalie, en tant que régime, n'a absoluement aucun problème, et que le régime censitaire en place n'a aucune raison d'évoluer, qui fonctionne très bien comme il est. Le problème, justement, c'est que ces conservateurs, qu'ils soient au Parti réformateur ou au Parti démocrate chrétien, ne portent en eux aucune contre-proposition concrète, aucun modèle de société alternatif, aucun horizon autre que celui de conserver un système dont 30% de la population messaliote semble exclue. Nous avons donc deux groupes radicalement opposés, les uns porteurs de propositions, les autres sur la défensive. Or, dans cette configuration, ce n'est bien souvent qu'une question de temps pour que le groupe sur l'offensive n'impose son narratif au reste du spectre politique. Le populisme messaliote peut prendre plusieurs formes: un régime crypto-fasciste avec l'Olivier, ou bien un régime plus proche du populisme traditionnel fortunéen ou velsnien, avec une forme de régime césariste à l'idéologie plus "elastique". Dans tous les cas, sauf revirement du comportement des élites, ce sera soit l'une ou l'autre de ces issues qui s'imposera.

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Octobre 2018 - Récupération de données sensibles à la localisation de la cible Mainio.


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La mise en contact du groupe avec un patricien notoire de la vie politique fortunéenne se fait de plus en plus indispensable à la reprise de l'opération.


Pays infiltrant/réalisant l'opération : Jaguar Paltoterran
Pays infiltré/cible : Sérénnissime République de Fortuna

Prévisionnel de la date (RP) de l'action clandestine/de déclenchement: 13/10/2018 (+21 jours RP / 7 jours IRL) soit le 15/02/2026 et aux alentours du 3/11/2018 inRP.

Objectifs :
Réussite majeure : Non seulement des données propres à l'emplacement supposé de Mainio sont collectés sur le portable du patricien de premier rang mais il est également permis d'anticiper un déplacement de Mainio, permettant de tenter l'assassinat en dehors de sa planque (bonus à l'assassinat?).
Réussite mineure : Des données mobiles récupérées sur le portable du patricien permettent d'identifier le contact ou l'adresse du Capitaine Mainio, ce qui permet d'aller à sa rencontre pour tenter un assassinat mais oblige à le cueillir à domicile
Echec mineur : Aucun récupération de données valables ou l'approche du patricien n'a pas été possible.
Echec majeur : La mise en relation du patricien et du faux journaliste a échoué, pire encore le service de sécurité ou du renseignement intérieur parvient à appréhender l'agent.

Enjeu : Obtenir la localisation du Capitaine Mainio pour tenter de l'assassiner, ici par le biais d'un vol de données sur le téléphone d'un patricien notoire qui peut difficilement ignorer sa présence parmi les familles patriciennes du pays, ses participations à certains évènements de premier plan.

Moyens engagés: Six agents / spécialistes + support à distance d'un pirate informatique du groupe.

Identification des cibles : Province #23330 - Sérénissime République de Fortuna.
Précisément un patricien de renom que l'on approchera sous couvert d'une accréditation journalistique pour l'interviewer, justifier l'emploi d'un téléphone en main avec lequel un contact prolongé avec celui de la cible pourra être fait/ciblé.

Chaine logistique :
  • badge de journaliste falsifié pour un journal local arcoan "El Imparcial",

Manière d'opérer :
  • Un des agents s'investira sous une couverture de journaliste pour approcher un patricien en sortie d'assemblée parlementaire soit dans la capitale soit en province, dans ce qu'on appelle les cortès, ces parlements régionaux où la sécurité peut être moins élevée.
  • Dans le cas où l'identité du journaliste devait être authentifiée, le standard régional d'El Imparcial sera momentanément piraté pour détourner les appels selon le lieu de provenance (ici Fortuna) afin de permettre la mise en relation.
  • la boite mail générique du journal "El Imparcial" poussera dans les indésirables certains mail répondant à une mise en forme spécifique notamment ce qui correspondrait au ".fr" de Fortuna (.fo?),
  • le faux journaliste se rendra à l'assemblée pour interviewer un patricien sur des questions de politique étrangère,
  • l'usage intensif de son téléphone et la proximité des deux interlocuteurs devrait permettre le ciblage du téléphone de ce patricien parmi une foule d'appareils électroniques détectés,
  • le but est alors d'installer à distance un logiciel malveillant qui soit capable de sonder les données de l'appareil pour identifier un numéro de téléphone, une fiche contact, une adresse mail, un corps de mail rattachable à Mainio,
  • Plan B, si le piratage à distance échoue, le faux journaliste enverra un exemplaire de l'interview au patricien, un fichier mis à disposition sous un hyperlien, qui pourrait déclencher le spyware à son interlocuteur après téléchargement/consultation, ceci afin de permettre l'installation manuelle du logiciel malveillant sur un support informatique de la cible.

Atouts de l'opération :
  • L'opération n'implique pas d'armes ou moyens létaux facilement détectables par les portiques de sécurité dont la recherche première est celle des moyens létaux et armements.
  • Les cibles, de par leur notoriété disposent certes d'un cordon sécuritaire important mais aussi d'une proximité naturelle avec les journalistes, chargés de commenter les interventions/décisions de chaque figures patriciennes. La sécurité contre les atteintes à leur intégrité physique peut donc se contrebalancer avec leurs fortes expositions aux contacts d'inconnus et étrangers. D'autant plus qu'ici on ne parle pas des dirigeants de la nation mais de personnalités publiques fonctionnant avec des pairs, la cible n'occupe pas une fonction suprême des institutions fortunéennes,
  • Si les agents continuent d'échouer sempiternellement, ils risquent une mutation au Khardaz, c'est un point motivant à pousser le collectif à l'excellence.

Faiblesse de l'opération :
  • Le ciblage de ce patricien reste issu d'une supputation, selon laquelle il est suffisamment notoire pour ne pas ignorer la présence de Mainio à certains évènements mondains ou même la simple mention de Mainio parmi la sphère patricienne fortunéenne.
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La Capitale d'Alloumni, Nucleus accueille sont premier festival de musique visant à inviter les tourisme à venir sur le territoire d'Alloumni


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LES 6 TETE D'AFFICHE DES ARTISTES ALLOUMNIEN/ALLOUMNAISE AU NOVAFEST MUSIC

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Le NovaFest Music sera du 03/07/2019 de 14H00 à 00H, chaque jour 2 artiste tête d'affiche et 8 autre artiste, donc 10 artiste par jour.
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Récupération de données sensibles à la localisation de la cible Mainio.
Arbitrage de ce post

J'ai pas pris les aperçus mis à jour des agents parce qu'ils étaient trop petits :(


Opération de récolte d'informations sensibles visant la République de Fortuna

– Alors cabrón, tu as mis le malware sur le téléphone du vieux ?

– Non, ça n'a pas fonctionné dans la foule, mais j'ai pu lui envoyer l'interview par mail. Là par contre ça a très bien marché, il a tout ouvert ce pendejo. Il n'a même pas d'antivirus ou quoique ce soit, son téléphone, c'est open bar. Je crois même qu'on n'est pas les premiers à passer dedans. Regarde ça, on a accès à tout : ses messageries, espaces de stockage en ligne, planning, contacts, historique. Il y a des dossiers confidentiels sur son téléphone qui ne sont même pas chiffrés ou quoi. Je suis en train de faire une recherche avec un algorithme pour déjà avoir un premier filtrage. On va voir ce que ça donne.

– Ok, je compte sur toi muchacho.

Dans une petite maison fortunéenne, la fine équipe s'est regroupée. Elle aura presque souffert de son succès, tant les informations retrouvées étaient nombreuses et volumineuses à traiter. Mais elles étaient riches en pistes très fructueuses et, en combinant une recherche globale avec un affinage humain, il fut possible de recouper un large panel de piste et d'établir un schéma relationnel précis qui convergeait vers la cible : un individu au physique bon vivant, apparu sur quelques photos privées, sommet du crâne rasé, lèvre inférieure légèrement pendouillante et regard dédaigneux. Il y avait même des échanges vocaux en mémoire qui mettait en avant un accent à couper au couteau.

– C'est notre homme aucun doute. On a quoi comme infos ?

– Beaucoup de choses, on a des contacts, plusieurs échanges et même quelques indications sur ses habitudes. Il a habitude de sortir avec ses contacts pour aller diner ou ce genre de chose. Il prend des précautions, beaucoup, mais ce n'est pas le cas de ses compères. On a même une adresse qui correspond et un numéro de téléphone.

– Avec ça, on pourra le prendre en filature. Il sort où d'habitude ?

– On a eu un échange récent là dans la messagerie du vieux, ça parle d'un salon privé réservé dans un restaurant la semaine prochaine. Cela nous laisse une fenêtre d'opportunité... plutôt importante.



Réussite majeure : Non seulement des données propres à l'emplacement supposé de Mainio sont collectés sur le portable du patricien de premier rang, mais il est également permis d'anticiper un déplacement de Mainio, permettant de tenter l'assassinat en dehors de sa planque (bonus à l'assassinat ?).


Réussite mineure : Des données mobiles récupérées sur le portable du patricien permettent d'identifier le contact ou l'adresse du Capitaine Mainio, ce qui permet d'aller à sa rencontre pour tenter un assassinat, mais oblige à le cueillir à domicile


Échec mineur : Aucune récupération de données valables ou l'approche du patricien n'a pas été possible.


Échec majeur : La mise en relation du patricien et du faux journaliste a échoué, pire encore le service de sécurité ou du renseignement intérieur parvient à appréhender l'agent.
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Octobre 2018 - Récupération de données sensibles à la localisation de la cible Mainio.

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L'approche du patricien a permis la récupération d'informations décisives dans la localisation du Capitaine Mainio.

Au sein du salon réaménagé en cellule opérationnelle, les regards crispés des membres de l'escouade se concentrèrent sur l'écran depuis lequel ils observaient l'approche du faux journaliste chargé de questionner le patricien pour mieux lui déposer un malware. L'approche du politicien fortunéen rencontra ses limites, ne permettant pas la pose d'un malware faute d'une proximité optimale pour ce faire. Qu'à cela ne tienne, le commando avait paré cette éventualité en retransmettant par mail, l'enregistrement audio relatif à l'interview du vieil homme. Une fois l'interview conduite, le piège était imparable car la volonté de contrôler les tenants et les aboutissants de l'interview enregistrée se voulaient irrépressibles. Le patricien ouvrit le fichier et avec lui une boite de Pandore amorçant un dangereux engrenage destiné à tirer les fils visant à actionner la guillotine suspendue au dessus de la tête du Capitaine Mainio. Une liaison sécurisée auprès de Samir ibn Fadel, l'un des pirates informatiques du groupe, confirma rapidement l'étendue de la réussite de l'opération. Machinalement et par pur automatisme, les agents exultèrent avec silence et circonspection, levant un bras tendu et un poing serré pour témoignage d'autosatisfaction. Le chef de l'opération, le capitán Martino Morales était allé au feu pour redonner une dynamique à cette opération spéciales décisive pour la réparation des crimes pharois pendant la guerre d'invasion du Prodnov. Le segundo suboficial Ramiro Agüero Escalante, resté au quartier général pour fournir un appui visuel à distance, examine scrupuleusement les flux de données qui commencent à lui parvenir de son collègue Samir ibn Fadel. La réussite de l'opération est franche et décisive, aux messages piratés s'associe rapidement un numéro dont la triangulation révèle une position géographique doublée de coordonnées satellites exactes. La localisation de Mainio est sans équivoque et le démarrage d'une filature en temps réel permettra de déceler les points de chutes et la domiciliation de la cible. Pour le patricien mal avisé, nul dommage supplémentaire si ce n'est peut-être le moment venu, la possibilité de voir sa conscience alourdie du décès du capitaine Mainio.

Samir ibn Fadel: On tient ce rat. Je ne le lâche plus et d'ici peu, je saurais à quelle heure il va pisser. Je vous envoie une confirmation des coordonnées géographiques. Le plus dur vous appartient les amis.

Ramiro Agüero Escalante : Tu nous régales Azraq. On va pouvoir manger chaud. J'attends ça avec impatience.

La liaison avec Samir ibn Fadel (Azraq) s'interrompit, n'ayant plus nécessité à se prolonger. Un balayage des données reçues mit en branle la phase suivante, particulièrement lorsque des données issues du téléphone du patricien faisant état de déplacements susceptibles d'impliquer le vieux pharois. Le capitaine Martino Morales qui était sur le chemin du retour à la planque, reçut les premières pistes exploitables.

Ramiro Agüero Escalante : On l'a capitaine. Son numéro de téléphone est identifié et maintenant traçable

Martino Morales : Fantastique. Dieu nous a pris parmi les justes.

Les agents et le chef de cellule partagèrent des moues et soupirs de satisfaction, de soulagement, mais aussi de préparation mentale à la phase qui les attendait. Le sang doit désormais couler et l'avantage désormais concédé à la cellule lui commande une préparation minutieuse. Le portable de Mainio donnera en fin de journée son point de chute résidentiel, confirmé les soirs suivants pour ne pas le confondre avec un hôtel. La résidence de Mainio, pour ne pas dire sa planque, fait maintenant l'objet d'une surveillance scrupuleuse d'une unité des agents du Jaguar, se relayant par binôme (ils sont six sur le territoire fortunéen : Ramiro Agüero Escalante, Marisol Álvarez Cortés + chien, Javier Alcántara Núñez, Martino Morales, Kendall Gallagher, Alejandro Paredes Guzmán). L'adjudant-chef Ramiro Agüero Escalante avait dans son champs d'action la fourniture des éléments logistiques nécessaires à la conduite des opérations, tandis que le capitaine Martino Morales veillait à sa planification méticuleuse.

L'escouade avait maintenant pour elle deux atouts majeurs :

  • La surprise, le capitaine Mainio avait été localisé par l'identification de son numéro de téléphone dans le répertoire de contacts d'un politicien fortunéen. Un moyen de l'identifier et de le localiser à moindres risques puisqu'il n'impliquait pas à ce stade la mise en relation de l'escouade avec un proche de la cible qu'est Mainio. Si par un malheureux hasard, le piratage du patricien venait à faire grand bruit, il était en tout cas à ce stade impossible de faire le lien entre lui et la réelle cible de l'opération, considérant la possibilité de voir n'importe quel hackeur à l'international, susceptible de chercher à pirater les données d'un patricien fortunéen sous des considérations purement vénales voire de façon fortuite, considérant la dimension internationale et non discriminée qui peut être associée aux pratiques de hacking.

  • L'initiative, la capacité du Jaguar Paltoterran à récupérer le numéro de téléphone de Mainio permet sa localisation en temps réel, marqueur d'une position rendant optimales les conditions dans lesquelles le commando souhaiterait débuter l'interception. La fenêtre d'interception est donc très large puisque le commando a le choix de l'instant au cours duquel il tentera l'élimination du criminel de guerre.

Ces atouts majeurs, pour être exploités, devaient néanmoins s'additionner à une série d'équipements, à commencer par la fourniture d'armements que le groupe n'avait pu prendre avec lui au travers des voies de transport dites traditionnelles, ces derniers étant entrés sur le territoire fortunéen par le trafic aérien civil. C'est pourquoi l'acquisition de ces armements devait se faire sur le territoire fortunéen lui-même, où la vente d'armes reste malgré tout suffisamment réglementée pour se faire via les voies légales. L'acquisition des armements nécessaires aux opérations devait donc se faire par la mise en place d'un stratagème pour lequel il eut été difficile de tenir à l'écart le service de renseignement alguareno : l'Oficina de Investigacion y Seguridad Federal (OISF). Outre le renseignement alguareno, le Jaguar Paltoterran pouvait faire l'étalage de certains points d'entrée au sein de l'armée fédérale, par le biais de l'ex-Général-Brigadier Eli Bryggman, un ancien général de l'armée fédérée de Felicize, adoubé responsable du renseignement et du contre-renseignement au sein de l'organisation paramilitaire. Un background l'ayant amené à conserver des liens avec certains officiers et soldats le tenant en grande estime, comme lorsque l'un d'eux lui communiqua le départ d'une flotte wanmirienne en eaux nazumi, une information stratégique donnant lieu à l'opération Espada de Cristal consistant en l'attaque aérienne d'une flotte westalienne pour répondre à un contrat stérusien et parallèlement saper la réputation industrielle du concurrent wanmirien. Considérant les alliances défensives et les partenariats militaires en cours entre la Sérénissime République de Fortuna et la Fédération d'Alguarena, le capitaine Martino Morales consentit à un fait simple, des armes étaient présentes au Fortuna, au sein de bases et terrains de manoeuvres alguarenos, qu'il eut été périlleusement inutile de se risquer à en importer.

L'acquisition des armes s'opéra donc sous l'effet d'un jeu de dupes, coanimé par le renseignement alguareno et le commando. Rendez-vous était donné dans une ancienne ferme abandonnée et en déshérence, pour s'assurer l'inoccupation et le désintérêt de chacun le temps de leur bref échange. La rencontre mit face à face le capitaine Morales et un agent de liaison de l'OISF. L'agent du renseignement lui confia un mot écrit, sans autres paroles compromettantes de crainte qu'une autre agence gouvernementale ne les écouta. Le capitaine Martino Morales prit possession du document dont la clé de cryptage lui était parvenue quelques jours plus tôt et de façon indépendante. Il en mémorisa le contenu avant d'enterrer celui-ci dans l'oubli au travers d'un brasero chargé de noircir chaque lettre avant d'éparpiller les cendres. Lorsque leurs regards se croisèrent de nouveau, le capitaine Morales ne su réellement si l'agent Manaloto était au fait des informations qu'il venait de lui transmettre. Une phrase posée pour courtoisie ou possible menace conclut l'échange.

Agent Feo Manaloto : Félicitations pour votre réussite mais la ligne d'arrivée est au prochain virage. Bonne chance.

L'officier du Jaguar Paltoterran acquiesça énergiquement, il savait désormais que les services du renseignement alguarenos feinteraient la perte d'une caisse d'armes conditionnée pour les besoins d'une manoeuvre d'entrainement qui n'aurait jamais lieu. Un contenu personnalisé selon les desideratas et besoins du commando. Le commando se rendit donc sur le terrain de manoeuvre quatre jours plus tard après sa rencontre avec l'agent de l'OISF. Un véhicule utilitaire était présent sur place, bâché à l'arrière. Les agents du Jaguar Paltoterran l'approchèrent avec une méfiance innée, les clés avaient laissées sur le contact mais pas que, une caisse imposante siégeait à l'arrière du véhicule. Un pied de biche ôta tout mystère autour de son contenu, où une demi-dizaines de fusils d'assaut et armes de poing trônaient avec leurs accessoires tactiques. Enfin pas réellement car la pièce maitresse à cette généreuse offrande était peut-être le Rifle de Precisión & Antimaterial "RPA-21" destiné au sniper du commando, Javier Alcántara Núñez. Un fusil de précision avec lunette optique x8 qui n'avait rien à envier à ceux en dotation dans l'armée fédérale alguarena et pour cause, celui-ci leur était destiné et conditionné pour l'opération. A côté même si nous commencions à laisser entendre qu'ils avaient pâles figures, les fusils d'assaut munis d'une crosse tactique et de rails permettant l'accessoirisation au travers de lance-grenades, fusils à pompes et autres viseurs viseurs holographiques pour le rail supérieur. Plusieurs charges explosives dites "d'ouverture" étaient présentes. Des explosifs courant en manoeuvre puisqu'ils avaient vocation à permettre la destruction d'une porte ou d'une fenêtre. Ils ne soufraient donc pas de la même vigilance qu'un pain d'explosifs destiné à neutraliser un véhicule blindé ou une position fortifiée. Cette aide concédée par le renseignement alguareno, bien qu'elle ne suffisait à elle seule le lancement de l'opération, levait une série d'obstacles logistiques. A la marge de cette acquisition, le commando avait d'autres besoins reposant sur la nécessité d'acquérir des véhicules civils de manufactures robustes et des drones miniatures issus là encore du marché civils. Des acquisitions sans complexité aucune, étrangère à la vigilance des autorités, qui nécessitaient à proprement parler des liquidités et une fausse identité.

Les recherches liées à ces acquisitions les conduisirent plusieurs jours après à se rendre sur le parking d'un garage provinciale, voulant par là s'assurer de limiter leur exposition à un système de surveillance quelconque comme il en serait assurément question dans les principales concessions des grandes agglomérations. Le commercial, gérant et porteur d'autres innombrables casquettes pour l'établissement se présenta à eux, vantant les mérites de son offre, articulée autour d'un utilitaire noir. Le commando avait en effet quelques réticences à utiliser le véhicule fourni par le renseignement alguareno, craignant qu'il ne soit piégé ou simplement géolocalisé, en vue d'effacer les compromettants témoins qu'ils étaient après opération. L'utilitaire fourni était en effet une belle pièce, considérant le pare-buffle qu'il possédait à l'avant, ainsi que la trappe qui permettait d'aérer l'habitacle voire dans leur idée de monter sur le toit dudit utilitaire... Le reste de l'équipe avait récupérer un SUV, dans le cas où l'utilitaire était neutralisé en opération, de sorte à leur permettre une extraction rapide malgré tout. Les ingrédients étaient réunis et le service pouvait maintenant poursuivre sur les "plats chauds".
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Février 2019 - Plan A : Tentative d'élimination du capitaine Mainio sur la base d'une "fenêtre d'opportunité".

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Le hacking du téléphone d'un patricien fortunéen a permis d'identifier, de localiser et plus encore d'anticiper certains déplacements du capitaine Mainio.


L'infiltration et le hacking réussis du téléphone d'un patricien conditionnent le déroulé de la phase finale d'une opération tenue en haleine depuis plusieurs années. La traque de leur cible trouve en effet aujourd'hui une accélération toute particulière puisqu'il leur est donnée l'opportunité de localiser leur cible mais aussi d'anticiper certains de ses déplacements en lien avec le cercle des patriciens. A ce titre, il a été décelé l'imminence d'un déplacement de la cible vers un autre lieu provincial dans la résidence d'un patricien constitutif de son réseau en Fortuna, que dis-je de son assurance vie... La localisation de la planque du capitaine Mainio et l'identification d'un lieu de rendez-vous daté pour ce dernier autorise nécessairement le commando du Jaguar Paltoterran à identifier un itinéraire prédéterminé par la cible, de son lieu de résidence vers le point de rendez-vous. Un itinéraire facilement identifiable, anticipé qui permet au commando d'envisager les meilleures opportunités d'interception au travers de ce parcours. Exploiter les déplacements du capitaine Mainio, alors même que la localisation de sa résidence est connue, permet une réelle capitalisation sur les forces de cette interception.

S'agissant d'une opération en milieu ouvert, avec la survenue possible d'éléments tierces, hostiles voire même armés, le commando entend mobiliser l'intégralité des ressources humaines et matérielles à sa disposition dans le pays et au-delà.

(RESSOURCES HORS FORTUNA)

  • Le Général Brigadier Eli Bryggman, responsable du renseignement et du contre-renseignement pour le Jaguar Paltoterran, supervisera personnellement le déroulé de l'opération et prendra en charge les orientations stratégiques lorsqu'une décision soumise à des accréditations de niveau 3 s'imposeront.

  • L'adjudant Horacio Méndez Solari (Bengãr) sera quant à lui l'analyste terrain et opérateur en imagerie opérationnelle de la mission. L'opération mobilisant en effet un à plusieurs drones tactiques manoeuvrés par des opérateurs sur place, l'adjudant Méndez Solari apportera son concours dans l'imagerie afin de parfaire la reconnaissance, le suivi et le compte-rendu d'opération à la hiérarchie mais aussi aux opérateurs du Jaguar sur zone s'ils venaient à insuffisamment interpréter une menace à l'affichage.

  • Caporal Samir ibn Fadel dit Azraq, interviendra lui aussi sur son domaine de prédilection puisqu'il apportera son expertise dans l'exploitation des technologies, notamment en accompagnant le tracking et la géolocalisation du téléphone portable de la cible, maintenant localisable après en avoir récupéré le numéro lors d'une précédente opération.

(RESSOURCES EN FORTUNA)

  • Capitaine Martino Morales (Rippa), comme à son habitude il est le planificateur opérationnel de la mission. C'est-à-dire qu'une fois l'objectif et le résultat escompté connus, il a à sa charge le choix des moyens ainsi que des méthodes dans le cas où le plan initial dévierait des trajectoires convenues.

  • L'adjudant-chef Ramiro Agüero Escalante soit Galpón pour son indicatif opérationnel, est le coordinateur technique avancé et accessoirement le commandant d'escouade en second dans le cas où le capitaine Morales ne serait plus en mesure d'assurer son commandement. Il a également eu à sa charge et cela avant la mission, le soin d'identifier et de fournir les moyens matériels prédestinés à l'opération, non sans parfois avoir à le modifier lui-même (aménagement d'éléments de renforcement des véhicules comme un pare-buffle avant, l'accessoirisation des armes, ect...).


  • Le lieutenant Kendall Gallagher (Toutatis), bien qu'officier, est ici en qualité d'intervenant extérieur au commando et n'entre pas conséquent pas dans la désignation d'un commandant en second pour l'escouade. Il est ici pour conseiller le déroulé des opérations et si nécessaire opérer des actions d'extraction d'informations sur un proche de Mainio ou Mainio lui-même si l'opération nécessitait une reprise en mains. Le lieutenant Gallagher peut également faire office de médecin militaire.

(RESSOURCES MATERIELLES)

  • Plusieurs véhicules civils, banalisés : un SUV, un utilitaire aux tons communs (gris, noir ou blanc) et même une moto. Ces véhicules peuvent décemment faire l'objet d'une acquisition sur le marché civil et sous une fausse identité. Ils ne font donc pas l'objet d'une fourniture identifiée comme risquée, pour l'équipement du commando.


  • Plusieurs drones d'enregistrement discrets d'une taille maximale de trente centimètres possiblement moins, issu du marché civil qu'Alejandro Paredes Guzmán dit Condoro, est tout à fait capable de conditionner pour les intégrer pleinement à la mission, s'agissant d'un opérateur de drones qualifié, identifié parmi les experts engagés sur leur maintenance et retro ingénierie. Il s'agirait en quelques sortes de nano-drones équipés (ou conditionnables) d'un optique infrarouge voire thermique, ainsi rendus capables de se glisser sous les lignes de haute tension ou d'en rester éloignés grâce à une caméra haute définition.

MANIERE D'OPERER

Identification d'un itinéraire pour la tenue d'une embuscade au convoi de Mainio.
L'opération de localisation du Capitaine Mainio a également permis l'identification d'un évènement daté vers lequel sa présence est confirmée. La planque du capitaine Mainio et cet évènement identifié, il est aisé de déceler un itinéraire emprunté pour faire la jonction des deux points. Un itinéraire qu'il sera facile de confirmer par la géolocalisation du téléphone portable de Mainio, préalablement identifié. L'effet de surprise étant favorable aux commandos du Jaguar, il leur est permis de faire un repérage de l'itinéraire emprunté par Mainio depuis sa campagne vers la grande agglomération de Rivoli, chargée de dynamiser l'arrondissement. Des zones et goulots d'étranglement sont recherchés, à l'instar de sentiers plus étroits, périphériques à une zone forestière qui permettrait de laisser approcher le convoi et de n'être déceler que le plus tardivement possible, une gare routière. Ce repérage de l'itinéraire, s'il identifie es zones à opérer, permet aussi de savoir lesquelles sont à éviter, par la présence de postes de police, la tenue d'évènement dans certaines agglomérations à la date voulue et qui seraient susceptibles de brasser des forces de l'ordre ou à minima d'entraver les mouvements véhiculés sur zone. Au terme de cette analyse, le commando du Jaguar Paltoterran entend précisément savoir quand et où frapper.

Interception du convoi.
La géolocalisation du téléphone de Mainio permettra de connaitre sa position en temps réel pour organiser le positionnement en tenaille de son véhicule, entre le van et le SUV. Le van devra doubler le véhicule de Mainio de sorte à rythmer sa progression, sans permettre à ce dernier de le doubler après coup. Des tireurs du Jaguar Paltoterran seront présents à l'arrière du van et ouvriront les portes arrières de celui-ci pour opérer des tirs de lance-grenades montés sur fusil d'assaut, afin de retourner le véhicule de Mainio ou de lui imposer une sortie de route. Le véhcule de Mainio immobilisé, un commando du Jaguar se présentera avec une charge explosive de contact, montée sur canne télescopique pour ouvrir une portière ou une vitre principale à l'avant ou l'arrière du véhicule, s'il était avéré que celui-ci était blindé. La cible sera identifiée visuellement, sa protection rapprochée s'il y a lieu éliminée. L'assassinat sera filmé jusqu'à l'agonie du capitaine Mainio, provoquée par le jet d'un cocktail molotov le faisant quitter terre sous une douleur atroce. Le convoi du Jaguar Paltoterran repartira par les routes de campagne. Le van sera déposé en lisière de forêt et incendié, l'équipe s'exfiltrera alors par le biais du SUV restant.
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Février 2019 - Plan B : Assaut sur la résidence du capitaine Mainio.

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L'infiltration de la résidence repose sur trois phases : le déclenchement d'une charge de contact sur ouverture (présentement une fenêtre), le déploiement d'une passerelle d'assaut depuis un véhicule, l'eprunt de la passerelle par l'escouade d'assaut qui peut opérer où elle souhaite .


Sur une opération aussi sensible que celle-ci, impliquant l'assassinat d'une personnalité possiblement escortée, l'organisation d'un plan B pouvant aider à la décision du déclenchement des opérations est un préalable nécessaire. Le plan A, désireux de saisir des fenêtres d'opportunités autour des déplacements de Mainio, peut malgré tout comprendre une part d'inconnu susceptible de bouger les lignes écrites. C'est pourquoi, malgré cet avantage notable, le Jaguar Paltoterran consent assez logiquement à la définition d'un plan secondaire, applicable indépendamment de la faisabilité du premier. De la sorte, le commandement des opérations, ici incarné par le Général Brigadier Eli Bryggman, a le choix du déclenchement de l'un ou l'autre des plans dans l'éventualité où l'une ou bien encore plusieurs des conditions permettant son exécution ne seraient pas réuni. La personne en responsabilité peut choisir et donc engager son libre arbitre dans la tenue ou l'annulation d'une opération, opération elle-même déclinée sous différentes approches. La fomentation d'un plan B vise ici alors à maximiser les opportunités de tenir cette opération, indépendamment des facteurs extérieurs et du risque incompressible qui empêcherait sa tenue. Dans le cadre de cette deuxième voie, les cerveaux de l'opération viennent envisager la tenue d'une nouvelle opération en milieu que l'on pourrait décemment qualifier de semi-ouvert, s'agissant de la résidence du capitaine Mainio après sa géolocalisation. Le but serait alors de déployer un commando face à une cible statique, avec un seuil de vigilance bas.

(RESSOURCES HORS FORTUNA)

  • Le Général Brigadier Eli Bryggman, responsable du renseignement et du contre-renseignement pour le Jaguar Paltoterran, supervisera personnellement le déroulé de l'opération et prendra en charge les orientations stratégiques lorsqu'une décision soumise à des accréditations de niveau 3 s'imposeront.

  • L'adjudant Horacio Méndez Solari (Bengãr) sera quant à lui l'analyste terrain et opérateur en imagerie opérationnelle de la mission. L'opération mobilisant en effet un à plusieurs drones tactiques manoeuvrés par des opérateurs sur place, l'adjudant Méndez Solari apportera son concours dans l'imagerie afin de parfaire la reconnaissance, le suivi et le compte-rendu d'opération à la hiérarchie mais aussi aux opérateurs du Jaguar sur zone s'ils venaient à insuffisamment interpréter une menace à l'affichage.

  • Caporal Samir ibn Fadel dit Azraq, interviendra lui aussi sur son domaine de prédilection puisqu'il apportera son expertise dans l'exploitation des technologies, notamment en accompagnant le tracking et la géolocalisation du téléphone portable de la cible, maintenant localisable après en avoir récupéré le numéro lors d'une précédente opération.

(RESSOURCES EN FORTUNA)

  • Capitaine Martino Morales (Rippa), comme à son habitude il est le planificateur opérationnel de la mission. C'est-à-dire qu'une fois l'objectif et le résultat escompté connus, il a à sa charge le choix des moyens ainsi que des méthodes dans le cas où le plan initial dévierait des trajectoires convenues.

  • L'adjudant-chef Ramiro Agüero Escalante soit Galpón pour son indicatif opérationnel, est le coordinateur technique avancé et accessoirement le commandant d'escouade en second dans le cas où le capitaine Morales ne serait plus en mesure d'assurer son commandement. Il a également eu à sa charge et cela avant la mission, le soin d'identifier et de fournir les moyens matériels prédestinés à l'opération, non sans parfois avoir à le modifier lui-même (aménagement d'éléments de renforcement des véhicules comme un pare-buffle avant, l'accessoirisation des armes, ect...).

  • Les caporaux Marisol Álvarez Cortés (Híbrida), son chien Cumo, Javier Alcántara Núñez (Silvebarbo) ainsi que le soldat Alejandro Paredes Guzmán (Condoro) se font ici les éléments de l'escouade d'assaut chargées de prendre possession de la résidence des Mainio. Ce seront les éléments chargés d'entrer en contact avec la cible et ses potentiels éléments de sécurité rapprochée. Ils auront pour cela la nécessité de se reposer sur une partie de leurs atouts, à commencer par la présence d'une équipe cynophile en la personne de Marisol Álvarez Cortés et son doberman Cumo. Alejandro Paredes Guzmán va lui concourir à la sécurisation du théâtre d'opération par des manoeuvres aériennes au moyen de drones chargés de survoler la propriété. Un élément de l'escouade mis en retrait, ne sera lui non plus pas à négliger. Il s'agira nécessairement de Javier Alcántara Núñez, le tireur de précision de l'escouade, chargé d'offrir une couverture omniscience au moyen d'un fusil de précision. Si la cible demeurait obstinément dissimulée derrière les murs de la résidence, le véritable enjeu de la présence de Javier Alcántara Núñez serait alors d'entamer une observation des axes routiers adjacents à la propriété, pour anticiper la venue d'une tierce partie, qu'il soit question d'autres éléments de sécurité de la cible, des forces de l'ordre ou de civils lambdas même.

  • Le lieutenant Kendall Gallagher (Toutatis), bien qu'officier, est ici en qualité d'intervenant extérieur au commando et n'entre pas conséquent pas dans la désignation d'un commandant en second pour l'escouade. Il est ici pour conseiller le déroulé des opérations et si nécessaire opérer des actions d'extraction d'informations sur un proche de Mainio ou Mainio lui-même si l'opération nécessitait une reprise en mains. Le lieutenant Gallagher peut également faire office de médecin militaire.

(RESSOURCES MATERIELLES)

  • Plusieurs véhicules civils, banalisés : un SUV, un utilitaire aux tons communs (gris, noir ou blanc) et même une moto. Ces véhicules peuvent décemment faire l'objet d'une acquisition sur le marché civil et sous une fausse identité. Ils ne font donc pas l'objet d'une fourniture identifiée comme risquée, pour l'équipement du commando.


  • Plusieurs drones d'enregistrement discrets d'une taille maximale de trente centimètres possiblement moins, issu du marché civil qu'Alejandro Paredes Guzmán dit Condoro, est tout à fait capable de conditionner pour les intégrer pleinement à la mission, s'agissant d'un opérateur de drones qualifié, identifié parmi les experts engagés sur leur maintenance et retro ingénierie. Il s'agirait en quelques sortes de nano-drones équipés (ou conditionnables) d'un optique infrarouge voire thermique, ainsi rendus capables de se glisser sous les lignes de haute tension ou d'en rester éloignés grâce à une caméra haute définition.

MANIERE D'OPERER

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Le plan B prévoit une action musclée au sein de la résidence de Mainio, avec l'emploi de charges d'ouverture sur portes et fenêtres, dirigées depuis une canne télescopique tandis qu'à côté on opère un assaut à l'étage, depuis des passerelles d'assaut positionnées en une fraction de seconde, depuis la trappe au toit d'un véhicule (illustration).


Bouclage de la résidence.
L'assaut sera perpétré par trois unités distinctes :

  • Tout d'abord il y aura Javier Alcántara Núñez dit Silvebarbo, il conduira le van à proximité de sa position de tir et de son poste d'observation. Il embarquera à l'arrière dudit van une moto pour pouvoir en cas de coups dur s'enfuir plus facilement face à des poursuivants véhiculés. Son rôle principal consistera à opérer une observation et si nécessaire une suppression, d'hostiles entrant sur la scène d'opération. L'axe routier donnant l'accès à la propriété sera par conséquent assez scruté. Si la configuration des lieux le permet et non sans une première reconnaissance pour identifier d'éventuelles pièces occupées par la cible ou son cordon de sécurité, une coupure de courant préalable à l'infiltration serait souhaitable, les commandos conservant un avantage tactique par la présence de lunettes infrarouge voire thermique.

  • Ensuite il y aura Alejandro Paredes Guzmán, connu en opération sous le pseudonyme Condoro. Il effectuera des reconnaissances tactiques de la propriété au moyen de drones. Si l'opération tourne au vinaigre et nécessite l'exfiltration des coéquipiers, il quittera son statut d'observateur tactique pour engager pleinement le combat avec les hostiles, pour non pas éliminer la cible, mais faciliter l'extraction sans risquer la perte d'un frère d'armes.

  • Enfin, non des moindres, la troisième unité est l'escouade d'assaut elle-même, qui sera rendue mobile grâce au SUV restant. Equipé d'un treuil à l'avant avec attelage, il lui sera permis de rapidement arimer le portail au véhicule pour arracher celui-ci. Cette opération sera entamée une fois l'assurance que les sentinelles à l'intérieur de la propriété seront éliminées. Le tireur de précision et l'escouade d'assaut, infiltrée à pied par l'escalade du mur de la propriété, auront pour mission initiale l'élimination des hostiles dans la propriété extérieure de la résidence. Une fois le véhicule entré sur la propriété, l'escouade d'assaut se met en position avec une charge de contact, armée sur une canne télescopique. Le but sera alors de frapper une fenêtre en hauteur lorsque le SUV se mettra en position à proximité, en vue de faciliter la pose d'une passerelle d'assaut depuis le toit d'un SUV.

Infiltration de la résidence.
La charge dite d'ouverture est actionnée, au contact de la fenêtre. Le capitaine Martino Morales (Rippa), l'adjudant-chef Ramiro Agüero Escalante, le lieutenant Kendall Gallagher (Toutatis), ainsi que la caporale Marisol Álvarez Cortés (Híbrida) et son chien Cumo, constitueront la colonne d'assaut pour infiltrer la résidence des Mainio. L'escouade fait le choix de donner l'assaut de nuit car l'infiltration et surtout la surprise sont plus aisées. Il est en effet permis de voir d'un coup d'oeil quelles pièces du bâtiment sont occupées par des vigies éveillées... Le choix d'opérer avec des charges d'ouverture montées sur cannes télescopiques permet de créer la surprise en choisissant le point d'entrée inattendu pour la poursuite des opérations. L'escouade s'évite ainsi de dangereux goulots d'étranglement, tels qu'un couloir ou un escalier, en choisissant l'endroit où ils infiltrent la résidence sans avoir à s'y mouvoir de long en large, s'évitant d'âpres affrontements autour de positions facilement défendables par un hostile possiblement armé.

Elimination de la cible
Comme il a été stipulé par le commanditaire Gregorio Almodóvar le but est de faire payer le capitaine Mainio, se faisant une personnalité politique pharoise de premier plan pendant la guerre prodnovienne, nécessaire au fait de l'infamie qui guettait les manoeuvres des forces armées pharoises. Le fils de Gregorio Almodóvar ayant été tué dans les bombardements pharois ayant précédé l'invasion du Prodnov, l'élimination du Capitaine Mainio et l'infiltration de sa résidence implique possiblement l'élimination de proches et membres de sa famille. L'objectif est alors de tuer Mainio après l'avoir préalablement fait assister à l'exécution de ses proches, particulièrement son fils. L'assassinat du capitaine Mainio, s'il est sollicité et appelé tel un voeu pieux, se relègue donc au second rang qu'est celui de lui imposer une vision d'horreur par l'assassinat préalablement de son cercle familial.
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Po Yuming
Po Yuming
Alias « Li Tianyue »
Fille de Po Dongfang, ancienne Première-Secrétaire du PCB


    28 décembre 2018
    Aéroport International de Haijing


    18h25

    Ce n'est pas très compliqué de se procurer des faux papiers quand on est Première-Secrétaire du Parti Communiste. Yuming feuilletait à nouveau son passeport au nom de Li Tianyue. Un nom assez classique au final, le même qu'elle avait choisi dix ans plus tôt lors de son année d'étude au Fortuna. Cela lui faisait étrange de revoir son visage avec ces cheveux courts. Dans la matinée, elle s'était coupée les cheveux pour passer inaperçue et elle accompagnait sa transformation de lunettes de soleil opaques. Tirant son bagage à roulette, elle se dirigea en direction du comptoir d'enregistrement où un agent de l'aéroport s'occupa de l'étiquetage de son bagage et de sa prise en charge. La Première-Secrétaire glissa ses papiers d'identité dans sa direction. L'agent ouvrit le passeport.
    — Pouvez-vous retirer vos lunettes, s'il-vous-plaît ?
    Yuming ne ressentit aucune pression. Elle était consciente qu'il y avait des chances que l'agent la reconnaisse, mais elle savait aussi que si c'était le cas, il penserait qu'elle était dans une mission délicate et qu'il n'allait pas créer d'évènements. L'homme parcourut un moment son visage en le comparant au passeport. Yuming ne parvint pas à déceler chez lui un quelconque indice indiquant qu'il avait deviné son identité réelle. Elle entendit juste un bruit d'impression, et l'agent lui tendit ses documents.
    — Voici votre passeport et votre carte d'embarquement. Je vous souhaite bon voyage en Sérénissime République de Fortuna.


    20h12

    — Boarding completed.
    Yuming n'écouta que d'une oreille les mesures de sécurité que les stewarts illustraient de leur chorégraphie habituelle. Son regard était plongé à travers le hublot, sur le tarmac de l'Aéroport Internationale de Haijing. Ce n'était pas la première fois qu'elle quittait ce sol, mais c'était bien la première fois qu'elle ignorait quand elle y remettrait les pieds. L'ancienne cadre du parti ressentait une légère tristesse à l'impression d'abandonner sa patrie. Sa vision modérée de la Révolution Baïshanaise et les désaccords grandissants avec son père l'avait forcée à quitter sa Nation pour rester fidèle à ses valeurs. Car il y a bien une chose qu'elle avait apprise lors de son année au Fortuna, c'était qu'il était plus honorable de suivre ses propres valeurs que de suivre celles des autres.
    La femme sortit un instant son portable et envoya un message rapide à son partenaire.

DESTINATAIRE : Chen Gaohun
« Je décolle.
À bientôt
520 »

    — Veuillez activer le mode Avion, s'il-vous-plaît. Lui demanda une hôtesse.
    Po Yuming s'exécuta. Après tout, ce n'était qu'un au revoir.


    29 décembre 2018
    Ville de Fortuna
    5h15


DESTINATAIRE : Chen Gaohun
« Tout juste arrivée, hâte que tu arrives.
On s'appelle quand j'arrive à l'hôtel. »

    Yuming venait de sortir de l'aéroport et se dirigeait vers la file de taxis qui attendaient. Un chauffeur prit aussitôt l'initiative de venir l'aider avec ses bagages en échange d'une course. La femme se laissa faire, habituée à ce que l'on s'occupe de la logistique à sa place. Elle entra dans le véhicule et annonça l'adresse de son hôtel afin que son conducteur prenne marche.
    Dehors, le jour commençait à pointer ses premières lueurs, chassant petit à petit les étoiles les moins brillantes du ciel. Fortuna était moins dense que Haijing, et son architecture typique Eurysienne lui rappela tout de suite les bons moments qu'elle avait passés ici. Peut-être qu'elle arriverait à prendre contact avec ses anciennes amies.
    Elle s'affaissa peu à peu dans son fauteuil. Loin des combats de la vie politique baïshanaise, elle s'apaisait peu à peu. Une autre vie commençait, et l'air tempérée et maritime du Fortuna apportait avec elle sa légèreté. Une autre vie commençait, mais le combat n'était pas fini.
10041
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Mars 2019 - Tentative d'assassinat du Capitaine Mainio.

ACTION A CONSEQUENCES GRAVES


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"Avec tous ces points rouges braqués sur lui, Mainio va finir par porter le bindi" Général-Brigadier Eli Bryggman, responsable du renseignement et du contre-renseignement.


Pays infiltrant/réalisant l'opération : Jaguar Paltoterran
Pays infiltré/cible : Sérénnissime République de Fortuna

Prévisionnel de la date (RP) de l'action clandestine/de déclenchement: 06/03/2019 (+21 jours RP / 7 jours IRL) soit le 27/03/2019 inRP et le 04/04/2026 à partir de 00h00 HRP.

Objectifs :
Réussite majeure : Assassinat "propre" de Mainio, selon des conditions optimales, sans dommages collatéraux. L'incrimination du Jaguar Paltoterran n'est pas permise, même après investigation.
Réussite mineure : Assassinat "sale" de Mainio avec dommages collatéraux (échanges de tirs avec une patrouille de police fortunéenne, mort d'un chiot ou d'un chaton qu'en sais-je?)
Echec mineur : L'assassinat n'a pu avoir lieu, à cause d'un élément perturbateur qui prive l'opération de son déclenchement : statu quo, le bonus reste actif sur un nouvel essai.
Echec majeur : La tentative a échoué non sans casse, marquée par la mort ou l'arrestation de plusieurs agents clairement rattachables à l'organisation paramilitaire. Le bonus escompté par la précédente opération est logiquement annulé et une nouvelle tentative implique un malus à la réalisation.

Enjeu : L'opération d'assassinat du Capitaine Mainio répond à trois enjeux :
  • l'élimination d'un vestige politique pharois et de son réseau intégré à la marge de la politique fortunéenne,
  • l'envoi d'un message dissuasif aux autorités fortunéennes qui voudraient à nouveau coopérer avec un criminel de guerre investi sur des exactions contre une force de maintien de la paix de l'ONC.

Moyens engagés:

Moyens humains : Pour le commandement stratégique il y a le Général Brigadier Eli Bryggman chargé de superviser l'ensemble des moyens déployés et d'acter le validation du déclenchement de l'opération dès lors qu'un fait nouveau majeur est susceptible de modifier significativement les risques de l'opération en cours. Sur des questions d'ordre logistique et support, il y a l'adjudant Horacio Méndez Solari et le caporal Samir ibn Fadel. Le premier est un opérateur aguerri de l'imagerie et la surveillance par drone chargé d'apporter sa vigilance et expertise pour le décryptage des manoeuvres de reconnaissance aériennes par drone, le second veille quant à lui à fournir des éléments de localisation précis et instantanés quant à l'emplacement de la cible, de sorte à faciliter les opérations en cours. La récupération d'un numéro de téléphone associé au personnage du capitaine Mainio permet effectivement la géolocalisation de ce dernier.

En ce qui concerne le commandement tactique et opérationnel, c'est assurément le capitaine Martino Morales qui y est pressenti, en étant par ailleurs le planificateur. L'adjudant-chef Ramiro Agüero Escalante ne démérite pas non plus, s'agissant du personnel affairé à la récupération ainsi qu'à la coordination des moyens opérationnels pour le lancement de la mission.

Vient enfin l'ossature de l'opération, formalisée par les équipes d'assaut. Réparties en deux unités, les unités d'assaut comprennent d'abord Javier Alcántara Núñez et Alejandro Paredes Guzmán, respectivement tireur de précision en couverture et l'autre opérateur de reconnaissance. Vient ensuite ce qu'on appelle dans le jargon l'unité de "contact", matérialisée derrière Marisol Álvarez Cortés, son chien d'assaut Cumo, et le lieutenant Kendall Gallagher. Ils sont eux chargés d'offrir une prévention des pièges et explosifs lors de la pénétration du bâtiment, tandis que le lieutenant fournit un appui médical tactique ainsi que des aptitudes à l'extraction d'informations. Pour lui permettre de fonctionner de façon optimale, le binôme d'assaut est complété par les personnels attachés au commandement opérationnel, soit le capitaine Morales et l'adjudant-chef Agüero Escalante.

Moyens matériels :
  • plusieurs véhicules banalisés de type SUV, van et moto (soit 2 véhicules légers tout-terrain lvl11 et 1 véhicule utilitaire lvl11),
  • 2 drones de reconnaissance miniaturisés (2 drones de reconnaissance lvl5),

Identification des cibles : Province #24708 - Sérénissime République de Fortuna.
  • Province de Rivoli où est réputé se domicilier le capitaine Mainio (validation de Daelin).
  • le capitaine Mainio lui-même et sa famille,
  • tout personnel inscrit dans le dispositif de sécurité de la cible.

Chaine logistique :
  • Un bon nombre des équipements employés revêt de la catégorie civile et ne souffre donc pas de restrictions à l'acquisition (SUV, van, moto et drones d'observation). Ils sont toutefois acquis sous fausse identité et ensuite modifiés pour faciliter leur emploi opérationnel sur une mission clandestine.
  • l'armement est lui plus difficile à acquérir car la législation fortunéenne ne semble prévoir une liberté totale de vente et acquisition. La récupération d'armes de combat se fait donc par le biais des services secrets alguarenos de l'OISF qui profitent del 'existence de coopérations militaires entre le Fortuna et l'Alguarena pour faire entrer des équipements sous couvert de l'approvisionnement des infrastructures militaires alguarenas sur place, que le commando récupérera ensuite sur un terrain de manoeuvre.

Manière d'opérer :
  • Le commando du Jaguar Paltoterran profite d'une opération de localisation de leur cible pour identifier en temps réel sa position (géolocalisation du téléphone portable dont le numéro a été récupéré parmi les données hackées du patricien fortunéen).
  • Le commando prévoit en réalité deux plans (A et B) pour atteindre leur cible. Le plan A tient compte d'un déplacement de la cible pour justifier d'une vulnérabilité de celle-ci tandis que le plan B détaille un assaut sur la résidence même du Capitaine Mainio. La présence de plusieurs plans permet l'adaptation de la solution face à un contexte mouvant. Une équipe misant sur un plan unique peut difficilement adapter sa réponse aux imprévus.
  • Le plan A consiste en l'identification d'un axe stratégique favorisant l'embuscade du véhicule de la cible, en mouvement entre sa résidence et un point de rendez-vous anticipé via les données hackées. On cherche alors à identifier une route relativement isolée, justifiant d'un éloignement des infrastructures policières. La présence d'une zone forestière est privilégiée. Il s'en suit alors une filature numérique et visuelle de la cible, effectuées à la fois via le tracking GPS du téléphone que l'emploi de drones en soutien discret. Sa localisation et le timing parfaits viendra ensuite l'interception, reposant sur la prise en tenaille du convoi/du véhicule de la cible, pour ensuite l'immobiliser d'un tir de lance-grenades effectué depuis l'arrière d'un van précédent le convoi. Le véhicule de la cible après une sortie de route et une immobilisation est ouvert au moyen d'une charge d'ouverture/contact et la cible y est visuellement confirmée/filmée en train d'y brûler vif au moyen d'un cocktail molotov. Une exécution filmée destinée à satisfaire le client qu'est Gregorio Almodóvar, soucieux de voir la victime souffrir avant sa mort. La présence drones de reconnaissance facilite la localisation du véhicule, en plus du traçage du numéro de téléphone de la cible.
  • Le plan B vient lui orchestrer un assaut lourd sur la résidence ou la planque de la cible. L'assaut est préparé par une tentative d'isolement de la zone, avec d'abord la surveillance des axes reliant la propriété aux infrastructures routières de la région. Le tireur de précision du groupe associé à l'opérateur de drones peuvent remplir la fonction. L'assaut s'opérant de nuit, il est opportun d'envisager une coupure de courant en parallèle. De la sorte, il ne sera pas possible de faire usage d'un éclairage pour momentanément éblouir l'escouade chargée de l'assaut au moyen de lunettes infrarouges. L'accès à la propriété peut se faire via un SUV équipé d'un treuil avant, pour si nécessaire dégonder le portail. Le commando aura préalablement infiltré à pied la propriété, pour possiblement éliminer des sentinelles au poste de garde et pacifier le périmètre extérieur de la résidence avant le passage du véhicule d'assaut. L'accès au bâtiment est quant à lui rendu possible par l'emploi de charges d'ouverture sur une fenêtre, de préférence à l'étage pour éviter des goulots d'étranglement dans la prise de possession des lieux (ex: escalier). En outre, cela permet d'accéder plus rapidement aux chambres où la cible est réputée se trouver à cette heure de la nuit. La cible maitrisée et sa sécurité éliminée, une mise en scène est nécessaire pour satisfaire le client, le fils de Mainio est idéalement torturé et exécuté, avantque son père ne soit exécuté à son tour après s'être fait le spectateur à cela.

Atouts de l'opération :
  • Il existe un plan A qui entend tirer profit d'une opportunité de déplacement de la cible, limitant le risque à l'exécution par le commando, étant donné la recherche d'une certaine vulnérabilité de la cible.
  • La confiance n'exclut pas le contrôle, il existe aussi un plan B, permettant une solution de repli dans le cas où les conditions d'execution du plan initial seraient autrement que pleinement satisfaisante. L'élaboration de plusieurs plans multiplie de facto les opportunités et les initiatives au lancement de l'opération sous des conditions optimales.
  • Le capitaine Mainio est possiblement protégé par des agents de sécurité ou anciens des services du renseignement pharois, c'est vrai. Néanmoins, ces agents ne disposent plus de l'infrastructure opérationnelle de la CARPE, ce sont des porte-flingues, et plus le service du renseignement structuré et coordonné qu'a pu être la CARPE.
  • L'invasion du Prodnov par les malyshevites s'est déroulée en 2013, soit six ans avant la présente tentative d'assassinat. Il est permis de croire que l'installation de Mainio au Fortuna et la temporalité de sa cavale finiront par favoriser un relâchement, soit de la cible elle-même, soit du dispositif sécuritaire l'entourant, possiblement inscrit dans une logique routinière.
  • Des suites de l'opération "Horizonte Claro", le Jaguar Paltoterran garde l'initiative et un coup d'avance sur la phase suivante. Il est en mesure d'imposer son tempo sans contrainte de temps ou de visibilité. Il peut choisir le lieu et l'instant.
  • L'opération repose sur une contingence chargée de l'assaut sur le convoi de la résidence de Mainio, mais ce commando dispose aussi d'un appui à distance, d'un soutien stratégique notable, à travers l'existence de hackers et d'opérateurs affiliés au Jaguar Paltoterran tels que l'adjudant Horacio Méndez Solari et le caporal Samir ibn Fadel. Il existe par conséquent un soutien visible, notable et étayé d'une cellule opérationnelle, chargée d'évaluer la situation en temps réel et d'offrir le support nécessaire.

Faiblesse de l'opération :
  • La mort violente envisagée pour le Capitaine Mainio n'est ni niée, ni dissimulée, il peut y avoir un risque de dommages collatéraux sur le plan A, un risque de tapage nocturne sur le plan B.
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