23/08/2019
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[FIL DE PRESSE NATIONAL] Tanske Fréttastofa/ Agence de Presse Tanskienne [FTS] - Page 6

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Le Norjien Politique - TANSKA

Le renouveau du ministère de l'Industrie qui se regroupe avec les Sciences et Techniques dans un nouveau complexe

Longtemps délaissé par des politiques publiques fédérales préférant des investissements dans d'autres secteurs à commencer par le tertiaire, le ministère chargé de l'Industrie s'offre une nouvelle vie avec l'ouverture du nouveau complexe en banlieue proche de Norja. Partagé avec le ministère des Sciences et Techniques, cet ensemble abritera dans les semaines à venir plusieurs milliers de fonctionnaires.

Par Vidar Dahlin (Norja), le 15 mai 2018.

Image du ministère


Il s'était font longuement attendre. Imposant par son style monumental et ses lignes tracées, le nouveau complexe de Krølanstand, en banlieue proche de Norja rompt avec les habitudes ministérielles de s'installer dans de grands hôtels possédés par le gouvernement fédéral. Au style classique, le ministère chargé de l'Industrie et et le ministère des Sciences et Techniques ont préféré de grands espaces et une capacité d'accueil importante. Là où le ministère de l'économie ou, davantage encore, celui de la coordination et de l'implémentation législative réunissent un seul bâtiment plusieurs milliers voir dizaines de milliers de fonctionnaires, les deux ministères n'étaient eux capable d'accueillir tout au plus que quelques centaines d'employés fédéraux. Le reste, à vrai dire la majorité, se retrouvait elle éparpillée dans la capitale en diverses bâtiments voir, dans le cadre du ministère des Sciences et Techniques, parfois dans des espaces de coworking dans le cœur de Norja.

Entamés en 2011, les travaux se sont achevés après presque sept années pour permettre le plus important changement administratif tanskien du début du siècle par le déménagement de deux importants ministères. En l'espace de 5 ans, le ministère chargé de l'Industrie a poursuivi sa large mue. Partie d'un ministère délégué de l'économie, et également délégué dans ses politiques et dans ses moyens avec une perte de fonctionnaires de l'ordre de 60% en 18 ans, le ministère a largement retrouvé des couleurs. Les grands plans d'investissements lancés par le gouvernement fédéral, couplé aux développements industriels - notamment autour d'Akrak - dans les provinces fédérales ont accru un besoin d'expertise et de couverture aussi bien depuis la capitale fédérale que depuis les provinces. Si le principal changement qui s'opère est bien le déménagement, l'Etat fédéral tanskien a en réalité acheté ou fait construire 3 différents batiments depuis le début de la décennie pour le seul compte du ministère de l'Industrie. Le complexe de Krølanstand est le plus imposant mais il faut aussi rajouter le rachat d'un hôtel particulier (de moindre taille) à Jarvi, et la construction d'un officine de 4 étages pouvant accueillir 200 employés à Ny-Norja dans la province de Kyli.

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Le complexe de Krølanstand dispose également d'une grande salle de conférence dédiées à des événements annuels, d'importantes présentations ministérielles mais aussi destinés à l'enseignement supérieur par une ouverture hebdomadaire prévue aux universités et grandes écoles tanskiennes.


Les investissements nombreux - ou plutôt leur retour - dans la politique industrielle tanskienne, marquée autour d'une volonté de maitrise de plusieurs points de la chaine de valeur des semi-conducteurs, dans une consolidation de l'industrie de la défense, et dans une expansion massive de l'industrie de l'aérospatial ainsi que l'émergence de quelques secteurs encore marginaux comme la pétrochimie ou les centre de données sont à expliquer derrière ce besoin de largement moderniser les capacités du ministère.

De son côté, la jonction, non pas organisationnel, mais géographique avec le ministère des Sciences et Techniques - plutôt qu'avec le ministère de l'Economie, s'explique selon plusieurs membres de cabinets par le besoin d'un renforcement de la connivence et du partage d'information entre ces deux ministères aux missions bien distinctes. C'est en partie la question de la recherche, de l'innovation et de la capacité à déployer cette innovation des laboratoires et centres de recherches aux industriels, au-delà de la seule naissance de start-up et de PME qui a poussé à cette décision. Toutefois, pour les employer au quotidien les deux ministères resteront fortement cloisonnés dans des parties distinctes du bâtiments avec des espaces communs - notamment une des quatre cantines du complexe - mais aucun espace de travail partagé. Les principales salles de réunions ainsi que la salle de conférence sont toutefois accessibles aux deux équipes.

Fort de ces changements, les deux administrations distinctes se sont également renouvelées ces dernières années par la modification de leur organigramme. La plus visible évolution relève bien sûr de la création d'une mission interministérielle pour la science, l'innovation et l'industrialisation, se réunissant de manière mensuelle voir bimensuel pour évoquer les sujets d'actualité et la bonne coordination des politiques publiques menées sur ces questions. Fondé en 2014 au début de l'envolée de l'attractivité du Centre Aérospatial d'Akrak et de sa Zone Economique Spéciale - la plus attractive du pays - la MISII est aussi rejointe par des représentants des 3 assemblées parlementaires provinciales lors d'échéances trimestrielles pour aborder l'Egalité Fédérale. Ces pratiques interministérielles, bien développées entre l'Education nationale, l'Enseignement Supérieur et les Sciences et Techniques trouve ainsi ici une nouvelle étape majeure alors que le le premier pourrait bientôt être renommé en ministère des Sciences, des Techniques et de l'Espace d'après deux membres de cabinets ministériels. A la clé, la création d'une nouvelle direction liée à la politique spatiale et une meilleure centralisation. Le ministère de l'Industrie prétend lui être le mieux placé pour récupérer la tutelle des questions spatiales. Sous le même toit n'implique pas sans tension.
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THE TANSKIAN TIMES

Norja, 23/05/2018


INTERIEUR / Immigration

Le Parti Fédéral s'allie aux socialistes pour la fondation d'un programme qui prévoit l'entrée sur le territoire d'un millions d'immigrés au maximum



Après plusieurs semaines d'âpres négociations entre les fédéralistes et les socialistes sur les conditions et les limites du programme d'immigration, ainsi que sur les répartitions géographiques du programme, les deux groupes parlementaires ont trouvé un accord qui sera prochainement présenté au Gouvernement pour entrer en vigueur.

Le vote s'est déroulé dans un hémicycle particulièrement rempli, événement relativement inhabituel pour un texte qui n'est pas issue du gouvernement lui-même. Sur l'initiative de l'Union Fédéraliste d'Etelämanner, parti membre de la coalition gouvernementale, le Parti Fédéral - nom de la coalition - a entamé à la mi-avril des négociations avec les différents groupes parlementaires socialistes sur un texte concernant l'immigration. Le constat, partagé également par l'Union Fédéraliste des Fjords, parti politique d'Halvø, étant celui d'un manque de main d'œuvre à l'échelle de leurs provinces respectives limitant les capacités industrielles. Sur les zones industrielles d'Akrak et d'Halvø, le besoin est estimé à près de 100 000 personnes, pour la plupart qualifiées. Dans les régions centrales et marginalement à Kyli, le besoin dans les secteurs du tourisme, de l'hôtellerie, de la restauration et du bâtiment dépasse également les 100 000 personnes. Un besoin tel qu'il ne peut pas être comblé par la faible natalité et croissance naturelle de la population tanskienne qui s'élevait à 1,4% en 2017, légèrement supérieur (+0.2 point) par rapport à 2016.

Selon plusieurs unions patronales, le besoin total à l'échelle du pays serait de plusieurs centaines de milliers de travailleurs quand Tanska compte actuellement 23,6 millions d'habitants dont 15 millions d'actifs.

Pour les fédéralistes cependant, pas question d'autoriser un nombre indéfini de travailleurs immigrés à entrer sur le territoire fédéral tanskien. Craignant une remontée de la droite, notamment dans les régions centrales et à Halvø, l'aile droite de la coalition a rapidement forcée l'imposition d'une limite totale d'un million de personnes sur la totalité du plan, qui doit s'étaler sur plusieurs années. Pour la gauche à l'inverse, le blocage, qui a duré plusieurs semaines, s'est fait sur la question du regroupement familial. Alors que la proposition initiale prévoyait uniquement l'immigration de travailleurs et l'octroi de permis de travail de 3 ans avant régularisation, les socialistes, menés par la Front Socialiste, ont refusé tout accord sans que la question du regroupement ne soit traitée avec les fédéralistes.

Le compromis, trouvé après 8 heures de négociations et une intervention gouvernementale à la dernière minute, est une position intermédiaire qui fixe le quota migratoire jusqu'en 2025 à un million de personnes, regroupement familial compris. Chaque province se voit également attribuer un quota qui doit être validé par les parlements provinciaux avant application ainsi qu'une possibilité d'échange de quota - ou de capacité d'accueil - par année entre les provinces et les régions si les parlements se mettent d'accord. Dans le cadre de la politique prévue, chaque personne arrivant en Tanska, peu importe son âge, sera compté comme un individu. De même, chaque naissance issue d'une famille comprenant au moins un parent issue du plan d'immigration - que le couple comprenne un parent tanskien ou non - comptera comme un individu supplémentaire dans le plan et sera décompté du quota national bien qu'ayant la nationalité tanskienne à la naissance si un des deux parents est tanskien. Le droit du sol ne s'appliquera pas, comme prévu dans la consitution, en cas de naissance par deux parents étrangers sur le sol tanskien et sera soumis au cadre actuel d'obtention de la nationalité. Pour les immigrés, un permis de travail ou de séjour de 3 ans sera octroyé à l'arrivée et sera soumis à évaluation à l'issue de ses trois années. Si aucun progrès en langue tanskienne n'a été observé, le permis ne sera pas reconduit et la personne soumise à départ ou renvoi sous 30 jours. Une condition jugée particulièrement difficile par la gauche qui la juge "anti-migratoire" ainsi que par une partie du patronat estimant perdre en visibilité au-delà de trois ans. Pour l'aile droite des fédéralistes, cette mesure vise à garantir l'intégration "progressive et nécessaire" des futurs travailleurs "à la culture tanskienne, et cela commence par l'apprentissage de notre langue" affirme un porte-parole de Fédéralisons!.

Plusieurs ONGs indiquent que le plan ne prévoit pas d'accompagnement particulier dans l'apprentissage de la langue tanskienne et que cela risque de mettre à mal la capacité à s'intégrer dans les trois ans de l'octroi du titre de séjour ou du permis de travail. Pour le Parti Fédéral, c'est aux Parlements provinciaux et au Parlement central d'organiser des plans locaux et provinciaux, et non au Congrès Fédéral, le Parlement de Kyli ayant annoncé que l'apprentissage de langue régionale sera aussi obligatoire pour les enfants et adolescents.

Sur les pays d'origine des travailleurs, les socialistes ont obtenu qu'aucune restriction ne sera imposée bien que les entrées doivent faire l'objet d'accords bilatéraux entre les deux pays. Toutefois, les fédéralistes, ainsi que la droite conservatrice qui s'est jointe aux négociations, ont obtenu de leur côté une limite de 100 000 maximum par pays et l'impossibilité et chaque commune ne peut pas accueillir plus de 5% d'immigrés d'une même nationalité sur toute la durée du programme. Pour les conservateurs, l'idée est d'éviter la constitution de "communautés parallèles" et de "favoriser l'intégration". En échange, les socialistes ont eux obtenu des mesures d'accompagnements et d'aide à la recherche de logement notamment tout en se voyant refuser l'octroi de logements réservés, mesure jugée "discriminatoire" par la droite.

Si le compromis est salué par tous, en arrière-plan les socialistes reconnaissent avoir perdus sur "plusieurs points" des négociations.

La demande de main d'oeuvre n'est pas neuve en Tanska. C'est un sujet vieux de plusieurs années constamment poussés par les confédérations de chefs d'entreprises et d'autres unions de représentants de fédération. Cependant, les fractures géographiques et les différences entre les provinces conduisent régulièrement à de fortes dissensions entre les groupes politiques, y compris au sein d'une même coalition au Congrès Fédéral. Les besoins en main d'oeuvre existe dans toutes les provinces. Pour autant, ils sont nettement différenciés entre le besoin d'ingénieurs qualifiés à Halvø, d'ouvriers du bâtiment à Ny-Norja ou d'hôtellerie restauration à Norja, ce qui explique en bonne partie ses divisions. De même, la question des programmes d'intégration a toujours été une question sensible. Si les parlements provinciaux se sont régulièrement montrés favorable à l'accueil de nombreux travailleurs étrangers, la question de l'apprentissage de la langue ou encore des aides sociales a toujours été renvoyé au Congrès Fédéral qui renvoyait en échange la question des procédures d'accueil même aux Parlements provinciaux, amenant à un autre blocage. Dans l'ensemble, ce sont toutes ces questions qui ont, pour la première fois, été abordées par les groupes parlementaires pendant les semaines de négociations. L'absence du gouvernement, excepté à la fin, a aussi contribué à la réussite de cette initiative. Sans ce poids gouvernemental, pouvant décider de bloquer ou de pousser certains points, les parlementaires ont eu pour obligation de négocier entre eux afin de trouver un compromis nécessaire à une majorité sans que la coalition fédérale ne puisse imposer un point de vue. Ce sont sans nul doute ses multiples facteurs qui ont permis ce succès. Enfin, à cela s'ajoute aussi l'absence de forte politisation des débats autour du texte. Aucune intervention ministérielle (publique) et une faible campagne médiatique, couplé à un agenda politique centré sur la guerre en Carnavale, le coût de la vie et les politiques énergétiques ont laissé le champ libre aux parlementaires pour oeuvrer loin des micros et des rumeurs.
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Le Norjien International - VILLAS ET TAFANU

L'intervention tanskienne en Maoti Iara marque le retour de l'interventionisme tanskien

Le déclenchement le 4 mars de l'opération d'assistance humanitaire tanskienne autour de la ville de Maoia marque le renouveau de l'interventionnisme humanitaire tanskien, mis entre parenthèses par la concentration de moyens autour de Carnavale depuis plusieurs années .

Par Vidar Dahlin (Norja), le 6 mars 2018.

Image du ministère
Hélicoptères tanskiens protégeant un navire cargo en route pour ravitailler la ville de Maoia assiégée depuis plusieurs mois par le MLMI.


Tanska n'avait jamais vraiment quitté des yeux Villas et Tafanu, nom commun de Maoti Iara, ancienne colonie devenue indépendante en 1945. La base navale de Honganka, prêté par le nouveau gouvernement dès 1945 n'a été rendu par Tanska qu'en 2005 à la suite d'un accord bilatéral commun qui témoignait de la normalisation des relations jusqu'à lors tendues entre l'ancienne colonie et l'ancienne métropole. Le déclenchement de la crise politique puis de la guerre civile en Villas et Tafanu au milieux des années 2010, prenant un tournant majeur à partir de 2016 à elle entamée un réchauffement nécessaire promue par Nuk'Apia.

Pour le gouvernement central Maotien, le rapprochement avec Tanska est principalement guidée par une logique sécuritaire et de sauvetage du régime auprès d'un acteur dont elle sait compter sur les capacités militaires mais aussi possiblement humanitaires. Une intervention tanskienne dans la région, même limitée, est demandée par une aprtie de l'aile gauche du Congrès Fédérale depuis 2017 qui pousse aussi pour plusieurs réformes gouvernementales et démocratiques nécessaires en échange. Une politique qui provoque néanmoins des divisions du côté des mouvances autonomistes voir indépendantistes qui composent les groupes politiques provinciaux de l'union de la gauche au Congrès. Jusqu'à présent, le Parti Fédéral s'était montré retissant à l'idée de toute intervention militaire sur place. D'une part, le coût de la guerre en Carnavale ainsi que la croissance des menaces en Eurysie centrale, orientale puis méridionale, due à l'invasion Loduarienne de l'Antares, impose une concentration de moyens militaires en Eurysie. D'autre part, l'hypothèse d'une intervention militaire aurait pu faire renaître dans les régions centrales un discours anti-impérialiste et animer d'avantage dans les provinces fédérales un discours similaire ainsi que les partis autonomistes ou indépendantistes jusqu'à présent marginalisés par la conduite de la politique fédéraliste du gouvernement Lakkas.

C'est la crise humanitaire à Maoia affectant plusieurs dizaines de milliers de civils qui a entraîné un changement d'attitude du gouvernement. S'y ajoute aussi, à l'échelle de tout le pays, une dégradation sécuritaire, alimentaire et médicale notable qui palce en réalité plusieurs millions d'habitants dans une situation précaire aussi bien à Villas qu'à Tafanu. Proches ou éloignées des conflits opposant le gouvernement central aux milices de libération et autres groupes paramilitaires centrés autour du MLMI, les populations se sont ainsi toutes retrouvées impactées par une inflation galopante, chiffrée à 295% pour 2017, mais aussi à l'insécurité croissante, à une défaillance généralisée des services publiques aussi bien au niveau de l'éducation que de la médecine ou même de l'accès à l'eau et à l'électricité. Dans Nuk'Apia, l'électricité est désormais rationnée selon les quartiers par phases d'activités de trois heures suivies d'une coupure d'une heure, le tout complété par une coupure plus longue de quatre heure au milieu de la nuit, y compris dans les quartiers bourgeois de la capitale qui ont longtemps été épargnés par la crise économique et politique qui touche le pays.

L'incapacité du gouvernement, touché par une corruption endémique, à gérer ces crises a aussi amené à l'émergence d'un profond discours anti-migrants qui vise principalement la minorité wanmirienne. Principale immigration de travail, notamment dans le secteur de la construction mais aussi minier et agricole, la population wanmirienne est difficile à estimer du fait de l'absence de recensement récent de la population et de nombreux travailleurs en situation irrégulière. Pour le gouvernement, alors que cette minorité fournit une main d'œuvre souvent plus qualifiée tout en étant moins politisée, les wanmiriens sont ainsi une cible facile pour déverser les difficultés et les incapacités à subvenir aux besoins parfois élémentaires de la population civile. Selon plusieurs ONGs, complétées par un récent rapport parlementaire présentée en janvier 2018 en Sous-Commission des Affaires Humanitaires du Congrès Fédéral, la situation des minorités wanmiriennes s'est "profondément dégradée" en s'accompagnant d'une "hausse notable des insultes et menaces perpétrées à leur égard" qui s'est accompagné, à la marge "d'actes de violences", n'ayant pour le moment provoqué aucun décès. Nul doute que Norja aura aussi à faire sur ce dossier là alors que Tanska agit depuis plusieurs années avec le gouvernement wanmirien et a développé d'importants partenariats commerciaux, industriels mais aussi politiques. La situation de la minorité wanmirienne pourrait dès lors attirer fortement l'attention des autorités de Sivagundi alors que Tanska redevient un acteur central de la politique maotienne.

Toutefois, pour le moment Lakkas et son gouvernement se sont montrés muets sur la situation démocratique et sur l'action des pouvoirs publics se concentrant uniquement sur la situation sécuritaire à Maoia d'une part et sur la situation humanitaire d'une part, en dépit de la gauche du Congrès qui pousse pour étendre à d'autres chapitres l'intervention tanskienne déclenchée il y a deux jours.

Pour Norja, l'important reste avant tout de sécuriser Maoia et d'observer la réaction des populations civiles de la capitale avant de possiblement s'aventurer sur d'autres pans de la politique maotienne confirme un membre du cabinet de Lakkas, proche du dossier maotien. De plus, le gouvernement a désormais deux mois pour obtenir une majorité au Congrès Fédéral pour assurer un mandat à plus long terme. Si le déploiement tanskien est actuellement limité à quelques centaines de soldats - dont le ministère de la Défense n'a par ailleurs pas encore précisé si ils étaient au sol ou non - et quelques deux milles marins à bord des navires, plusieurs voix s'élèvent déjà au sein de la majorité gouvernementale pour éviter une nouvelle vague sur place. Pour beaucoup de députés fédéraux issus des régions centrales, détourner des moyens militaires de l'Eurysie est une mauvaise idée tout en reconnaissant l'importance de venir porter secours à la population civile.

Alors que l'opération humanitaire vient de débuter, Jaka Lakkas pourrait rapidement se trouver sous le coup d'un important dilemme quant à l'ampleur des ambitions que Tanska pourrait vouloir mener en Maoti Iara. Nuk'Apia pousse pour une libération complète de l'île ce qui nécessiterait plusieurs milliers de soldats sans doute. Cependant, une telle opération ne se ferait pas sans échange avec Tanska, notamment sur le plan des réformes, ce qui pourrait alimenter contestation là-bas mais aussi à Jarvi ou Ny-Norja par exemple.
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Le Norjien Intérieur - SECURITE

La multiplication des menaces amène à une augmentation du nombre de mesures sécuritaires prises sur l'ensemble de la Fédération

Les génocides à l'arme chimique et autres crimes de guerre et attaques terroristes commis ces dernières années ont fait naître une véritable menace terroriste sur le territoire fédéral tanskien qui entraîne une multiplication d'initiatives législatives sécuritaires et le renforcement des forces de polices dans toute la fédération.

Par Svend Joøland (Norja), le 30 juillet 2019.

Image du ministère de l'Intérieur
Forces d'intervention de la police métropolitaine de Ny-Norja en entrainement dans une station de métro en mars 2019.



78. C'est le nombre de lois passées depuis 2016 qui traitent, de près ou de loin, les questions de menaces sur la sécurité de Tanska au sens large. Il s'agit aussi bien du renforcement de la lutte contre la désinformation, la dotation de nouveaux outils juridiques pour la justice locale, provinciale et fédérale, ou encore la construction de bunkers jusqu'aux lois budgétaires rectificatives dédiées au ministère de l'Intérieur. On peut y ajouter la naissance d'un Plan Bleu pour les milieux hospitaliers qui déclinent jusqu'aux plus petits échelons ou encore le renforcement des pouvoirs délégués aux provinces fédérales pour la gestion des crises. En l'espace de quelques années, le Congrès Fédéral, poussé aussi par des initiatives émanant des chambres législatives provinciales, a abondé dans le sens du renforcement de la sécurité intérieur, disposant pour se faire d'une très large majorité qui s'étend d'une partie de la gauche à la droite radicale dans l'hémicycle.

La Cour Sociale a aussi fait son rôle en limitant l'étendue de certaines initiatives, notamment concernant les possibles restrictions de libertés individuelles ou la règlementation des algorithmes d'identification dans les lieux publics. La justice a vu son budget doubler en l'espace de deux ans pour pouvoir assumer l'ensemble des nouvelles prérogatives qui lui ont été confiées avec la création de plusieurs parquets dédiés mais aussi pour pouvoir traiter l'augmentation de demandes de mises sous surveillance, de mises en examens et des cas, encore rare, d'expulsion pour menace sérieuse pour la sécurité fédérale.

Silencieuses pendant les premières années, les organisations de la société civile sont désormais plus actives pour alerter la population et les pouvoirs publics sur les menaces que font peser certaines initiatives gouvernementales. Néanmoins, le terrain du militantisme peut s'avérer compliqué tant le traumatisme du génocide perpétré contre l'Empire du Nord pèse encore beaucoup dans les mémoires.

Pour le citoyen moyen, cela s'observe par la multiplication des patrouilles de polices dans les rues ou bien la réalisation, encore rare, d'exercice dans les lieux publics. En mars, près de 350 agents municipaux de Ny-Norja ont participé à une grande simulation d'attaque terroriste d'ampleur dans le réseau de métro de la ville. La sécurisation de nombreux sites a été revu, les ventilations de tous les métros et tunnels de Norja amélioré. De son côté, l'agence de cybersécurité de l'Etat a vu ses moyens quintupler en trois ans et la création de trois branches à raison d'une par province fédérale. En d'autres termes, Tanska a connu un véritable tournant sécuritaire que le gouvernement ne cherche pas à ralentir mais qui obtient malgré tout un soutien majoritaire de la part de la population civile. Dans trois sondages réalisés ces deux derniers mois, l'action gouvernementale en matière de sécurité publique recevait au minimum le soutien de 71% des interrogés. Pour Lakkas, difficile de trouver une raison d'arrêter la machine administrative et législative qui s'est mise en route.
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