25/11/2018
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[Relations Extérieures] La Khaïma - Page 7

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BARTHOLOMÉON DE PETIPONT

Bartholoméon de Petipont

Chers Althaljirs,

Vous parlez en poèmes et en métaphore. Autrement dit le langage des hommes car vous êtes ma sœur en humanité. Je conçois la répulsion que vous inspire mon pays et la difficulté qu'il peut y avoir à converser avec moi. Mais CRAMOISIE© est l’œuvre des hommes, et elle doit être chérie en tant que telle.

Rencontrons nous bientôt, je me fais fort de vous convaincre que nous ne sommes pas si antagonistes que vous ne le pensez.

Je reste à votre disposition,
Son Excellence Monseigneur Bartholoméon de Petipont.CRAMOISIE©
CRAMOISIE©
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Communiqué solennel du Grand Royaume du Roi des Rois Kémimide
Maître de nombreuses nations, Souverain des peuples d’Afarée, des rives du Nadir aux hauts-plateaux de Tembouk, et des confins du monde

À l’attention de toutes les satrapies extérieures, enfants de l’Afarée

Peuples afaréens, souverains et conseils des royaumes et républiques qui bordent nos fleuves et nos montagnes, écoutez la parole qui émane du Trône : le Roi des Rois vous adresse, une invitation dont la dignité impose d’elle-même le respect, car elle procède de la responsabilité que nous partageons envers l’Afarée tout entière. Que nul n’y voie une main qui s’impose sur sa juridiction : vous demeurez extérieurs à l’Empire dans l’exercice de vos lois et de vos sceptres ; mais vous n’êtes pas étrangers à sa protection, car l’Empire vous tient en satrapies extérieures, membres reconnus d’un même corps historique et moral que le Roi des Rois s’est juré de garder. C’est en cette qualité, qui n’amoindrit ni votre honneur ni votre souveraineté, que Sa Majesté vous convie, avec solennité et bienveillance, à vous joindre sous son égide pour délibérer ensemble de ce qui, désormais, exige l’attention unanime de l’Afarée : le destin de la Kabalie.

Depuis des mois, la Kabalie endure l’épreuve, et chacun sait, sans qu’il soit besoin d’en noircir davantage l’encre, que la main de Carnavale pèse sur elle avec une brutalité dont le souvenir souillera quiconque aura détourné le regard. La Kabalie n’est pas une marge lointaine ni un litige d’érudits : elle est une part sensible de notre monde, un pivot de nos mémoires, un peuple dont la voix s’affaiblit sous la poussière des ruines et le vacarme des armes. Quand la Kabalie s’étiole, c’est l’Afarée qui se disperse ; quand la Kabalie est menacée, c’est la personne même du Roi des Rois qui est atteinte, car le souverain impérial n’est pas un simple monarque de frontières, il est le protecteur sacré des siens. Dès lors, persister dans le mutisme ou la solitude serait trahir l’évidence : aucun État afaréen ne peut, sans se renier, laisser ce peuple affronter seul la nuit qui se referme.

C’est pourquoi Sa Majesté vous invite à paraître, par délégation dûment accréditée, à une grande réunion tenue sous l’autorité du Trône, afin que l’Afarée, rassemblée, parle d’une seule voix. Il ne s’agit pas d’une tribune eurysienne (creuse) ni d’un décor de protocole, mais d’un moment grave où les souverains, dirigeants et leurs envoyés prendront, face et avec le Roi des Rois, la mesure des devoirs qui s’attachent aux liens de parenté politique que nous revendiquons depuis des siècles. Chacun sera entendu dans l’ordre, chacun exposera sans feinte la vérité de sa position, et tous, à la fin, auront à cœur d’ordonner leurs volontés pour que, de l’assemblée, sorte une parole ferme : une parole qui fixe la ligne d’action commune, qui établisse le secours immédiat, qui dessine la restauration possible, qui préserve la Kabalie des appétits étrangers et l’enracine, après l’orage, dans l’espace naturel de l’Afarée. Ainsi, l’on ne se contentera pas de commenter la douleur ; l’on se disposera à la soulager, par des voies concrètes de soutien humanitaire, de coordination logistique, d’accueil raisonnable des familles déplacées, de protection des routes, des ports et des greniers, et, si la sagesse collective l’ordonne, par l’appui diplomatique et économique susceptible de rompre l’étau qui l’écrase.

Que nul ne s’inquiète cependant d’y voir un empiètement sur ses prérogatives : l’Empire ne revendique ni vos sceaux ni vos lois ; il affirme la primauté d’un devoir de protection, et rappelle la hiérarchie morale qui unit l’Afarée autour du Trône et de vos indépendances. Cette hiérarchie n’humilie personne : elle ordonne, elle stabilise, elle garantit que la parole du Roi des Rois, lorsque les temps sont dangereux, demeure le point fixe vers lequel se tournent les regards. En conséquence, les échanges relatifs à cette réunion devront être adressés directement à Sa Majesté, selon le protocole impérial, dans les formes respectueuses qui sont dues à son rang ; pour ce qui touche à la sûreté des déplacements, à l’acheminement des délégations, à l’usage éventuel et strictement neutre des ports impériaux, il reviendra au Triumvir de la Guerre, Baruk Altemar, d’en fixer les modalités pratiques ; pour l’hébergement, l’intendance et la comptabilité des dépenses, le Triumvir du Trésor, Zakhna Mendel, arrêtera les dispositions nécessaires ; et pour l’ordre public, la circulation, la tenue des salles et la police des cérémonies, le Triumvir de l’Intérieur, Hadrien Sulkar, veillera, avec ses services, à ce que rien ne vienne troubler la dignité des travaux. Vous recevrez, en temps utile, les indications de date, de lieu et de rite, transmises par la diplomatie, et chacune de vos chancelleries saura reconnaître, dans l’invitation scellée du Sceau d’Or, l’empreinte du Trône.

D’ici là, Sa Majesté vous enjoint, avec la fermeté douce d’un père à ses enfants, de préparer la substance de vos positions : non des slogans, mais des engagements ; non des prudences qui masquent l’inaction, mais des offrandes de bonne volonté qui puissent être tenues sans péril pour vos peuples. Il s’agira d’envisager, avec lucidité, l’accueil provisoire d’une part mesurée des déplacés kabaliens selon les capacités de chacun, l’ouverture de couloirs humanitaires sous garantie commune, la création de fonds d’assistance placés sous la garde conjointe des satrapies extérieures et de l’Empire, la préservation absolue de la neutralité des zones mises à disposition par l’Empereur, neutralité sans laquelle toute aide se transformerait en prétexte de discorde, et enfin l’harmonisation des démarches diplomatiques afin que l’Afarée ne parle pas en chœur dissonant, mais comme une seule puissance aux voix multiples. Que nul n’ignore, en outre, que la dignité de cette œuvre tient à l’attitude de chacun : la courtoisie entre délégations sera observée avec une rigueur comparable à celle que l’on exige sur un champ de manœuvre ; toute offense au Trône, au peuple kabalien, ou à l’un quelconque des peuples afaréens, sera tenue pour une faute contre l’unité.

Si l’on vous invite, c’est parce que l’instant n’admet plus les demi-mesures. L’Afarée est plus grande que l’addition de ses frontières ; elle est une famille politique, un espace spirituel et historique dont le Roi des Rois est le garant. Répondre à cet appel, c’est vous hisser à la hauteur de votre propre histoire ; y manquer, c’est vous résigner à voir se défaire, morceau par morceau, ce que des générations ont patiemment bâti. Que chacun vienne donc avec l’assurance de son rang, avec l’humilité de celui qui sait ce qu’il doit à plus vaste que lui, avec le courage tranquille des gouvernants qui préfèrent la charge du devoir aux commodités de l’inaction. La Kabalie nous regarde ; l’Afarée nous regarde ; et le monde, qui nous observe, apprendra aujourd’hui si notre unité est un mot d’apparat ou une réalité capable de secourir les siens.


Scellé sous l’autorité de Sa Majesté le Roi des Rois, Protecteur des Peuples d’Afarée.


" Scellé sous mon autorité, "
Sa Majesté le Roi des Rois

Le Corps des Scribes transmet et porte foi au présent communiqué, et demeure à la disposition des satrapies extérieures pour toute correspondance relevant du protocole Impérial.
1305
BARTHOLOMÉON DE PETIPONT

Bartholoméon de Petipont

Chers Althaljirs,

Je garde un souvenir convaincu de notre rencontre. Nous avons parlé avec la rudesse de la franchise, pour cela je vous remercie. Vous n'ignorez certainement pas que trois nations ont pris l'initiative de fonder un Pacte afaréen de sécurité. Une idée que nous suspectons d'être intéressée mais dont le fond nous convient. Les valeurs mises en avant sont tout à fait conformes avec le luciférisme de CRAMOISIE© et je suis persuadé qu'une alliance autour de ces fondements serait profitable aux nations du continent, menacées encore aujourd'hui par l'ombre des impérialismes et de l'inégalité entre les races.

Si certaines hypocrisies de ce pacte m'interpellent (notamment la présence de l'Antérie et celle du Churaynn) je sais faire preuve d'opportunisme quand nécessaire. La RAC© a ratifié le pacte en signe de bonne foi et témoignage de sa bonne volonté à l'égard des autres nations de l'Afarée. Ou nous nous intégrerons, ou nous porterons au cœur du PAS le débat quant à la légitimité de notre présence.

Pour un tel dessein, la présence d'une alliée serait bienvenue. La voix de l'Althalj porte et est écoutée, si vous parlez avec nous au nom de la paix, les autres nations d'Afarée écouteront. Voilà la chance d'avorter la guerre avant que les vents mauvais ne soufflent sur le désert. Comme au Mont Caucase en CRAMOISIE© j'espère avoir su trouver les mots pour vous convaincre.

Je reste à votre disposition,
Son Excellence Monseigneur Bartholoméon de Petipont.CRAMOISIE©
CRAMOISIE©
68
Conseil actionnarial de CRAMOISIE©
édition février 2018


Invitation

Je clique !
1628
sigle

Au sujet de la Cramoisie

A l'attention de la Khaïma.

Que la Paix d'Allâh soit sur vous.

Excellences,

Le Diwan souhaite pouvoir avoir avec vous l'échange indispensable qui nous permettra de clarifier une situation malheureusement opaque et tendue depuis l'extermination des Qabaliens par le régime colonial de l'entité cramoisiste, ses provocations incessantes contre les populations afaréennes, et la constitution contre lui d'un Pacte afaréen de sécurité ambitionnant de réunir les pays du continent pour résoudre une à une les crises de façon concertée - à commencer par la mère d'entre elles, celles de la Cramoisie.

Les Tamurt N'Althajj sont une puissance ancienne et grande qui a veillé sur l'Afarée pendant des décennies. Le Diwan espère de tout coeur qu'ils pourront se rallier à la vague d'espoir soulevée par la création du Pacte, et que nous pourrons bénéficier de leur sagesse au moment crucial où une solution diplomatique audacieuse a été proposée par les membres du Pacte : la paix et l'amnistie des crimes, en échange du départ de leurs auteurs vers la planète Mars où ils prospéreront. Cette solution, qui n'est que le pendant magnanime d'un programme qui tient dans deux mains - l'une généreuse, l'autre implacable - peut, je le crois, être effectivement réalisée pour le bien de tous, l'économie des ressources et du sang des hommes, et l'avancée commune vers un monde pacifique et juste.

J'espère que la Khaïma pourra renforcer notre espérance de voir le continent uni et ses tourments bientôt apaisés. Pour cela, je ne peux que vous inviter à contacter le président actuel de notre organisation, qui est le Roi du Finejouri, à défaut d'un secrétariat officiel de l'organisation qui ne pourra être mis en place que dans quelques temps encore.

Au plaisir de travailler avec vous, Excellences.

Avec l’optimisme du travail,
signature
Houria Ben-el-Teldja
Ministre des Affaires étrangères de plein exercice
03.04.2018
10519
BALSILEK ISHAK

BALSILEK ISHAK

Chers Althaljirs,

Je m'adresse à vous en tant que nouveau PDG-Protecteur de CRAMOISIE©, succédant à l'infecte Printempérie. Les actionnaires, et vous en faites partie, m'ont offert ce mandat au nom de mes origines et de mon statut dans la société traditionnelle kabalienne pour réconcilier l'Afarée au luciférisme. Je m'y emploierai donc désormais et mon premier geste est adressée à la Khaïma Althaljir, incarnation de la sagesse et de la tempérance, quand le monde s'abaisse trop souvent au bruit et à la brutalité. Les observateurs de CRAMOISIE© ont eut tout le loisir d'écouter les tartuferies azuréennes, dont les mensonges et les falsifications s'abattent décidément sur nous avec la constance des gouttes de pluie.

Votre patiente lucidité aura su souligner avec diplomatie les basses manœuvres qu'assument désormais d'employer nos ennemis. Aussi lourd que me pèse ce mot, je les qualifie ainsi car ils osent maintenant nous menacer. Voyez comme parle l'Azur : "l'Afarée", "notre continent". Qu'il faut être présomptueux pour s'arroger ainsi le droit de les gouverner tous. L'Azur n'est rien de plus qu'un Etat Afaréen de l'est, et nous sommes nous autres de l'ouest. Je ne vois pas au nom de quel droit, sinon celui des armes, cette petite nation tente de se faire la porte-parole autoproclamée d'un continent. Pour parler vrai, la Kabalie a davantage de contacts avec certains eurysiens de Leucytalée comme la Manche Silice, qu'avec une nation persique enclavée à l'autre bout du monde. A quelques kilomètres près, nous sommes mêmes plus proches géographiquement de Carnavale que de l'Azur. Contrairement à ce que peuvent s'imaginer ceux qui ne possèdent qu'une façade océanique (sans vous faire offense), la Leucytalée est davantage un pont pour les hommes qu'un mur entre les nations. Il est d'ailleurs sans aucun doute plus compliqué de traverser le grand désert qui nous sépare des Azuréens et du sud de l'Afarée, que les quelques brasses d'eau qui nous rapprochent de l'Eurysie. La Kabalie a tout autant, si ce n'est plus, à voir avec l'Eurysie qu'avec l'Afarée. Voilà à quelles réflexions nous mènent les absurdités du PAS, qui prétend découper le monde en suivant la ligne de ses côtes. Ne faut-il jamais avoir été marchand ou caravanier pour envisager les frontières avec autant d'étroitesse d'esprit ?

Qu'il y ait le mot "afaréen" dans le nom du PAS ne lui donne d'ailleurs aucune légitimité particulière, sinon l'Empire du Nord règnerait en maître sur toute la partie supérieure de l'équateur. Appartenir au même continent ne vaut pas un blanc-sain pour y agir partout et à son humeur. La Polkême doit-elle ingérer à Teyla sous prétexte que ces deux nations partagent une même masse de terre ? Le Drovolski se sent-il solidaire de Fortuna ? L'Estalie défendra-t-elle Tanska si celle-ci se fait agresser, au nom de leurs racines eurysiennes communes ? Tout cela est une construction arbitraire et opportuniste. L'Azur a eu deux millénaires pour unifier l'Afarée, il est cocasse de voir qu'elle ne s'est découvert une communauté de destin avec elle seulement que depuis hier.

Il faut écouter comme ils en parlent : "L'Afarée n'a pas besoin d'être tirée vers le haut par les lucifériens de Carnavale, qui feraient bien de retourner d'où ils viennent. Notre continent est fier de lui-même. Il est heureux de ses richesses considérables et de son avenir, promis à de brillantes réalisations." Mais que connait un Azuréen du grand désert de Kabalie ? Que connait-il des montagnes de l'Althalj ? Des forêts du Gondo ? Des rivages de l'île d'Anna ? Rien. L'Azuréen connait l'Azur et pense que toute l'Afarée doit lui ressembler. En cela il n'est pas humaniste. En cela il est de la graine des tyrans. Qui est donc cet Azur qui prétend parler pour les Kabaliens ? Qui prétend défendre à notre place nos terres et décider pour nous de notre destin ?

L'Azur ment, le PAS ment ou bien, et cela m'inquiète presque autant que s'ils étaient malveillants, ils sont incapables de mettre en place une diplomatie cohérente et stable. Le PAS nous a proposé un plan "M", applicable jusqu'en 2020, plan que feu Son Excellence Bartholoméon de Petipont avait accepté sans ambiguïté et respecté scrupuleusement. Il n'est pas un seul point de ce plan M où nous n'ayons failli, alors faute d'avoir réussi à nous prendre en défaut, voilà que les Azuréens reviennent sur leur parole, se parjurent et abandonnent toute idée de diplomatie. Il faut être ferme et clair : on ne dialogue pas avec des girouettes qui affirment quelque chose le matin et s'assoient dessus le soir. Le Pacte Afaréen de Sécurité s'était déjà tristement illustré pour ses errements administratifs, son arbitraire et son deux poids deux mesures quant au respect de son propre règlement. Voilà que désormais ils rompent unilatéralement leurs engagements et leurs traités.

A ce stade, le PAS n'est plus à nos yeux qu'une coquille vide et belliqueuse qu'il faudra soit faire évoluer vers quelque chose de mieux organisé (peut-être avec votre aide ?), soit abandonner faute de lui trouver des débouchés utiles. L'Afarée se déshonore à voir son nom accolé à de pareilles institutions qui dissimulent bien mal un projet militaire illégitime. De quel droit une nation éloignée de nous de milliers de kilomètres déciderait-elle à notre place, au nom d'une unité continentale artificielle, montée de bric et de broc et improvisée dans la panique et la maladresse ? Tout cela n'est décidément pas sérieux et ne vise qu'à cacher les intentions expansionnistes de l'Azur et de ses pantins afin de mettre la main sur les ressources de notre territoire, déchirer de nouveau la société cramoisienne et abattre ses acquis humanistes. La vérité est que le PAS craint le potentiel économique du désert rouge et un mode de gouvernance progressiste concurrent de leurs modèles archaïques et religieux.

Ne nous y trompons pas : le soucis des dictatures et des théologies n'est pas le respect d'un droit qu'ils bafouent sous nos yeux, mais bien l'écrasement dans l’œuf d'un contre-modèle de société fondé sur l'égalité entre les êtres humains, quelles que soient leurs origines et leurs idées. L'Azur se fiche bien des colons, elle n'a pas dit un mot contre l'Empire du Nord, pas un mot contre Velsna, contre Grisolia ou contre le Grand Kah. L'Azur en a après CRAMOISIE© et son hypocrisie est si visible qu'elle a abandonné toute idée de le cacher. Je reprendrai toutefois sa formule : "Notre continent est notre maison, il n'est qu'à ceux qui l'habitent." Cela est vrai. Considérez dès lors les Carnavalais comme nos invités, et avec davantage de patience, comme nos frères. Les Kabaliens sont maîtres chez eux et ils ouvriront la porte à qui bon leur semble, n'en déplaise aux fâcheux qui ne rêvent que d'unicité ethnique et d'un islam conquérant, au lieu de l'islam des Lumières, celui qui voit en chaque homme une créature de Dieu.

Entendez les parler de guerre, entendez les dire "la force est de notre côté". Est-ce ainsi que parlent des frères en humanité ? Des pacifistes ? L'Azur enverra-t-elle ses avions parcourir les 7 000 kilomètres pour se faire abattre au dessus du désert, au nom de la "dignité afaréenne" ? La dignité serait de rester chez soi, et de laisser la RAC© souveraine. Je le dis en tant que Kabalien : l'Azur n'est pas la bienvenue en Kabalie. Qu'elle reste sur sa côte est et pèse de son poids sur ses voisins, si l'impérialisme l'enchante. En ce qui nous concerne, nous n'avons rien à dire à des étrangers belliqueux.

Tamurt n Althalj, je te demande ton aide. Les lucifériens sont des humanistes, mais certains sont aussi des Carnavalais, ce qui n'est pas sans risque. Des voix s'élèvent, peu nombreuses encore heureusement, pour nous demander de modifier notre doctrine balistique. La RAC© ne se laissera pas menacer éternellement, ni par ses voisins, ni par des étrangers qui ne partagent rien avec nous. Si l'Azur ou le Finejouri veulent la guerre, nous avons malheureusement les moyens de la porter sur leur sol. Je ne le souhaite pas. Le pape noir ne le souhaite pas. Et la majorité des lucifériens non plus. Mais nous ne sommes pas des enfants de cœur et je crains que ces menaces réitérées n'aboutissent à une nouvelle et tragique escalade. Personne ne souhaite un nouvel Estham.

Tamurt n Althalj, tu peux mettre fin à cet engrenage. Ta voix porte et ta diplomatie rayonne. Le Grand Kah s'aligne sur tes positions. Parle et tes mots raisonneront. Discutons accords, diplomatie et commerce, et que par notre exemple nos voisins oublient leurs ambitions militaires et reviennent à la raison. La RAC© s'est déjà engagée sur le chemin de la réparation. En adoptant une Constitution universaliste et humaniste, elle se donne les moyens d'avancer sereinement, dans le respect des différences qui composent désormais son peuple. Par la science et par le progrès, elle offre à qui le souhaite la santé, le luxe et la volupté. Il existe, c'est vrai, des réfractaires sur notre sol. Ceux-là arpentent le désert, inconsolables, mais il n'est pas dans nos moyens de rendre à la Kabalie son état d'antan. Nous pouvons accepter des convois humanitaires (et à quoi serviront-ils ? ceux qui veulent être sauvés l'ont été, ceux qui ont refusé les soins ne peuvent être sauvés d'eux-mêmes) à la condition qu'ils soient désarmés et opèrent sous notre supervision.

Maintenant je me ferai la voix de mon peuple, mon peuple tout entier, eurysien ou afaréen : il est hors de question de brader notre souveraineté au profit de nations sans légitimité sur nos terres et sur nos vies. Nul autre que les habitants de CRAMOISIE© ne seront autorisés à faire justice chez eux. Je ne laisserai pas des policiers étrangers, supposément légitime en vertus de quoi ? leur couleur de peau ? leur religion ? Partager un continent n'autorise pas à jouer les gendarmer et entrer en notre demeure et prélever sans notre accord des frères et des amis. Il n'y aura aucune justice internationale en Kabalie car la Kabalie est souveraine et n'a pas besoin de justicier autoproclamés pour régler ses tensions et réparer ses injustices. Quant à nos armes chimiques, elles sont à l'heure actuelle la seule chose qui nous protège réellement d'une invasion coordonnée. Nous envisagerons de les abandonner quand nos ennemis auront donnés des garantis acceptables à nos yeux, et que le désert rouge aura reconstitué ses propres forces militaires autonomes. D'ici là, nos missiles resteront pointés sur ceux qui nous menacent d'une annexion.

Je serai honnête sur l'état actuel de nos réflexions : entourés de prédateurs ou de prétendus alliés mais vrais parjures et tartufes, la RAC© n'a aujourd'hui aucune garanties territoriales ou de souveraineté. Aussi paradoxal que cela soit, aussi incompréhensible que cela sonne aux oreilles des porte-paroles autoproclamés de l'Afarée, notre meilleur partenaire économique est à ce jour Carnavale. Nous ne pouvons raisonnablement demander à 90% de notre population active de quitter le désert rouge. Les Carnavalais apportent des capitaux, du savoir faire, une expertise, des médecins, des soldats et armes. Mieux : ils le font avec une certaine forme de sincérité car, contrairement aux sangsues internationales qui lorgnent sur nos ressources et rêvent d'implanter chez nous leurs succursales, les lucifériens ont un désir sincère de faire société chez nous. Ce ne sont pas des capitalistes voraces venus ponctionner nos richesses mais des citoyens, dans toute leur bizarrerie et leur exotisme, contribue à l'économie et à la société kabalienne. Renvoyez-les, tuez et la Kabalie mourra une seconde fois. Nous ne sommes guère nombreux à être encore en vie. Nous ne le resterons pas longtemps si on prive notre petit pays de la majorité de sa population.

Tamurt n Althalj, toi et le Grand Kah pouvait faire désescalader la situation. Donne nous des garantis et nous t'en donnerons en retour. Assure nous de ta bienveillance et je m'engage à faire de ce désert rouge un havre de paix. Ce jardin ne sera peut-être pas complètement afaréen, ni complètement eurysien non plus, mais il sera sincère et il y fera bon vivre. S'il faut renommer ce pays la Kabalie, s'il faut donner davantage de représentation aux natifs, je n'ai aucune raison de m'y opposer et je crois même que personne ici ne s'y opposera. Mais nous ne laisserons pas une coalition de dictatures et de théocraties poser un seul pied dans le sable rouge. La Kabalie appartient aux Kabaliens, et nous en ferons ce que nous voudrons, dû-ce cela déplaire au Calife d'Azur ou au Roi du Finejouri.

Ainsi parle Balsilek Ishak,
PDG-Protecteur de CRAMOISIE©CRAMOISIE©
CRAMOISIE©
7049
Khasserat de l'Al Dayha Banairah

A l'intention d'Ijja Shenna, Qari de l'Althalj et des peuples Althaljirs


Profond respect et cordiales salutations à Iija Shenna, Qari de l'Althalj et des peuples Althaljirs, ainsi qu'à ses vénérables consœurs.

Votre soutien indéfectible à l'égard de notre politique nous fera toujours chaud au cœur, ainsi qu'à l'ensemble de celles et ceux œuvrant à sa conception et sa réalisation. De ce fait, nous en profitons pour vous remercier encore pour ces années de collaboration mutuellement bénéfique avec votre nation. Nos mandats respectifs se termineront certes bientôt, mais il est évident que cet état d'esprit est bien trop partagé par les citoyens banairais pour qu'il soit abandonné aux prochaines élections. Soyez donc assurée de la constance de notre démarche dans les années à venir.

Nous partageons vos inquiétudes au sein de l'Ambe comme du Khasserat sujet de la montée du Pacte Afaréen de Sécurité. Ce pacte nous semble être bien trop juridiquement faible pour qu'il puisse se prémunir de dangereuses contradictions, à commencer par l'adhésion d'entités bafouant allègrement les principes promus par ce traité. Le paradoxe va d'autant plus loin qu'un des fondateurs et rédacteurs de ce pacte n'est autre que la fédération d'Antérie, pourtant connue pour ses discriminations ethniques institutionnalisées et encouragées par les pouvoirs publics, son passif colonialiste et ses récentes exactions militaires dans la région. Ces derniers événements attristent d'autant plus Abunaj du fait du statut de membre du FCAN de l'Antérie, qui prouve un manquement de la part de l'ensemble des officiels du forum à relever l'Antérie de ses problèmes structuraux dévastateurs pour sa population comme celle de la région toute entière. Les intentions belliqueuses des adhérents proéminents de ce pacte ne sont plus cachées depuis bien longtemps, révélant une logique jusqu'au-boutiste de rétablissement d'un ordre pré-colonial plus ou moins fantasmé. Si l'Al Dayha condamnera toujours fermement le colonialisme sous toutes ses formes, elle ne cautionnera pas une logique va-t-en-guerre apportant plus d'incertitudes et de dommages collatéraux que de solutions long terme. Toute opération militaire se doit d'être savamment justifiée afin de s'assurer de la réalité de ses bénéfices, et cet exercice de pensée ne semble pas avoir été envisagé par les concernés, et ce d'autant plus concernant le cas de la Kabalie occupée par les forces lucifériennes.

D'un point de vue purement rationnel, au-delà des aspects moraux d'une reprise des violences dans la région ou d'un abandon, ressenti ou réel, des populations sur place, une guerre ouverte avec la république actionnariale de Cramoisie est loin d'être désirable. Cette dernière sera appuyée en toute certitude par la Principauté de Carnavale en cas de conflit, ce qui embourbera les belligérants dans une guerre d'attrition et de missiles interposées mondialisée dont les premières victimes seront les civils de l'ensemble des pays y participant, à l'image du massacre d'Estham. Dans un tel contexte, l'instabilité et les pertes humaines et matérielles résulteraient très probablement en une fragilisation institutionnelle et économique de nombreux pays afaréens pour de nombreuses années. Un tel calcul ne peut être en aucun cas gagnant, et il est fort à parier que l'attitude interventionniste du PAS trouve ses raisons en partie dans une logique politicienne et électorale, ainsi que des intérêts idéologiques et économiques, plutôt que dans une logique de résolution des crises du continent. Autrement dit, il est probable mais pas sûr que ces pays viennent à bout de leur logique. Cependant, cette situation reste de toute évidence urgente et à surveiller. Pour toutes ses raisons, en plus de la redondance institutionnelle que pose le PAS vis-à-vis du FCAN, l'Ambe ainsi que le Khasserat ont décidé de ne pas faire adhérer la République Directe au Pacte Afaréen de Sécurité. Le statut de membre observateur que vous évoquez pourrait être cependant envisagé mais reste à débattre de notre côté.

Votre franchise est fort appréciée, et nous comprenons votre approche de la situation. Il va de soi que nous n'interférerons pas avec vos initiatives de gestion de cette crise avec l'entité Cramoisie, en notre qualité d'allié et de partenaire. Toutefois, si nous concevons votre approche, Abunaj ne prendra pas de son côté le risque de s'associer d'une quelconque manière avec cette entité, et ce afin d'éviter d'envoyer un mauvais message à la population banairaise ou à celles des partenaires de l'Al Dayha. L'Ambe évitera quoi qu'il en coûte tout doute quant à la relativisation ou acceptation des crimes carnavalais en terre kabalienne, par soucis de cohérence avec sa politique générale mais aussi de conservation de la qualité de ses relations avec la République de Kabalie. Cependant, loin d'être contradictoires, nos approches respectives sauront, nous n'en doutons point, se compléter grâce à l'échange d'informations que vous nous offrez gracieusement, et dont nous remercions chaleureusement vous et vos services.

Quoi qu'il en soit vis-à-vis de ces méthodes de positionnement, nous partageons votre position quant à l'acceptation d'un conflit : toute initiative sans consultation du FCAN sera vouée à l'échec. Le génocide kabalien concerne l'ensemble du continent, le redressement de la région et la résolution de la crise se doit donc d'être effectuée collégialement avec l'ensemble des autorités légitimes concernées. A ce sujet, le conseil du FCAN doit avoir pour première priorité de discuter d'un plan de réflexion et d'action clair au sujet de la Kabalie, allant de la condamnation des responsables du génocide à la gestion des zones touchées par la pollution. Nous ne pouvons pas décemment laisser le PAS devenir la tête de proue de cette crise, autrement nous exposerons l'ensemble du continent à une spirale infernale d'escalade militaire sans aucune réponse satisfaisante au désastre kabalien, en plus de décrédibiliser le FCAN et sa capacité à promouvoir le dialogue et le développement serein et fraternel des peuples du continent. Les crises gondolaises et antériennes ont déjà trop entamé l'espoir et la confiance des opinions publiques à cet égard, et comme vous le soulignez si bien, l'aspect partiellement redondant du PAS ne ferait qu'aggraver ce problème.
C'est dans ce contexte que nous avons prévu d'entamer un dialogue exhaustif avec les autorités de la République de Kabalie afin de mieux nous rendre compte de la situation régionale et des solutions à apporter, par le Banairah comme par le FCAN dans son ensemble. Nous vous tiendrons au courant des pourparlers, d'autant plus que les autorités kabaliennes contacteront probablement le FCAN dans les jours à venir pour les mêmes raisons.

Une rencontre à Icemlet pourrait en effet être une bonne idée afin de discuter cela en tête à tête, ainsi que d'autres sujets. Nous sommes en tout cas ravis des nouvelles culturelles que vous nous faites parvenir. Les Althaljirs sont toujours les bienvenues au sein de nos cursus, et nous espérons que ceux-ci seront se montrer à la hauteur des espérances des nouvelles convaincues. Nos sincères félicitations aux artisanes althaljirs pour leur travail à Ilfiku ! Notre ambassadrice au Tamurt n Althalj serait honorée de pouvoir participer à son inauguration. N'hésitez pas par ailleurs à mettre en lien les services concernés althaljirs avec leurs homologues banairais si vous souhaitez une quelconque collaboration quant au prêt d'œuvres de la part de notre réseau de musées nationaux et communaux, par exemple. Cela nous permettra de faire honneur aux démarches similaires dont ce dernier a bénéficié concernant ses sections d'arts althaljirs.
N'hésitez pas à revenir vers nous dès que possible concernant notre prochaine rencontre. Nous pourrons profiter de cette dernière pour parler de sujets moins angoissants et faire un tour des dernières actualités concernant nos deux pays. Il est possible que le Qasse ait quelques propositions à vous faire dans divers sujets économiques, scientifiques et éducationnels.

Paix et prospérité à nos sœurs occidentales,


Sincèrement.



Saroud Al'Tenhè, Khasser du Banairah
Siriam Amza, Ministre des Affaires Extérieures au Banairah

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Bureau des Affaires Etrangères du Royaume de Finejouri

Très chers homologues ,

Au nom de Sa Majesté le Roi Louis II et du Royaume de Finejouri, nous souhaitions nous adresser à vous dans un esprit de franchise, de respect mutuel et de responsabilité régionale.

La situation actuelle en Afarée, marquée par des tensions persistantes, des incompréhensions diplomatiques et des dynamiques instables, suscite chez nous une préoccupation croissante. Ces évolutions, si elles ne sont pas traitées par le dialogue et la concertation, risquent d’affecter durablement l’équilibre et la sécurité de notre région commune.

Dans ce contexte, le Royaume de Finejouri souhaiterait savoir si l’Althalj serait disposé à envisager l’organisation d’une rencontre diplomatique, dont les modalités, le format et le calendrier resteraient bien entendu à définir conjointement. L’objectif de cette rencontre serait d’ouvrir un espace d’échange sincère et constructif afin d’aborder les facteurs d’instabilité actuels, d’évaluer les risques à moyen terme et d’explorer des pistes permettant de préserver la paix régionale.

Nous considérons l’Althalj comme un acteur sérieux, respecté et essentiel dans toute démarche visant à favoriser la stabilité et le dialogue en Afarée. C’est dans cet esprit que nous vous adressons cette proposition, convaincus que la concertation reste le moyen le plus efficace d’éviter les malentendus et les escalades inutiles. Nous restons naturellement à votre disposition pour échanger sur cette initiative et en préciser les contours, selon ce qui vous semblerait le plus approprié.

Veuillez recevoir, Très chers homologues, l’expression de notre haute considération.

Le Bureau des Affaires étrangères sous la supervision de Mdm Linehart.
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Bureau des Affaires Étrangères Du Royaume de Finejouri

Très chers homologues,

Nous sommes ravis de voir que vous acceptez la tenu de la rencontre proposé. Nous attendrons la venu de votre délégation avec impatience .

En espérant que cette rencontre sois le début d'un renouveau pour notre région.

Mdm Linehart Conseillère au prêt de Sa Majesté sur les affaires étrangères
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BALSILEK ISHAK

BALSILEK ISHAK

Chers Althaljirs,

Contrairement à ce que maugréent les fabulateurs impérialistes, la Kabalie n'a pas vocation à mettre sous le tapis les crimes et les réparations nécessaires qu'ils incombent. Les lucifériens ont, dès l'Armageddon't carnavalais, adopté une posture radicalement humanite et égalitaire, qui dicte depuis les réformes internes de Bartholoméon de Petipont, dans la continuité desquelles mon gouvernement s'inscrit désormais.

Mais nous sommes également pragmatiques et savons que les dictatures d'Afarée, réunies au sein du PAS, lorgnent sur nos terres en prennent un crime pour prétexte de commettre un autre crime. Nous ne l'accepterons pas. Les Kabaliens doivent être souverains sur leurs terres et à eux seuls revient la responsabilité de choisir leur destin et de réclamer justice dans les modalités qui leurs conviennent. Nous ne tolérerons pas que des étrangers qui ne connaissent rien au désert parlent en notre nom et dévoient nos luttes.

Pour l'heure, notre destin est clair : paix avec nos voisins, égalité entre les hommes, reconstruction écologique. Trois points que le PAS et ses alliés entendent contester en portant chez nous la guerre, la discrimination raciale fondée sur les origines, et en empêchant le chantier urgent, nécessaire et salvateur de remodélisation du désert. Pour nous, cette menace est existentielle : si le PAS atteint ses objectifs, alors il n'y aura bientôt plus personne de vivant en Kabalie, car le désert n'est pas habitable en l'état, et qu'il faudra plus que des déclarations mondiales pour rendre vivables les dunes chimiques.

En tant qu'actionnaire minoritaire, vous êtes en Kabalie rouge chez vous, comme l'est tout être humain qui a l'humanité en amour et la paix pour objectif. Nous accueillerons vos observatrices avec joie, comme des sœurs. Il ne vous sera rien caché et vous pourrez visiter les communautés qui tentent de rendre habitables le désert, autant que nos métropoles populeuses. Je demanderai également à monsieur Ambroise Crogère, le représentant de la Dalyoha Compagnie dans le désert rouge, de vous expliquer ses plans de reconstruction écologique à courts, moyens et longs termes.

Les discussions organisées à la Khaïma avec le Pacte Afaréen de Sécurité auront fait la démonstration de l'agressivité de cette organisation, qui se prétend justicière décoloniale loin de chez elle, mais n'a pas eu un mot pour les colonies du Churaynn, pourtant l'un de ses membres fondateur. Cette organisation, qui s'est parjurée par deux fois, ne peut être considérée autrement que comme le cheval de Troie de l'impérialisme et du néocolonialisme afaréen. Le Kabaliens sont un peuple du désert, nous avons appris à observer en silence et à patienter. Les Carnavalais, quant à eux, n'ont pas besoin de grands discours. Leur science parle pour eux, elle s'impose comme un fait et non comme une opinion. S'il nous faut discuter de nouveau avec le PAS, nous le ferons comme nous discuterions avec des serpents : en les tenants éloignés de nous avec un bâton, les sachant prêts à mordre à chaque instant.

Dès qu'ils ont ouvert leurs canaux diplomatiques, nous avons pris contact avec nos voisins de l'ouest, en dépit de leur posture agressive et de leurs prétentions territoriales. Si l'Althalj se faisait à la fois médiatrice et garante des négociations entre nos deux nations, nous pourrions je pense nous donner les gages de confiance et de respect mutuels, nécessaires pour clarifier et apaiser la situation.

Ainsi parle Balsilek Ishak,
PDG-Protecteur de CRAMOISIE©CRAMOISIE©
Kabalie rouge
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