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Activités étrangères en Tanska - Page 7

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LegislaTV, Journal parlementaire et généraliste de la Grande République a écrit : Vicenzo Patra, 11 juillet 2018

"Nous ne pourrons pas construire éternellement des flottes de destroyers pour la simple satisfaction des va t-en guerre.": A Velsna, conservateurs et opposition sur la piste d'un droit maritime en Manche Blanche.



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Le destroyer de classe Antipater "Silistra", pointé comme une illustration de la démesure des moyens accordés à la Marineria


Il est rare de constater des points d'accords entre des membres des différentes factions conservatrices soutenant le Gouvernement communal et les groupes d'opposition sénatoriaux. Après un début de mandature marqué par un travail législatif relativement peu soutenu comparé à ce qui ft décrit comme une "frénésie" légaliste, les représentants les plus proches des interêts de la Marine velsnienne sont depuis peu sous le feu des critiques, depuis l'annonce, en l'occurence, du lancement d'une nouvelle classe de destroyer à compter de l'année 2018. Si ces navires étaient sur la planche à dessin depuis la fin de la guerre civile, c'est le lancement effectif du premier d'entre eux prévu pour début Aout 2018, le "Silistra", qui sème la zizanie sur les bancs du Sénat des Mille.

Pour les uns, le Silistra est devenu le symbole de la "déraison" budgétaire et des largesses "bien trop généreuses" accordées à la Marineria. Pour les autres, il est la démonstration du déploiement de l'appareil militaire velsnien comme un "outil de répression doté d'une capacité d eprojection". Si opposition et une partie d ela majorité se retrouvent sur la critique, l'argumentaire ne relève donc pas de la même nature. Certes, notre rédaction s'était habituée à voir l'opposition systématique des eurycommunistes à tout projet de nature militaire, ou du moins "des projets qui sont voués à réprimer les peuples et à s'accaparer leurs biens", mais la nouveauté réside indéniablement dans le renouvèlement de cet argumentaire lié à une tendance de fond qui a été pointée du doigt par le biais du "Silistra".

En premier lieu, avec le Silistra, ce sont les "privilèges" de la branche maritime de l'armée qui soulèvent de plus en plus de critiques. En effet, il est de notoriété commune que la Marineria, non contente d'être la branche la plus financée et la plus soutenue au sein du système de défense nationale, s'est imposée au fil des années comme un groupe d’intérêt puissant. Contrairement à l'armée républicaine, composée en grande partie de Gardes civiques constituées de citoyens mobilisés temporairement selon les besoins, la Marineria est un corps entièrement professionnel, organisé selon certains observateurs comme une corporation de métier à part entière, doté de leviers politiques importants et tenant à la défense d'un "pré-carré" et de "particularismes". Illustration de la puissance de la Marineria: deux membres du Gouvernement communal actuel ont figés ou figurent toujours dans leurs rangs. Cette puissance politique n'a pas été sans attirer de plus en plus la préoccupation et la défiance d'une part importante de la classe politique. Les demandes incessantes de ma Marineria matière de dotation et de financements n'a fait que renforcer une rupture entre les trois factions conservatrices principales: les "achosiens" et les "affairistes", soucieux de développer la marine, les uns pour satisfaire les inquiétudes des cités d'outre-mer quant à leur défense, les autres pour satisfaire les besoins sécuritaires consécutifs à l'ouverture de routes commerciales vers le Nazum. Face à eux, les "constitutifs", entendent freiner des quatre fers ce mouvement de fond, dans leur politique traditionnelle de développement économique de la métropole, bien davantage que pour les "aventures extérieures".

Si cette tension existe depuis toujours, les récents aléas de la géopolitique régionale de la Manche Blanche ont donné à ce conflit latent une toute autre dimension. Il n'est désormais plus seulement question des dotations de la Marineria, mais du rôle de ma Marine au sein même de la société velsnienne, et d'un triste constat sur les mécanismes des relations internationales. Frederico Scapini, analyste international, explique:

" Si pendant longtemps le pouvoir politique a considéré la guerre et le conflit comme un prolongement, certes malheureux de la diplomatie, mais naturel, quelque chose a changé ces dernières années: les flottes sont devenues de plus en plus grandes, elles coutent de plus en plus d'argent aux budgets des états riverains de la Manche blanche, et elles mobilisent un personnel de plus en plus nombreux. Cette tendance à la militarisation de la Manche Blanche s'est observée chez de nombreux pays: Velsna, Teyla, Tanska, Rimaurie...personne n'a l'air de faire exception. Une part importante de la société velsnienne se trouve bloquée dans un cercle vicieux potentiellement destructeur: d'un côté, il faut apporter des débouchés au secteur de la construction navale militaire qui est tout puissant à Velsna, de l'autre chaque construction de navire renforce la militarisation de la Manche Blanche, qui alimente d'elle même le besoin de posséder une flotte encore plus importante, et ainsi de suite. Le problème est que ce changement de dimension des moyens militaires résulte en une prise de proportion sans précédent de la moindre crise politique ou incident diplomatique, qui eut éclater en un conflit pouvant potentiellement mettre le feu à la Manche Blanche toute entière, par les divers mécanismes d'alliance qui régissent la région. Nous sommes désormais dans la situation ou la moindre sollicitation d'alliance peut conduire à une guerre de dizaines de milliers de morts, et à des niveaux de destruction qui auraient été impensables il y a encore vingt ans. Et la classe politique velsnienne est partie prenante et en partie coupable, à l'instar de toutes les autres, de ce phénomène."

L'avertissement est donc lancé: pour Scarpa, la perpétuation de ce mécanisme devrait finir par conduire à une catastrophe politique qui n'épargnera personne. Dans un contexte de crise en Hotsaline qui a pu faire apparaître certains de ces mécanismes infernaux, et qui ont fait craindre un embrasement généralisé d'un conflit local, certains sénateurs commencent à réfléchir ouvertement à ma création d'un organe de régulation du droit maritime en Manche Blanche, chargé de tempérer les aspects les plus pervers de cette situation. L'analyste reprend:

" Il existe plusieurs moyens de constituer un organe puissant, et doté de prérogatives utiles: la constitution de routes maritimes sécurisées et libre de tout convoi militaire, une meilleure définition des eaux territoriales de chaque État riverain de la Manche Blanche, voire même la limitation d'un tonnage autorisé à la circulation en Manche Blanche, tout cela pouvant être acté de manière collégiale dans le cadre d'une organisation dépassant le simple clivage multipolaire ONC/OND/Liberalintern/Pays "neutres". Sans de telles dispositions, ce n'est qu'une question de temps avant que la Manche Blanche ne devienne le théâtre d'un affrontement de masse provoqué par ce système d'alliance. Nous pourrions faire avaliser de telles décisions par la création d'un système de représentation par alliance au sein de cet organe hypothétique: deux voix pour l'OND et affiliés (Teyla, Tanska, Caratrad, Nordlig Kors), deux voix pour l'ONC et affiliés (Velsna, Rasken, Dodécapole), deux voix pour le Liberalintern (Altrecht, Khorne, Slaviensk) et une voix représentant les nations non alignées."

Si ce dernier reste lucide quant à l'évolution des tonnages militaires des différents pays en Manche Blanche, Scarpa est satisfait de constater un début d'infléchissement des mentalités parmi la classe politique velsnienne: les intérêts de la Marineria ne paraissent plus aussi intouchables qu’auparavant.

"Il ne reste plus qu'à espérer qu'il existe chez nos voisins des individus volontaires qui partagent ce constat. Mais je suis pessimiste quant à un certain nombre de pays."

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CARNAVALE MATIN
04/09/2017


Améthyste Castelage annonce des aides pour les familles des victimes de l’incendie provoqué par l’OND


Améthyste Castelage annonce des aides pour les familles des victimes de l’incendie de l’OND

Preuve de l’amateurisme de l’ennemi, l’OND s’est foutue le feu toute seule à Roumont. La ville dortoir que les moralistes avaient choisi comme camp de base a été entièrement consumée par les flammes, anéantissant au passage le QG de l’OND. Mais dans sa maladresse, l’organisation sanguinaire n’aura pas que perdu du matériel et des hommes : ce sont non moins de deux cents travailleurs du secteur agricole qui ont péri dans les incendies. Si ce chiffre reste tendancielle moins élevé que la mortalité journalière moyenne causés par des accidents de voiture dans la Cité noire, c’est la seconde fois depuis le début du XXIème siècle que l’OND massacre des civils, d’une manière particulièrement abominable.

« J’ai vu des soldats enfermer des Carnavalais dans une grange en feu, raconte un rescapé. Ils riaient et se moquaient. J'ai vu un militaire tanskien mettre un bébé dans un four ! » Des crimes de guerre dont l’OND aura à répondre, a assuré Améthyste Castelage, qui a néanmoins salué l’efficacité des milices Dalyoha présentent sur place. Les soldats infiltrés dans la ville ont permis à la majorité des travailleurs de Roumont d’évacuer pendant que les militaires de l’OND s’enfuyaient, abandonnant leur camp aux flammes. Une débandade filmée en 4k par des passants astucieusement postés en hauteur et disposant d’un set up caméra satellite de très bonne qualité. Les images, saisissantes, montrent des hélicoptères de l’OND survoler les flammes de l’incendie, certains de leurs soldats chutant directement dans le brasier en dessous.

Selon les premières remontées du terrain, l’origine du drame fait encore débat. Certains assurent qu’il aurait été déclenché par un Caratradais en tapant deux silex entre eux pour allumer un feu et se faire cuir de l’alcool. Si l’hypothèse est étudiée par les experts, les artificiers de Carnavale penchent plutôt pour une mauvaise gestion des stocks militaires d'explosifs. « Ces gens sont des amateurs et leur armée est globalement de mauvaise qualité. Seul le nombre leur permet d’occuper le terrain, et encore. Il est plus que probable qu’un de leurs explosifs défectueux ait sauté et entraîné une réaction en chaîne. » Un court circuit, du matériel de mauvaise qualité ou une cigarette allumée au mauvais endroit au mauvais moment auront pu suffire à provoquer le drame.

Roumont rayée de la carte ? « Pas une grande perte » selon les avocats de la Dalyoha Compagnie. « C’était moche et le nom était crétin » expliquent-ils. Un point de vue que partagent les architectes des bâtiments de Carnavale (ABC) : « la banlieue pavillonnaire, ce n’est pas du tout conforme à l’architecture traditionnelle de la Principauté, je l’avais déjà fait remarquer à monsieur Dalyoha, il était plus que temps de raser cette merde. » Sur les quelques citoyens interrogés, 5% expliquent que la destruction de Roumont est une très bonne nouvelle, quand 93% avouent ne tout simplement jamais avoir entendu parler de la ville.

« Les milices Dalyoha m’ont sauvé ! Merci Blaise ! Merci Améthyste » voilà ce qu’on pouvait également entendre remonter de la colonne de travailleurs du secteur agricole, de retour à Carnavale. Des scènes de liesse fraternelles entre les miliciens qui se sont improvisés pompiers, et la population qui a dû fuir les flammes dans la panique. Preuve de la coopération entre les deux géants financiers carnavalais, même si ce sont les milices et les employés de la Dalyoha Compagnie qui se trouvaient sur place, Améthyste Castelage s’est tout de même adressée aux employés du secteur et leur a promis une prime de risque jusqu’au départ des soldats de l’OND, financée directement par la Banque Princière.

De plus en plus de témoignages affluent sur la brutalité de ce qui s’est passé à Roumont. Si les Carnavalais prennent les pertes avec philosophie, ils acceptent en revanche beaucoup moins que ce soit une armée étrangère qui commette de telles atrocités. « Brûler vif des gens, d’accord, mais ça doit se faire entre Carnavalais ! » proteste un vieil homme visiblement outré. « Imaginez qu’il y a des Afaréens dans les rangs de l’OND, et des aborigènes sylvois. Si on laisse des nègres tuer des blancs, c’est le monde à l’envers. »

Face à cette inquiétude, les autorités se veulent rassurante. Face à une foule en colère, l’officier de police Gédéon Gredin scande au mégaphone : « Les Afaréens ne vont brûler personne, monsieur Dalyoha est en train de travailler à tous les tuer, ça ne va plus prendre très longtemps maintenant, soyez patients. »

En attendant, c’est la deuxième victoire stratégique remportée par Carnavale sur le terrain. Deux à zéro, donc, pour la Cité noire dont le génie n’est plus à prouver.


Un article signé Philippe Pine.

Rappel nécessaire : on ne joue pas avec le feu !

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