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Activités étrangères en Tanska - Page 7

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LegislaTV, Journal parlementaire et généraliste de la Grande République a écrit : Vicenzo Patra, 11 juillet 2018

"Nous ne pourrons pas construire éternellement des flottes de destroyers pour la simple satisfaction des va t-en guerre.": A Velsna, conservateurs et opposition sur la piste d'un droit maritime en Manche Blanche.



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Le destroyer de classe Antipater "Silistra", pointé comme une illustration de la démesure des moyens accordés à la Marineria


Il est rare de constater des points d'accords entre des membres des différentes factions conservatrices soutenant le Gouvernement communal et les groupes d'opposition sénatoriaux. Après un début de mandature marqué par un travail législatif relativement peu soutenu comparé à ce qui ft décrit comme une "frénésie" légaliste, les représentants les plus proches des interêts de la Marine velsnienne sont depuis peu sous le feu des critiques, depuis l'annonce, en l'occurence, du lancement d'une nouvelle classe de destroyer à compter de l'année 2018. Si ces navires étaient sur la planche à dessin depuis la fin de la guerre civile, c'est le lancement effectif du premier d'entre eux prévu pour début Aout 2018, le "Silistra", qui sème la zizanie sur les bancs du Sénat des Mille.

Pour les uns, le Silistra est devenu le symbole de la "déraison" budgétaire et des largesses "bien trop généreuses" accordées à la Marineria. Pour les autres, il est la démonstration du déploiement de l'appareil militaire velsnien comme un "outil de répression doté d'une capacité d eprojection". Si opposition et une partie d ela majorité se retrouvent sur la critique, l'argumentaire ne relève donc pas de la même nature. Certes, notre rédaction s'était habituée à voir l'opposition systématique des eurycommunistes à tout projet de nature militaire, ou du moins "des projets qui sont voués à réprimer les peuples et à s'accaparer leurs biens", mais la nouveauté réside indéniablement dans le renouvèlement de cet argumentaire lié à une tendance de fond qui a été pointée du doigt par le biais du "Silistra".

En premier lieu, avec le Silistra, ce sont les "privilèges" de la branche maritime de l'armée qui soulèvent de plus en plus de critiques. En effet, il est de notoriété commune que la Marineria, non contente d'être la branche la plus financée et la plus soutenue au sein du système de défense nationale, s'est imposée au fil des années comme un groupe d’intérêt puissant. Contrairement à l'armée républicaine, composée en grande partie de Gardes civiques constituées de citoyens mobilisés temporairement selon les besoins, la Marineria est un corps entièrement professionnel, organisé selon certains observateurs comme une corporation de métier à part entière, doté de leviers politiques importants et tenant à la défense d'un "pré-carré" et de "particularismes". Illustration de la puissance de la Marineria: deux membres du Gouvernement communal actuel ont figés ou figurent toujours dans leurs rangs. Cette puissance politique n'a pas été sans attirer de plus en plus la préoccupation et la défiance d'une part importante de la classe politique. Les demandes incessantes de ma Marineria matière de dotation et de financements n'a fait que renforcer une rupture entre les trois factions conservatrices principales: les "achosiens" et les "affairistes", soucieux de développer la marine, les uns pour satisfaire les inquiétudes des cités d'outre-mer quant à leur défense, les autres pour satisfaire les besoins sécuritaires consécutifs à l'ouverture de routes commerciales vers le Nazum. Face à eux, les "constitutifs", entendent freiner des quatre fers ce mouvement de fond, dans leur politique traditionnelle de développement économique de la métropole, bien davantage que pour les "aventures extérieures".

Si cette tension existe depuis toujours, les récents aléas de la géopolitique régionale de la Manche Blanche ont donné à ce conflit latent une toute autre dimension. Il n'est désormais plus seulement question des dotations de la Marineria, mais du rôle de ma Marine au sein même de la société velsnienne, et d'un triste constat sur les mécanismes des relations internationales. Frederico Scapini, analyste international, explique:

" Si pendant longtemps le pouvoir politique a considéré la guerre et le conflit comme un prolongement, certes malheureux de la diplomatie, mais naturel, quelque chose a changé ces dernières années: les flottes sont devenues de plus en plus grandes, elles coutent de plus en plus d'argent aux budgets des états riverains de la Manche blanche, et elles mobilisent un personnel de plus en plus nombreux. Cette tendance à la militarisation de la Manche Blanche s'est observée chez de nombreux pays: Velsna, Teyla, Tanska, Rimaurie...personne n'a l'air de faire exception. Une part importante de la société velsnienne se trouve bloquée dans un cercle vicieux potentiellement destructeur: d'un côté, il faut apporter des débouchés au secteur de la construction navale militaire qui est tout puissant à Velsna, de l'autre chaque construction de navire renforce la militarisation de la Manche Blanche, qui alimente d'elle même le besoin de posséder une flotte encore plus importante, et ainsi de suite. Le problème est que ce changement de dimension des moyens militaires résulte en une prise de proportion sans précédent de la moindre crise politique ou incident diplomatique, qui eut éclater en un conflit pouvant potentiellement mettre le feu à la Manche Blanche toute entière, par les divers mécanismes d'alliance qui régissent la région. Nous sommes désormais dans la situation ou la moindre sollicitation d'alliance peut conduire à une guerre de dizaines de milliers de morts, et à des niveaux de destruction qui auraient été impensables il y a encore vingt ans. Et la classe politique velsnienne est partie prenante et en partie coupable, à l'instar de toutes les autres, de ce phénomène."

L'avertissement est donc lancé: pour Scarpa, la perpétuation de ce mécanisme devrait finir par conduire à une catastrophe politique qui n'épargnera personne. Dans un contexte de crise en Hotsaline qui a pu faire apparaître certains de ces mécanismes infernaux, et qui ont fait craindre un embrasement généralisé d'un conflit local, certains sénateurs commencent à réfléchir ouvertement à ma création d'un organe de régulation du droit maritime en Manche Blanche, chargé de tempérer les aspects les plus pervers de cette situation. L'analyste reprend:

" Il existe plusieurs moyens de constituer un organe puissant, et doté de prérogatives utiles: la constitution de routes maritimes sécurisées et libre de tout convoi militaire, une meilleure définition des eaux territoriales de chaque État riverain de la Manche Blanche, voire même la limitation d'un tonnage autorisé à la circulation en Manche Blanche, tout cela pouvant être acté de manière collégiale dans le cadre d'une organisation dépassant le simple clivage multipolaire ONC/OND/Liberalintern/Pays "neutres". Sans de telles dispositions, ce n'est qu'une question de temps avant que la Manche Blanche ne devienne le théâtre d'un affrontement de masse provoqué par ce système d'alliance. Nous pourrions faire avaliser de telles décisions par la création d'un système de représentation par alliance au sein de cet organe hypothétique: deux voix pour l'OND et affiliés (Teyla, Tanska, Caratrad, Nordlig Kors), deux voix pour l'ONC et affiliés (Velsna, Rasken, Dodécapole), deux voix pour le Liberalintern (Altrecht, Khorne, Slaviensk) et une voix représentant les nations non alignées."

Si ce dernier reste lucide quant à l'évolution des tonnages militaires des différents pays en Manche Blanche, Scarpa est satisfait de constater un début d'infléchissement des mentalités parmi la classe politique velsnienne: les intérêts de la Marineria ne paraissent plus aussi intouchables qu’auparavant.

"Il ne reste plus qu'à espérer qu'il existe chez nos voisins des individus volontaires qui partagent ce constat. Mais je suis pessimiste quant à un certain nombre de pays."

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CARNAVALE MATIN
04/09/2017


Améthyste Castelage annonce des aides pour les familles des victimes de l’incendie provoqué par l’OND


Améthyste Castelage annonce des aides pour les familles des victimes de l’incendie de l’OND

Preuve de l’amateurisme de l’ennemi, l’OND s’est foutue le feu toute seule à Roumont. La ville dortoir que les moralistes avaient choisi comme camp de base a été entièrement consumée par les flammes, anéantissant au passage le QG de l’OND. Mais dans sa maladresse, l’organisation sanguinaire n’aura pas que perdu du matériel et des hommes : ce sont non moins de deux cents travailleurs du secteur agricole qui ont péri dans les incendies. Si ce chiffre reste tendancielle moins élevé que la mortalité journalière moyenne causés par des accidents de voiture dans la Cité noire, c’est la seconde fois depuis le début du XXIème siècle que l’OND massacre des civils, d’une manière particulièrement abominable.

« J’ai vu des soldats enfermer des Carnavalais dans une grange en feu, raconte un rescapé. Ils riaient et se moquaient. J'ai vu un militaire tanskien mettre un bébé dans un four ! » Des crimes de guerre dont l’OND aura à répondre, a assuré Améthyste Castelage, qui a néanmoins salué l’efficacité des milices Dalyoha présentent sur place. Les soldats infiltrés dans la ville ont permis à la majorité des travailleurs de Roumont d’évacuer pendant que les militaires de l’OND s’enfuyaient, abandonnant leur camp aux flammes. Une débandade filmée en 4k par des passants astucieusement postés en hauteur et disposant d’un set up caméra satellite de très bonne qualité. Les images, saisissantes, montrent des hélicoptères de l’OND survoler les flammes de l’incendie, certains de leurs soldats chutant directement dans le brasier en dessous.

Selon les premières remontées du terrain, l’origine du drame fait encore débat. Certains assurent qu’il aurait été déclenché par un Caratradais en tapant deux silex entre eux pour allumer un feu et se faire cuir de l’alcool. Si l’hypothèse est étudiée par les experts, les artificiers de Carnavale penchent plutôt pour une mauvaise gestion des stocks militaires d'explosifs. « Ces gens sont des amateurs et leur armée est globalement de mauvaise qualité. Seul le nombre leur permet d’occuper le terrain, et encore. Il est plus que probable qu’un de leurs explosifs défectueux ait sauté et entraîné une réaction en chaîne. » Un court circuit, du matériel de mauvaise qualité ou une cigarette allumée au mauvais endroit au mauvais moment auront pu suffire à provoquer le drame.

Roumont rayée de la carte ? « Pas une grande perte » selon les avocats de la Dalyoha Compagnie. « C’était moche et le nom était crétin » expliquent-ils. Un point de vue que partagent les architectes des bâtiments de Carnavale (ABC) : « la banlieue pavillonnaire, ce n’est pas du tout conforme à l’architecture traditionnelle de la Principauté, je l’avais déjà fait remarquer à monsieur Dalyoha, il était plus que temps de raser cette merde. » Sur les quelques citoyens interrogés, 5% expliquent que la destruction de Roumont est une très bonne nouvelle, quand 93% avouent ne tout simplement jamais avoir entendu parler de la ville.

« Les milices Dalyoha m’ont sauvé ! Merci Blaise ! Merci Améthyste » voilà ce qu’on pouvait également entendre remonter de la colonne de travailleurs du secteur agricole, de retour à Carnavale. Des scènes de liesse fraternelles entre les miliciens qui se sont improvisés pompiers, et la population qui a dû fuir les flammes dans la panique. Preuve de la coopération entre les deux géants financiers carnavalais, même si ce sont les milices et les employés de la Dalyoha Compagnie qui se trouvaient sur place, Améthyste Castelage s’est tout de même adressée aux employés du secteur et leur a promis une prime de risque jusqu’au départ des soldats de l’OND, financée directement par la Banque Princière.

De plus en plus de témoignages affluent sur la brutalité de ce qui s’est passé à Roumont. Si les Carnavalais prennent les pertes avec philosophie, ils acceptent en revanche beaucoup moins que ce soit une armée étrangère qui commette de telles atrocités. « Brûler vif des gens, d’accord, mais ça doit se faire entre Carnavalais ! » proteste un vieil homme visiblement outré. « Imaginez qu’il y a des Afaréens dans les rangs de l’OND, et des aborigènes sylvois. Si on laisse des nègres tuer des blancs, c’est le monde à l’envers. »

Face à cette inquiétude, les autorités se veulent rassurante. Face à une foule en colère, l’officier de police Gédéon Gredin scande au mégaphone : « Les Afaréens ne vont brûler personne, monsieur Dalyoha est en train de travailler à tous les tuer, ça ne va plus prendre très longtemps maintenant, soyez patients. »

En attendant, c’est la deuxième victoire stratégique remportée par Carnavale sur le terrain. Deux à zéro, donc, pour la Cité noire dont le génie n’est plus à prouver.


Un article signé Philippe Pine.

Rappel nécessaire : on ne joue pas avec le feu !

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Fisca à la une a écrit :
FISCA à la une : la revue du sport automobile mondial
Par Joachim Venetto


Appel aux écuries pour le lancement de la prochaine saison de F1 FISCA


A quelques mois du lancement de la prochaine saison de la FISCA, l'organisation automobile tire la sonnette d'alarme. En effet, avec six écuries et autant de circuits au calendrier, la fédération est activement à la recherche de promoteurs, propriétaires d'écuries et de circuits afin d’espérer atteindre le quota attendu à l'origine: celui d'une saisons de dix à douze tracés, et dix écuries. Afin d'attirer écuries et sponsors, c'est le président de la FISCA lui-même, Donatello San Sebastiàn, qui a prit la parole devant les médias raskneois et velsniens afin de vendre, enfin, le concept d'un championnat mondial, à des lieues des compétitions nationales existantes:

"Il va sans dire que nous sommes tous des amoureux du sport automobile., et c'est la raison première de cette intiative. J'adore regarder les formules monoplace à Rasken, comme quand je zappe à la tv alguareno pour regarder un beau spectacle, ou comme quand je vais voir une course de Fomrule Strama à Velsna. L'idée derrière la F1 Fisca, c'est de réunir la somme de toute cette excellence, en un seul championnat. Pour les promoteurs et participants, les revenus des droits de diffusion et de promotion en seront d'autant plus grands: vous avez le choix entre un championnat local avec des talents locaux, et des revenus locaux...ou bien une ouverture sur le monde: se battre avec les meilleurs, pour gagner les meilleures récompenses, et faire fructifier un sport, qui est aussi un divertissement à diffuser à toutes et à tous, de la Nivérée au Pôle Nord. C'est la vision que j'ai du sport, une grande communion mondiale.

C'est pourquoi j'invite tous les intéressés par la perspective de disposer d'une telle exposition médiatique, et d'e ce qui est un laboratoire de la haute technologie pour l'avenir du secteur automobile. Je pense en particulier aux alguarenos qui disposent déjà d'une structure de sport auto particulièrement enviable, par exemple. Alors venez nombreux"


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Donatello San Sebastiàn, président de la FISCA


Plusieurs géants du secteur automobile mondial ont d'ores et déjà signifié leur participation, comme les groupes Steiner et Strama, ou encore Fang Motorsport, la propriété de la multimilliardaire icamienne Maxime Che Fang. Parmi les participations plus surprenantes, des structures plus modestes dont une écurie privée achosienne. Si les travaux à effectuer avant le lancement du championnat sont encore titanesques, le président San Sebastiàan se veut rassurant:

"Nous sommes dans les temps. Et nous avons déjà assez de grands noms pour donner la chance à côté de cela, à de plus petites structures indépendantes."

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Le Grand Tour de Bernaba di Albirio

Une invitation au voyage



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Bernaba s'ennuie...


Qu'est-ce qu'un "Grand tour". Le nom rappelle une idée maximaliste, une invitation à "un voyage total", tant intérieur qu'extérieur. Il faut tout faire ! Il faut tout voir ! Il faut tout lire, tout manger, tout écouter et profiter de tout. Mais il y a là bien davantage qu'un slogan de carte postale formulé à des touristes kah tanais naïfs et en quête de sensations fortes. Le Grand tour est une pratique aussi ancienne que la ville de Velsna elle-même. Enfin, peut-être, je ne sais pas...on ne conserve de trace de ces exercices qu'au XIVème siècle, alors partons du principe que cela remonte à très très très loin. A l'origine, il désigne la pratique commune des gens de l'aristocratie, souvent de jeunes gens, de tout abandonner le temps d'une année pour effectuer un tour complet de la Leucytalée, à la rencontre de ses curiosités remontant à la plus haute des antiquités, se quérant des dernières œuvres en vogue à Fortuna et à la cour du grand Charles Grain de Youslévie, rendre visite aux plus grands professeurs de rhétorique et de philosophie de Théodosine, avant de visiter quelque ruine antique sortant de terre, et finalement rentrer chez soi avec un souvenir. Cette pratique, dans la cité velsnienne, au sein de son aristocratie ne s'est jamais véritablement perdue. Les destinations ont changé: l'Alguarena, le Kah, le Jashuria et tout ce qui paraissait autrefois lointain et sans interêt sont devenues des endroits de prédilection devant permettre à l'aristocratie sénatoriale de s'encanailler loin de la cité velsnienne. Certains de ces voyages furent légendaires, à l'image du fameux "Tour de Youslévie" par Giacoppo Dangelo, homme de lettres du XVIIIème siècle ayant finit par en dresser une chronique qui est toujours éditée et populaire de nos jours parmi les amoureux des romans d'aventure.

Mais loin d'un simple loisir isolé, le "Grand Tour" a finit par se graver dans la pratique du pouvoir politique à Velsna. Financés sur les deniers propres des sénateurs en étant à l'origine, ces voyages ont fini par se transformer en ambassades diplomatiques ambulantes, dans le cadre d'initiatives privées organisées par de grandes figures. Ces voyages ne sont pas l'affaire de trois voyageurs, loin de là: ils se constituent en une démonstration de pouvoir. On a ainsi comparé les suites de ces sénateurs et hommes illustres comme des "cours royales itinérantes". Un Grand Tour, mené par une excellence illustre, peut atteindre en certains cas, plusieurs centaines de participants, voire dépasser aisément le millier, et être dans le beosin d'une logistique telle qu'elle rappelle une armée en campagne.

Pour les pays et les contrées que cette troupe sans armes traverse, cela peut constituer l'occasion ou jamais de se rapprocher de personnalités importantes de la cité velsnienne présentes dans le cortège: grand industriels, financiers, chefs de corporations commerçantes, magistrats de la République... Un Grand Tour, c'est avant tout l'occasion de nouer pour ces pays, de nouveaux contrats avec la cité velsnienne, traités et alliances, négocier des transferts bancaires, avoir une chance d'investir dans un entreprise cotée à a bourse de Velsna. Bref, une fenêtre ouverte sur un monde, qui qui ne cesse de se déplacer, et qu'il ne faut pas louper.

Mais quel est le rapport entre cette démarche profondément humaniste, ouverte sur le monde, et Bernaba Albirio ? A première vue, pas grand chose. Un grand homme a autrefois décrit le Patrice de Velsna comme "une personne très moyennement intéressée par l'art, la musique, le chant, le cinéma et toute autre manifestation culturelle susceptible de stimuler le cortex d'un cerveau humain.". Peu flatteur à première vue il est vrai, mais cet auteur fréquentant les salons velsniens a omis un trait de caractère propre à Bernaba Di Albirio, aka "le large": il s'ennuie. Pour un Homme qui était habitué à voyager, mais pour se battre, le changement de "compagnon de route de Di Grassi" à Patrice de Velsna a été rude. L'immobilisme, le mandat de Patrice, s'il l'eut accepté pour rendre service à l'ancien Maître de l'Arsenal, se révéla rapidement être une prison dorée. Une fonction au pouvoir inexistant, servant simplement de devanture de luxe à la République. A la vérité, Bernaba Di Albirio, en ce moment, était probablement le plus malheureux des Hommes (si l'on excepte la totalité des êtres humains vivant dans des pays du tiers monde, ça et les pauvres, de manière générale).

Le Patrice ruminait donc sa frustration de cette bonne nuit, devant l'un des nombreux feux de cheminée des appartements du Palais des Patrices. Parfois, il tapait nerveusement du poing sur l'accoudoir du fauteuil, sans raison apparente. D'autres fois, il faisait les cent pas, comme un lion en cage. A ses côtés, Bernardo, son domestique, était comme une ombre irritante ne le lâchant pas d'une semelle. Celui-ci vint se mettre entre lui et la cheminée, comme un vulgaire canidé réclamant de l'attention. Il montra au bout de chaque bras, deux peignoirs:

" Excellence illustre. Rouge ou bleu ?"

" De la même couleur que le peignoir de ta mère, Bernardo !"


Il ne faisait pas bon être le domestique d'un Albirio mal luné, et cela tombait bien: il l'était toujours. La question du domestique paraissait avoir déclenché chez lui un électrochoc. Il se redressa vivement de son fauteuil, comme frappé par la foudre, piqué au vif jusque dans sa dignité par une question aussi banale, aussi...médiocre.

"Il suffit ! Je suis Bernaba Di Albirio: mes ancêtres se sont battus contre les celtes à Vadimon, sur l'Arna, dans les Grandes Plaines, et toi sombre connard, tu m'emmerdes avec tes foutus peignoirs ?! J'ai fait la guerre de l'AIAN, espèce de sac à merde couvert de parfum ! J'ai débarqué à Umbra avec DI Grassi, je me suis battu à Hippo Reggia et à Vatluna. J'ai été en mission contre la Rache en pays slave, oui ou non ? OUI OU NON, Bernardo !?"

"Euh. Oui ?"

" Il suffit. Je me sens mourir à petit feu dans cette chaise, à perdre ma journée à écouter les maîtres de bureaux au conseil communal, et à faire semblant de m'intéresser à la réglementation de la taille des serviettes dans les restaurants ! A m'accoutrer avec une cape d'hermine ridicule, et un couvre-chef en forme de chibre à chaque fois que je sors comme si j'étais au carnaval de San Stefano ! Oui ! Il suffit ! C'est moi, Bernaba Di Albirio qui pour fuir les hommes de main de cette petite catin de Scaela pendant son coup d'état, a plongé à poil dans le Grand Canal ! Oui ou non ?!"

"Comment l'oublier, excellence illustre..."

"Je ne tiens plus ! Si je ne sors pas de ce palais, je vais devenir fou. Je déteste tout ce qui existe et qui respire dans cette putain de ville, Bernardo. Je.veux.voyager."

" Un voyage..."

"Oui, tu m'as entendu, Bernardo: un voyage. N'importe où mais loin d'ici, loin des Altarini, des Rufinus, des Ascone, de tous ces sénateurs qui passent leur vie à se regarder en chiens de faillence. Si je pouvais les étrangler un par un..."



Le domestique reposa les deux peignoirs et se recomposa. Il était certes de modeste condition, mais la condition de son intelligence surpassait quant à elle nettement celle de son maître.

" Excellence illustre. Peut-être pourriez vous réussir à concilier votre envie de voyage avec l'intérêt de l'Etat ?"

"Arrête d'essayer d'utiliser des mots compliqués pour essayer de m'impressionner Bernardo. Et dis moi ce que t'as en tête."

" Peut-être pourrions nous transformer votre envie soudaine en une imense fête, en un évènement politique qui ferait du Patrice de Velsna, non pas une simple figure protocolaire de l'ombre, mais la plus belle des vitrines de notre cité. Il existe des endroits fabuleux dont vous ne soupçonnez pas l'existence, excellence..."

"Tu sous entends que je suis inculte là ?"

" Non pas du tout ! Je disais, des endroits fabuleux et riches, qui sont encore vierges d'investissements d'entreprises velsniennes à la recherche de débouchés, et qui en retour, eux, cherchent à nus atteindre, à toucher...votre cœur, excellence. Ce serait une occasion de découvrir tant et tant de coses extraordinaires: les pyramides d'Axis Mundis, les atolls alguarenos, les confins du Jashuria, les grandes lignes à haute vitesse du Grand Ling !"

"Et les festins de la grosse Catherine !"

"Oui ! Exactement excellence ! La grosse Catherine ! Nous pouvons transformer votre lubie du moment en une fantastique fenêtre d'opportunité, à la fois pour notre cité, mais pour les nations de l'étranger qui voudraient apprendre à nous connaître, et à nous apprécier pour ce que nous sommes."

"Des gars futés ?"

"Exactement excellence. Des "gars futés"."

" Bon. Tu as gagné, je signe. Mais d'abord, veux tu m'amener un froc. Je commence à avoir froid là où ça me démange."

" Bien entendu excellence."



Règles de l'évènement: Le Patrice de Velsna organise à ses frais son "Grand Tour" avec une suite de près de 1 000 velsniens, l'élite politique, économique et culturelle de la cité. Tous ceux qui postuleront à cette évènement pourront avoir la visite de l'immense cortège du Patrice, ce qui leur permettra de nouer des liens diplomatiques avc Velsna, mais aussi des contrats avec des grandes entreprises velsniennes, ainsi que la mise au point d'échanges culturels, partage de technologie et j'en passe !

La suite de Bernaba Di Albirio a écrit :

Attention, le Grand Tour n'est pas qu'une simple visite diplomatique, c'est avant tout une fenêtre ouverte sur l'élite velsnienne, qui arrivera en grand nombre chez vous si vous postulez, près de 1 000 velsniens en tout et pour tout, avec parmi eux:
  • Le Patrice accompagné d'une trentaine de sénateurs de tous les groupes politiques du Sénat velsnien.
  • Une centaine de greffiers sénatoriaux chargés de répertorier les faits et gestes de chacun dans le cadre de ce voyage, pour la postérité.
  • Des chefs d'entreprise, de grands groupes et de corporations velsniennes. (possibilité de conclusion de traités de libre échange, de contrats d'armement, accords commerciaux divers etc...)
  • Des chefs militaires et d'anciennes gloires de la cité.
  • Des artistes: cinéastes, troupe de théâtre et d'opéra, des musiciens, et Gian-Maria Bigetti, humoriste préféré du Patrice de Velsna.
  • Des acteurs du monde scientifique velsnien.
  • Des centaines de "membres du personnel", petites mains, domestiques et logisticiens chargés d'assurer le confort de ce périple.


REMPLIR LE FORUMULAIRE SUIVANT


[justify]Au Patrice de Velsna [u]Bernaba Di Albirio[/u], dit "le large",

Par ce formulaire, nous, (insérer nom du gouvernement, de l'institution ou de la personne privée), formulons solennellement le vœu d'accueillir [u]son excellence illustre Bernaba "le large" Di Albirio[/u], de lui faire hospitalité et de partager avec lui le fruit de l'excellence, de la perfection et de l'ingéniosité de notre nation, ce pour une durée de trois jours.

[u]Motif de l'invitation:[/u] (exemples: achat d'armement, recherche de partenariat stratégique, transferts culturels, entente commerciale, le plaisir de rencontre le Patrice de Velsna etc...).[/justify]
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