Panne générale d’électricité au Nord-Est de la Lermandie: à qui la faute?
Par Catherine Marboulin
Le 14 mars, la Lermandie a subi une panne de courant généralisée durant environ deux heures. Mais dans le nord-est du pays; regroupant le nord-est de la Plainimar et l’est du Bemar; la coupure a duré toute la journée. Dans un contexte de fin d’hiver, où cette région affichait une température moyenne de –2 °C au niveau de la mer, une question s’impose : qu’est-ce qui a provoqué cette catastrophe?
Selon Anna Legrand, ingénieure en électricité au sein de la COPEL (Compagnie de Production Électrique Lermandienne), l’origine de la panne provient d’une brutale différence de tension survenue en Nebrownia. La zone nord-est de la Lermandie, correspondant à l’ouest de l’ancienne Viétie, n’aurait pas été suffisamment isolée du réseau nebrownien au niveau de la frontière.
Or, ce secteur dépend encore à près de 90 % de l’ancien réseau électrique viétique, qui est vieillissant. La chute de tension a donc fortement sollicité les centres de production locaux, notamment la centrale nucléaire de Stanville, qui a tenté de compenser rapidement le déficit.
Conséquence : un réseau vieillissant; avec un âge moyen de 55 ans; n’a pas supporté l’afflux brutal d’énergie provenant du reste de la Lermandie. Plusieurs câbles à haute tension ont rompu après avoir dépassé 15 % de leur capacité maximale. Cette rupture a provoqué une augmentation instantanée de la tension à plus de 200 % sur certaines lignes, pendant moins d’une seconde, entraînant la mise en sécurité automatique de l’ensemble des centres de production énergétique.
Une cause identifiée… mais comment une telle catastrophe a-t-elle pu se produire ?
De nombreuses personnalités politiques lermandiennes s’accusent mutuellement de ne pas avoir modernisé l’ouest viétique, annexé après la Grande Guerre de 1982. Cette région aurait dû bénéficier d’investissements massifs pour être correctement intégrée au réseau national.
La Coalition de droite, aujourd’hui majoritaire, accuse le Parti socialiste de ne pas avoir suffisamment travaillé sur l’intégration de la zone annexée. De son côté, le Parti socialiste; au pouvoir de 1930 à 1996, puis brièvement via le Front de Gauche entre 2010 et 2013; accuse la Coalition de droite d’incompétence en matière d’aménagement du territoire depuis 1996.
L’état du chemin de fer dans le nord-est de la Lermandie en est un exemple : la plupart des signaux ferroviaires y sont encore mécaniques, héritage direct de l’époque viétique.
Face à l’ampleur de la panne, une commission parlementaire dédiée à l’incident du 14 mars a été votée dès le 15 mars 2016. Elle devra déterminer les éventuelles fautes organisationnelles et politiques commises par les gouvernements successifs depuis 1984.
En parallèle, la COPEL a lancé une enquête interne pour établir les responsabilités techniques.
Selon les premières estimations, la COPEL évalue le coût des réparations à plus de 2 millions de dollars. Les prochaines élections majeures d’avril 2020 ne manqueront sans doute pas d’interpeller les candidats à l’Assemblée Constituante, où l’enjeu sera, au final, de désigner le prochain président de la République.
Les électeurs devront confirmer ces informations auprès de sources fiables.