23/03/2016
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Département des affaires étrangères - Page 8

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732
Questure

Rio de l'Estuaire
03/2016
Son Altesse Keiko

Le Triumvirat de Manche Silice témoigne auprès de son fidèle allié, le Burujoa, sa tristesse et son amertume quant à l'affaire de l'explosion au large de Tartuga. Saeko a promptement partagé ces éléments d'information et nous n'avons pas tardé à adresse un courrier hostile aux autorités de l'Empire Listonien.

Sachez que leurs bâteaux ne sont plus autorisés à s'approcher de nos côtes dans la limite de deux miles marins. Nous considérons que cet État aux pratiques archaïques doit finir par payer le prix de ses agissements belliqueux. La Manche Silice n'a pas oublié les funestes coups de canons donnés pour manifester l'amertume du colonisateur contraint d'abandonner un territoire exploité tel que l'a été Port Hafen.

Nous vous prions de croire en l'expression de nos salutations distinguées.
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Shogun Fujiwa

𝐂𝐨𝐫𝐫𝐞𝐬𝐩𝐨𝐧𝐝𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐃𝐢𝐩𝐥𝐨𝐦𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞
06 Mars 2016

À Sa Majesté Impériale Tadashi IV, Empereur des Saintes Terres du Burujoa,

Majesté Impériale Tadashi IV,

C'est sous les cieux assombris par les nuages du chagrin que nous vous adressons cette missive, portée par les vents qui traversent les mers nous séparant, mais unissant nos âmes dans la contemplation commune d'une tragédie indigne de notre temps. Nous avons appris, avec une profonde affliction, la disparition du chalutier Heiwana et de ses neuf valeureux marins, fauchés par les eaux impitoyables alors qu'ils pratiquaient le noble art de la pêche, cette communion ancestrale entre l'homme et l'océan nourricier. Les eaux de la mer d'Azur, qui depuis l'aube des temps servent de lien fraternel entre nos nations, se sont transformées en tombeau pour ces hommes dont les noms résonnent désormais comme une litanie sacrée dans nos prières : Isao Mukai, Yasui Yamauchi, Jou Tagami, Teru Idegushi, Masamitu Kato, Rikuto Nakamoto, Kozo Sakazu, Kouyou Tamura et Haruaki Karuikawa.

Leur mort violente, causée par l'explosion d'une mine listonienne, révèle toute l'horreur d'un colonialisme eurysien qui refuse de s'éteindre malgré les lumières de notre siècle. Comment ne pas voir, dans cette tragédie, le reflet d'une puissance déchue qui, tel un démon agonisant, cherche à emporter dans sa chute les âmes innocentes de ceux qui osent s'aventurer dans ce qu'elle considère encore, avec une arrogance déplacée, comme ses domaines réservés?

Le peuple fujiwan, uni dans sa compassion millénaire, partage votre douleur comme si ces marins étaient les nôtres. Car en vérité, ils le sont. Au-delà des frontières artificielles tracées par les puissances eurysiennes, les enfants du Nazum demeurent liés par des fils invisibles que même les plus violentes tempêtes ne sauraient rompre.

Nous dénonçons avec la plus grande fermeté cette manifestation mortifère d'un empire listonien à l'agonie. Poser des mines dans des eaux fréquentées par des pêcheurs, sans balisage ni avertissement adéquat, constitue un acte barbare. Il révèle, une fois encore, le mépris fondamental que cette puissance porte aux traditions pacifistes qui irriguent notre continent.

La Listonie, ce fantôme impérial qui hante encore les côtes nazumi, prouve par cette négligence criminelle qu'elle est incapable d'assumer les responsabilités les plus élémentaires d'une présence territoriale. Ses eaux, qu'elle prétend contrôler avec une jalousie maladive, sont devenues le théâtre de sa propre incompétence, transformant des zones de pêche traditionnelles en champs de mort invisibles.

Le Fujiwa se joint solennellement à votre quête de vérité et de justice. En signe de solidarité spirituelle, nous avons ordonné que des lanternes funéraires soient allumées dans tous les sanctuaires côtiers du Fujiwa, guidant les âmes des neuf marins vers le repos éternel. Des moines du Temple de la Mer Compatissante ont déjà entamé cent jours de prières pour apaiser les esprits des disparus.

Nous vous proposons également, si vous le jugez approprié, d'adjoindre nos propres navires de détection aux vôtres, afin de cartographier ces champs de mines perfides et d'assurer la sécurité future des pêcheurs nazumi et fujiwans. Puissent les vagues porter doucement les âmes des disparus vers les rivages éternels où les attendent leurs ancêtres. Puisse cette tragédie ouvrir les yeux du monde sur l'anachronisme dangereux que représente la présence listonienne sur nos côtes. Et puisse l'union de nos nations dans le chagrin préfigurer celle, plus lumineuse, de nos destins partagés.

Avec ma plus profonde compassion et ma solidarité indéfectible,

Ishida SHIMURA,
Shōgun de l'État du Fujiwa.
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sigle

Solidarité de l'Azur avec le peuple burujois

A l'intention des services diplomatiques de Sa Majesté Impériale Tadashi IV

Que la Paix soit sur vous.

Excellences,

Au nom de mon maître, Son Altesse Sémillante le Calife d'Azur Kubilay al-Mârwânî Ibn Sayyid, ainsi que du Diwan et de l'ensemble de la nation azuréenne, je vous présente mes salutations et mes prières en solidarité avec le peuple du Burujoa, en deuil après le naufrage du chalutier Heiwana. Nous avons appris avec surprise et chagrin que le navire avait sombré corps et bien dans des circonstances extrêmement préoccupantes. L'Azur s'associe aux familles des victimes de ce terrible événement, et formule le voeu le plus ardent qu'une justice implacable soit faite pour rétablir les faits exacts et prémunir toute reproduction de ce sinistre événement.

En solidarité avec l'Empire du Burujoa, le Califat constitutionnel d'Azur au nom duquel je m'adresse à vous aujourd'hui a rassemblé, par la collecte dans les mosquées, une cagnotte ne visant certes pas à compenser les pertes subies - quelle somme pourrait y parvenir ? - mais à montrer notre sollicitude dans ce moment de doute et notre sympathie à l'égard d'une nation qui se trouve aujourd'hui victime d'errements dont elle n'est pas responsable.

Peut-être trouverez-vous, Excellences, ma démarche surprenante ; elle est en réalité en parfaite cohérence avec la politique et la doctrine azuréennes, qui visent depuis le premier jour à ouvrir nos horizons à des pays lointains, postulant non pas que ceux-ci sont des barbares inaptes, mais des civilisations remarquables avec lesquelles un dialogue profond est possible et souhaitable. L'Azur est un pays soucieux du bien-être non seulement de sa population, mais encore de la paix et de l'harmonie à l'échelle globale ; ces commandements, qui nous sont indiqués par le Coran comme une preuve extrême de dévotion à l'égard de Dieu, se sont traduits par nos engagements multiples en faveur des victimes d'aléas circonstanciels. Ainsi, l'Azur a apporté une aide considérable au peuple de Caribeña frappé par un tsunami l'année dernière ; de même, il met tous ses efforts pour interrompre la guerre civile gondolaise, et aider les factions en guerre à se résoudre aux négociations et à la paix, dans l'intérêt du peuple du Gondo en Afarée ; cette volonté d'aider les autres se traduit par de nombreuses initiatives de coopération, dont la plus belle est certainement celle qui ouvre aujourd'hui les horizons d'étudiants venus de Jashuria, d'Icamie et de l'Azur grâce à un nouveau cadre académique et scientifique axé sur l'ouverture au monde.

Ainsi, il paraît naturel que l'Azur se préoccupe de ce malheur qui aujourd'hui vous frappe, dans la mesure où la question de la sécurité des navires en mer est un des grands points de préoccupation qui nous anime. L'Azur, en effet, veut renforcer la sûreté de la navigation en proposant des accords de coopération maritime avec une série d'acteurs, au premier titre nos voisins. A travers cette démarche, nous posons avec nos partenaires des règlements protégeant les voyageurs, les pêcheurs, et encadrant le rôle des Etats dans la pacification des rapports maritimes. Ces accords, signés déjà avec Karty, le Mandrarika, le Grand Ling, Caribeña, en cours de négociation avec le Grand Kah, l'Alguarena, le Jashuria ou la Poëtoscovie, sont des jalons que nous posons pour aller vers un cadre mondial sur la mer. Notre objectif en cela est d'encadrer le concept de souveraineté territoriale sur les mers, trop souvent utilisé abusivement contre les bateaux sans défense ; et l'une des grandes questions afférentes est la militarisation de la mer. L'Azur est hostile au déploiement des mines marines, comme des mines terrestres, car ces armes frappent indistinctement civils et militaires, et sont des outils profondément pervers et injustes. Je le mentionne car, à ma connaissance et d'après les déclarations des autorités burujoises, il est probable que le navire Heiwana ait été perdu suite à une collision avec un tel engin de mort.

C'est donc fort de cette volonté politique d'aller vers un monde sans mines, vers un monde sans arbitraire et violence maritime, que nous nous adressons à vous dans ce moment délicat. Je pense que notre démarche est de nature à vous intéresser et à recueillir l'intérêt et la sympathie de notre peuple. Grande nation maritime, le Burujoa pourrait devenir avec nous l'un des moteurs pour cette initiative, d'abord en signant un tel accord de coopération bilatéral avec nous, ensuite, si vous en admettez l'intérêt, en promouvant un cadre international posant les bases du droit de la mer.

Excellences, il n'y a certes pas que la mer qui nous préoccupe. L'Azur est un pays afaréen qui a connu de longues années d'occupation et de suprématie étrangère. Ce que l'on appelle la colonisation, l'impérialisme de nations eurysiennes, a été un fléau que nous avons vaincu et éliminé sur notre territoire. Mais combien d'autres régions sont encore affectés par ce fléau, qu'il soit déclaré ou dissimulé derrière une propagande ? C'est aussi cela, la question du Gondo ; une question de lutte contre un néo-colonialisme qui ne dit pas son nom. Dans votre région du monde, j'ai constaté que le Burujoa n'admettait pas non plus l'occupation par des puissances étrangères de certains territoires. Voilà un nouveau point commun entre nous, Excellences, car en Afarée nous constatons le même genre de présence agressive et illégitime.

L'Azur compte bientôt, fort d'une conférence afaréenne sur le sujet, lancer une initiative pour aborder à l'échelle internationale le sujet épineux des territoires non décolonisés, et harmoniser les acteurs qui se préoccupent de cette question, afin d'obtenir, par la voie la plus pacifique qui puisse l'être, bientôt la liberté et la justice pour tous les peuples. Une telle initiative, non pas dirigée contre un adversaire en particulier, mais animée dans un esprit de clarification et main tendue vers les victimes d'injustices, pourrait-elle vous intéresser également ? Le Burujoa pourrait-il être l'un de nos partenaires nazumis sur cette question ? Ce serait, sans m'avancer, une option des plus intéressantes et des plus enthousiasmantes ; une réponse aussi belle que profonde adressée à ceux qui, dans l'ombre, ourdissent le malheur des femmes de marins et des peuples du globe.

Excellence, je vous prie d'agréer à mes salutations. J'espère que les éléments apportés ici sauront trouver de l'intérêt pour vous, et être la base, peut-être, d'une relation bilatérale plus suivie.

A votre écoute,
allo
Jamal al-Din al-Afaghani
Ministre des Affaires étrangères
11.03.2016
1461
MAE

A l'intention de son Altesse impériale, la princesse Keiko Burujoa, directrice du Département des affaires étrangères de l'Empire Burujoa



Excellence,

Par la présente, la République Fédérale de Tanska et son peuple présente à Sa majesté, à l'Empire et à sa population, ses plus sincères condoléances à la suite de la mort de 9 pêchers burujois. Cette mort, provoquée par une mine navale Listonienne malheureusement repêchée par le chalutier Heiwana n'aurait jamais du arriver. Qu'il s'agisse là d'une erreur ou d'un choix conscient, la pleine et entière responsabilité revient dans les deux cas à l'Empire Listonien. Nous espérons que toute la justice sera faite sur cette affaire. Nous avons par le passé porté assistance aux populations martyrs et victimes de l'horreur coloniale listonienne à Port-hafen. Partout où la Listone passe et s'installe, des civils trépassent.

Cette affaire étant celle de la décolonisation, Tanska ne peut que soutenir la cause qui est votre tout en étant conscient qu'il s'agisse la d'une question pleinement et entièrement nazuméeenne envers les colonies de l'Empire Listonien. Aussi, si notre République se solidarise des familles défuntes et de votre cause à l'international, nous ne nous vous proposons pas d'assistance diplomatique sauf si votre Etat en fait formellement la demande auprès de nous. Nous ne vous tendons pas la main, là n'est pas notre rôle, mais sachez que nous serrerons la votre volontiers si vous veniez à nous la tendre.

Excellence, dans ce moment d'importance, soyez assuré que votre cause a du soutien, même en des continents extérieurs.

Mar Loftsson,
ministre des Affaires étrangères et des Droits humains de la République Fédérale de Tanska
2490

Bureau de l'Arsenal

Courrier transmis par l'Ambassade velsnienne pour les nations d'extrême Nazum (courrier prioritaire à remettre en mains propres)





Drapeau

Au Département des affaires étrangères, le Patrice, le Sénat et le Conseil Communal de Velsna te salue.


À Sa Majesté Impériale Tadashi IV, Empereur des Saintes Terres du Burujoa,

Compte tenu de la situation actuelle dans le Nazum oriental et des inquiétudes que cela suscite. Compte tenu de la déclaration émise il y a peu par le conseil shogunal du Fujiwa. Compte tenu de la bonne volonté du gouvernement communal de la Grande République d'entretenir des bons termes avec votre gouvernement, je prends la peine, ici, de vous faire part de cette lettre.

Nous tenons avant tout à vous adresser nos condoléances pour cet accident funèbre intervenu dans les eaux listoniennes il y a quelques jours, en tant que nation là plus touchée par ces évènements qu'est le Burujoa. Il va de soi qu'un tel évènement est une anomalie qui résulte d'une série de décisions qui n'auraient pas dû avoir lieu.

Tout cela nous mène à la raison de mon entretien avec vous. Au delà de cette affaire, cette situation est révélatrice de tensions larvées entre différents états de la région et la Listonie depuis désormais plusieurs siècles, et il nous apparaît évident que des tensions seraient apparues, qu'importe qu'il y ait eu ou pas cet indicent. C'est dans ce cadre que nous tenons à vous faire part de plusieurs de nos observations, afin que vous puissiez mettre à plat ce passif qui règne avec les autorités listoniennes. Nous avons été tenus au fait de la déclaration prise il y a peu par le Conseil Shogunal du Fujiwa, et qui nous paraît on ne peut plus clair dans ses revendications. De même, nous avons été tenu au fait des condamnations publiques exercées par votre gouvernement à l'adresse des autorités listoniennes, et dont nous comprenons entièrement le point de vue. Cependant, nous tenons à vous faire part de nos conseils et d'une requête dans ce cadre.

Tout d'abord, il me paraît opportun qu'au delà de cette déclaration du Fujiwa et de vos condamnations, que vous preniez formellement contact avec le gouvernement listonien, si cela n'a pas déjà été le cas, afin d’accélérer ces discussions. Nous pensons que ces déclarations d'intentions sont claires et concises en l'état, mais qu'elles n'apporteront pas grand chose en faveur d'une issue pacifique de la situation si rien n'est fait pour s'assurer que les autorités listoniennes prennent fait de la situation. Ce faisant, nous insistons pour que vous preniez contact avec eux, et si ce n'est pas le cas, nous nous proposons pour le faire.

C'est là qu'intervient la raison de ce courrier: le rôle que nous pourrions jouer dans cette affaire, et qui pourrait vous permettre de repartir gagnant de ce bras de fer, tout en ménageant la Listonie et votre capital politique vis à vis du reste du monde. Il est de notoriété commune que les gouvernements du Burujoa et de Fujiwa ont des revendications territoriales à l'égard de ces enclaves, mais nous partons du principe qu'une conquête militaire n'est pas le meilleur moyen d'assurer la légitimité d'une possession vis à vis de l'international. Or, le scénario de la confrontation directe et sans dialogue nous mènerait fatalement vers ce cas de figure. Nous estimons cependant qu'il existe un autre processus, impliquant une décolonisation plus graduelle, qui pourrait mener à une issue plus favorable, et qui plus est, vous permettre de vous assoir à la table des négociations en tant que "pacifiste".

Nous entretenons avec la Listonie des relations cordiales et sans accroc, et dans le même temps, nous affichons la volonté de nous entendre au mieux avec ces excellences des patries du Nazum, ce qui nous placerait potentiellement dans une bonne position en tant que médiateurs. Aussi, nous vous proposons, à vous, au gouvernement du Fujiwa et aux représentants de la Listonie la tenue d'une médiation au cours de laquelle, en premier lieu, vous pourrez faire valoir vos premières revendications édictées dans le cadre vos déclarations communes. Au cours de celle-ci, nous, velsniens, nous nous arrangerions pour que la Listonie s'ouvre à la possibilité du processus de décolonisation progressif (avec possibilité dans un premier temps, de souveraineté partagée), ce qui, nous n'allons pas nous le cacher, est votre objectif. Cela constituerait, je pense, un moyen légitime aux yeux du monde de mettre fin à ce que vous nommez le "fait colonial listonien". La solution militaire est rarement la bonne, et quand c'est le cas, elle ne se fait pas sans pertes importante...



En attente d'une réponse de votre part,

Bien cordialement.

Ainsi a été fait ce courrier à la date du 1é mars 2016 par la Maître de l'Arsenal de la Grande République de Velsna,
Son excellence sénateur Matteo Di Grassi, "restituteur du Sénat", "vainqueur de l'AIAN et des landrins".
9443
sigle

Au sujet de la mer, des armes aveugles, et de coopérations bilatérales entre le Burujoa et l'Azur

A l'intention de Son Altesse Princière, Keiko Burujoa, Troisième princesse, Directrice du Département burujois des Affaires étrangères

Que la Paix soit sur vous.

Votre Altesse,

Je vous remercie d'abord pour la réponse gracieuse que vous nous avez fait parvenir au nom de votre gouvernement, et dont la teneur a profondément réjoui le Diwan. Je suis heureux et soulagé que la bien lointaine sollicitude du peuple azuréen trouve auprès de vous un écho favorable, et que les modestes cadeaux, qui ne peuvent être pour les familles endeuillées que d'un bien piètre soulagement, participent néanmoins à restaurer la confiance et la dignité des victimes. Si un jour un monument venait à commémorer ce terrible événement du naufrage du Heiwana, soyez assurée que l'ambassadrice d'Azur, Son Excellence madame Malika bint Sawr al-Qasîmi ainsi que tous nos représentants, y accorderont sans faillir leur présence et leur respect.

Par la présente, je me permets d'aborder à nouveaux trois points essentiels que vous avez mentionnés et sur lesquels je ne saurai manquer d'apporter une réponse de l'Azur. Le gouvernement califal tient en effet en haute importance ses relations avec les Etats du Nazum, et avec le Burujoa en particulier, surtout dans un moment d'incertitudes tel que celui que nous vivons. Au sujet de la possible crise diplomatique qui s'ouvrirait, je ne souhaite pour le moment rien ajouter ; votre Altesse, ainsi que vos pairs du système impérial, sauront à coup sûr trouver la bonne issue. Tout ce qu'il est de mon droit de dire, c'est de présenter à votre Excellence notre disponibilité pour faciliter, de quelque manière que vous le jugerez utile, et dans la mesure de notre savoir-faire diplomatique, l'exaucement de vos voeux.

Ces trois points que je souhaite donc aborder à présent sont, dans l'ordre décroissant d'importance à mes yeux ; premièrement la question du droit international de la mer ; deuxièmement la question de la lutte contre les mines navales et terrestres, dont il apparaît indiscutablement qu'elles sont autant de bombes à retardement préjudiciables à l'Humanité ; troisièmement les opportunités qui s'ouvrent entre nous au sujet de coopérations nouvelles et multi-directionelles, dans le bien de nos peuples respectifs.

Premièrement donc, sur le droit international de la mer. Je suis heureux de connaître la position qui est la vôtre sur cette question. Il me semble que deux points apparaissent : l'un de convergence entre nous, l'un de divergence. Nous convergeons, me semble-t-il, sur la nécessité de cadres garantissant la libre navigation, qui ne saurait être remise en question pour des motifs fallacieux ou injustifiés. C'est une position que nous avons en commun ; comme je me prépare à vous le détailler, l'Azur souhaite bel et bien inscrire dans le marbre du droit les principes de libre navigation des navires civils, et la possibilité aux pêcheurs d'accéder aux océans dont ils tirent des ressources profitables à l'Humanité. C'est dans le sens de la pérennisation et de la sanctuarisation si j'ose dire de ce droit naturel des humains à voguer sur les eaux que nous proposons notre initiative pour un droit international de la mer.

Notre point de divergence se situe sur la question de la souveraineté des Etats sur la mer. Vous faites remarquer à juste titre que c'est surtout un dossier mis en avant pour des raisons politiques : des conquêtes faciles, des fanfaronnades... En souriant je conviens que tel est souvent le cas. Vous avez eu cependant une phrase qui en dit long à ce sujet : "le droit maritime est aujourd’hui l’apanage des grandes puissances navales de ce monde". De part sa force navale indiscutable, je gage que le Burujoa n'a aucun mal à tenir sa position, très avant-gardiste, de liberté maritime totale ; il a les moyens matériels de se défendre contre ceux qui voudraient aliéner cette liberté burujoise. Néanmoins, je vous prie de songer à ce qu'il en est de l'Azur. Notre marine de guerre ne se classe pas haut, loin s'en faut. Notre souveraineté côtière est bien modeste. Pourtant, l'Océan des Perles dans lequel nous trempons les pieds les dimanches matins est un territoire de grande compétition halieutique, navale, militaire parfois. Nos expéditions scientifiques et océanographiques démontrent l'impact environnemental, social, et donc in fine politique de cet usage de la mer. Pourtant, face à nos légitimes revendications pour protéger les droits de nos pêcheurs, garantir la pérennité des écosystèmes marins, favoriser un juste usage des ressources maritimes, aucun cadre offrant des garanties, des protections légales, n'existe. Aucun, j'exagère : il en existe quelques-uns ; ce sont les accords maritimes bilatéraux signés avec quelques-uns de nos voisins. Hélas, ces accords n'incluent pour le moment pas l'une de ces grandes puissances navales qui font la pluie et le beau temps en mer, et qui pourraient décider, forts de leur écrasante supériorité militaire, de confisquer nos navires, de nous interdire la mer.

C'est donc bien une question de sécurité nationale, mais surtout de confirmation des principes de libre navigation et d'usage juste de la mer, que de s'assurer que nos partenaires respectent le même cadre que nous. C'est dans cette optique que l'Azur inclue à son initiative pour un droit de la mer protégeant la libre navigation, des clauses garantissant aux Etats une forme de souveraineté sur les rivages ; d'abord, c'est nécessaire pour nous, dans la mesure où nous n'avons pas la force militaire pour la faire tacitement reconnaître par nos partenaires ; ensuite, c'est demandé par nos partenaires, beaucoup de ces Etats ayant ce trait de caractère que vous avez décrit : l'orgueil national, la recherche de conquêtes faciles... et l'exigence qu'on leur reconnaisse des droits exclusifs en échange de leur bonne coopération pour laisser les navires voguer leur chemin.

Prototype d'accord maritime (ici, l'exemplaire soumis à l'Alguarena lors d'un échange bilatéral en coursPréambule

Le Califat constitutionnel d’Azur et la République Fédérale d'Alguarena, confirmant leur lien d'amitié mutuelle, constatent le besoin d’établir par le présent accord leur coopération maritime afin de sauvegarder leur intérêts mutuels et d’assurer la sécurité juridique des navires en mer. Le présent accord vise à consacrer la notion de « zone maritime souveraine » et à encadrer la coopération entre les deux Etats pour conforter la croissance et les retombées positives découlant d'un usage réglementé de l'espace maritime. Cet accord a vocation à s'inscrire de manière cohérente avec les autres dispositifs internationaux touchant aux questions maritimes.

Article 1 : de la reconnaissance de la zone maritime souveraine

Article 1.1 : du principe de la zone maritime souveraine
Les Etats partie au présent accord reconnaissent mutuellement leurs droits souverains réciproques sur leur zone maritime souveraine, définie comme le segment de territoire maritime situé entre le prolongement de leurs frontières terrestres et la ligne parallèle à la façade maritime établie à trois cents kilomètres (300 km) du continent. Cette zone est définie par les cartes maritimes fournies en annexe au présent traité.

Article 1.2 : du droit applicable
Les deux parties du présent accord considèrent que la zone maritime souveraine fait partie intégrante du territoire et que le droit qui s’y applique est le droit national du pays souverain. Les seules restrictions aux activités conformes à ce droit dans cette zone ne peuvent être admises que par le présent accord.

Article 1.3 : de la haute mer
Les territoires maritimes échappant à la définition de l'article 1.1 appartiennent à la "haute mer" ; ils ne sauraient être accaparés par aucun Etat. Seules les dispositions relatives à la liberté de navigation sont susceptibles de s'y appliquer.

Article 2 : de la liberté de navigation
Article 2.1 : du principe de libre circulation
Les navires civils portant pavillon de l’un des Etats parties à l’accord ont la totale liberté de circuler dans les eaux considérées comme souveraines de l’autre partie. Cette liberté de circulation ne peut être restreinte que pour des raisons exceptionnelles motivées par une décision de justice.

Article 2.2 : du principe de libre ancrage
Les navires civils portant pavillon de l’un des Etats parties à l’accord ont la totale liberté de circuler dans les ports de l’autre partie et de s’y amarrer sans considération de durée, dans le respect de la règlementation maritime locale. Cette liberté d’ancrage ne peut être restreinte que pour des raisons exceptionnelles liées à une décision des autorités sanitaires afin de mettre en place une quarantaine contre les épidémies.

Article 2.3 : de la lutte contre la contrebande
Dans le cadre de la lutte contre la contrebande, les dispositions de l’article précédent peuvent être suspendues pour un contrôle par la garde maritime motivé par une décision de justice. Cette décision de justice doit être communiquée au préalable aux autorités judiciaires de l’autre partie, au cas où le navire arraisonné serait enregistré dans ce pays.

Article 2.4 : de la circulation des navires de guerre
La circulation des navires de guerre est autorisée en mer sauf dans la zone maritime souveraine de chaque partie, sauf autorisation préalable. Avant de pénétrer dans la zone souveraine de l’autre Etat, un navire de guerre doit s’assurer que cet accès ne lui est pas défendu.

Article 3 : de la pêche

Article 3.1 : des licences de pêche
L’Azur et l'Alguarena conviennent d’autoriser les navires de pêche de l’autre partie à circuler dans les eaux qu’ils considèrent relever de leur souveraineté. Seuls sont autorisés à se livrer à la pêche halieutique les navires disposant d’une licence octroyée par le ministère de la mer de l’Etat souverain.

Article 3.2 : de la définition des licences de pêche
Une licence de pêche est octroyée individuellement pour chaque navire et précise le tonnage maximum prélevable dans les eaux souveraines du pays émetteur, pour chaque espèce de poisson. Ce tonnage maximum doit être défini en lien avec le ou les autres pays selon les dispositions des articles suivants.

Article 3.3 : de la gestion des ressources halieutiques
Afin d’éviter la surexploitation de la ressource halieutique préjudiciable à l’ensemble des Etats ouverts sur la mer, les Etats parties au présent accord s’engagent à coopérer pour se transmettre l’ensemble des données océanographiques afin de suivre l’évolution des bancs de poisson, la qualité chimique des eaux, et l’état général de la faune et de la flore sous-marine.

Article 4 : de la conservation des écosystèmes marins

Article 4.1 : de la coopération entre instituts d’océanographies
Les autorités scientifiques dédiées au suivi des écosystèmes marins des deux pays s’engagent à collaborer et à transmettre leurs découvertes et données sans conditions.

Article 4.2 : de l’exploitation des ressources géologiques sous-marines
Etant constaté que les forages pétroliers, gaziers, et les autres activités d’extraction des ressources géologiques sous-marines engendrent des dégâts irréversibles sur la biodiversité et préjudiciables aux populations humaines riveraines, les parties signataires s'engagent à informer les Etats frontaliers des projets d'extraction sous-marine qu'elles envisagent au cas où sont avérés des risques.

Article 4.3 : des aires marines protégées
Les parties s'engagent à ne pas mener d'activités dans les aires de conservation marine. Ces régions sont à définir de manière consensuelle entre les parties. (Joindre une carte des aires de conservation marine le cas échéant).

Article 5 : de l’application de l’accord
Le présent accord entre en fonction à partir de la signature par les deux parties. Il pourra être révisé par concertation commune. La non-application d’un des articles de l’accord par l’une des parties rend l’ensemble de l’accord caduc. Il appartient seulement aux autorités judiciaires de caractériser un non-respect d’une des clauses de l’accord. L’Azur et l'Alguarena formulent ensemble le souhait que le présent accord soit respecté ou révisé s’il y a lieu de le faire, dans un esprit de coopération bienveillante et de considération pour les intérêts mutuels de l’autre partie.

Fort de ces explications, Altesse, vous comprenez mieux sans doute notre démarche, et pourquoi je plaide pour cette initiative d'un droit international de la mer. Veuillez trouver, ici bas afin que vous puissiez mieux en connaître, le prototype des accords que nous discutons avec nos partenaires. Vous remarquez là que c'est une méthode différente de celle du Canta que vous avez rappelée ; c'est une série d'ententes bilatérales opérationnelles que nous formons, plutôt qu'une grande conférence longue de palabres et de politesses. Ces ententes sont comme les mailles d'un filet que nous voulons bien serrer pour nous rapprocher d'un maximum d'acteurs de façon concrète et efficace. C'est pourquoi je vous propose le même type d'accord entre l'Azur et le Burujoa. Je ne perds cependant pas de vue le désir d'un horizon global pour le droit de la mer. Dans cette perspective, bien que cette idée ne soit qu'en gestation, l'Azur se prépare à proposer, avec les pays qui sont motivés par ce même horizon, une forme de "Charte maritime internationale", qui fonctionnerait par simple signature déclarative, permettant à chacun d'adhérer aux principes à vocation universelle que nous élaborons. Cela nous épargnera d'avoir à négocier avec des acteurs trop sceptiques ; au contraire, chacun pourra rejoindre ce cadre au moment qu'il jugerait opportun. En l'état, c'est une simple idée qui n'existe pas encore. Si le Burujoa est néanmoins intéressé à y participer, je serais très heureux d'ouvrir ces discussions avec vous.

Assez parlé de mer ! Je passe au deuxième point.

Celui-ci concerne le problèmes des mines. Je n'aurai pas l'indigence intellectuelle de vous expliquer par le menu ce que vous savez déjà cruellement. Ces mines marines sont un fléau. Leurs consoeurs terrestres n'en sont pas moins détestables, comme l'indique, par exemple, le sanglant conflit au Gondo où les populations civiles pâtissent de l'usage des mines antipersonnels. En mer et sur terre c'est un seul et même problème : le recours à ces techniques particulièrement cruelles, cyniques, viles, de dissimulation. Ces armes aveugles frappent indistinctement quiconque, et sont une abomination. C'est avec tout le dégoût possible que l'Azur condamne ces pratiques, qu'elles qu'en soient les victimes : gondolaises, burujoises, et autres, sans distinction. Il est temps d'y mettre fin par la coopération internationale. Sur le même principe, que pensez-vous d'une "Charte internationale contre les mines terrestres et navales", incluant un programme multipartenarial pour déminer, désamorcer les mines existantes, où qu'elles se trouvent, promouvant la destruction de tous les stocks de mines dans les arsenaux, et assurant l'interdiction de produire de telles armes ? A coup sûr, ce serait là une exigence minimale à l'endroit de la Listonie, dont au minimum la négligence sur ce sujet n'est plus tenable. De façon analogue, ce serait une exigence envers les belligérants de la guerre civile au Gondo, et envers tous les acteurs. L'Azur serait prêt à joindre le geste à la parole, et à détruire son modeste stock de mines navales, dans la mesure où ce geste participe d'un effort international significatif. Dans cette perspective, le Burujoa a une voix singulière à porter, si notre idée vous intéresse par exemple. Mais je n'apporte ces éléments qu'à titre propositionnel, entre nous.

Enfin ! J'arrive à mon troisième point : les coopérations bilatérales qui s'ouvrent à nous.

Il y aurai beaucoup à dire, mais je ne saurais disserter davantage. Vous tracez l'hypothèse de coopérations scientifiques et universitaires ; attrapant l'idée au vol, j'y réponds immédiatement par l'idée que le Burujoa rejoigne le Traité du Pavillon septentrional qui organise une coopération technologique et académique de haut vol avec nos partenaires estimés de Jashuria et de l'Icamie. Ce traité, que nous avons pensé comme étant extensibles aux Etats qui partagent nos valeurs, pourrait donc inclure le Burujoa ! Qu'en dites-vous ?

Au sujet des coopérations commerciales et industrielles, vous touchez-là un point hautement précieux, d'un très grand potentiel. L'économie et l'industrie burujoises sont réputées, notamment dans l'exactitude, la précision extrême de la technologie ferroviaire par exemple, sujet que l'Azur souhaite développer. Les multiples atouts commerciaux et l'attractivité du Burujoa pourraient être conjugués aux ressources naturelles et à la croissance du marché azuréens. Pour cela, il me semble qu'une conversation plus technique et plus concrète serait de bon augure pour adopter de nouvelles dispositions facilitant les échanges. A moins que vous n'ayez une proposition à me faire, peut-être que cet échange pourrait avoir lieu lors d'un sommet bilatéral approprié ?

J'espère n'avoir pas été trop long dans cette missive. Que ma prolificité reflète le potentiel de notre entente, et, je l'espère, de notre amitié.

Altesse, je vous prie d'adresser mes meilleurs sentiments au gouvernement et au peuple burujois, et de présenter mes salutations profondes à Sa Majesté Impériale.

A votre écoute,
allo
Jamal al-Din al-Afaghani
Ministre des Affaires étrangères
19.03.2016
9167
minsitere

A l'intention de son excellence la 3e princesse Keiko Burujoa, directrice du département des affaires étrangères burujoises, le 10 février 2016

Chère amie, chère princesse

Notre cœur a été déchiré en apprenant la terrible nouvelle de la disparition de neufs de vos braves pêcheurs lors de l’explosion de leur navire de pêche. Toutes nos pensées, toutes nos prières, toute notre affection sont actuellement dirigées vers vous, peuple martyr du terrorisme listonien. Le Canta partage votre deuil et vous soutient entièrement et pleinement dans cette longue et très éprouvante épreuve. Mes services ont contacté les différentes organisations horticoles cantaises afin d’envoyer le plus de fleurs possibles dans votre pays afin de ne pas manquer de fleurs, élément si important pour faire son deuil dans nos deux cultures. A ce jour, les grandes exploitations horticoles de Ckey, première productrice mondiale de fleurs coupées vont offrir plus de deux millions de fleurs coupées à votre pays pour organiser des funérailles dignes de ce nom. Leur transfert en avion cargo réfrigéré sera pris en charge par mon ministère.

Par ailleurs, les cantais veulent vous assurer de tout leur soutien dans l’ensemble des actions qui vous paraîtrait utile à mettre en œuvre dans le cadre de votre réponse légitime à l’encontre des terroristes listoniens. Nos pays partagent suffisamment de choses en commun, comme l’attrait pour la mer, des langues communes, des religions communes ou bien d’importantes communautés entre nos deux pays pour que nous puissions vous faire confiance dans votre riposte, qui nous en sommes convaincus sera juste et proportionnée.

Le Canta est également prêt à vous soutenir réellement, nous avons dors et déjà modifié nos programmes de patrouille en Manche Blanche pour davantage surveiller les mouvements listoniens dans cette région. Nous réfléchissons également à augmenter notre présence militaire à notre centre d’essai dans votre région sibérienne du Vomogorod ainsi qu’à effectuer une visite amicale d’un ou plusieurs navires de la Marine Royale Cantaise, dans un port de la mer d’Azur dans les semaines à venir.


Au delà de cette actualité des plus dramatiques, je vous contacte également pour vous signaler que nos ambassades respectives se sont enfin mis d’accord sur le programme officiel et définitif de la grande visite d’Etat de 15 jours que doit effectuer son altesse imépriale Tadashi IV et sa respectable épouse, l’impétarrice Katherine Ière dans les prochaines semaines dans le Royaume du Canta.

Je vous laisse découvrir le programme dans l’annexe jointe à ce courrier.

Programme de la visite d'Etat
Jour 1 : Arrivée et Accueil Officiel
Matin :
Arrivée en avion à l'aéroport international Roune - Thomas Ier.
Cérémonie d'accueil officielle avec la reine et les dignitaires fédéraux et régionaux dans le terminal 5.
Défilé de bienvenue avec la garde royale dans les rues de Roune.
Déjeuner de travail à la chancellerie fédérale.
Après-midi :
Entretien informel avec la chancelière fédérale.
Visite du palais royal et rencontre avec la famille royale au grand complet.
Dîner de bienvenue au palais royal en présence de la famille royale, des autorités fédérales, régionales, religieuses et de personnalités du monde civil.
Nuit au Palais des Hôtes.

Jour 2 : Pays de l’Erdrin - Fédération
Matin :
Visite de la Chambre Royale du Parlement fédéral et rencontre avec des membres du gouvernement fédéral.
Discours de l'empereur devant les parlementaires fédéraux à l’Assemblée fédérale.
Déjeuner de travail au Conseil des territoires.
Après-midi :
Visite du Musée d’Histoire Fédérale de Roune pour découvrir l'histoire et la culture du royaume.
Participation à une table ronde sur les relations bilatérales et les échanges culturels avec divers élus cantais.
Dîner gastronomique sur un bateau fluvial à travers les canaux de Roune en présence de nombreuses personnalités cantaises et burujoises.
Nuit au Palais des Hôtes.

Jour 3 : Elsace - Industrie
Matin :
Déplacement en train vers StrassByen sur la LGV2, ErdrinExpress.
Visite de l’usine Moottori de Kiinnitys, spécialisée dans les moteurs d’avion long courrier.
Déjeuner au restaurant gastronomique The Kroun à StrassByen en présence de nombreux industriels cantais et burujois.
Après-midi :
Rencontre avec les dirigeants d'entreprises cantaises et discussions sur la coopération économique au Rathaus de StrassByen.
Signature de contrats de coopération économique et industrielle.
Dîner officiel donné par le duc et la duchesse d’Elsace pour l'empereur Tadashi IV et son épouse, au palais ducal à StrassByen.
Nuit au Palais Hertheim, résidence secondaire privée du duc d’Elsace, à Jilburg, province de StrassByen.

Jour 4 : Dicarpie - Traditions locales
Matin :
Déplacement en train vers la province de Sauoa.
Visite du parc fédéral des paysages de Dicarpie.
“Pique nique” au grand air depuis un panorama sur le parc des paysages de Dicarpie, accompagné d’acteurs culturels cantais.
Après-midi :
Démonstration de traditions locales et de l'artisanat régional.
Rencontre avec des représentants d’associations culturelles et patrimoniales, des chefs de confrérie ou d’ordre de chevalerie.
Dîner informel à l’auberge authentique “Le Relais Postal” à Kinderkrijk, dans la province de Sauoa, en présence du duc et de la duchesse de Dicarpie.
Nuit à l’auberge “Le Relais Postal”.

Jour 5 : Côte Ckey - Gastronomie
Matin :
Voyage en voiture vers Le Roto.
Visite de la plateforme pétrolière offshore “Dragon 3000” et présentation des projets de développement maritime.
Déjeuner gastronomique en mer sur le yacht personnel du duc Maurice de Ckey.
Après-midi :
Dégustation de produits locaux et visite d'une école de cuisine.
Dîner au restaurant gastronomique “La Marine” au Roto en présence de nombreux dignitaires cantais et burujois.
Nuit au “Palais de la plage”, propriété du duc de Ckey, au Roto.

Jour 6 : Toipou - Université
Matin :
Déplacement en train vers La Roitier.
Visite du campus de La Roitier de l’Université Royale et rencontre avec des chercheurs et des étudiants de la Faculté de Biologie.
Déjeuner dans un restaurant universitaire du campus de La Roitier en présence d’étudiants cantais et burujois en échange international.
Après-midi :
Participation à un colloque sur l'innovation et la technologie.
Signature de nouveaux partenariats de recherches, d’innovations et d’échanges entre le Canta et le Burujoa
Soirée culturelle avec des performances artistiques locales.

Jour 7 : Nord - Religion
Matin :
Déplacement en voiture vers les Terres du Nord.
Visite du monastère bénédicitin de Saint Marc, province de Kollavik.
Déjeuner au monastère.
Après-midi :
Messe à la cathédrale St Claude de Nille.
Rencontre avec des représentants du culte catholique rounnais.
Dîner avec des représentants des communautés religieuses et de la famille De Speklin, au palais de Nille.
Nuit au palais de Nille.

Jour 8 : Frochine - Energie
Matin :
Voyage en train panoramique vers la Frochine.
Visite de la centrale hydroélectrique des lacs de Frochine et du chantier de construction de la Centrale Nucléaire de Frochine.
Déjeuner dans un authentique chalet frochinien en présence d’ouvriers du chantier et d’employés du barrage.
Après-midi :
Discussions sur les politiques énergétiques communes.
Signature de contrat de fourniture d'hydrocarbure.
Soirée de gala traditionnelle au Château d’hiver des Ducs de Frochine, en l’honneur du couple impérial burujois, sous la direction de Mandy Norter, Duchesse douairière de Frochine.
Nuit au Château d’hiver des Ducs de Frochine, province du Pays des Prés.

Jour 9 : Baden - Sports
Matin :
Déplacement en avion vers la ville montagneuse de Neugall.
Visite d'une station de ski et rencontre avec des athlètes locaux.
Après-midi :
Participation à des activités de plein air comme la randonnée ou le ski.
Dîner dans un chalet traditionnel avec des spécialités locales, en présence de la famille ducale du Baden.
Nuit dans un chalet appartenant à Daniel von Buren, duc du Baden.

Jour 10 : Retour dans les Pays de l’Erdrin - Diplomatie
Matin :
Retour à Roune en train.
Visite de monuments historiques et de lieux emblématiques de Roune classés au patrimoine mondial.
Déjeuner au ministère cantais des affaires étrangères.
Après-midi :
Séminaire diplomatique au Ministère des Affaires étrangères.
Dîner officiel au Palais Royal de Roune avec des représentants diplomatiques.
Nuit au Palais des Hôtes.

Jour 11 : Journée de Détente
Matin :
Journée libre pour détente et activités personnelles.
Possibilité de visites privées ou de shopping.
Après-midi :
Poursuite des activités personnelles.
Dîner informel avec des amis et proches.
Nuit au Palais des Hôtes.

Jour 12 : Ckey - Armement
Matin :
Déplacement en train vers Aarsiedeln, capitale de la province de Carden.
Visite de l’usine d’assemblage final Smil d’Aarsiedeln et produisant des avions de combat d'un centre d'innovation de l’armée.
Déjeuner informel en plein-air sur la base aérienne de Varnieck, province de Carden.
Après-midi :
Démonstration d’équipements militaires cantais.
Exercice et défilé militaire conjoints entre l’armée fédérale cantaise et l’armée impériale burujoise.
Dîner de gala offert par la famille De Ckey à la famille Burujoa, au palais des ducs de Ckey, au Roto.
Nuit au “Palais de la plage”, propriété du duc de Ckey, au Roto.

Jour 13 : Ckey - Horticulture
Matin :
Déplacement vers MutteVil, capitale de la province de l’Otmo.
Visite de MutteVil, la “perle du Canta”, première ville inscrite au patrimoine mondial
Visite des Grands Thermes de MutteVil et déjeuner au Casino de MutteVil.
Après-midi :
Visite d'un site de production horticole en périphérie de MutteVil.
Dîner dans un champ de tulipes avec des horticulteurs.
Retour à Roune, en train.
Nuit au Palais des Hôtes.

Jour 14 : Pays de l’Erdrin - Coopérations
Matin :
Entretien bilatéral avec la chancelière fédérale.
Déjeuner de travail à la Chancellerie fédérale.
Après-midi :
Conférence globale sur les coopérations mutuellement bénéfiques.
Grande conférence de presse de bilan.
Signature d’un traité de partenariat stratégique
Grand Gala d’Etat, présidé par Sa Majesté Augustina II, en l’honneur de leurs altesses impériales Tadashi IV et Katherine Ière.
Nuit au Palais des Hôtes.

Jour 15 : Départ et Cérémonie de Clôture
Matin :
Réunion de clôture avec la reine et les représentants du gouvernement.
Cérémonie de départ officielle.
Après-midi :
Départ vers l'aéroport international.
Adieux et envol vers l’Empire Burujoa.
Avec tendresse,


MINISTRE
Mme Suzette Rossignol, Ministre Fédéral des Affaires Étrangères, Fédération des Peuples de Canta

1053
en-tête


COMMUNIQUÉ
DIPLOMATIQUE


BUREAU DU PREMIER CONSEILLER,
CAPITOLE NATIONAL,
ONE CAPITOL SQUARE (1-CS),
MONT-LAW, HAUT-DISTRICT,
SAINT-MARQUISE


Écrit le :
20 MARS 2016

À l'attention de Son Excellence, la Troisième Princesse Keiko Burujoa, Directrice du Département des Affaires Étrangères de l'Empire du Burujoa,

Votre Excellence,
C'est dans ma qualité de diplomate que je vous écris cette missive afin de m'excuser au nom du gouvernement saint-marquois ainsi que du Président de la République Joshua Andrew Caleb, de notre long silence radio à votre égard.

Le République sera toujours prête à vous accorder son temps pour réaffirmer notre relation diplomatique avec votre nation.
Le Président vous propose de vous rencontrer en personne en vous laissant le choix de la date et du lieu.

Cette rencontre nous permettra de réaffirmer notre relation diplomatique mais aussi pourrait donner des futurs accords commerciaux ou autres selon vos choix.

En recevant cette missive, veuillez agréer, Votre Excellence, mes sincères salutations et qu'une amitié puisse se créer entre nos deux nations.
 



 portrait
STÉPHANIE TRADEWELL
Premier Conseiller
De la République de Saint-Marquise,



sceau nationale
RÉPUBLIQUE
DE
SAINT-MARQUISE
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