24/03/2016
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Actualités du Duché - Page 8

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Le marché de l'armement et la Loduarie : entre remarques pertinentes et mauvaise foi éhontée.

Nouvelle émission de JTVR avec Gérard Langouste :

"A récemment été dénoncé par la Loduarie Communiste la vente libre d'armes, accessibles facilement avec des mesures de contrôle absentes. La chose est en soit louable et en effet s'observe une distribution outrancière d'armes sur des bases purement commerciales sans aucune considérations politiques. Or vendre un missile balistique a une portée bien plus importante que de vendre des carottes. Dans le second cas, vous acceptez que votre client se nourrisse, et dans le premier, qu'il menace d'employer ou emploi son armement. L'exemple le plus flagrant aux yeux des sylvois est bien évidemment la livraison d'abord de missiles balistiques par le Pharois à destination des komunteranos, puis d'une succession d'armes dont des avions de chasse. Rappelons que les komunteranos avaient déjà très clairement exprimé leur volonté d'attaquer les sylvois et de se rapprocher de la Loduarie. Le Pharois (ou plutôt les syndicats de l'armement) n'ont malgré tout eu à subir aucune conséquence de leurs actes, quand bien même ces armes ont essentiellement servi contre des kah-tanais, alliés dudit Pharois dans le cadre du LiberalIntern.

Et ce cas de figure s'observe massivement à l'étranger, avec des ventes complètement libres et déresponsabilisées des implications et conséquences géopolitiques. L'ADPLC met en ce sens le doigt sur quelque chose de très juste, un sujet qu'il faut aborder. Mais certains points ne sont pour autant cohérent dans le discours qui est tenue, pire encore, ce sont des paradoxes complets.

Nous pouvons en premier lieu être surpris que ce soit la Loduarie qui parle d'agir dans la paix, car, aussi nombreux soient les discours du secrétaire général pour vanter la volonté de paix quand il va envahir une nation à l'autre bout du globe, la Loduarie reste un des acteurs les plus impliqués lors des dernières guerres et dont bon nombre ne sont définitivement pas justifiées par une volonté de paix.

Plus intéressant encore, la Loduarie indique en second temps que la possession d'arme encourage à leur usage, tout en étant elle-même l'un des plus gros producteurs d'armes du globe tout en tenant des discours sur le capitalisme qui gangrène ce marché pendant que ce sont les plus pauvres qui s'entretuent. Là encore, les arguments en surface ne sont pas faux mais, quand on sait que la Loduarie a soutenu le régime autoritaire d'Okaristan par exemple, contre lequel se révoltaient les prolétaires qui en venaient à demander de l'aide à la coalition Tcharnovie-Bérets Rouge-Empire du Nord, il est quelque peu curieux de les voir plaindre lesdits prolétaires.

Tous ces éléments permettent à la fin de mettre en évidence le cœur du problème qui contrarie dans le fond la Loduarie : la libéralisation du marché de l'armement permet à tous le monde de se défendre, en particulier ceux que la Loduarie Communiste aurait volontiers annexé sur on ne sait quel prétexte. Teyla, Tanska et Sylva sont après tout des nations ayant massivement bénéficié de ce marché pour se doter en armes de pointes bien supérieures aux technologies accessibles à la Loduarie, constituant un arsenal de dissuasion bien réel. Pour la Loduarie qui essaye désespérément d'intimider l'OND, c'est une épine dans le pied l'obligeant à se victimiser quand les membres de l'OND répondent à ses provocations (se référer à l'affaire du croiseur).
En effet, c'est un autre point à rappeler : une arme peut servir à se défendre, et pas uniquement à être tenté d'agresser son voisin. Mieux encore, être désarmé encourage ses voisins belliqueux à venir vous attaquer. Donc si la Loduarie souhaitait éviter d'encourager les gens à s'armer et aller à la guerre, peut-être devrait-elle mettre fin à sa politique d'intimidation et provocation ?

Plus intéressant encore, la Loduarie Communiste admet malgré tout qu'elle continuera d'alimenter des conflits en fournissant des armes à ce qu'elle qualifie sobrement d'actions révolutionnaires communistes, autrement dit ce qui s'apparente souvent à des actes terroristes très loin d'être partagés par l'unanimité de la population (rappelons, encore une fois, son traitement de la révolution populaire de l'Okaristan, dont l'Oblast issu de cette contre-révolution servira ultimement à projeter des offensives).

Et me permettrait finalement de plaisanter sur deux points :
-Le caractère capitaliste que dénonce la Loduarie Communiste dans ce marché de l'armement et pour cause, ce sont essentiellement des nations capitalistes (et un peu communalistes dans le cas du Kah) mais pas tellement communistes qui en profitent : Alguarena, Miridian, Rasken, uniquement des puissances libérales qui alimentent de cette façon leur économie.
-Ma surprise de voir une opposition exister sans se faire opprimer en Loduarie sous le nom de Parti de la République et Parti de la Gloire Loduarienne. C'est d'autant plus surprenant quand cette opposition s'oppose à cette direction en regrettant les bénéfices dont se priverait la Loduarie, autant dire un discours diamétralement opposé à l'argumentaire fondamentalement anti-capitaliste initialement tenue."
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Les meneurs komunteranos condamnés à mort : l'univers entier soupire de soulagement !!

C'est officiel : ont été condamnés à l'exécution les meneurs du mouvement terroriste komunteranos faits prisonniers dans le cadre de l'opération de lutte antiterroriste menée par le Grand Kah en Muzeaj ! Ont notamment été cités Xaiomara et Erato, cette première ayant longtemps été l'une des figures de proue à l'internationale et auprès du Duché de Sylva (à son grand dam). De par les menaces explicitement exprimées de manière répétée, appuyées de manœuvres douteuses allant clairement et sans aucun doute dans le sens d'une intervention militaire (rappelons-le, entre la préparation mentale d'une intervention en déshumanisant les sujets du Duché, en appelant à la nécessité de la guerre, en ne reconnaissant pas le gouvernement ducal et en s'offusquant des mesures kah-tanaises visant à l'établissement de la paix tout en soutenant la meneuse Anarka Vorkoo dans l'accueil de forces loduariennes), le Duché ne peut qu'être soulagé d'une telle nouvelle !

Cela n'a toutefois pas empêcher de réagir à cet acte de sauvagerie également perpétré par la justice kah-tanaise, à savoir les condamnations à mort. Oui, on est heureux en Sylva d'apprendre que ces meneurs ne seront plus des menaces, mais nous ne célébrons pas pour autant leur mort considérée comme dispensable.
Comment le Grand Kah peut-il encore se complaire dans une telle tradition, se questionnent les sylvois ? Qu'apportera réellement l'exécution de ces meneurs ? Est-ce pour s'assurer qu'ils ne représenteront définitivement plus de menace ? Les enfermer à perpétuité aurait l'effet égal. Est-ce pour passer un message ? Cela risque davantage d'en faire des martyrs. Est-ce pour les faire payer de leurs atrocités ? Pure vengeance parfaitement inutile. En résumé, beaucoup de questions dans lesquelles les sylvois ne voient aucune réponse cohérente pour maintenir la peine de mort.
Il y a malgré tout quelques défenseurs de cette méthode dans ce genre de cas exceptionnels qui soulignent que les plus grands défauts de la peine de mort sont : encourager les coupables à tuer les témoins, provoquer des hausses de dépenses de par les procédures bien plus couteuses qu'une condamnation à perpétuité, ou autrement risquer d'autant plus de condamner des innocents en allégeant ces procédures tout en sombrant dans la barbarie.
Mais dans ce cas-ci, les coupables ne pouvaient pas tellement être poussés à tuer les témoins plus qu'ils ne le faisaient déjà et leur culpabilité était irréfutable. Une réponse qui convient que très moyennement à l'ensemble de la population, ne voyant toujours pas de raison de mettre les accusés à mort.

Un autre élément est également relevé par cette enquête : les terroristes komunteranos auraient apparemment planifié des attaques bactériologiques et chimiques contre les populations sylvoises et kah-tanaise. S'il n'y avait déjà pas besoin de davantage de justifications pour affirmer que ce n'étaient que des terroristes, cela a le mérite de faire évoluer le soutien sylvois à destination des komunteranos. Leurs derniers défenseurs au Duché, essentiellement des communistes, furent particulièrement outrés de cette nouvelle et abandonnèrent définitivement ce mouvement. Seule une petite minorité maintenait qu'il ne s'agissait probablement là que de fausses accusations ou informations décontextualisées pour servir la propagande kah-tanaise.
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Carnage à Pointe Mogan ! La question libertarienne résolue ?

C'est officiel, les libertariens velsniens autodésignés "biaggistes" s'étant installés à proximité de Pointe-Mogan ont été... massacrés, et déclarés à posteriori comme mouvement terroriste par les autorités ! Après que le mouvement s'est développé au même rythme que la criminalité et que des arrestations ont été menées pour arrêter les éléments problématiques, l'ensemble de la communauté (qui semble être exclusivement composé d'éléments problématiques) s'est retranché en exprimant sa ferme volonté de s'en prendre aux communautés kah-tanaises dans les phalanstères. Et c'est récemment que le Duché a communiqué le plan minutieusement élaboré pour interpeler les biaggistes tout en minimisant l'usage de la force létale. L'opération a toutefois dégénéré et c'est un véritable bain de sang qui a été initié, impliquant notamment pas moins qu'un char d'assaut aux mains des biaggistes ! Une bonne partie des velsniens ont été soit tués soit arrêtés (bien que ce second cas soit malheureusement le moins fréquent, les bougres s'étant battus jusqu'à la mort) malgré la volonté initiale du Duché de limiter les violences.

C'est avec ce sordide résultat, confirmant la dangerosité des biaggistes et surtout leur volonté affirmée d'user de la terreur, que le gouvernement a qualifié le mouvement de terroriste avec des penchants insurrectionnels, une décision plus que douteuse selon l'opposition. A également été admis que ce massacre n'était que la conséquence d'une succession d'échec (apport massif d'armes malgré les douanes, formation libre et non surveillée d'un mouvement extrémiste, opération mal planifiée). Mais au-delà de cette incompétence ambiante, est aussi reprochée ladite qualification de terroriste ou plutôt son contexte : pourquoi avoir attendu que l'opération tourne court pour procéder à cette qualification ? C'est définitivement une manière de rattraper le cuisant échec de cette opération (censé ne pas être létale) face à la résistance que les forces armées sylvoises n'ont pas su contenir.
Cela reste malgré tout un objet de critique qui, aussi approuvé soit-il par une bonne part de la sphère politique, n'est relevé que par une petite minorité d'opposants et pour dire : la plupart des politiciens y compris en opposition à la noblesse tenaient également en bien basse estime les biaggistes, représentant bien sûr une menace à l'ordre et sécurité.

La critique se pose plutôt sur les éléments déjà avoués par la noblesse et ayant permis à cette crise d'éclater de la sorte, amenant de nombreuses discussions sur la régulation de la circulation d'armes venant de l'extérieur (à savoir, renforcer les services douaniers pour que ne puissent pas passer des chars d'assaut à travers la frontière).

Quoi qu'il en soit, les populations de Pointe-Mogan sont dans l'ensemble plutôt rassurées de voir résolue cette affaire bien que nombreux sont ceux qui sont choqués par le dénouement de l'affaire. Les autorités sont quant à elle pas complètement satisfaite du résultat, face à des rapports faisant part de plusieurs individus ayant réussi à s'enfuir. C'est une traque inlassable qui est initiée par les forces armées pour retrouver et arrêter (idéalement sans les tuer) les derniers criminels en fuite.

Concernant les victimes kah-tanaises qui ont vu plusieurs de leurs habitations brulées malgré les défenses mises en place et garantis de sécurité, des dédommagements ont été promis pour les aider à se remettre sur pied, tandis qu'ils seront hébergés en attendant que soient remis debout leurs maisons.
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Cas d'Ebola dans le comté Mancenillier ! Des mesures d'urgences sanitaires sont lancées !

Ont été déclarés dans plusieurs communes du comté Mancenillier des cas d'Ebola, maladie aussi contagieuse que mortelle. Face à la propagation rapide de la maladie et les dangers qu'elle représente, un ensemble de dispositif ont été rapidement déployés pour y répondre. Plusieurs points sont à connaitre pour mieux appréhender la situation.

Le premier est l'origine de l'épidémie, qui est supposée se trouver du côté des réservoirs naturels, notamment les chauves-souris. La principale piste étudiée est un contact inopportun entre des sujets et des animaux infectés. La maladie se propagerait ensuite par contact humain, et plus particulièrement via les fluides (sueur, postillons, liquide séminale...).

Si le Duché est habitué aux épidémies presque régulières transmises par les moustiques telles que la dengue, chikungunya, fièvre jaune, zika fièvre d'Afarée occidentale*, les cas d'Ebola sont bien plus rares et pris avec beaucoup plus de sérieux. La maladie est en effet notablement mortelle et implique des mesures rapides sur plusieurs plans pour rapidement y répondre.
Les premières sont naturellement la prévention des populations sylvoises et expatriées, incluant les touristes, aux mesures à prendre pour s'en prémunir : éviter les contacts physiques, régulièrement se laver les mains tout en évitant de se toucher le visage, ou encore porter un masque (ne protège pas mais réduit la propagation du virus par postillon).
Il est à noter que le virus survit très peu de temps en dehors du corps humain, ce qui limite les risques de contamination par contact de sueur/postillon exposé trop longtemps à l'air libre.
Les symptômes de la maladie sont également rappelés de manière que les personnes potentiellement infectées puissent se déclarer au plus vite pour se faire diagnostiquer et, si nécessaire, traiter.

Dans le cas desdits traitements, la mortalité du virus chute fort heureusement en cas de prise en charge rapide, incluant surtout une hydratation assistée et un traitement des symptômes (céphalée, diarrhées ou nausée) en hôpital. Le Duché a rapidement mis en place des moyens d'urgence important dans les zones concernées, incluant des médecins en renfort dans les hôpitaux, une vaste campagne de dépistage randomisée, et des tests obligatoires doublés d'une éventuelle quinzaine pour sortir d'une zone déclarée contaminée ou du Duché.

La détection rapide des cas d'Ebola et la réaction adaptée des autorités sanitaires permit pour le moment de confiner les cas de contagion et minimiser la propagation du virus, avec une centaine de cas confirmés dans l'ensemble du comté après deux semaines.
Il est également à préciser qu'il ne s'agit pas du virus Ebola de type Zaïre pour lequel il existe un vaccin, ne permettant pas de prévenir de cette épidémie-ci via une campagne de vaccination.
Si la plupart des cas confirmés sont dans des campagnes plutôt reculées, certains ont été détectés dans pas moins que la capitale comtale Landivar, après le déplacement d'un individu contaminé depuis une campagne jusqu'à la ville.
Pour éviter une explosion des cas, a été ordonné un confinement de sept jours renouvelables qui, s'il impactera l'activité économique, limitera la propagation et laissera le temps aux zones contaminées (transports en commun, lieux publics) de perdre en contagiosité avec l'exposition à l'air libre du virus. Des lignes d'écoutes seront en parallèle mises à disposition pour tous les sujets suspectant d'être infectés pour que les services sanitaires viennent les récupérer. Les autorités sanitaires insistent pour que les individus atteints soient traités en hôpitaux et non pas à domicile, pour éviter la dispersion du virus.
De par le confinement, il est bien évidemment formellement interdit de rejoindre ou quitter Landivar sans dépistage à l'instar des autres zones contaminées.

*Virus du Nil Occidental
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Crise économique d'ampleur en Afarée !

L'Afarée est marquée depuis quelque temps de troubles assez visibles orbitant autour du Diambée, avec une crise humanitaire dû au traitement des populations musulmanes sur place et leur nécessité de rapidement fuir le pays pour éviter le pire. Les membres de l'UAA s'était en particulier portés volontaires pour accueillir ces réfugiés politiques, mais voilà que se profile une seconde crise, ou plutôt, ensemble de crises et cette fois-ci d'ordre économique, que nous nous efforcerons d'étudier de loin quand bien même les indices qui nous parviennent sont jusqu'à présent limités. Les économistes sylvois, fort expérimenté dans la matière de par les derniers évènements, ont déjà pu publier un ensemble de dossier traitant de plusieurs pistes corrélées pouvant entrainer un cercle vicieux : une crise démographique d'un côté comme de l'autre, impactant potentiellement le marché du travail et de la consommation/service, le tout éventuellement appuyé par des éléments secondaires (épidémies ou invasions de nuisibles par exemple).

Rappelons que deux millions de musulmans ont été contraints de quitter le Diambée, une quantité importante d'habitants qui représente cinq à dix pourcents des populations des pays voisins. Quand bien même ces réfugiés sont répartis sur plusieurs pays pour amortir leur impacte, cela représente un volume d'individu très important avec plusieurs contraintes qui s'imposent tant pour le Diambée que les pays offrant l'asile.
Le premier point à aborder est celui du logement, avec l'extrême difficulté que représente la distribution urgente de logements pour plusieurs centaines de milliers de personnes. Il est alors pertinent de supposer qu'une première crise dans le domaine frappe les pays d'accueil avec conséquemment la formation de bidonvilles et autres zones de regroupements insalubres de réfugiés. Ajoutons à cela la difficulté de mettre en place l'ensemble des services (santé, éducation) et la distribution des produits vitaux (nourriture, eau, médicament) et on obtient des masses de populations précaires.
De tels manquements peuvent alors provoquer des pénuries et provoquer la paupérisation des zones alentours avec un départ des individus les plus fortunés et capables d'opérer un déménagement (nécessiter de trouver un travail et un logement ailleurs) mais également des investisseurs, entrainant alors une chute drastique de l'économie sur place avec un effet en cascade : pénuries de services, logements et biens de consommation, départs des populations aisées et investisseurs, dégradation conséquente de l'économie par manque de mains d'œuvre et consommation, ralentissement accrue des manquements précédemment cités de par cette décroissance et répétition puis amplification du problème dans un cercle vicieux.
Selon les économistes sylvois, s'opérerait de cette manière ladite paupérisation évoquée avec un appauvrissement accéléré des zones frontalières accueillant les masses de réfugiés. Lesdits réfugiés se trouvent par ailleurs coincés sur place avec les populations les moins aisées (et donc disposant de moins de ressources pour déménager) provoquant alors de véritables ghettos populaires.
Il est pareillement bon de rappeler que les populations sinistrées de réfugiés musulmans, que ce soient par la barrière de la langue, l'économie déjà en place (et bousculée) ou le manque de savoir faire et intégration, ne peut pas immédiatement rejoindre le marché du travail ce qui va à la fois accroitre la pression sur l'économie qui ne saura trouver plus de mains d'œuvre dans les domaines sollicités, mais ne sera pareillement pas stimulée dans les autres domaines "dispensables" (divertissement, produits civils...) de par l'absence de moyens des populations réfugiées.

Cette paupérisation d'un côté du pays peut également amener à une gentrification d'autre part et de manière complètement symétrique : les populations aisées et les investisseurs quittant les zones frontalières touchées par la misère se tourneront alors du côté de nouvelles régions d'opportunité. Se succéderont alors le rachat de propriétés et le développement de l'économie qui, si cela aura un bénéfice certain pour les classes moyennes, augmentera le coût de la vie sur place via l'augmentation du niveau de vie et appliquera une pression sur les classes populaires dans ces zones touchées par une migration aussi soudaine d'individus aisés et qualifiés qui s'attaqueront au marché du travail, de la consommation et du logement sur place.
Est ainsi exposé par différentes démonstrations des économistes de Sylva que la simple venue massive de réfugiées n'ayant pas accès à des logements et incapables de s'intégrer dans le marché du travail suffit à générer un véritable effet de cascade capable d'impacter l'économie dans son ensemble dans le cas d'une mauvaise anticipation de la crise et d'un accueil trop précipité.

Et du côté du Diambée, le tableau ne serait pas positif : si l'arrivée précipitée de flux massifs de populations déstabilise fortement une économie déjà en place, le départ d'une masse tout aussi élevée a des effets comparables. Rappelons que si les deux millions de réfugiés du Diambée sont répartis sur plusieurs pays d'accueil, le Diambée dont il est question perd quant à lui l'intégralité de ces deux millions d'individus. Cela représente une énorme quantité de salariés et consommateurs en moins et, si le Diambée a bien essayé de rattraper l'économie en saisissant et distribuant aux SDF les propriétés des populations musulmanes, l'activité ne sera pas pour autant relancée.
De nombreuses industries dans tous les secteurs vont alors connaitre une baisse, avec le potentiel départ d'investisseurs qui redirigeront leurs actifs (si tant est que le Diambée soit suffisamment libéral) ailleurs et accentueront la crise, là encore en provoquant un cercle vicieux.
Et dans le cas du Diambée, il faut à cela ajouter les sanctions internationales qui prennent progressivement place et représentent diverses menaces avec d'un côté des biens qui ne seront pas distribués sur place, mais surtout des industries qui n'auront plus nécessairement l'intégralité des matières premières et composants requis pour fonctionner. Réciproquement, nombre de secteurs seront privés de leurs marchés d'exportations, frappant d'autant plus le marché financier marqué par des investisseurs en fuite.

Mais les économistes du Duché suspectes également d'autres facteurs d'être impliqués dans une telle dynamique de récession, que ce soit par hasard ou conséquence logique. La première serait que les pays ayant accueilli les réfugiés soient maintenant frappés d'épidémie : l'accumulation massive de réfugiés dans des conditions précaires telles qu'explicitées précédemment, constitue un terreau idéal pour des conditions d'hygiènes désastreuses avec tous les risques épidémiologiques liés. Le choléra par exemple ou les autres maladies liées à l'exposition aux matières fécales seraient extrêmement probables dans ces conditions et, encore une fois, si les gouvernements concernés n'avaient pas suffisamment anticipé les implications matérielles de tels mouvements de foules.
Des épidémies seraient alors un élément appuyant tous les facteurs préalablement développés en plus de rapidement pouvoir se propager (et emporter avec elles la crise économique) dans l'ensemble des pays. Fuite des investisseurs, citoyens incapables de se rendre à leur travail ou de consommer, industrie déstabilisée, ce sont là une combinaison d'éléments décisifs pour appuyer les éléments de crises.

Il y a également plusieurs autres éléments assez fréquents en Afarée mais qui ne sont pas directement impliqués dans une crise démographique et épidémiologique : les invasions de nuisibles de type essaims de sauterelles ou encore les sécheresses, avec pour finalité un secteur agricole dévasté avec des famines en conséquence. Si la concordance de tels facteurs serait purement fortuite avec les mouvements actuels, elle n'est pas impossible selon les économistes sylvois en manque d'information. Pire encore, lesdites crises alimentaires pourraient être constantes mais en temps normal prises en charge par divers procédés : lutte active contre les invasions de nuisible durant la saison ou encore mise en place d'infrastructure pour assurer l'irrigation.
Mais dans le cas de crises multiples frappant les pays étudiés, il est possible que ces ensembles de réponses aient été perturbés, amenant à une perte de contrôle de ces points sensibles et se concluant par leur éclatement, ajoutant davantage d'éléments aggravants. Ce raisonnement s'appliquerait aussi aux épidémies : dans l'hypothèse où les populations sont exposées à des réservoirs naturels d'agents infectieux (tel qu'Ebola qui infecte les populations de chauve-souris), il est possible qu'existait un protocole de prévention et traitement rapide, alors déstabilisés.
Là encore, les crises épidémiologiques et alimentaires ne feraient qu'alimenter les crises démographiques avec des mouvements de populations, qui continueront d'impacter l'économie.

Et s'ajoute à cela un ultime facteur non négligeable selon les économistes sylvois : le cas du secteur primaire lui-même. Les pays de l'UAA sont encore florissants et tel que souvent observé en Afarée, il est fort envisageable qu'une part appréciable de leur économie reposait sur l'extraction de matières premières. Au-delà des produits agricoles dont le secteur peut avoir été impacté comme précédemment détaillé, il y a aussi le cas des mines de métaux stratégiques ou terres rares ainsi que les puits gaziers ou pétroliers, dont l'activité peut avoir réduit au gré des évolutions démographiques, économiques ou encore du marché du travail. Des points vitaux de l'économie pourraient alors être arrêtés et occasionner une paralysie des secteurs dépendants. La baisse de productivité des mines de fer par exemple, entrainerait automatiquement une récession des secteurs qui en découlent, tels que les fonderies et les usines de composants divers de plus en plus perfectionnés. Ce sont alors des pans entiers de l'industrie qui vont alors tourner au ralenti et occasionner ce qui a déjà été massivement exposé : diminution du marché du travail après des licenciements avec conséquemment une baisse de consommation, réduction des investissements, et mouvements de populations aisées ou des classes moyennes.

Mais si les économistes s'entendent plutôt bien sur les différentes causes éventuelles de ces crises et récessions économiques, ils présentent des divergences bien plus marquées sur les préconisations apportées pour les résoudre. On se retrouve naturellement avec une opposition entre des mesures plutôt libérales ou interventionnistes en fonction des milieux et des orientations idéologiques des experts, avec parfois des expériences contrairement contradictoires en fonction des dossiers sur lesquels chacun s'est basé.
Le premier constat est la nécessité de répondre à la crise démographique et à l'ensemble des éléments qui l'alimenteraient potentiellement. Cela passe notamment par un rétablissement du marché du travail et de la consommation. Et déjà là, les solutions proposées s'opposent. Les économistes de droite prônent une libéralisation avec un abaissement des taxes et une dérégulation des lois du travail qui permettront simultanément d'encourager l'insertion professionnelle des réfugiées, les investissements dans l'économie et la consommation de par l'abaissement des coûts (mise en place d'une économie d'échelle et réduction des charges salariales et taxes). Cet afflux de réfugiés est même vu comme une opportunité inespérée de relancer l'économie, faisant de la cause de cette crise une potentielle solution : ce sont là des travailleurs certes précaires, mais bien plus déterminés et moins difficiles après un tel périple. Ils sont bien au fait de ce que c'est que la misère et seront dès lors bien plus enclins à s'en extraire en travaillant dur. Il s'agit alors d'une potentielle masse salariale bon marché qui saura relancer la production.
Furent naturellement offusqués les économistes de gauche, promouvant à l'inverse un interventionnisme étatique avec l'accueil de ces réfugiés dans des académies et universités pour les former et en tirer une main d'œuvre qualifiée, le tout doublé de quotas et subventions pour les entreprises en engageant afin d'encourager leur insertion professionnelle sur tous les plans. Des investissements actifs de l'État pourraient, selon leurs démonstrations, inverser la dynamique économique en relançant la consommation et l'activité pour rendre attractif à nouveau le marché et l'industrie. Les dérégulations du salariat et exploitations abusives des populations réfugiées sont également fortement critiquées, puisque la porte ouverte à la formation et immobilisation de communautés prolétaires incapables de connaitre la moindre ascension sociale et contribuant à la paupérisation en cours des quartiers d'immigrations.

Ces mesures censées répondre aux problèmes issus directement des crises démographiques doivent par ailleurs être complétées aux autres éléments relevés qui accentuent ladite crise démographique tout en se faisant renforcer par cette dernière.
Dans le cas des épidémies, par exemple, la gestion proposée est dans la même lignée libérale ou keynésianiste. Il s'agit de répondre successivement aux crises du logement et de l'accès aux soins. Inutile alors de préciser quel groupe d'économistes encourage à déréguler le marché de l'immobilier avec un allègement fiscal pour baisser les prix et rendre plus attrayant les investissements, et lequel prône au contraire en scandant que laisser le champ libre aux propriétaires amènera juste à une flambée des prix en jouant sur la loi de l'offre et la demande fort désavantageuse pour les locateurs. Est au contraire recommandé que soient construits en urgence des logements sociaux et même que les biens immobiliers non occupés soient contraints à une location abordable.
Les mêmes logiques sont appliquées pour la santé pour encourager à l'implantation de médecins et l'ouverture d'hôpitaux par des interventions actives de l'État ou des mesures fiscales. S'avèrent toutefois bien moins convaincantes les propositions de dérégularisation quand doivent en urgence être prises des mesures pour endiguer la propagation de maladies. Là, les militants interventionnistes reçoivent davantage de crédit.

Puis viennent les sujets divers pour résoudre les famines ou l'effondrement en cascade du secteur primaire. Les démonstrations ne changent qu'au niveau des valeurs observées (et très supposées). Il y a par contre un point qui revient et mérite là de l'attention, celui des financements. Tout aussi volontaires que soient les États à résoudre ces crises, sont impliqués des coûts (ou manque à gagner, dans le cas des propositions d'allégements fiscaux) dont il faut trouver des financements à un endroit ou un autre. Et là encore, les réponses sont sur un spectre libéral <=> interventionniste. Les premiers promeuvent des emprunts auprès de particuliers ainsi que la privatisation ou la location des droits d'exploitation de certains secteurs publics pour simultanément réduire les dépenses et engranger des entrées d'argent. Une politique d'austérité est aussi encouragée, toujours dans l'optique d'équilibrer la balance dépenses/gains qui pencherait bien trop sur le premier en cas de crise. Quant aux emprunts, ils seront à terme remboursés avec la croissance économique qui devrait largement compenser l'ensemble des réductions fiscales.
Ce sont naturellement des propositions de plus en plus intolérables à mesure que l'on se rapproche du côté opposé de cet axe, qui encourage davantage à intervenir directement sur la taxation des secteurs fortement margés et à mettre à contribution l'épargne des habitants. Mais suite à l'expérience de la Crise des Brouettes, ce sont cette fois-ci les suggestions plus interventionnistes qui ne trouvent pas échos. L'implication active de l'État et les taxations abusives n'ont eux que de très mauvais résultats en Sylva, rendant quelque peu inimaginables ces propositions là où la libéralisation a au contraire réussi à apporter non seulement une solution à la crise, mais également un second souffle notablement vigoureux à l'économie (qui est parvenu à se rapprocher de celle de Teyla).
Et la réussite fulgurante de Velsna et de son modèle ultralibérale sont aussi mis sur la table pour justifier la pertinence de telles propositions, mais avec là par contre moins de popularité et pour cause, avaient déjà été étudiés avec des résultats plutôt pessimistes l'économie du pays dont la croissance et les actifs tenaient davantage de spéculations et paradis fiscaux, donnant une part démesurée au marché financier sur le reste de l'économie.

Puis vient un sujet quelque peu sensible mais qui mérite son intérêt : les opportunités pour le Duché de Sylva. Là les axes de pensée s'articulent moins sur un axe libéral/interventionniste mais plutôt capitaliste/humaniste. Pour autant, si on exclue les questionnements "secondaires" sur la nature des relations que cela impliquerait, il y a en effet des opportunités exploitables pour les différents acteurs du Duché qui sauraient contenter l'ensemble des mouvements de pensée.
Déjà économiquement, il y aura beaucoup à reconstruire et, si des relations pérennes sont initiées sur le plan politique entre le Duché de Sylva et les membres de l'UAA, alors un climat propice à des investissements sylvois seront envisageables pour contribuer à relancer l'économie.
D'autres collaborations sont également possibles, sur les plans industriels ou académiques pour développer le tissu social tout en établissant des bénéfices mutuels. Ce sont aussi des opportunités selon les mouvements de gauche de simplement rapprocher les peuples et de procéder à des échanges culturels, le commerce étant un vecteur plus qu'efficace d'échanges sociaux.
C'est alors sur le processus de ces collaborations que s'interrogent ensuite les différents économistes avec une question abordée avec pragmatisme par l'ensemble des économistes : le néocolonialisme. Si les figures de droite s'opposent à ce que Sylva opère ce schéma, il convient malgré tout de réfléchir comment établir des relations d'égal à égal sans sombre dans un paternalisme ou autres dérives qui finirait indubitablement par appliquer ce processus de domination avec des rapports de force implicite.
Et quant aux individus moins scrupuleux et plus tournés sur le profit, leur position est catégorique : il s'agit là de phénomènes économiques naturelles et il est absolument normal que les acteurs économiques sylvois cherchent à maximiser leur profit, dans des opérations qui seront à terme également bénéfique pour les populations de l'UAA. Ce sont là de tout nouveaux questionnements qui, il n'y a aucun doute, recevront leur lot d'attention en Sylva.
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Lorenzo
à gauche, un portrait de Lorenzo Geraert-Wojtkowiak, à droite, un échantillon de Lorenzo Walnut
Les deux sont connus pour autant réfléchir

"En ce 02 juillet 2014, la Loduarie Communiste et son secrétaire général sont à nouveau à la hauteur de leur réputation, en revendiquant un énième méfait justifié par de quelconques prétextes maladroits et incohérents avec les allocutions passées."

Ainsi commence cette nouvelle émission de JTVR animée par Gérard Langouste, sur un ton rappelant l'épisode du croiseur.

"Rappelons toute l'énergie qu'avait déployé le secrétaire Lorenzo à condamner l'opération de libération du Hvitneslând, aussi connu sous le nom de H-land ou Terre des vikings-nazis, menée par la coalition comptant Tanska, Teyla et Caratrad pour ensuite l'amalgamer à une opération menée par l'OND. Avec autant d'audace que lors de l'opération en Okaristan pour réprimer une révolution populaire (quelque peu ironique) avant d'utiliser les terres conquises comme plateformes avancées de tirs de missiles balistiques, la Loduarie réitère son sinistre schéma en opérant une frappe envers la Rimaurie. Le déroulé est exactement le même : trouver un prétexte, dans ce cas-ci le traitement de ses populations et le manque de respect envers la Loduarie Communiste et l'UICS, envoyer des missiles en toute gratuité, et se permettre d'indiquer à sa victime que la moindre riposte serait intolérable.

Avant de revenir sur cette dynamique déjà observée point par point avec Translavya, attardons nous sur deux points qui méritent de l'attention : le cas de la Rimaurie en qualité de nation fasciste, et la différence de traitement par rapport à l'opération de libération du Hvitneslând.
L'État de Rimaurie est en effet une dictature violente opprimant toutes formes d'oppositions. La chose avait déjà été observé en Tanska et vivement critiqué, faisant de la frontière entre les deux pays en Eurycirque du nord un point de tension nécessitant quelques engagements mutuels. Il va sans dire que le Duché ne prend aucunement parti pour un tel gouvernement. Mais refuser de tolérer l'intolérable chez la Rimaurie implique de faire de même avec la Loduarie y compris quand c'est à la Rimaurie qu'elle s'en prend.
Mais en quoi l'action de la Loduarie est à l'opposée de celle menée par la coalition Teyla-Tanska-Caratrad ? Eh bien la réponse est évidente, mais nous allons prendre le temps de l'expliquer, car nous voyons déjà l'organe de presse du PEV, l'Unita, mener sa désinformation sur le sujet. La coalition TTC mène une opération cohérente avec des objectifs sur le long terme pour pacifier une région, neutraliser les menaces terroristes et fascistes qui l'occupent, établir un dispositif humanitaire et rétablir l'ordre et la sécurité. Les objectifs visés sont en apparence louables, quoi qu'il soit dit dans les déclarations à tout-va sur la question.
Le tir de missile est quant à lui un acte de guerre gratuit, inconsistant, absolument pas constructif et qui ne résoudra rien. C'est uniquement un outil d'intimidation, de terreur même (légitimant la qualification de "terroriste" à l'égard de la Loduarie Communiste). Il n'y a rien de défendable dans cette action puisque, quels que soient les torts critiquables de la Rimaurie, il n'y a aucune avancée atteinte avec cette frappe.

Maintenant qu'ont été clarifiés ces deux points, peut être abordé un autre : que nous révèle ce nouveau méfait ? Beaucoup de choses !

Primo, la réussite de l'insidieuse stratégie loduarienne de décaler la norme. C'est devenue chose courante de recevoir un missile sur la tête après avoir froissé l'égo du secrétaire général et bien peu nombreux sont ceux qui prennent la peine de s'y opposer. Entre certains qui laissent faire parce que la Loduarie constitue pour eu un outil fort pratique (vecteur d'instabilité, diversion parfaite), ceux qui ne prennent même plus la peine d'y répondre, et les derniers qui vont jusqu'à se complaire dans la chose. C'est un succès total, les écarts de la Loduarie Communiste sont présentement pleinement intégrés dans l'imaginaire collectif et plus personne ne prend la peine de s'en offusquer, lui laissant le champ libre, et ce, d'autant plus quand la victime est gênante.

Deuzio, toujours dans cette dynamique de décalage de la norme, l'attitude incohérente des éléments orbitant la Loduarie et se présentant toujours en première ligne pour dénoncer la terrible cruauté avec laquelle des membres de l'OND osent riposter à des agressions menées à leur encontre (pour ne citer que l'Unita par exemple qui avait opéré un admirable retournement accusatoire lorsqu'un convoi aérien sylvois s'était défendu d'un tir de missiles dans sa direction). Voilà qu'ils se montreront maintenant bien silencieux, ou déformeront à nouveau les faits pour entretenir un narratif justifiant les penchants hégémonistes de la Loduarie Communiste.

Tertio, que c'est désormais que nous pourrons réellement sonder l'UICS, fondée par la Loduarie avec avoir réprimé avec succès une révolution populaire en Okaristan (devenu depuis l'Oblast de Zladingrad) avec succès et considéré la chose comme une victoire. Il était déjà assez net que cet organisme n'aurait d'autres fonctions que de relayer l'influence loduarienne et de se constituer une base diplomatique pour approuver son impérialisme autoritaire. Il ne reste plus qu'à constater les choses : désintérêt, soutien, condamnation, quelles attitudes adopteront les différents membres ?

Quarto, il est de bon ton de rappeler que la Rimaurie est directement frontalière à des territoires tanskien et qu'une agression de ce genre est des plus déplacées, de par la menace qu'elle représente. Il n'est même pas exclu que les tirs étaient à destination d'un membre de l'OND avant de dévier à cause de malfonction (typiquement un opérateur soul). Pour avoir mainte fois dénoncé l'impérialisme ondiens, ce geste est des plus incohérents.

Et quinto, afin d'enfoncer des portes ouvertes, il est important de rappeler que la Loduarie Communiste est un État terroriste et que cela se confirmerait avec des rumeurs sur des victimes civiles parmi les frappes. Auraient en effet été présents sur place des lycéens effectuant leur journée d'appel au camp, à en croire certains témoignages. Rien de bien concret pour le moment, et nous invitons à la prudence sur ces informations tant que le gouvernement rimaurien n'aura rien confirmé ou infirmé. Mais dans l'hypothèse où ces rumeurs étaient fondées, ce serait une nouvelle liste de civils sur le tableau de chasse loduarien, petite pensé par ailleurs à Corentin et Marie, deux civils teylais injustement assassinés sans qu'aucune justice ne soit rendue."
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UICS, PEV, théorie du loduarisme, Unita et Géorgis Marcos, les multiples facettes de l'extension de l'influence loduarienne ?
D'Annabelle Pottier, militante collectiviste sylvoise et représentante du mouvement au Congrès de fondation de l'UICS en qualité d'observateur

Voilà un moment qu'a émergé l'UICS, regroupant divers mouvements et nations d'affiliations socialistes, communistes, libertaires, anarchistes et autres orientations progressistes partageant une tendance révolutionnaire en opposition aux modèles archaïque. Ce mouvement, ses tenants et ses aboutissants ont amené à un ensemble d'inquiétudes maladroitement formulées, amenant à une vision fantasmée d'une "panique" de la part des blocs libéraux face à une menace progressiste. C'est pour cette raison que nous nous attarderons sur les véritables points d'inquiétudes, pour les définir clairement tout en retraçant leurs causes de manière factuelle afin d'en tenir les conclusions les plus cohérentes et construites qui soient, et expliquer en quoi la méfiance vis-à-vis de l'UICS ne tient pas d'un soutien au capitalisme ou d'une attitude de "sociotraitre" mais d'une critique légitime à l'égard d'une expansion et, pire encore, justification et normalisation du modèle hégémonique et violent de la Loduarie Communiste, exprimée non pas seulement par des mouvements de droite conservatrice, voire réactionnaire, mais aussi de gauche et, encore une fois, sans tenir de la compromission ou consilience avec le modèle bourgeois.

Cette critique se fera selon un plan en quatre points : la définition du Lorduarisme et ses failles en prenant l'exemple de l'Okaristan comme élément historique capital, la formation de l'UICS toujours en prenant le cas de l'Okaristan en exemple, le "soutien indéfectible à la Loduarie pour ne pas faire le jeu du libéralisme", et enfin l'implication d'une alliance militaire au sein de l'UICS après avoir étudié les points précédents.
Puis nous tiendrons finalement une conclusion pour exprimer en quoi la direction empruntée par l'UICS dessert la cause progressiste et nuit aux avancées du LiberalIntern.

I) Le Loduarisme, interventionisme en faveur du communisme ?


Géorgi Marcos commence sa définition du loduarisme via une critique acérée à l'égard du LiberalIntern sous la formulation suivante :

Géorgi Marcos a écrit :J’ai souvent eu l’occasion de faire un bilan particulièrement douloureux du libéraltern. Cette organisation a un certain nombre de défauts déjà pointés du doigt par ma part, ou celle d’autres eurycommunistes avertis. Mais l’un des plus dommageables pour l’image du socialisme dans le monde demeurera toujours cette tendance inhérente aux nations du Liberatern à une volonté hégémonique sur le socialisme, qui ne peut déboucher que sur des formes diverses de l’impérialisme et de muselage des peuples. Ces nations se sont rendues coupables d’un interventionnisme mortifère pour le développement de ce à quoi cette Internationale s’attache de tout son être : l’avènement de formes diverses et plurielles du socialisme. Il va se soi que nous nous devons de ne pas faire montre de la même arrogance, et du même mépris des peuples à leur endroit.

Est ensuite expliqué que le Loduarisme consiste, sommairement, en un interventionnisme systématiquement tourné vers un soutien à des groupes socialistes/communistes opprimés par des gouvernements capitalistes/libéraux, prenant l'exemple de l'intervention en Okaristan. Cet exemple précis témoigne soit de l'incompétence soit de la malhonnêteté de l'auteur de cette phrase, et libre à chacun de supposer la cause tandis que nous nous affairerons à expliciter en quoi cette succession d'affirmations sont incohérentes et outrancièrement déplacées. Il s'agit dans un premier lieu de connaitre en détail la situation de l'Okaristan(1), son évolution, ses causes et ses conclusions. Le Loduarisme est décrit comme un soutien indéfectible aux mouvements socialiste, mais qu'avait de socialiste le régime du Général Suprême Maksimov ? Qu'avait de communiste sa politique ? Et quel gouvernement libéral ou capitaliste opprimait son régime ? Les réponses sont : rien, rien, et aucun. La révolution qui a marqué l'Okaristan ne tient pas simplement d'un putsch visant à remplacer un général par un autre, mais bien de la révolte d'un peuple opprimé, une révolution non pas tournée contre le Communisme, mais en opposition de l'autocratisme de Maksimov dit le Traitre. Il s'agit conséquemment d'un régime autoritaire et violent, failli, incompétent, n'ayant aucun réel penchant communiste et contre lequel se soulève le peuple en faisant appel à des nations voisines qui viendront contribuer à cette révolte populaire. Comment s'intègre dès lors le Loduarisme ? Quel socialisme a soutenu la Loduarie Communiste ? Quelle avancée a-t-elle fourni ? La Loduarie Communiste a-t-elle eu un réel apport ? Elle est immédiatement venue en aide à un autocrate violent et interrompus les processus démocratiques en cours lorsque la guerre s'achevait, imposant une sécession de l'actuel Oblast Indépendant de Zladingrad. Notons que cet Oblast sera par la suite astreint comme relais pour une frappe de missile balistique à l'encontre de Translavya qui là encore : aucun mouvement socialiste ou communiste n'était sur place menacé par un gouvernement capitaliste en place.

Un petit aparté doit être fait sur la question : nous pouvons déjà anticiper les détournements d'attention que feront certains et nous les anticiperons : non, le modèle technocratique de la Translavya n'était pas enviable et les ripostes aux missiles balistiques sur une centrale nucléaire constituent un acte ignominieux. Mais ces accusations portées à l'encontre de Translavya pour la faire paraître pire que la Loduarie n'exclue pas le mal même qu'a commis ladite Loduarie Communiste : les tirs initiaux de missiles étaient justifiés par des insultes en comité privé et durant le sommet visant la fondation de l'UICS à l'égard du secrétaire général Lorenzo. Là encore, en quoi cette intervention s'intègre dans le cadre du Loduarisme ? Quels groupes socialistes ont été soutenus ? Et quelles justifications y avait-il à l'exception d'un égo blessé ?
Quoi qu'il en soit, arrive par la suite l'intervention Pharois pour exclure toute présence loduarienne de Zladingrad et mener à terme le processus démocratique en cours sur place.

Quels sont les enseignements que nous pouvons dès lors tirer de la crise de l'Okaristan, Zladingrad et Translavya ? Les voici :
-La Lodurie Communiste n'a soutenu aucun mouvement socialiste ou communiste.
-Elle a contribué à réprimer une révolte populaire et soutenue un autocrate.
-Elle n'a aucun apport majeur en reprenant un processus démocratique déjà en place (qu'elle refusait de reconnaitre) pour imposer le sien sans réelle valeur ajoutée.
-Elle a ensuite employé l'Oblast de Zladingrad comme relais à son influence militaire.
-Elle a été exclue par le Pharois pour n'avoir au final aucun apport, aucune marque distinctive de l'opération menée par la coalition Tcharnovie / Bérets Rouge / Rus've / Empire du Nord.

Ajoutons à cela plusieurs éléments :
-La Loduarie Communiste était déjà connue pour ses interventions outrancières en Eurycirque central, particulièrement à l'encontre de la Chérchérie, d'où l'implication de la Tcharnovie. L'intervention loduarienne en Okaristan peut légitimement être considéré davantage comme un élément de vengeance envers la Tcharnovie qu'une véritable application du Loduarisme tel que décris.
-Le cas de l'Okaristan est un premier exemple d'implication de la Loduarie là où n'est pas menacé le socialisme pour ensuite être exclu et laisser le LiberalIntern opérer de véritables apports. Un second exemple est celui des komunteranos : aucun mouvement socialiste n'était menacé, au contraire, les komunteranos représentaient une menace assumée envers leurs voisins pourtant amicaux à l'origine (les premiers échanges entre les komunteranos et le Duché de Sylva divulgués par ces premiers témoignent de l'absence d'hostilité du gouvernement sylvois, au contraire avenant et désintéressé de la politique sur place). C'est finalement le Grand Kah, objet de critique fantasmé de Géorgi Marcos, qui apporte de réels changements et améliorations pour rétablir la stabilité.
-Il existe une importante liste de passifs chez la Loduarie en matière d'interventions outrancières avec une visée davantage impérialiste qu'en continuité du Loduarisme, souvent en soutenant des mouvements autocratiques se vantant de communisme sans en appliquer les principes (Kronos par exemple).

Peut dès lors être repris l'exacte citation de Géorgi Marcos et remplacer "LiberalIntern" par "Loduarie Communiste" : aucune progression suite à ses interventions, aucun soutien envers des mouvements socialistes, et un retour systématique en arrière quand les membres premiers du LiberalIntern ne sauvent pas la situation pour sauvegarder le peu d'amélioration qui peut en être tiré. Peut alors dans un premier temps être conclu que le Loduarisme en tant que théorie sociale et politique, ne correspond aucunement à la ligne directrice de la Loduarie Communiste et ne justifie pas ses dernières interventions, ce qui nous permet d'aborder alors le cas de l'UICS et le contexte de sa formation.

(1) Il s'agit à l'heure actuel d'un des rares (si ce n'est le seul) résumés exhaustifs de la situation en Okaristan à mi-chemin de sa guerre civil. S'il s'agit d'une analyse produite par un média profondément capitaliste et en soutien au système monarchique et réactionnaire du Duché de Sylva, il reste suffisamment clair sur les causes de la révolution avec notamment des évènements sourcés, permettant d'en tirer des informations pertinentes à condition de remettre dans son contexte l'analyse et de prendre des pincettes. Toutes sources complémentaires sont bienvenues. La lecture de cette source reste indispensable à une pleine compréhension des arguments avancés dans cette analyse, aussi faillible soit-elle, il vaut mieux, comme on dit, une bouée percée que pas de bouée du tout.


II) L'UICS, apparat communiste / socialiste comme extension et construction de l'influence loduarienne :

La Loduarie Communiste a initié la rencontre initiale pour l'UICS juste après sa "victoire" en Zladingrad qui, rappelons-le, n'a eu aucun apport constructif et dont les seules justifications alternait entre une volonté de vengeance politique et de soutien à un régime dictatorial réactionnaire. C'était pourtant considéré comme tel, une victoire et un élément précurseur à la formation d'un bloc de gauche mondial. La Fondation de l'UICS est l'occasion de voir monter en importance médiatique plusieurs acteurs tels que le PEV dont un éminent membre, Géorgi Marcos, théorisera comme dit plus haut le Loduarisme pour légitimer l'interventionnisme loduarien.
Si l'UICS reste une initiative louable et bénéfique, elle présente rapidement une tendance claire : une mise en concurrence avec le LiberalIntern, décris comme un complice du capital bien trop conciliant. Tenant compte du passif de la Loduarie de ne cumuler que de bien maigres (pour ne pas dire absents) réussites constructives, systématiquement récupérées et abouties avec succès par le Grand Kah ou le Pharois, il devient rapidement évident que l'UICS s'inscrit dans la mentalité lorenzienne : celle de l'égo et de la vengeance. Translavya a été bombardé après qu'un de ses membres ai remis en question la santé mentale du secrétaire général (amère ironie), puis a lieu la revanche envers la Tcharnovie qui était l'un des moteurs de l'intervention en Okaristan. L'exclusion successive de Muzéaj et Zladingrad respectivement par le Grand Kah et le Pharois s'ajoute alors en motif supplémentaire pour Lorenzo dans son opposition au LiberalIntern.

L'intégralité de la ligne portée par le secrétaire Lorenzo au sein de l'UICS, avec l'appui de l'éminent Géorgi Marcos du PEV, iront dans cette direction : l'opposition au LiberalIntern systématiquement rabaissée pour des raisons non valables tels qu'explicité plus haut. Et cela s'explique assez simplement : la Loduarie et la théorie du Loduarisme se base sur un interventionnisme justifié par un soutien du socialisme, or paradoxalement, ce n'est pas l'ONC ou l'OND qui ont le plus gêné la Loduarie dans cette démarche. En réalité, personne n'a entravé la Loduarie dans ce soutien du socialisme, puisqu'il n'a dès le début jamais eu lieu et, pire encore, ces échecs à répétition étaient mis en exergue par les réussites du LiberalIntern, acteur bien plus important dans l'opposition à l'ONC (rappelons que c'était le but premier de l'organisation, d'apporter une alliance défensive aux régimes et institutions menacées par l'impérialisme de l'ONC, et plus précisément de l'Alguarena).

En plus d'une opposition au LiberalIntern qui met en perspective l'incompétence endémique de la Loduarie, s'ajoute l'OND qui régulièrement victime des provocations de la Loduarie Communiste, s'oppose rapidement à ses exactions : interception des avions loduariens ayant bombardé les insurgés en Okaristan après un survol non autorisé de territoires souverains, exercices militaires frontaliers en réponse à ceux de la Loduarie pour intimider Teyla, condamnations unanimes de l'assassinat de deux civils teylais, mise en place de l'exclusion de la Loduarie Communiste de Zladingrad après l'affaire Translavya (quand bien même l'OND s'est faite "doubler" par le Pharois), l'affaire du croiseur et plus récemment, le cas de la Rimaurie. En un mot comme en cent, l'OND est un acteur supplémentaire qui par sa nature frontalière avec la Loduarie Communiste, s'affaire à imposer (avec un succès très relatif) des limites à ses exactions et menaces à l'encontre de ses membres. La Loduarie orientera massivement ses communications à leur encontre, le cas le plus flagrant concernant l'intervention de Caratrad – Tanska – Teyla en Valkoïnenland où les journaux de la Loduarie diront noir sur blanc : "L'opération au Valkoïnenland, ou comment voler un combat honorable pour son propre profit.", autant dire un comble de l'hypocrisie après l'affaire de l'Okaristan. Il s'agit après tout d'une coalition eurysienne (comme l'exigeait Lorenzo au sujet des interventions en Eurycirque) intervenant pour réprimer un mouvement fasciste contre lequel l'UEE ne semblait pas apte à faire quoi que ce soit. S'ensuit une succession d'outrageuses projections que l'on pourrait appliquer à la Loduarie.

L'OND est évidemment loin d'être dépourvu de toutes culpabilités, mais encore une fois, chercher à détourner l'attention des torts de la Loduarie Communiste en pointant ceux d'acteurs extérieurs tient d'une pratique sournoise.
Prenons l'exemple du croiseur loduarien : les avions sylvois n'auraient pas dû l'attaquer, c'est incontestable, mais réciproquement, le croiseur n'aurait pas dû se montrer hostile en tirant des missiles dans leur direction (cela ne suit, rappelons-le encore une fois, aucunement la ligne directrice d'appliquer le Loduarisme). Et en remontant plus loin, pourquoi les avions sylvois se rendait à Teyla ? Suite à une énième provocation à son égard par la Loduarie ce qui provoqua naturellement un soutien de ses alliés en réponse.

Et pourtant, la Loduarie Communiste et le secrétaire général Lorenzo sont systématiquement soutenus dans leurs méfaits par le PEV et l'Unita (que l'on pourrait sans grande incertitude qualifier de deux faces d'une même pièce), dans une vision bordée de l'anticapitalisme. Encore une fois, la crise du croiseur est un exemple frappant : qui a soutenu la Loduarie Communiste ? Le PEV, l'Unita et... personne d'autre. Nul autre ne soutient la Loduarie Communiste dans ses exactions, ce qui nous permet d'aborder le sujet suivant :

III) Soutenir systématiquement les erreurs de la Loduarie Communiste par anti-capitaliste primaire.


Durant une entrevue dans l'Unita, Géorgi Marcos a comme à son accoutumé défendu la Loduarie Communiste dans l'affaire de la Rimaurie. Pour rappeler simplement les faits : oui, la Rimaurie est condamnable sur bien des points, non, ça ne justifie pas des tirs de missiles balistiques qui encore une fois ne répond en rien au Loduarisme. Si on a enfin cette fois ci un mouvement communiste opprimé par un régime autocratique réactionnaire et violent, l'intervention loduarienne est dans la continuité des précédentes : vaines, inutile et sans aucun résultat constructif. L'oppression des mouvements communistes ne prendra pas fin, au contraire, puisque la Loduarie contribuera bêtement à les stigmatiser et constituera un ennemi commun effrayant pour consolider le régime en place(2). Et pourtant, Géorgi Marcos fait cette déclaration : Géorgi Marcos a écrit :Nous n’avons à l’heure actuelle aucune raison de condamner la Loduarie, car condamner la Loduarie, c’est condamner le camp socialiste, et c’est nous affaiblir par la même occasion. A tous nos camarades, je le dis : regardez à qui profite la crise avant de pointer le doigt dans la direction du coupable, et cessez de donner du grain à moudre à ceux qui veulent notre perte.

Pour remettre les choses dans leur contexte, cette déclaration défend l'intervention loduarienne en la mettant en opposition à l'immobilisme, dont la finalité est d'adopter une posture constructive et même vitale pour défendre les camarades rimauriens. Mais pour autant, le tir de missile vaut-il réellement plus que l'immobilisme dans ce cas-ci ? Encore une fois, les communistes ne seront aucunement aidés et le gouvernement Rimaurien gagnera en crédibilité auprès de sa population. Si la Loduarie intervient maintenant, elle ne sera pas vue en libérateur par les rimaurien, mais en un envahisseur hégémonique. Ce n'est peut-être même plus seulement les autorités rimauriennes, mais le peuple lui-même qui risque de s'en prendre aux partisans communistes. Et que fera la Loduarie ? Tirera-t-elle un missile dans chaque ville pour rappeler à l'ordre les citoyens, afin de consolider la dynamique anti-communiste ?

Mais abordons maintenant dans un cadre plus général cette déclaration et le contexte dans lequel elle s'inscrit : nous avons un Géorgi Marcos, fervent partisan du PEV, acteur dans la définition du Loduarisme, principal soutien de Lorenzo, dit sans aucune hésitation qu'il faut toujours soutenir les méfaits de la Loduarie Communiste pour ne pas faire le jeu du Libéralisme. C'est là une vision affreusement inadaptée, en opposition à toutes réactions constructives. Cette déclaration est la négation de l'évolution : ne remettez rien en question, sinon vous donnez raison à l'OND. Et nous avons déjà constaté à quel point la Loduarie était efficace pour enchainer les échecs, les écarts et les retours en arrière. Critiquer les torts de la Loduarie pour en tirer des leçons et s'améliorer afin d'être à terme irréprochable, ce n'est pas donner raison au libéralisme. Et soutenir l'inverse constitue une source inépuisable de "munitions" pour ledit libéralisme.
"La Loduarie envahit l'Okaristan pour chasser des putshistes !"
"Elle a attaqué Translavya pour renverser un gouvernement dangereux !"
"Elle tire des missiles sur la Rimaurie pour soutenir les communistes !"
Ce ne sont que des successions d'échecs qui donnent raison à l'opposition de la Loduarie. Défendre corps et âme cette dynamique, c'est consolider un modèle néfaste qui crédibilisera l'OND et l'ONC là où le LiberalIntern est lui capable d'avoir des résultats malgré une présence variable sur la scène internationale.

Et pire encore, tenir de tels propos, en continuité du soutien indéfectible du PEV pour la Loduarie Communiste, c'est raisonner dans l'absolue en ne cherchant pas l'efficacité et le pragmatisme mais simplement un soutien irréfléchie contre le libéralisme, ce qui s'inscrit dans la dynamique de la Loduarie à la formation de l'UICS : étendre son influence politique après une victoire amère qui ne répond pas à l'expansion du socialisme mais seulement de l'hégémonie loduarienne. Et cela est d'autant plus intéressant quand on le met en relation avec une déclaration suivante de Géorgi Marcos : une alliance militaire au sein de l'UICS.

(2) Ce phénomène s'observe notablement en Sylva du côté des mouvements conservateurs voir réactionnaires tel que les Monarchistes et Nationalistes : leurs meneuses sont les plus bruyantes quand se présente une menace, un coup les komunteranos, puis les loduariens. Et réciproquement, les collectivistes prennent de l'importance quand le calme reprend et que la bêtise de leurs programmes transparait à nouveau. La seule exception fut la crise des croiseurs qui a mis en exergue la maladresse du gouvernement aristocratique à penchant monarchiste, pourtant moins radicale que les nationalistes.

IV) Alliance défensive et soutien indéfectible pour la Loduarie : un bon mélange ?


Géorgi Marcos a écrit :Mais le travail de réflexion doit se traduire par des actions fortes sur le terrain. Nous pouvons discuter théorie socialiste tant que nous voulons, mais si nous n’avons pas les moyens de pourvoir à la protection de ceux qui propagent nos idéaux, quelle est notre utilité ? Si nous sommes dans l’incapacité de susciter les espoirs d’un monde nouveau comme le gouvernement loduarien tente de le faire avec les communalistes rimauriens, à quoi sert cette Internationale ? C’est pourquoi, nous pensons de plus en plus au sein du PEV, que cette alliance des idées devienne une alliance des faits. Cessons d’être simplement le réceptacle du socialisme et devenons en les diffuseurs. L’UICS doit se doubler, pour les membres qui le voudront, d’un pacte militaire, à l’instar des organisations capitalistes. Si nous en sommes encore à nous plaindre de voir un régime fasciste être puni de ses actes odieux, alors nous n’en sommes pas sortis.

Cette déclaration prise telle quelle fait sens : qu'aurait été le LiberalIntern si ses membres ne prenaient pas les armes pour se défendre ? Que serait l'ONC, l'OND, l'UEE, l'UAA ou n'importe quelle alliance politique sans aucun organe de coopération militaire pour répondre à des menaces armées ? Là où cette déclaration pose un problème, c'est en prenant compte de tous les éléments précédemment énoncés et toute la dynamique de la Loduarie et du PEV avec l'UICS suivant, rappelons-le, un schéma de légitimation par la théorie du Loduarisme puis de soutien indéfectible des exactions loduariennes par anti-libéralisme primaire pour soutenir les écarts du secrétaire Lorenzo.
Quelles seront dès lors les limites de cette participation militaire, au-delà de l'accord des membres l'intégrant ? Uniquement répondre aux agressions envers les membres de l'UICS ? Venir en aide à des mouvements de gauche opprimés ? Ou suivre tête baissée la Loduarie dans ses conquêtes qui, comme on l'a vu, ne répondent que rarement à la définition du Loduarisme tel qu'énoncé par Géorgi Marcos ? On se retrouve là encore avec une dynamique orientée par le PEV et la Loduarie dans l'UICS qui ne répond que peu à un soutien du socialisme et communisme dans le monde, mais davantage à une extension, légitimation et consolidation de l'influence guerrière loduarienne.

Et doit être là pris en compte un autre élément : la tendance affirmée du secrétaire général à voler au secours de régimes violents et autoritaires au nom du communisme, ce qui là encore est fort délétère pour le mouvement. S'il faut reconnaitre que laisser les mouvements libéraux se réapproprier des luttes révolutionnaires pour instaurer de nouvelles extensions du capitalisme, les méthodes employées jusqu'à présent par la Loduarie ont systématiquement soutenu la cause de l'ONC et de l'OND en associant le communisme à l'autoritarisme et absolutisme. Prenons encore l'exemple de l'Okaristan : pourquoi la Loduarie s'est positionnée en soutien du gouvernement en place, du régime de Maksimov ? De toutes les manières d'intervenir, pourquoi a-t-il fallu que ce soit en opposition au mouvement populaire ? Il faut se rendre à l'évidence, l'intervention en Okaristan a avant tout contribué à donner une image davantage hégémonique et violente que Communiste à la Loduarie, dont on entend parler davantage pour ses aides à des régimes dictatoriaux qu'à ses avancées sociales. Quelle est la dernière avancée sociétale connue en Loduarie ? La construction d'immeubles résidentiels il y a plus d'un an déjà ? Quelles sont ses dernières interventions armées ? Rimaurie, le croiseur, Translavya, Okaristan...

Avec ce processus, la Loduarie Communiste finit par davantage faire le rapprochement entre communisme et autoritarisme. Quand elle indique venir en aide au socialisme, lorsqu’elle réprime une révolution populaire et soutient un régime dictatorial, quelle image cela renvoie-t-il sur le communisme en général ? En Zladingrad, qu'avons-nous entendu comme avancées sociétales qui ont permis aux populations d'avancer après "l'impérialisme tcharnove" afin de mettre en place un idéal communiste ?
Remettant tous ces éléments au-devant de notre réflexion, est alors mis en évidence à quel point la volonté de constituer une alliance militaire au sein de l'UICS nécessiterait des gardes fous pour ne pas sombrer dans les dérives lorenziennes, sous un intensif travail de légitimation par le PEV et son plus fervent représentant, Géorgi Marcos.
Défendre le communisme, le socialisme, repousser les offensives capitalistes : oui.
Réprimer des mouvements populaires n'allant pas dans notre sens, soutenir des dictatures, tirer de manière hasardeuse des tirs de missiles : non.

En conclusion :

Nous avons pu voir
-Que la définition de la théorie du Loduarisme développée pour consolider l'aspect idéologique des interventions loduarienne finit par ne pas répondre auxdites interventions.
-Que ces interventions soutenues par le PEV et la dynamique instiguée par la Loduarie lors de la fondation et de l'évolution de l'UICS ne répondent pas au communisme mais à une influence nationale de la Loduarie.
-Qu'un soutien indéfectible aux erreurs de la Loduarie fait le jeu du libéralisme et empêche tout processus de remise en cause, questionnement interne et évolution vers une dynamique de perfectionnement.
-Qu'une volonté d'alliance militaire devra être encadrée pour exclure tout usage comme extension armée de la politique interventionniste de la Loduarie.

Nous avons également constaté que l'extension de l'influence du Loduarisme s'opérait en partie avec une rivalité virulente envers des mouvements libéraux tels que l'OND dernièrement, mais aussi à l'encontre de mouvements de gauche comme le LiberalIntern ne laissant pas libre cours aux dérives loduariennes. Et la chose est d'autant plus inappropriée que l'intégralité des critiques à l'encontre du Grand Kah et Pharois s'appliquent de manière bien plus pertinente à la Loduarie Communiste, quand le LiberalIntern a quant à lui connu des réussites constructives et durables amenant à de réelles avancées sociales. Pire encore, les deux premières nations du LiberalIntern font partie des plus importants soutiens de la Loduarie Communiste pour diverses raisons géostratégiques, délégitimant d'autant plus les critiques à leur égard lorsqu'il s'agit de parler de leur immobilisme.

Soyons clair : l'UICS est une bonne, non, une excellente initiative qui devenait vitale pour la cause socialiste à mesure que s'organisaient les pôles capitalistes, conservateurs et réactionnaires. Montent en puissance l'OND, UEE et UAA à l'heure où nous parlons, vecteurs de dictatures formellement établies ou insidieusement ancrées dans des modèles économiques écrasants et oligarchiques, aussi peu assumés fussent-ils.
Mais l'UICS doit déployer des efforts à répondre à son objectif premier : défendre les causes communistes en se tenant de relayer bêtement une influence hégémoniste de la Loduarie Communiste. Il convient également de cesser toutes oppositions bêtes et méchantes au LiberalIntern qui n'a pas la même vocation : il fut fondé spécifiquement en réponse à l'impérialisme de l'ONC, en refuge aux nations et mouvements menacés par ces superpuissances écrasantes. Et force est de constater que le LiberalIntern a excellé dans cette fonction jusqu'à présent et qu'une mise en rivalité avec l'UICS est contre-productif et déplacé en plus de trouver pour unique et éventuelle raison la frustration d'un secrétaire général soumis à des successions d'échecs finalement sauvés par le Grand Kah et le Pharois.
Cet écrit n'est conséquemment pas une critique pessimiste sur l'avenir de l'UICS, mais au contraire un appel plein d'espoir de la voir aller dans la bonne direction pour atteindre les plus grands accomplissements sans retomber dans les vieux travers de la Loduarie Communiste.
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Détournement d'attention et confusion générale : l'argumentaire de Géorgi Marcos
De Annabelle Pottier, militante collectiviste sylvoise

C'est avec joie que j'ai pu constater l'attention portée à mon écris par le reconu Géorgi Marcos, qui lui a accordé une réponse au sein de l'Unita. Mais quelle déception fut le constat des différents arguments contradictoires et calunaires apportés dans son intervention, me contraignant à y revenir point par point.

La premier concerne le déni dans lequel se baigne le meneur du PEV quand il est question de l'Okaristan et de son héritage. En un mot comme en cent : rien ne tient dans son argumentaire. La source sylvoise emprunté est critiqué pour être d'affiliation capitaliste, ainsi esperais je voir d'autres sources plus précises et objectives pour compléter ce rapport détaillé, mais force est de constater que le développement de Géorgi s'est arrêté à un discours vide de tout élément pour l'appuyer. L'article cité était détaillé chronologiquement et plutôt correctement sourcé avec des apports sur l'historique du mouvement révolutionnaire et ce qui définissait le Traitre comme un dictateur, mais ces éléments sont balayés sous couvert d'une affiliation capitaliste. Doit on croire que si un journal météo capitaliste indique qu'il pleuve, nous devons sortir sans parapluie avec une confiance aveugle à un individu qui m'accuse de fonder mon développement sur des arguments quand ce dernier évoque une histoire socialiste bien ancrée en Okaristan sans JAMAIS apporter quoique ce soit sur la question. J'invite ainsi mon interlocuteur à rattraper ce point en partageant des articles et éléments concrets qui permettrait de soutenir une véritable racine socialiste en Okaristan.

Un autre élément contradictoire concerne les évolutions du Kolcovo et de Zladingrad suite aux interventions étrangères et là, quel amer constat : le Kolcovo est dissout et Zladingrad... n'est pas loin de suivre : stagnation sociale totale et aucune avancé significative si ce n'est une élection menée sur place. Et cette élection est différente de celle du Kolcovo sur un unique point : elle fut organisée par la Loduarie Communiste après avoir refusé de reconnaitre celles menées déjà en Kolcovo. Donc est ce là selon Géorgi Marcos une réussite du Loduarisme ? Obtenir un résultat aussi mauvais que l'intervention de membres de l'UEE ? Et si monsieur Marcos souhaite démentir cette affirmation, il lui sera de l'appuyer avec des preuves. Je préfère de mon côté une source douteuse étudiable avec des pincettes plutôt qu'une absence totale de source.

Je suis par ailleurs amusé de la critique acerbe envers Rasken et la Tcharnovie. Soyons clair, Rasken est indéfendable et la simple évocation de cette nation suffit à remplir mes narines d'un pétrole utilisé comme vecteur d'un impérialisme économique et industriel appuyé par de violentes milices. Mais dans le cas de la Tcharnovie, je tiens à m'y attarder davantage car c'est une confédération pour laquelle j'ai une certaine estime. Pendant que Géorgi Marcos, après avoir évoqué les réussite du Loduarisme, rabaisse cette bien belle union, je tiens à lui inviter à relire ses livres d'histoire récentes : Oui, la Tcharnovie est formellement opposée au communisme, chose que je regrette fortement. Mais cette peur panique, on la doit à la Loduarie qui encore une fois, sous couvert de protéger le socialisme, a décidé de l'imposer avec une violence parfumé au phosphore blanc, massacrant massivement des civils en Chérchérie. Je sais déjà que monsieur Marcos défendra cela comme une réussite loduarienne et qu'il préfère cent fois ça à laisser se répendre le libéralisme en Tcharnovie. Oui, c'est fort malheureux de constater que les mouvements capitalistes ont supplantés leurs homologues socialistes en Chérchérie. Et oui, il était louable de tenter de s'y opposer. Mais vanter le Loduarisme avec un tel fanatisme, c'est nier ses échecs et conséquemment nier les leçons qui peuvent en être tiré pour s'obstiner dans une direction délétère qui a pour seul résultat d'associer communisme et socialisme à l'autoritarisme et la violence.
On constatera que Marcos Géorgi se plie volontier à ce jeu en insistant sur la prétendue doctrine communiste de Maksimov en Okaristan sans appuyer ses déclaration d'un quelconque élément concret.

Un autre point sur lequel s'attarde mon interlocuteur est bien évidemment celui de Translavya, dans un processus très curieux où est évoqué un "feuilleton" de ma part, suivis d'une succession d'accusations à l'encontre de Translavya. S'il venait à y avoir des éléments incriminant réellement le régime Translavique, je serais très heureuse de les avoir à ma connaissance, avouant en toute humilité que des éléments m'auraient échappé. Mais force est de constater que sourcer son argumentaire ne fait pas parti de la méthodologie de monsieur Marcos qui enchaine des accusations extrèmement graves et sur lesquels on devrait le croire sur parole. J'ose espérer que la volonté de constituer un espace vital sur base éthnique constituerait un élément suffisamment retentissant pour qu'il en reste des traces vers lesquels saura m'orienter mon interlocuteur ?
Et encore une fois, vanter la brutalité du régime lorenzien parce que le crime odieux perpétré à posteriori par Translavya n'est qu'une maladroite tentative de rattrapage. Si Translavya méritait réellement une intervention armée et violente, j'inviterais monsieur Géorgi à détailler en quoi et avec une rigueur correcte, donc supérieure à sa réponse actuelle.

Je me permettrais également de faire une appartée improvisée à la relecture des propos de monsieur Marcos, qui suinte d'un ignoble racisme eurocentré réducteur à l'égard des populations paltoterrane, typique d'un héritage colonialiste complètement intériorisé. C'est à demi mots que les collectivistes sylvois sont rabaissés et décriés pour un prétendu manque de formation et culture politique, après que monsieur Géorgi apporte des éléments à peine détaillés. Ainsi j'inviterais monsieur Marcos à travailler son psyché et mettre fin à cette hiérarchisation complètement intériorisée des nations, et à se déconstruire entièrement pour intégrer les dynamiques coloniales dont il est l'un des vecteurs à son insu.
Ce racisme accompagne par ailleurs des accusations personelles à l'égard d'une prétendue affiliation, conciliation entre les collectivistes sylvois. Et là je demanderais à monsieur Marcos : en quoi ? En quoi le mouvement collectiviste, traditionnel opposant des mouvements bourgeois et aristocratiques de Sylva, ayant systématiquement fait front pendant les prises de décision ducales pour y intégrer les facteurs sociaux et socialistes, en quoi faisons nous le jeu de la Bourgeoisie ? Je vous ferais par ailleurs remarquer que, malgré les piques de ce sordide individu, nous n'avons jamais pris la défense de l'OND dans le cas de la Loduarie. Si la Loduarie tirs en premier, alors c'est un fait, défendrais je pour autant l'OND en le disant ? Défendre la Loduarie impliquerait-il de mentir ? Non et non ! Au contraire, nous étions les premiers à dénoncer la riposte des pilotes sylvoises et l'attitude violente du gouvernement aristocratique après cet accrochage ! Mais dans sa vision étriqué, monsieur Marcos nie ces éléments et préfère nous associer à une imagerie de l'autochtone soumis à la bourgeoisie. Est ce volontaire de sa part ? Non, c'est intériorisé, conditionné par un environnement colonial, autoritaire. Nous ne pouvons pas lui en vouloir, lui, blanc, métropolitain, dans un régime oppressif, soit accoutumé à son pays qui écrase et domine tel qu'on l'observe à Achos et à bien d'autres endroits. Ainsi je n'en veux pas à mon interlocuteur, mais lui en voudrais de ne pas prendre compte de ces enseignements ni d'essayer de se tirer vers le haut en prenant du recul sur son passif profondément colonial. Je l'inviterais également à me partager ses écris sur l'intégration d'Achos dans la lutte prolétarienne et anticolonial. Je suis sûr qu'en fervent défenseur de ces cause, monsieur Marcos est l'auteur d'études sur le sujet qui ne serait pas parvenues jusqu'à moi.

Maintenant revenons au coeur du sujet, à savoir expliquer la confusion et incohérence générale de monsieur Marcos. Le premier élément qui me saute aux yeux est son approche du cas des komunteranos. Ainsi j'apprend que le PEV a oeuvré à éloigner "Anarka" ... doit on là encore croire sur parole monsieur Marcos ? Peut être devrions nous me rafraichir la mémoire mais ce qui me vient à l'esprit est plutôt le soutien loduarien pour "Communaterra", mais passons.
Un autre élément qui me vient à l'esprit est la dénonciation de la satellisation de Communaterra par le Grand Kah. Et là demanderais je à monsieur Marcos, quelle distinction est ce qu'il y a avec les exemples loduariens ? Communaterra était une menace envers elle même et ses voisins (fussent ils capitalistes, mais conviendrez vous que je préfères l'hérésie de vivre sous la bourgeoisie sylvoise que la folie komunteranos avec des apparats de socialisme), et l'intervention permet une poursuite de la démocratie et un redressement des conditions de vie ébranlée par une gestion catastrophique et une guerre dans laquelle les meneurs fanatiques ont préférés tout sacrifier avant d'abandonner.
Revenons aux satellisation de la Loduarie :
-une zladingrad qui était déjà en cours de libération et dont il n'y a eu aucune avancée sous l'égide loduarienne si ce n'est de mener à des élections exactement semblables à celles du Kolcovo,
-une translavya dont on attend encore les résultats et des éléments pour appuyer les dérives du régime en place.
Il faut dès lors être de mauvaise foi pour nier que le Grand Kah a un réel apport, ce qui nous amène par ailleurs à un autre élément dans le discours du PEV : l'impérialisme présumé du LiberalIntern.

C'est là un énième argument, ou plutôt hypothèse en vu de l'absence d'élaboration, développé par Marcos. Là encore, nous devons simplement le croire sur parole et ignore l'incohérence et confusion absolue qui règne dans son raisonnement. Le cas du Prodnov par exemple, ayant réussi une véritable transition communiste, est un exemple incontestable de victoire appréciable du LiberalIntern. Le cas de Communaterra également même s'il relève uniquement de l'action kahtanaise et pas réellement du LiberalIntern. Mais le LiberalIntern ne compte pas que des réussite, bien évidemment : nous avons l'exemple du Pontaberlo dans lequel le Grand Kah a été incapable de contrecarrer les ambitions interventionistes alguarenos. Devons nous supposer que le Grand Kah était là impérialiste en essayant d'empêcher l'expansion alguarenos en Pontaberlo ? Evidemment, monsieur Marcos cherchera encore à détourner l'attention avec son whataboutism typique, prétextant que l'approche loduarienne était semblable.
Cela était bien évidemment faux et n'ont rien de comparables les interventions loduariennes et kahtanaise, et cela se manifeste d'une part par la finalité des opérations, celles du Kah et plus généralement du LiberalIntern amenant à de véritables avancées sociales, sociétales et socialistes quand elles parviennent à aller outre la résistance de l'ONC. Celles de la Loduarie sont, en plus d'injustifiés, vaines. Là encore prenons le cas de Zladingrad : en stagnation, sans avancée d'un quelconque genre, un statu quo maladif dont le seul résultat est de dire "youhou, nous n'avons pas laissé Zladingrad aux tcharnoves et raskenois".

Je suis par ailleurs amusé de voir Marcos pointer du doigt un point important : les réussites essentiellement militaires du LiberalIntern. Eh bien là encore je mettrais en évidence son incohérence, incompréhension de l'histoire et géopolitique, et sa confusion générale.
Primo, le LiberalIntern compte également de très francs succès non violents mais non moins couronnés de véritables avancées. Prenons un exemple encore une fois très adapté puisque témoignant de la réussite du LiberalIntern là où échoue la Loduarie : le Mokhaï. Ancienne colonie de l'Impérialiste du Nord (nation sauvage et primitive appliquant encore la peine de mort), le pays a d'abord subi une intervention armée, brutale, irréfléchie, bref, en un mot comme en cent, typiquement loduarienne. Les résultats ont été mainte fois répétés : un échec cuisant.
Eh bien puisque monsieur Marcos souhaite des exemples de réussite du Grand Kah, en voici un. De par des interventions actives et non armées, ont été établis un véritables dispositifs socialistes, avec la mise en place de syndicats influents et une relance de l'économie sous un modèle socialiste avec pour résultats de véritables progrès sociaux. Je suppose qu'il ne s'agira là que d'impérialisme de la part de cet infâme Grand Kah, qui ose s'immiscer dans les affaires du pays pacifiquement pour y implanter des changements bénéfiques à la classe ouvrière. Quelle horreure ! L'impérialisme ! Tellement éloigné de la Loduarie et de ses admirables bombardements au phosphore blanc sur des civils pour soutenir des dictatures parce que, hé ! Il y a "communiste" dans le nom du régime !
Sela m'amène à la seconde incohérence flagrante de Marcos : je soulignerais le caractère essentiellement militaire des réussites du LiberalIntern... mais que dire alors des opérations loduariennes ?! Pas un seul exemple de "succès" énoncé par mon interlocuteur du PEV ne s'est fait autrement qu'avec des frappes au phosphore blanc sur des civils ! Voila une manière efficace de les faire ralier la cause communiste ! Du phosphore blanc pour devenir rouge plutôt que bleu ou jaune !

Je me permettrais également d'approfondir une autre erreur allègrement entretenue en reprenant la mécompréhension propagée fut un temps par des membres de l'Astérie : le capitalisme outrancier zélandien. Il n'y a aucune surprise à constater que derrière ses préjugés racistes, monsieur Marcos cherche à réduire nos camarades zélandiens. Ainsi l'inviterais je à se pencher un peu plus sur ce si beau pays qu'il décrie avec une telle ferveur. Derrière un prétendu libertarianisme, la réalité est que les capitaux, les entreprises et les moyens de production sont possédés par les travailleurs sous forme de "salariés actionnaires". N'est ce pas là la définition du communisme, la collectivisation des moyens de production par la classe travailleuse ? Oserais je même dire que les zélandiens sont davantage communistes que la Loduarie ?
Oui, je l'ose et je l'affirme et en profite pour passer au point suivant : la Loduarie Communiste n'a rien de Communiste.

Monsieur Marcos tient en effet un tableau fort flateur de l'économie loduarienne duquel il y a trois éléments à tirer. Le premier est que la Loduarie suit en réalité le principe de capitalisme d'état. Il n'y a aucune mise en commun, collectivisation des moyens de production par le peuple. L'intégralité de l'industrie est en réalité accaparée par l'État et uniquement lui. Existe-t-il est syndicats en Loduarie ? De vrais syndicats avec de l'influence allant au delà de la fonction de bureau des plaintes ? A-t-on un modèle démocratique solidement établis malgré une prétendue assemblée orchestré d'une main de fer par le Secrétaire Général Lorenzo ? Non, non et non, et ce parce que la Loduarie n'est pas communiste mais un capitalisme d'État impitoyable et écrasant.
Revenons au bilan fait par monsieur Marcos : chomage innexistant, logement gratuit et économie stable. Notons que sur ces trois éléments, deux sont des critères essentiellement capitalistes et un seul est véritablement appréciable d'un point de vue social. Nous devons pour cela aller au delà d'une simple analyse du PIB, pourtant prise comme référence systématique tel la mesure au double-décimètre d'un phallus dans les sociétés patriarcales et nous demander : quelle est la finalité de l'économie ? Quel intérêt peut elle avoir pour le peuple, la classe ouvrière ?
La subsistance, l'accomplissement, l'épanouissement ou encore le confort sont tant d'exemples. Et en Loduarie ? La Loduarie a beau se vanter de son université, force est de constater que l'ensemble de son dispositif académique et scientifique (les deux allant de pair) sont terriblement inférieurs aux standards pour un pays avec un tel "PIB". Il en était de même pendant longtemps pour les éléments associés à la création artistique, aux médias divers ou à la culture en général, mais je salus les avancés de la Loduaire Capitaliste d'État dans le domaine.
L'industrie de la Loduarie est contrôlée par l'État et sert uniquement à l'armée, tout ce qui relève du civil est négligé. Connaissez vous la Loduarie pour sa société de loisir ? Sa culture ? Ses services à disposition du peuple ? Non, seulement pour ses logements gratuits dans des cités ouvrières où sont entassés les citoyens pour travailler dans des usines d'obus sur ordre du secrétaire général, tel un serf ou un esclave contraint au travail sans récompense mais, hé ! Ils sont logés gratuitement ! Pourquoi les esclaves loduariens se plaidraient-ils ?!

Mais un autre élément en second lieu est très intéressant à analyser : Marcos vante la réussite de la Loduarie sur le plan économique via des critères capitalistes, et qu'est ce qui en résulte ? Que les modèles capitalistes sont en réalité plus prospère. Toutes mes félicitations à monsieur Marcos de mettre en exergue que les progrès loduariens sont éclypsés par ceux de ses trois exemples, Sylva, Tanska et Teyla, qui en trois ans rattraperont et dépasseront la Loduarie. Il n'y a pas de quoi être fier ceci dit, puisque ce sont des critères comme dit répondant uniquement aux attentes d'une classe bourgeoise.
Je me permet également de mettre en avant, à nouveau, l'incapacité de Marcos d'argumenter sans chercher à détourner l'attention et se plonger dans sa confusion : jamais, au grand jamais, je n'ai dis préférer les infâmes modèles capitalistes libéraux de Tanska, Teyla ou Sylva. Pire encore, dans son mensonge et paternalisme, Marcos est incapable de reconnaitre les avancées des collectivistes sylvois : développement des coopératives, des syndicats, collectivisation de certaines entreprises, développement d'une véritable économie socialiste (pour le moment à petite échelle mais en pleine croissance en Sylva), véritables travaux de décentralisation et lutte contre le monopole de l'aristocratie tel qu'on l'observe avec le secteur de l'énergie et l'opposition entre le mix nucléaire / hydro, et un ensemble plus décentralisé de renouvelable et centrales à biogaz.
J'en profiterais pour répondre à monsieur du PEV : je préfère cent fois vivre dans une commune mounlao collectiviste sylvoise qu'en Loduarie Capitaliste d'État, dans une région aristocratique ou bourgeoise sylvoise, en Tanska ou encore en Teyla. Et je préfèrerais encore vivre au Grand Kah, cent fois au Grand Kah plutôt qu'en Loduarie.

Abordons maintenant un cas qui revient régulièrement dans l'argumentaire du PEV, à croire que c'est cet acteur qui dispose précisément les meubles pour que l'on tape nos petits orteils dedans : l'OND. Primo, je suis amusée de voir qu'on me reproche de ne pas critiquer l'OND dans un article dédié à la Loduarie et ses dérives, d'autant plus quand comme dit, le parti collectiviste sylvois était le premier à dénoncer les écarts opérés aussi bien vis-à-vis de Communaterra ou de la Loduarie, fusse cette dernière responsable de tirer systématiquement en premier.

Mais revenons à l'OND et la confusion totale dans laquelle baigne notre cher Marcos. Je suis déjà forte amusée de voir critiqué le militarisme outrancier de l'OND, quand la Loduarie l'est bien davantage et, pire encore, justifie ce militarisme en menaçant perpétuellement ses voisins. Oui, quand une nation survole votre territoire avec des bombes pour contrecarrer une révolution populaire (j'attends toujours des éléments démontrant les mouvances socialistes en Okaristan justifiant ces opérations), exécute froidement vos ressortissants ou tirs des missiles à destination d'avions, hé bien on s'arme en conséquence. Et on s'arme d'autant plus quand l'essentiel de l'industrie de cette nation déstabilisatrice est tournée vers un complexe militaro-industriel. Et justifier selon des exemples historiques la logique derrière cette hostilité n'efface en rien ladite hostilité et la dynamique d'opposition qu'elle nourrit.

Je suis également très amusée de voir reprochée "l'hégémonisme" et "l'intolérance" des autres régimes de l'OND. Loin de moi l'idée de défendre cette organisation, véritable copie de l'ONC faussement démocratique (puisque selon Marcos, relever les écarts de la Loduarie Capitaliste d'État tient de la défense de l'OND et de la bourgeoisie), mais il est d'une absolue mauvaise foi de ne pas relever les exacts mêmes tares chez la Loduarie. Pire encore, si des exemples s'enchainent concernant les interventions hégémoniques de la Loduarie (malgré les efforts démesurés pour les légitimer selon une soi-disant cause socialiste), il n'y a en réalité que peu d'exemple concernant l'OND, seulement trois pour ainsi dire :
-L'intervention de l'OND en Translavya qui entre dans le cadre d'une lutte d'influence avec le régime capitaliste d'État de la Loduarie. C'est un élément sujet à critique dans la sphère collectiviste sylvoise et je me ferais un plaisir d'en partager nos conclusions à monsieur Marcos, et surtout nos efforts à venir pour en détourner la finalité capitaliste afin de développer une culture des coopératives et syndicats sur place.
-L'affaire du Hland qui est amusante puisque légitime selon des motifs sociaux pour libérer la région d'un mouvement fasciste. Mais apprendrons-nous de monsieur Marcos qu'il y a la bonne intervention antifasciste et la mauvaise ? Que cette opération sert le libéralisme pour le capitalisme ? Je dirais quelque chose de simple : je préfère un Hland libéral selon le modèle teylais / caratradais / tanskiens dans lequel pourront s'intégrer les collectivistes sylvois pour faire avancer les choses, plutôt qu'un Hland fasciste.
-Et enfin Zladingrad où... quel tort reproche-t-on à l'OND ? D'avoir chassé (ou plutôt essayé, le Pharois ayant pris les devants) la Loduarie après l'usage de la région comme extension de l'influence militaire loduarienne ? L'OND a-t-elle ensuite imposé quoi que ce soit d'hégémonique à Zladingrad ?
Et c'est tout, de trois exemples d'hégémonisme, seul un est réellement critiquable et je m'engage à ce que nous, collectivistes, ferons de notre mieux pour rectifier cela.

Et nous pouvons maintenant aborder le dernier élément qui fait défaut dans l'argumentaire de Marcos. Je m'excuserais toutefois pour cette fois-ci puisque j'ai une part de responsabilité dans cette mécompréhension, où mon argumentaire paraissait en effet peu clair dans mon écrit. Ainsi, tacherais-je de rectifier le tir en clarifiant tout cela :

Non, je ne voulais pas dire que l'UICS fonctionne selon une dynamique de vengeance et est régie par la Loduarie "Communiste", mais que la volonté de la Loduarie était de faire de l'UICS une extension de son influence afin de mener sa vengeance (ou plutôt celle du secrétaire Lorenzo). Est-ce le cas présentement ? Il est évident (et fort heureusement) que l'initiative a été réappropriée par les adhérents et qu'en l'état, l'UICS ne saura répondre à cette volonté de vengeance. Et je m'en réjouis, mais c'est pour cette raison que voir le PEV soutenir les écarts impérialistes de la Loduarie Communiste ainsi qu'une alliance militaire visant à soutenir ces débordements sous justification de couper l'herbe sous le pied du libéralisme m'inquiète au plus haut point.

Par ailleurs, concernant la question posée par monsieur Marcos : "connaissez-vous beaucoup d’autres bastions du socialisme en Eurysie occidentale capables de tenir tête aux puissances onédiennes ? ", je ferais remarquer que l'intitulé est comme dit précédemment faux. La sortie du fascisme de la Loduarie n'empêche pas que derrière ses apparats socialistes, elle n'en est aucunement un vecteur et nourrit uniquement un capitalisme d'État. Et cela m'arrache les lèvres de le dire, mais la Loduarie ne tient aucunement tête à l'OND et ne fait peur qu'aux nations émergeantes de l'UEE.
Mais je répondrai tout de même : le Pharois qui, s'il n'est pas fondamentalement socialiste, est un vecteur de socialisme et communisme et que lui, a largement démontré sa capacité à contrecarrer l'OND (cf l'exemple de Zladingrad). Mais là où les actions hasardeuses de la Loduarie sont un courageux acte de communisme, le PEV s'efforce de réduire les réussites du LiberalIntern à de l'impérialisme, allez savoir pourquoi ?
Je me permettrai également de relever le "révolutionnaire de salon", appuyant à nouveau mes accusations de paternalisme à l'égard de monsieur Marcos. Nous reconnaissons les réussites du PEV en Velsna, accomplissant l'exploit dans ce milieu ultra-libéral et bourgeois d'instiguer des mouvements syndicaux. Mais je ne vous permets pas de nier les avancées des collectivistes sylvois dans le Duché, un système qui nous est tout aussi fondamentalement hostile et dans lequel nous imposons malgré tout notre volonté populaire socialiste.

J'ai à présent revu point par point les éléments de discours de monsieur Marcos que je résumerais de manière concise :
-Son analyse est peu étayée par endroit quand il s'agissait de défendre l'interventionnisme loduarien, en venant à agir de manière presque obscurantiste en niant les moindres éléments concrets apportés pour développer le débat et à la place plaider des propos infondés.
-Monsieur Marcos se complait dans la facilité du détournement d'attention, aussi connu sous le nom de whataboutism avec pour effet délétère de bloquer toutes avancées, évolutions et améliorations de la pensée selon le mantra : "je préfère cent fois les erreurs de la Loduarie au libéralisme". Je me permettrais par ailleurs de pointe l'ironie de ce modèle de pensé repris des adolescents libéraux qui, face à la moindre critique contre le capitalisme, scanderont que le communisme est pire (tout en prenant pour exemple du faux communisme, tel que le capitalisme d'État loduarien).
-La Loduarie n'est absolument pas communiste, mais applique le capitalisme d'État. Et son économie n'est qu'une réussite à demi-mots selon des critères capitalistes, pour ne révéler qu'un bien maigre accomplissement pour le peuple loduarien.
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Disparitions de navires en Eurysie !

Nous apprenons dernièrement des cas surprenant de cargos se volatilisant dans les eaux alentours de l'Eurysie. Trois viendraient de l'Ambarrois et un de l'Antérinie, avec à leur bord du matériel militaire. Peu de nouvelles nous sont parvenues de par la délicatesse des affaires, si ce n'est pas que navires ont disparu des radars et GPS assez brutalement. Deux grandes questions nous viennent alors à l'esprit :
-Quelles sont les pistes éventuelles ?
-Qu'est-ce qui aurait pu être fait ?

La chose la plus surprenante est le caractère soudain des disparitions : pas d'appel de détresse, pas d'intervalle, juste une soudaine disparition avec, selon les rumeurs, extinction pure et simple des transpondeurs. Il est difficile de déterminer une cause pour un accident aussi soudain : panne des communications dans leur intégralité ? Naufrage après s'être échoué ? Explosion soudaine ? Panne des GPS ? Et nous n'avons que peu d'informations sur la question face au silence des États concernés. Nous ignorons si des appareils ont été envoyés investiguer sur place, rien, pas la moindre réponse officielle, aucune communication sur une éventuelle épave retrouvée.
La piste du détournement n'est pas exclue, soit avec une attaque surprise de pirates, soit avec la corruption des membres d'équipage, le tout éventuellement doublé d'un sabotage préalable. Ce serait d'ailleurs la thèse qui répondrait au plus de questions, avec la panne GPS qui expliquerait la difficulté de retrouver les restes. Mais même dans cette seconde hypothèse, la rupture simultanée des communications et GPS / transpondeurs laissent de très gros doutes.

Et nous arrivons là à la plus importante des questions : qu'est-ce qui est et peut être fait ?
Pour la première partie de la question : rien. Les États visés et alentours ont eu pour seule réponse d'accroitre leurs escortes sur leurs convois, ce qui se traduira par des coûts supplémentaires sur les transports. S'il s'agit là de matériel militaire, cet impact économique sera restreint à un secteur précis, mais que se passera-t-il quand l'activité des pirates s'étendra aux navires civils ? Les coûts de transport devront-ils être augmentés pour inclure de solides convois ?
Le plus surprenant est que rien ne fut tenté pour récupérer les cargos saisis. Il s'agit de navire d'important tonnage, lents, et visibles de loin en avion et parfois arraisonnés dans des océans fermés avec des issues limités. Pourquoi n'avons-nous pas entendu parler d'hélicoptères ou d'avions se lançant à leur poursuite pour les localiser et permettre un sauvetage par des navires ? Rien n'a été fait et les navires ont disparu sans plus d'information ou d'efforts.
Et à cette seconde moitié de la question, nous voyons bien que des choses peuvent être faites ! Au-delà d'escorter les navires, il y a moyen de retracer la trace des bâtiments détournés. Et à cela s'ajoute la surveillance générale dans les eaux, comment n'a pas pu être retrouvé un cargo dans la Mer de Leucytalée ?! Un océan fermé avec seulement deux issues ?!

Deux choses sont ainsi préconisées par l'état-major du Duché de Sylva : augmenter les patrouilles disponibles et dispositifs de réponse rapide. Si des navires s'en prennent à un cargo, doivent immédiatement se rendre sur place des aéronefs de reconnaissance pour localiser et traquer les pirates, le temps que convergent des forces navales sous la coordination des unités aériennes.
Concernant les cargos civils, est supposé que de petites escortes dans les cargos sous forme de fusiliers marins suffiraient à décourager les moins bien équipés des pirates sans provoquer une explosion des coûts.

Et ce n'est pas anodin que nous parlions de pirates, car rappelons-le : si le cas de l'Antérinie ne concernait qu'un seul cargo, celui de l'Ambarrois en comptait trois ! Trois navires qui auraient simultanément vu tomber en panne leurs GPS, transpondeurs et radio ? Cela relève d'une probabilité infinitésimale et un raisonnement par inférence bayésienne nous oblige à considérer comme bien plus probable le cas du détournement et de la piraterie sachant, encore une fois, qu'on parle d'un convoi de matériel militaire.

Dans l'hypothèse où ce sont des pirates, la première interrogation concerne l'état final recherché des malfrats : voler du matériel militaire ? Ce n'est pas un type de butin avec de grands débouchés, y compris dans les zones de contrebande habituelles. Nous savons que se trouve parmi les équipements pillés un avion de chasse, par exemple, avec son lot de contrainte (formation des pilotes, approvisionnement en munitions et pièces de rechange) et tout le monde n'est pas en mesure d'assurer ces coûts. Les destinataires sont conséquemment des acteurs suffisamment puissants et influents pour tirer un bénéfice pratique de ces équipements.
Il y a aussi l'éventualité que la fin ne soit pas économique mais politique, avec des pirates employés comme mercenaires avant tout pour déstabiliser le marché eurysien. En vue des cibles spécifiques, cette piste est toutefois difficile à étayer. Un membre de l'UEE et un autre du SUMC, difficile d'y voir une corrélation et visé politique générale, d'autant plus quand l'absence d'escorte et la vulnérabilité des cibles fait davantage penser à un opportunisme primaire.
La volonté économique peut également être de revendre les composants des matériels plutôt que les équipements dans leur totalité, mais cette hypothèse est fragile. Cela représente un bénéfice réduit en comparaison des coûts d'une telle opération, même contre des cibles isolées.

L'origine des pirates laisse par ailleurs un flou : d'où viennent-ils ? Comment s'équipent-ils ? Où revendent-ils leurs marchandises ? Notre seule certitude est qu'ils ne sont pas pharois, ce qui fait planer la menace d'un nouveau groupe plus virulent qu'il convient de suivre, y compris en Sylva. De par nos échanges croissants avec l'Eurysie, il convient de se pencher sur la sécurité de nos axes commerciaux.

En conclusion : beaucoup de flou et peu de réponse de la part des gouvernements concernés, bien que la thèse de la piraterie soit à privilégier.

Qu'est-ce que l'Eurycirque ?

Est de plus en plus utilisé dans le jargon populaire et même journalistique de Sylva le terme "Eurycirque". Mais que désigne-t-il ? Est-ce uniquement un surnom péjoratif donné à un continent bien turbulent ? Cela dépend des interlocuteurs mais le terme fait généralement référence aux zones "non civilisées" de l'Eurysie, autrement dit son intégralité, à l'exception d'une portion de terre au nord-ouest. On y compte les dictatures fascistes, violentes et "communistes", ayant toutes pour trait commun de baigner dans une certaine barbarie (normalisation de la violence comme outil politique, incluant par exemple la peine de mort, instabilité interne et frontalière chronique, diplomatie houleuse). Autant dire que ce n'est fondamentalement pas toute, mais une bonne partie de l'Eurysie qui est considéré comme inclue dans l'Eurycirque. Il est même plus simple d'exclure ce qui n'en fait pas partie : le Duché de Gallouèse, les membres de l'OND, Velsna (selon les humeurs des velsniens, ce n'est que très récemment qu'ils ont commencé à s'extirper de l'Eurycirque).

Inversement, plusieurs nations se positionnent en porte-étendard de l'Eurycirque : Kolisburg (les ravets), Loduarie (aussi appelée Zinzolie), et une bonne part de l'UEE (képiland).

Drovolski, encore et toujours.

Notre si cher partenaire industriel et technologique a encore fait parler de lui en évoquant une explosion économique grâce à la hausse du nombre de volontaires comme cobayes dans les industries pharmaceutiques. La chose serait passée inaperçue si les volontaires n'étaient pas des réfugiés musulmans du Diambée fuyant des génocides. Il devenait dès lors difficile d'identifier leur véritable consentement à de telles expérimentations quand leur choix alternait entre une mort certaine et le Drovolski.
Après des échanges apaisés selon les communiqués gouvernementaux (sylvois comme mesolvardiens), le gouvernement de Drovolski a pris les mesures requises pour donner aux réfugiés l'opportunité de poursuivre leur migration hors du pays. Nous avons maintenant la certitude qu'ils ne sont pas exposés à un affreux dilemme "mourir avec certitude ou risquer de se soumettre à des expérimentations". Dès lors, ceux qui restent malgré la possibilité de partir seront donc bel et bien volontaires, chose rassurante pour le Duché.
Certains mouvements sylvois restent malgré tout sceptique sur les réelles difficultés pratiques et administratives des réfugiés pour quitter le pays. De nombreux éléments peuvent persister pour empêcher plus ou moins indirectement les réfugiés de réellement trouver refuge ailleurs et, pire encore, qu'ils soient ou non consentant à se soumettre aux expérimentations pharmaceutiques, pouvons-nous malgré tout les tolérer sans nous pencher sur le respect des conditions humaines ? Un individu précaire, même en ayant la possibilité de migrer ailleurs, est limité dans ses axes d'actions. A t'il alors vraisemblablement conscience de ce dans quoi il se plonge ? Devons-nous absolument balayer de la main l'intégralité des soupçons sur les conditions des tests ? Autrement dit, beaucoup d'inquiétudes persistent parmi les sylvois.
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Achèvement de la force de projection navale ducale : Sylva sur le palier d'être une superpuissance ?

Voilà deux ans que le Duché de Sylva a mobilisé de manière constante des efforts industriels militaires importants dans la constitution d'une véritable armada navale. L'objectif avait, rappelons-le, été émis pendant la Crise des Brouettes, lorsque le complexe militaro-industriel était en plein développement pour stimuler artificiellement l'emploi et l'activité économique. Cette surproductivité devait s'accompagner d'autres objectifs à atteindre aux niveaux de l'armée de terre et de l'air pour constituer une véritable force projetable, avant que ne soit revu à la baisse, ou plutôt retardés, ces projets. Avaient en effet été lancés un programme de résolution de la Crise des Brouettes incluant la privatisation de divers secteurs industriels incluant la liquidation d'usines militaires, doublé d'un allégement des dépenses ducales et conséquemment des impôts pour encourager à nouveau les investissements et l'activité économique dans son ensemble.

Les ambitions militaires ne furent pour autant réduite, mais simplement redirigées dans le temps, avec un maintien des efforts concernant le naval et pour cause : certains des bâtiments de guerre étaient déjà à un stade avancé et auraient été purement et simplement inutile sans les bâtiments auxiliaires associés. Il n'avait donc pas de sens de poursuivre que partiellement les objectifs navals, et les abandonner intégralement aurait été une perte, là où l'abandon des lignes de production terrestres et aériennes ne représentaient ni un gâchis, ni une incohérence excessive. La reprise de la croissance économique avec plusieurs pics notable a permis de relancer les budgets de l'État et doucement rétablir la production militaire (bien que le niveau actuellement atteint malgré une hausse constante ne rattrape pas l'état du complexe militaro-industriel à l'apogée de la Crise des Brouettes). Furent ainsi progressivement menés à bien l'ensemble des objectifs, avec présentement la fin de la production de l'armada, la finalisation de deux brigades terrestres, et les préparatifs pour le renforcement de deux divisions aériennes et de deux brigades aéronavales.

Mais en quoi consistent précisément les objectifs et pourquoi permettent-ils de se demander si le Duché a réellement atteint le stade de superpuissance ? L'armada constituant la force de projection compte trois escadres : un aéronaval et deux amphibies, respectivement organisés autour d'un porte-avion, d'un porte-hélicoptère et d'un transport de chaland de débarquement. L'ensemble de ces bâtiments amiraux correspondent aux dernières évolutions technologiques sylvoises (bien que des avancées aient déjà été opérées depuis, avec une adaptation aux normes des navires) et se caractérisent généralement par des dimensions et tonnages dans la moyenne haute avec une bonne capacité d'emport. Il faut remarquer qu'en termes de doctrine navale, seuls les navires de projection sylvois sont d'importantes envergures, l'ensemble des escorteurs et éléments de combat cherchant au contraire la miniaturisation si chère à l'esprit des officiers du Duché.

La grande force de ces trois escadres est leur caractère "complet", influant une solide force autonome organisée autour de leurs navires amiraux en incluant des escorteurs mais aussi des bâtiments logistiques. Le groupe aéronaval compte ainsi une porte-avion, pas moins de cinq frégates, un à deux sous-marins, deux brigades aéronavales et un ensemble d'hélicoptère. Les deux groupes amphibies ont chacun deux corvettes d'escortes, complétées par une troisième corvette dans le cas du transport de chaland, et d'une frégate pour ce qui est du porte-hélicoptère. Chacun des groupes est ensuite accompagné d'un navire cargo et d'un pétrolier ravitailleur en charge de la logistique et autonomie des flottes pour des missions longue durée. Deux groupes navals techniques, comptant chacun un bâtiment de remorquage et un autre de déminage, permettent quant à eux le traitement des problématiques auxquelles seront confrontées les forces de projection et qu'elles ne seront pas en mesure de traiter de manière autonome.
Est de cette façon observable que ces trois groupes constituant l'armada sylvoise sont successivement capables de se projeter sur de longues distance et durée, de mener des opérations de combat, d'embarquer des forces de combats navales ou terrestres et de répondre à l'ensemble des contraintes inhérentes à ce genre d'opération d'ampleur.

Il convient tout de même de notre que si les navires des forces navales sont en effet achevés, ce n'est pas le cas des brigades aéronavales accompagnant le porte-avion, tandis que les escadrilles embarquées par le porte-hélicoptère ne sont pas encore clairement définies dans leurs compositions. Il n'est donc pas parfaitement adapté de dire que la force de projection navale du Duché est parfaitement terminée, mais convenable de dire que l'ensemble de ses composants le sont ou le seront prochainement.

Pour en revenir à la question initiale : en quoi Sylva pourrait rejoindre le cercle très fermé des superpuissances avec cette force navale ? Il convient déjà de préciser dans ce cas-ci ce que constitue une superpuissance : il s'agirait d'une nation capable d'impacter fortement le cours des évènements dans le monde. Et l'étendue de cette influence à l'échelle du monde a son importance pour qualifier de superpuissance (mondiale) et non d'une "simple" puissance régionale. Or si l'influence d'une superpuissance à travers le globe se fait par divers leviers économiques et culturels, l'armée et la capacité de défendre ses intérêts à travers le monde par des moyens armés (conventionnels, asymétriques...) constitue un élément capital à l'affirmation des différents leviers. Prenons l'exemple d'une puissance régionale qui ne peut prétendre à la qualité de puissance mondiale malgré une influence économique certaine et étendue sur le globe : l'Empire Raskenois. Disposant d'un contrôle économique solide de gisements pétroliers avec tout le pouvoir que cela confère sur le domaine de l'énergie (et donc de l'ensemble de l'industrie et de la vie d'une société moderne), Rasken n'est pas pour autant en mesure de sécuriser ses intérêts contre une menace armée et ce même avec l'appui du groupe paramilitaire (officiellement) des Bérets Rouges. Même une petite puissance militaire, du moment qu'elle est située dans une région éloignée du Rasken, pourrait mettre à mal les intérêts de ce dernier de par son incapacité à projeter une force militaire en réponse. Là est ce qui fait la distinction avec une superpuissance, titre auquel pourrait maintenant prétendre le Duché de Sylva, de par l'importante force armée à sa disposition combinée à ses capacités de projeter ladite armée.

Et c'est là que vient, comme dit, la légitimité de Sylva à prétendre à ce rang, à cette compétence : son aptitude à disposer et projeter des forces conséquentes sur les plans aériens, navauls ou terrestres. Le Duché serait pour ainsi dire capable de mener une invasion grandeur nature à l'autre bout du monde et de tenir une guerre conventionnelle sur la durée malgré la distance, via des habiletés logistiques stratégiques.
Il y a toutefois deux grands points à nuancer pour ne pas non plus avoir une vision faussée des choses :
-Le Duché de Sylva pourrait prétendre à la définition de superpuissance, et le "pourrait" a son importance puisqu'elle ne le fait pas actuellement et ce principalement à cause d'un élément important : son importance est somme toute réduite tant sur les plans économiques que sur celui du soft power. Ses intérêts à l'étranger sont encore modérés (concentrés en Antegrad, Drovolski et auprès des membres de l'OND et de divers partenaires) et ses leviers d'influence ne sont pas des plus développés. La prétention d'être une superpuissance impliquerait conséquemment l'établissement d'un réseau d'influence appuyé par des moyens militaires projetables.
-La capacité militaire du Duché, bien qu'importante et projetable, connait malgré tout des limites. Non seulement les forces mêmes de Sylva ne peuvent pas en l'état égaler les plus grandes forces armées du globe, mais les forces projetables en sont encore moins capables. Le Duché est pour ainsi dire uniquement capable de contrainte (seul en tout cas) des nations modestes ne s'étant que récemment ouverte au monde.

Mais si le Duché n'est en lui-même pas encore une superpuissance pour les diverses raisons évoquées précédemment, il est capable de contribuer à la représentation de l'OND. La mise à disposition d'une telle force projetable combinée à celle de partenaires également capables de projection massive et sur de longue distance permet là de représenter une véritable aptitudes militaires. Là où le Duché seul connait certaine limite pratique, l'OND dans son ensemble est, via une certaine coordination, capable de protéger l'intérêt de ses membres même face à des puissances conséquentes, voire une partie des alliances existantes. Est estimée que les seules alliances à l'heure actuelle contre lesquelles l'OND serait incapable d'affirmer ses intérêts sont : l'ONC et le LiberalIntern. Aucune autre alliance ou puissance isolée ne saurait soustraire les intérêts de l'organisation de par un manque de volume militaire, de projection, tout simplement de capacité de coordination, de mener des opérations conjointes.

Cette capacité à répondre à la définition de superpuissance se constate tout particulièrement sur deux points à l'échelle géostratégique :
-L'inversion des rapports de force avec la Loduarie Communiste qui ne peut plus tenir ses positions frontales et musclées à l'heure actuelle, quand elle tenait pour discours "ne croire qu'en la force" il n'y a que quelques années pendant la crise de l'Okaristan.
-La place de l'OND dans l'imaginaire collectif avec une vision fantasmée, nourrie par la lutte d'influence avec la Loduarie Communiste, parsemée de propagande, et l'intervention de la coalition Caratrad-Tanska-Teyla en Hvitnesländ qui a subi beaucoup de désinformation. Cette paranoïa a particulièrement amené à l'intégration de l'OND dans la proposition initiale de la ligue de Velcal, sous la forme d'un pacte défensif spécifiquement destiné à contrecarrer les menaces de l'ONC, du LiberalIntern et de l'OND. La place de l'Organisation des Nations Démocratique auprès de ces deux géants militaires est un indicateur de son importante sur la scène géostratégique et de sa prise au sérieux. Pire encore, la Loduarie Communiste, pourtant bien plus active que l'OND et prompt à alimenter un narratif anti-impérialiste à son encontre, n'était pas inclus dans la proposition initiale de la ligue.

Cela oriente en particulier sur deux pistes :
-La Loduarie ne serait pas, ou plus, considérée comme une menace sérieuse malgré ses nombreuses gesticulations, tandis que l'OND constituerait un antagoniste crédible.
-Ou alors, il y a une volonté plus ou moins assumée d'uniquement entraver le trio OND/ONC/LiberalIntern tout en laissant libre cours à la Loduarie Communiste pour constituer un front d'opposition, une diversion. Ce second point est également crédible et constitue une stratégie reconnue et déjà éprouvée par le LiberalIntern avec notamment les positionnements ambigus du Grand Kah.

Quoi qu'il en soit, l'OND constitue définitivement un acteur d'importance pris avec beaucoup de sérieux par les autres membres de la scène internationale, reconnaissant son influence et sa capacité de coercition.
Mais l'OND mérite-t-elle une telle place dans l'esprit politique ? Sa prise d'importance est à relativiser avec la baisse d'implication des géants telle que l'ONC ou le LiberalIntern qui aurait autrement constitué une source bien plus importante d'attention, suffisamment pour éclipser l'OND et la Loduarie Communiste. L'exemple de Translavya par exemple est interprété comme certains experts sylvois comme une pâle répétition du Prodnov, très loin d'atteindre une même profondeur et ampleur militaire et politique opposant le LiberalIntern et l'ONC. Les très violents engagements entre la Loduarie Communiste et l'ONC (cas du Kronos) ou ses membres (au Mokhaï contre le Jashuria) représentent également des affrontements bien supérieurs en termes de volumes et violences que ce qui a jusque-là été opposé par l'OND.
Ajoutons que les ambitions interventionnistes de l'OND sont généralement surévaluées par une médiatisation outrancière. Ce n'est que par deux fois que l'organisation s'est illustrée pour ses interventions : contre la Loduarie et avec une certaine distance (un unique engagement direct entre un croiseur et des avions, ou encore l'affaire de Zladingrad uniquement opérée par menace), et contre le Hvitnesländ, un mouvement terroriste occupant le Valkoinenland et représentant une menace régionale contre laquelle l'UEE présentait une incapacité d'agir (sachant qu'il s'agit là une initiative isolée de membres et non pas de l'OND dans son ensemble).

Une petite prise de recul permet en effet un incontestable constat : les adversaires de l'OND sont en réalité très peu nombreux et loin d'être à des degrés de tension égale à ce que l'on retrouve avec la Loduarie Communiste. Il y a eu d'importantes tensions avec Kolisburg, et ce, notamment lors de menaces par missile, mais cela semble plutôt tenir d'une culture politique et diplomatique propre aux ravets que nous avons déjà étudié (absence d'anticipation et de vision au long terme, réaction primant sur l'action, dirigeants émotifs et fiers, fonctionnement gouvernemental propices aux déclarations et mesures exagérées...). La Listonie est également évoquée comme une menace depuis l'affaire de Port-Hafen, mais force est de constater qu'à l'instar de l'OND, c'est une vision fantasmée d'un pays en réalité isolé et en déclin, incapable de représenter une menace sérieuse pour des puissances organisées ou des alliances.
La Grande République de Velsna, bien qu'instigatrice de la ligue de Velcal avec tout ce qui en découle, n'est pas non plus considérée comme un élément dangereux pour les intérêts de l'OND ou du Duché de Sylva, avec au contraire certaines coopérations bénéfiques (notamment sur la question de Kolisburg). Malgré ce qui ressemble à une certaine paranoïa de la classe dirigeante (qui trouverait ses racines dans les prémices de la guerre civile velsnienne où se sont impliqués certains membres avec des conséquences médiatiques), n'est aucunement exprimé ni rivalité, ni hostilité ou empiètement des intérêts mutuels.
Pour le reste, l'UEE n'est aucunement considéré comme une menace de par l'absence d'hostilité ou rivalité dans les intérêts, avec au contraire une certaine proximité entre certains de ses membres et ceux de l'OND (notamment la Tcharnovie et le Rasken).
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Le Collectivisme en Sylva, récapitulatif des derniers combats, avancées et échecs :

Voilà déjà trois ans que le mouvement collectiviste est omniprésent dans les médias sylvois, se manifestant systématiquement au sujet des politiques économiques, sociales ou militaires. Il a également fait des percées en enchainant deux mandats présidentiels, une première ! Et la chose n'était pas aisée après l'attachement de Lucette Dumorne à la cause komunteranos et ce même après l'implication loduarienne sur place. Les successions de crise du fait de la noblesse et bourgeoisie ont pour autant permis au mouvement de maintenir sa popularité, et même de faire émerger le parti Démocrate pourtant ignoré jusque-là. Les deux mouvements sont maintenant très proches bien qu'ils conservent certaines distinctions claires au niveau de la vision économique du pays.
Mais après autant d'années de luttes et de pouvoir, quels impacts ont eu les Collectivistes sur la société sylvoise ?

Le premier point concerne évidemment l'économie, avec une succession de mesures étatiques et locales pour favoriser le développement de coopératives. L'esprit était naturellement d'avoir les moyens de production possédés par les travailleurs, et l'exclusion d'une caste bourgeoise détournant les bénéfices et adoptant une supervision dans son intérêt personnel plutôt que pour la collectivité. Les débuts furent particulièrement difficiles avec un premier constat : la difficulté d'acquérir des capitaux, à savoir des locaux et outils, pour lancer une activité lorsque l'on part de rien. Les solutions furent diverses : se pencher sur le secteur primaire nécessitant le moins d'investissement, s'organiser avec des agriculteurs sympathisants aux idées collectivistes, ou encore lancer des campagnes de financement au niveau communal.

Mais plusieurs problèmes se manifestèrent rapidement sur divers points. Concernant le secteur primaire, l'idée de former des coopératives avec des moyens limités avait amené à de nombreux écarts catastrophiques, amenant à devoir complètement encadrer à nouveau les projets. S'observaient en effet la fondation de mines artisanales gérées par de petites familles et opérant dans un niveau de précarité et danger extrême. C'était là l'opposé des objectifs initiaux avec une part de travailleurs se piégeant dans un système très peu lucratif et ne pouvant plus en sortir. Il avait fallu entièrement réorganiser le dispositif avec la formation de syndicats miniers se coordonnant pour mettre en commun leurs moyens et répartir le travail, se soutenir mutuellement.

On observait également des réticences à pleinement se dévouer dans la cause collectiviste auprès des sympathisants propriétaires, notamment agriculteurs. S'ils étaient favorables à l'approche proposée par le modèle des coopératives, céder leurs propriétés et champs à des collectifs les contrariait au plus au point et mettait en avant une certaine hypocrisie et des dysfonctionnements internes. La même chose était constatée dans d'autres secteurs artisanaux : menuisiers, charpentiers, maçons et autres, qui bien que souhaitant s'opposer aux grands groupes bourgeois et aristocratiques, n'étaient pas prêts à embrasser totalement la cause.
La solution était de réajuster le modèle d'idée et de se réorganiser en syndicats. Les différents groupes d'artisans travaillant dans le bâtiment par exemple pouvaient constituer des collectifs supplantant les grandes entreprises dans le domaine. Côté agricole, si les agriculteurs ne souhaitaient pas mettre en commun leurs cheptels et champs, il y avait toujours moyens de suivre le même procédé pour exclure les actionnaires bourgeois et rester sur un système du travailleur propriétaire, de la coopérative.

Il est également à noter que les financements restaient longtemps une source de contrainte même avec la réorganisation en collectifs étendus et syndicats. Si l'accès à des machines industrielles d'un niveau artisanal (typiquement, un plan de travail combiné faisant à la fois la déligneuse, toupie, tenonneuse et mortaiseuse peut être trouvée à un prix abordable) sont accessibles, ce n'est pas le cas du gros outillage industriel nécessitant systématiquement de fonctionner à crédit ou de trouver des investisseurs. Les outils industriels agricoles par exemple, comme les moissonneuses batteuse ou tracteurs, nécessitent des fonds importants.
Un ensemble de recours avaient malgré tout été trouvés : constitution de prêts collectifs au niveau communal sortant de la main mise des banques, ou mise en commun de crédits auprès de banque bourgeoise (solution malheureusement incontournable sur le court terme).
Vint également un autre élément majeur pour palier à ces contraintes : les investissements actifs du Grand Kah, qui mit à contribution une large quantité de dons ainsi que des achats payés d'avance pour alimenter le marché collectiviste. Cela fut un élément déterminant dans l'émergence des industries autogérées.

Une fois passé le premier cap d'établissement de coopératives, les étapes suivantes furent bien plus aisées et les progrès furent même un temps exponentiel avant d'atteindre une asymptote. L'activité était lancée et les collectifs commençaient à pleinement s'approprier et s'implanter dans les marchés, ce qui permettait de financer de manière autonome le développement des ateliers et usines, avec l'émergence progressive de véritables industries développées.
Cela avait pareillement joué sur la popularité des coopératives et permit un autre coup très important : développer le militantisme collectiviste dans les universités. Cela a assuré par la suite des partisans dans des écoles d'ingénieurs, apportant une main d'œuvre qualifiée et engagée dans les coopératives.

La Crise des Brouettes avait également été un coup dans la fourmilière au profit du mouvement collectiviste, avec beaucoup d'entrepreneurs et salariés dégoûtés des politiques bourgeoises et aristocratiques. Certains secteurs complètement laissés à l'abandon sur le plan boursier, amenant à leur liquidation, avaient été récupérés à bas coût par les salariés qui collectivisèrent alors ces entreprises. Le travail fut notablement difficile pour ces groupes-là, mais les aides apportées par le parti (que ce soit au niveau communal ou de mesures étatiques poussées par les partisans collectivistes au gouvernement même) avaient permis de passer les premières phases pour solidement s'implanter.

La hausse de popularité du mouvement collectiviste et la contestation envers les groupes privés et aristocratiques (d'autant plus avec la crise du croiseur où fut fortement critiquée la politique ducale, approuvant paradoxalement l'intégralité du jugement des tribunaux loduariens) avait par la suite permis à l'élargissement du militantisme dans des secteurs autrefois très fortement en faveur de politiques plus libérales ou monarchistes. Cela eut l'admirable conséquence de renforcer la formation de syndicats forts, permettant de lutter contre les injustices et défendre les salariés, en plus de donner du poids à leur voix dans la supervision de l'activité des entreprises. C'était là une autre grande avancée qui, à défaut de clairement donner la propriété des moyens de production aux travailleurs, permettait au moins d'assurer leurs intérêts et prévenir les abus. L'idée s'inscrit qui plus est dans une étape de transition avant d'atteindre pleinement une phase finale de l'économie sylvoise débarrassée des castes bourgeoises et aristocratiques.

Le système collectiviste est maintenant parfaitement intégré dans le tissu économique sylvois, et ce, à des niveaux admirables y compris dans des secteurs de pointe (on les retrouve par exemple très bien développés dans les domaines de l'énergie renouvelable), en faisant des acteurs incontournables. Cela s'observe en grande partie dans la concurrence féroce opposant les traditionnels grands groupes aristocratiques (étatiques et centralisés) et bourgeois contre les nouvelles industries collectives.

Sur le plan social, ont également été faites diverses avancées, avec en particulier l'ouverture d'établissements scolaires plus accessibles aux régions reculées pour assurer une égalité des chances à l'ensemble des populations, y compris rurales. Le secteur de la santé a, lui aussi, été développé, selon des initiatives étatiques, mais aussi locales.

Mais les avancées du parti Collectiviste ne sont pas que socio-économiques, mais aussi politiques et institutionnelles. Peuvent notamment être constatés deux grands points : une distinction accrue au niveau de l'aristocratie entre les propriétés personnelles et les propriétés d'État, et la constitution d'une véritable assemblée parlementaire permettant au Duché de Sylva de réellement répondre aux critères de monarchie parlementaire, là où la Haute-Assemblée était initialement quelque de bien plus défaillant au niveau politique (nombre très restreint de membres, rôle uniquement de représentation des différents comtés, mise en avant uniquement des partis majoritaires de chaque région et non des tendances générales). Cette nouvelle assemblée compte ainsi cinq cents représentants au prorata de l'approbation moyenne de l'ensemble des partis politiques selon le vote par notation, permettant une représentation équitable de l'ensemble des différents mouvements.

Cette assemblée parlementaire est également une occasion d'appliquer davantage de contre-pouvoir à une noblesse qui, malgré une certaine opposition à ses directives, parvenait à les appliquer à cause d'une représentation égale aux élus, quelle que soit son approbation dans la Haute-Assemblée.
Il est pour autant considéré par les collectivistes que les objectifs démocratiques sont très loin d'être atteints, quand bien même on se félicite des dernières avancées, avec une noblesse qui conserve encore trop de pouvoir (du moment qu'elle en a sans avoir été élu, donc) et n'a que trop peu de comptes à rendre.

Et lesdits comptes à rendre concernent notamment sa politique étrangère s'inscrivant dans la direction générale de l'OND avec une posture militariste et frontale toujours plus affirmée. L'exemple sempiternellement repris concerne l'affaire du croiseur loduarien, représentant parfaitement la dynamique hostile entretenue mutuellement par les deux pays à cause de politiciens sylvois refusant d'adopter un positionnement plus intelligent et pacifique.
C'est là où le manque de réussite du parti collectiviste et de ses ambitions se manifeste le plus, dans son incapacité d'orienter l'OND vers les politiques voulues. Certes, les interventions humanitaires souhaitées par les Collectivistes sont restées un élément important dans l'activité de l'organisation, mais n'a pas été empêchée la dynamique l'opposant à la Loduarie Communiste. Le cas du Hvitnesland est un autre élément sensible car quand bien même ce n'est pas officiellement l'OND mais uniquement un ensemble de certains membres qui ont pris cette initiative, le Duché n'a manifesté aucune opposition dans une opération considérée comme clairement douteuse de par l'absence de coopération avec le Valkoinenland et plus généralement l'UEE.
Et les dynamiques qui ont suivi avec Kolisburg par la suite n'ont pas rattrapé, loin de là, ces écarts en créant un nouveau point de tension impliquant l'OND.

Cette politique globale accompagnée d'une montée en puissance et prise d'importance sur la scène géostratégique n'a pas manqué de générer une certaine méfiance, cristallisée avec la proposition velsniennes pour constituer la Ligue de Velcal, spécifiquement dirigée dans sa proposition initiale contre un ensemble d'organisations dont l'OND. Il y a certes beaucoup à dire de cette affaire, dont l'absence de la Loduarie Communiste dans la liste des nations contre qui s'applique la Ligue, alors qu'elle est bien ancrée dans les affaires d'ingérence, mais il en reste qu'un nombre notable de nations aurait accepté de participer à la rencontre, témoignant d'une certaine crainte envers de trio d'organisation dans lequel est inclue l'OND.
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La présence du Duché, un sujet contesté sur de nombreux points :

Voilà un an que l'OND est impliqué en Translavya après, rappelons-le, une succession de frappes de missiles de la Loduarie puis des translaves, amenant à la destruction d'une centrale loduarienne et invasion du pays par la Loduarie Communiste. L'OND avait alors pris l'initiative dans ce conflit flou et peu documenté pour occuper une part du pays sans que soit donné jusqu'à présent une véritable explication, ne donnant que deux justifications plausibles et concordantes : neutraliser un régime terroriste dirigé par des fous, et limiter l'influence de la Loduarie Communiste déjà lancée dans une politique d'hégémonie idéologique avec une expansion agressive du communisme loduarien.

La première critique est avant tout d'ordre politique, envers cette posture interventionniste et ouvertement hostile à la Loduarie de l'OND et dans laquelle s'intègre avec joie le Duché. Est déjà observé la communication qui s'opère sur place avec une mise en opposition entre la République Translavique et la Démocratie Communiste de Translavya (souvent renommée Translavya Démocratique Communiste pour donner lieu à des acronymes salaces). Que cela soit du fait des médias officiels de la Loduarie Communiste ou des organismes des membres de l'OND, le pays est déjà en train de se déchirer dans un processus annonçant une séparation durable et belliqueuse, à l'opposée de toutes volontés de réconciliation. Et il n'y a pas besoin d'aller très loin pour admettre que si l'opération militaire initiale de la Loduarie est justifiée par son expansion idéologique, celle de l'OND vise simplement à se rabaisser au même niveau en entretenant une guerre par proxy, quitte à établir des États fantoches et nier l'essence même des translaves.

Et ces derniers sont bien les victimes d'une succession de gouvernement bien éloignée de la réalité, enchainant d'abord le régime translavique basé sur un dogmatisme maladroit se traduisant par une politique intérieure bancale, mais aussi un fanatisme ayant poussé à tirer des missiles sur la fameuse centrale loduarienne. En sont-ils libérés maintenant ? Ils ont juste transitionné vers un modèle tout droit copié de la dictature loduarienne d'un côté, et du modèle capitaliste libéral typiquement ONDien de l'autre côté. "Fort heureusement", les deux blocs semblent déterminer à gagner une guerre d'image dont les escarmouches consistent à avoir les meilleurs résultats et avancées sociales, véritable axe de propagande pour légitimer un modèle sociétal, économique, politique, mais aussi justifier une lutte géopolitique entre les deux acteurs. Notons que l'UICS ne parait que très modérément s'impliquer, si ce n'est le PEV que l'on retrouve déjà systématiquement dans les pas de la Loduarie.
Mais Quelles que soient les avancées que l'on observera, celles-ci se font entièrement en niant la considération des translaves dont on bafoue l'identité, la fraternité et l'avenir. Leur sont déjà imposés de nouveaux modèles économiques, industriels et politiques pour forger leurs régions à l'image que veulent leur donner leurs occupants. Ne sont même pas étudiées les futures tensions frontalières et politiques qui les opposeront mutuellement avec la volonté de savoir qui est la vraie Translavya légitime. Et seront brisés les liens de fraternité de ce peuple, qui dans quelques générations sera complètement scindé en deux populations qui se détestent, avec des cultures opposées (tant entre eux que par rapport à ce qu'ils étaient) pour alimenter une lutte d'influence.

Et viennent également les critiques sur le plan financier, avec le Duché qui investit des sommes astronomiques en prêts et dons pour reconstruire selon ses souhaits la République Translaviques. Nombre de sylvois de tous bords s'offusquent que de telles sommes puissent être déployées quand le Duché nécessite encore de nombreux fonds pour palier à divers problèmes. Il est en effet estimé que les actifs investis en RT auraient permis d'augmenter sur le moyen terme de quinze billions de cuivrettes (quinze milliards de crédits internationaux) par an le PIB de Sylva. Ajoutons que ces investissements, dans la continuité de l'assujettissement pur et simple de la RT, sont considérés comme un autre axe de colonisation, par des moyens économiques, pour assurer à terme une domination totale des membres de l'OND sur la RT quand bien même prendra fin l'occupation officielle.

Le gouvernement ducal s'est bien entendu défendu sur l'ensemble des points. Concernant les raisons, il admet qu'il s'agit d'une lutte d'influence contre la Loduarie, mais affirme qu'il s'agit avant tout de permettre une libération saine des translaves de son précédent gouvernement abusif, sans les laisser sombrer sous une transformation sociétale imposée par la Loduarie pour en faire un État fantoche. Est également ajouté que l'intervention de l'OND fut tout aussi légitime et justifiée que celle de la Loduarie Communiste, afin de mettre fin aux exactions actuelles et éventuelles d'un régime de jeunes enragés impulsifs (le gouvernement translave originel comptait beaucoup de membres dans la vingtaine, chose partagée par ailleurs par la Loduarie Communiste avec un dirigeant n'ayant même toujours que trente-quatre ans, et seulement vingt et un lorsqu'il avait pris le pouvoir).
Le Duché défend aussi la politique d'occupation qui répond aux critères de souveraineté et d'autodétermination les plus justes qu'il soit possible de faire. Selon ses dires, il est impossible de ne pas laisser une empreinte dans le fonctionnement lors d'un tel processus, mais le Duché s'affaire à la limiter et veille à le faire uniquement pour éviter les répétitions des mêmes erreurs. Force est de constater qu'il y avait de nombreux dysfonctionnements systémiques et politiques dans la Translavya.
Le gouvernement précise également la nécessité d'être pragmatique : si l'OND n'avait rien fait, le pays aurait sombré sous une occupation intégrale de la Loduarie et n'aurait pas connu meilleur sort, au contraire. Il suffit d'observer l'Oblast de Zladingrad pour constater l'état de délabrement et stagnation (économique comme sociale) auquel est sujet le pays. Il est même fort probable que l'intervention ONDienne, de par la concurrence de l'image, soi-même bénéfique pour la région sous occupation loduarienne, pour obliger le régime communiste à réellement investir et faire de vrais apports sociétaux.

Sur le plan économique, la noblesse tient aussi à nuancer l'aspect déraisonnable exprimé par les critiques à l'égard des investissements. Déjà, ce n'est pas que l'État mais un ensemble d'acteurs publics et privés du Duché qui font ces investissements. Et une part importante desdits investissements estimés tiennent en réalité d'une valorisation, d'un travail opéré par les translaves eux-mêmes. Quant aux capitaux concrètement investis par le Duché, ils seront à terme remboursés et ne constitueront pas une perte nette, une fois que la RT deviendra une entité politique souveraine à part entière.
Il est d'ailleurs important de noter que ces investissements sont avant tout sous la forme de crédit à très bas taux, pour permettre aux translaves de financer leur reconstruction sans devoir payer d'intérêts excessifs à terme au Duché, excluant les accusations de colonialisme économique.

Enfin, le Duché est très clair : il ne souhaite pas entretenir la moindre division des deux Translavya, et indique qu'il fera tout son possible pour donner à la RT l'ensemble des outils nécessaires pour s'affirmer et à terme, si c'est sa volonté populaire et politique, réintégrer ou non la DCT. Ce point-là est évidemment mis en doute par l'ensemble des partis d'opposition de la noblesse, avançant que l'empreinte avouée qui sera laissée dans le système politique et médiatique translave par l'OND ira forcément à l'encontre d'une telle dynamique.
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Réduction de la pollution à Bourg Rougris, le Duché se félicite pour cette avancée !

Ont été énoncées depuis déjà trois les ambitions énergétiques du Duché pour simultanément accroitre sa production d'énergie et réduire la quantité de gaz à effet de serre émis par le parc électrique. Ces objectifs se matérialisaient notablement au Bourg Rougris, l'un des centres industriels du Duché nécessitant des quantités croissantes d'énergie pour subvenir à des secteurs particulièrement gourmands en pleine expansion. Cette croissance n'est pas nouvelle sur place et s'était particulièrement manifestée avec l'industrialisation du Duché et l'implantation de machines à vapeur pour travailler la métallurgie. De là est née une culture du charbon sur place, une énergie abondante et simple à appliquer, ce qui permettait de facilement accroitre la production pour suivre le rythme industriel. Pour autant, l'intensification de l'activité avait amené à une pollution démesurée : particules fines et acides, gaz à effet de serre, la santé des habitants et de la biodiversité alentours en général étaient impactés durement et sur la durée. Si la chose est loin d'atteindre l'envergure de notre partenaire mesolvardien, force est de constater qu'il y a des traces durables de cette pollution.

Et tout cela n'a rien de nouveau et nombreuses étaient les duchesses à s'être succédé en promettant de rectifier le tir. Mais l'inertie industrielle, la tradition et le savoir-faire sécurisait la place des centrales au charbon. Les remplacer aurait demandé de développer localement du savoir faire, reconvertir des travailleurs, détruire des infrastructures après en avoir construit d'autres, et ce en tenant la demande pour ne pas ralentir l'économie. Un effort démesuré que l'on ne faisait que maigrement, confortant avec le temps la position du Département des Charbonniers.

Ce n'est qu'avec les derniers programmes énergétiques que des moyens concrets ont été déployés pour réellement résoudre ce problème, profitant de la croissance économie et industrielle fulgurante pour oser cet audacieux changement. De nombreux planificateurs auraient eu le raisonnement inverse et se seraient gardés de lancer un tel programme en pleine croissance économique, pour ne pas risquer l'incapacité de suivre les besoins.
Pour autant, c'est un ensemble d'arguments concrets qui ont justifié ce pari risqué.

Le premier est justement l'opportunité inespérée d'enfin embrasser le virage : puisqu'il faudra forcément accroitre le parc énergétique, autant en profiter pour investir dans des alternatives pour compléter avec des moyens différents les centrales à charbon. Il aurait été tentant de rester sur les acquis et simplement construire davantage de centrales à charbon, un investissement somme toute bien maigre, mais les différents acteurs impliqués ont enfin pris la bonne décision, comprenant que c'était maintenant ou jamais qu'ils auraient eu l'opportunité d'investir dans le domaine.

Ajoutons à cela que les coûts sur le long terme étaient loin d'être rédhibitoires : la construction de centrales à charbon est certes abordable, mais l'entretien et l'approvisionnement constant de combustible rapporté à la productivité modérée amène à des besoins financiers importants, là où un parc mêlant nucléaire et renouvelable constituent un coût important à développer, mais avec une productivité largement supérieure une fois rapportée aux moyens pour l'opérer et l'entretenir. Les coûts d'opération et d'amortissement de ce nouveau parc s'avérait bien plus abordables sur la durée, un argument de poids pour les différents acteurs de Rougris qui s'avéraient alors prêt à investir dans ce changement.

Les derniers pics de croissance du Duché sur ces trois années se démarquaient des précédents par une hausse inégalée du savoir faire, des avancées technologiques. Les moyens mis dans la constitution d'académies, des formations et intégration professionnelles, des subventions de recherche et des partenariats à l'étranger avec des programmes d'échanges de personnel qualifié (pour amener des ingénieurs compétents en Sylva pour former les techniciens, tandis que des travailleurs sylvois vont acquérir davantage de connaissances à l'étranger) ont permis une rapide montée en niveau et acquisition d'expertises pour les sylvois, alors capables de valoriser et tirer vers le haut l'industrie.
C'était alors un terreau idéal pour amener à l'innovation et développer de nouveaux moyens de production telle qu'observé : centrales nucléaires de nouvelles générations toujours plus performantes et sécurisées, énergie hydraulique, solaire et éolienne, développement de la filière biogaz, nombreuses ont été les avancées ayant acquis en popularité.

Et si ce sont avant tous les projets lancés par des géants de la technologie qui ont le plus attiré l'attention, notamment le nucléaire, les autres domaines de l'énergie n'étaient pas en reste avec de petites coopératives portées par les mouvements collectivistes. Que ce soient par des échanges académiques avec le cas où la hausse de popularité dans les académies amenant à de nouveaux partisans chez les ingénieurs récemment diplômés, les coopératives se sont constituées une importante réserve de jeunes travailleurs qui, s'il manquait d'expérience, étaient d'une détermination inébranlable et curiosité sans faille. Autant dire que l'on avait là les ingrédients pour sortir des sentiers battus et expérimenter, oser et inventer.

Et viennent ensuite les réalités que l'on ne peut plus indéfiniment ignorer. L'extraction prolongée et toujours plus importance de charbon a terriblement défiguré des pans entiers de forêts, laissant à nu des sols stériles qui mettront du temps à être reboisés. Ajoutons à cela la propagation de particules nocives qui ont achevé de ravager l'environnement si cher aux sylvois. Bourg Rougris devenait invivable et était nommée à juste titre "Sous-Drovolski". Sa pollution était telle qu'elle se répandait dans l'ensemble du Duché par les airs ou le long des fleuves.

Autant dire que ces dernières avancées sont un véritable soulagement, puisque ayant permis de définitivement ralentir puis fermer un nombre important de centrales et de mines de charbons, avec des effets déjà observables. Des mesures ont évidemment été mises en place par le Duché pour accompagner et réorienter les employés alors désœuvrés, les encourageant en particulier à se tourner vers les nouveaux secteurs. Du côté de Rougris même, ce sont surtout des centrales photovoltaïques ou héliothermiques qui sont érigées sur les zones déboisées, en attendant que les sols récupèrent. Il n'est pas encore décidé si ces infrastructures seront à terme démantelé pour laisser repousser les arbres, ou maintenues. On se doute toutefois que d'ici que les sols soient fertiles à nouveau, les habitants et industriels seront habitués tant à ces déboisements qu'à l'apport d'électricité, ce qui ne laisse que peu de probabilité de voir un jour les efforts menés à bout pour reboiser les zones déjà occupées par ces centrales solaires.

Notons que les efforts ont été grandement concentrés sur la production d'énergie, mais pas que. Nombreuses sont les industries polluantes en elle-même, indistinctement de l'électricité consommée, et en particulier dans le secteur minier, chimique ou métallurgique, c'est-à-dire l'essentiel de l'économie du Bourg Rougris. Il a fallu opérer un travail sur le long terme depuis plusieurs années, surprenamment antérieur à la réforme de l'énergie.
Ces progrès ont été possibles grâce à l'établissement de normes et protocoles strictes pour adapter les méthodes d'usinage avec des procédés moins émetteurs de particules polluantes, quitte à être moins rentables, complétés de dispositifs de récupération desdites particules telles que des filtres en sortie de cheminé.

Bourg Rougris est-il propre pour autant ? Pas encore, quand bien même, il est moins sale qu'avant. Des efforts restent à faire et, pire encore, certains ingénieurs indiquent avec pragmatisme qu'avec les moyens actuels, il y a un seuil en dessous duquel il n'est pas possible d'aller. L'économie telle qu'on la connait avec nos technologies contemporaines dépend de certains composants, dépendant de certaines méthodes systématiquement polluantes. Et l'accroissement de l'activité sylvois signifiera systématiquement une hausse des effets secondaires. Seulement, ils sont actuellement concentrés à Rougris ce qui les rend visibles, mais ils restent bien présents partout.
C'est donc une occasion pour les groupes écologistes de rappeler que Quels que soient les efforts demandés aux ingénieurs et scientifiques pour réduire la quantité de pollution pour une certaine quantité de PIB par habitant, la quantité d'habitant et surtout ledit PIB par habitant, autrement dit la consommation et productivité personnelle, resteront des facteurs déterminant qu'il faudra un jour oser réduire.
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Grève générale dans la quatrième puissance économique mondiale !

Certains pays sont stables, et d'autres ont une stabilité digne de rejoindre l'UEE. Et malgré sa croissance économique fulgurante la hissant sur le peloton mondial, la première puissance de l'Eurycirque semble bien y mériter sa place. À peine rétablie d'une guerre civile, la Grande République de Velsna est marquée par des mouvements sociaux mettant en avant un peu plus les nombreux dysfonctionnements sociétaux de ce pays, déjà apparent dura les affrontements internes. Conditions de travail extrêmement mauvaises et insuffisamment rémunérées avec une absence totale de considération pour les salariés, alors considéré comme de simples statistiques (chose que l'on observe également avec le système censitaire qui n'a jamais complètement disparu malgré des réformes sur le sujet). Car Velsna semble en effet être marquée d'une tendance assez présente : s'attaquer à ses problèmes pour ne les résoudre que partiellement. On ne retire pas le système censitaire mais seulement certains échelons, on réduit de quelques heures hebdomadaires pour arriver à quarante-sept heures par semaine le temps de travail. Il y a toujours une certaine timidité à prendre des mesures.

C'est conséquemment sans surprise que les Collectivistes sylvois ont exprimés leur soutien pour les travailleurs velsniens, à un détail prêt : ils les trouvaient trop mous dans leurs revendications. Deux semaines annuelles de congés payés ? Alors que le pays est dans une santé économique admirable en sortant littéralement d'une guerre ? Le système en place est si prospère qu'il mériterait selon nombre de militants de récompenser bien davantage ceux qui l'ont amené là, non pas les investisseurs ayant mis à disposition des capitaux mal acquis, mais les travailleurs ayant valorisé ledit capital et bâtis cette société. Si Tanska peut se permettre dans certaines régions cinq semaines annuelles de congés payés, Velsna devrait pouvoir en assurer jusqu'à six en fonction des secteurs !
Pour le reste, les propositions sont bien évidemment approuvées et vues comme logiques : syndicats, rémunération à hauteur des résultats économiques, temps de travail hebdomadaire raisonnable, il n'y a rien qui puisse contrarier là les partis sylvois de gauche.

Nombre de journalistes et sympathisants préparent d'ailleurs des voyages à destination de la puissance à la croissance économique la plus stable et intense qui soit, voyant là un symbole d'espoir : l'émergence et l'appropriation d'idées de gauche par la masse travailleuse dans un pays symbolisant le capitalisme, le conservatisme et l'oligarchie. Si c'est possible qu'avance en Velsna la cause, alors elle pourra partout et cette incarnation de la droite économique et sociale pourra devenir l'exemple du socialisme, qui sait ?
L'objectif de ces voyageurs est d'en apprendre plus sur la situation et assister aux débats d'idée. Nul opportunisme de prévu, les sylvois ne comptant pas s'imposer dans les discussions et revendications elles-mêmes avec un paternalisme déplacé. Il est par contre complètement souhaité de pouvoir échanger avec des figures de proue de ces grèves, comprendre leurs affiliations politiques, leurs idées et leurs directions.

Il s'agira aussi de regarder (et peut-être même soutenir ?) le Parti Eurycommuniste Velsnien. Si le Loduarisme dudit parti est fortement réprouvé par les collectivistes sylvois, qui n'y voient qu'une étrange dérive, le cœur du parti correspond quant à lui entièrement à leurs idéaux : la lutte sociale, les intérêts des travailleurs contre l'exploitation bourgeoise, la réappropriation des moyens de production par le peuple. Il y a ainsi de grands espoirs posés sur les épaules du PEV par les mouvements collectivistes. Et la plus grande responsabilité qu'on lui affuble déjà en Sylva est de structurer ces mouvements pour éviter qu'ils ne partent à la dérive, s'essoufflent ou se perdent dans des revendications mal formulées par des militants confus n'ayant pas une réelle maitrise de la situation.

Il va de soi que les opinions des collectivistes ne sont pas soutenues de tous, notamment côté aristocratie et bourgeoisie. Chez les premiers, on est dans l'ensemble distant à un détail : la crainte que ces mouvements ne soient un nouveau pas en avant pour un parti prônant l'interventionnisme de LA nation la plus hostile envers l'OND et la stabilité eurysienne en général. Les revendications sociales ne gênent pas, pour ainsi dire le Duché se fiche des régimes des autres nations du moment qu'ils ne rentrent pas frontalement en opposition aux principes humains, mais par pragmatisme et vision géostratégique, on craint de voir monter en puissance politique le parti le plus visible et influent de l'UICS, vecteur à lui tout seul de l'influence loduarienne par un militantisme énergique et, admettons le, séduisant en la personne de Géorgi Marcos. L'UICS n'est pas considéré comme une menace par le Duché, mais comme un élément à surveiller, et ce, d'autant plus quand certains de ses composants promeuvent une alliance militaire visant à soutenir les ingérences loduariennes.

Côté bourgeoisie, on se moque de ces grèves. Il est dit que l'exceptionnelle croissance de Velsna est dû à sa politique du travail stricte et acharnée qui a permis de bâtir une telle industrie. La politique économique en général a quant à elle attiré les investisseurs ayant vu juste et permis ces développements. Et il faudrait renoncer à une si belle dynamique par caprice d'individus n'y connaissant rien en économie ? Augmenter les salaires et les jours de congés payés ne fera que baisser la rentabilité, voir pire, augmenter les coûts de vente à en croire les économistes partisans du libéralisme. Ceux qui payeront ces hausses de salaires sont à la fin ceux qui les toucheront, ne faisant que provoquer une inflation des salaires sans aucun intérêt.
Et plus généralement, ce sont les services publics en général qui s'effondreront, avec des bureaux de postes qui ne travailleront que cinq heures par jour (en théorie si on ne compte pas les pauses) ! Et c'est sans parler de la fuite des actionnaires qui contribuera à une récession face à tous ces facteurs cumulés. Oui, ces caprices d'enfants portés par d'immatures mouvements n'auront pas d'autres conséquences que de porter préjudice aux travailleurs.
Et c'est sans parler des violences à venir qui sont visibles d'ici : commerces brulés, pertes d'emplois pour nombre de velsniens en conséquences de propriétaires ruinés, dépenses fulgurantes pour réparer les dommages. L'économie en pâtira davantage pour rétablir l'ordre !
Non, seulement ces économistes, la solution est pourtant évidente : il faut revenir en arrière sur les réformes de Digrassi ! Les hausses des taxes ont impacté les coûts, alors que si on les réduisait, ils baisseraient mécaniquement et favoriseraient le pouvoir d'achat des travailleurs ! Le marché serait plus attrayant pour les investisseurs qui donneront des emplois ! Et cela amènera à un ruissellement qui, par consommation des classes aisées et moyennes, stimulera l'économie et profitera à tout le monde !

Autant dire que les avis sont loin de tous converger au Duché, même si l'on peut déjà identifier trois tendances très nettes.
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Zélandia communiste ?!

Voilà quelques semaines que la militante collectiviste Annabelle Pottier avait provoqué quelques haussements de sourcils en évoquant dans un écrit le caractère prétendument communiste de Zélandia, et capitaliste de la Loduarie. Revenant régulièrement dans les milieux informels, elle fit une nouvelle intervention dans le journal Maridlo Aktu auprès de la journaliste Bernadette Bucheron (à ne pas confondre avec Bernadette Vougier, présidente sylvoise). De sa voix grave de bucheronne, elle entama sans attendre l'entrevue :

-Madame Pottier, cela fait quelque temps que l'on parle sporadiquement de vous dans les discussions de bar pour évoquer une de vos déclarations précises : que Zélandia serait communiste. Concédez-vous que c'est une déclaration quelque peu... complètement erronée ?

-Oui, elle l'est, et il est amusant de voir que c'est spécifiquement elle qui est relevée sans jamais évoquer le propos global. Il n'est pas question de dire que Zélandia est communiste, quand bien même ma formulation était, je le reconnais, maladroite. Non, il s'agit de dire que la Loduarie Communiste n'est pas communiste derrière ses faux airs.

-Mais quand même, c'est dans leur nom !

-Et "Démocratie" est dans OND aussi, pourtant une organisation comptant un empire et plusieurs monarchies (parlementaire ou non) luttant pour le libéralisme et impérialisme peut difficilement se vanter d'être démocratique. Pourtant, ils le font, et la Loduarie fait de même.

-Même, la Loduarie est à l'opposée du libéralisme et lutte activement contre. L'économie est planifiée, les moyens de production nationalisés, les logements gratuits et le chômage absent. N'est-ce pas le communisme ?

-Si ça, c'est le communisme, alors Sylva l'était. Voyons, du temps de la monarchie absolue et féodale, les moyens de production était la propriété du Duché et des comtés, autrement dit nationalisés. Le chômage était absent puisque inutile dans une société féodale (là où il l'est dans le libéralisme sous la forme d'armée de réserve exerçant une pression sur les salaires). Et les logements étaient même fournis aux serfs dans un contrat social proche de l'esclavage. Sommes-nous différents de la Loduarie ?

-Vous exagérez, la Loduarie lutte activement contre les sociétés de classes, là où le Duché, avant comme aujourd'hui, est profondément hiérarchisé avec une notion d'hérédité. Vous ne pouvez pas mettre au même niveau les deux, surtout quand "propriété de l'État" signifie "propriété de la noblesse" en Sylva ! En Loduarie, il n'y a pas ce rapport prolétaire – bourgeois.

-La Loduarie ? Pas une société de classe ? Dans un monde idéal où la constitution s'appliquerait parfaitement et que les habitants seraient des individus parfaitement moraux, ce qui n'existe pas et se constate en Loduarie. Déjà, ne pas être libéral n'empêche pas d'être capitaliste. Le capitalisme d'État, c'est la propriété des moyens de production à l'État, que l'on pourrait aussi qualifier de capitalisme public en opposition au capitalisme privée, où lesdits moyens de production appartiennent à des acteurs privés et sont régis par les lois du libéralisme. Là encore, mais être interventionniste et dirigiste (comme on l'observe au Duché) ne fait pas de vous une société communiste. Autrement dit, les loduariens ont, comme je l'ai indiqué dans mon texte (et ça, on se garde bien de le citer) simplement troqué le rapport prolétaire – bourgeois avec le rapport prolétaire – fonctionnaire. Mais les travailleurs n'ont toujours pas la propriété des moyens de production et une société de classe persiste.

-Voyons, il est bien connu qu'en Loduarie Communiste, les entreprises sont autogérées par des syndicats qui appliquent les directives du gouvernement.

-Les directives d'une classe fonctionnaire, oui. Et non, le syndicalisme n'est pas le communisme, pas plus que l'actionnariat. C'est un discours de libertarien ça, digne de l'ambassadeur velsnien en Sylva, Hédonistia. Les fonctionnaires ont de fait des prérogatives, une autorité, ce qui met en place une hiérarchie en opposition totale aux principes de société sans classe. J'ajouterais à cela le caractère profondément militariste de la Loduarie qui la rapproche davantage d'une junte que d'une société communiste.

-On parle de fonctionnaires sélectionnés selon leurs compétences, et obéissant à l'État qui (elle consulta ses notes) compte le Secrétaire Général, présidant l'assemblée des décisions politiques qui l'a élu, et est approuvé par l'assemblée du peuple loduarien dont les membres sont tirés au sort. Il y a qui plus est divers processus démocratiques tels que des référendums pour permettre au peuple de s'exprimer. Dès lors, le peuple a le pouvoir sur les fonctionnaires qui ne peuvent pas sortir de leurs prérogatives.

-Oui, en apparence. Si l'on reste sur une observation superficielle de la constitution, alors la Loduarie est définitivement communiste et démocratique. Maintenant, analysons en détail comment cela s'agence dans le contexte géopolitique actuel. Premier élément flagrant : l'emprise majeure de l'armée qui est aux ordres du Secrétaire Général. C'est bien connu que l'armée a la charge de nombreux domaines (incluant pas moins que l'éducation ou la recherche) et, tenant compte de l'article 7 sur l'état de dictature militaire, on prend rapidement conscience des nombreux dysfonctionnements faisant du pays une autocratie militaire plus qu'autre chose. L'état de dictature militaire peut être lancé dès lors que la Loduarie est menacée. Ensuite, elle ne peut être révoquée que par un vote de l'Assemblée des Décisions Politiques... un vote à l'unanimité ! Pas à majorité, à l'unanimité, cinq cent onze membres doivent voter en cœur OUI pour mettre fin à l'état de dictature militaire. Et nous arrivons là au dernier point : l'inertie générale de la Loduarie dans sa politique étrangère et médiatique.

Elle prit une gorgée d'eau avant de reprendre de plus belle.

-La Loduarie est née et a grandi dans la guerre. Son appareil militaire est omniprésent dans la société, l'État et le gouvernement, et applique une dynamique qui l'enferme dans un cercle vicieux. Étant profondément militariste, la Loduarie raisonne selon le prisme des rapports de force et mène conséquemment sa politique étrangère sur ce fonctionnement guerrier avec un effet golem : elle est militariste et mène une politique d'intimidation, ses voisins lui deviennent alors hostiles, ce qui justifie chez elle un renforcement des moyens accordés à l'armée, imprimant dans le fonctionnement institutionnel du pays un raisonnement par la force, et bis repetita. Politique d'intimidation, hostilité, militarisme et ainsi de suite jusqu'à l'état actuel des choses.

-Vous parlez du militarisme outrancier de la Loduarie, on s'éloigne des questions socialistes.

-Mais c'est tout à fait lié ! L'état de dictature militaire qui se base sur une menace extérieure et balaie les principes démocratiques est garanti par la politique hostile de la Loduarie. Il suffit de regarder comment ses successions de menaces et d'exactions avec ses voisins dont l'OND ont provoqué un climat de tensions croissant. ATTENTION, je vois déjà certains se jeter sur moi pour critiquer ma complaisance envers l'OND et qui passent plus de temps à compter les points qu'à réellement écouter. Non, l'OND n'est pas innocente et nourrit naturellement cette dynamique hostile avec son militarisme à elle aussi. Mais là, on parle de la Loduarie et du communisme, pas de l'OND.
Bref, l'état de dictature militaire est assuré, volontairement ou non, par l'hostilité permanente de la Loduarie dans sa diplomatie, le tout consolidé à la fois par un média tenant une propagande constante plaçant en ennemi et menace les voisins, un vote nécessitant l'approbation de l'intégralité des cinq cent onze membres de l'Assemblée des Décisions, et un endoctrinement assuré par l'omniprésence de l'armée dans les institutions.

Annabelle sortie un carnet.

-Je vais revenir sur la question de l'annulation de l'état de dictature militaire si vote unanime de l'assemblée. Imaginons qu'il y ait quatre-vingt-dix-neuf pour cent de chance qu'un membre vote pour, savez-vous quelle est la probabilité que soit votée à l'unanimité la fin de la dictature militaire ? Zéro virgule quatre-vingt-huit pour cent (0,588%). Avec la quasi-certitude que chaque membre vote pour, rapporté à cinq cent onze votes, on arrive avec juste un peu plus qu'un demi pour cent de chance d'avoir l'unanimité. Savez-vous quelle probabilité faut-il qu'un membre vote non pour que l'on dépasse les cinquante pour cent de chance de mettre fin à la dictature militaire ? Zéro virgule quatorze pour cent. Il faut une quasi-certitude que chaque membre vote pour, pour que l'on ait juste une chance sur deux que l'intégralité de l'assemblée vote pour. Comprendrez-vous que l'abrogation de l'état de dictature militaire est dès lors impossible dès l'instant où un semblant de campagne médiatique se fait pour intimider les membres.

Sans démordre, elle poursuivait avec le même débit.

-On arrive à un système en apparence parfaitement démocratique, égalitaire et communiste, mais qui est assuré d'être une dictature militaire avec les conséquences de la politique d'intimidation de la Loduarie Communiste. Un système nourrit par un endoctrinement constant, une pression sociale et une campagne médiatique poussant à la peur pour légitimer une telle dictature. Un système dont il est impossible de sortir s'il y a un seul membre de l'assemblée des décisions qui s'y oppose. J'aime particulièrement la mention que "Le Secrétaire doit impérativement utiliser ces pouvoirs dans l'intérêt de la nation et du peuple." quand on a bien constaté le sens que donnait le secrétaire général à "intérêt de la nation".
J'aimerais d'ailleurs revenir sur la pression sociale que j'ai évoquée : L'armée est si omniprésente en Loduarie, qu'il est IMPOSSIBLE d'exprimer la moindre critique à son égard. On constate régulièrement en Loduarie des cas de disparition chez les individus manifestant un semblant d'opposition. Il me vient notamment à l'esprit un mouvement rapidement tué dans l'œuf de mères d'enfants tués. Des femmes qui avaient perdu leurs fils dans des guerres à l'étranger et qui réclamaient la fin de tels massacres... toutes disparues ! C'est ça la démocratie ? Faire disparaitre ceux qui expriment la moindre opposition ? C'est aussi démocratique que le système komunteranos, où vous opposer à massacrer ce qui n'est pas d'accord avec la masse fait de vous un fasciste déshumanisé à exterminer.
D'ailleurs, je noterais que la dernière fois que l'on a entendu parler de l'assemblée loduarienne dans les décisions politiques... ça concernait le choix des exportations d'armes. Rendu final ? Vendre des armes uniquement à des gens auprès de qui on s'entend bien. Alors, on l'oublie peut-être avec la multiplication de vendeurs à la sauvette d'armes les distribuant sans plus de scrupule comme Rasken, l'Alguarena ou le Miridian, mais faire de la vente d'armes un acte politique auprès de nations alliées n'a rien d'exceptionnel et constitue la norme. Voilà le dernier impact qu'a eu l'assemblé loduarienne il y a déjà plus d'un an.

-Mais du coup... Zélandia n'est pas communiste ?

-Non et il faut arrêter de se focaliser sur cette provocation. La vraie critique de mon texte portait sur le caractère autoritaire et militariste de la Loduarie, là encore dans la continuité de ma critique sur les discours visant à soutenir à tout prix ses exactions pour "ne pas faire le jeu du libéralisme", allant jusqu'à plaider une transformation de l'UICS en alliance militaire. J'espère là encore avoir éclaircit en quoi la Loduarie ne répond définitivement pas à ses prétentions communistes et démocratiques de par la dynamique dans laquelle elle s'enfonce.

-Après, il a déjà été exprimé clairement que le communisme loduarien était une étape de transition, avec un modèle qui prendra fin une fois la nation et le communisme sécurisés.

Se retenant se soupirer, Annabelle répondit.

-Oui, tout à fait, mais cela rejoint ce que je disais sur la dynamique d'hostilité dans laquelle s'enfonce la politique loduarienne. Jamais ne sera sécurisée la Loduarie tant qu'elle s'évertuera à se présenter comme une menace, provoquant alors d'autres puissances à vouloir la neutraliser. NON, je ne justifie pas l'impérialisme de l'OND, je dis simplement que l'impérialisme de l'OND et de la Loduarie s'alimentent mutuellement dans une spirale infernale où s'ancre de plus en plus dans l'esprit collectif la menace que représente l'autre et la nécessité vitale de l'écraser.
J'ajouterais que parmi les collectivistes sylvois, aussi peu visibles que soient nos efforts, nous militons pour un changement de direction du Duché et conséquemment de l'OND au niveau de la scène internationale et plus particulièrement envers la Loduarie. Mais cela implique des changements sociétaux au sein de Sylva même pour arriver à la purger de ses tares impérialistes, chose sur laquelle nous avançons doucement, mais surement. Plus Sylva se démocratisera, plus sa population sera instruite, et mieux elle sera renseignée sur le monde, alors nous pourrons réellement prendre les bonnes décisions pour interrompre cette dynamique d'hostilité.
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