
L'élite du football velsnien, la Série V, est dans le collimateur des autorités sportives...
La défaite du mondial 2018 est avant tout le résultat d'une somme de facteurs aggravant au fil des années l'état de la sélection velsnienne, au point que cette nation de football ne présente à la compétition le bilan présent: un coaching impuissant, et qui malgré le fait qu'il a tiré du mieux qu'il pouvait les ressources de ses joueurs, présente un problème majeur qu'est le caractère très limité de l'effectif, tout simplement. Guiseppe Farina est certes un bon entraîneur, mais n'est pas faiseur de miracle, et ne peut pas rectifier une situation qui est le fruit d'une dégradation de la qualité du football velsnien sur plusieurs années, voire une décennie entière.
Comment expliquer un tel résultat lorsque la Serie V, l'élite du football velsnien, est considéré comme l'un des championnats les plus réputés du continent ? Cette situation ubuesque ne doit rien au hasard, et peut être appréhendée plus facilement si l'on se penche de plus près sur les stratégies de formation et de recrutement des joueurs de la plupart des clubs velsniens. Si des mastodontes comme le Calcio San Stefano ou la Velathrina, qui qui remporté cette année la copa de la Serie V, cette effervescence de façade est la jolie vitrine d'une arrière boutique bien moins jolie. Le premier problème majeur du football des clubs velsniens n'est pas tant une question de puissance de son championnat phare qu'une statistique très parlante: actuellement, seuls 24% des joueurs de Serie V sont de nationalité velsnienne ou de celle d'une cité libre ou autre territoire de la Grande République. Ce chiffre, bien plus faible que pour ses homologues des championnats youslèves, teylais ou gallouèsants, est le résultat logique d'une politique de recrutement effréné des clubs à l'étranger, au détriment de la formation de joueurs locaux: un processus plus long, plus laborieux et plus cher sur le long terme, et qui a été globalement délaissé depuis une vingtaine d'années par les clubs velsniens.
Nous vivons donc dans un pays de foot, , mais dont les organes qui le font fonctionner au quotidien, les clubs, n'investissent tout simplement pas assez sur les talents locaux, ont prit un retour énorme sur la prospection des jeunes, et ont préféré le gain à court terme que représente les joueurs étrangers. Et même en matière d'économies, finalement, la facture n'est pas si reluisante que cela. Pour cause, douze des quinze clubs de l'élite velsnienne sont en 2019, en situation de déficit structurel, en partie à cause des transferts incessants et des salaires mirobolants mis sur la table pour attirer les meilleures pépites étrangères. Ce cercle vicieux ne cesse de se répéter: les clubs velsniens achètent à l'étranger, la formation est délaissée, les infrastructures tombent en déliquescence et donc, la formation perd en qualité, ce qui pousse les clubs velsniens à recruter encore plus à l'étranger. Car oui, ces baisses de budget ne sont pas qu'une simple passade et ont un impact durable sur l'état des infrastructures dédiées à la formation des joueurs. Jamais les structures des clubs n'ont produit aussi peu de talents locaux, et c'est là une raison principale de la défaite de la sélection nationale il y a quelques mois.
Face à cette situation, que faire ? C'est la grande question soulevée par la Fédération velsnienne de football ce mardi, dans le cadre d'une réunion sous très haute tension entre les cadres de l'organisation et les membres les plus éminents du staff de la sélection nationale. Première surprise: Guiseppe Farina devrait rester en place à l'issue de ce lourd bilan. La raison logique avancée par la fédération: le coaching n'est pas à l'origine de la défaite velsnienne du mondial 2018, ce sont les hautes instances du football velsnien ont prit compte. Cette dernière a ainsi annoncé maintenir Farina "au moins jusqu'au prochain mondial". Information à prendre sous réserve que les prochains amicaux voient une amélioration sensible des performances de l'équipe.
Mais l'information principale à retenir de cette réunion capitale est le lancement d'une batterie de programmes devant favoriser la formation de joueurs locaux, par un ensemble de mesures chocs qui ont fortement divisé à leur annonce, pour certaines tout du moins. Ainsi, la fédération a annoncé le lancement d'un institut national de prospection de jeunes talents, le tout financé par l'ensemble des clubs de Série V et de Série V2, l'antichambre de l'élite footbalistique du pays. Ce centre de formation aurait pour but de centraliser les efforts des centres de formations des clubs, qui doit agir comme un centre névralgique recueillant les informations des prospecteurs de tous les clubs sur tous les jeunes licenciés de 13 à 16 ans. Les clubs auront donc l'obligation de rendre public et accessible toutes les informations et rapports de leurs centres de formation respectifs. Le processus d'entrée au sein de cet institut serait partiuclièrement sélectif: le concours d'entrée se déroulerait en trois tours. Il serait réservé aux joueurs fêtant leur 13 ans lors de l'année d'entrée en formation. Fait notable: le concours d'entrée serait ouvert aux résidents étrangers sur le territoire velsnien, avec un accès à la citoyenneté à la clé en cas de réussite.
Autre fait majeur de la réunion: la fédération a annoncé avoir arraché de la part des clubs velsniens de l'élite une augmentation budgétaire de leurs comptes respectifs destinée à la formation et à l'entretien de structures de formation, au détriment des budgets transferts. Pour aider à l'accélération de ce processus, un vote devrait avoir lieu sous peu au sein des instances dirigeants afin d'avaliser une mesure particulièrement draconienne: la mise en place d'un cap budgétaire de transfert pour tous les clubs des deux premières divisions velsniennes. Sur ce point, quelques résistances se font sentir: certains présidents de clubs ont d'ores et déjà avertit d'une chute prévisible du niveau moyen du championnat sur les prochaines années, en raison d'une fuite potentielle des talents et joueurs étrangers. Autre mesure en cours de discussion et encore plus contraignante: la mise en place d'une restriction dans le nombre de joueurs étrangers pouvant être recrutés au sein d'une même équipe.
La fédération a mis les petits plats dans les grands pour convaincre les clubs d'accepter ces propositions, comme par exemple la proposition, en accord avec les cités de résidence des clubs, de procéder à une rénovation complète et à moindre frais des stades hôtes des clubs des deux premières divisions velsniennes. En effet, la vétusté de la plupart des installations sportives du football velsnien est à étendre aux stades, qui sont supposés être la vitrine du sport. Dans le cadre d'une éventuelle organisation d'une compétition internationale, cet aspect est considéré avec le plus grand sérieux par la fédération, qui ces dernières années, a pointé du doigt de nombreux manquements liés à la sécurité des spectateurs et du personnel des stades en Serie V.
Bien entendu, la question qui se pose en lien avec cette ambition se résume au fait que l'argent magique n'existe pas. La fédération, qui ne dispose bien entendu pas des moyens propres à cette réforme, tente ainsi à l'heure actuelle de négocier avec les autorités politiques locales, ainsi qu'avec les acteurs de l'économie. Un deal est en attente avec le Sénat des Mille de la Grande République concernant une possible injection de capital dans les trois clubs de la capitale, dont l'un d'entre eux, l'Arsenali di Velsna, est en grande difficulté financière, au point d'avoir frôlé la relégation administrative l'année passée, et ce malgré une troisième place au championnat 2018. Dans le même esprit, la fédération a contacté la plupart des cités de la République abritant en leur sein un club de football dont le niveau correspond à celui des deux premières divisions de l'élite velsnienne, et ce dans le même but de financer la rénovation de l'ensemble des structures sportives, stade inclus.
Enfin, c'est la question de la gestion financière des clubs en elle même qui est sous le feu des projecteurs ces derniers jours. L'annonce des résultats financiers particulièrement inquiétants de la plupart des équipes de l'élite de la Serie V laisse penser à la nécessité d'adjoindre ces clubs d'un gendarme financier beaucoup plus rigoureux que ne l'est l'actuelle autorité de régulation de la ligue. Là encore, un programme d'aide à la gestion financière a été proposé par les instances de la fédération à l'adresse de ces équipes en difficulté. Un projet d'appel d'offre à l'adresse de l'étranger est également sur la table concernant la vente du titre de propriété de cinq clubs de l'élite. De manière générale, si la fédération tend à vouloir limité l'apport des joueurs étrangers, elle boude beaucoup moins ces derniers dés lors qu'il s'agit de monter des projets de reprise et de rachat de clubs en danger. En revanche, la fédération a rigoureusement interdit le concept de multi-propriété en Serie V, vu comme un fossoyeur du football traditionnel et un danger pour le principe même de compétition sportive.
Actuellement, l'Arsenali di Velsna est considéré comme le plus gros poisson actuellement sur le marché. Ce club mythique, neuf fois vainqueur de la Copa, est de manière chronique en difficulté financière, la faute à une gestion hasardeuse de son équipe dirigeante, et à un abandon de la formation, dont pourtant il était l'un des fers de lance il y a encore une décennie. De manière générale, la question du refinancement des clubs est à l'étude, et d'ici peu, la renégociation des droits tv, principal contributeur au budget de ces structures sera de nouveau sur la table. La question de la redistribution de cette sommes entre les clubs, là encore, sera au centre des débats. Des voix de plus en plus nombreuses s'élèvent afin de promouvoir la redistribution à parts égales des droits télévisés, à contrario de la situation actuelle qui est marquée par un profond déséquilibre entre les différentes équipes, où ce sont celles qui attirent le plus d'audience qui s'adjugent la part du lion, en lieu et place des équipes les mieux classées. Un non-sens sportif que la fédération entend corriger.