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Presse de Velsna: actualités et informations - Page 9

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Le velsnien libéré, la social-démocratie au cœur ! informations offertes par le Groupe industriel Falieri a écrit : Lucrezia Azurro, 7 avril 2019

Après le cataclysme du mondial 2018, le football velsnien doit changer.


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L'élite du football velsnien, la Série V, est dans le collimateur des autorités sportives...


C'est la mine refermée que le sélectionneur de l'équipe velsnienne du mondial 2018, Guiseppe Farina, ressort ce mardi 14h de la réunion qui l'attendait au siège de la Fédération velsnienne de football, en plein cœur du quartier San Ciro di Velsna. C'est la gueule de bois au lendemain de la coup du monde. Si l'équipe velsnienne a eu de la chance en se tirant de justesse d'un groupe abordable en phase de poules, les huitièmes de finales face au favori de la compétition ont été une cruelle désillusion pour le onze du lys rouge, qui s'est inclinée sur le score fleuve de 5-0. Malgré toutes les accusations plus ou moins fondées sur un arbitrage favorisant la formation youslève, l'heure est à la remise en question, non seulement pour la sélection nationale, mais pour le football velsnien dans son ensemble. En effet, Guiseppe Farina n'est certainement pas homme à prendre à la légère. Le sélectionneur n'est pas un inconnu au bataillon que la fédération a daignée envoyer à l'abattoir, mais un entraîneur capé de plusieurs clubs, et détenteur de plusieurs titres de Serie V: que ce soit avec le Calcio San Stefano, ou encore l'Etoile loduariste de Saliera. De l'avis général de la profession, dont plusieurs observateurs étrangers, Farina a fait "ce qu'il a pu avec c qu'il avait". La question se pose donc: si il ne s'agit pas d'un problème de coaching, où le problème se pose t-il ? Car cette défaite n'est en rien anodine et ne constitue pas un simple "accident de parcours".

La défaite du mondial 2018 est avant tout le résultat d'une somme de facteurs aggravant au fil des années l'état de la sélection velsnienne, au point que cette nation de football ne présente à la compétition le bilan présent: un coaching impuissant, et qui malgré le fait qu'il a tiré du mieux qu'il pouvait les ressources de ses joueurs, présente un problème majeur qu'est le caractère très limité de l'effectif, tout simplement. Guiseppe Farina est certes un bon entraîneur, mais n'est pas faiseur de miracle, et ne peut pas rectifier une situation qui est le fruit d'une dégradation de la qualité du football velsnien sur plusieurs années, voire une décennie entière.

Comment expliquer un tel résultat lorsque la Serie V, l'élite du football velsnien, est considéré comme l'un des championnats les plus réputés du continent ? Cette situation ubuesque ne doit rien au hasard, et peut être appréhendée plus facilement si l'on se penche de plus près sur les stratégies de formation et de recrutement des joueurs de la plupart des clubs velsniens. Si des mastodontes comme le Calcio San Stefano ou la Velathrina, qui qui remporté cette année la copa de la Serie V, cette effervescence de façade est la jolie vitrine d'une arrière boutique bien moins jolie. Le premier problème majeur du football des clubs velsniens n'est pas tant une question de puissance de son championnat phare qu'une statistique très parlante: actuellement, seuls 24% des joueurs de Serie V sont de nationalité velsnienne ou de celle d'une cité libre ou autre territoire de la Grande République. Ce chiffre, bien plus faible que pour ses homologues des championnats youslèves, teylais ou gallouèsants, est le résultat logique d'une politique de recrutement effréné des clubs à l'étranger, au détriment de la formation de joueurs locaux: un processus plus long, plus laborieux et plus cher sur le long terme, et qui a été globalement délaissé depuis une vingtaine d'années par les clubs velsniens.

Nous vivons donc dans un pays de foot, , mais dont les organes qui le font fonctionner au quotidien, les clubs, n'investissent tout simplement pas assez sur les talents locaux, ont prit un retour énorme sur la prospection des jeunes, et ont préféré le gain à court terme que représente les joueurs étrangers. Et même en matière d'économies, finalement, la facture n'est pas si reluisante que cela. Pour cause, douze des quinze clubs de l'élite velsnienne sont en 2019, en situation de déficit structurel, en partie à cause des transferts incessants et des salaires mirobolants mis sur la table pour attirer les meilleures pépites étrangères. Ce cercle vicieux ne cesse de se répéter: les clubs velsniens achètent à l'étranger, la formation est délaissée, les infrastructures tombent en déliquescence et donc, la formation perd en qualité, ce qui pousse les clubs velsniens à recruter encore plus à l'étranger. Car oui, ces baisses de budget ne sont pas qu'une simple passade et ont un impact durable sur l'état des infrastructures dédiées à la formation des joueurs. Jamais les structures des clubs n'ont produit aussi peu de talents locaux, et c'est là une raison principale de la défaite de la sélection nationale il y a quelques mois.

Face à cette situation, que faire ? C'est la grande question soulevée par la Fédération velsnienne de football ce mardi, dans le cadre d'une réunion sous très haute tension entre les cadres de l'organisation et les membres les plus éminents du staff de la sélection nationale. Première surprise: Guiseppe Farina devrait rester en place à l'issue de ce lourd bilan. La raison logique avancée par la fédération: le coaching n'est pas à l'origine de la défaite velsnienne du mondial 2018, ce sont les hautes instances du football velsnien ont prit compte. Cette dernière a ainsi annoncé maintenir Farina "au moins jusqu'au prochain mondial". Information à prendre sous réserve que les prochains amicaux voient une amélioration sensible des performances de l'équipe.

Mais l'information principale à retenir de cette réunion capitale est le lancement d'une batterie de programmes devant favoriser la formation de joueurs locaux, par un ensemble de mesures chocs qui ont fortement divisé à leur annonce, pour certaines tout du moins. Ainsi, la fédération a annoncé le lancement d'un institut national de prospection de jeunes talents, le tout financé par l'ensemble des clubs de Série V et de Série V2, l'antichambre de l'élite footbalistique du pays. Ce centre de formation aurait pour but de centraliser les efforts des centres de formations des clubs, qui doit agir comme un centre névralgique recueillant les informations des prospecteurs de tous les clubs sur tous les jeunes licenciés de 13 à 16 ans. Les clubs auront donc l'obligation de rendre public et accessible toutes les informations et rapports de leurs centres de formation respectifs. Le processus d'entrée au sein de cet institut serait partiuclièrement sélectif: le concours d'entrée se déroulerait en trois tours. Il serait réservé aux joueurs fêtant leur 13 ans lors de l'année d'entrée en formation. Fait notable: le concours d'entrée serait ouvert aux résidents étrangers sur le territoire velsnien, avec un accès à la citoyenneté à la clé en cas de réussite.

Autre fait majeur de la réunion: la fédération a annoncé avoir arraché de la part des clubs velsniens de l'élite une augmentation budgétaire de leurs comptes respectifs destinée à la formation et à l'entretien de structures de formation, au détriment des budgets transferts. Pour aider à l'accélération de ce processus, un vote devrait avoir lieu sous peu au sein des instances dirigeants afin d'avaliser une mesure particulièrement draconienne: la mise en place d'un cap budgétaire de transfert pour tous les clubs des deux premières divisions velsniennes. Sur ce point, quelques résistances se font sentir: certains présidents de clubs ont d'ores et déjà avertit d'une chute prévisible du niveau moyen du championnat sur les prochaines années, en raison d'une fuite potentielle des talents et joueurs étrangers. Autre mesure en cours de discussion et encore plus contraignante: la mise en place d'une restriction dans le nombre de joueurs étrangers pouvant être recrutés au sein d'une même équipe.

La fédération a mis les petits plats dans les grands pour convaincre les clubs d'accepter ces propositions, comme par exemple la proposition, en accord avec les cités de résidence des clubs, de procéder à une rénovation complète et à moindre frais des stades hôtes des clubs des deux premières divisions velsniennes. En effet, la vétusté de la plupart des installations sportives du football velsnien est à étendre aux stades, qui sont supposés être la vitrine du sport. Dans le cadre d'une éventuelle organisation d'une compétition internationale, cet aspect est considéré avec le plus grand sérieux par la fédération, qui ces dernières années, a pointé du doigt de nombreux manquements liés à la sécurité des spectateurs et du personnel des stades en Serie V.

Bien entendu, la question qui se pose en lien avec cette ambition se résume au fait que l'argent magique n'existe pas. La fédération, qui ne dispose bien entendu pas des moyens propres à cette réforme, tente ainsi à l'heure actuelle de négocier avec les autorités politiques locales, ainsi qu'avec les acteurs de l'économie. Un deal est en attente avec le Sénat des Mille de la Grande République concernant une possible injection de capital dans les trois clubs de la capitale, dont l'un d'entre eux, l'Arsenali di Velsna, est en grande difficulté financière, au point d'avoir frôlé la relégation administrative l'année passée, et ce malgré une troisième place au championnat 2018. Dans le même esprit, la fédération a contacté la plupart des cités de la République abritant en leur sein un club de football dont le niveau correspond à celui des deux premières divisions de l'élite velsnienne, et ce dans le même but de financer la rénovation de l'ensemble des structures sportives, stade inclus.

Enfin, c'est la question de la gestion financière des clubs en elle même qui est sous le feu des projecteurs ces derniers jours. L'annonce des résultats financiers particulièrement inquiétants de la plupart des équipes de l'élite de la Serie V laisse penser à la nécessité d'adjoindre ces clubs d'un gendarme financier beaucoup plus rigoureux que ne l'est l'actuelle autorité de régulation de la ligue. Là encore, un programme d'aide à la gestion financière a été proposé par les instances de la fédération à l'adresse de ces équipes en difficulté. Un projet d'appel d'offre à l'adresse de l'étranger est également sur la table concernant la vente du titre de propriété de cinq clubs de l'élite. De manière générale, si la fédération tend à vouloir limité l'apport des joueurs étrangers, elle boude beaucoup moins ces derniers dés lors qu'il s'agit de monter des projets de reprise et de rachat de clubs en danger. En revanche, la fédération a rigoureusement interdit le concept de multi-propriété en Serie V, vu comme un fossoyeur du football traditionnel et un danger pour le principe même de compétition sportive.

Actuellement, l'Arsenali di Velsna est considéré comme le plus gros poisson actuellement sur le marché. Ce club mythique, neuf fois vainqueur de la Copa, est de manière chronique en difficulté financière, la faute à une gestion hasardeuse de son équipe dirigeante, et à un abandon de la formation, dont pourtant il était l'un des fers de lance il y a encore une décennie. De manière générale, la question du refinancement des clubs est à l'étude, et d'ici peu, la renégociation des droits tv, principal contributeur au budget de ces structures sera de nouveau sur la table. La question de la redistribution de cette sommes entre les clubs, là encore, sera au centre des débats. Des voix de plus en plus nombreuses s'élèvent afin de promouvoir la redistribution à parts égales des droits télévisés, à contrario de la situation actuelle qui est marquée par un profond déséquilibre entre les différentes équipes, où ce sont celles qui attirent le plus d'audience qui s'adjugent la part du lion, en lieu et place des équipes les mieux classées. Un non-sens sportif que la fédération entend corriger.

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Actus foot a écrit : Mario Scoldatti, 18 avril 2019

Sur fond de crise financière latente du football velsnien, le Polemarchos s'adjuge une quatrième copa d'affilée.


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Rideau pour l'édition 2018-2019 de la Serie V, l'élite du football velsnien. Sur bien des plans, l'heure est au bilan, à la fois pour les équipes, mais aussi pour les instances dirigeantes des institutions que sont les pensionnaires de l'un des championnats les plus relevés d'Eurysie. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le match ne s'est pas tant joué sur le terrain cette saison que dans les coulisses. Lumière sur cette saison mouvementée, tant sur le plan sportif qu'économique.


Un Polemarchos de grande classe domine sans partage la Serie V


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C'est le premier enseignement à tirer de cette fin de saison, de manière logique: pour la quatrième année consécutive, la copa est ravie par le club basé à Umbra. Sur le plan purement statistique, c'est une saison impressionnante pour les "titans d'Umbra": seulement une défaite concédée en début d'année sur le rival velsnien du Sestieri San Stefano, avec une place de leader indisputée que les umbriens ont assuré de la première à la dernière journée du championnat, le tout avec le cinquième budget du championnat, et malgré les gros billets alignés, que ce soit par le Sestieri San Stefano, le Sestieri San Ciro ou encore le Calcio Munda. Une année de tous les records qui permet au Polemarchos de s'adjuger une 21ème copa de son Histoire, et de dépasser le Sestieri San Stefano en nombre de titres raflés.

Une équipe pouvant se gargariser d'autant de succès n'échappe bien entendu pas aux analyses des commentateurs sportifs, la rédaction d'Actu Foot en premier lieu. L'explication d'un tel bilan est indéniablement lié à l'alignement parfait des planètes, entre une direction ayant les pieds sur Terre sur le plan budgétaire, et un coaching efficace de Giovanni Reggazoni, parfaitement conscient des forces et des limites d'un effectif, qui vu de près, ne promettait rien de bien clinquant en début d'année. L'entraîneur qui a pris en mains le Polemarchos il y a déjà six ans, réalisant que la réduction de la masse salariale du club ne lui permettrait pas de reproduire ses schémas offensifs des années précédentes (on se souvient particulièrement de Reggazoni pour ses formations en gegenpress et ses pressings agressifs), celui-ci a opéré des changements importants qui ont contribué fortement à ce quatrième succès. Lucide, Reggazoni a été à l'origine de l'une des formations en catenaccio défensif parmi les plus efficaces observées en Serie V ces dernières années.

Bien entendu, un tel changement n'a pas fait que des heureux. La plupart des observateurs ont en effet regretter l'abandon d'une forme de "beau jeu" dynamique et spectaculaire au profit d'une "froide efficacité" donnant lieu à des matchs jugés soporifiques. Interrogé sur le sujet, la réponse de Reggazoni a été aussi pragmatique que son jeu déployé tout au long de l'année:

" Dans le football, on est pas là pour donner des étoiles dans les yeux au monde entier, on est là pour gagner en premier lieu. Si ce n'est pas le cas, si un coach pense au "beau jeu" avant la victoire, alors je suis au regret de vous annoncer que ce n'est plus un entraîneur, et que ce n'est plus du foot que l'on regarde, mais plutôt du ballet. Non pas que le ballet m'insupporte, mais ce n'est pas pour ça que je me lève le matin. Si vous en voulez, allez voir les matchs de San Stefano."

Une piquée adressée au dauphin du championnat qui n'est décidément pas passée auprès de Maurizio Arivabene, l'entraîneur du Sestieri San Stefano:

" Ce qui est bien avec le foot, c'est que ça recommence chaque année. Et j'ai un effectif qui a hâte d'en découdre l'an prochain. On attendra le Polemarchos au tournant."


Sous l'ère Texteur, l'addition est salée pour le Calcio Munda


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Difficile gueule de bois pour le microcosme du Calcio Munda: si de nombreux clubs velsniens accusent des pertes financières importantes, c'est sa comparaison avec la gestion du Calcio Munda, jugée "cataclysmique" par la plupart des commentateurs. Pour cause, au terme de trois ans de présidence par le groupe teylais de l'Homme d'affaires Jean Texteur, la note est particulièrement salée pour les finances du club, qui devront déclarer auprès de la Fédération velsnienne de Football près de 500 millions de florius velsniens de dette. A l'origine de cette situation catastrophique qui pourrait bien valoir au Calcio Munda une relégation administrative, les mouvements hasardeux et bien trop ambitieux du financier teylais sur le marché des transfert, sur fond d'une crise financière touchant de manière générale le football velsnien depuis près d'une décennie, ce dont le président du Calcio n'avait apparemment pas anticipé l'ampleur. C'était également sans compter la situation financière compliquée du Calcio Munda avant même l'arrivée aux commandes du natif de Manticore, qui est déjà passé au bord de la faillite en 2013.

D'aucuns accuseront Jean Texteur d'avoir eu les yeux plus gros que le ventre, en prenant les rênes d'une équipe de milieu de tableau pour tenter d'en faire un effectif capable d'aller chercher le championnat chaque année. Le bilan sportif parle de lui-même de cet échec: aucun titre décroché sous l'ère Texteur, avec pour meilleur classement une cinquième place décrochée en 2017-2018. L'année 2019 quant à elle, a été le dur rappel des limites du "cowboy de Manticore" dans la gestion du budget d'un club de foot: le Calcio Munda y a stagné entre les 4ème et 8ème places durant la quasi totalité de la saison, incapable malgré l'arrivée de grosses pointures d'aller chercher le trio de tête Polemarchos/San Stefano/ EL Saliera. En plus d'être couteux dans sa gestion financière, on reproche également à Texteur de s'être ingéré dans le coaching et l'approche tactique de son entraîneur, le listonien Pablo Alvarez, ce qui a rendu vaine toute tentative de construction d'un effectif soudé, malgré la somme de ses talents individuels. Pour la saison prochaine, le droit à l'erreur accordé au Calcio Munda n'est plus possible, non seulement de la part de fans ayant tourné le dos à la direction, mais aussi de par l'épée de Damoclès qui repose désormais au dessus de la tête de sa présidence, qui contraint la Calcio à un bon classement l'an prochain, synonyme de primes devant permettre au club de maintenir la tête hors de l'eau.


Finances: le football velsnien en crise à la recherche de repreneurs de clubs


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Le Sestieri San Siro est à la recherche d'un acheteur potentiel...

Quelques coups d'éclats sur le plan sportif n'épargneront à la Serie V d'être, depuis plusieurs années un gouffre financier pour une majorité de clubs participant à l'exercice. Pour cause, sur les seize clubs de l'élite, seuls six devraient terminer l'année dans le vert pour la fin de l'année fiscale. Les dossiers de l'autorité financière de la Fédération risquent de voir une ou plusieurs relégations administratives pour cause de faillite, non seulement dans l'élite de la Série V, mais dans les divisions inférieures professionnelles de la Serie V.2 et de la Serie V.3.

Cette situation s'explique en grande partie par le modèle économique de la Serie V, jugé inadapté à l'inflation des dépenses depuis plus décennie, dans le cadre d'une course à l'argent dont sont responsables les plus importantes fédérations d'Eurysie de l'Ouest. Si les revenus de la Serie V liés aux droits tv est considérée comme correcte comparativement aux ligues nationales des voisins teylais ou gallouèsants, ceux-ci restent largement inférieurs aux ambitions de dirigeants parfois considérés comme totalement hors sol, l'exemple le plus éclatant restant la direction hasardeuse du Calcio Munda par le milliardaire teylano-samiens Jean Texteur. Face à cette situation, non seulement les grands clubs sont confrontés à des dettes de plus en plus élevées, et donc des interêts de plus en plus importants, mais les clubs aux moyens plus modestes n'ont plus les moyens de suivre. L'année passée a d'ores et déjà vue la faillit de deux clubs de Serie V. L'objectif de la Fédération pour l'année 2019 est donc de limiter autant que possible une réitération de cette situation.

Dans ce cadre, la Fédération a annoncé au reste du monde du ballon rond le lancement d'un appel d'offres pour la reprise de quatre clubs dont la direction semble avoir jeté l'éponge quant à l'idée de rester en Serie V l'an prochain. Parmi ceux-ci, des gros calibres et habitués du haut de tableau, comme le légendaire Arsenali di Velsna, l'un des quatre clubs de la cité velsnienne présents dans l'élite, détenteur de l'un des palmarès les plus étoffés du football velsnien, avec onze copa autour de la ceinture. Le club, en difficulté financière depuis quelques années, végète actuellement dans le ventre mou du classement, représenterait une prise prestigieuse au tableau de chasse de quelque homme d'affaires ambitieux. Fort d'une Histoire liée au quartier le plus populaire de Velsna, porteur d'une solide tradition de football ouvrier, les fans de "l'AV", les dockers de l'Arsenal restent méfiants vis à vis d'une éventuelle reprise de l'institution qui risquerait de dénaturer "l'ADN" du club. Si tous les financements sont bons à prendre, la présidence du kop du club a indiqué que "quelques billets" ne valent pas l'identité populaire et ouvrière d'un club centenaire.

Comble de l'ironie, l'éternel rival de l'Arsenali di Velsna, le Sestieri San Siro, club favori des bonnes familles de la ville et dont la direction a toujours été proche des milieux de l'extrême droite réactionnaire velsnienne, est également en vente. La direction a annoncé chercher repreneur parmi les investisseurs "partageant leurs valeurs", sans préciser lesquelles.


L'Etoile loduariste de Saliera: la bonne et surprenante recette d'un club à petit budget


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La saison 2019 a vu quelques bonne surprises se produire sur le terrain, à l'instar d'une surprenante 3ème place adjugée à l'EL Saliera au terme de la saison, s'intercalant ainsi entre les deux grosses cylindrées que sont le Sestieri San Stefano et le Sestieri San Siro. Organigramme et structure claire, discipline de fer dans l'effectif, gestion financière parcimonieuse d'une direction consciente de posséder la 13ème masse salariale du championnat, et des cadres dirigeants pour le moins baroques dans le monde du football, qui donnent l'impression de faire tâche. L'ELS est sans aucun doute l'équipe qui aura donné à voir la plus grande surprise de la saison. Le style de jeu rugueux qui compense des lacunes techniques évidentes, quitte à passer pour des "bouchers" ? Une politisation extrême des tribunes qui fait du Stade Vecchio l'antre la plus hostile dans laquelle jouer ? Des financements louches de la part du Parti eurycommuniste et de puissances étrangères ? L'ELS assume tout et en rajoute même une couche en prenant part active dans les faits divers à la réputation méritée de la Serie V d'avoir parmi les ambiances de stade les plus violentes et délétères d'Eurysie occidentale. A Saliera, la politique est partout, jusque dans la manière de jouer et de concevoir l'adversaire sur la pelouse. Toutes les équipes du championnat et leurs joueurs sont catégoriques: jouer l'ELS chez lui relève du chemin de croix. Le pire: ce sont les fans et les utras qui reproduisent les comportements litigieux des joueurs sur la pelouse, dans une volonté de disruption permanente du jeu au profit de l'Etoile rouge. Une situation qui a conduit la fédération à émettre un avertissement vis à vis de la direction de l'ELS: les frictions sur en dehors le terrain ne devront pas se reproduire l'année suivante, sous peine de lourdes amendes, voire de retrait de points du championnat. L'ELS est prévenue, mais cela n'empêche pas leurs fans de défier ouvertement la fédération sur les réseaux sociaux, toujours à coups de provocations et d'insultes.






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Actus foot a écrit : Mario Scoldatti, 18 avril 2019

Classement Serie V de la saison 2018-2019


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L'Unité, organe de presse officiel du Parti Eurycommuniste Velsnien a écrit :

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Par la camarade Ophelia Torino, 16/09/2019



Danger de dissensions dans l'appareil du PEV: quand les loduaristes se divisent sur l'héritage de Lorenzo par des procès en pureté idéologique et en idéalisme.



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Elena Diestri, secrétaire du Parti Eurycommuniste Velsnien depuis janvier 2019, fait face à un certain nombre de dissensions internes au sein du parti.


Alors que le prochain congrès du Parti eurycommuniste velsnien est sur le point de prendre place dans la ville de Velcal, il apparaît de plus en plus évident que des points de tensions, de plus en plus nombreux, ont émergé entre les divers courants dont les textes d'orientation seront votés à l'issue du rassemblement. En effet, le PEV et de manière générale, les partis eurycommunistes loduaristes d'Eurysie occidentale, doivent composer avec une reconfiguration profonde du pouvoir loduarien, qui ces trois dernières années depuis la fin de la tentative du coup d'état bourgeois ayant eu lieu à Lyonnars, a entamé une inflexion notable d'un certain nombre de positionnements historiques de l'eurycommunisme mondial. La mort de l'ancien secrétaire général de Loduarie a en effet été le début d'une période de flou, voire de trouble pour ces formations, lesquelles durant le laps de temps qu'ont duré les atermoiements au sein du gouvernement loduarien, se sont cherchés de nouvelles références, qui ont parfois débouché sur un début de divergence idéologique avec Lyonnars, dont le modèle politique était alors une alternative considérée commen en danger, en déclin, voire en cours d'effondrement. Durant cette période, qui correspond à la fin du mandat de Géorgi Marcos en tant que secrétaire général, la problématique a autant touché le PEV que l'ensemble de l'eurycommunisme international, et la perspective de perdre l'horizon politique autour duquel s'articule le loduarisme était réelle. Dans ce contexte, certains ont prit les devants, et sont partis, au sein même des formations eurycomunistes, en quête de nouvelles alternatives, procédant à un une "réflexion critique" sur le bilan du loduarisme de Lorenzo. Certains ont mis au jour une firme épurée du loduarisme, qui serait selon leurs promoteurs, une forme de socialisme plus adaptée au contexte dans lequel évoluent les partis euryrcommunstes dans les pays libéraux, que l'on a nommé pudiquement "loduarisme à visage humain", afin de ne pas simplement dire "social-démocratie", ou "social traîtrise", pour être plus juste.

Si ce genre de théorie bancale a rapidement disparue des instances du Parti, c'est dans ce contexte que sont apparues des divisions plus profondes et durables quant à ode de gouvernance nouveau entrepris à Lyonnars par les successeurs du camarade Lorenzo. Au sein de ces courants divers, que l'on pourrait aisément qualifier d'idéalistes, se distinguent plusieurs critiques qui ont fait leur bonhomme de chemin parmi les têtes pensantes du parti, allant jusqu'à inquiéter la direction et le comité central: un défi de plus pour Elena Diestri, qui si elle a héritée d'un parti puissant aux 200 000 adhérents, a été affaiblit par l'affaiblissement de la Loduarie communiste elle même ces dernières années. Parmi les critiques les plus récurrentes de ces pompiers pyromanes et à la limite de la trahison, on trouve ceux qui estiment que le nouveau régime a complètement dévoyé le sprincipes originels du loduarisme établis en 2001. Selon eux, la mort du camarade Lorenzo a acté la prise de pouvoir 'une bureaucratie devenue toute puissante, que le camarade Lorenzo tenait jusque là en laisse. Il en va de même pour les accusations d'entrisme communaliste au sein du parti et du gouvernement loduarien, ainsi que des positions à l'international jugées contre-productives, voire, relevant de la social-traîtrise pure et simple.

Pourtant, en vertu des qualités intrinsèques au système loduarien, le régime a tenu bon et a conservé les fondements mêmes de la "Constitution Lorenzo", de même que le rôle des différents pouvoirs en place n'a pas connu d'évolution majeure. Les prédictions funestes sur l'effondrement de la Loduarie par ces oiseaux de mauvaise augure n'ont pas eu lieu, et cela est prompt à embarrasser les tenants de cette doctrine dissidente. Désormais, ceux ci en sont réduits à perturber le fonctionnement de la démocratie interne du parti, quitte à soutenir plus ou moin ouvertement le régime (natinal)-socialiste kartien, ainsi que tous les ennemis de classes contre lesquels ils ont jads combattu. Ces "camarades" ont cette eu du grain à moudre dés lors que le débat quant à l'adhésion d'une formation mésolvardienne à l'UICS fut abordée, mais qui a été rapidement désamorcée par Lyonnars, qui a acté l'annulation de cette adhésion. Ce mouvement, qualifié par la direction du PEV de "pseudo-loduariste" ou de "loduariste idéaliste", a forcé la direction à réagir à son propos, ainsi que l'a dit Elena Diestri, secrétaire général du PEV.

"Le but du loduarisme est l'application concrète du socialisme dans un contexte où les forces de la boureoisie sont foncièrement hostiles à son émergence. A ce titre, la direction prônée par Lyonnars est pour le moment parfaite selon nous, car remplissant ce critère qui es tl'un des fondements du loduarisme: procéder à une analyse scientifique des rapports de force, et ajuster nos moyens d'action en conséquence. Sans ça, nous ne saurions que des anarchistes quelconques. Grand bien fasse à ces gens en ce qu'ils prônent, mais leur position n'est ni scientifique, ni loduariste. "


A ce titre, le PEV a tenu à rappeler son soutien sans faille à l'opération de libération de l'Antarès, à contrario des positions de formation sociales démocrates, voire socialistes dénonçant ces actions, et qui soit sont consciemment à la solde des états bourgeois, soient n'ont aucune connaissance des principes liés au matérialisme eurycommuniste. Tandis que les travailleurs antariens attendent leur libération, certains se complaisent dans une position de révolutionnaires de salon, défendant ouvertement un régime bourgeois soi disant agressé, et qui procède dans le même temps à des épurations de civils en interne.


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LegislaTV, Journal parlementaire et généraliste de la Grande République a écrit : Vicenzo Patra, 21 octobre 2019

Une renaissance culturelle est-elle en marche à Velsna ?



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Devant le pavillon velsnien de l'exposition universelle de l'année 2019, on a choisit de mettre à l'honneur le savoir-faire de la cité en matière d'ingénierie et d'innovation. Au programme: la présentation du tout nouveau système de digues devant permettre à terme de protéger le littoral velsnien des crues, et de préserver le centre historique de la ville, afin que celle ci ne partage pas le sort d'une part non négligeable de Fortuna, qui figure déjà sous les eaux. Là où on aurait pu penser que le Gouvernement communal, dans son appel d'offre, aurait privilégié une solution technique ou une présentation artistique reliant Velsna à son passé, c'est le pari d'un pied au XXIème siècle qui a été fait par les autorités responsables de la représentation velsnienne à l'exposition. Une décision qui tranche avec la plupart des délégations, qui ont fait valoir des savoirs techniques et philosophiques pouvant être qualifiés de datés, passéistes et figés. Au contraire, il règne par chez nous un état d'esprit d'innovation qui tend, ces dernières années, à se répandre dans la plupart des domaines technologiques et culturels. D'où notre question du jour: Velsna ne connaitrait pas depuis peu un véritable élan de renaissance culturelle ? Mais encore faut-il savoir définir ce qu'est une renaissance, et de quoi nous partons, afin de pouvoir l'affirmer pleinement.

la Renaissance est avant tout un mouvement, non un événement ou une période historique, mais de quoi une supposée renaissance velsnienne serait le nom ? En somme, il s'agirait d'une intense période de redéfinition des normes sociales, sociétales et culturelles, une période de remise en question de nos à priori antérieurs, et de généralisation de comportements nouveaux, de notre refus d'accepter ce qui autrefois avait pu être une règle immuable. En ce sens, Velsna a déjà beaucoup changée, politiquement parlant durant la dernière décennie. Un mouvement de renaissance, c'est avant toute chose un moment historique de rupture radicale d'avec des normes prédéfinies, concernant avant tout le fait des mentalités, à ne pas confondre donc avec un moment révolutionnaire, qui lui, est son pendant purement politique.

Une renaissance est avant tout infusée par des idées et des concepts qui la précède, elle doit partir, dans l'idée, d'une situation politique et sociale où une forme de stagnation est constatée, ou ressentie, parce que nos constats ne sont pas toujours des indicateurs fiables d'une vitalité culturelle. Ensuite, pour initier un grand mouvement d'effervescence culturelle, il convient que des acteurs soient à l'origine de cet essor, des acteurs sachant mobiliser des capitaux importants, qui autrefois étaient dédiés à d'autres priorités que celle de participer à une ère de floraison intellectuelle. Cela peut-être l'Etat ou bien une génération de personnages issus de l'élite politique et économique de leur milieu, des mécènes des arts et des lettres, comme on avait pu les appeler par le passé.

Or, nous avons pu le constater, par le biais de nombreux acteurs, et ce qui nous a profondément marqué lors de cette exposition universelle, que quelque chose est en train de changer à Velsna. Les innovations techniques, si elles ne semblent pas plus nombreuses qu'avant, sont davantage mises en avant par les pouvoirs politiques, les élites économiques ont de plus en plus recours au financement de la vie culturelle, les productions cinématographiques explosent en nombre depuis 2012 (date à laquelle lors du dernier grand festival de cinéma, une production velsnienne avait remporté le prix du film du festival). Dans le domaine de l'architecture et de la sculpture, la diffusion d'arts nouveaux accompagne la perpétuation de savoirs qui ont été longtemps délaissés, vire abandonner. Le retour dans les grâces des élites de la sculpture sur marbre et des mosaïques de type theodosienne côtoie l'ouverture de ces mêmes classes sociales aux arts dits contemporains, importés de l'Alguarena, du Grand Kah et de Teyla. Le style urbanistique que l'on qualifie en pays velsnien de "néo-teylais", et qui regroupe toutes les tendances observées à Manticore, reconverties en des solutions architecturales dans les cités de la plaine velsnienne ravagées par la Guerre des Triuvmirs de 2013-2014, s'est largement diffusé dans les écoles d'architecture de la cité sur l'eau. De toute évidence, la culture velsnienne est en train de changer, non seulement par le haut cmme dela a toujours té le cas, mais aussi par la base, qui elle aussi a été touchée par ces diverses influences.

C'est le cas par exemple du domaine de la littérature, où bien que le genre du panégyrique historique et de la tragédie, largement hégémonique dans l'Histoire de l'écrit velsnien, a vu ses sujets se diversifier au rythme de l'élargissement des perspectives politiques des velsniens. La thématique révolutionnaire, qui a fait son irruption à Velsna par le biais de la création de formations politiques, qui ont été permises par la libéralisation du régime républicain, ont porté la lumière sur des personnages étrangers qui marquent désormais l'imaginaire des velsniens, à l'instar de l'ancien secrétaire général de la Loduarie, qui est devenue une figure héroïque, quasi mythologique, dont le parcours est à rapprocher des tragédies antiques youslèves. C'es toute la population velsnienne qui a vu ces dernières années, une modification notable de son système de valeurs. Le loduarien est désormais de ces figures politiques étrangères qui sont régulièrement citées dans les analyses géopolitiques, et est devenu l'une des figures historiques récentes faisant le plus l'objet de biographies velsniennes, non seulement de la part d'eurycommunistes, mais de textes critiques, voire d'articles scientifiques tentant d'analyser le phénomène qu'il a représenté. La pièce d'opéra devenue mondialement célèbre consacrée à son sujet, "Révolution", témoigne de l'entrée de "Lorenzo" dans la mémoire collective de cette renaissance culturelle velsnienne. La plus célèbre analyse de l'homme, l'ouvrage de philosophie politique connu sous le nom du "Loduaristi princepi", revient sur les méthodes de gouvernance de celui que l'on nomme parfois à Velsna, le "prince rouge".

Mais la grande question de cette "renaissance" se trouve dans l'explication à donner quant à la raison même de son existence, et du fait que les élites velsniennes aient eu le besoin de "réinventer" leur cité par les arts et les lettres, ou du moins d'en financer la possibilité. Qu'est-ce qui a permis, ou qu'est-ce qui a encouragé cette élite urbaine à concevoir l'art comme un débouché politique ou à l'interpréter comme étant de leur intérêt à s'y investir ? L'un des arguments avancés par plusieurs politologues réside dans la transformation des structures politiques de la République avec les réformes digrassiennes. En effet, si dans les faits, les élites politiques traditionnelles n'ont pas été totalement dépossédées de leur pouvoir, celles ci étant encore largement précédentes sur les bancs du Sénat, ce même pouvoir politique a connu un élargissement, une ouverture au reste de la population par le biais de l'élargissement du cens électoral, ainsi que la mise en coupe réglée de l'institution du Sénat, dont l'action est désormais largement sous contrôle des différentes assemblées comiciales intermédiaires. Dans ce cadre, la carrière des honneurs du Sénat a fait perdre un certain nombre de privilèges à ses possesseurs, mais elle est désormais surtout concomitante des aléas de l'opinion publique comme rarement elle l'a été. L'achat de votes a toujours existé à Velsna, de même que le principe de clientèle, mais les années récentes ont vu une explosion de ces aides dites "privées" en raison du poids du plus en plus important du vote populaire. Indirectement, les familles sénatoriales ont ainsi dû procéder à une plus grande redistribution de leurs richesses vers le bas de la pyramide sociale républicaine, sous peine de perdre leur siège sénatorial.

Mais l'achat de la fidélité des masses ne s'est pas seulement faite par l'art. L'évergétisme et la charité a toujours ont eu place dans les structures de pouvoir de la République. L'achat de la paix sociale s'est toujours composé d'une part de grandes constructions publiques financées par les ambitions électoralistes des Grands de la République, à commencer par les rénovations de basiliques vétustes, les financements des grandes fêtes civiques... Pas plus tard qu'en 2013, c'est la famille sénatoriale des Cadorna qui s'est séparée du quart de son patrimoine afin de participer à la réhabilitation de l'intégralité du système d'adduction d'eau de la vieille ville lagunaire de Velsna. Mais là encore, et au même titre que les actes de financement des aides privées, on constate depuis la fin de la Guerre des Triumvirs une augmentation massive des financements de l'évergétisme, qui affecte donc celui des arts et des lettres qui en est concomitant. On pourrait souligner en guise d'explication le fait que depuis 2015, une loi existe sur le financement obligatoire pour tout membre de la curie sénatoriale de l'évergétisme par un pourcentage global de leur patrimoine à hauteur de 2%. Mais ce serait là bien insuffisant pour justifier une telle envolée des projets culturels bénéficiant de financements.

Il faut chercher l'explication dans l'évolution des moyens permettant à cette aristocratie sénatoriale d'exprimer leur influence sur tous les domaines de la société. Un autre facteur de la redirection des financements est à chercher dans le fait que d'autres sources de représentation du pouvoir se sont progressivement taries depuis l'adoption des réformes institutionnelles depuis 2015. Depuis la fondation de la cité, l'aptitude des élites sénatoriales à assurer la défense et le financement des armées de la cité a été primordiale pour celles ci afin de remplir un rôle social qui les rendait indispensable. Or, depuis cette date, qui correspond à l'avènement d'une force permanente, certes limitée, mais surtout, à une abolition du mercenariat privée or campagne approuvée par le Sénat, et de manière générale à un meilleur contrôle des nominations aux magistratures militaires par le Sénat, il semblerait que ces activités mobilisent de manière logique moins de capitaux de la part de l'ordre sénatorial. Il faut également concevoir le fait que beaucoup de citoyens de conditions plus modestes ont fait leur entrée au Sénat depuis 2015, et que ceux ci ne peuvent tout simplement pas se permettre d'investir dans de l'équipement militaire, quand ceux ci n'en ont tout simplement pas la volonté par idéologie (300 sénateurs sont eurycommunistes et se refusent systématiquement à s'investir dans des carrières militaires, ce qui restreint de fait les capacités financières dédiées par les sénateurs à l'armée).

Dans ce cadre, il ne faut donc pas s'étonner de voir le patronage des arts et des lettres devenir une sorte de "valeur refuge" d'élites économiques qui perçoivent les fonctions militaires, de plus en plus, comme des voies de garage sans attrait, ou avec des perspectives de gains de moins en moins élevées. Les derniers sénateurs en date à avoir été autorisés à des campagnes militaires, les très opposés Mogador Altarini et Alfonso Rufinus Portelli, ont semble t-il pour le moment accuser des pertes financières importantes surpassant de loin les résultats effectifs de leur campagne, même si celles ci sont encore en cours et que nous ne pouvons pas encore nous avancer sur leur perspective definitive.

Toujours est-il que la manne financière de la classe sénatoriale semble progressivement se détourner en partie vers d'autres secteurs d'activité qui requièrent moins de capitaux pour davantage de visibilité et de gain d'influence politique. Ainsi, la promotion des arts et des lettres a bénéficié depuis la fin de la guerre des Triumvirs de cette manne grandissante, qui a permis à de nombreux artistes de bords politiques aussi divers que les sénateurs des bancs de l'illustre institution de d'exprimer plus librement qu'auparavant.

En dehors de ces initiatives privées, c'est l'Etat velsnien, qui depuis quelques années est devenu un acteur à part entière du monde de la culture, et pas seulement dans le cadre de la promotion des fêtes civiques habituelles, mais en un véritable investissement financier auprès d'institutions le plus souvent privées, dédiées elles à la promotion des arts et à la diffusion des savoirs. Cette situation, permise par la diversification des ressources financières de l'état velsnien, a ainsi permis à la cité de réaffecter plusieurs bâtiments historiques à d'autres usages, comme c'est le cas pour les cas suivants.

  • En janvier 2017, a lieu la rénovation complète et la reconversion de la Punta del Patrizio, un ancien relais douanier à l'embouchure ouest du Grand canal San Stefano, être en un centre d'exposition. La Patrizio da mar était au XVèmme siècle un mirador et un bureau de douane où les bateaux devaient s'amarrer avant de continuer vers le Canal et San Stefano, le centre politique et économique de la ville. À l'époque, une chaîne barrait le canal en s'étirant entre des tours de part et d'autre du canal. A partir du 2017, le bâtiment à l'abandon a subi plusieurs rénovations, par l'intervention de l'architecte jashurien Amar Bishapur. Soucieux de respecter les contraintes de conservation des monuments historiques et de leur mise en valeur, Bishapur s'attache à faire ressortir l'originalité du bâtiment en révélant les murs de briques et les fermes en bois qui soutiennent les toitures. Il y intègre néanmoins un élément contemporain, un cube de béton pleine hauteur qui sert de point central à toutes les allées du bâtiment. Depuis, la Punta del Patrizio est devenu l'un de snouveaux centres de la vie culturelle de la cité, hautement prisé des bohèmes et des étrangers.
  • La Galerie des arts de l'académie de Velsna, qui a été fondée en 1894, a fait l'objet d'une réfection récente. En effet, depuis quelques années le musée est en cours d'agrandissement. En effet, en 2015, l'Académie des arts nobles de Velsna, qui occupait une partie des locaux, a déménagé. Le réaménagement du musée se poursuit depuis par petites touches. L'objectif de ce projet est de quasiment doubler la surface des espaces du musée, avec l'ouverture de 30 nouvelles salles. A terme le musée pourra présenter environ 800 tableaux de l'époque baroque et romantique, soit deux fois plus qu'aujourd'hui. La date d'achèvement des travaux reste incertaine, en raison notamment des difficultés de financement. Quoi qu'il en soit, le musée est toujours resté ouvert durant les travaux.
  • Enfin, depuis 2016, la Triennale velsnienne a été inaugurée, une rencontre tri annuelle qui est à l'origine de l'organisation d'une grande somme d'évènements : manifestation d'art contemporain, de théâtre, de danse, de musique, d'architecture et de cinéma.


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LegislaTV, Journal parlementaire et généraliste de la Grande République a écrit : Vicenzo Patra, 30 octobre 2019

L'heure du bilan pour la direction du PEV après une année de mandat de la secrétaire général Diestri


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En pleine crise dodécaliote, le PEV a acté une ligne d'opposition de principe à tout gouvernement conservateur en place, et aux clans rufinisti et altarinisti.


Dans les couloirs du siège de la plus puissante formation eurycommuniste de l'Eurysie libérale, avait lieu ce 30 octobre le congrès du Part Eurycommuniste velsnien. Cette grande messe réunissant l'ensemble de l'appareil dirigeant était l'occasion pour membres du comité central et secrétaires de section d'acter un bilan et de faire parvenir à la tête du parti les remontées du terrain, au cours d'une séquence politique particulièrement mouvementée, et dont les eurycommunistes ont dû se positionner, qui est celle de la crise dodécaliote et de la montée en puissance du sénateur Rufinus en tant qu'opposition institutionnelle.

Et ce que l'on peut dire, c'est que la position du Parti Eurycommuniste depuis le début du mandat de la secrétaire générale Diestri a été des plus cassantes. Bien qu'appartenant au même courant interne que celui de son prédécesseur, l'illustre Géorgi Marcos, qui était clé d'une stricte indépendance du parti, couplée à la conservation de liens inconditionnels avec le grand frère loduarien. Officiellement, le PEV n'a jamais acté de changement de ligne depuis son entrée dans l'arène de la politique institutionnelle, et sa légalisation. Cependant, les années récentes, plus particulièrement depuis 2016 ont été le temps d'un grand bouleversement des perspectives à long terme de la formation eurycommuniste, que la guerre civile loduarienne a rendue un temps orpheline de son horizon révolutionnaire. Depuis 2001, il est important de savoir que l'objectif du PEV a toujours été le même: celui de la réalisation d'une processus révolutionnaire similaire à celui qui s'est imposé comme un modèle possible à l'évènement de socialisme en Eurysie, à savoir le grand frère loduarien. Or, pour bien des observateurs et mêmes des militants en interne, les évènements récents, à savoir l'effondrement de l'autorité de Lyonnars, a constitué une forme de désaveu du modèle loduarien orthodoxe dont le PEV était le plus important relais en Eurysie occidentale.

Ainsi, si Géorgi Marcos avait su manœuvrer afin que la ligne officielle puisse conserver le contrôle effectif du parti, force était de constater que la formation avait dû répondre aux pressions de plus en plus importantes de plusieurs courants alternatifs. Tout d'abord, le courant du socialisme velsnien, dont les membres prônaient et soutiennent toujours l'émergence d'un "socialisme aux caractéristiques velsniennes", un ensemble de thèses qui avaient fait leur nid au sein des franges minoritaires du parti, et que la nouvelle direction de la secrétaire Diestri, enhardie par le redressement spectaculaire de la puissance loduarienne, a retoqué dés la passation de pouvoir effectuée entre Marcos et cette dernière. Dénonçant une dérive nationaliste similaire à un modèle kartien dont "le destin est celui de la trahison de classe et la compromission avec le monde libéral et autoritaire", l'arrivée au pouvoir de celle qui était jusque là secrétaire de la puissante fédération "PEV-textile" a marqué un point d'arrêt net à toutes ces discussions. Pour preuve, la plupart des adhérents de la mouvance du socialisme velsnien ont été discrètement et graduellement écartés de toutes les fonctions, à la fois au sein du Comité central, des organes de la direction et du niveau fédéral, avant qu'une part non négligeable d'entre eux ne soient tout simplement exclus du parti entre janvier et juillet 2019.

Une fois les courants de la droite du parti écartés ou "purgés", la secrétaire général s'est alors tourné vers d'autres courants qui avaient émergé au lendemain de la mort du dirigeant de la Loduarie communiste. En effet, à côté d'une opposition "chauvine" qui était apparue majoritairement au sein des fédérations avec une forte tendance ouvriériste, le parti, en parallèle, du fait de son changement de statut, d'une formation clandestine et confidentielle au premier parti de masse du pays avec ses 220 000 adhérents, a attiré avec le temps un grand nombre de militants et sympathisants de gauche qui n'étaient pas particulièrement en phase avec l'horizon loduariste proposé par le PEV, et ce dés l'origine. Si la formation eurycommuniste, depuis ses commencements, a pris pour habitude de mettre en avant son ouvriérisme, c'est à dire sa tendance à former elle même ses cadres et intellectuels en interne, celui-ci a attiré à lui, de par sa stature de principal instigateur de la journée des barricades anti scaeliennes de 2014, des "compagnons de route", lesquels sont issus de tous les horizons de la gauche velsnienne, qu'elle soit sociale-démocrate ou libertaire. Ainsi, dans les sections et les fédérations les plus dominées par une petite classe moyenne éduquée et résultat de la généralisation de l'accès à l'enseignement supérieur, lesquels ont généralement un pied dans plusieurs organisations autres que le PEV, tout en ayant une carte au parti loduariste. Cette situation a ainsi conduit des militants à parader, à la fois avec leur carte du PEV et leur appartenance à un ou plusieurs clubs libertaires. Cet état de fait a de plus été favorisé et accéléré par la conclusion de l'alliance du Cartel des gauches, qui si elle n'a pas débouché sur une victoire électorale, a conduit les militants des différentes familles politiques de la gauche à déborder de leurs couloirs habituels, et à échanger de manière plus pérenne.

C'est de cette réalité politique, celle d'une alliance à gauche dans la cité velsnienne, mêlée à l'affaiblissement temporaire du grand frère loduarien, que sont nées de sérieuses inquiétudes au sein de la direction au propos de la fameuse thématique de l'entrisme au sein du parti. La fin du mandat de Marcos a vu l'intériorisation de ce fait, sans pour autant que des actions d'envergure soient prises pour lutter contre le phénomène. Mais avec le retour aux affaires des "héritiers" de Lorenzo, il semblerait que la situation ait changé, et qu'un coup de collier ait été fait aux sections et fédérations déviant trop de la ligne officielle du parti. Il semblerait toutefois que les mesures administrées n'aient pas été aussi dures qu'à l'égard de l'opposition "de droite", et que seules des actions prises afin d'empêcher l'accès à des hautes fonctions de la direction du parti à l'égard de certains adhérents des dites sections aient été effectivement prises, peut-être afin de ne pas froisser outre mesure les partenaires électoraux que sont le SBD et le CCC.

Tous ces petits "coups de règle sur les doigts" interviennent dans le contexte particulièrement délicat de l'opposition de plus en plus ouverte entre les ailes droite et gauche du système institutionnel de la cité velsnienne. En effet, la cité est comme qui dirait prise en otage par les tentatives diverses des Omptimates fortunéens et de leur tête de proue, Mogador Altarini, et la nouvelle égérie affiliée au SBD, Alfonso Rufinus Portelli, pour contraindre le gouvernement conservateur a choisir clairement un camp entre la poursuite des réformes politiques et sociales entamées depuis 2014, ou bien tourner définitivement la page de l'ouverture par la stature de plus en plus pesante d'un Altarini dont l'avenir politique se joue à plusieurs milliers de kilomètres de Velsna. Rufinus, lui, a été l'auteur d'une intense campagne afin d'imposer sa Lex Rufinus sans l'aval du Sénat, en passant par la consultation populaire des Comices Proletari.

Dans cette situation, quelle est donc la direction du Parti Eurycommuniste ? Rufinus est une figure qui divise autant qu'elle attire la méfiance dans les rangs du parti. Malgré l'orientation résolument radicale de ses propositions de sa loi agraire et d'aide sociale, beaucoup sont embarrassés, tant par les ambitions politiques affichées du sénateur de gauche, mais également par son aspiration supposée à une forme d'autorité personnelle qui dépasse les partis, ce que les eurycommunistes n'ont pas peur de nommer un césarisme qui rappelle d'autres membres de l'aristocratie sénatoriale, Scaela en tête, cette fois dans des teintes de rouge et un accent porté sur le sort des plus démunis. D'autres n'hésitent pas à interpeller sur les origines sociales de Rufinus, rappelant qu'il est issu des cercles les plus fermés de l'aristocratie sénatoriale velsnienne, et que sa culture politique est calquée sur les usages de cette classe, ce qui inclut des phénomènes contre lesquels les eurycommunsites se battent de longue date, le système de clientélisme en tête. Or, les débuts de la campagne de Rufinius contre l'insurrection de la cité de Vatluna semblent avoir donné raison aux pontes du parti, qui ont assisté à l'objectification de l'expédition militaire de Rufinus, celui-ci s'en servant de manière publique comme d'un moyen de développer une base de pouvoir et de fidélité semblable à celles que se font les autre sénateurs conservateurs. Dans ce cadre, il est embarrassant pour les eurycommunistes de s'afficher auprès du sénateur malgré la réforme agraire prometteuse.

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Elena Diestri, secrétaire général du PEV

C'est ce problème insoluble auquel la nouvelle secrétaire du parti, Elena Diestri, et le reste de la direction, a dû trouver la solution non sans une certaine précipitation, au vu du caractère fondamentalement nouveau qu'est le sénateur Rufinus dans le paysage politique velsnien. Alors que ce dernier cherche depuis le début de son mandat du Juge de la plèbe l'assentiment des autres parties de la gauche velsnienne, jusqu'à ses franges les plus révolutionnaires, le PEV pour le moment, paraît avoir adopté une stratégie du pourrissement. Elena Diestri a ainsi été très claire au micro de Legisla TV.

"Alfonso Rufinus Portelli joue sa partition dans son couloir. Si des personnes pensent pouvoir faire confiance à un produit du système politique et de l'élitisme sénatorial pour leur amener une forme de rupture, c'est leur problème et pas le notre. Nous approuvons le redécoupage des parcelles agricoles et leur redistribution, mais nous n'approuvons pas l'usage que Rufinus compte en faire, qui remplit des objectifs égoïstes qui nous laissent indifférents. Rufinus est dans une course à qui prendra la place du calife."


La chose parait donc entendue: le PEV ne prendra pas part à la séquence politique qui est en train de se jouer. Ou du moins, elle adopte une posture d'opposition de principe, à la fois au gouvernement et aux deux parties de cette crise dodécaliote.

"Parfois, la meilleure manière de conquérir le pouvoir est de le refuser dans un premier temps. Le Parti eurycommuniste a pour vocation de s'engager dans les grands élans pouvant conduire à des ruptures historiques. La séquence Rufinus, à notre sens, n'en est pas une. Quel serait la pertinence du PEV si nous participions à des gouvernements conservateurs, ou à un éventuel Gouvernement Rufinus. Notre horizon est celui du loduarisme, et pas autre chose. Nous n'avons pas eu besoin d'un Rufinus pour conquérir les congés payés, ou la limitation des heures de travail hebdomadaires. Nous n'avons jamais obtenu ce que nous voulions en nous alliant à l'élite de l'aristocratie sénatoriale, nous n'allons pas commencer aujourd'hui."


Dans les coulisses, d'autres raisons sont venues conforter le camp eurycommuniste. En cause, un certain embarras à l'idée de soutenir publiquement un Rufinus qui a rallié autour de lui des anciens adhérents purgés issus des franges les plus droitières de son parti. Il serait gpenant de se retrouver dans les mêmes papiers que des militants accusés quelques semaines plus tôt de tentation nationaliste. Enfin, il n'est pas permis d'oublier le fait que Lyonnars est restée silencieuse pour le moment au sujet de la confrontation à distance entre Rufinus et Altarini. Or, Elena Diestri, plus encore que Marcos, a consacré énormément d'efforts dans le but de raccrocher les wagons avec le grand frère, longtemps absent, et qui a laissé le parti sans boussole durant près de trois ans. Le PEV, pour le moment, prend davantage de soin à agir en faveur de la Loduarie et du camp socialiste dans le cadredu conflit antarien, le parti fournissant le plus de contingents des brigades rouges, volontaires faisant le voyage jusqu'en Loduarie pour aider à la conquête de l'Antarès. Sur le plan velsnien, le parti attend de connaître les positions du CCC et du SDB sur l'affaire Rufinus avant de se prononcer oui ou non pour le prolongement de l'alliance électorale du Cartel des gauches.


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Il sabato rosso: les vraies informations, celles que VOUS voulez !



APPLAUDISSEZ AU TOP !

Et bienvenue dans votre samedi rouge !!!


Le carton du Sabatto Rosso s'ouvre sur l'irremplaçable Alessandro Di Resta, apparemment prit au téléphone en plein conversation, aujourd'hui tendue.

"Comment ça je suis pas invité sur la croisette ? J'ai réservé des billets dix mois à l'avance pour assister à un western avec des black face en avant première, je veux une réponse !"

Le présentateur raccroche subitement. Il a un air inhabituellement grave, et sévère.

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"Excusez moi chers téléspectateurs, c'était...un problème personnel. Disons qu'on ne m'estime pas à la hauteur de ce que je représente vraiment parfois...c'est difficile d'être excellent en permanence car des fois, les autres oublient cette excellence innée qui nous animent, nous, les personnages illustres. Et..."

Une voix s'élève dans l'assistance.

"Mais tu vas fermer ta gueule !"

"Oh. Où avait je la tête ? BIENVENUE DANS IL SABATTO ROSSO !"



Bonsoir messieurs. Bonsoir mesdames, et bienvenue pour cette édition du 5 novembre 2019. Ici votre serviteur toujours présent et toujours pertinent, Alessandro Di Resta, toujours la main tendue vers la lumière, celle d'un monde...euh...un peu plus informé que d'habitude !


Flash spécial Top départ pour le Festival des anges. Ce weekend, la croisette se remplit en attendant la pré-sélection du jury, tandis que votre serviteur N'EST PAS INVITE ! Hum..excusez moi. C'est le rendez vous des paillettes et du glamour, mais surtout des propos problématiques, et pour une fois, ils ne viennent pas de cette émission ou de votre serviteur. Au programme, des films et des documentaires qui font toujours couler beaucoup d'encre, et qui meurent d'envie de faire passer une "parole transgressive" dans ce festival organisé par des énormes gauchistes.

Je pense particulièrement à un film animé évangélique qui a pour but de vus remettre, vous autres pêcheurs du Sabatto Rosso, dans le droit chemin. Je pense aussi à des productions makotanes de très grande qualité et marquées par leur progressisme de toujours, avec de vrais faux noirs grimés, le Petit Ranch sur la colline qui je suis certain, m'aurait convaincu que l'adultère est mal si j'avais été invité ! Mais plus que tout, j'aurais aimer assisté à la révélation du festival, le documentaire portant le nom laconique de "Train". Un reportage de près de quatre heures sur les aléas et les grands drames traversant l'existence d'une rame à grande vitesse. Et qui vous fera certainement réévaluer votre place dans l'univers, et vous dire: "Cette chose a une âme". Il faut enfin retenir le coup d'audace de la délégation westalienne, qui à un festival kah tanais est venu avec une fiction anti-communiste sous le bras. Bien joué les gars, vous vous battez pour la cause !


Absence de famine: Au Chandekolza, de violentes grèves contre l'alimentation ont éclaté. Apparemment, l'association des consommateurs chandekolzans s'est insurgé contre le baisse du prix des denrées alimentaires, contre la réapparition scandeleuse de produits sur les étagères et contre la reprise de la filière agricole. Une mère de famille membre de l'association témoigne:

"Je ne comprends pas. Je nourris mes enfants avec un grain de riz par jour et un bol d'eau croupie, pourtant ils prennent deux kilos par mois."

De même, il semblerait que la famine estivale, qui est un évènement annuel important au sein de la communauté nationale chandekolzane risque fortement d'être annulée pour 2020, en raison d'une raréfaction des cas de malnutrition. Une situation que l'un des porte paroles du festival a regretté, arguant que "la cancel culture ushong était en marche". La question se pose désormais auprès des chandekolzans: est-ce que cet abandon soudain des valeurs nationales va se concrétiser par une émergeance de partis réactionnaires et d'extrême droite. Apparemment c'est déjà le cas puisqu'un "parti anti-gros" a vu sa création être avalisée à Seipalbon pas plus tard que la semaine dernière.


Projet Alpha du Centaure: Les financements sur le spatial battent leur plein en Aleucie ! Afin de contrer le monopole de l'Akaltie sur la production de barques, le gouvernement éverien a sorti le grand jeu, en annonçant que 85% du budget annuel de l'Etat sera consacré à l'industrie du spatial à partir de 2020. L'agence s'est déjà réjouie de ce soutien, et a présenté un "plan de vol" pour les trente prochaines années. En premier lieu, le programme "Argent volant", qui verra la mise en orbite basse de plusieurs modules d'ici dix minutes. Ensuite, il a été rapidement évoqué le programme devant lui succéder "Poches trouées", qui devrait voir un vaisseau la Lune dans approximativement une heure.

Enfin, la prochaine étape s'annonce claire avec le programme "Et mes impôts dans tout ça ?", qui ambitionne l'envoi d'une mission habitée vers Alpha du Centaure, prévue demain à l'heure de mon petit-déjeuner.

Oh. Et pour tout éverien suivant cette émission, sachez qu'une collecte de métaux a été instituée afin de subvenir aux besoin matériels impliquant la construction d'une quarantaine de fusées. Ne ratez pas les collecteurs, ils passeront tous les mardi à 8h, prière de n'oublier aucune casserole.


La guerre c'est mal: Suite à l'attaque odieuse qu'a subit la Loduarie communiste de la part de l'Antarès, les autorités loduariennes ont annoncé se plaindre à la communauté internationale de nombreux manquement supposés au droit de la guerre par leurs adversaires. Les chars d'assaut loduariens ont en effet été pris pour cible par des groupes d'enfants moqueurs et vicieux, qui les ont harcelé de cailloux à quarante kilomètres de la capitale. De même, les forces de la révolution loduariste ont eu à déplorer des coups de sac à mains de la part de vieilles dames ainsi que des regardes suspicieux ou volontairement "méchants". Une série d'accusations extrêmement graves qui viennent alimenter les rumeurs entourant la barbarie antarienne.

En réponse, les loduariens ont invoqué le droit à la légitime défense. Messieurs, mesdames, je prends toute ma hauteur de journsalite accredité pour vous affirmer sur l'Antarès est en train en ce moment même de comettre un génodide.


Poésie et abstraction: Scandale diplomatique après la destruction d'une flottille poetoscovienne de la part de la Marineria velsnienne, le pays des poètes a annoncé la mise en place d'une convention visant à condamner la cité velsnienne, atteignant la participation record de deux pays, lesquels se sont retirés par la suite. On nous signale également la présence d'un groupe hospitalier et pharmaceutique mesolvardien un peu louche. La réponse ferme de la Poetscovie aurait petit la forme d'une série d'alexandrins outrageux et injurieux. Malheureusement, suivant la loi interdisant la promotion d'idées et de publicité au grand public, aucun de ces alexandrins n'est parvenu aux oreilles de l'opinion publique et de la scène internationale. Pour la même raison, aucun poetoscovien àl'heure actuelle n'a été informé des évènements relatifs à cet incident.


Industrie de l'explosif: Troisième jour d'audition parlementaire en pays raskenois au sujet des incidents répétés des airbags Venturi. Le représentant de l'entreprise se défend de toute défaillance ou d'arnaque sur le produit. Celui-ci a ainsi prononcé au micro de l'assemblée impériale: " Les airbags Venturi sont qualitiatifs, la preuve, ils ne ratent jamais leur cible.". L'armée velsnienne a d'ores et déjà contacté l'entreprise afin de se renseigner sur le procédé du déclenchement d'airbag et de remplacer ainsi les actuelles dotations de grenades et autres explosifs.


C'est tout pour ce numéro, je vous remercie de votre fidélité. Et n'oubliez pas cher public: NOUS SOMMES IL SABATO ROSSO !

*Musique générique*


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