

La réquisition de résidences pour permettre de loger sous haute surveillance les ressortissants des États membres de l’ONC expropriés passe mal dans une société qui s’est façonnée sur la promesse d’un modèle égalitaire et transfrontalier, où l'idéologie devait prendre le pas sur l'appartenance nationale. Après la conduite de rafle et d'internement forcés pour ses diasporas, La Loduarie est-elle un état communiste? social-nationaliste? nationaliste ou fasciste ?
On pensait la surenchère hors de portée, après les déclarations loduariennes visant à abattre tout aéronef civil étranger appartenant à une compagnie hébergée au sein d’un état membre de l’ONC, pourtant son gouvernement rivalise de totalitarisme pour porter sa voix sur la scène internationale. En effet, le gouvernement loduarien a entamé d’importantes rafles parmi les populations et les diasporas des États membres de l’ONC présentes sur son sol, qu’il souhaite intégralement garder au sein de résidences “sous haute surveillance”.
Un projet ambitieux et même farfelu, qui contraint les autorités à construire de nouveaux logements et à exproprier des loduariens pour permettre cette installation. Une action policière lourde de conséquences, en ce sens qu’elle provoque :
- un éclatement de l’unité nationale par la stigmatisation systématique des diasporas étrangères d’Etats membres de l’ONC,
- des arrestations arbitraires et publiques massives, liées à la simple présence de ressortissants étrangers de plusieurs états parmi les plus mondialisés à l’international, génératrices d’un climat anxiogène au sein de la société civile loduarienne,
- une expropriation inévitable de résidents loduariens, pour permettre la disponibilité rapide de logements afin de faire face à cette mesure que le gouvernement communiste voulait appliquer de manière immédiate,
- des mouvements de foule massifs par l’ampleur des cibles de l’opération policière et la nécessité de concentrer les déportations vers des secteurs géographiques spécifiques pour en faciliter la surveillance,
- une surmobilisation des appareils de l'État (autant sur le volet administratif que sur celui opérationnel) qui doivent identifier, localiser, rafler et surveiller de nombreuses diasporas installées sur leur territoire.
Et cela, c’est si “tout va bien”, car ces mesures drastiques, de tortionnaires en somme, sont susceptibles de favoriser l’émergence d’actes de rébellion, de troubles à l’ordre public nouveaux ainsi que des perturbations majeures en matière d’urbanisme et de disponibilité des logements. En outre, l’incapacité du gouvernement loduarien à pouvoir fournir un logement et une surveillance renforcée de chaque ressortissant en provenance d’un Etat de l’ONC peut le contraindre à construire en un temps records des logements précaires, collectifs, générateurs d’un déficit d’hygiène et d’une insalubrité jusqu’ici méconnue par les standards de la société civile loduarienne. Compte tenu de l’importance des cibles et du caractère soudain de la mise en place de telles mesures, il est raisonnable de penser que les conséquences préalablement citées puissent émerger de façon visible au sein de la société civile loduarienne, sur du court-terme.
“La stratégie gouvernementale d’arrêter systématiquement les membres de diasporas étrangères, et de les reloger dans des résidences où ils y sont assignés et surveillés va très vite trouver ses limites.” prévient la politologue heenylthain Felicity Edminston. “D’abord parce que ces mesures ont un coût pour le gouvernement, parce qu’elles sont profondément impopulaires, tant parmi les défenseurs des droits qui identifient ça comme une atteinte aux libertés individuelles, que par les nationalistes loduariens eux-même qui voient des ressortissants étrangers relogés, retirés du monde du travail et malgré tout pris en charge par l’état (c’est-à-dire le contribuable loduarien) pour se loger, se nourrir et subvenir à ses besoins des plus essentiels.” Que le problème soit analysé dans un sens ou dans l’autre, il cumule l’ensemble des points de vue pour cultiver l’opposition à son encontre.
Interdire de sortir et de travailler à des diasporas, est une décision politique sans précédent pour le régime communiste de Loduarie, qui n’est pas sans faire l’écho d’actions policières semblables au sein du Royaume de Norstalkian, intervenues presqu’un an plus tôt, après que des forces de l’ordre aient sciemment pris pour cibles les ressortissants alguarenos présents sur le territoire, au titre qu’ils étaient alguarenos et donc potentiellement nuisibles à la gouvernance norstalkiane, un amalgame houleux qui avait ébranlé le pays et conduit à la tenue d’un procès toujours en cours et dénonçant ces initiatives policières cavalières et liberticides.
Dans le cas du régime communiste de Loduarie, il est peu probable que ces actions policières trouvent une condamnation similaire car elles sont assumées et défendues par le pouvoir central à Lyonnars (la capitale loduarienne). Si le gouvernance loduarienne donne du crédit à ce type d’actions liberticités, l’opposition à la tenue de déportations et de séquestrations massives sur le territoire national tendra à se montrer musclée, ne pouvant se prévaloir d’un organe administratif, d’une autorité légale, pour faire prévaloir les droits de parties qu’on estimerait lésées. La réquisition de logements auprès des populations loduariennes pour la mise en quarantaine de ressortissants étrangers entretenus aux frais de l’état loduarien, est là encore une mesure impopulaire qui vient choquer la société civile loduarienne, qu’elle soit défenseuse des droits ou porter sur les intérêts supérieurs de la nation, qui n’apparaissent pas défendus par les mesures contre-productives instaurées par le gouvernement communiste de Loduarie.
Face à ces successions de mesures drastiques, rocambolesques, expéditives et punitives, la population loduarienne et avant elle, ses diasporas, pourraient bien être tout simplement à bout, dans les semaines voire les jours à venir. “Etant donné la conjoncture économique, commerciale, touristique et politique dans laquelle s’enfonce la gouvernance communiste de Loduarie, il s’en faut de peu pour aller trouver un point de rupture avec la société civile. Parler de semaines avant un incident majeur en Loduarie n’est pas un scénario pessimiste mais plausible, voire probable…” expliquait l’expert en politique heenylthaine Felicity Edminston, compte tenu de l’évolution rapide des opinions publiques à propos des batteries de décisions prises par le pouvoir loduarien. L’excès d’autorité entamé par les autorités loduariennes et les impacts à tous les niveaux de ces mesures, au sein de la société civile loduarienne, pourraient entraîner des actions civiques majeures, susceptibles d’alimenter un rapport de force jusqu’ici méconnu, entre les populations et les instances gouvernantes de Loduarie.
Les autorités loduariennes sont-elles en train de perdre le contrôle? Si l’on fait l’impasse sur l’avis de ceux qui souhaitent se l’entendre dire, pour se focaliser sur le retour des experts en politique et sociologie, oui. La succession de contraintes, économiques, sociales et liberticides pourrait irrémédiablement ébranler le régime communiste de Lyonnars avant la fin de l’année. “Le scénario prodnovien est encore trop proche de nous pour qu’on l'oublie aussi facilement. Dans un monde de plus en plus mondialisé, le totalitarisme est devenu un luxe qui mal encadré, cause la perte rapide et brutale de ses tyrans.” D’avis de spécialiste, en œuvrant de la sorte, le diktat des autorités loduariennes est en passe de se priver de nombreux soutiens à l’intérieur de son territoire, tout en cumulant les rivalités à l’international, avec des nations qui pèse 2 à 2,5 fois son poids, tant sur les volets économiques que militaires. C’est un pari audacieux, c’est un pari fou, quand l’on sait que les actions gouvernementales sont susceptibles de générer de l’impopularité sur toutes les strates, toutes les tendances politiques représentées au sein de la société civile loduarienne…