Posté le : 08 juin 2023 à 06:10:53
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Yuu était restée pensive un petit moment, elle était clairement en train de peser les intérêts divergeant au sein de son propre pays. Une entrée en guerre du pays au nom de la défense de nations étrangères au sein de dizaines de peuples pas tous positionnés de la même manière dans un conflit donné, et souvent antinationalistes, serait pour le moins controversée, se tenir à l'écart de tout conflit lorsque l'on représentait des terres cumulant une bonne population de révolutionnaires et d'indigénistes également. Quand elle prit la parole, c'était avec devant elle, un schéma rapidement dessiné pendant que la parole circulait.
"La paix étant le point central de cette alliance, un pacte de non-agression semble logique, mais ne nous mène pas très loin. Aucun de nos pays n'envisageaient d'entrer en guerre l'un contre l'autre, et les pays ici présents acceptent de participer à la rencontre en partie car ils ne sont pas en conflit les uns avec les autres. L'on aura pas de sitôt une guerre sur les bras entre Saint-Marquise, et le Milouxitania. Le pacte défensif correspond à peu près à ce qui se fait dans d'autres alliances, et peut être logique, mais il peut s'agir d'un moyen de massifier la guerre, en entrainant dans une guerre des pays qui n'auraient pas été cobelligérants au départ, ce qui va à l'encontre de l'esprit initial d'une alliance pacifiste. Si l'on peut envisager une entrée commune en guerre, cela devrait être en dernier ressort. Nous pensons que là où l'UNIL peut se faire utile, c'est pour proposer à l'international des moyens de résolution ou de médiation non guerrière des conflits. Il s'agit donc : de fournir un recensement et des statistiques sur les conflits en cours de par le monde, de lutter contre les facteurs encourageant les conflits comme la faim, la pauvreté, les inégalités, d'utiliser nos terres comme terrain neutre pour les médiations de paix, de proposer un front uni dans les échanges diplomatiques pour encorager des résolutions diplomatiques de conflits avant qu'ils ne virent en guerre, et de bâtir l'infrastructure d'outils de gestion de conflits à l'échelle mondiale, tel qu'un droit international et l'organisation d'un réseau d'asiles. Il est question également d'être là pour gérer les conséquences d'un conflit armé pour les populations locales.
L'UNIL parle également de liberté et d'indépendance, il est donc question de d'opposition de front à des politiques impérialistes, donc du soutien à la décolonisation, la reconnaissance de groupes et de cultures marginalisées de par le monde, de front commun et solidaire face à des exploitations injustifiées de travailleurs ou de régions par des puissances étrangères, voire locale, de documentation des différentes cultures, intrusions impérialistes, et résistances de par le monde, d'investigation et d'information des populations.
Il s'agirait alors d'organiser la paix et la reconnaissance des droits des peuples à l'échelle mondiale."