
Je ne vais guère m'attarder en des longueurs monotones qui n'ajouteraient rien à notre discussion. Je ne m'étendrais pas non plus sur des questions idéologiques et de valeurs en lesquels nous ne portons pas les mêmes intérêts ou les même sens.
La situation dans la République de Velsna se détériore davantage de jour en jour. Le spectre de la guerre plane. Nous ne voulons pas la guerre. Ni pour nous, ni pour eux, ni pour vous. Nous ne voulons pas voir des millions de civils être déversés sur les routes de l'exode ou être victimes de la violence des combats. Nous voulons la stabilité dans la région. Si celle-ci venait à être rompu par un acteur quelconque, nous réagirons pour demander des comptes à tous les responsables au moment et de la manière que nous choisirons. Ceci n'est qu'un message pour permettre de transmettre un propos clair. Ni Tanska, ni l'OND qui ne peut agir sans ses membres et n'a pas de volonté propre, n'est une menace pour la Loduarie. Si nous souhaitons la démocratie et la liberté à votre population, ce n'est pas par un renversement et par la violence que nous l'espérons, bien au contraire. Nous ne sommes pas antagonistes de votre régime en dépit de l'hostilité que celui-ci provoque chez nous. Mais comprenez bien que cette hostilité n'est pas infondée. La violation des espaces aériens et l'occupation militaire d'un pays en Manche Blanche ainsi que les menaces contre le Royaume de Teyla en sont des raisons, nous n'y reviendrons pas.
Nous ne sommes pas intervenu au Kolcovo alors que votre intervention a semé le trouble dans la région et déstabilisée, profondément, notre paix et notre sécurité. Nous ne sommes pas non plus en train d'agir militairement dans l'entourage direct de la Loduarie pour chercher à la déstabiliser car, comme je l'ai dit, nous ne sommes pas une menace pour vous. Pour autant, cette situation nécessite réciprocité. Si elle ne nous est pas obtenu, nous n'en tiendrons plus rigueur. Velsna est en proie aux troubles, il n'y a nul besoin que ce trouble se mette à parler loduarien. Ni pour vous, ni pour nous, ni pour quiconque. Nous ne prévoyons pas en l'état d'intervenir de quelque façon que ce soit dans la République, personne sur ce continent n'a besoin que cela change.
Nous vous écrivons afin de vous faire part des inquiétudes de sécurité tanskiennes et de vous rassurer sur ce qui peuvent être les vôtres. Nous vous écrivons aussi parce que nous préférons le faire avant qu'il ne puisse être trop tard. C'est à vous de voir si vous voulez en tenir compte.