
EXERCICES MILITAIRES CONJOINTS EN VISUEL DES CÔTES DU PORT COMMERCIAL LISTONIEN DE JADIS EN NORD-ALEUCIE
Les Provinces-Unies étaient coutumières du fait, mais cette fois les exercices militaires décidés par l'Etat-Major du Lofoten revêtaient un caractère particulier, du fait qu'ils allaient cette se tenir non loin des territoires souverains, à l'embouchure du passage du nord -ouest de l'Aleucie, les Portes du Valhalla comme se plaisaient à les appeler certains marins non sans poésie.
En effet, la flotte de l'UP Navy s'était rassemblée au port de Cahokia alors que forces terrestres, blindés, et aéronefs qui allaient se prêter à l'exercice stationnaient non loin de Tuattuit-City, dans camp de base il faut le dire, qui avait été implanté et établi un peu à la hâte.
Une partie de la flotte qui était stationnée à Tårpil dans le Royaume du Listherburg, et qui s'évertuait à maintenir un haut degré de pression sur les autorités de la Damanie, avait été rappelée, au grand Dam du Chief Officier du FSD Markus Finnigan . Ce dernier ne manqua pas d'ailleurs de faire remarquer sa franche désapprobation.

La Flotte du Daman, faisant route depuis la base navale du Royaume du Listherburg en Eurysie.
Mais l'Amiral Frida Ramundsen et le Sky Marshall Trygve Røyneland en avaient décidé autrement après que la Chancelière S. Olfgarson ait organisé en toute discrétion un conseil exceptionnel de défense dans le Bunker Loki, le poste de contrôle et de commandement sécurisé qui se trouvent dans les sous-sols du Palais de la Chancellerie.
Il avait été en effet confirmé que le reste de la flotte partirait de la Base Navale de Fort Getttysheim, près de Nørdvisk, ferait sa jonction avec la flotte du Daman, tandis qu'à terre, non loin de la frontière segrenaise, avions de chasse, bombardiers, et hélicoptères se tiendraient prêt à décoller de Tuattuit-City, après que la République du Segren, au terme de négociations et discussions fructueuses et amicales, ait généreusement accepter la présence militaire lofotène dans un but de coopération et de renforcement sécuritaire de la région nord-aleucienne.

Forces terrestres blindées et mécanisées en mouvement près du Camp de Base de Tuattuit-City
Les forces navales Jashuriennes avaient également été cordialement invitées à se joindre aux manoeuvres, afin de supporter un double objectif : démontrer la capacité des Provinces-Unies à se coordonner et à collaborer avec une force armée étrangère, ce qui peut être fort utile en cas de conflit, mais également, un objectif sous jacent qui était d'envoyer un message clair et limpide à toute puissance qui tenterait de déstabiliser la région par des intimidations ou autres.
La République Jashurienne avait reçu favorablement l'invitation, et son concours serait très appréciée des stratèges Lofoten.
La paix et la prospérité régnait ici lieu depuis des siècles, il en avait toujours été ainsi, et les Provinces-Unies entendaient bien maintenir cet état de fait à tout prix. Voilà pourquoi leur attention était toute particulièrement focalisée sur le comptoir commercial listonien à la pointe segrenaise, aussi c'est ce lieu qui avait tout spécialement choisi pour la démonstration de force.
[justify]A terre, et en totale coordination avec les forces navales, les troupes de la Milice Fédérale se désengagèrent également progressivement des territoires segrenais avoisinants la frontière de Jadis, non sans avoir au préalable fortifié cette dernière, et établit une véritable ligne de démarcation, avec quelques bunkers et check-points, et un champ de mines bien délimité dans un périmètre de sécurité, destiné à contenir toute invasion potentielle venue de Jadis. Une station-radar bien camouflée dans le paysage de la toundra et des fossés et obstacles anti-chars vinrent compléter le dispositif.

La Milice Fédérale s'éloigne de la zone frontalière et va rejoindre les différents points d'extraction afin d'être évacués par voie aérienne ou bien par voie maritime. Les miliciens vont ainsi pouvoir regagner leurs camps de base respectives dans les territoires lofotènes, puisque la base militaire de Tlattuit City en territoire segrenais a été démantelée.
Aussi et titre préventif, un petit bataillon de chasseurs à skis avait été détaché et maintenu à la frontière. Ces derniers étaient des soldats d'élite chevronnés, reconnus pour leur grande mobilité et leur capacité à se fondre dans le paysage, spécialisés dans le domaine des opérations incognito et des missions de reconnaissance en toute discrétion, mieux d'ailleurs que n'importe quel drône pourrait le faire.

Des avions d'attaque au sol, des Freja II, en décollage depuis le territoire Segrenais
A 7h du matin, BOUM - BOOM, la population du petit comptoir commercial Listonien fut réveillée par plusieurs bruits plutôt assourdissants, capables de faire vibrer les murs.
Certains citoyens sortirent en panique dans les rues, et eurent l'occasion d'assister à un ballet aérien des plus bruyants. En effet, les avions d'attaque au sol de Classe Freja passaient chacun leur tour le mur du son à l'extrême limite de l'espace aérien Listonien. Un avion, deux avions, puis ce fut au tour du bruit si caractéristique des pales d'hélicoptères de se faire entendre. La cavalerie aéroportée de l'UP Air Force était de la partie, sous la supervision du Colonel Hershel.

Colonel Gabriella Hershel
Le Major Erwin, allait quant à lui coordonner les opérations terrestres. En effet plusieurs divisions de blindés d'infanterie, et de chars d'assaut légers se déployèrent dans la rase campagne entre Tuattuit-City et la frontière listonnienne. La République du Segren était un pays encore relativement jeune, et peu développé sur le plan militaire, elle pouvait devenir un objet de convoitises, et une proie facile face aux ambitions d'autres puissances.
En temps normal, le Lofoten n'intervenait jamais, et préférait user de tous les subterfuges diplomatiques et politiques habituels plutôt que de recourir à la démonstration de force
Mais cette fois la situation était autrement différente, les autorités Segrenaises ayant officiellement demandé l'appui et le soutien, de manière explicite, aux Provinces-Unies dans le cadre de menaces de la part d'une puissance étrangère, prises au sérieux par les services de renseignements du FSD. Et les rumeurs commençaient déjà à circuler sur les évènements qui se déroulaient à Albigärk, et à quelles extrêmités pouvait alors se livrer l'Empire Listonien, prêt à vendre ses citoyens et territoire souverain afin de servir une politique vermoulue faite d'ambitions démesurées et de course à l'armement effrénée. La Listonie pouvait bien mettre l'Eurysie à feu et à sang, ce continent est déjà un champ de ruines, une poudrière avec autant de mèches à allumer qu'il n'y a de pays. Mais la Nord-Aleucie était un havre de paix préservée, un merveilleux jardin de roche et de glace créé par Mère Nature, et il n'était pas question que cette sérénité soit troublée par....un petit territoire de quelques km2. Si la Listonie montrait les dents, alors le Lofoten n'hésiterait pas à ouvrir grand sa mâchoire.

Major Erik Erwin
L'Amirale Frida Ramundsen quant à elle dirigerait la flotte réunie, à quelques miles nautiques à peine du littoral listonien, et n'était pas peu fière de commander la première corvette lofotène, l'UPS Heimdall. Invisibles pour les observateurs, les sous-marins d'attaque croisaient également sournoisement dans les eaux noires et glaciales de l'île Saint-Marquoise.

l'UPS Heimdall, la toute nouvelle classe de corvette du Lofoten

Amirale Frida Ramundsen
Le Sky Marshall Trygve Røyneland, et la Chancelière Olfgarson étaient tous deux demeurés au Bunker Loki et superviseraient l'opération de manière globale. La Chancelière tint également à remercier au cours d'une communication radio sur canal sécurisée l'Amirale Jashurienne en charge des opérations navales de la flotte Jashurienne.

Le Sky Marshall Trygve Røyneland, chef d'Etat-Major des forces armées fédérales des Provinces-Unies
A 8h du matin, tout était en place. [/justify]
Le Sky Marshall : "Je viens d'avoir l'Amiral du Jashuria Dhani Shavate, et j'ai bien reçu la confirmation des mouvements et positions des navires Jashuriens. Tout est en ordre. A votre initiative Chancelière, à tout moment, nous pouvons annuler l'opération si vous pressentez que...."
Chancelière Olfgarson : " Le Feu et la Glace ! Allez y !"
Globalement, l'opération Fire and Ice fut considérée comme un franc succès, tant du point de vue politique que militaire. Le Lofoten avait ainsi prouvé son assise sur les régions qui l'entouraient, et sa volonté manifeste à maintenir le statut quo. Une zone de conflit aussi près de ses terres souveraines était impensable et traumatiserait à bien des égards une population attachée à vivre dans la paix et la sérénité du Nord depuis plus de 200 ans.
Le chef d'Etat-Major des Provinces-Unies, le Sky Marshall Trygve Røyneland se félicita également de l'excellent discipline et coordination dont les troupes avaient fait preuve.
La très fructueuse collaboration avec les troupes Jashuriennes avait également été fortement appréciée, et la Chancellerie se sentit soulagée de savoir qu'elle pouvait compter sur un allié fiable, notamment après la perte soudaine et inattendue de précieux alliés, telles que la République segrenaise qui s'était désagrégée en tant qu'entité politique et le Royaume du Listherburg, qui avait cessé d'exister sur la scène internationale.
Par ailleurs la Chancelière Sigrid Olfgarson ne manquerait pas d'adresser remerciements et félicitations à l'ambassadrice du Jashuria Mme Preecha pour son aide et assistance précieuse.
Et Jadis dans tout ça ? Qu'en était il au sein de la colonie listonienne ? Les habitants avaient appris la nouvelle de la fin des restrictions et de l'embargo avec un profond soulagement. La vie était déjà assez rude et difficile dans cette contrée de l'arctique, bien que les habitants samblaient faire preuve d'une grande capacité de résilience.
Mais ce qui avait changé était la situation de l'opinion publique, clairement remontée contre les autorités de la métropole, accusées d'avoir une grande part de responsabilité dans les évènements qui ont conduits à la crise de Jadis. Une majorité des habitants du port colonial n'hésitait désormais plus à faire savoir sa vive désapprobation vis à vis du pouvoir central, et à plaider en faveur d'un rapprochement politique, social, et économique avec ses voisins des Provinces-Unies et de Saint-Marquise, qui approvisionnaient déjà en énergie, carburant, gaz et électricité le comptoir commercial, sans oublier bien sûr des vivres et autres équipements de première nécessité, dont le coût de transport depuis les territoires métropolitains étaient tout bonnement faramineux.
Il était donc impensable et irrationnel que ces comptoirs coloniaux demeurent ainsi totalement hermétiques à toute influence étrangère, malgré les dernières lois et décrets de l'Empire visant à maintenir ses possessions sous le joug d'un protectionnisme déraisonné et irréaliste. Les territoires ultra-marins listoniens sont inévitablement aspirés, draînés, par le dynamisme socio-économique de la Nord Aleucie, dont le principal moteur, les Provinces-Unies, utilisent le Nordvestpassäje depuis des centaines d'années maintenant, qui sépare donc la quatrième puissance mondiale de l'île du Norland, et dont le prolongement se termine par une étroite bande de mer appelé Détroit de Barthelemy, du nom d'un très fameux explorateur et trappeur Saint-Marquois.
La position ultra-stratégique explique à elle seule pourquoi notre nation aleucienne a depuis longtemps conforté ses positions dans ce territoire et même ouvert un bureau douanier directement sur place.