
Le gouvernement viens de déposer une demande officielle pour intégrer l'Union des Nations Indépendantes et Libres, tout juste créée, en tant qu'État-partenaire. Ce serait la première fois que la Gallouèse s'associerait à une organisation internationale de son Histoire.

Le ministre des affaires étrangères, Gwetran de l'Hairdre de Kergouël, annonce le dépôt de la demande, 20 janvier 2011, AGP.
Le 15 janvier 2011 - c’est à dire il y a à peine plus d’une semaine - l’Union des Nations Indépendantes et Libres a vue le jour à Neffies, en Milouxitanie. Après plusieurs jours de débats, les représentants de plusieurs pays sur tous les continents ont convenus de la création d’une organisation indépendante dans un esprit de mouvement "non-aligné" mettant en avant la paix et la liberté. On retrouve notamment la République de Sainte-Marquise, membre fondateur de l’Organisation des Nations Commerçantes, qui a quitté l’institution par référendum le 23 juillet 2009 en lui reprochant son bellicisme affiché. Les autres membres fondateurs sont des pays attachés aux droits humains. Au total, l’UNIL regroupe 6 États : le Royaume de Fjollskot, la République de Sainte-Marquise, la République Démocratique Travienne, la République Laïque et Fédérale de Milouxitanie, la République de Malévie et l’Organisation Étatique des Terres Australes de Shuharri.
« Ce Traité de Neffies est vide en réalité », indique Bastien Lorvegeant, consultant en géopolitique du Clëron. « Il ne contient aucune mesure, aucune promesse et même pas vraiment de ligne politique. Mais il institue une organisation qui agira selon un principe de coopération, de facilitation des échanges. En l’état, l’UNIL tient plus du forum que de l’union. Reste à voir pour l’avenir, mais c’est ce qui a du plaire à Trëvenon. Il a constaté ces dernières années un vrai isolement géostratégique, qui a de quoi effrayer et qui est un vrai problème ». En effet, ces deniers temps, la Gallouèse a pâti de son isolement géopolitique : le pays s’est montré dans l’incapacité de faire face à des menaces directes : son commerce maritime a été perturbé par le sous-marin du capitaine pharois Hymveri, puis par l’exercice de l’ONC dans le détroit de Leucytalée, suivi de peu par celui de l’UNCS et du conflit que l’on connaît, sans que le Duché ne puisse sauver ses intérêts. Par la suite, les dangereuses manœuvres militaires que la Loduarie dictatoriale de Geraert-Wojtkowiak, officiellement en bons termes avec le Duché, a tenu à organiser dans la région de Doline et uniquement à cet endroit, ont achevé de détruire le sommeil de l’état-major. « Aujourd’hui, la Gallouèse doit chercher des partenaires, c’est évident. Mais que l’initiative soit de Trëvenon n’est d’ailleurs pas si surprenant. » En effet, le Président des Ministres a mené plusieurs tentatives pour nouer des partenariats militaires défensifs, deux pour être précis, depuis 2006 : l’Alliance Eurysienne (2006) et l’Entent Stratégique Eurysienne (2007). « Or ceux-ci ont toujours été cantonnés à l’Eurysie, ce qui est une erreur quand on voit la poudrière de c’est. » Et c’est là justement le grand attrait de l’UNIL, première organisation internationale incluant un pacte de défense stratégique mais se gardant formellement de tout bellicisme. C’est d’ailleurs ce volet défensif qui est le seul clairement établi par le Traité de Neffies.
À 11 heures, le ministre des affaires étrangères nouveau en poste, Gwetran de l’Hairdre, a annoncé la décision du conseil des ministres devant les journalistes. Il a défendu le changement de cap Trëveniste avec les mêmes arguments. « Nous n’intégrons pas l’UNIL pour l’instant, et nous ne l’intègrerons pas si des contraintes trop dures se mettent à peser sur les États-Membres. Mais cette union symbolise parfaitement le combat dans lequel les services diplomatiques de mon prédécesseur se sont toujours investis : promouvoir le pacifisme et la démocratie auprès de tous les pays du Monde. »
Mais ne nous emballons pas. Pour l’instant, il s’agit seulement pour la Gallouèse de devenir partenaire de l’union. Le duché aurait alors accès à des partenariats économiques plus intéressants et aux programmes d’échanges universitaires. Et là encore, rien est fait. La candidature doit être discutée puis validée par le Conseil Décisionnel, qui n’a pas encore été réuni.