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Activités étrangères au Pontarbello - Page 4

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Pontarbello : quels risques sans l'aviation Alguarenos

Publication de l'Institut pour l'étude de la guerre, Cuetlachquiauhco.

Selon l’adage, le Pontarbello est moins pays que corps de gardes alguarenos. Quoi qu’encore on aurait tendance à accorder au régime d’Aserjuco que son absence de société civile active et sa soumission caractéristique à l’appareil militaro-industriel ne s’accompagnent pas, comme chez son nouveau chien de garde, de crimes de guerre et contre l’humanité aussi nettement caractérisés.

Chien de garde, justement. La comparaison est-elle vraiment apte ? Selon ce qu’on peut discerner de l’actualité internationale et du rapport étroit entre la Fédération et la dictature, pas vraiment. Il est vrai que le général Leopoldo Sapateiro doit toute sa survie à celle de son puissant bienfaiteur. Le régime qu’il a installé, en effet, ne propose rien qui lui permettrait de tenir en tant que tel. Outre un enrichissement très relatif profitant dans la grande tradition du capitalisme oligarchique à une poignée d’élites possédant les industries et s’appuyant sur le régime militaire et la possession des différents médias nationaux pour éviter l’apparition de propositions alternatives menaçant la position des nouveaux maîtres de la région, l’ambition indépendantiste même a été trahi par la mise sous-tutelle du territoire. Une fois encore, la loi du Pontarbello ne se fait pas au Santialche, mais quelques milliers de kilomètres plus loin, dans une quelconque officine d’un ministère impérial. Un empire différent, qui a lui pris le cap de la modernité de son fonctionnement, mais qui demeure caractérisé par les mêmes traits importants : ambition dévorante de territoires et de soumission, absence de société civile, de parole contradictoire en son sein, cultes de la pensée unique et usage massif de la force armée comme seule réponse à toute problématique. Au Pontarbello, enfin, on ne décide ni des inclinaisons économiques, ni des inclinaisons politiques, mais à la limite de la façon dont aura lieu la répression. Leopoldo Sapateiro a tout du gouverneur colonial qu’il prétend remplacer, ce qui n’aura pas vraiment échappé à une population locale dont le quotidien a principalement été celui d’une oppression renouvelée, qui ne change que par son acuité avec celle subite du temps listonien.

Leopoldo Sapateiro , maintenant, n’est pas un gouverneur. Si son rôle est principalement policier, la raison réelle de sa mission est toute autre, ce qui nous ramène à la question initiale : peut-on qualifier le Pontarbello de Chien de Garde ? Pas vraiment. Un chien de garde a une fonction, défendre la propriété de son maître. Le Chien de garde est généralement dressé, voire entraîné pour le combat. Il est d’une race reconnue pour sa férocité, voir sa violence. Le Pontarbello, pour être un régime autoritaire nettement caractérisé et dont plusieurs éléments de la propagande officielle confinent au latino-fascisme déjà bien présent en Alguarena, n’est pas une nation apte à envahir protéger l’Alguarena. Ce n’est pas un Palatinat, une forteresse dressée pour protéger les côtes d’un grand voisin qui aurait mieux à faire qu’entretenir ses propres forces de défense. En effet, sur ce point la relation est inverse : le Pontarbello est, par essence, protégé par l’Alguarena. La survie de son régime est entièrement dépendante du bon vouloir de ceux qui l’ont établi en envahissant la région. Là encore, un facteur dont beaucoup ont conscience, et ce à tous les niveaux de l’État et de la population.

Si certains analystes sont tentés par la lecture culturelle de la situation : on se souvient par exemple de la tentative risible du régime de se présenter comme un modèle de société viable pour les autres colonies indépendantistes, ayant toutes obtenus leurs indépendances sans passer par une action violente et s’étant depuis organisées sous des formes plus ou moins libérales voir libertaires, il semble impossible de réellement croire à cette hypothèse. Peut-on franchement imaginer un tel niveau d’incompétence ? Il semble peu probable que l’Alguarena ait réellement compté sur un succès de la politique étrangère de ce gouvernement fantoche, dont les principaux fait d’arme sont : l’absence de contact avec les entités politiques voisins sinon pour les menacer et l’assassinat d’ambassadeurs et d’autres civils lors de l’invasion de l’enclave Pharois. Deux tirs dans le pied que l’on peut être tenté de mettre sur des initiatives seules de Santialche, sans oublier qu’elles ont été permises par la relative impunité que la dictature peut espérer tant qu’elle est protégée par l’Alguarena. Nous y reviendrons.

Le véritable usage du Pontarbello est donc autre. L’hypothèse numéro une serait que ce régime existe parce que toute alternative serait désastreuse pour un Alguarena dont la légitimité internationale ne tient ni à sa société civile – inexistante – ni à sa diplomatie, se cantonnant au cercle fermé des nations de l’ONC. Il est possible que le Pontarbello, s’il n’était pas une dictature militaire protégée par la Fédération, aurait pu être un régime de nature libérale, démocratique, favorisant librement des intérêts le rapprochant des puissances non-alignées, de plus en plus fréquemment opposées à l’ONC après les nombreuses déroutes diplomatiques de l’organisation, voir le rapprochant des autres colonies indépendantistes, qui ont pour leur part fait le choix de se rapprocher des nations libertaires. Il est donc possible que le Pontarbello existe uniquement en tant que mesure d’endiguement, pour éviter à ce territoire de muter en quelque-chose de plus indépendant et, par nature, apte à ne pas suivre la ligne dictée par Aserjuco.

Une autre possibilité serait celle de la pure soumission des gouvernements de l’ONC à des intérêts économiques privés, caractéristique centrale du modèle néolibéral au sein duquel la puissance du pouvoir publique, incarnée par l’État bien souvent policier, est mise au service des intérêts économiques. Or, on le sait, le Pontarbello ne doit sa survie économique qu’à des investissements massifs qu’on imagine difficilement porteur d’un réel développement pour les populations locales. Plusieurs difficultés logistiques et industrielles imposent au Pontarbello une situation rendant difficile de l’imaginer devenir, par exemple, un grand port commercial comme les autres colonies. Son marché se limite à ses bienfaiteurs de l’ONC, qui ont tout-intérêt à directement se rendre aux ports alguarenos. D’éventuelles nations non-alignée souhaitant commercer en Aleucie ont pour leur part accès à d’autres ports s’intégrant dans des économies plus porteuses et, surtout, moins instables. Les marchés détestent l’instabilité et la nature policière et subventionnée par l’étranger du Pontarbello en fait, par défaut, une région assez peu sûre. Peut-être pourra-t-il devenir une région porteuse d’une certaine économie de production, en pariant sur un droit du travail absent pouvant profiter aux industriels alguarenos, ce qui permet certes de faire vivre les classes dirigeantes de la région mais ne permets pas, à cette échelle, et comme nous l’apprend l’analyse matérialiste de l’histoire et de la situation, un développement économique perenne.

La troisième hypothèse, enfin, est que le Pontarbello représente par essence une zone de non-droit internationale. Comme nous l’avons dit en introduction, ce régime a du sang sur les mains, ce qui lui assure paradoxalement une certaine impunité. Ayant tiré sur des diplomates sous les caméras de plusieurs médias internationaux, le Pontarbello se présente comme une espèce de repoussoir absolu que la plupart des chancelleries et gouvernements du monde s’échinent désormais à éviter pour la simple et bonne raison qu’il est défendu par l’ONC. Ce qui permet à ses protecteurs de potentiellement y déporter toutes leurs activités les plus discutables. Notamment, en ce qui concerne les informations connues du public et officielles, le mercenariat Lofoten et Alguarenos.

On sait que ce mercenariat n’en a que le nom et représente en bref une extension des armées nationales, appartenant certes à des structures à part entière mais équipées par les industries militaires nationales et répondant de façon plus ou moins officieuse à des officines gouvernementales. Nous savons aussi de quelle manière la stratégie de l’ONC les inclus : l’Invasion du Pontarbello s’est, par exemple, faite avec un soutien important de l’Alguarena mais en engageant, en ce qui concerne l’infanterie, des forces "mercenaires". Ces sociétés militaires privées, installées là-bas, continuent d’afficher un certain détachement de l’Alguarena permettant à moindres frais rhétorique de barrer toute critique de ce modèle en s’appuyant sur un simple éloignement géographique. Si une analyse, même courte, de la situation permets de se rendre compte de l’absurdité de la situation, nous savons que les gouvernements s’intéressent assez peu à la droiture de leurs pairs mais à leur apparence de droiture. Si les nations de l’ONC, et notamment l’Alguarena, n’existent que par leur action militaire et le rejet qu’elles provoquent chez les nations non-alignées, le fait qu’Aserjuco puisse désormais nier – avec un niveau de crédibilité très relatif mais plus élevé – toute implication dans les futures exactions de ses groupes militaires officieux, devrait interpeller et peut justifier l’existence du Pontarbello.

Ce qui renvoie à la question initiale. Quels risques, pour le Pontarbello, sans l’Aviation alguarenos. La question fait plus office de conclusion logique. Comme nous l’avons vu, le Pontarbello en tant que régime se caractérise par une espèce de colonie ou de territoire occupé, servant potentiellement de divers manières à l’Empire depuis lequel il est dirigé. Cet empire, par la même, est obligé d’assurer la sécurité de ses frontières car ni la diplomatie alguarenosni celle du régime de Santialche ne sont en mesure d’assurer la paix. Cet échec – plutôt cette absence totale et caractérisée – de tentative diplomatique impose une conception extrêmement militaire de la sécurité. Or en la matière le Pontarbello seul a des options limitées. La présence de mercenaires sur son sol, équipés de rebus alguarenos, ne permettrait par d’efficacement défendre le régime d’une éventuelle invasion par un État digne de ce nom. Dans les faits, il est même reconnu que le Pontarbello n’est pas capable de remplacer les pièces d’équipement à mesure qu’elles s’abîment. C’est une situation se reproduisant fréquemment, celle d’arrivées si élevées de matériel de seconde main que les maigres capacités industrielles régionales ne sont tout simplement pas en mesure de toutes les entretenir. L’armée du Pontarbello est très littéralement une armée du tiers monde.

Or c’est aussi une armée avec de très nombreux ennemis. De ceux qui ont été courroucés par l’invasion du territoire – Grand Kah, Listonie – à ceux qui ne supportent pas la forme que prend son régime – Rousmala – aux nombreux pays ayant signifié leur profond dégoût après le meurtre de plusieurs diplomates – anciennes colonies listoniennes, Pharois, Canta.

Une chose est sûre, la seule chose séparant le Pontarbello de la chute de son régime – ou pas des moyens intérieurs tels qu’un second élan révolutionnaire, ou par des moyens extérieurs telle qu’une invasion, c’est la capacité de réaction alguarenos. Seulement la première armée du monde ne peut pas être au four et au moulin. Et si elle peut se reposer sur un important réseau d’obligés et d’alliés, la puissance militaire et scientifique de ceux-là ne composent pas tout à fait la quantité d’ennemis qu’ils se créent à mesure qu’ils multiplient les théâtres d’opération.

Ce qui impose de poser la question suivante, notamment à la lumière de la récente invasion du Kronos : que se passerait-il si l’Aviation de l’Alguarena partait pour un front lointain ? En cas de conflit avec le Pharois, par exemple, qui nécessiterait la mobilisation de moyens extrêmement importants sur de très longues périodes, resterait-il assez de troupes pour assurer et la sécurité nationale alguarenos, et celle du Pontarbello ? Les jours du régime sont, vraisemblablement comptés. Ou plus précisément, la politique dans laquelle semble vouloir s’engager la Fédération pourrait bien créer les conditions propices à la chute de la dictature. Un risque à bien mesurer par Aserjuco, qui doit maintenant faire un calcul savant et décider ce qui lui rapporte le plus entre ses fronts éloignés et les colonies qu’elle garde à ses portes.
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Mars 2010 - Pontarbello
Une opération qui tourne au cauchemar


L'opération visant à libérer les prisonniers Pharois et Pontarbellois a été préparée avec soin, employant de multiples ressources et expertises.
Une fenêtre d'opportunité s'est dévoilée dés lors que les tensions à la frontière Pontarbelloise avec le Rousmala se sont amplifiées, permettant au commando de pénétrer le territoire ennemi occupé par l'agitation Rousmalienne.

Une combinaison de malchance et d'une couverture sécuritaire territoriale et stratégique efficace n'aura pas permis à l'initiative d'obtenir satisfaction.
Malheureusement, l'opération est un échec et la situation dégénère pour le commando. S'ensuit des pertes lourdes pour ce dernier, mais aussi dans les rangs du nouveau régime Pontarbellois.
Une opération silencieuse et efficace se transforme en affrontement violent dont les détonations et tirs sporadiques se font entendre dans les vallons alentours.

Le centre des opérations sous la coupe Pharoise obtient un dernier message de ses soldats qui confirment se faire rattraper par l'ennemi et ne pouvoir garantir de passer la frontière à temps.

Les survivants du commando se font capturer et l'armée Pontarbelloise renforce son cordon sécuritaire aux frontières et au niveau de ses prisons et campements militaires.



Staff a écrit : Opération d'influence clandestine arbitrée en échec majeur, enregistrée sous le n° 62693 du site ventsombres. / Détails de l'action

Réussite majeure : Le commando est une véritable ombre. Bien entraînés depuis presque un an, il s’appuie sur ses alliés au sein de l’armée pontarbelloise pour esquiver la plupart des embûches et profiter des failles de l’administration pénitancière. Celle-ci est mystifiée et ne réalise l’évasion que trop tard, l’alerte ne permet pas de mettre la main sur les fugitifs qui disparaissent des radars.

Cerise sur le gâteau : rien ne laisse penser que des infiltrés pourraient être impliqués dans l’évasion, la faute est entièrement sur les épaules des gardiens qui ont manqué de vigilance et sur la bonne préparation du commando. Si des hauts gradés tombent, ce ne sont pas forcément les bons.

Résultat concret
• Récupération des 40 soldats Pharois qui reviennent dans l’atlas du Syndikaali.
• Récupération de 10 soldats Pontarbellois qui viennent dans l'atlas du Syndikaali.
• L’infiltration de l’armée pontarbelloise par la C.A.R.P.E. n’est pas compromise.


Réussite mineure : Tout ne se passe pas toujours comme prévu et le commando est confronté à l’armée pontarbelloise. L’effet de surprise est cependant suffisant pour libérer les prisonniers et s’échapper. Plusieurs morts sont à décompter dans chaque camp (laissé à l’appréciation de l’arbitre).

Résultat concret
• Récupération d’une majorité des 40 soldats Pharois qui reviennent dans l’atlas du Syndikaali.
• Récupération d'une majorité des 10 soldats Pontarbellois qui viennent dans l'atlas du Syndikaali.
• Plusieurs morts de militaires à décompter des atlas listonien et pontarbellois.
• Etant donné l’ampleur de l’opération, le Pontarbello est en droit de soupçonner une trahison dans ses rangs.


Echec mineur : Plusieurs contre-temps empêchent l’opération d’avoir lieu.

Résultat concret
• Echec de l'opération, les malus classiques s'appliquent en cas de nouvelle tentative



Echec majeur : Le commando pénètre le territoire du Pontarbello mais se fait repérer en pleine action ! Une part significative de celui-ci est tué (éventuelles pertes pour le Pontarbello aussi ?), le reste est capturé. Les prisonniers Pharois ne sont pas libérés.

Résultat concret
• Echec de l'opération, les malus classiques s'appliquent en cas de nouvelle tentative
• Les membres capturés du commando sont susceptibles de révéler qu’il a obtenu de l’aide depuis l’intérieur de l’ANPL.
• De forts soupçons de collusion et facilitation de la part du voisin Rousmalien.



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El Imparcial
15 juin 2010 - Un prêtre alguareno souhaite que le tribunal militaire pontarbellois renonce à la peine de mort en contrepartie d’un emprisonnement à vie pour les cinq soldats condamnés pour haute trahison.

Père Iker Fontirroig du diocèse de Palmenia.
Le Père Iker Fontirroig appelle à plus d'indulgence de la part de l'appareil judiciaire pontarbellois, pour laisser aux condamnés l'opportunité de se repentir.

Le Père Iker Fontirroig, de la paroisse de Palmenia, aux Encolanas (ALGUARENA), a tenu à s’exprimer des suites de la condamnation à mort par pendaison, prononcée à l’encontre de cinq soldats reconnus coupables de haute trahison. Dans un discours adressé aux fidèles catholiques, il se pose en irréductible fervent défenseur de la vie humaine et appelle les juges du tribunal militaire de Santialche, à la compassion. Déjà amené à constater les souffrances des peuples, y compris pontarbelloises lorsque ce pays a été envahi par les brigades paramilitaires kah-tanaises, le Père Iker caresse maintenant l’espoir de mettre fin à la spirale infernale, dans laquelle se sont entraînés les autorités pharoises et pontarbelloises, de crainte qu’une absence de compassion à l’égard des soldats jugés pour haute trahison, ne vienne alimenter une nouvelle page de violences et de déstabilisation sur le territoire péninsulaire.

Rassasié pour toute sa vie de des souffrances vues lors de précédentes guerres, l’homme d'Église avait maintenant la conviction que toute vie valait qu’on se batte pour elle et qu’on veille à la préserver. Une raison suffisante pour l’inviter à se pencher sur le cas des cinq soldats pontarbellois qui ont désormais en tête la date d’une mort programmée, le 15 juillet prochain.
L’homme de foi sait pertinemment que le crime qui leur était reproché, celui de haute trahison, était indubitablement parmi les plus graves, particulièrement lorsque ses auteurs sont des militaires et ont entraîné, dans le sillage de leurs actes, des abîmes de souffrances et de nombreuses pertes humaines irréparables. Néanmoins, n’y a-t-il pire crime qui rendrait la rédemption plus belle? Une philosophie assumée par le Père Iker Fontirroig, convaincu que fondamentalement, les hommes et les femmes ont vocation à faire le bien, mais qu’un faisceau de facteurs contextuels est susceptible de l’amener à commettre l’irréparable.

Une défense, affûtée d’un plaidoyer, que l’homme d'Église pouvait se permettre d’étaler depuis l’archipel fédéral d’Alguarena, là où au Pontarbello, il aurait nécessairement été arrêté et condamné, ou simplement lynché par ses geôliers avant d’être libéré moitié mort.

Parrain d’un programme associatif engagé sur la réinsertion des délinquants, le prêtre proposa au tribunal militaire de Santialche de faire commuer la peine de mort en peine d’emprisonnement à vie, de sorte à pouvoir si possible, travailler ponctuellement avec les condamnés, sur les conséquences néfastes de leurs actes. Une proposition adressée officiellement à l'État pontarbellois mais aussi reprise à travers une série de plaidoyers dispensés auprès de ses fidèles catholiques alguarenos. Une parole publique donc, qui vient solliciter la commutation des peines de mort prononcées à l’encontre de la poignée de soldats pontarbellois capturés après qu’ils se soient fourvoyés dans l’opération militaire étrangère hostile survenue sur ce territoire.

"Mes frères et mes sœurs en religion, en humanité" souhaita-t-il ainsi commencer, "nous sommes tous conscients de la gravité de l'acte de haute trahison commis par ces soldats, mais gardons à l’esprit les nombreux péchés qui jalonnent chez chacun de nous, les rails de notre vie. La pénitence n’est pas dans la mort, elle réside dans notre capacité à vivre avec le poids de nos péchés, à les surmonter et à les transcender pour en faire quelque chose de meilleur et accessible à tous. C’est là tout le seul réconfort que l’auteur de pêchés saurait apporter à ceux ayant souffert de ses agissements passés. C’est là tout le seul sens de notre quête, leur offrir l’opportunité d’une repentance, pour eux à certains égards mais plus encore pour les familles de leurs victimes, qui auront besoin de vivre avec l’idée qu’autre chose qu’un monstre a emporté la vie de leurs proches…”

Dans les grandes lignes, il est ainsi permis de résumer l’intervention de l’homme d'Église, en un discours présentant la peine de mort comme une mesure extrême, et dépourvue d’une quelconque satisfaction pour les victimes directes et indirectes du crime reproché. Un appel à la clémence et à la miséricorde pour des soldats pontarbellois condamnés pour haute trahison, dans un contexte de conflit armé entre le Pontarbello et des puissances étrangères? Pas sûr que le gouvernement pontarbellois ne daigne y porter du crédit, si tant est qu’il soit la cible de cette sortie médiatique voulut par quelques personnalités de l’Eglise catholique alguarena. Il faut dire que les appels à la communauté catholique, visant à la rejoindre dans ses prières à destination des condamnés, a de quoi faire grincer des dents au sein des institutions pontarbellois et sa société civile soumise au scénario de “la citadelle assiégée”. Une voix audacieuse, qui risque d’être entendue mais difficilement comprise, y compris de la part des autorités politiques alguarenas, qui ont déclaré ne pas avoir d’avis à émettre quant aux décisions judiciaires formulées par une autorité souveraine dans son territoire (cf : Le Pontarbello).
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CONFIDENTIEL - 28 août 2010 - La réforme militaire pontarbelloise, préambule vers une nouvelle doctrine de guerre.


Convoi militaire pontarbellois
La réforme militaire des armées pontarbelloises, a vocation à être suivie d'importantes acquisitions d'armements qui feront le bonheur des industriels alguarenos.

Jadis en proie à des problèmes de sécurité croissants, affectant tant ses frontières vers l‘international que l’intérieur du pays, le Pontarbello est aujourd’hui une nation qui se veut plus forte de ses réussites militaires face à l’adversité. Une succession de batailles et de guerres qui, même remportées, est décidément source de remise en question pour l’organisation militaire du pays, dominé par cette junte.

Faire face aux défis futurs et imposer la paix à ses agresseurs, voilà toute l’ambition renouvelée par le gouvernement du Général Leopoldo Sapateiro, entre deux crises. Et pour cela, les actions radicales ne manquent pas, à commencer par le projet de réforme nationale des institutions militaires du pays. Moderniser et renforcer sa défense par l’acquisition de nouveaux équipements et l’attribution de nouveaux budgets? Oui assurément… Mais dans ce cas, que l’armée justifie d’une cartographie précise de ses ressources afin d’optimiser leur déploiement au sein de la force dédiée à la défense nationale.

Une consigne claire qui se traduit par une seule action concrète : l’instauration de ORBAT qui cartographie précisément, l’affectation des moyens humains et matériels au sein des contingents militaires du Pontarbello.

Effectivement, la présence systématisée des ORBAT au sein de l’institution militaire pontarbellooise, comme il en est question avec la force ASCARA, va permettre d’établir une hiérarchie claire non plus des soldats, mais des groupements militaires pouvant possiblement intervenir sur un même théâtre d'opération. Seul l’ORBAT viendrait apporter de l’ordre pour légitimer un positionnement d’une unité sur une autre dans la conduite des opérations. Sous ce système chaque unité apprend alors à connaître son rôle, sa spécificité lorsqu’il y en a une, pour interagir efficacement avec le reste d’un contingent. Une démarche que le Général Leopoldo Sapateiro s’était permis de justifier en ces termes “Il ne faut plus être de bons soldats, il nous faut devenir une bonne armée” un sous-entendu qui laisse peu de place à l'ambiguïté et invite l’armée à se structurer davantage, pour fonctionner en logique de corps et non plus d’individus, portés par des héroïsmes individuels…

Sans coordination, il n’y a pas d’armée et c’est là le principal apport de l’instauration d’ORBAT voulue par le Général Leopoldo Sapateiro. Après la coordination, l’ORBAT intervient aussi dans la définition d’une hiérarchie claire, destinée à définir les rôles et les responsabilités de chaque unité rattachée aux contingents pontarbellois, de sorte à identifier les besoins et consécutivement à ça, les acquisitions nécessaires. Et dans le cadre de la réforme militaire qui a affecté la force ASCARA, les acquisitions de véhicules blindés, non blindés, terrestres, aériens, en tous genres, ne manquent pas ! De quoi engager durablement le gouvernement du Général Leopoldo Sapateiro, dans l’achat de nouveaux armements made in alguareno.

En sus des ORBAT et de ces acquisitions d’équipements, une autre étape de la réforme des armées du pays s’est reposée sur la création d’une police militaire, une unité irrégulière, chargée de maintenir l’ordre et la discipline au sein des armées, en plus d’enquêter au plus près de celles-ci, dans le cas où de nouveaux cas de trahison étaient décelés. Cette unité n’aurait effectivement pas pour but de fonctionner à part des contingents de l’armée régulière mais d’y être directement intégrée, de sorte à faciliter leur travail au mieux par la proximité faite entre elle et les armées du pays. Avec cette réforme, le Général Leopoldo Sapateiro s’offre manifestement et durablement, des leviers de lutte contre les félons qui voudraient nuire à son règne, en plus de s’offrir les moyens d'entamer des actions armées plus meurtrières contre ses ennemis de l’extérieur, par l’emploi de contingents spécialisés, y compris par la présence d’une force de réaction rapide intégrée à la force ASCARA.

Une initiative que beaucoup dans l’entourage du Général décrivent comme payante à moyen terme, par sa capacité à offrir de nombreux avantages, comme le renforcement de la discipline au sein des armées voulu par la police militaire et la cohésion au sein des unités par la formalisation des ORBAT.

Magasinier de l'ANPL a écrit :Budget mis à disposition pour l’acquisition d’équipements militaires pour les forces armées : 4 242 points de développement (investis dans le pays vendeur des armements = Alguarena.
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30 août 2010 - Quelles solutions de financement pour l’Armée Nationale du Pontarbello Libre?


Investissement
La réforme des armées pontarbelloises, avec la constitution d'ORBAT regroupant un certain nombre d'unités calibrées, implique des solutions de financement sur lesquelles l'état-major de l'ANPL est très attendu.


Les projets de réforme des armées, appelés avec vigueur dans le pays par la gouvernance du Général Leopoldo Sapateiro, laissent à ce jour une question majeure en suspens : sur quels financements ces derniers espèrent-ils se pérenniser? Seront-ils impactants pour le quotidien des pontarbellois?

La force ASCARA, brigade d’élite de l’armée pontarbelloise, doit aujourd’hui après avoir fait le constat d’un manque d’équipements, faire celui d’un manque de financements pour permettre le développement des quatre bataillons bientôt opérationnels.
Les effectifs voulus en son sein sont déjà présents au sein de nos armées, il n’est donc pas question de recrutement mais d’équipements, pour porter la réforme à son terme. Un équipement qui serait alors varié, nombreux et donc in fine, coûteux pour ce petit état péninsulaire qui malgré sa réussite économique, ne justifie pas encore des pôles de recherches scientifiques suffisants, pour développer des constructeurs d'armements nationaux. Dans ce contexte et considérant ces éléments, des plans de financement adaptés sont en construction, pour prévenir les coûts exorbitants que peuvent représenter ces futures importations. D’avis d’experts, le coût des acquisitions de matériels destinés à rééquiper la force ASCARA, serait d’environ 200 millions d’Escudos Pontarbellois [EP] (soit 20 000 Unités Monétaires Internationales).

Une somme conséquente pour laquelle le pouvoir à la tête du pays ne souhaite pas augmenter la fiscalité à la charge des ménages, ni des entreprises dont elle bichonne l’installation dans le pays à l’instar des sociétés médicales et paramédicales lofotenoises comme Thylacine Corporation. Les forces militaires pontarbelloises étant désignées comme l’extension, le bras armé et vengeur du dictateur Leopoldo Sapateiro à leur tête, très peu d’états sont enclins à lui consentir la fourniture d’armements, qu’ils soient vendus ou cédés à titre gracieux. De ce constat, l’état-major pontarbellois est contraint à la recherche de solutions pour l’autofinancement de ses armées et sa capacité à lutter contre le crime et la délinquance peut possiblement s’en trouver affecté. La prostitution? Un délit. Les trafics d’armes et de drogues? Un crime qui fait grand cas de la peine de mort pour qui sera attrapé sur le sujet. Mais n’y a-t-il pas un curseur à repositionner? Les réseaux de prostitution ne peuvent-ils pas être taxés au même titre que les boulangeries, ou les sociétés dites de “service”? La question restait ouverte et les plus hautes instances décisionnaires du pays, largement aidées des conseillers militaires pontarbellois, ont fourni la réponse.

Le financement des armées sur la base de taxes applicables au sociétés du crime, en contrepartie d’une répression plus mesurée quant à leurs activités, est une solution désormais jugée viable pour le Général Leopoldo Sapateiro. Justifiant déjà d’une enveloppe de plus de 40 millions d’Escudos Pontarbellois [EP], cette option pourrait valablement lui conférer l’atteinte d’un montant égal ou sensiblement égal à 100 millions d’Escudos pontarbellois, soit la moitié de la somme convenue pour faire cette acquisition majeure d’armements pour rééquiper la force ASCARA.

Des chars légers, des véhicules de combat et de transport d’infanterie, des armements légers, quelques aéronefs, l’addition risque en effet d’être assez salée en comparaison de ce qu’elle pouvait être jusqu’à présent. Pourtant, la République d’Union Nationale du Pontarbello a su prouver qu’elle était capable d’investir le tissu économique et de développer les marges de manœuvres budgétaires, pour la poursuite de certains projets de fond comme il en est maintenant question avec la réforme des armées pontarbelloises. Le racket de réseaux criminels locaux et la saisie de certains armements, pourraient donc contribuer à amoindrir la note du programme de rééquipement des armées pontarbelloises.

Magasinier de l'ANPL a écrit :Budget précédemment constitué : 4 242 points de développement + 3 903 points de développement = 8 145 points de développement.
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16 septembre 2010 - CONFIDENTIEL - Des industriels de l’armement alguarenos, en démonstration au Pontarbello pour décrocher le contrat autour du rééquipement de la force ASCARA.


Les industriels de l'armement alguarenos ont présenté de nombreux engins et équipements militaires, aux autorités pontarbelloises, potentielles acquéreuses d'un large parc logistique.
La République d’Union Nationale du Pontarbello, pourtant engagée au sein de moultes rivalités territoriales et politiques, n’a jamais dépensé autant d’argent que ce qu’elle s’apprête à faire.


Officiellement en paix mais connaissant pourtant plus de guerres et de conflits qu’un quelconque État à l’international, la République d’Union Nationale du Pontarbello multiplie les signes portés vers le renforcement de son armée et après elle, sa territorialité. Il faut dire que cette dernière a souffert de nombreuses contestations depuis les trois années qui ont suivi l'indépendance du Pontarbello. Invasion kah-tanaise, occupation pharoise, intimidation cobaricienne et et rousmalienne, les manœuvres militaires dirigées contre le Pontarbello ne manquent et c'est à se demander si ceux qui les ont usées ne seraient pas plus engagés au sein d’une posture martiale que ne l’est le Général Leopoldo Sapateiro lui-même.
A ces agressions, le Pontarbello et son commandeur suprême en la personne du Généralissime Leopoldo Sapateiro, se sont offerts les moyens d’entretenir au meilleur cas une force de dissuasion, au pire cas de la matière à avoir du répondant.

Des fusils d’assaut de haute manufacture, des véhicules tout-terrain pour porter des opérations spéciales derrière les lignes ennemies, des blindés légers et mobiles pour soutenir un mouvement de troupes ou tenir des positions fortifiées sur le territoire nationale, l’Armée Nationale du Pontarbello Libre veut s’ouvrir et donc s’offrir, de nouvelles possibilités tactiques, par l‘acquisition d’un équipement militaire réputé hautement qualitatif.

Pour satisfaire de tels enjeux de qualités et de productivité, la République d’Union Nationale du Pontarbello s’est naturellement tournée vers les industriels de l’armement alguarenos qui détiennent sur le sujet, un large éventail d’unités et équipements de renom, aux caractéristiques techniques diverses, pour porter les affrontements de la manière souhaitée.

Aussi, si un premier arrivage devrait intervenir sous peu, d’autres commandes devraient suivre, considérant la nécessité du Pontarbello, à nourrir une armée réduite et donc par conséquent polyvalente et performante, forte de ses équipements à haute technologie. La force ASCARA, revisitée dans son organisation après les dernières réformes militaires vient ainsi afficher un ORBAT ambitieux, pour lequel les partenaires à même de fournir l’équipement désiré semble restreint, compte tenu des rivalités politiques et militaires, entretenues entre le Pontarbello et une parti des acteurs internationaux. Mais cette diplomatie étrangère pétaradante, ne semble pas entamer la volonté des industriels de l’archipel, désormais prêts à franchir le détroit de Malmana, pour faire la démonstration des équipements qui composent aujourd’hui le gros de leur catalogue de vente. Il faut reconnaître qu’en dépit de la nature politique du Pontarbello, la Fédération d’Alguarena s’est fortement investie pour normaliser autant que faire se peut, les relations diplomatiques internationales entourant la République d’Union Nationale du Pontarbello.

En dépit de ces efforts et souffrant encore d’agressions à l’encontre de sa souveraineté, la République d’Union Nationale du Pontarbello, est vouée à l’état de guerre permanent, enregistrant cette année encore, une attaque terroriste dirigée contre ses pénitenciers, des attaques téléguidées depuis l’étranger et soutenues par des états limitrophes au sien.
Des tensions qui, malgré le risque d'éclatement de conflits armés dans la région, restent donc profitables aux industriels de l’armement alguarenos, capables de nourrir de nouveaux débouchés pour leurs équipements militaires, y compris ceux jouissant d’un certain niveau de technologies. “On aurait tort de croire que l’Armée Nationale du Pontarbello fasse le déstockage des armées fédérales d’Alguarena ou des industriels de l'armement, l’ANPL acquiert une partie de ses équipements parmi le nec plus ultra de ce qui se fait au sein de l‘armée fédérale d’Alguarena…” a ainsi tranché un proche associé anonyme de la société Benca, l’entreprise chargée d’honorer la commande décrochée par appel d’offres public et relatif à la réforme des armées pontarbelloises.

Au moment où les conflits sont en grande expansion à l’international, considérant la guerre au Kronos afaréen et l’invasion du Prodnov, le Pontarbello souhaite prendre de l’avance, quant aux nouvelles agressions qui pourraient surgir à l’intérieur de ses frontières. Un enjeu qui l’a d’ores et déjà amené à signer un chèque de plus de cent-cinquante-millions d’escudos pondarbellois à ces marchands de mort dont le commerce s’est terriblement réduit en 2009, du fait d’une concurrence international grandissante et très compétitive, sur le sujet. Une somme importante mais qui, au regard de l'inarrêtable développement économique présent au sein de la péninsule, reste marginale.

Il faut reconnaître que le contexte est favorable à un réarmement car indépendamment des crises militaires et politiques qui entourent la République d’Union Nationale du Pontarbello, la conjoncture qui entoure la Fédération d’Alguarena invite aussi cette dernière à entamer un long processus de modernisation des équipements présents sur son parc militaire, ce qui permet assurément au Pontarbello, d’identifier des opportunités réelles d’acquisitions d’équipements militaires pour ses troupes. Un agenda aux rouages bien huilés, puisque les délégations pontarbelloises et alguarenas n’ont eu de cesse d'échanger sur la semaine écoulée, dans un contexte où la Fédération d’Alguarena est en train de passer d’importantes commandes à son industrie de l’armement, pour conforter sa place de première puissance militaire mondiale, à l’heure où la témérité de certaines nations lui étant opposées se prononce selon elle, avec beaucoup trop de facilités.
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Logo de la brigade du Jaguar Paltoterran

22 décembre 2010 - CONFIDENTIEL - La Fédération d’Alguarena a transformé les combattants indépendantistes pontarbellois en une armée fonctionnelle et débrouillarde.


Soldat pontarbellois en patrouille dans la capitale, Santialche
Tenant en respect les brigades solaires kah-tanaises, puis l’armée pharoise, l’armée cobaricienne et même rousmalienne, l’Armée Nationale du Pontarbello Libre (ANPL) a fait preuve d’adaptabilité au contact des partenaires alguarenos, faisant raisonnablement de cette micro-nation un adversaire craint et redouté des champs de bataille.


“Pari réussi”, se serait exclamé le Général d’armée alguareno Caïtano Lossada lorsqu’il commenta la situation de l’ANPL aujourd’hui. “Les autorités pontarbelloises ont imposé à leurs ennemis plus de défaites militaires en trois ans que nous n’avons pu le faire en dix, chapeau à eux. Le travail paie et vous avez bien travaillé messieurs…” Au-delà de la force brute, c’est bien le tempérament et l’enthousiasme des combattants pontarbellois qui surprennent à l’international. “La République Nationale du Pontarbello, est prête à livrer bataille n’importe où et n’importe quand, indépendamment du contexte que lui impose l’ennemi. Elle est prête à tirer les marrons du feu et rares vont commencer à être les états peuvent prétendre avoir le luxe de s’en faire un ennemi… Un palmarès impressionnant autant que redoutable qui a toutes les raisons du monde de conforter le Généralissime Leopoldo Sapateiro à son pouvoir car il a su prouver sa valeur martiale à travers le processus de rébellion puis d‘indépendance de la péninsule, la capacité du Pontarbello à prospérer sous une entité politique et culturelle distincte de l’Empire listonien.

Réforme militaire d’envergure et création d’une police militaire, trahison dans les rangs de l’ANPL et attentat commandité depuis l’étranger déjoué, les institutions militaires pontarbelloises sont exposées à de nombreux défis et nul doute que la présence des industriels de l’armement alguarenos en démonstration dans la capitale de Santialche, mêlée au soutien des conseillers militaires alguarenos et privés du Jaguar Paltoterran, sont une aide bienvenue.

“Aussi dur puisse être le régime totalitaire pontarbellois, il l’est toujours plus avec nos ennemis et sa seule existence démontre toute l’impuissance de ces derniers au sein de la sphère d’influence aleuco-paltoterrane” avait ainsi résumé sa pensée et celle de l’état-major fédéral, eu égard au régime du Général Leopoldo Sapateiro, jugé “imprévisible et incontrôlable” par plusieurs pairs, que ce soit au sein de l’armée ou de la classe politique.

Et dans la préparation des soldats pontarbellois, certains éléments de langage ne trompent pas quant à la présence présente et passée, des forces armées alguarenas. “Certains ordres sont donnés en espagnol car les instructeurs étrangers les rabâchent sans cesse. Si bien qu'aujourd'hui, les soldats de l’ANPL prennent ceux-ci pour unique repère dans l'exécution de certaines manoeuvres en opération…” nous confie un officier pontarbellois, sous couvert d'anonymat, expliquant que les soldats pontarbellois ont une communication militaire de plus en plus impactée par l’espagnol, au détriment du portugais. “Tous les termes techniques et militaires entretenus par l’armée fédérale d’Alguarena n’ont pas d’équivalent au sein de la langue lusophone. C’est pourquoi des dénominations espagnoles sont restées en l’état au sein du registre militaire pontarbellois, où le portugais reste pourtant la langue officielle.”

Par conséquent, sur le terrain des opérations comme les bureaux filtrants des classes dirigeantes alguarenas et pontarbelloises, le sort des deux nations semble intimement se lier, pour la préservation d’un équilibre régional qui sied à chacun et permet le libre exercice des pouvoirs détenus de part et d’autres de ce détroit si controversé.

Intendance a écrit :Transfert de l'Atlas ALGUARENA pour celui du PONTARBELLO (au bénéfice de l'ANPL)
  • 200 camions de transport lvl 6
  • 100 transports de troupes blindés lvl 6
  • 41 véhicules de combat d’infanterie lvl 5
  • 50 mortiers légers lvl 7
  • 1 000 mitrailleuses lourdes lvl 7
  • 500 lance-roquettes lvl 6
  • 500 lance-missiles antichar lvl 6

Transfert de l'Atlas ALGUARENA pour celui du PONTARBELLO (au bénéfice du JAGUAR PALTOTERRAN)
  • 1 transporteur de chalands lvl 1
  • 600 mitrailleuses lourdes lvl 7
  • 192 lance-roquettes lvl 6
  • 300 lance-missiles antichar lvl 6
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lofotens sans frontières, l'actualité des expatriés

Les forces armées du Lofoten prennent leurs quartiers d'hiver en territoire pontarbellois à Chileneda !

base militaire de chilenada

Les Provinces-Unies renforcent leur partenariat militaire et stratégique dans une démarche de collaboration croissante avec la République Pontarbelloise dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes dans le monde, mais également en Aleucie.
Fini désormais le temps où la paix et la stabilité semblaient être des constantes invariables et des acquis sur ce continent considéré comme l’un des plus paisibles et prospères aux antipodes du chaos et des guerres qui essaiment et balayent constamment les nations d’ Eurysie.

La récente annonce par le département d’Etat à la Défense de la création d'une base militaire aéronavale dans la péninsule pontarbelloise ô combien hautement stratégique, si proche des géants et adversaires politique et militaires que sont les Fédérations de l’Alguarena et les Communes du Grand Kah, n’a semble guère suscité de réactions sur la scène internationale.
Ce projet, présenté comme ultra critique par la Conseillère d’Etat à la défense, Mme Marjorie Pierpont-Sullivan, soulève néanmoins des questions sur son impact régional à l’heure où le réarmement massif des nations démocratiques semble être la nouvelle doxa.

Un projet stratégique qui s'inscrit dans une démarche politique globale des Provinces-Unies visant à avoir le plus de postes-avancés et solutions de replis un peu partout dans le monde, en cas d’affrontement global, une hypothèse largement envisagée et théorisée par le gouvernement actuel, qui loin de prôner l’apaisement et de rassurer la population, semble au contraire préparer les esprits à un conflit mondialisé.

“Nonobstant la Loduarie Communiste ce proto état qui n’est qu’un vaste camp militaire à ciel ouvert, d’autres menaces, nouvelles, et exogènes, apparaissent un peu partout, et il est de notre devoir de nous assurer que le Lofoten reste dans le camp des vainqueurs et que nos concitoyens sont préparés à y faire face. Mais c’est bien entendu le pire des scénarios, et afin que ce dernier ne se réalise jamais, il faut préventivement contrôler, gérer, voire neutraliser ces menaces exogènes avant qu’elles n’atteignent notre territoire national. C’est là que les bases militaires sur lesquelles peuvent s’appuyer la Milice Fédérale (ndlr : nom de l’armée de terre dans les Provinces-Unies), l’U.P Navy et l’U.P Air Force entrent en jeu” a déclaré il y a peu Mme Pierpont-Sullivan lors d’une conférence de presse à la Chancellerie. “Il n’est pas question de déclencher un conflit, mais justement d’avoir assez de présence et de poids pour pouvoir peser et être crédible dans les processus de désescalade et deconflictualisation. La Loduarie par exemple ne comprends que la force brute, elle ne s’aventuera pas dans un conflit où elle sait qu’elle risque l’annihilation. Enfin pas d’elle même, surtout de celle de son dirigeant, car je doute que le peuple loduarien n’ait un quelconque intérêt ou poids dans l’équation.”

UPS Draugr
L'UPS Draugr, un destroyer de l'UP Navy patrouillant au large du détroit aleucien afin de protéger les cargos et tankers des flottes commerciales internationales, fait parti du dispositif de lutte anti piraterie des Provinces-Unies dans la région

La base, dont la construction est déjà achevée car il s ‘agit d’une infrastructure déjà pré existante , sera située très précisément dans la localité de Chileneda, une modeste communauté de pêcheurs, qui avait auparavant avait une notoriété fondée sur sa flotte commerciale de pêche, constituée de plusieurs centaines de chalutiers pour près d'à peine plus de 5000 habitants. Mais c’est une région considérée comme cruciale davantage pour des raisons économiques et géopolitiques : près de 20 routes maritimes et axes commerciaux majeurs croisent au large du Pontarbello, interface logistique d’une intense activité commerciale alimentant les plateformes de l’Aleucie du Sud et du Paltoterra, et bien entendu perfusant le gigantesque marché de consommateurs de la puissance alguarenaise . Selon les autorités pontarbelloises qui ont soutenu le projet, cette implantation vise à renforcer la sécurité dans une zone instable et à soutenir des opérations militaires, humanitaires, ou logistiques en collaboration mutuelle lofoteno-pontarbelloise.

"Nous remerçions profondément le General Leopoldo Sapateiro ainsi que les autorités pontarbelloises, nous espérons que cette nouvelle implantation à Chileneda permettra de répondre rapidement aux menaces émergentes en sud-aleucie et dans le nord du palto terra et d’accroître la stabilité de nos alliés pontarbellois, alguarenos et péroniens", a déclaré Aryndryl Elfïndir, le porte-parole du Département d’Etat à la Défense. ” Outre son rôle militaire évident, la base de Chilenada inclut également des infrastructures civiles, comme un hôpital qui sera géré par une unité auxiliaire de la Thylacine Corporation, déjà présente dans le pays, ainsi que des centres de formation, car il est essentiel que nos troupes et notre matériel, très performant sous des latitudes polaires et un climat arctique, puisse s’entraîner et développer des compétences dans un environnement totalement différent qu’offre le climat tropical du Pontarbello."

Jaegers s'entraînant
Des unités amphibies Jaëgers s'entraînant à débarquer et à progresser sur une plage à proximité de Chilenada en collaboration avec des unités de l'armée régulière du Pontarbello.


Pour le Pontarbello , l'accord signé avec le Lofoten représente une opportunité économique majeure mais également stratégique à long terme. En effet la République du Général Sapateiro, ce n’est un secret pour personne, s’est appuyé pendant longtemps sur le soutien et le support indéfectible de son très puissant voisin la Fédération de l’Alguarena. Hors, en tant que fin stratège, le dirigeant pontarbellois sait qu’il ne peut pas mettre tous ses œufs dans le même panier, surtout en matière de défense, et tends donc à multiplier les partenariats d’intérêt à long terme avec d’autres puissances. Comme toute base militaire d’envergure, des centaines d’emplois locaux seront automatiquement créées, notamment en ce qui concerne la maintenance, des infrastructures, la logistique, l’intendance, l’approvisionnement de ce qui n’est pas loin d’être une petite ville.
En outre, d’autres entreprises, déjà présentes, comme la United Oil et la Troepp&Fjörd, comptent renforcer leur présence aux abords de la base militaires lofotenoise. Cependant, cet accord a également soulevé quelques inquiétudes, notamment parmi les groupes et communautés de pêcheurs locaux, qui craignent une perte de souveraineté, un impact sur leurs activités et le commerce local.

Le Général de Brigade Lucius Williamsøn, qui commandera la base militaire, a déjà rassuré la population locale en affirmant que les forces armées du Lofoten respecterons scrupuleusement la population locale et qu’ils veilleront à ce que leurs activités aient le moins d’impact possible sur l’environnement et les activités environnantes.
Le Général Williamsøn a par ailleurs confirmé que plusieurs bâtiments et sous-marins de l’UP Navy stationneraient dans cette base, la plupart appartenant à la Südflåten, ainsi qu’un important contingent de Jaëgers, plusieurs milliers, sans entrer dans un décompte précis du nombre de militaires qui seront présents toute l’année.



Mais c’est une implantation encore controversée. En effet, sur la scène politique nationale, cette initiative suscite des critiques de la part de plusieurs membres de l’opposition politique, notamment au sein du parti social-démocrate. Certains élus et parlementaires accusent le gouvernement actuel de perturber l’équilibre régional en contrariant les partenaires de l’ONC, et non des moindre, la Fédération de l’Alguarena qui pourrait voir d’un mauvais œil la place croissante que le Lofoten entends prendre auprès du Pontarbello, dans le voisinage direct de la super puissance, et donc dans le pré-carré de la zone d’influence alguarenos, malgré les bonnes relations entre les deux pays.
Les organisations de défense des droits humains expriment également leurs préoccupations. Elles mettent en garde contre le risque de militarisation accrue dans une région déjà fragile, et rappellent à bon escient le caractère dictatorial du régime pontarbellois : “Malgré ce qu’on en dit, et malgré toutes les belles paroles du Général Sapateiro, la réalité que vivent les populations sont bien moins reluisantes qu’il n’y paraît, et les libertés fondamentales sont encore et toujours violées et réprimandées dans ce pays. Le Lofoten s'acoquine donc avec des dictatures de manière flagrante et éhontée, et ferme ouvertement les yeux sur les souffrances endurées par le peuple pontarbellois “ s’indigne la porte-parole de l’ONG “Freedom Esperanza” qui milite pour la démocratisation du Pontarbello.

Quoiqu’il en soit cette base militaire est la deuxième du genre à être ouverte, après celle de l’Empire anticolonial au Nazum, en Chandekolza. La base aéronavale Sainte-Gunhild, dans les îles Đống cát est ainsi devenue, en terme de taille et de présence militaire, la plus importante base militaire lofotène du Nazum.

Bien entendu, cela ne prends pas en compte les autres nombreuses bases librement et partiellement utilisées par les alliés de l’ONC, mais il apparaît de plus en plus clair que le nouveau gouvernement actuel cherche de plus en plus à s’autonomiser et à se dégager de sa dépendance militaire vis à vis des forces de l’ONC dans le cas où le Lofotexit, processus par lequel les Provinces-Unies quitteraient l’organisation et appelé de ses voeux par l’actuelle Chancelière Gudrün Stefersøn, ne devienne une réalité.


Effectifs de la Südflåten à Chilenada à venir....
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Communication de la Communauté Continentale Paltoleucienne

Logo temporaire de la Communauté Continentale Paltoleucienne

Nous vous informons que la CCP vous invite à rejoindre ses rangs en tant que membre. La CCP, aussi nommé Communauté Continentale Paltoleucienne est une organisation internationale visant à rassembler les pays Aleucien et Paltoterran afin de pouvoir organisé des évènements et normalisation entre ses membres afin de garantir une cohésion continentale et maintenir la stabilité de la région. Nous vous invitons donc à nous rejoindre afin de pouvoir participer au décision à l'échelle continentale qui seront prise au sein de la communauté, notamment sur le récent projet transpaltoleucien, qui commenceras par le transaleucien, ce projet vise à relier les pays membre et non membre le souhaitant via des lignes de train afin de garantir un liaison entre les pays. Rejoindre la CCP c'est rejoindre un organe international non orienté, cela veut dire que votre pays peut le rejoindre peut importe sont régime et sont orientation politique, peu importe si un pays que vous considéré comme votre ennemis juré fait partie de la Communauté Continentale Paltoleucienne au contraire ! Vous voulez le laisser participer au décision en restant dans l'ombre sans pouvoir rien y faire ? Bien sur que non ! Participé, même face à un ennemis vous permettras d'exposé vos idée et d'exposé votre avis sur ce que vous trouver de mauvais dans les projets proposer.
Si vous souhaiter nous joindre et participer à l'avenir du continent inscrivez vous >>>ici<<<
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Un appel en provenance de Kharinsk au Khardaz.
Appuyé sur 1 pour accepter.
Appuyé sur 2 pour refuser l'appel.
1.
2.
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LE SECRÉTAIRE ROYAL À L'ÉCONOMIE DU ROYAUME DE BROCELYNWOOD

Communiqué officiel relatif au ”Label des Produits Aleuciens”


"A l’attention des citoyens brocéliens et des nations du continent d’Aleucie :

Au cours du deuxième semestre de l’année 2019, trois nations du Sud du Continent - le Pontarbello, l’Icamie, l’Akaltie - ont annoncé la création d’un label visant à faire reconnaître à l’international la qualité de certains types de produits dans le cadre des exportations à l’étranger, et ainsi concurrencer les puissances industrielles qui inondent les marchés de biens de qualité parfois médiocres.

Malgré un attachement commun à la chrétienté avec le Pontarbello, il est de notoriété publique que nous sommes parfois confrontés à un certain nombre de divergences avec les nations à l’origine de ce nouveau label. Cependant, nous avons rapidement fait part de la volonté d’intégrer cette nouvelle marque d’origine certifiée.
En effet, l’économie brocélienne s’est construite et continue à être développée avec le souhait de prioriser la qualité et l’authenticité de nos produits, issus de nos champs, nos terroirs, nos océans et nos forêts. Sans l’ombre d’un doute et sans que cela soit exhaustif, nous estimons être en particulier éligible à la labellisation de nos productions de mobiliers en bois massifs, sculptés ou artisanaux, et de produits de la pêche tels que le saumon, le thon ou encore le crabe. Bien qu’étant une puissance économique en devenir du continent, nous continuons à être assis sur cette philosophie et nous opposons systématiquement à toute tentative de basculement dans un commerce débridé comme fin en soi et déconnecté de l’authenticité.

Le Pontarbello a accueilli avec intérêt notre sollicitation. Cependant, Monsieur Becerra, Ministre des Affaires Etrangères, ne s’est pas engagé à une réponse positive constatant qu’un certain nombre de questionnements devaient se poser. Nous avons naturellement exprimé notre volonté d’entamer un dialogue et apporter les preuves de l’adéquation de notre économie et nos produits avec la philosophie et les critères imposés par le label.
L’étape préalable à toute perspective de ce type devait être l’organisation d’un échange entre les actuels partenaires parties prenantes du label.

A ce jour, nous sommes au regret de constater que nous n’avons toujours pas été destinataire du moindre retour quant à l’avancement de ce dossier. Bien que n’en ayant pas encore la certitude, nous craignons que ce silence soit à interpréter comme un refus.
Le Royaume de Brocelynwood exprime son inquiétude sur l’éventualité d’une concurrence déloyale de quelques pays natifs qui utiliseraient un label avec le nom de notre continent pour mettre en avant leurs produits, tout en fermant par principe le label aux autres nations d’Aleucie. Lorsqu’un consommateur international rencontrera un produit artisanal et de haute qualité brocélien, donc d’Aleucie, sans label “marque d’origine contrôlée Aleucie”, devra-t-il en conclure que sa qualité est moindre ? Si cela est précisément et certainement dans l’intérêt de nos concurrents, nous ne pouvons nous y résoudre.

Dans une perspective de dialogue, nous proposons cette marche à suivre :
  • En premier lieu, de la part des trois nations actuellement dépositaires du label concerné : l’ouverture de réelles négociations avec les pays aleuciens concernés et intéressés par cette marque, le cas échéant le Royaume de Brocelynwood qui a vivement manifesté et réitéré son intérêt. Un haut niveau de sélectivité des produits ne signifie pas de donner l’exclusivité à cercle très restreint de nations.
  • Si telle n’est définitivement pas la volonté, que le refus soit explicite ou indirect, il serait fortement bienvenu de renommer le label, afin qu’il ne contienne pas le nom du continent et éviter qu'il constitue par ce fait une distorsion de concurrence
  • Enfin, nous appelons les nations du continent à nous suivre dans ces démarches pour trouver une issue positive qui soit dans l'intérêt de tous, et ne pas se trouver lésées par la poursuite de la situation actuelle.

Le Secrétaire Royal à l'Économie du Royaume de Brocelynwood, M. Joe Berryn, se tient à la disposition de tout partenaire souhaitant évoquer ce dossier et compte sur la collaboration active de chacun pour la promotion de la qualité aleucienne."


Le 17 mars 2019
3098
(Points comptabilisés ici pour une partie de l'article seulement)

Dans : The Brocelynwood Ledger
Ce journal est très "pro-business" et proche des idées du Parti Libéral

Accords économiques, vision, label des produits aleuciens : Joe Berryn répond à nos questions
7 mai 2019

Joe Berryn (Marek Belka)

Alors que les élections des membres de l’Assemblée Unique se rapprochent à grands pas, le Secrétaire Royal à l'Économie Joe Berryn a choisi nos colonnes pour s’exprimer sur la politique économique internationale du Royaume.


Journaliste : Monsieur Berryn, merci d’avoir accepté notre invitation. Accords économiques avec Westalia, Duve, la Sovélie, l’Empire du Nord, réductions de droits de douane dans certains secteurs : le Royaume est sorti de son isolationnisme et de son protectionnisme ?

Joe Berryn : Contrairement à ce que certains tentent de laisser entendre, le Royaume n’a jamais été dans une optique défavorable aux échanges économiques. Il est évident que nous avons à offrir bien plus que nos besoins domestiques, et que nous devons dans le même temps importer. Ce n’est ni nouveau, ni spécifique à Brocelynwood. Et c’est pour cela que nous signons des accords qui sont équilibrés, nuancés, différents selon les nations concernées et les secteurs en jeu.


Certains de vos opposants disent que vous agissez lorsque vous êtes au pied du mur. C’est ce qu’il s’est passé avec la Sovélie avec qui vous avez signé un accord d’importation d’hydrocarbures ?

Je ne prête pas attention à ces critiques sans fondement. Cet accord est excellent et sécurise une part non négligeable de nos besoins en pétrole et gaz. Notre devoir, et mon travail en particulier, est que notre nation ait accès à des stocks et des flux qui soient en phase avec la consommation nécessaire à l’usage domestique, aux transports, à l’industrie. C’est le cas aujourd’hui. Nous devons en permanence analyser, anticiper et adapter notre stratégie car le monde lui-même évolue. Lorsque l'on n'est pas aux responsabilités, il est toujours très facile de crier “danger” devant tel ou tel risque, alors même que la situation est parfaitement sous contrôle.


Vous semblez proposer maintenant plus d’ouvertures au niveau des échanges de biens, mais votre politique reste très restrictive concernant les investissements étrangers et la concentration des entreprises. Beaucoup de spécialistes économiques s’accordent à dire que cela fait passer Brocelynwood à côté de beaucoup d’opportunités. Qu’en dites-vous ?

Notre Royaume s’est toujours inscrit dans une vision globale et le long-terme. Les opportunités immédiates sont parfois alléchantes, mais ce n’est pas la bonne manière de réfléchir au sujet. Si demain nous ouvrons les vannes, nous aurons sûrement un certain nombre d’investisseurs qui vont s’imposer, développer des très grandes entreprises, des très grandes productions à la chaîne. Mais en quelques mois, nos chiffres de croissance s'effondreraient car c’est la société elle-même qui sera disloquée. Le Royaume de Brocelynwood perdrait son identité, son âme, les artisans seraient concurrencés de façon déloyale, le savoir-faire ne serait plus reconnu. La société serait mise au service de l’économie et non plus l’inverse. C’est aussi ce monde-là, en plus du laxisme, qui fait prospérer des idées comme le communisme. Et, au-delà, nous deviendrions dépendants de capitaux étrangers et donc des autres nations puisqu’il faudrait les garder à tout prix pour éviter l’effondrement.


Est-ce que le pouvoir royaliste n’est quand même pas arc-bouté à un rapport relativement traditionnel à l’économie qui l’empêche d’avancer ? Philip Morland prévoit dans son programme un grand plan “Pour un Royaume des nouvelles technologies 2026”. Ce n’est pas admettre un retard ?

Toutes les nations ne peuvent pas être les leaders de tous les secteurs. Nous sommes très fiers de nos filières du bois, de la pêche, de l’artisanat, de l’agriculture et je me refuserai à toute dévalorisation au nom de la modernité. Nous avons identifié que l’enjeu des nouvelles technologies était en effet essentiel et n’est pas notre cœur de développement historique. Nous assumons pleinement de lancer un grand plan sur plusieurs années. Les objectifs restent les mêmes : favoriser la qualité et les secteurs de pointe plutôt que le jetable, développer une plus grande production domestique pour ne pas dépendre à l’avenir des nations étrangères, tant pour les technologies du quotidien que pour l’ensemble de notre production industrielle et de services.


Quelles formes cela va-t-il prendre ?

Nous allons augmenter de 50 % d’ici cinq ans le nombre d’ingénieurs diplômés chaque année, ce qui concerne des spécialités comme la robotique, l’informatique, l’énergie pour ne citer qu’elles. Dès les prochains mois, la puissance publique va investir 20 milliards de Woodies Crown, en partenariat et en complément avec le secteur privé, afin d’amorcer une dynamique de changement. Cela ne creusera pas le déficit car nous savons que nous aurons un retour sur investissement. Nous nous appuierons sur nos partenaires étatiques ou privés, en achetant des brevets ou en co-détenant des industries sur notre sol, à l’image du partenariat construit avec Hardenbor et Westalia dans l’automobile. Dans cette logique, le matériel informatique sera davantage produit sur notre sol, malgré une importation nécessaire de matières premières. Dans les Compagnies Royales - ferroviaire, maritime, du bois - les secteurs “recherche et développement” seront agrandis. Tout sera annoncé dans les détails en temps et en heure.

Vous avez parlé de secteurs dans lesquels le savoir-faire du Royaume est reconnu. Dans le bois, la pêche, les produits alimentaires finis, Brocelynwood est exportateur net mais parfois en concurrence avec d’autres nations. C’est la raison pour laquelle vous avez voulu adhérer au Label des Produits Aleuciens développé par le Pontarbello, l’Akaltie et l’Icamie ?

Nous n’avons jamais eu besoin d’un label en soi pour que notre qualité soit connue et reconnue. Dans beaucoup de pays du monde, les connaisseurs recherchent le mobilier en bois brocélien, pour ne prendre que cet exemple. Cependant, nous savons bien que pour le grand public, dans la psychologie de l’acte d’achat, la mention d’un label peut être déterminante entre plusieurs produits. C’est ce qu’il se passera notamment pour les achats de la vie courante, comme le poisson en supermarché. Donc à partir du moment où ce label existait et mentionnait le nom de notre continent, il était cohérent de nous y intéresser et que nos produits n’en soient pas exclus.


Sauf que votre adhésion semble battre de l’aile, ce que vous avez vous-même dénoncé dans un communiqué le 17 mars dernier. Vous demandiez a minima à ce que le nom du label évolue. La situation a-t-elle changé depuis ?

En quelque sorte. Alors non : Pontarbello, l’Icamie, l’Akaltie n’ont apporté aucune réponse, garantie ou le moindre signe d’évolution. Nous regrettons qu’il n’y ait pas eu d’honnêteté dès le départ. Il s’agit d’un label fait par des pays dits “natifs” et qui ne sera qu’éventuellement ouvert à d’autre pays eux-mêmes natifs. C’est la conclusion à laquelle nous avons abouti. Là-dessus, c’est leur liberté. Mais nous contestons politiquement et juridiquement le terme “Aleucie” qui constitue une distorsion de concurrence déloyale.
D’autant que ce n’est pas le seul problème. Je dirais même que notre non-adhésion est finalement plutôt un mal pour un bien.


Où voulez-vous en venir, Monsieur Berryn ?

Nous n’avions pas accès aux détails du label mais à mesure que les informations sont connues publiquement, plusieurs questions se posent.
Quels sont les premiers produits labellisés ? Du tabac, des cigares, des produits alcoolisés. Alors que nous essayons de promouvoir des comportements favorables à la santé et de responsabiliser les individus, ce label se construit contre la santé publique à l’échelle mondiale. Il vise à donner une image qualitative et positive de substances qui augmentent la mortalité et causent des pathologies. Malheureusement pour ces pays, je crains que cela ne finisse par se retourner contre le label et qu’il ne soit pas si bien perçu dans les autres parties du monde. Un mode de vie basé sur les seuls plaisirs simples et immédiats n’est pas un modèle partagé par tous.
Nous avons aussi pu constater que la qualité spécifique ne peut réellement être démontrée, avec un cahier des charges assez opaque. Les trois États sont d’accord pour agréer mutuellement leurs produits et s’auto-promouvoir, mais cela ne peut s’apparenter à une procédure qualité stricte avec des “contre-pouvoirs” et un regard critique. La supériorité qualitative des biens concernés n’est donc pas impossible mais pas certaine, et il y a même un risque que personne n’ait intérêt à relever des vices potentiels.


Dernière question, Monsieur Berryn. Comment voyez-vous votre avenir après le 2 juin, lorsque le Roi renouvellera les Secrétariats Royaux ?

Le Roi est souverain de ses choix. Malgré mon âge avancé, je suis prêt à poursuivre ma mission. Nous avons un excellent bilan, une économie dynamique, et je crois y avoir contribué à mon niveau. Mais cela ne dépend pas de moi et j'accepterai la décision quelle qu'elle soit.
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