Posté le : 06 sep. 2024 à 17:51:06
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CONFÉRENCE DE PRESSE DE MATTEO VON SCHIFT
2 Juillet 2014
Matteo Von Schift : Mesdames et messieurs, je vous remercie de vous être présentés à cette conférence de presse pour expliquer les raisons et objectifs du départ de la Confédération de Kölisburg de l'Union Économique Eurysienne, et éclaircir certains points d'ombre sur cette décision qui a été mûrement réfléchie, comme peuvent le montrer les différentes déclarations des gouverneurs de Kölisburg. Vous le savez, il y a quelques mois, j'ai publié une lettre ouverte aux membres de l'Union, qui semble avoir été un pavé lancé dans une mare. Ce sont des mots durs, des mots forts, mais des mots qui ont été largement pesés. J'aimerais tout d'abord revenir sur l'Union et faire un rapide point dessus avant de démarrer : Il est clair que l'Union Économique Eurysienne nous a aidés à renforcer notre place sur la scène internationale. Rejoindre l'Union dans son projet était une bonne idée, et, en théorie, l'Union aurait pu nous emmener beaucoup plus loin. Dans la pratique, nous le savons désormais, ce n'est pas le cas. En revanche, nous tirons un bilan positif de cette Union, qui a souvent été discréditée sur la scène internationale, ce qui est d'ailleurs honteux, vu les puissances qui décident chaque mois de rejoindre cette Union. Je tiens à le dire : Cette Union a les moyens de se développer, mais il y a plusieurs dysfonctionnements internes qui empêchent ce développement. Pour autant, cette Union, vis-à-vis de Kölisburg, nous a bénéficié en matière d'achats d'armements auprès de certains membres, nous permettant de bénéficier de réductions. Certains diront que nous avons profité de l'Union sans lui rendre, mais, vu les dernières publications de l'Union, nous pouvons conclure à un effet "neutre". Nous avons profité des avantages qu'offre cette Union, mais nous nous sommes aussi beaucoup investis. Je vous laisse poser vos questions.
Journaliste 1 : Monsieur von Schift, une question pour le Journal de Kölisburg : Vous dites tirer un bilan "neutre" de votre participation à l'Union Économique Eurysienne, mais pourriez-vous préciser les aspects spécifiques où Kölisburg aurait contribué à l'Union ?
Matteo von Schift : Les aspects spécifiques dans lesquels Kölisburg a participé sont clairs : l'élaboration d'un réel projet d'Union. Que ce soit à travers nos réunions ou la planification et la réorganisation de l'Union, nous avons été les premiers à taper du poing sur la table pour faire redresser l'Union et commencer à en faire sérieusement une institution supranationale. Les premiers traités et textes qui régissaient l'Union voulaient tout et rien dire. Il était important pour nous que l'Union commence sérieusement une restructuration et réattribue les institutions qu'elle commençait à fonder à des États plus investis. De plus, concernant ces institutions justement, nous avons été les premiers à demander, pour ne pas dire ordonner, qu'elles soient structurées et organisées. C'était un besoin, c'était nécessaire, et nous pouvons dire aujourd'hui que, bien que nous ayons quitté le navire, nous sommes heureux d'être partis d'un kayak avec tous nos partenaires de l'Union pour en avoir fait un joli croiseur.
Journaliste 2 : Monsieur von Shift, vous avez parlé d'une position internationale renforcée cependant, maintenant que la Confédération a quitté l'union est-ce qu'il y a un risque que cette position se retrouve affaiblie? En d'autres termes, ne pensez-vous pas que l'union économique eurysienne permettait à la Confédération de trouver une position internationale forte et que, seule, cette position soit plus faible?
Matteo von Schift : Vous voyez pourquoi j'ai demandé à Madame Kiefer de venir? C'est précisémment pour ce genre de question.
Les journalistes rigolent dans la salle.
Alina Kiefer : Bonjour à tous. Concernant la position diplomatique kolisienne, il est clair que l'Union a fait l'effet d'un tremplin. Maintenant, quitter l'Union a été une excellente décision pour la diplomatie kolisienne, pour des raisons que je ne peux pas encore vous révéler. Cependant, la Confédération de Kölisburg et le Cabinet de la Diplomatie se penchent actuellement sur plusieurs demandes d'alliances avec des partenaires très pertinents. Actuellement, nous faisons déjà partie de l'organe ISAKA, dédié à la recherche spatiale, et nous continuerons à collaborer avec eux. Mais nous avons aussi des propositions encore plus significatives en matière de défense. Actuellement, deux projets nous intéressent particulièrement, avec d'autres potentiellement à venir. Il ne tient qu'à nous de profiter de cet élan et du tremplin offert à la fois par l'Union et par notre sortie de celle-ci.
Journaliste 2 : Est-ce que vous pouvez nous parler un peu plus de ces potentiels partenaires à venir?
Alina Kiefer : Pour des raisons évidentes de discrétions et pour ne pas compromettre ces partenariats à venir, il est évident que non.
Journaliste 3 : Madame Kiefer, est-ce que la ligue de Velcal fait partie de ces projets?
Alina Kiefer : Je peux vous répondre que ce n'est actuellement pas le cas. Nous ne connaissons pas les intentions de l'appel de la république de Velsna et, vu le passif de Velsna avec Kölisburg, il est clair que la question est étudiée mais que les discussions ne sont pas sur la table diplomatique à l'heure où je vous parle.
Journaliste 3: Monsieur von Schift, quel est votre avenir pour Kölisburg? Allez-vous travailler avec Madame Kiefer? Allez vous toujours travailler à l'international? Dans une ambassade?
Matteo von Schift : Comme l'a dit Madame Kiefer, nous nous sommes retirés de l'union mais nous avons des projets et des demandes à étudier de plus près. Je vous prierai de reconcentrer cette conférence sur l'union économique eurysienne plus que sur mon avenir professionnel.
Journaliste 4 : Monsieur von Schift, certains analystes et même des politologues affirment qu'après le retrait de la Confédération de Kölisburg de l'Union Économique Eurysienne, il pourrait y avoir un déclin des activités de Kölisburg en matière d'implication régionale, notamment une diminution de la coopération avec les pays limitrophes, comme le Valkoïnenland. Une question demeure en suspens concernant le Hvitnesland. Vous avez évoqué des dysfonctionnements internes principalement liés à l'organisation et à l'implication. Pourriez-vous nous en dire plus sur ces problèmes spécifiques ? Par ailleurs, il est clair que la marine de l'Union Économique Eurysienne était largement soutenue par Kölisburg. Avec ce retrait, l'Union se retrouve affaiblie dans ce domaine. Comment envisagez-vous la perception régionale de Kölisburg en matière de coopération multilatérale, maintenant que l'Union a perdu une partie significative de sa capacité maritime ?
Matteo von Shift :. Je pense que concernant les problèmes j'ai été assez clair : Désorganisation, dysfonctionnement interne et une évolution qui progresse mais qui n'évolue pas comme elle le pourrait. Il y a des dossiers en suspens, en effet mais concernant le Hvitnesland je laisse cette affaire au Cabinet de la Diplomatie. Ce que je peux dire en revanche c'est que nous avons eu des accords et nous tenons toujours notre parole. Nous avons dit à nos partenaires que nous aurions un cordon de sécurité pour le Valkoïnenland et que le restituerons une fois toute cette affaire terminée et c'est ce que nous ferons. Concernant la capacité maritime de l'Union Économique Eurysienne, ce n'est pas le dossier de Kölisburg. Nous avons déjà à l'échelle confédérale beaucoup à faire. Poursuivons.