28/03/2016
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Activités intérieures au Kölisburg - Page 4

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PALAIS ROYAL DE GALGARDE

Monsieur Merkel : Votre Majesté, il va être l'heure. Je vous pris de bien vouloir signer ceci.

Wilhem III : En effet, il va être l'heure. C'est terrifiant.

Monsieur Merkel : Quoi donc votre majesté?

Wilhem III : L'exercice des pleins pouvoirs. Cela fait beaucoup de pouvoir et de responsabilité.

Monsieur Merkel : Un homme qui a peur du pouvoir n'est pas fait pour régner, or, vous avez déjà usé de ce pouvoir pour cette réforme. Les états-membres et tous les kolisiens vous attendent désormais pour adapter la Constitution.

Wilhem III : Ai-je le choix?

Monsieur Merkel : Vous connaissez déjà la réponse à cette question votre Majesté. J'ai bien compris que vous n'êtes pas adepte de ce genre de stratagème mais vous n'avez pas le choix si vous voulez redonner aux états-membres leur indépendance et renforcer la déconcentration des pouvoirs et leur organisation au sein de la Confédération.

Wilhem III : C'est vrai. Bon, alors je signe.

DÉCISION DU CONGRÈS CONSTITUTIONNEL DU 24/11/2013

L'ORDONNANCE SUIVANTE EST PROCLAMÉE ET CONFÈRE AU SOUVERAIN LE ROI WILHEM III DE KÖLISBURG LES PLEINS POUVOIRS JUSQU'À PARUTION D'UNE NOUVELLE CONSTITUTION. LE ROI EST SOUMIS À L'ANNONCE DE CETTE DÉCISION DEVANT LE CONGRÈS CHARGÉ DE RÉDIGER CETTE CONSTITUTION. CONFORMÉMENT À LA CONSTITUTION ACTUELLE, LE CONSEIL DE CONSTITUTION POURRA SE TENIR EN PARALLÈLE POUR S'ASSURER QU'AUCUN ABUS N'EST EFFECTUÉ.

POUR KÖLISBURG, VIVE LE ROI !

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Monsieur Merkel : Ils vous attendent.

Wilhem III : Et bien allons-y.

Les deux hommes se rendent dans une grande salle dans laquelle le congrès constitutionnel qui est chargé d'écrire une nouvelle constitution est réuni.

Wilhem III : Cher congrès, je vous annonce aujourd'hui devant vous que j'ai signé la décision selon laquelle vous m'autorisez à m'octroyer les pleins pouvoirs. J'ordonne la fermeture de cette salle jusqu'à ce que la nouvelle constitution soit écrite et votée.
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Adam Heidenborg : À votre triomphe !

Un triomphe, oui. Il n'y avait pas d'autres mots pour décrire comment les gouverneurs avaient réussi à influencer le choix du nouveau monarque confédéral dans réforme. Pourtant implacable et parfois même placide sur le sujet, le monarque avait cédé. Quelques heures avant la présentation aux parlements de sa réforme pour un vote, il avait annulé la suppression du gouvernement confédéral et l'a maintenu permettant une représentation des citoyens confédéraux et le passage de lois nationales à l'échelle confédérale. Plus encore, le gouvernement confédéral a acquis de tout nouveaux droits.

Anika Köpf : À nous !

Adam Heidenborg : Bon, maintenant, vous aurez un monarque rien qu'à vous mais est-ce que sincèrement cette réforme vous plaît?

Paul Keinemeier : Je suppose que oui. De toute façon, dans le cadre de l'indépendance des états elle ne peut que nous plaire puisque nous gagnons tous en indépendance. Je regrette juste que l'interlocuteur privilégié pour la diplomatie ce soit nos ministres des affaires étrangères. Je pense que c'est bien moi qui prendra ce rôle pour la diplomatie.

Viktor Könrad : Mais moi j'ai une question, que deviens-tu?

Adam Heidenborg : C'est simple : Je continue d'envoyer des missives et d'en recevoir mais, maintenant, c'est bien vous qui aller en envoyer si vous n'êtes pas tous d'accord. Par exemple, lorsque nous aurons nos réunions gouvernementales c'est à ce moment-là que nous pourrons faire étudier les missives que nous recevons. Et, sincèrement, je pense encore que certains écriront à "Kölisburg" et non à vos états respectifs et, dans cas-là par exemple le temps que les deux trois idiots qui n'ont toujours pas compris finissent pas réaliser qu'il y a eu la réforme, nous devrons nous concerter.

Anika Köpf : J'aime la façon dont tu vois tes homologues.

Karl Hankpfat : Il est HO-RRIBLE avec eux.

Viktor Könrad : Ça va, certains le mérite. Sans rire, j'ai épluché quelques missives et c'est un cauchemar...

Adam Heidenborg : Passons, passons. Cela dit, il est évident que si une lettre vous ai destiné je vous la transmet immédiatement et si par exemple Viktor reçoit une lettre, vous n'avez pas à l'obliger de dévoiler son contenu, hm?

Karl Hankpfat : Oui, oui. C'est évident ça. Enfin, si un pays menace l'un de nous il est évident que, personnellement, je vous en informerai.

Adam Heidenborg : Oui bien évidemment. Il y a des exceptions quand même.

Anika Köpf : Bon, maintenant, avec cette réforme, que devrions-nous attendre des autres pays en termes de coopération et de respect des nouvelles frontières diplomatiques ?

Adam Heidenborg : La coopération devra idéalement se renforcer déjà entre nous, même avec notre nouvelle indépendance accrue. Les autres pays devront s'adapter à nos nouvelles structures, et il faudra probablement du temps pour que tout le monde comprenne et respecte ces changements. Mais, en même temps, cette réforme nous permet de mieux gérer nos relations et d'avoir une voix plus distincte et forte sur la scène internationale. Après comme je viens de le dire, je sais déjà qu'il y aura deux-trois neuneus qui ne comprendront rien à rien.

Paul Keinemeier : À propos de cette voix distincte, comment allons-nous gérer les divergences d'opinion entre nous lorsque nous représenterons nos états individuellement mais devrons parler d'une seule voix pour Kölisburg ?

Adam Heidenborg : C'est là que nos réunions gouvernementales joueront un rôle crucial. Nous devrons discuter et nous mettre d'accord sur une position commune avant de présenter notre idée ou, en tout cas, notre compte-rendu au monde. Si nous ne sommes pas d'accord, eh bien nous verrons en temps voulu. Cependant, je pense qu'il sera bon que chacun, dans ce cas, fasse ce qu'il semble bon pour son propre état et joue avec l'interlocuteur pour jouer la carte "état-membre" plutôt que la carte confédérale.

Viktor Könrad : Et pour les décisions militaires, comment cela va-t-il fonctionner maintenant que nous avons de nouveaux droits ?

Adam Heidenborg : Les décisions militaires resteront coordonnées au niveau confédéral, surtout pour les actions qui pourraient avoir un impact sur l'ensemble de la Confédération. Bien sûr, chaque état sera libre de se lancer dans des opérations militaires et le stock est toujours commun, sauf que cela veut aussi dire que les autres états pourront choisir de soutenir ou non une opération lancée. Vous pourrez aussi lancer des opérations communes, bien sûr.

Anika Köpf : Ça semble équilibré. J'imagine que nous devrons aussi renforcer notre communication interne pour éviter les malentendus et les conflits.

Adam Heidenborg : Absolument. Mais ce n'est pas cet argument que vous avez tous avancé au roi pour maintenir le gouvernement confédéral ?

Viktor Könrad : Si si, c'était ça.

Paul Keinemeier : Mais du coup, maintenant, quelle est la priorité ?

Adam Heidenborg : La priorité est de stabiliser et de consolider nos nouvelles structures. Nous devons nous assurer que chaque état comprenne bien ses nouveaux droits. Pour ça, je peux compter sur vous et je sais que le roi peut aussi. Et puis, en parallèle, le Conseil Royal permet que ceci puisse se passer dans de bonnes conditions. Cependant, méfiez-vous du monde et des réactions qu'il y aura. Je peux vous le garantir, certains réagiront tôt ou tard. Si vous vous sentez menacés, n'hésitez pas à jouer la carte confédérale plutôt que de faire front seul et de vous faire sèchement abattre.

Paul Keinemeier : Eh bien, au moins c'est clair ! On a du travail devant nous en tout cas. Karl qui se plaignait que son état était vide en ce moment, toi tu es servi.

Karl Hankpfat : Je ne te le fais pas dire...

Adam Heidenborg : Exactement. Cette réforme nous donne une occasion unique de redéfinir notre confédération et de renforcer notre union. Si nous travaillons ensemble et restons engagés envers nos valeurs communes, je suis convaincu que nous réussirons. Gardez en tête nos objectifs communs.
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RÉUNION DU GOUVERNEMENT DE PRISMURGUE


Adam Heidenborg : Ça va, Paul? Rien à dire? Rien à annoncer? Tout va bien?

Paul Keinemeier : Non, tout va bien. Rien à signaler.

Adam Heidenborg : Hm hm. RAS quoi, haha. Rien à dire, pas de commentaires?

Paul Keinemeier : Non. Tout va bien, tout roule. À part peut-être le livre d'un auteur de Littarg sur la montée du parti Tradition Monarchique-Militaire en Prismurgue, tout va bien.

Adam Heidenborg : Hm hm. Tout va bien, quoi.

Paul Keinemeier : Tout roule.

Adam Heidenborg : OK. Bon. Donc c'est à moi de le dire?

Paul Keinemeier : De?

Adam Heidenborg : Il va bien, Lorenzo? Puisque tu lui envoies des missives.

Anika Köpf et Viktor Könrad : PARDON?!

Paul Keinemeier : Avant de vous exciter et de faire mon procès, laissez-moi parler.

Adam Heidenborg : Vous le savez. À tous les quatre, je vous ai dit que jamais je n'oserai ouvrir une missive diplomatique qui vous est destinée et, même avec Paul et son échange de missive, je ne l'ai pas fait. Mais, je te le dis, quand j'ai vu d'où venait cette putain de missive, j'ai failli la brûler. Qu'est-ce que tu es parti foutre à envoyer une missive à LORENZO? De tous les dirigeants avec qui tu aurais pu initier un premier contact diplomatique, tu t'es dit "LORENZO? MAIS WUNDERBAR!" ???

Paul Keinemeier : J'ai bien conscience qu'aucun d'entre vous n'a l'intention de lui parler, sauf que si nous restons systématiquement fermés à la Loduarie et aux pays socialistes, on n'arrivera jamais à établir un dialogue. Déjà, Adam, je te félicite d'avoir ouvert le dialogue avec le Grand Kah. Cependant, on ne doit pas oublier que la Loduarie reste un état puissant militairement et que, sur la scène diplomatique, elle peut avoir une certaine influence. Je vous l'accorde, elle est instable et franchement, je n'irais pas signer un traité d'alliance avec eux, mais nous devons être ouverts diplomatiquement au maximum. Ainsi, je vous annonce que Lorenzo se rendra à Prismurgue et que je le rencontrerai.

Viktor Könrad : J'ai un trou de mémoire, on est tous catholiques, non?

Paul Keinemeier : Je ne vois pas le rapport.

Viktor Könrad : Eh bien, puisque tu vas rencontrer le diable, je me suis dit que ce serait une bonne idée d'évoquer cette rencontre d'un point de vue religieux.

Karl rigole.

Karl Hankpfat : Non, mais attendons deux minutes et réfléchissons : Paul, d'une certaine manière, a raison. Nous ne reconnaissons même pas la Loduarie à l'échelle confédérale et on ne peut pas dire que pour des pays qui se veulent ouverts diplomatiquement, on ait engagé le dialogue avec la Loduarie. Je ne dis pas non plus qu'on doit en faire une nation partenaire, et on peut les faire mariner un peu, mais vu ce qu'il se passe dans le monde, la Loduarie semble être une nation à peu près apte. Pardon de le dire, mais entre l'Organisation des Nations Démocratiques qui débarque au Valkoïnenland en se fichant complètement de l'avis du gouvernement en place, le Grand Kah qui rencontre le gouvernement du Fujiwa alors que ça ne les concerne en rien, et je ne parle même pas de Velsna, franchement, la Loduarie a de quoi être bien vue. Je pense que je ne soutiendrai jamais Lorenzo et la Loduarie, mais bon, je peux comprendre Paul.

Adam Heidenborg : Anna. Un avis?

Anika Köpf : Que veux-tu que je te dise? C'est le principe de l'indépendance diplomatique. Je n'approuve pas du tout, mais bon, il a le droit.

Adam Heidenborg : Je suppose. Très bien. Fonce. Si tu penses qu'il y a quelque chose à en faire, soit, vas-y. Cependant, Paul, je te mets en garde.

Paul Keinemeier : Qui me met en garde? Le collègue ou le chef de la diplomatie?

Adam Heidenborg : L'ami.

Paul Keinemeier : Je t'écoute.

Adam Heidenborg : Ne t'attends pas à ce que ton parlement approuve ta décision. La Confédération ne sera pas non plus derrière toi et encore moins mon Cabinet. Tu prends un gros risque et c'est un énorme coup de poker. Je l'avoue, c'est audacieux autant en interne qu'à l'international vu le contexte. S'il y a des retombées internationales, évidemment je te soutiendrai et tout le monde ici le fera, mais en interne, tu sais que nous n'approuvons pas. Si tu arrives à nous montrer un visage positif de Lorenzo et à tirer quelque chose de bon de cette rencontre, on verra pour une reconnaissance de la Loduarie à l'échelle confédérale, mais dans le cas contraire, tu vas te prendre des tirs de partout.

Paul Keinemeier : Mais je le sais. Tu crois vraiment que je n'y ai pas pensé?

Karl Hankpfat : On se doute que tu es au courant, mais on préfère te le dire comme ça tu n'as pas de mauvaises surprises.
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BISHOP 3 : Non mais j'en conviens. C'est une théorie intéréssante.

Dans les allées du Palais de Trifftenberg, on discute beaucoup de la situation au Valkoïnenland. On ne sait trop à quoi s'attendre mais on parle beaucoup de l'après et notamment des répercussions en Kölisburg.

BISHOP 5 : Intéressante? Il me semble que c'est, dans un premier temps, plus qu'une théorie et, dans un second temps, plus qu'intéressante.

BISHOP 3 : Allons, ne nous voilons pas la face. Il va bien y avoir un moment où ces états généraux vont arriver mais je ne suis vraiment pas certains que nous devrions en parler à ce moment-là. À titre personnel, je pense que Kölisburg doit rester ainsi et, si nous avons fait la transition, ce n'est pas pour revenir en arrière tous les deux ans.

BISHOP 5 : C'est la reine Constanze qui l'a voulue.

BISHOP 3 : Oui et le roi ne semble pas vouloir revenir en arrière, bien au contraire.

BISHOP 5 : De toute façon lorsque les états généraux seront ouverts, c'est l'avenir de Kölisburg qui se dessinera.

BISHOP 3 : De Kölisburg oui. Nous sommes d'accords.

BISHOP 5 : Dîtes-moi, vous semblez être taquin aujourd'hui. Vous jouez beaucoup sur les mots.

Les rumeurs courent dans les palais de Kölisburg et dans les ministères. Les premiers états généraux depuis Kölisburg seraient en train de se préparer à Galgarde mais, sans annonce, tout n'était que rumeur. Ces rumeurs ont parfois abouties et parfois, non. À la différence de la reine Constanze où, lorsque les rumeurs couraient elles aboutissaient presque systématiquement, les rumeurs qui courent sous le règne du nouveau roi semblent surtout ne jamais aboutir. Ainsi, il était devenu beaucoup plus difficile pour l'élite kolisienne de savoir ce qui était vrai ou pure invention.

KÖNIGIN 1 : MonSeigneur.

BISHOP 3 : Votre majesté. Belle journée n'est-ce pas?

KÖNIGIN 1 : En effet. Dommage que les beaux jours arrivent et que nous devions bientôt nous enfermer dans de grandes salles.

BISHOP 3 : Excusez-moi?

KÖNIGIN 1 : Ne parliez-vous pas des prochains états généraux en faisant des messes basses?

BISHOP 5 : Je pense que son Altesse a dû mal entendre.

KÖNIGIN 1 : Mais sans doute. Peut-être m'a-t-on coupée les oreilles.

Les deux hommes restèrent sans voix.

KÖNIGIN 1 : Je vous laisse messieurs, vous aviez l'air passionné par votre discussion. Sûrement sur autre chose que les états généraux.

BISHOP 5 : Merci votre majesté.

KÖNIGIN 1 s'éloigne.

BISHOP 3 : Allons ailleurs. Vous voulez bien?

BISHOP 5 : Allons plus au calme, oui.
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RAPPORT DE LA COMISSION CONFÉDÉRALE POUR LA DIPLOMATIE, LES RELATIONS INTERNATIONALES ET LES AFFAIRES EXTÉRIEURES

23 JUIN 2014

La Commission Confédérale pour la diplomatie, les relations internationale et les affaires extérieures émet aujourd'hui le rapport suivant suite à son évaluation et ses diverses enquêtes sur la situation mondiale et diplomatique de la Confédération Royale et Septentrionale de Kölisburg. La commission déclare officiellement avoir débutée son enquête à la suite de l'adhésion de la Confédération de Kölisburg à l'Union Économique Eurysienne. La commission déclare avoir menée ces enquêtes en vertu du droit kolisien, de la constitution et avec l'accord de sa majesté Wilhem III de Hasgue. Le décret royal présentant les autorisations de publications et d'enquêtes est publié ci-dessous.



DÉCRET ROYAL DE SA MAJESTÉ LE ROI WILHEM III

À compter du 14 Juillet 2012, la Commission Confédérale pour la diplomatie, les relations internationales et les affaires extérieures dispose d'un accès illimité à tout dossier du Cabinet de la Diplomatie et de ses annexes. Les gouvernements de Kölisburg ont ordre de laisser tout membre de cette commission consulter librement tout dossier diplomatique les concernant. Seul un autre décret royal émanent de la famille de Hasgue peut interdire l'accès à un dossier. La Cour Suprême de Kölisburg devra elle aussi laisser un libre accès à ses dossiers diplomatiques à la commission ne dispose d'aucun recours pour interdire l'accès à un dossier à la commission quelqu'il soit.

La commission met dans un premier temps la retranscription de la séance de question à Adam Heidenborg, ancien chef de la diplomatie de Kölisburg.

SÉANCE DE QUESTIONS À ADAM HEIDENBORG.


Monsieur Heidenborg vous avez prêté serment devant Dieu de dire toute la vérité, rien que la vérité. Tout ce que vous direz devra désormais n'être que pure vérité sous peine de poursuites pénales. Pouvez-vous décliner votre identité et les fonctions que vous avez exercées entre 2011 et aujourd'hui?

Je suis Adam Heidenborg. J'ai été Chef de la Diplomatie de 2011 à 2013 et je suis depuis premier secrétaire au parti Nouvelle-Confédération dans l'état de Palargue.

Monsieur Heidenborg, vous avez appliqué une politique diplomatique d'abord sous ordre du gouvernement confédéral. Nous allons tout d'abord revenir sur cette période ou le Cabinet de la Diplomatie était encore sous tutelle de l'Assemblée et du gouvernement Confédéral. Durant l'année 2011, vous avez pu régulièrement consulter le gouvernement et l'Assemblée sur la politique diplomatique de Kölisburg. Vous avez aussi eu de façon hebdomadaire des rencontres avec sa majesté la Reine Constanze. Le 23 Novembre 2011, l'Assemblée vote la loi Z.E.E. Cette loi a pour but de définir les contours d'une Zone Économique Exclusive à toute la Confédération. Pouvez-vous développer?

Le gouvernement de Kölisburg avait effectivement pour projet de définir cette Z.E.E afin de protéger les ressources kolisiennes et d'établir une première limite militaire à ne pas dépasser. Le gouvernement avait pleinement conscience que cette zone économique exclusive était unilatérale mais c'était une position assumée : Imposer puis négocier. Nous avons eu des rencontres avec certains de nos voisins régionaux et il semble que cette politique ait fonctionné puisque personne n'a réellement franchie les limites imposées par Kölisburg. La Zone Économique Exclusive a permit notamment aux pêcheurs kolisiens d'être protégé d'une concurrence qui s'accentuait chaque année et c'est à la demande des kolisiens que le gouvernement et l'Assemblée ont voulu répondre.

Vous avez répondu à cette demande et le 23 Novembre 2011, la loi Z.E.E est proclamée. Nous allons plonger dans le vif du sujet et je vais reprendre l'article I-1 : "La carte ci-dessous fait office de référence nationale, confédérale et internationale concernant la cartographie de la Z.E.E de Kölisburg. Celle-ci ne peut être modifiée sans un vote des états de Kölisburg et de l'Assemblée Confédérale." Pourtant, vous entamiez déjà des négociations avec les pays voisins pour retracer les contours de cette zone. Comment cela aurait-il été possible?

Les négociations auraient abouties à l'approbation ou non de l'Assemblée.

Je voudrai continuer sur un tout autre propos Monsieur Heidenborg avec l'article III : "La liberté de passage des navires de commerces et non-armés est garantie en accord avec les lois constitutionnelles relatives à la liberté de circulation. Tout autre type d'embarcations tels que des embarcations militaires ont interdiction totale de traverser cette zone sans accord au préalable délivrée par le gouvernement de l'état dans lequel s'effectue de le passe." Cet article garanti la liberté de passage des navires civils et de commerces pourtant certains bateaux de pêcheurs dès l'année 2011 ont été interdits de passages. Je me permet de prendre un rapport de surveillance de patrouilleurs kolisiens à la frontière maritime au nord de Palargue relatant d'une altercation entre des bateaux de pêcheurs velsniens et l'armée kolisienne. Que pouvez-vous nous dire dessus?

Je n'ai pas eu accès à ce rapport.

Monsieur Heidenborg, vous êtes sous serment.

Je n'ai pas eu accès à ce rapport. J'ai eu le droit à un compte-rendu.

Pourriez-vous nous dire ce qui apparaissait dans ce compte-rendu?

Les pêcheurs en question ont bel et bien eu le droit de circuler dans la Zone Économique Exclusive. Il leur a cependant été notifié qu'ils n'avaient pas le droit d'extraire de ressources, y comprit d'y pécher.

Que pensez-vous de l'Article IV sur les "violentes représailles"?

Pas de commentaires.

Monsieur Heidenborg, nous allons poursuivre sur la Z.E.E plus particulièrement. Avez-vous autre chose à ajouter sur la loi du 23 Novembre 2011 avant que nous passions à la suite?

Oui. Sur votre question de tout à l'heure vis-à-vis de négociations bilatérales pouvant faire modifier les contours de la Z.E.E, je voudrais mettre en lumière le dernier article de cette même loi qui dit que "Les dispositions prises et approuvées dans un traité bilatéral allant à l'encontre de cette loi la surpasse. Toutes les autres dispositions sont soumises à cette loi." J'aimerai que ce soit inscrit au procès-verbal.

Très bien. Je prierai monsieur le rapporteur de l'inscrire au procès-verbal. Nous allons donc pouvoir poursuivre. En Juin 2012, vous avez donné une conférence de presse. Dans cette conférence de presse qui intervient après la dissolution du gouvernement confédéral vous avez annoncé une nouvelle politique diplomatique. Vous déclarez alors "le fait que je veuille accorder de l'importance à l'avis des gouverneur et de sa majesté ne dépend que de moi. Enfin, pas totalement évidemment puisque j'accorde évidemment de l'importance à l'avis de sa majesté mais bien que ce soit nommé par les gouverneur je peux décider de ne pas y accorder de l'importance cependant j'estime que ils ont leur mot à dire puisqu'ils sont les chefs de gouvernement de Kölisburg". Désormais, avec le recul, qu'auriez-vous dit? Que dîtes-vous sur cette déclaration?

Il est clair que les mots que j'ai employé ne sont pas les bons. Ils relèvent plus d'une impression d'un comportement autoritaire que d'un chef de la diplomatie. À ce moment, tout le monde découvrait un peu Kölisburg et comment Kölisburg allait réagir dû aux réformes de la reine. Nous avons longtemps été des marchands et des commerçants. D'ailleurs, encore aujourd'hui, à part le commerce, nous ne nous intéressons pas à beaucoup de choses d'où notre implication notable dans l'Union Économique Eurysienne. Ce que je voulais dire à cette époque très mouvementée c'est que je cherchais à imposer une vision kolisienne sur région constamment instable. Aujourd'hui, avec le recul, je me rends compte que mes propos peuvent être détournés et que j'ai utilisé de mauvais mots. Pour clarifier la chose, je voulais ré-affirmer l'indépendance du Cabinet de la Diplomatie et la neutralité diplomatique de Kölisburg. Nous sommes une Confédération qui n'a ni chaînes, ni noeuds et nous faisons de la diplomatie ce que bon nous semble. Je voulais aussi insister sur la nécessite de voir que la Cabinet de la Diplomatie était désormais une institution à part.

Nous allons revenir sur les grandes lignes de cette réforme mais concrètement on peut le résumer à la fin de la préférence diplomatique, la Z.E.E inchangée, la fin des relations confédération-pays et les spécificités de cette dernière clause. Êtes-vous d'accord?

Oui.

Dans votre annonce, vous avez déclaré que vous, la reine et les gouverneurs auraient le dernier mot quant aux accords bilatéraux entre les pays et la confédération. Plus tard, vous intégrez avec la réforme Wilhem III-1 le gouvernement confédéral. Si on s'en tient au premier temps, vous êtes à ce moment le chef de la diplomatie et, malgré le droit des pays à pouvoir décider d'un accord bilatéral ou non, vous êtes toujours impliqué dans ce type d'affaire. Avez-vous pensez à un moment à vous retirer de cette charge s'il y venait à y avoir un conflit d'intérêt.

Non.

Dans la salle, les gens sont choqués.

Monsieur Heidenborg, comprenez-vous bien ce que vous venez de dire?

Oui

Avez-vous pensé à un moment que vos ressentiments ou votre affection à l'égard d'un autre pays que ceux membre de la confédération pouvait impacter votre décision finale sur de potentiels accords bilatéraux et les relations diplomatiques que ces pays auraient pu entretenir avec d'autres?

Non.

Monsieur Heidenborg, je vais me permettre de vous reposer une nouvelle fois la question : Vous seriez-vous retiré de cette charge et, sans parler de quitter votre fonction de chef de la diplomatie, si vous aviez jugé qu'il y aurait pu avoir un conflit d'intérêt ou que vos pensées personnelles pouvaient vous influencer sur votre décision finale?

Non.

Dans la salle c'est une onde de choc.

Silence s'il vous plait. Silence. Merci. Monsieur le rapporteur, vous êtes prié d'inscrire que la question a bien été posée deux fois et que Monsieur Heidenborg a répondu par la négative à deux reprises. Nous allons poursuivre. Quelque chose à ajouter Monsieur Heidenborg?

Non.

Monsieur le secrétaire. C'est à vous.

Bon, et bien à mon tour. Monsieur Heidenborg, vous êtes chef de la diplomatie en 2012 est-ce exact?

Oui.

Est-il vrai que vous avez été membre du gouvernement confédéral sous le règne de sa majesté la reine Constanze avant la réforme de la constitution?

Oui.

Avez-vous été membre du gouvernement confédéral sous le règne de sa majesté Wilhem III?

Oui.

Monsieur Heidenborg, je vous rappelle que vous êtes sous serment. Voici ma question : Avez-vous, peu avant la mort de la reine Constanze eu des échanges et des réunions secrètes avec les gouverneurs de Kölisburg pour préparer un projet secret qui prévoyait de transformer durablement et de façon très rapide l'économie kolisienne durant votre mandat de chef de la diplomatie? J'ai une autre question en rapport : Avez-vous, oui ou non, été inclut au gouvernement confédéral de Kölisburg dû à votre participation à ce projet et, par conséquent, largement dépassé votre spectre de compétences de chef de la diplomatie?

Sans commentaires.

Monsieur Heidenborg, vous pensez-vous oui ou non coupable de conflit d'intérêt, atteinte à la sûreté économique de l'état, sabotage économique, délit d'initié et manipulation de marchés financiers?

Sans commentaires.

Monsieur Heidenborg, avez-vous oui ou non été responsable d'une tentative de sabotage économique à l'étranger et comploté contre la Confédération de Kölisburg et ses états afin d'obtenir une place privilégié au sein des institutions de Kölisburg?

Je ne répondrai pas à cette question.

Monsieur Heidenborg, vous êtes sous serment et dès lors qu'il s'agit de cas de haute trahison, vous êtes sommés de répondre à la question.

J'ai été à l'origine d'une tentative de sabotage économique à l'étranger afin de destabiliser des marchés financiers.

Avez-vous reçu un ordre de sa majesté le roi Wilhem III, la reine Constanze, la Cour Suprême de Kölisburg, un gouverneur ou toute autre institution pour organiser cette action?

Non.

Cette fois, la salle s'agite. Le scandale est colossal.

Cette commission d'interrogatoire prend fin immédiatement. La commission déclare ne plus être apte à pouvoir mener cette séance de questions au sieur Adam Heidenborg puisqu'il s'agit désormais de potentiels avoeux d'usurpation de pouvoir, abus de pouvoir, concentration illégale et prise de contrôle illégale. La commission ne saurait être impartiale. Cette séance prend fin immédiatement sans préavis.

ZONE ÉCONOMIQUE EXCLUSIVE :

En matière de Zone Économique Exclusive, la commission a d'abord inspectée la loi. La loi du 23 Novembre 2011 semble avoir durablement impacté la perception de Kölisburg par les pays voisins et notamment dans la région de l'Eurysie Septentrionale. Certains pays ont d'ailleurs réagit de façon durable et presque instantanée. La commission a soumit la liste suivante à la consultation du Cabinet de la Diplomatie sous la direction d'Adam Heidenborg puis, en Mai, sous la direction d'Alina Kiefer. En collaboration avec les ministères des affaires étrangères et après avoir recueilli des témoignages diverses de membres de l'action diplomatique kolisienne, la liste suivant a été dressée et validée par la commission :

  • La République de Velsna
  • Le Royaume de Caratrad
  • Le Royaume du Valkoïnenland
  • Le Duché de Sylva
  • L'empire de Rasken

Des nombreuses tentatives d'accords et des rencontres diplomatiques ont pu être effectuées. Avec la République de Velsna et au fil de tentatives de rencontres avec d'autres pays, le Cabinet de la Diplomatie a adoucie sa politique entre 2011 et 2013. Selon des statistiques et des enquêtes auprès des kolisiens réalisées par diverses organismes, 40 à 60% des kolisiens pensent que ces rencontres n'ont rien données. 10 à 20% d'entre eux pensent que ces rencontres donnent un bilan mitigé tandis que 30 à 40% estiment que ces rencontres ont permises à la diplomatie kolisienne d'évoluer.

Selon une enquête de Décembre 2013 sur le bilan diplomatique et internationale de la Confédération, l'avis des citoyens nationaux est quant à lui très diverse :

Sur une échelle de 1 à 10, à combien estimez-vous le bilan général de la diplomatie confédérale?

  • ÉTAT DE DROCK : 6,598
  • ÉTAT DE PRISMURGUE : 5,967
  • ÉTAT DE PALARGUE : 8,367
  • ÉTAT DE LITTARG : 8,789

Sur une échelle de 1 à 10, à combien estimez-vous que la situation sur la ZONE ÉCONOMIQUE EXCLUSIVE a été correctement gérée par le Cabinet de la Diplomatie?

  • ÉTAT DE DROCK : 6,123
  • ÉTAT DE PRISMURGUE : 3,765
  • ÉTAT DE PALARGUE : 4,008
  • ÉTAT DE LITTARG : 5,783

Sur une échelle de 1 à 10, à combien vous estimeriez satisfait de la place de la Confédération au sein de l'Union Économique Eurysienne?

  • ÉTAT DE DROCK : 5,980
  • ÉTAT DE PRISMURGUE : 2,769
  • ÉTAT DE PALARGUE : 8,786
  • ÉTAT DE LITTARG : 6,809

En outre, les citoyens nationaux estiment dans une large majorité que la diplomatie internationale de la Confédération a été bonne bien que certaines personnes apportent un argumentaire très nuancé dû à la multiplication de certaines décisions parfois contradictoires et même très rapide du Cabinet de la Diplomatie allant parfois même à l'inverse de certaines décisions de ministère des affaires étrangères de certains états membres. Aussi, les décisions parfois trop vives ont retenues l'attention d'un bon nombre de citoyens nationaux. En revanche, l'augmentation significatives des rencontres avec différents acteurs et de façon beaucoup plus nombreuses qu'annoncée dans un premier temps ont été très bien accueillies.

Cependant, concernant la politique sur la Zone Économique Exclusive, les résultats sont en chutes et notamment pour les états de Prismurgue et de Drock. Suite à l'interrogatoire de plusieurs chercheurs et expert en géopolitiques, l'explication de Monsieur Hanz Pritzel, docteur en géopolitique et en politique internationale a retenue l'attention de la commission :

Hanz Pritzel a écrit :Les états membres de la Confédération bien que profondément liés politiquement quand il s'agit de politique internationale restent quand même des états indépendants avec leurs intérêts propres. De plus, les états du sud ont été directement impactés par cette politique de la Zone Économique Exclusive avec l'état de Drock qui se trouve frontalier avec Zélandia qui a dû demander l'intervention de Monsieur Heidenborg auprès de la Fédération de Zélandia pour s'assurer d'un partage de la baie entre Drock et Zélandia. De plus, dans la Manche-Blanche, la circulation quotidienne des navires et le commerce maritime impacte Prismurgue et notamment la circulation des pêcheurs près du littoral. Ainsi, ce sont deux états qui ont été très touchés par cette politique.

La commission met en lumière l'évidence pointée par Monsieur Pritzel : Sur tous ces sondages, les états de Drock et de Prismurgue semble avoir des résultats revus à la baisse qui peuvent s'expliquer pour leur implications directes dans un grands nombres de sujets diplomatiques.

UNION ÉCONOMIQUE EURYSIENNE :

Sur l'Union Économique Eurysienne, les états sont formels : Le bilan dresse le portrait d'une mauvaise politique. L'État de Prismurgue dû à sa situation encore actuelle avec le Hvitnesland qui a été dû à l'engagement de la Confédération à défendre le territoire du Valkoïnenland avec ses engagements au sein de l'Union Économique Eurysienne ne peut qu'insatisfaire la position de la Confédération. De plus, les nombreuses critiques en internes et même publiques de certains membres contre l'État de Prismurgue et la Confédération toute entière ont dressés les citoyens de Prismurgue contre l'Union Économique Eurysienne. Concernant l'État de Drock, sa proximité avec l'Eurysie Continentale a poussé l'État à devoir prendre des mesures dû à sa proximité avec des membres de l'Organisation des Nations Démocratiques, organisation vu comme "offensive" et "menaçante".

Il y a quelques mois, de façon préventive, le gouvernement drockien a d'ailleurs fait installer des missiles qui ont été directement pointés sur le Royaume de Tanska et la Fédération de Zélandia. Une part de responsabilité dû à l'instabilité pérenne et presque quotidienne de l'Union Économique Eurysienne ont été reconnue par la commission pour excuser certains actions de l'État de Drock qui, soumis à des décisions parfois incompréhensibles et des escalades de tensions constantes au sein de certains pays membres a pu se voir impacté dans ses agissements. Il est aussi retenu par la commission que, quelques semaines plus tard, l'État de Drock a finalement accepté de retirer ses missiles.

Il est noté par la commission que, globalement, aucun apport économique n'a pu être retenu ou même remarqué par la commission de la part de l'Union Économique Eurysienne. Après consultation de la Commission Confédérale pour l'Économie et les Finances, cette commission en est arrivée à la même conclusion. De façon diplomatique, la commission peut noter un apport notable sur ce plan avec un rapprochement évident avec plusieurs pays membre de l'union comme le Valkoïnenland ou encore Rasken. On peut aussi noter un rapprochement au travers de certaines missives diplomatiques qui ont été envoyées notamment à l'Empire d'Antérinie ou au Luminor.

Au travers d'une absence notable de la part de ces alliés, la commission tient plus particulièrement à alerter la Confédération et l'État de Prismurgue à cette absence d'alliés et de soutien ayant conduit l'État de Prismurgue à initier un rapprochement avec la Loduarie Communiste. Cette décision de rapprochement semble à la fois juste et en même temps très inquiétante vu le contexte général de la Loduarie Communiste que ce soit en matière de politique ou de diplomatie.

Ce rapport émet la conclusion suivante :
La Confédération de Kölisburg et ses états membres sont invités à redoubler de vigilance quant à la politique diplomatique qu'ils vont avoir dans les prochaines années et, de façon plus minutieuse, sur les prochains mois. La commission émet un avis favorable et encourage vivement la nouvelle cheffe de la diplomatie Alina Kiefer en prendre du recul sur une situation géopolitique et diplomatique complexe et reste à disposition des institutions diplomatiques confédérales et nationales afin de pouvoir épauler toute institution qui aurait besoin de conseils sur des situations parfois complexes. La commission appelle la confédération et ses membres à la vigilance quant à l'envie de bâtir des alliances qui peuvent parfois se retrouver plus complexes que bénéfiques et, parfois, apportant autant de complications que de biens faits. La commission encourage la confédération et les ministères des affaires étrangères à poursuivre leurs efforts en matière d'émancipation diplomatique et à briser les frontières et les préjugés afin d'établir un réseau diplomatique qui soit le plus large possible. Nous tenons aussi à préciser que l'installations d'ambassades et de consulats est aussi une base vitale pour la diplomatie et que, en l'absence de telles installations dans les prochaines années dans d'autres pays, la situation diplomatique kolisienne pourrait devenir encore plus complexe alors que le monde semble de plus en plus se lier. La commission indique qu'elle transmet ce rapport ainsi que la séance de question à la Cour Suprême de Justice kolisienne, au roi Wilhem III et aux vices-monarques.

Vive Kölisburg, uni par les terres, heureux par la foi, admirée pour la couronne.
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CONFÉRENCE DE PRESSE DE MATTEO VON SCHIFT


2 Juillet 2014

Matteo Von Schift : Mesdames et messieurs, je vous remercie de vous être présentés à cette conférence de presse pour expliquer les raisons et objectifs du départ de la Confédération de Kölisburg de l'Union Économique Eurysienne, et éclaircir certains points d'ombre sur cette décision qui a été mûrement réfléchie, comme peuvent le montrer les différentes déclarations des gouverneurs de Kölisburg. Vous le savez, il y a quelques mois, j'ai publié une lettre ouverte aux membres de l'Union, qui semble avoir été un pavé lancé dans une mare. Ce sont des mots durs, des mots forts, mais des mots qui ont été largement pesés. J'aimerais tout d'abord revenir sur l'Union et faire un rapide point dessus avant de démarrer : Il est clair que l'Union Économique Eurysienne nous a aidés à renforcer notre place sur la scène internationale. Rejoindre l'Union dans son projet était une bonne idée, et, en théorie, l'Union aurait pu nous emmener beaucoup plus loin. Dans la pratique, nous le savons désormais, ce n'est pas le cas. En revanche, nous tirons un bilan positif de cette Union, qui a souvent été discréditée sur la scène internationale, ce qui est d'ailleurs honteux, vu les puissances qui décident chaque mois de rejoindre cette Union. Je tiens à le dire : Cette Union a les moyens de se développer, mais il y a plusieurs dysfonctionnements internes qui empêchent ce développement. Pour autant, cette Union, vis-à-vis de Kölisburg, nous a bénéficié en matière d'achats d'armements auprès de certains membres, nous permettant de bénéficier de réductions. Certains diront que nous avons profité de l'Union sans lui rendre, mais, vu les dernières publications de l'Union, nous pouvons conclure à un effet "neutre". Nous avons profité des avantages qu'offre cette Union, mais nous nous sommes aussi beaucoup investis. Je vous laisse poser vos questions.

Journaliste 1 : Monsieur von Schift, une question pour le Journal de Kölisburg : Vous dites tirer un bilan "neutre" de votre participation à l'Union Économique Eurysienne, mais pourriez-vous préciser les aspects spécifiques où Kölisburg aurait contribué à l'Union ?

Matteo von Schift : Les aspects spécifiques dans lesquels Kölisburg a participé sont clairs : l'élaboration d'un réel projet d'Union. Que ce soit à travers nos réunions ou la planification et la réorganisation de l'Union, nous avons été les premiers à taper du poing sur la table pour faire redresser l'Union et commencer à en faire sérieusement une institution supranationale. Les premiers traités et textes qui régissaient l'Union voulaient tout et rien dire. Il était important pour nous que l'Union commence sérieusement une restructuration et réattribue les institutions qu'elle commençait à fonder à des États plus investis. De plus, concernant ces institutions justement, nous avons été les premiers à demander, pour ne pas dire ordonner, qu'elles soient structurées et organisées. C'était un besoin, c'était nécessaire, et nous pouvons dire aujourd'hui que, bien que nous ayons quitté le navire, nous sommes heureux d'être partis d'un kayak avec tous nos partenaires de l'Union pour en avoir fait un joli croiseur.

Journaliste 2 : Monsieur von Shift, vous avez parlé d'une position internationale renforcée cependant, maintenant que la Confédération a quitté l'union est-ce qu'il y a un risque que cette position se retrouve affaiblie? En d'autres termes, ne pensez-vous pas que l'union économique eurysienne permettait à la Confédération de trouver une position internationale forte et que, seule, cette position soit plus faible?

Matteo von Schift : Vous voyez pourquoi j'ai demandé à Madame Kiefer de venir? C'est précisémment pour ce genre de question.

Les journalistes rigolent dans la salle.

Alina Kiefer : Bonjour à tous. Concernant la position diplomatique kolisienne, il est clair que l'Union a fait l'effet d'un tremplin. Maintenant, quitter l'Union a été une excellente décision pour la diplomatie kolisienne, pour des raisons que je ne peux pas encore vous révéler. Cependant, la Confédération de Kölisburg et le Cabinet de la Diplomatie se penchent actuellement sur plusieurs demandes d'alliances avec des partenaires très pertinents. Actuellement, nous faisons déjà partie de l'organe ISAKA, dédié à la recherche spatiale, et nous continuerons à collaborer avec eux. Mais nous avons aussi des propositions encore plus significatives en matière de défense. Actuellement, deux projets nous intéressent particulièrement, avec d'autres potentiellement à venir. Il ne tient qu'à nous de profiter de cet élan et du tremplin offert à la fois par l'Union et par notre sortie de celle-ci.

Journaliste 2 : Est-ce que vous pouvez nous parler un peu plus de ces potentiels partenaires à venir?

Alina Kiefer : Pour des raisons évidentes de discrétions et pour ne pas compromettre ces partenariats à venir, il est évident que non.

Journaliste 3 : Madame Kiefer, est-ce que la ligue de Velcal fait partie de ces projets?

Alina Kiefer : Je peux vous répondre que ce n'est actuellement pas le cas. Nous ne connaissons pas les intentions de l'appel de la république de Velsna et, vu le passif de Velsna avec Kölisburg, il est clair que la question est étudiée mais que les discussions ne sont pas sur la table diplomatique à l'heure où je vous parle.

Journaliste 3: Monsieur von Schift, quel est votre avenir pour Kölisburg? Allez-vous travailler avec Madame Kiefer? Allez vous toujours travailler à l'international? Dans une ambassade?

Matteo von Schift : Comme l'a dit Madame Kiefer, nous nous sommes retirés de l'union mais nous avons des projets et des demandes à étudier de plus près. Je vous prierai de reconcentrer cette conférence sur l'union économique eurysienne plus que sur mon avenir professionnel.

Journaliste 4 : Monsieur von Schift, certains analystes et même des politologues affirment qu'après le retrait de la Confédération de Kölisburg de l'Union Économique Eurysienne, il pourrait y avoir un déclin des activités de Kölisburg en matière d'implication régionale, notamment une diminution de la coopération avec les pays limitrophes, comme le Valkoïnenland. Une question demeure en suspens concernant le Hvitnesland. Vous avez évoqué des dysfonctionnements internes principalement liés à l'organisation et à l'implication. Pourriez-vous nous en dire plus sur ces problèmes spécifiques ? Par ailleurs, il est clair que la marine de l'Union Économique Eurysienne était largement soutenue par Kölisburg. Avec ce retrait, l'Union se retrouve affaiblie dans ce domaine. Comment envisagez-vous la perception régionale de Kölisburg en matière de coopération multilatérale, maintenant que l'Union a perdu une partie significative de sa capacité maritime ?

Matteo von Shift :. Je pense que concernant les problèmes j'ai été assez clair : Désorganisation, dysfonctionnement interne et une évolution qui progresse mais qui n'évolue pas comme elle le pourrait. Il y a des dossiers en suspens, en effet mais concernant le Hvitnesland je laisse cette affaire au Cabinet de la Diplomatie. Ce que je peux dire en revanche c'est que nous avons eu des accords et nous tenons toujours notre parole. Nous avons dit à nos partenaires que nous aurions un cordon de sécurité pour le Valkoïnenland et que le restituerons une fois toute cette affaire terminée et c'est ce que nous ferons. Concernant la capacité maritime de l'Union Économique Eurysienne, ce n'est pas le dossier de Kölisburg. Nous avons déjà à l'échelle confédérale beaucoup à faire. Poursuivons.
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