À l'attention de Madame Maïa Melgar, Secrétaire aux Affaires Étrangères de la République Fédératrice de Youslévie.
Excellence,Vous le savez, mon pays a fait le choix de refuser la crise moderniste imposée par l'Eglise de Catholagne, pour pouvoir continuer à honorer la liturgie de nos ancêtres et les traditions que ceux-ci nous ont légués. C'est pour nous cette liturgie et ces traditions qui sont le seul et unique moyen de respecter le caractère sacré et divin de la Religion, et de rejetter l'hérésie qui, selon nos saints livres, nous fermerait les portes du Royaume des Cieux. C'est pour cela que nous avons rejoint l'Eglise schismatique de Volignon, dans l'attente de ce que celle de Catholagne retrouve ce qui pour nous se trouve être la raison, et non pour, comme le prêtendent nos détracteurs, pouvoir conserver des idéologies comme la xénophobie et le racisme, qui n'ont jamais eut une once de place en nos cœurs et esprits.
Un des journalistes reporters du journal Flaviume Soir en Catholagne et assurant la couverture médiatique Aquitagnoise du prétendue conclave s'est laissé au jeu de se moquer ouvertement du ridicule du conclave et de ses membres. Dans l'édition de ce matin, qui fait fortement polémique, il critique le cardinal preferito youslève, et prétend qu'il serait affilié au groupe mafieux Orga. Ce à quoi l'Eglise catholique de Youslèvie a répondue par un plainte à l'encontre du sieur Casenière ( le journaliste ) pour diffamation.
Je tiens d'abord à rappeler que le journal Flaviume Soir est une organisme d'information indépendant de l'autorité royale, et que nous ne sommes en aucun cas responsable des actes de ses salariés. Cependant nous sommes vivement embêtés par cette plainte, car, après enquête de nos services de renseignement, il s'est révélé à nos yeux que l'accusation de notre ressortissant est des plus véridique. Nous sommes en quelques sortes heureux de pouvoir en faire part à votre gouvernement, ainsi justice sera rendue, car le cardinal est bel et bien coupable d'avoir utiliser l'Orga à ses fins et de lui avoir rendu de nombreux services. C'est pourquoi nous demandons à l'Eglise de Youslèvie, qui n'était très certainement pas au courant de la véracité des dires de Mr Casenière, de retirer dans les trois jours qui suivront cette lettre, la plainte pour diffamation ( qui, soit dit en passant, est une grave atteinte à la liberté d'opinion, d'expression, et de la presse ). Sa Majesté le Roy mon frère, qui il y a peu à eut la joie de s'entretenir avec votre présidente, promet de s'engager en faveur de son sujet si procès il y a, et pourrais même décider de ne pas le livrer à la justice youslève. C'est pourquoi nous vous demandons d'intercéder auprès de votre Église en la faveur du retrait de la plainte.
Mais c'est, hélas, un sujet bien plus important qui m'amène à vous écrire. En effet, l'avocat qui a pris la défense du cardinal et que nous dissocions en tout point de l'Eglise catholique de Youslèvie, est coupable du délit qu'il condamne. En effet, dans le discours que celui-ci a adressé à la presse, il a accusé plusieurs fois, et par des raisonnements intellectuellement douteux l'Eglise de Volignon de "racisme", et de "xénophobie". Il ne s'appuie sur aucun fait dans sa déclaration, car cela n'est pas possible: jamais notre sainte Église ne se serait montré coupable de telles horreurs. La gravité de ces accusations est extrêmes, et montre que votre concitoyen est bien loin de respecter notre religion, comme la loi de votre pays le demande. Je ne vous cache pas que la colère de Sa Majesté à la lecture de ces faits, qui sont eux véridiques, l'a amené à demander la comparution immédiate de cet avocat devant la justice Aquitagnoise, afin que celui-ci réponde de ces actes. Mais nous nous doutons qu'il n'ausera jamais poser le pied sur notre beau territoire, c'est pourquoi le Gouvernement auquel j'ai l'honneur d'appartenir porte plainte auprès de la justice de votre pays pour diffamation, blasphème et incitation à la haine.
Nous espérons de tout cœur que justice sera rendue, et soyez assuré, Votre Excellence, que nos bons sentiments envers votre nation demeurent inchangés par cet incident.
De par le RoySon Excellence le Chancelier à la Diplomatie Aquitagnoise,
SAR Alphonse d'York, Grand-Duc d'York et frère du Roy