24/06/2018
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ARTS


LES ROSILLAS DANS L'ARCHITECTURE ALGUARENO



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Les rosillas sont un élément architectural caractéristique de l'héritage colonial de l'Empire d'Arobelas.


Le contexte historique de leur apparition, ses influences sud-eurysiennes hispaniques.

L'Alguarena, même en sa qualité de première puissance mondiale, reste fondamentalement un état conditionné par l'Histoire mondiale et l'héritage colonial en provenance du Vieux Continent eurysien. Les cultures natives de Paltoterra, véritable berceau civilisationnel intégré à l’Histoire mondiale, sont par conséquent et en différents endroits, marquées du passage de l'Empire d'Arobelas, état colonial millénaire ayant défiguré ou bien dirons-nous modelé, une partie de la Paltoterra à son image. Un passage notamment marqué par l'architecture émergente du XVIe siècle. Parmi ces éléments que l'on pourrait dire "introduits" par les colons hispaniques sud-eurysiens figure la rosilla, un dispositif architectural inspiré des traditions sud-eurysiennes et nord-afaréenne. En effet, dès le moyen âge dans le sud-eurysien, les rencontres entre les civilisations nord afaréennes et sud afaréennes recomposent l'architecture locale, la noblesse se targuant de pouvoir faire venir les meilleurs architectes et les meilleurs produits du monde (ici nord-afaréens) pour faire de leurs villas des éléments architecturaux à part dans la société impériale sud-eurysienne.

Les rosillas, éléments architecturaux atypiques, répondaient alors à des objectifs esthétiques et pratiques, en allant d'abord arborer une conception unique en son genre pour le terroir sud-eurysien et donner une forme d'intimité à la famille des nobles les intégrant à sa villa. Dès lors, il n'est pas rare d'apercevoir ces maisons nobles intégrer des balcons fermés et des treillages de bois finement sculptés, hérités de la tradition islamique nord-afaréenne. Ces balcons grillagés, connus dans le sud-eurysien sous le nom générique de miradores, permettaient aux habitants de voir au-dehors tout en préservant leur intimité. Un art mauresque du "voir sans être vu" qui a son importance par une fonction double et se voit adopté par la culture hispanique d'Eurysie du Sud, très largement représentée par l'Empire d'Arobelas. Naturellement, les conquérants et colonisateurs hispaniques ont diffusé ce savoir-faire architectural dans leurs colonies du Nouveau Monde après leur installation et l'Alguarena, colonie archipélagique, n'échappe pas au principe. Le pays, doté d'un climat tropical, offrait un terrain idéal pour transposer ces balcons nord-afaréens, pour prévenir l'entrée de bêtes sauvages dans les étages des habitations et garder un espace ombragé pour contenir les fortes chaleurs.

Apparition des Rosillas à l'époque coloniale

C'est donc durant la colonisation hispanique de l'archipel paltoterran qu'apparaissent les premières rosillas au sein de l'architecture locale. Le terme rosilla désignera également ces balcons clos par une persane de bois ou de fer forgé, rappelant l'esthétique nord-afaréen tout en s'adaptant au contexte local, une réappropriation utile étant largement permise eu égard aux conditions de vie sur place comme décrit précédemment. Dès le XVIIe siècle, les grands marchands, les administrateurs coloniaux et les autres notables font édifier des demeures inspirées des palais sud-eurysiens, incorporant des patios intérieurs et des balcons protégés, calfeutrés. Ces rosillas ornent notamment les façades des maisons seigneuriales dans les villes coloniales d'Alguarena, marquant un mélange de styles eurysiens et nord-afaréens. Construits en bois tropical local (notamment l'acajou) ou en métal, ces treillages s’inscrivent dans la continuité des "balcons à jalousies", une expression toute désignée pour caractériser ces points de vue occultés.

La volonté de ne pas voir se brasser les cultures hispaniques et natives paltoterranes, invitent d'autant plus la noblesse locale à recourir à ce balcon hors norme, pour éviter le mélange social et culturel, faisant de ce balcon fermé une véritable tradition. L'Alguarena, sans renier le berceau civilisationnel sur lequel elle s'est fondée, s'est appropriée à son tour ce concept importé : on y voit dès lors fleurir des rosillas sur les édifices coloniaux, symboles à la fois de prestige impérial et d'adaptation au climat local et ses contraintes.

Rôle et usages des Rosillas : voir sans être vu

La fonction des rosillas est double, comme nosu vous l'avons précédemment dit. Sur un plan social, elles répondent aux codes d'honneur et de pudeur de l'époque coloniale. Inspirées des moucharabiehs islamiques exportés de Nord-Afarée, les rosillas ont conservé cette fonction de permettre aux femmes de la noblsse, de regarder l'extérieur sans être vues ni accusées d'actes inconvenants. Les rosillas offrent donc aux dames de la haute société coloniale, la possibilité de profiter du spectacle de la rue en toute discrétion et sans jugement. A une époque marquée par la ségrégation des genres, des races et l'importance donnée aux convenances, ces balcons grillagés protègent utilement et valablement les femmes nobles des regards indiscrets et des "incommodités" sociales dont les femmes et filles pâtiraient directement mais aussi leurs maris et pères, si jamais elles étaient accusées d'observer avec lubricité des hommes en contrebas.

Les chroniques coloniales rapportent d'ailleurs que ces balcons étaient initialement envisagés pour soustraire les femmes aux regards voyeurs, tout en leur donnant l'occasion d'observer la ville en restant cachées. Une pensée hypocrite, convenons-en mais qui n'est pas nouveau. On retrouve ce principe jusque dans les églises coloniales : des tribunes discrètes à treillage permettaient aux abbesses et religieuses d'assister à la messe sans être visibles des fidèles masculins. Les rosillas deviennent ainsi un symbole de respectabilité et de raffinement : voir sans être vu, tel est leur leitmotiv, un reflet des mœurs d'une société coloniale où l'apparence et l'honneur priment, en premier lieu dans l'intérêt desp ères et époux nobliaux et bourgeois.

Résumer l'emprunt des rosillas à cette pensée de voyeurs serait toutefois trop réducteur. Sur le plan climatique et pratique, les rosillas constituent effectivement une réponse astucieuse aux conditions locales puisque l'Alguarena, comme il en est également question des terres de Nord-Afarée et de Sud-Eurysie, rencontre finalement un climat chaud et ensoleillé où la nécessité de ventiler les intérieurs et de tamiser la lumière est cruciale ou en tout cas un confort sur lequel les familles rattachées à la noblesse ne rechignent pas. Les panneaux ajourés des rosillas ont effet pour eux de filtrer les rayons directs du soleil et la chaleur tout en laissant circuler l'air frais à l'intérieur de l'habitat sans avoir à maintenir grandes ouvertes les fenêtres.

Ainsi, on rtient de ces balcons fermés qu'ils permettent de rafraîchir les habitations durant les journées torrides, tout en projetant une ombre bienfaitrice sur la façade. Contrairement aux balcons eurysiens ouverts, sans demi-mesure, "exposés au spectacle public", la version sud-eurysienne, à la croisée des mondes eurysiens et afaréens, occidentaux et orientaux, créée finalement un espace intermédiaire entre l'intérieur et la rue. Une sorte de loge hautement qualitative, ornementale et ombragée, où l'on peut s'asseoir à l'abri sans subir les regards ni l'ardeur du soleil. Comme l'explique un adage inspiré de l'architecture islamique d'Afarée du Nord, "le balcon eurysien est fait pour se montrer, le balcon nord-afaréen pour se cacher" et en particulier pour protéger les femmes des vues extérieures. Une lecture à double sens, entre d'un côté ces femmes soucieuses de ne pas être vues, mais qui s'offrent malgré tout le luxe de voir impunément quiconque déambuler dans la rue en contrebas. Une lecture à double sens qui vient en compléter une autre, puisque les rosillas alguarena offrent une solution architecturale orientées dans deux directions, la quête d'une intimité et d'un confort thermique.

Les atouts des rosillas :

  • Intimité et statut social : Elément d'architecture coloniale d'origine nord-afaréenne, la rosilla permet aux occupants (notamment les dames de haut rang ou leurs filles promises à un mariage ou non) d'observer la vie urbaine sans compromettre leur pudeur ni leur statut. A l'abri derrière la grille, elles peuvent profiter du plein air et des festivités de rues qui voient défiler les processions, corridas, etc..., sans être exposées aux regards ou à la promiscuité de la foule. Ce dispositif sert donc de "fenêtre privative" préservant l'honneur familial, d'où son surnom de fenêtre à jalousie, même si présentement elle viserait à s'en prévenir !

  • Ventilation et lumière tamisée : Sur le plan climatique, les rosillas ont également pur elles d'améliorer le confort des demeures. Le treillage ajouré casse les rayons du soleil, évitant l'éblouissement et la surchauffe des pièces en milieu de journée, tout en laissant entrer une lumière adoucie qui économise bougies et lanternes. De plus, la circulation d'air est maintenue : l'air frais vient s'infiltre par les ouvertures donnaient à la cloison de bois, permettant de rafraîchir l'intérieur sans ouvrir complètement les volets. En saison des (fortes) pluies, ces balcons filtrants permettent même de profiter de la pluie sans mouiller l’intérieur, puisque l'eau se voit en partie arrêtée par le grillage serré. En somme, la rosilla combine les avantages du balcon en permettant la vue, le renouvellement de l'air ainsi que le passage de la lumière sans les inconvénients.

  • Ornement architectural : Au-delà de leurs fonctions pratiques, les rosillas apportent une touche esthétique remarquable aux édifices, même des décennies après la découverte du monde et des arts nord-afaréens. Les dentelles de bois découpées ou de fer forgé constituent de véritables œuvres d'art qui enrichissent les façades coloniales et fournissent la preuvre d'un véritable savoir-faire. Importées par les artisans arobelos formés aux techniques nord-afaréennes faites de bois sculpté à motifs géométriques ou floraux, elles sont rapidement reproduites localement. Si bien qu'en Alguarena, les tailleurs de bois natifs ont incorporé leurs propres motifs traditionnels, avec l'émergence de formes végétales inspirées de la flore tropicale, des symboles natifs stylisés. L'emploi de ce stylisme permet aussi aux familles nobles de commander certains motifs allégoriques de leur famille, pour asseoir leur réputation. Chaque balcon agrémenté de sa rosilla devient une pièce maîtresse de la façade, embellissant la bâtisse.

Intégration locale et héritage culturel

Bien qu'iissue de la colonisation de l'archipel alguareno par l'Empire d'Arobelas, la rosilla a néanmoins durablement intégré le paysage architectural et culturel d'Alguarena au point de composer désormais un des éléments de patrimoine et constitutif de l'identité archipélagique. Au fil des siècles, les balcons grillagés sont en effet devenus le signe distinctif de bon nombre de maisons d'habitations que celles des seuls aristocrates, grâce aux procédés de fabrications industriels et à la généralisation de leurs formes ainsi qu'à la baisse de leur coût directement rattachés à sa production. On les rencontre dans les maisons de ville traditionnelles, chez les couvents ainsi que certains bâtiments officiels réalisés après l'indépendance, se dressant en ultime symbole de la manière dont la rosilla est devenue un bien appartenant, dans son utilisation comme dans sa diffusion, à l'archipel hispanique. Les architectes alguarenos du XIXe siècle, voulant réaliser un style de rosilla porteur d'authenticité pour l'archipel, pouvait alors marier traditionnellement les rosillas à des éléments de décoration autochtones. En milieu rural, par exemple, la construction de balcons à treillis en bambou ou en fibres végétales tressées a pu se faire, reprenant là aussi des savoir-faire artisanaux indigènes. Les motifs géométriques des rosillas coloniales vont également être réinterprétés alors même que des motifs natifs parfosi seront parfois directement liés à l'Empire mazati, le tout virant en un art hybride, dans un mouvement d'appropriation progressive signalant la malléabilité de cet élément, d'abord importé, mais désormais perçu comme intrinsèque à l’identité archipélagique de l'Alguarena.

D'un point de vue culturel, les rosillas ont aussi influencé les modes de vie puisqu'elles ont, en leur temps, favorisé l'émergence d'une sociabilité discrète. Il n'était pas rare sous cette époque que, derrière la grille ajourée, les membres d'une famille épient la rue et multiplient les commérages, après avoir commenté tout ou presque des événements du quartier, le tout sans être vus et transformant ces balcons en véritables loges d'observation. Une singularité qui vaudra d'ailleurs le deuxième nom de miradores pour les désigner, tant ils s'inscrivent dans une logique de voyeurisme sur un espace environnant. Outre cet aspect, des récits populaires évoquent des romances naissantes à travers le treillis, ou des voisins échangeant des nouvelles à voix basse de rosilla à rosilla, tirant parti de ll'état de semi-clandestinité qu'offrent ces balcons. Ainsi, la rosilla n'est quoiqu'il en soit pas qu'un ornement de façade : c'est un espace de vie et d'interaction sociale feutrée, reflétant l'esprit d'une vie communautaire portée en Alguarena. Une vie communautaire se faisant un mélange de pudeur héritée de l’Eurysie septentrionale catholique et de convivialité chaleureuse propre aux cultures nord-afaréennes.

En synthèse, l'apparition des rosillas dans l'architecture des bâtiments d'Alguarena s'explique par un contexte de colonisation hispanique où les colons ont importé le modèle nord-afaréen des balcons moucharabiehs, depuis adapté aux besoins de pudeur sociale, permettant de voir sans être vu, et de confort climatique dans un pays tropical. Au contact du riche héritage mazati, ces structures venues de Nord-Afarée ont été réinterprétées et intégrées localement, jusqu'à devenir un élément emblématique de l'architecture alguareno. Les rosillas viennent donc parfaitement illustrer le dialogue entre influences étrangères et tradition indigène. De quoi le faire figurer parmi les exemples réussis de métissage architectural et culturel, où l'on voit une pratique venue de l'Afarée via l'Eurysie, se fondre harmonieusement dans le décor et les moeurs d'une terre archipélagique. Les rosillas alguarenas, nées de la colonisation, sont ainsi devenues un symbole identitaire, témoignant que l’histoire d'un pays s'écrit aussi dans le bois sculpté de ses balcons.
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ECONOMIE


TATANA – constructeur automobile.


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INFORMATIONS GENERALES

Nom de la société : TATANA
Secteur d'activité : Constructeur automobile, activités de conception ET production automobiles (SUV, berlines et citadines).
Siège social : Buezonte (Région du Gualao - ARCOA)
Effectifs : environ 2 800 salariés (hors sous-traitance) exclusivement présents en Alguarena.
Devise : "Innovar en silencio, defender en la sombra" (litt. "Innover dans le silence, défendre dans l'ombre").
Slogan : "Tatana : en tout temps"
Complexes industriels (hors sous-traitance) : 5 complexes industriels au travers des principaux sites que sont Buezonte et Atimalco.
Année de création : 1922.
Exportation : A définir via le graphique de Mesolvarde (LIEN)


CHRONOLOGIE PRINCIPALE

1920-1930 : A cette époque, l'industrie automobile était naissante, jusqu'ici formalisée par des concepteurs dont l'empire industriel tenait dans un garage ou un carport. Joaquín Vidal, ingénieur en mécanique formé en Eurysie, était l'un d'eux, rêvant de bâtir une voiture robuste adaptée aux routes et climats difficiles de l'archipel.

Dès 1922, il aménagea ce qui s'apparente à une petite usine, Rue del Seguillo à Buezonte. Un atelier "plus plus" pour maquetter et construire les prototypes inspirés de modèles eurysiens. Si bien qu'en 1925, fort de son expérience, il lança officiellement la marque Tatana (le mot "Tatana" vient d'un oiseau mythique qu'est l'ara rouge, symbole de raffinement et de liberté dans la culture native. La première voiture de série, la Tatana V-33, sortit en 1927. On pourrait la décrire sous les traits d'une berline cinq portes aux lignes anguleuses, équipée d'un moteur quatre cylindres de 35 ch. Pour l'époque, je vous prie de croire qu'elle offrait déjà un confort des plus appréciables, avec des suspensions assouplies ainsiq u'un freinage hydraulique. En ce qui concerne la vitesse, elle atteignait 75 km/h, considérant la qualité des routes de l'époque et l'infrastructure routière limitée, c'était clairement un record pour une automobile arcoane, et déjà notable pour l'automobile alguarena.

Années 1930 : Tatana continue d'innover, la mise en place d'une Fédération et de subventionnements mutualisés à l'échelle de l'ensemble des états fédérés faisant son effet. En 1931, l'ingénieur-chef Pedro Alvarez développa un bloc-moteur plus léger en alliage d'aluminium, ce qui va tout de même entrainer une réduction de poids (significative) de l'ordre de 10%, permettant à la V-33 d'atteindre 85 km/h, finissant de dominer le marché automobile de son époque. En 1933, la marque lançait plusieurs nouveautés pour justifier de nouvelles séries : un nouveau châssis plus rigide, une boîte de vitesses à quatre rapports et une carrosserie améliorée (ce qui eut pour conséquence directe d'offrir un coffre plus grand). Ces améliorations firent de la Tatana V-33 l'une des voitures les mieux finies du pays et disons-le sans ambages, l'une des plus en vue du secteur. Des innovations technologiques de taille, qui permirent de lancer plus facilement la Tatana Mini en 1934, un protoype de citadine pour répondre à la demande de voitures moins coûteuses, sous un rapprot qualité prix favorable. Il faut aussi avouer que dans le même temps, les infrastructures routières se développaient et les chemins cabossés devinrent peu à peu pavés, les modèles citadins tournés vers des trajets courts ou mieux aménagés, étaient un débouché tout trouvé pour le développement des ventes automobiles dans l'archipel.

Années 1950-1960 : La guerre albelo-alguarena, chamboule fortement l'activité du groupe. L'usine fut en effet partiellement réquisitionnée pour produire des véhicules utilitaires en vue d'équiper l'armée fédérale alguarena, qui entend faire acheminer un certain nombre de miliciens vers le front avec des équipements limités en nombre ou en tout cas largement réquisitionnés le long de la ligne de front. Ces productions sont principalement destinées à garantir le transport e troupes massivement mobilisées par les autorités, ainsi que l'entretien d'une flotte de véhicules sanitaires, soit des ambulances.

La guerre cédant sa place à la paix en avril 1952, l'usine réattaqua la deuxième moitié du XXe siècle avec une notoriété renouvelée, poussée par les récits de la Guerre et des batailles connexes qui l'ont jalonné. Si bien qu'en 1948, l'intérêt de l'institution fédérale s'étant définitivement confirmé, un programme de réinvestissement et de rénovation des outils de production Tatana se met en place, avec le concours des pouvoirs publics. La ligne de production et de montagesem odernisent, la capacité de production du groupe Tatana est telle, qu'il se place naturellement et facilement en acquéreur d'un nombre d'appels d'offres au départ de l'armée fédérale d'Alguarena, équipant celles-ci avec un certain monopole sur les décennies à venir.

La production civile en parrallèle ne décroche pas, la demande croissante ayant été anticipée par ces investissements. La légende et la robustesse Tatana était lancée, conservant par ailleurs son indépendance en refusant plusieurs offres de rachat d'industriels étrangers soucieux de s'implanter en Alguarena face à un marché automobile finalement très fermé aux industriels eurysiens.

Profitant de la croissance économique de sortie de guerre avec Albel, des appels d'offres favorables à ses activités et de la demande civile croissante, le groupe Tatana continua de doubler sa capacité de production jusqu'à la fin des années 1950. De nouvelles lignes de production sont ouvertes puis, suite logique donné à ce succès, un nouveau site de production, à Atimalco où il sera permis de profiter davantage encore de la proximité des infrastructures portuaires, marquant un tournant de sa capacité d'exportations.

De ces projets de développements viendront plusieurs modèles, tels que :
  • la Tatana Rangero, un pick-up de 1955, destiné aux fermiers ou aux populations excentrés des pôles urbains, la clientèle historique des véhicules de la marque Tatana.
  • Viendra aussi la Tatana Miniroad, un véhicule tout-terrain léger de 1958, pour élargir la gamme et donner suite à la version militarisée du début des années 50.
  • En 1956, la marque semble changer de cible et présenter son cabriolet Costa Breeze au Salon de l'Automobile de Portovina, confirmant son savoir-faire et renouvelant l'intérêt de la clientèle des grandes et moyennes agglomérations. Ces modèles disponibles, Tatana se voit contraint de dédier une novuelle période à l'innovation. Et à ce titre, les années 1960 apportèrent de nouvelles innovations profitables à la pérénnisation des marchés. Les suspensions des véhicules sont améliorées, la carrosserie acier se veut plus fine. A la fin des années 60, Tatana produisait près de 25 000 voitures par an, couvrant environ 30% du marché alguareno, secteurs public et privé confondus.

Années 1990 : La mondialisation s'amorce et les marchés vibrent lentement. Le cours du pétrole, confronté à l'industrialisation et l'ouverture au commerce international de nombreux états, peine à satisfaire la demande, amorçant une importante hausse des carburants. Face aux fluctuations des prix pétroliers, le groupe Tatana travaille l'amorce d'un virage stratégique. Carlos Vidal, le fils du fondateur Joaquín Vidal et ingénieur en électrotechnique, lance dès 1975 les premiers projets de motorisations hybrides, le moteur à hydrogènes en tête. En 1979, la Tatana Aqua devint la première berline à moteur hydrogène commercialisée en Alguarena, d'une vitesse maximale de 80 km/h. Pas de quoi convenir aux amateurs de sensations fortes mais pour ceux qui identifient la montée des carburants comme un frein à l'acquisition d'un véhicule, l'offre change la donne. Ce modèle ne suscita pas pour autant un vif intérêt international, se cantonnant essentiellement au marché intérieur.

Au carrefour du siècle, Tatana comptait 2000 employés et une production cumulée de 400 000 véhicules depuis 1925.

La mondialisation, si elle est synonyme d'opportunités vers des marchés émergents, impose toutefois son lot d'innovation pour aller satisfaire les marchés aux critères les plus exigents, particulièrement vrai en ce qui concerne la sécurité. ABS, airbags, électronisation du moteur par la multiplication des capteurs, autant d'intégration qui vont tenter de séduire les ménages autant que rassurer les institutions des différents pays aux normes changeantes et parfosi diamétralement différentes.

Années 2000 : Pour ses 75 ans, Tatana dévoila en 2000 un nouveau logo stylisé en forme de "T" , symbole du renouveau de la marque. Une transition toute trouvée pour la mention d'un nouveau centre de design fut inauguré en 2002 à Buezonte, conçu par la célèbre architecte de l'archipel Maria Sanchez. Un petit musée "Tatana Legado" ouvrit en 2005 quant à lui au coeur de l'usine, présentant les anciens modèles restaurées, tels que le V-33 de 1927, l'Aqua, véritable prouesse technologique. Ces initiatives renforcèrent l'engagement de Tatana envers son patrimoine. Les investissements se poursuivirent : en 2010, l'usine élargit son hall de peinture, et la production annuelle frôlait les 45 000 véhicules.

PRINCIPAUX MODELES (NON EXHAUSTIFS)

Tatana V-33 (1927)
Une berline cinq portes aux lignes anguleuses avec un moteur quatre cylindres 35 ch, des suspensions assouplies, un freinage hydraulique, une vitesse de pointe 75 km/h. C'est la première voiture de série construite rue del Seguillo a Buezonte. Elle impose d'emblée les standards de confort et de robustesse sur les routes encore mal pavées de l'archipel.

Tatana V-33 version aluminium (1931-1933)
C'est une évolution de la V-33, pour lui donner une certaine longévité. Dans la liste des améliroations enregistrées sur le véhicule, il y a le bloc moteur en alliage d'aluminium, se réclamant plus léger d'environ dix pour cent, contribuant humblement à l'élévation de la vitesse, estimable à 85 km/h. Il est également permis de citer un châssis rigidifié, boite quatre rapports, coffre agrandi. Reste la référence nationale pour la finition et la fiabilité au début des années trente.

Tatana Mini (prototype 1934)
Une petite citadine destinée aux nouveaux réseaux urbains densifiés. La question est ici de l'esthétisme, car sans ça le groupe débute un certain empattement.

Utilitaires militaires Tatana (1951)
Durant la guerre albelo-aluarena, une série de jeeps et de camions légers produits pendant la guerre entretient l'intérêt du groupe. Châssis simplifie, moteurs faciles à réparer, le groupe profiite de la réouverture ud pays aux marchés pour ajuster son offre. Des transports de troupes et des ambulances, Tatana fait la preuve de sa capacité à répondre urgemment aux besoins pour hier.

Tatana Rangero (1955)
On a ici un pick-up destiné aux fermiers et aux régions rurales, agrémenté de sa cabine simple trois places, d'une benne en bois renforce, d'un garde au sol haute. Sur la question de la motorisation, le groupe y a introduit un moteur six cylindres avec transmission une robuste. Dès lors, le Rangero devient le compagnon de travail des exploitations agricoles et des artisans isolés.

Tatana Costa Breeze (1956)
Cabriolet deux portes présente au Salon de l'Automobile de Portovina en 1956. Ds lignes élégantes, toit souple, moteur quatre cylindres vif. C'est un véhicule qui va clairement aller chercher les amateurs de promenades côtières, mêlé à la clientele urbaine aisée qui cherche un véhicule de loisir "made in Alguarena".

Tatana Miniroad (1958)
C'est un tout-terrain léger dérivé des versions militarisées du début de la décennie. Un bien parfait pour la randonnée hors route, les pistes forestières et les fermes de montagne, bref un bien parfait pour l'aventure.

Tatana Aqua (1979)
Un nouveau modèle destiné à rajeunir l'image des berlines Tatana. La berline Aqua, profitant d'une propulsion hydrogène, voit sa vitesse maximale culminr à 80 km/h. Réservoir pressurise, pile a combustion interne refroidie par eau, à croire que l’innovation n'attend pas. C'est la première réponse adaptée du groupe alguarneo et ud maillage économique local, pour parer les hausses de carburant.

Tatana Eldorado (2010)
La Tatana Eldorado est un SUV urbain adoptant un style assez dynamique pour ne pas dire sportif. Il se veut cnfortable à bien des usages, cultivant son attractivité auprès des familles avec enfants ou des jeunes adultes, par des finitions élégantes (notamment la sellerie) et une robustesse manifeste. L'habitacle pouvant accueillir cinq adultes avec bagages, il s'est fait le véhicule de l'autoroute des vacances de son époque.
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ECONOMIE


ZARATE - constructeur automobile.


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INFORMATIONS GENERALES

Nom de la société : ZARATE
Secteur d'activité : Constructeur automobile, activités de conception ET production automobiles (SUV, berlines et citadines).
Siège social : Carabarón (ENCOLANAS)
Effectifs : environ 5 700 salariés (hors sous-traitance) présents aux Encolanas, en Alguarena et au Pontarbello.
Devise : "Zarate, à ne pas rater").
Complexes industriels (hors sous-traitance) : 8 complexes industriels au travers des principaux sites encolanaltèques que sont Carabarón, Montelevano.
Année de création : 1953.
Exportation : A définir via le graphique de Mesolvarde (LIEN)


CHRONOLOGIE PRINCIPALE

1953 : Fondation de Zarate aux Encolanas par Miguel Zarate, dans un ancien atelier de serrurerie.

1956 : Sortie en série de la première berline, Zarate 1100

1962 : Lancement de la Primera, une berline familiale devenue emblématique de la collection Zarate

1969 : Premier grand salon automobile d'Alguarena : polarisation du marché intérieur face à Tatana

1985 : Pour étendre ses parts de marchés, le groupe Zarate entend s'investir sur la fabrication d'engins agricoles, le développement de la mondialisation pouvant laisser entendre que des pays en quête d'indépendance alimentaire, souhaiterait importer des engins agricoles pour doter des coopératives locales.

1990 : La mondialisation, entre opportunités et menaces. Les effets de la mondialisation entrainent outre les opportunités commerciales, une hausse des cours pétroliers qui affectent lourdement le développement du marché des engins agricoles. Les opportunités de vente dans les pays émergents s'éloignent, le business Zarate sur la partie agricole s'effondre. Le projet est avorté, le business se recentre sur l'automobile pour particuliers.

1984 : Modernisation de la ligne de production, poussée par les nouvelles ères industrielles. C'est l'arrivée des premiers robots industriels automatisés.

1991 : Grève générale dans les usines Zarate pour manifester contre une procédure de réduction d'effectifs en sortie de modernisation des lignes.

1995 : Partenariat avec un fournisseur électronique, pour intégrer le GPS et autres accessoirisions élctroniques sur certains modèles de la gamme Zarate.

2004 : Lancement de l'Aurora X1, premier SUV de la marque

2011 : Zarate remporte un rallye au titre d'une compétition fédérale avec l'Aurora X1 face à la Tatana Eldorado.

2012 : Ouverture d'un atelier de restauration de modèles anciens sur le site historique du groupe et engagement dans des évènementiels sportifs.

2016 : Lancement de la Piscarda, citadine iconique du groupe Zarate.


PRINCIPAUX MODELES (NON EXHAUSTIFS)

Zarate Primera, la berline familiale (1962)

Malgré les années écoulées, la Zarate Primera reste un modèle anthologique de la marque, périodiquement revisité au travers de nouvelles versions rafraichies et toujours porteuses d'un certain succès commercial. Il s'agit en définitive d'une berline familiale toute aussi polyvalente qu'évolutive, amenant ses dernières versions aux années 2000. Le modèle, aux lignes fluides, s'inspire largement du relief des collines environnantes. Généralement vendue sous des couleurs apaisantes (beige, bleu ciel ou gris perle), la Zarate Primera entend incarner la quiétude d'un voyage en famille. L'habitacle, voulu spacieux et lumineux par l'importance de la surface vitrée et la petitesse de sa carrosserie de toit est habillé de tissus tissés et propsoés sous une quinzaine de coloris différents, avec des incrustations de bois verni. Un vértiable clin d'oeil aux artisans locaux amène à considérer l'idée que la Zarate Primera échappe à cette vision industrielle de l'automobile, laissant encore à penser que chaque exemplaire entre vos mains est le fruit, l'ouvrage, d'un artisan émérite.

Au volant, le but recherché est clairement celui d'une berline paisible : on en ressent chaque caillou sans les désagréments d'une suspension rigide. Le tableau de bord, ergonomique et finalement peu chargé, ne montre que l'essentiel (vitesse, niveau de carburant et jauge de batterie pour les modèles hybrides). Le tout sur un simple écran, épuré et sans superflu.

La Primera actuelle (quatrième génération, lancée en 2015) propose des motorisations essence et diesel très économiques oscillant entre les 1,2 et 1,6 litres, respectivement réparties sous du 75-115 ch. une consommation parfaitement adaptées à un usage quotidien. En 2016, au titre du salon automobile d'Aserjuco, a été présentée une version hybride allégée de la Primera, couplant un petit moteur électrique au bloc essence pour améliorer encore davantage la consommation. Inscrite en milieu de gamme, elle est cette fois destinée à des familles modestes et à des flottes professionnelles de VRP et adeptes ud grand déplacement. Un argument de vente sculpté autour du rapport qualité-prix. Le véhicule présente une bonne habitabilité pour les longs trajets, un immense coffre (avec près de 500 L), et au final un faible coût d'entretien par la présence de pièces standardisées avec plusieurs équipementiers automobiles. Qui plus est l'équipement de série inclut la climatisation, l'ABS, et un système multimédia basique, tandis qu'en option on trouve le GPS intégré, des jantes alu, et quelques retouches de finition au niveau de la sellerie, qui se veut premium pour le conducteur.

Chaque année plusieurs milliers de Primera sortent des usines Zarate de Carabarón, Montelevano. Sillonnant le territoire en toute saison, plébiscitée pour sa fiabilité : un taxi encolanaltèque sur trois en possède un exemplaire, faisant de la Primera un taxi officiel des Encolanas entre les années 2000 et 2010. Une version utilitaire, sous la forme d'une petite camionnette a été proposée depuis 2010, pour les petites entreprises locales, attestant de la robustesse avérée des modèles de la marque. En définitive, la Primera est le symbole du pragmatisme Zarate : une berline sans frivolité qui a une place sur les marchés intermédiaires et se teste au travers des grands changements sociétaux et économiques de son ère.

Zarate Aurora X1, SUV compact apparu en 2004

L'Aurora X1, lancé en 2004, fut le premier SUV de Zarate. Le millésime actuel X5 (de cinquième génération) affiche de nouveau une allure robuste et massive, par la présence d'une grande calandre, de roues élargies et d'une garde au sol augmentée à 80 cm, rendant le franchissement d'obstacle beaucoup plus aisé. Malgré ses dimensions imposantes (de 4,7mètres de long), l'Aurora X5 est avant tout prévu pour la ville et les déplacements de famille : le rayon de braquage est calculé pour se faufiler entre des poteaux, et la direction est assistée pour réaliser des créneaux. A l'intérieur, l'ambiance inspirée de l'esprit aventurier : le siège conducteur est en hauteur offrant une vue dominante, le tableau de bord est en plastique dur texturé facile à nettoyer et les rangements sont pratiques, comprenant de nombreux espaces modulables ainsi qu'un bac sous les sièges. De fait, les matériaux choisis sont résistants à l'usure, comme le choix d'un plastique mat, des cuirs synthétiques traités anti-taches et d'une sellerie optionnelle résistante à l'eau, faisant du véhicule l'ami desp arents avec une famille nombreuse ou adepte des randonnées en nature.

Les motorisations de l'Aurora X1 sont les plus puissantes proposées par la marque, son moteur essence 2.0 litres (d'une puissance de 170 ch) ou le diesel 2.2 litres (quant à lui d'une pusisance de 150 ch) équipent la majorité des modèles disponibles. Ces moteurs, associés à une boîte manuelle ou automatique à 6 rapports, permettent une déclinaison de plusieurs standing convoité par les ménages aisés. Depuis 2016 et identiquement à la Primera, une version hybride a été intégrée à la gamme de l'Aurora X5: elle associe le 2,0 litres essence à un bloc électrique supplétif, permettant de réduire les émissions. La transmission améliore la motricité en cas de pluie ou sur des chemins boueux, un détail de taille pour les aventuriers à bord. Mais outre l'aventure et pour assurer le confort de l'Aurora X5, la marque a également retenu des suspensions indépendantes conçues pour amortir le plus efficacement possible les irrégularités du sol tout en conservant la tenue de route.

Proposé dans le segment moyen-supérieur, l'Aurora X5 cible tout particulièrement les familles urbaines désireuses de polyvalence. C'est l'un des rares modèles de Zarate à proposer en option une troisième rangée de sièges : l'automobile parfaite pour partir en vacances ou explorer un territoire, si bien qu'elle demeure très prisée des agences de location de véhicules. Si l'image de robustesse de la marque n'est plus à démontrer, c'est surtout sur le plan pratique que l'Aurora est souvent louée : sa stabilité sur autoroute et son espace intérieur généreux appellent à faire de la route et es longs trajets. Chaque année, plusieurs milliers d'Aurora sortent de l'usine, nourrissant le goût del 'aventure d'autant de ménages.

Zarate Piscarda, la citadine du futur (2016).

Lancée en 2016, après des années de maitrise technologiques autour du secteur automobile, la petite citadine baptisée "Piscarda"s’est empressée de prouver ses attributs : vive et compacte avec une longueur n'execéant pas 3,70 mètres, elle s'est rapidement faufilée partout et particulièrement dans le coeur des urbains alguarenos !

Son design apparaît réjouissant, à la forme arrondie, aux rondeurs semblables à un visage espiègle vous souriant. Des phares ronds, dégagés de tout surplus, et des couleurs d'un ton vif tels que le jaune moutarde, le vert pomme, le bleu ciel, l'orange potiron ou encore le blanc crème, tout se présente comme un antidote à la monotonie grisâtre du pavé urbain traversé par des transports en commun aux mines déconfites.

Car pour sa part, l'habitacle de la Piscarda joue la carte séduction envers le bon père de famille, avec un siège conducteur réglable sous tous ses angles, une banquette arrière rabattable en 50/50 pour agrandir le volume de coffre et l'emport de biens pour la déchetterie, des vitres électriques à toutes les portes, des accoudoirs intégrés. Un tableau de bord qui s'avère volontairement minimaliste avec deux manomètres simples et un petit écran d'information général sur le véhicule, accentuant la vocation utilitaire de cette petite urbaine. Sur le plan technique, la Piscarda présente bien des résultats modestes mais calibrés pour son usage !

La variante électrique présente dès le lancement du modèle en 2016, se compose d'un moteur en 50 kW, soit une puissance que l'on pourrait définir à environ 68 ch. Le tout alimenté par une batterie de 22 kWh, capable de réaliser environ 200 km d'autonomie. La version essence, toujours disponible sur le territoire national malgré des exportatiosn croissantes vers les marchés émergents, possède un petit moteur 1,0L (soit 60 ch).

Ceci dit et quoi qu'il en soit, la Piscarda reste en-deçà des 950 kg. Un poids léger qui lui accorde un caractère presque "karting" sur les routes urbaines : le 0 à 100 km/h se fait en environ 14 secondes et la vitesse de pointe se limite à 130 km/h, une éternité pour qui souhaite les accélérations vives et soudaines mais disons le, son rôle n'est pas ici et cela est largement suffisant sur le réseau de distribution pour lequel elle est destinée. La compacité du véhicule et son agencement optimisé en font un modèle agréable à conduire, permettant d'appréhender l'univers des petites voitures citadines sans crainte de manquer d'espace ou du minimum de commodités. Ses lacunes techniques sont effectivement très vite oubliées par la carte de la polyvalence, donnée à un véhicule esthétique et modulable à maintes occasions.

Les dimensions de la Piscarda sont d’ailleurs souvent mise en avant comme son meilleur argument : des influenceurs et commentateurs spécialisés ne tarissent en effet pas d'éloges sur ce point et se veulent même les ambassadeurs de la marque en ne manquant pas d'afficher celles dont ils ont faitl 'acquisition, sous des couleurs et une accessoiration excentriques.

Véhicule électrique, la fin de vie de la batterie est reprise (sous réserve) par le constructeur, engagé dans une initiative (aux Encolanas seulement) de récupération des biens rares et précieux. Côté protection, la Piscarda ne déçoit pas, grâce à une coque avant renforcée même si elle reste très largement composée de thermoplastique, sa note de sécurité octroyée lors de l'évaluation par les services gouvernementaux fédéraux est parvenue à un honorable score de quatre étoiles sur cinq. De même, Zarate a bien compris qu'un pack sécurité à prix minoré en option pouvait rassurer une clientèle exigeante mais souvient assez mal à l'aise à la ocnduite et au stationnement pour naturellement se diriger vers ces véhicules caractérisés pour leur petitesse.

Des options sont ainsi fournies sur la question des capteurs de stationnement, d'une assistance au freinage d’urgence. Ainsi que chacun et particulièrement les parents soucieux do'ffrir une voiture première main à leurs enfants se rassurent, acheter une Piscarda c'est in fine fairel e choix d'un audacieux compromis entre des économies et une sérénité, au travers du tout électrique dans son agréable offre citadine. Travailleurs grandes villes, jeunes détenteurs du permis, détenteurs de petits budgets en quête d'économie sur les carburants, adulte célibataire ou couple accompli sans enfant, les publics visés par les ventes de Piscarda ne manquent pas et finissent d'ancrer la marque automobile Zarate, dans le top 2 des marques de constructeurs automobiles alguarenos.
ARMEE

L'ACADEMIA DE INVESTIGACION Y TACTICAS AVANZADAS DE CUZAMBARO (AITAC)


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L'AITAC est destinée à légitimer les officiers en charge des théâtres opérationnels, en justifiant d'un aguerrissement aux techniques de combat, tactique et stratégique.

Les enjeux de la formation militaire des officiers.

L'AITAC est sans doute l'académie militaire de référence pour les forces armées fédérales d'Alguarena. Elle est effectivement dédiée à la formation des officiers de l'armée de terre fédérale mais c'est aussi le point de départ de l'élaboration des doctrines de guerre. Son nom est un acronyme hispanique qui signifie dans sa formulation longue "Academia de Investigación y Tácticas Avanzadas de Cuzámbaro" que l'on traduirait assez fidèlement par "Académie de Recherche et Tactiques Avancées de Cuzámbaro".

Créée dans la seconde moitié du XXᵉ siècle, cette académie combine ainsi donc la tradition martiale et l'intégration progressive des hautes technologies dans l'armée fédérale afin de définir des doctrines d'emploi conformes aux valeurs de l'institution et adaptées à l'ère du temps la plus récente. Elle s'inscrit par ailleurs dans la lignée des académies militaires post-renaissances, c'est-à-dire des établissements d’enseignement qui préparent des candidats au corps des officiers, dans un environnement militaire spécialisé, là où avant cela les officiers étaient déterminés par la détention de charges écrites (bien souvent achetée). A ce titre, l’AITAC dispense un enseignement complet mêlant sciences militaires et instruction pratique. Car les officiers, longtemps perçus par les soldats issus du rang comme des technocrates en relative déconnexion avec le métier de soldats, manquaient effectivement d'un temps certain à engager sur des manœuvres opérationnelles. Dès les années 1980, ces perceptions ont commencé à évoluer et l'officier devient, en tout cas pendant ses classes,

L'Alguarena s'étant hissée depuis 2002 et encore en 2016 comme la première puissance mondiale, arbitrant tout ou partie des points de crispations mondiaux. L'AITAC nourrit par conséquent ses ambitions d'importants moyens, reflétant la hauteur des enjeux sécuritaires de cette époque après l'émergence de courants révolutionnaires d'obédiences communistes et communalistes, la formation politique d'autres organisations internationales telles que l'OND et enfin la multiplication des affrontements armés avec les forces rouges, d'abord au titre de la Guerre d'indépendance du Pontarbello, puis au travers d'un conflit globalisant en mer de Leucytalée, évoluant sur le théâtre terrestre. Comparativement aux autres pays, la Fédération d'Alguarena n'est clairement pas le pays misant le plus sur l'industrie militaire, donnant la part belle à son patrimoine culturel et ses pôles en recherche et développement. Le Grand Kah, pays communaliste investi dans le financement de révolutions à l'international, comptait en 2016 un industrie militaire sensiblement plus développée que l'Alguarena. Un fait qui, plongeait ans son ensemble géopolitique, amène la Fédération d'Alguarena à considérer avec plus d'égard encore, les programmes de formation aux manoeuvres tactiques et stratégiques, pour étouffer la logique du nombre au travers d'un emploi optimal des forces, inscrites au sein d'un ensemble harmonieux.

Aussi, la Fédération d'Alguarena s'est logiquement réinvesti de la question des financements des infrastructures tournées vers la formation des différents maillons de la chaîne militaire, l'AITAC vient opérer sur son dernier échelon. Il faut dire qu'avec deux cent milles soldats de l'armée fédérale, l'institution compte facilement plusieurs milliers d'officiers, qu'il devient important de former au travrs de programmes clairs et formalisés, afin de soutenir une certaine homogénéisation de la chaîne de commandement.

Les infrastructures :

Pour défendre ces ambitions, les enseignements théoriques et pratiques de l'AITAC se déroulent dans un large complexe ultramoderne, comprenant un centre de simulation virtuel, un laboratoire de recherche et de tests en technologie militaire, un terrain de manoeuvre de 12 000 hectares et des infrastructures supports comme un atelier mécanique, plusieurs pistes héliports pour les liaisons de l'état-major ainsi qu'une cantine même si en manoeuvre, les promotions passent clairement la majeure parti e leur temps en bivouac. Pouvant accueillir pas moins de 500 élèves officiers en simultanée, il est à ce jour la plus grande école d'officier de la Fédération d'Alguarena. Pour des raisons économiques et pratiques, l'AITAC a fait le choix d'investir dans la réalité virtuelle car il est difficile de former les officiers en l'absence d'importants contingents de soldats du rang. Exit la brigade e cavalerie blindée, les demandes de soutien aérien, ici les conflits de haute intensité sont planifiés à certaines occasions annuelles et mobilisent le reste du temps des équipements de simulation virtuelle.

La formation des officiers fédéraux entend donc répondre à des programmes standardisés par un comité d'instructeurs dument sélectionnés, chargés d'identifier et échafauder les scénarios simulés en stage. Pour accompagner le déroulé de ces programmes, l'Academia de Investigación y Tácticas Avanzadas de Cuzámbaro (AITAC) entretient des infrastructures fixes tel qu'un parcours du combattant avec plusieurs fosses, un terrain de manoeuvre, des pas de tirs de 300, 500, 800 et même plus d'un 1500 mètres pour les tirs de précision. Pour les exercices en réalité virtuelle ou simulée, deux hangars sont à la disposition des instructeurs pour créer des espaces collaboratifs, soit dans la simulation de tirs d'un équipage blindé, la simulation d'un déploiement de forces stratégiques, l'exécution frappes d'artillerie.

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La réalité virtuelle a cela de bien qu'elle permet de simuler l'envergure et l'intensité à moindre frais, des conflits pour lesquelles elle entend préparer chacun (clic gauche pour agrandir).


La simulation virtuelle n'est évidemment pas la solution à tout et vient donc en réalité que simuler l'effet de masse qui peut être ressenti au travers d'une opération stratégique sur théâtre extérieur. Il ne s'agit donc pas de permettre la simulation d'une expérience réelle au combat, mais de permettre l'existence d'un outil complémentaire prmettant un premier degré de formation à la complexité du commandement ou encore à la logique d'interactions interarmes. Car la réalité virtuelle, c'estl 'opportunité de composer et décomposer des exercices à chaque instant de son déroulement.

Organiser ces simulations au travers d'un outil reproductible, modulable et économiquement viable comme la réalité virtuelle, est une chance que peu de pays peuvent s'offrir comme entend le faire la Fédération d'Alguarena. Et sur le plan des exercices terrains, en conditions réelles, les exercices grandeur nature entrainent des coûts de carburant, une usure matérielle et un mobilisation humaine qui se monnaie assez chèrement selon l'ampleur du déploiement voulu.

Localisation et topographie

L'AITAC est située dans la région de la Pantina, en Arcoa. Située loin des grandes agglomérations, l'AITAC a finalement pour elle d'occuper de grandes zones propices à l'aménagement de terrain de manoeuvre sur espaces couverts ou dégagés. Baptisée l'Académie de Cuzámbaro, l'AITAC n'est en réalité situation qu'à une dizaine de kilomètres au Sud-Est, aux confins d'espaces tropicaux dominés par la canopée caractérisant la région de la Pantina. Un choix d'implantation qui permet la tenue de quelques exercices de moyennes et grandes échelles en extérieur sans leur donner une trop grande visibilité auprès des populations civiles.

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Académie militaire et terrain de manoeuvre adjacent (clic gauche pour agrandir).


Missions et organisation

L'AITAC a clairement pour vocation de théoriser et transmettre les tactiques militaires alguarenas, au fil des apparitions technologiques ou des évolutions sociétales qui amènent à en repenser les doctrines, les philosophies de vie. Elle dépend directement d'une branche du haut commandement de l'Armée Fédérale et pour cause, elle a vocation à préparer les futurs officiers de l'armée de terre fédérale, ceux qui à terme, ont justement vocation à accéder à es fonctions d'Etat-Major.

Pour un parcours riche de plusieurs typologies de mission, et une préparation axée sur plusieurs programmes :
  • cursus d'un an pour les élèves-officiers recrutés par voie interne,
  • cursus de deux ans pour les élèves-officiers recrutés par voie externe.

Au coeur du programme, plusieurs domaines d'expertise, tous ne sont pas abordés pendant une même classe, ils comprennent :
  • Un enseignement académique intégrant les sciences politiques avec en premier lieu des explications autour du fonctionnement des institutions fédérales d'Alguarena, la stratégie militaire, les langues étrangères dont plusieurs sont disponibles pour tenir compte des théâtres d'opération et axes de coopération militaire internationaux contemporains,
  • des études de cas relatés d'interventions passées, des RETEX (pour retours d'expérience) qui invitent les élèves-officiers à sonder les failles d'une défaillance pour la qualifier d'humaine ou doctrinale sur des thématique e guérilla urbaine, cyberguerre, attaque chimique, guerre des drones, etc...,
  • des expérimentations d'équipements en phase de prototypage, rendus disponibles par le centre de recherche et développement interne à la structure décrit plus tôt et en collaboration avec les industriels de l'armement comme la société Benca.
  • Le "Ciclo de estrategia superior" (à destination seule des officiers-généraux pressenties aux Etat-Major de l'Armée Fédérale), c'est un stage d’aguerrissement des officiers-généraux déjà confirmés à l'encadrement tactique et opérationnel de grandes unités, et devant maintenant étendre leur commandement à la planification stratégique et à l'articulation d'une Brigade, d'une Division ou d'une Armée.
  • "Curso de formación en coordinación de maniobras blindadas" (soit le stage d'aguerrissement à la coordination des manoeuvres blindées) avec des modules pratiques enseignant les doctrines de combat de chars et véhicules blindés alguarenos, incluant des exercices sur des champs de bataille à grande échelle.
  • "Curso de formación para la conducción de operaciones urbanas y de contrainsurgencia" (Stage d'aguerrissement à la conduite des opérations urbaines et contre-insurrectionnelles) avec des simulations de combats urbains et contre-insurrection, si besoin au moyen de casques avec une réalité augmentée.
  • Séminaires du Commandement Central, reposant sur un stage spécial, là encore destiné aux officiers-généraux et axé sur la coordination interarmes, l'appréhension des menaces globales ainsi que la prise de décision rapide.
  • Cours de Cyberdéfense et Guerre électronique, compte tenu du fait que les experts du domaine au sein de l'armée fédérale justifient d'un bagage universitaire conséquent et sont la plupart du temps intégrés sous des grades d'officiers. Ils peuvent alors s'aguerrir ici sur la protection des réseaux militaires, la guerre de l'information et l'utilisation de l'IA à des fins de commandement et de renseignement stratégique.
  • Programme de Leadership Avancé, un nom sans équivoque, il s'agit ici d'un stage complémentaire à l'orientation et au renforcement du management militaire, à la sensibilisation à la psychologie du soldat et des relations civiles et militaires, pour préparer les futurs grands commandants. Le stage peut être délivré indépendamment des autres stages conditionnant l'incorporation au sein d'un Etat-Major.

En définitive l'AITAC est à la fois un centre de formation, de perfectionnement et de recherche stratégique. Elle entend par conséquent façonner la doctrine et derrière elle, la hiérarchie des armées alguarenas sur plusieurs décennies. Dans le contexte alguareno de puissance globale, elle incarne un pilier de sécurité par l'assise de stratégies militaires complexes à la pointe de leur époque. Volontairement implantée très loin des grandes agglomérations, l'académie se veut un "laboratoire du champ de bataille", où sont élaborées, revisitées et mises à l'épreuve, les tactiques qui garantiront la supériorité d'Alguarena au champs de bataille.
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SOCIETE


POLICIA FEDERAL DE ALGUARENA.


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La Policía Federal de Alguarena, au coeur des enjeux de lutte contre le crime organisée ainsi que la corruption.

Son histoire et sa création

La Police Fédérale d'Alguarena est fondée dans la continuité de la création de la Fédération, soit le 9 octobre 1833. Avec sa création, la police fédérale entend assurer une sécurité et une passation des informations qui dépassent le seul cadre étatique d'un membre fédéré. Aux origines raisonnablement qualifiées de modestes, la police fédérale a en effet pour première vocation de coordonner les moyens de lutte contre la criminalité, déployés par l'ensemble des Etats fédérés. Néanmoins, la criminalité évoluant dans le temps et à bien des égards même, se structurant, les moyens humains et matériels de la police fédérale se sont peu à peu sophistiqués, pour gagner un rang égal à celui d'une force de sécurité capable de tenir simultanément des interventions opérationnels et un suivi des enquêtes judiciaires. Avec le renforcement des moyens fédéraux et la coordination interétatique, la police fédérale entend finalement s'imposer comme un acteur du maintien de la cohésion interétatique.

A ses balbutiements, soit au milieu du XIXᵉ siècle, la première brigade mobile d'agents puisait à la fois dans la tradition militaire et dans la police judiciaire naissante. Et pour cause, celle-ci s'est beaucoup reposée sur les forces armées des Etats fédérés pour professionnaliser ses rangs. Des armées fédérées en perte de vitesse avec la conceptualisation grandissante de l'échelon fédéral, et qui pour partie de ses membres, trouve dans la formation de cette police spéciale un second souffle, une opportunité de carrière réelle.
Bien souvent vilipendées pour leur discipline zélée, ces brigades ont lentement mais sûrement fait évoluer l'institution vers une forme crédible et légitime, dominant par le corps et l'esprit les autres formations de police présentes au sein des Etats fédérés.

Au XXe siècle, la police fédérale élargit son champ de compétence, rompant avec les seules activités de coordination. Des interventions directes, avec les opérationnels, sont requises et les moyens pour ce faire avec ! Dans le but de contrecarrer les activités criminelles de réseaux de plus en plus organisés, elle met en oeuvre de premières actions visant la centralisation des informations et des accès facilités, un embryon de ce qui s'apparente aujourd'hui aux banques de données centrales du renseignement judiciaire, où mis en cause, victimes, modes opératoire et signalements sur faits délictueux et criminels, peuvent être formalisés et mis à disposition de chacun au travers de fichiers fédéraux numérisés.

Chronologie des grandes étapes de la Policía Federal de Alguarena :
  • 1833 : Fondation, constitution des effectifs sur la base des anciens de l'armée de plusieurs états fédérés.
  • 1850 ‑ 1900 : premières actions contre les bandes organisées notamment sur les voies maritimes et les grands axes commerciaux intra fédération. On parle d'actions de lutte contre la piraterie, le détournement de navires, le terrorisme, de cellules de braqueurs en série, ect…
  • 1900‑1950 : Evolution des méthodes avec le renforcement du service opérationnel, les éléments de la police fédérale deviennent des éléments terrains, combinant les investigations judiciaires et la conduite d'opérations. Des brigades mobiles fédérales sont créées pour installer des QG de campagne le temps de conduire des investigations poussées et les opérations de police nécessaires à l'arrestation. Des moyens formatifs, humains et matériels, sont déployés pour aider la police fédérale à développer ces nouveaux spectres d'intervention, ces nouvelles prérogatives.
  • 1950‑1980 : Les technologies, notamment informatiques, se succèdent et la capacité d'investigation s'accélère.
  • 1980-2000 : Des unités spécialisées, tournées vers l'identification criminelle, la balistique, l’antiterrorisme ou encore les stupéfiants, se structurent.
  • 2005‑2015 : L'internationalisation du crime et la mondialisation des économies imposent une lutte fiscale et des unités de repression financière pour faire tomber certains criminels inatteignables en dehors de leur fiche d'impôt.
  • 2016 : Plan Seguridad 360 qui se définit comme un programme de lutte contre la criminalité à 360° en intégrant des plans de réinvestissement dans la modernisation des unités, l'intégration de technologies avancées, l'implication des communautés citoyennes dans le développement d'un réseau de surveillance et d'information. La lutte contre la criminalité devient systémique et la Police Fédérale s'est fait le maître d'orchestre.

Organisation structurelle et hiérarchique

La Policía Federal de Alguarena est une institution regroupant toutes les forces de police justifiant de prérogatives à l'échelle fédérale. Elles sont placées sous 'autorité directe du département fédéral à la justice, la défense et la protection de la population. Son siège central, abritant la direction de l'institution, est naturellement basé à Aserjuco, la capitale fédérale d'Alguarena. La Policía Federal de Alguarena est dirigée par un Directeur Général, nommé sur décision du département fédéral et par extension, la présidence fédérale elle-même. Si l'on s'attarde aux échelons qui lui sont rattachés, nous pouvons identifier une structure articulée en plusieurs directions ou divisions nationales, chacune spécialisée par domaine, que sont la police judiciaire, la sécurité publique, le renseignement criminel, le narcotrafic, l'antiterrorisme, etc.), afin de couvrir l'éventail des missions fédérales et des enjeux sécuritaires imposés dans un contexte de mondialisation de l'économie mais aussi de sa criminalité associée.

Sur le terrain, le caractère fédéral donné à l'institution se reflète également avec l'entretien de bureaux réginaux de la police fédérale, implantés au sein de chaque état fédéré (Arcoa, Felicize, Encolanas) souvent au sein d'agglomérations de plus deux cents cinquante mille habitants.

Bien entendu, il reste localement des moyens de police, des moyens nationaux ou communaux. Ce qui veut dire que la police fédérale est obligée à une forme de collaboration avec les institutions des Etats fédérés pour jouir de l'ensemble des moyens à l'entretien d'un plan de lutte généralisé contre la criminalité. Ces bureaux fédéraux vont donc coordonner une partie de leurs actions avec les autorités locales, qui mettent généralement à disposition des unités opérationnelles. Toutefois, considérant les enjeux de lutte contre la corruption, il arrive que la police fédérale soit contrainte d'oeuvrer en totale indépendance des forces de sécurité locales.

La hiérarchie donée aux forces de police fédérale, compte tenu de son passif avec l'armée comme énoncé lors de la chronologie à la création, amène cette institution à naturellement emprunter de façon notable au modèle militaire : les grades au sein de l'institution vont par conséquent d'agents subalternes jusqu'aux officiers supérieurs, avec des appellations et insignes d'inspiration militaire (on y compte par exemple des officiers portant le titre de colonel ou de commandant au sein de charte organisationnelle). Cette hiérarchisation stricte vise à assurer la discipline et l'uniformité des services sur l'ensemble du territoire fédéral.

Outre les grades, certains réunions sont organisées sous un modus operandi militaire, à l'instar de ces réuninos d'Etat-major de la Police Fédérale, organisées régulièrement à Aserjuco, regroupant le Directeur Général et les chefs de divisions, dans le but de coordonner les opérations majeures et d'élaborer les directives applicables à toutes les unités.

Valeurs et principes fondamentaux

Qui dit institution d'inspiration militaire, dit institution inspirée par des valeurs. Des valeurs inspirantes pour asseoir les principes de légalité, d'intégrité et de service public voulus pour l'organisation. La police fédérale d'Alguarena se veut, à travers ce modèle, garante de la paix et de la prospérité (ici la prospérité n'est pas connotée au sens économique du terme mais sous une définition harmonieuse de la Fédération mais elle fait clairement l'écho à la devise “Paz, Partición, Prosperidad”. Pour entériner ces valeurs et leur engagement, les agents affiliés à la police fédérale sont amenés à prêter serment sur la Constitution fédérale, reposant elle-m^me sur la Charte fondatrice de la Fédération, datée de 1833.

Le fait de voir les éléments del a police fédérale prêter serment sur la Charte et non auprès d'officiels vient souligner l'accent particulier voulu quant au caractère apolitique, neutre, objectif et tourné dans le sens des intérêts généraux. C'est un moyen de réaffirmer son souhait de s'inscrire sur des enjeux au-dessus des considérations partisanes ou locales. Ce qui va de fait, lui conférer un statut particulier de légitimité dans l'opinion des populations pour les affaires régaliennes, car l'action de la police fédérale vise à s'inscrire dans un plan de sécurisation globale et unitaire à l'ensemble de la Fédération.

En outre, la police fédérale est un réel levier de lutte contre la corruption qui pourrait se déployer au sein d'unités de police locale, travaillant en vase clos, au sein d'un pré carré leur laissant le champ libre. Pouvant détenir juridiction sur l'ensemble du territoire fédéral, elle est ainsi à même de casser les monopoles et pleins pouvoirs nourris par des commissaires et shérifs locaux.

Outre ces considérations peu flatteuses pour les polices locales, il est également nécessaire de considérer qu'il existe différentes strates de législation et réglementation en Alguarena, la réglementation fédérale surclassant les autres échelons (nationaux, communaux). Les policiers fédéraux, davantage au fait des législations fédérales, justifient d'une lecture qui leur est propre, dans la lutte contre les crimes et délits tombant sous le coup de leur juridiction.

Les valeurs fondamentales qui guident l'institution sont la loyauté, le courage, la probité, la lutte permanente contre la corruption, ce gage essentiel de la confiance et de la proximité des populations. Et l'institution n'hésite pas à mettre à l'honneur ses exemples personnifiés comme la colonel Isabella de la Sierra, à la tête du Commissariat Central (données 2017).

Des incarnations de la valeur donnée à la formation continue des agents de l'état, déployés avec le soucis d'une culture professionnelle tournée vers le respect des droits et de la déontologie, cherchant la coopération avec les polices fédérées, avec la justice et lorsque c'est nécessaire, la coopération auprès des agences fédérales voire internationales, comme celles développées à la marge de l'Organisation des Nations Commerçantes.

Prérogatives et compétences

Au sein del a Fédération, la police fédérale exerce des prérogatives dévolues, qu'il est permis de distinguer de celles des polices fédérées, c'est-à-dire les forces de sécurité propres à chaque état membre de la Fédération. Aussi, tandis que les polices fédérées (possiblement nommées policías estatales) sont compétentes pour la police de proximité, les patrouilles de secteur, la circulation routière, la petite délinquance et le maintien de l'ordre public local, la police fédérale se dédie sur es missions relevant de l'échelle nationale voire interétatique, avec des compétences qui englobent notamment les luttes contre :

  • la criminalité organisée et les grands trafics : La police fédérale est en première ligne contre les mafias alguarenas et étrangères, le trafic de drogue et la contrebande transcontinentale, mais également les réseaux criminels se répartissant un marché, à l'échelle d'un territoire, d'une nation, d'un continent. Ainsi, elle se trouve amenée à par exemple s'occuper de la traque des cartels de la drogue, usant du Pontarbello pour point d'entrée dans l'archipel.

  • les crimes fédéraux et le terrorisme : c'est-à-dire ici l'ensemble des infractions qualifiées de fédérales (notamment le terrorisme, l'espionnage industriel, technologique ou économique, les atteinte à la sécurité des institutions fédérales, la cybercriminalité à large échelle, etc… Ceci relève exclusivement de la compétence de la police fédérale. En outre, elle vient bien entendu assurer la protection des personnalités fédérales et des édifices publics fédéraux.

  • les infractions douanières : car même si l'Alguarena est incontestablement un archipel et une Fédération facilitant les mouvements des biens et des personnes en son sein, la criminalité organisée telle qu'envisagée au XXIe siècle, impose une certaine collaboration avec d'autres services étatiques, comme la marine fédérale ou la garde-côte, qu'elles soient conçues à l'échelon fédéral ou national. Des opérations de sécurité maritime ou de contrôle des flux marins et cotiers, sont donc parties intégrantes des prérogatives de la police fédérale, néanmoins et généralement accomplies avec le concours des autres services susmentionnés. Dans une cnsidération autre, la Police fédérale est également partie prenante de missions en collaboration avec les douanes du pays pour opérer la surveillance des zones portuaires, aéroportuaires, en vue d'empêcher toute installation de menaces sur le sol alguareno.

A la marge de ces indications, rappelons que les polices fédérées (et non fédérale) conservent une autonomie pleine et entière pour tout ce qui a trait à l'ordre public courant ou l'application ds lois strictement relatives à leur état fédéré (Arcoa, Felicize et Encolanas). Ainsi, quand bien même il subsiste cette marge de manoeuvre locale, la police fédérale continue de travailler en étroite et intelligente collaboration pour d'une renforcer l'efficacité des actiosn de lutte mais aussi construire sous une dimension presque politique, le projet fédéral tel que nous le connaissons aujourd'hui.
SOCIETE


LA ROSE DES VOLEURS - LE MARQUAGE DES PICKPOCKETS DES MARCHES TOURISTIQUES



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La rose des voleurs est un stratagème visant à marquer les touristes et badauds vulnérables pour permettre à des équipes de détrousseurs de les voler au coeur des grands marchés encolanaltèques.


"Les roses des voleurs" constituent un marquage discret et de l'aveu même des officiers de police enquêtant sur ce phénomène, un acte d'ingénierie criminelle ordinaire aux Encolanas. "Ça part d'un bon sentiment, c'est un geste qui fait plaisir", une attention plaisante que des touristes n'assimilent malheureusement pas ou trop tardivement le procédé à l'image du voleur romantique. Pour autant la scène se multiplie aux abords des zones touristiques encolanaltèques, les marchés des grandes agglomérations en tête. Une main qui se tend sous l'effet d'un sourire fugace, conclue d'une rose blanche ou rouge offerte sans contrepartie apparente. Leur regard est parfois embarrassé, d'autres fois insistant.

Une fois la rose saisie par le touriste plus rien, ce dernier s'éloigne, au pire ravi, au mieux flatté, mais jamais inquiet. Pourtant quelques minutes plus tard, c'est là que le couperet tombe, cette même rose rouge ou blanche qui sert à marquer les cibles vulnérables ou au contraire à éviter déclenche l'action malfaisante (la codification des couleurs peut dépendre d'une bande à l'autre mais il est supputé que les roses blanches désignent une cible vulnérable là où une rose rouge désigne une cible à éviter...). Le touriste, précédemment gratifié d'une belle rose, sa femme ou lui, découvre que son portefeuille a disparu. Son téléphone, sa montre connectée, parfois même ses papiers, pour un touriste c'est la grosse catastrophe...

A la surprise, succèdent panique et colère, ou bien dépit et agacement, chacun y allant de sa réaction propre selon l'affection portée à l'objet manquant. L'intrusion est en apparence furtive mais le traumatisme bien grand.

Toujours le même procédé, une rose tendue comme la promesse de passer un agréablement moment, essentiellement à des touristes car ils sont connus pour se promener avec de grosses liquidités et sont surtout en situation de méconnaissance de ce phénomène. La Policía Federal de Alguarena ou encolanaltèque, est bien en peine pour prendre les voleurs sur le fait, alors elle s'évertue à conduire des campagnes de sensibilisations au travers de publications ou de SMS, ciblant et cette fois dans le bon sens du terme, personnes âgées et touristes face à ce qu'elle considère désormais comme un fait social structuré, et non de simples délits isolés.

C'est d'ailleurs à ce titre que l'implication des moyens humains et matériels de la police fédérale a été motivée, compte tenu de leur porosité avec des réseaux criminelles transfrontaliers, inscrivant leur business dans un environnement fédéral. Le procédé du "marquage floral" ou de "la rose des voleurs" est un phénomène qui trouve maintenant ses cellules de lutte spécialisées, considérant l'ampleur du phénomène, le coût économique qu'il peut entrainer par une fluctuation basse des touristes au sein des espaces touristiques voire la privation même de revenus directement liés aux touristes laissés sans le sou. Un rouage bien ancré, faisant l'usage d'éléments à priori inoffensifs, comme des personnes âgées ou des enfants, afin de céder plus volontiers une rose à un couple de touristes hésitant devant pareille attention délicate. Des vols commis en essaim et des responsabilités éclatées pour ne faire reposer la responsabilité que sur un nombre restreint d'individus.

Avec quel procédé? Le marquage se fait systématiquement aux abords des lieux de forte affluence touristique, à commencer par les entrées des marchés artisanaux, des lieux de culte, des galeries marchandes et commerciales, des points d’accès aux plages ou parfois même directement à la sortie d'une réception d'hôtel classé dont le quartier est réputé fréquenté par des touristes, considérant la proximité d'une gare, d'un aéroport, d'une centre historique...

L'offrande des roses est alors une double reconnaissance, le triage des cibles (par exemple : rose blanche je vole, rose rouge je ne vole pas, rose blanche je vole la personne, rose rouge je vole son accompagnant masculin, ect...) il y a autant de codifications qu'il y a in fine de bandes pour les pratiquer. Et en second, c'est une action de reconnaissance visuelle pour le pickpocket qui sait où trouver sa cible, une rose se portant rarement dans une poche mais à la main. Tri et marquage, voilà le double atout de ce stratagème ingénieux, en plus d'avoir pour conséquence de mettre en confiance les victimes, dans une traversée touristique à hauts risques...

La rose est un traceur GPS low-cost, résumerait en ces termes peu flatteur les officiers de la criminelle chargés d'enquêter sur les voleurs. La rose servant également et en effet, à marquer un portefeuille bien rempli, un sac mal fermé, un téléphone à la main, ect...
ARMEE


ARMEMENT : Lanzacohetes 61 "Smash"


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Le Lanzacohetes 61 "Smash" est un lance-roquettes qui, depuis 1961, continue d'intégrer les unités mécanisées et antichars, non sans des accessoires modernes.

Fiche technique :
  • Type : Lance-roquettes antichar portatif réutilisable
  • Calibre : 88 mm (roquettes non guidées sol-sol, antichar et charge creuse)
  • Portée efficace : environ 150 mètres avec un maxima théorique à 500 mètres.
  • Mode de tir : coup par coup via un tube lisse, tir sans recul.
  • Alimentation : unitaire par l'avant.
  • Masse opérationnelle : 6 kilogrammes hors munition, portée à 8,5 kilogrammes prêt à l'emploi/au tir.
  • Dimensions : 1 550 mm de dimensionnement au total une fois chargé, dont 1 400 mm pour le lanceur seulement.

Niveau d'armement correspondant : Lance-roquettes 1 à 9

Historique et conception : Prototypé dans la période de réarmement de la Fédération, des années après la guerre alguareno-albelaise, le lanzacohetes "Smash" ou L-61 est une arme antichar évolutive que l'armée fédérale continue d'employer au XXIe siècle, dans des versions modernisées. Mais à ses débuts, considérant la lenteur et l'incapacité des canons antichars à se mouvoir sur le champs de bataille, particulièrement celui opposant Alguarena et Albel, le choix est fait de reporter la capacité antichar des forces combattantes sur l'infanterie, les canons tractés antichars se voyant peu à peu remplacés.

Réinventer la lutte antichar auprès de l'infanterie et non de l'artillerie, voilà l'enjeu premier du L-61, qui l'ont conduit, année après année, à tenir le cap de cette ambition multidécennale. La particularité de ce lance-roquettes est l'absence de recul à l'exécution du tir, ce qui en fait une arme accommodante à l'infanterie et facile d'emploi pour tout à chacun. Et à sa création, l'inspiration première donnée à cette arme était justement tournée vers les modèles de lance-roquettes étrangers sans recul. Outre la mobilité, un critère de nature économique est aussi présenté à la dotation grandissante du L-61, la capacité antichar défendue par cet armement reste en effet sans égale au regard du coût de production face à des équipements blindés issus de l'industrie lourde. Simple à utiliser et peu coûteux, il peut donc être fabriqué rapidement, pour doter les unités d'infanterie et opposer une force efficiente devant une force blindée. Un point particulièrement vrai dans les espaces urbains, où les forces blindées ne peuvent anticiper le danger, porté dans une zone de proximité létale.

Equipements et accessoires : Le Lanzacohetes 61 "Smash" présente un nombre d'accessoires très limité mais le sac de transport en toile renforcée compte parmi eux. Un moyen de transport visant à tenir à l'abri l'armement et à permettre l'emport de quelques roquettes de réserves directement sur l'opérateur, en l'absence de caisses de munitions. Pour ce qui est des accessoires sur l'armement en tant que tel, on y trouve un viseur métallique simple, fixé sur le tube au moyen d'une glissière latérale. Il permet un ajustement sommaire des réglages de tir à courte distance, car la portée n'est clairement pas le point fort de l'armement. Les versions les plus modernisées comprennent un écran de visée rabattable sur lequel les repères de distance s'inscrivent, facilitant l'appréciation par l'opérateur, de la justesse et de l'efficacité de son tir en fonction de la distance annoncée. Des bouchons en caoutchouc permettent de fermer chaque extrémité du lance-roquettes, constituant une protection supplémentaire lors de déplacement sur des sols dégradés et des phases hors combat.
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Esthétique et camouflage : A sa création, le tube du L-61 était commercialisé sous une teinte verte olive mate. Une teinte harmonisée et présente sur différents armements mais qui enregistra quelques modifications après les premiers dépliements en jungle humide où les unités appliquaient elles mêmes de motifs de camouflage artisanaux pour casser la visibilité de ces teintes uniformes. Des initiatives disparates et éparses qui obligèrent le commandement à considérer un coloris commun à toutes.
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ARMEE

ARMEMENT : Lanzador de misiles 3-Tora


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Le Lanzador de misiles 3-Tora (sous son appellation courte LM-3 Tora) est un équipement antichar lourd déployé au sein des unités d'infanterie.

Fiche technique :
  • Type : Missile antichar filoguidé
  • Munition : Charge creuse tandem
  • Portée efficace : environ 600 mètres avec un maxima théorique à 2000 mètres.
  • Système de guidage : transmission filaire, l'opérateur doit pointer la cible jusqu'à l'impact.
  • Alimentation : unitaire par l'avant.
  • Masse opérationnelle : 14,5 kilogrammes le missile, 25 kilogrammes avec le lanceur.
  • Dimensions : 1 150 mm de dimensionnement de longueur.

Niveau d'armement correspondant : Lance-missile de niveau 1 à 10

Historique et conception : En sortie de guerre face à l'Albel, les pièces d'artillerie anti-tank ont montré leurs limites face à la capacité amphibiee donné aux unités blindées et mécanisées. Les pièces d'artillerie moins manoeuvrables ne pouvaient en effet se repositionner efficacement face à un front choisi par l'assaillant à l'occasion d'un débarquement côtier. C'est pourquoi, à compter des années 1955 à 1960, le développement d'armes antichar individuelles s'est fortement renforcé, par l'amélioration des lance-roquettes existants et l'émergence des premiers modèles de lance-missiles. Le but étant avec ces nouveaux armements de pouvoir cibler à distance raisonnable un ennemi blindé sans avoir à l'engager directement. Si à cela s'ajoute le fait qu'il soit plus maniable et facile de déploiement qu'un canon antichar tracté, vous avez à l'arrivée un lance-missile antichar qui est capable de se positionner rapidement, n'importe où et à une assez longue distance de l'ennemi, pour anticiper ses déplacements. De ce point de départ né une succession de développements ingénieriques, arrive en 1974 le LM-3 "Tora" soit autrement dit le lance-missiles de troisième génération, finissant d'accompagner la Fédération d'Alguarena dans une ère d'armements guidés gagnant toujours plus en précision.

Equipements et accessoires : Le missile "Tora" a pour principal accessoire le système de guidage filaire affectant sa précision et sa capacité à aller toucher des cibles blindées au-delà de la portée permise aux lance-roquettes et autres armements non guidés. Dans la pratique, il s'agit d'un tube-lanceur que les opérateurs montent sur un trépied, agrément d'un viseur optique. L'opérateur déclenche le tir et vient manuellement guider le missile au moyen d'un joystick. La trajectoire peut être corrigée par l'opérateur grâce aux fils à l'arrière du missile. La munition courante de ce lance-missile qu'est la charge tandem est capable de répondre à certaines des innovations présentées par le blindage réactif, en déclenchant d'une première charge les propriétés réactives du blindage pour les pénétrer sur un même intervalle de la seconde charge.

Utilisation et évolution : Le LM-3 Tora a fait l'objet d'un déploiement à partir de 1974, au sein d'unités d'infanterie avec une spécialisation antichar, une ancienneté qui gage d'une réelle capacité alguarena à stopper des incursions blindés en profitant d'un couvert plus important, les tirs pouvant maintenant être fait depuis une distance d'un kilomètre voire un petit peu plus, attestant de la mise en sécurité des opérateurs. De 1974 à 2017, l'arme connait une succession d'évolutions relatives au guidage du missile :
  • 1974 - intégration d'une commande manuelle sur ligne de visée (réf. irl MCLOS)
  • 1978 - intégration d'un guidage semi-automatique (réf. irl SACLOS),
  • 1985 - amélioration de l'optique et intégration d'un fil plus fin et plus résistant pour allonger la portée du missile à plus de deux kilomètres,
  • 1993 - intégration d'une munition à charge thermobarique,
  • 1995 - Remplacement d'un trépied acier par un trépied en alliage aluminium et carbone pour réduire le poids de 20 à 25%,
  • 1999 - Intégration d'un télémètre laser afin de pouvoir donner une estimation de la distance avant accomplissement du tir,
  • 2002 - expérimentation de mesure anti-système de protection active (système de défense anti-missiles des chars modernes), c'est-à-dire l'ajout d'un mode non linéaire aléatoire pour les dernières centaines de mètres à traverser,
  • 2008 - ajout d'un fil avec isolation avancée pour résister aux interférences électromagnétiques, c'est-à-dire concrètement les opérations de brouillage.
  • 2012 - Intégration d'un boitier de simulation pour opérer des tirs à blancs considérant le vent, la vitesse de la cible ou la topographie pour aider à la décision avant enclenchement du tir.
CROYANCES


L'AGUILA BLANCO, L'AS DES PILOTES.


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La légende de l'Águila Blanco se veut un récit militaire faisant l'étalage de la supériorité tactique d'un pilote alguareno sur une aviation kah-tanaise en surnombre, lors de l'affrontement aérien de février 2007.

Contexte

En 2007, l'Armée Nationale du Pontarbello Libre (ANPL), une faction indépendantiste fondée sur la diaspora listonienne, tente de prendre le contrôle de la péninsule sud-aleucienne au titre d'une guerre d'indépendance qui consiste en réalité en une guerre de décolonisation de l'Empire listonien. L'Empire listonien qui se voit reprocher de vendre des exclaves au Pharois Syndikaali, faisant peser le risque d'une influence croissante de la nation pirate aux portes de la fédération archipélagique d'Alguarena, s'attire les rivalités de la Fédération d'Alguarena qui affronte en réalité le Pharois Syndikaali. Fédération d'Alguarena et Syndikaali Pharois, s'opposent alors indirectement autour de deux proxy que sont l'Empire listonien et l'ANPL. Une guerre d'indépendance, opposant une diaspora listonienne au régime impériale éponyme, transformée en guerre globalisante, par l'engrenage happant la Fédération d'Alguarena en soutien de l'ANPL, finalement opposés à des forces paramilitaires kah-tanaises en grand nombre en guise de troisième voie au sein d'un contexte politique rendu explosif.

Face à la machine de guerre que met en branle le Grand Kah, la Fédération d'Alguarena passe d'un soutien logistique fait à l'ANPL, à un soutien opérationnelle direct, avec l'engagement de sa force aérienne, chargée de pilonner les colonnes kah-tanaises s'introduisant dans le pays. Le rapport de force retrouve de son équilibre et les forces invasives kah-tanaises essuient leurs premiers revers. La fourniture d'armes et la formation des paramilitaires des Brigades Solaires par le Grand Kah ne suffit plus, les Communies Unies poursuivent la surenchère par l'engagement d'une force aérienne kah tanaise visant à imposer une zone d'exclusion aérienne au dessus de la péninsule sud-aleucienne. La manoeuvre est désespérée et consiste à faire voler une escadrille de plus soixante appareils sur 2500 kilomètres, en longeant les îles alguarenas. Si la Fédération souhaite les intercepter, l'engagement sera inévitable.

Et il en sera ainsi, donnant naissance à la bataille aérienne de Guaranquiza du 15 février 2007. L'état-major alguareno exprime l'ordre d'intercepter les escadrilles kah-tanaises et l'appareil militaire interarmes alguareno se met en branle pour leur opposer la marine fédérale, ses systèmes de défense antiaérien côtiers et ses forces aériennes. Un ensemble complémentaire, jouissant d'une avance technologique certain sur les appareils kah-tanais, qui promet un tournant dans le conflit aleucien. Les incursions aériennes adverses rencontrent une vive résistance, sur le plan militaire, la Fédération d'Alguarena affiche de belles réussites mais il lui faut néanmoins convenir de l'importance du facteur psychologique dans une guerre d'attrition, obligeant aussi à engager la bataille de l'opinion. Galvaniser les troupes et la population, tout en sapant le moral adverse devient alors un objectif stratégique. C'est dans ce contexte qu'émerge la légende de l'Águila Blanca, un héros national forgé de toutes pièces pour incarner la vaillance alguarena et sa lutte existentielle contre les manoeuvres hégémoniques kah-tanaises. Fierté de l'uniforme, sens du devoir, haine face à l'incarnation du mal kah-tanais, les vecteurs ne manquent pas pour inciter la création de cette légende sans pareil.

La bataille aérienne de Guaranquiza (15 février 2007)

Des avions de chasse alguarenos en formation serrée au-dessus de la mer, prêts à intercepter l'ennemi, on parle d'une centaine d'appareils tout camps confondus prêts à s'affronter dans des duels aériens avec parmi eux quatre-vingt appareils de combat alguarenos et soixante appareils kah-tanais vieillissant. Un ballet de modèles aéronautiques d'exception, intégrant parmi eux aussi bien des intercepteurs avancés comme le F-1000E, aux côtés du F-1000A, ainsi que les premiers modèles de F-2000.UG. Côté kah-tanais on fait l'emploi d'un modèle unique, à travers le GRS-2002 dont les présentations avec le public alguareno avaient été faites dans un climat plus apaisé, qu'était celui du Salón de la Aeronáutica Militar de Aserjuco (SAMA). Des escadrilles auxiliaires étaient présentes de part et d'autres, pour fournir le support nécessaire à un combat prolongé des escadrilles de suprématie aérienne. La fédération d'Alguarena déploie une force que l'on définirait comme hétéroclite mais redoutable pour contrer ce raid massif des forces aériennes kah-tanaises, déclenchant très tôt des pertes partagées entre l'Alguarena et le Grand Kah, dessinant un des rares moments de bascule où le monde aurait pu se mettre en marche vers la guerre mondiale dans sa définition la plus vraie. Une belligérance notable, continuant de définir cet affrontement comme l'une des batailles aériennes les plus féroces de ce début de XXIe siècle, après celle ayant engagéles aviations de l'OND contre celle de Carnavale.

L'affrontement, qui s'est déroulé au-dessus des eaux séparant l'archipel alguareno de la péninsule pontarbelloise s'est fait à l'aube du 15 février, retour sur les faits.

Il est environ 5h30 lorsque les stations radars détectent un important groupes d'échos se dirigeant vers l'espace aérien fédéral. Le plan de vol n'ayant été annoncé aux autorités fédérales, celles-ci, les généraux de l'état-major fédéral déclenchent immédiatement une alerte auprès de la présidence fédérale qui suit de près les évènements. Les bases aériennes côtières envoient leurs escadrilles dès à présent pour permettre un regroupement des forces le temps quel 'aviation kah-tanaise remonte les deux milles et quelques kilomètres qui la sépare de son objectif. Sur un intervalle d'un quart d'heures, une vingtaine d'escadrilles se met en branle, abandonnant plusieurs des tarmacs militaires. Parmi elles, plus de la moitié se compose d'intercepteurs.

(Les autorités alguarenas ont indiqué avoir fait les sommations d'usage avant le premier tir, dont l'absence de réponse a contraint à l'usage de la force. Les autorités kah-tanaises, défendent quant à elles une attaque injustifiée, considérant l'emprunt strict d'un couloir aérien entre les îles archipélagiques, au-delà de l'espace aérien alguareno reconnu.)


Vers 6h15, les chasseurs kah-tanais de tête entrent en contact visuel avec les premières patrouilles alguarenas venues à leur rencontre au-dessus des eaux territoriales. Sommés par radio de faire demi-tour ou de se rendre, les pilotes du Grand Kah refusent d'obtempérer et adoptent une formation de combat, commençant à marquer plusieurs appareils alguarenos. Les avions alguarenos font de même et plusieurs de leurs appareils lancent les salves de missiles qui feront tout basculer. Les manoeuvres évasives kah-tanaises s'engagent tandis que les avions alguarenos se repositionnent pour fondre sur un ennemi déclaré. Les combats débutent, parfois sous des mouvements tournoyants, comme celui ayant amené à la destruction d'un premier chasseur Gunrensen 2002 (GRS-2002) au terme d'un dogfight pour le moins acharné et où l'avion de chasse alguareno avait toutes ses chances. Quelques minutes plus tard, deux explosions viennent éclaircir la formation ennemie, gageant ainsi que des missiles air-air alguarenos ont trouvé leur cible. La supériorité technologique, la triangulation du convoi aérien kah-tanais traversant des îles où la menace est omniprésente commencent à faire la différence. Il est 6h30 lorsque le gros de l'escadrille kah-tanaise se rend désormais à portée des chasseurs alguarenos, étalés sur les quatre points cardinaux. Pris en tenaille et constamment accrochés par les radars des appareils alguarenos, leurs batteries au sol ou leurs navires, l'aviation kah-tanaise panique. Enfoncée au coeur des îles archipélagiques, la retraite est difficile voire impossible sans engagement avec un ou plusieurs appareils alguarenos. Certains essaient de fuir sans combattre, d'autres entendent combattre jusqu'au bout, d'autres encore se résoudront à faire les deux à la fois. Si bien qu'à 7h10, la bataille atteint son point culminant et dans le ciel parvenant tout juste à s'éclaircir, les trainées de fumées s'accumulent ostensiblement marquant le déclin des forces aériennes kah-tanaises. Et c'est précisément à ce moment qu'auraient eu lieu les exploits les plus notables qu'il est aujourd'hui convenu d'attribuer à l'Águila Blanco, bien qu'en réalité, certains experts avancent l'idée selon laquelle bon nombre de pilotes des forces aériennes alguarenas y auraient contribué collectivement.

Vers 7h30, tandis que les grandes mégalopoles alguarenas sont définitivement réveillées, y compris au son des informations écrivant la solennité de l'instant, le sort des kah-tanais est scellé. Sur ordre de leur commandement, les survivants décrochent et se constituent prisonniers faute parfois d'avoir le carburant nécessaire à la traversée du retour. La moitié des appareils kah-tanais se posent sous le contrôle des escadrilles fédérales alguarenas, leurs pilotes sont mis aux fers, précieuses marchandises des tractations en devenir. La Fuerza Aera Federal (FAF) venait de prouver qu'elle pouvait dominer sans partage le ciel de la région, désarticulant l'offensive aérienne kah-tanaise. Un succès sans appel qui fait office de victoire décisive, marquant le tarissement de l'engagement militaire kah-tanais et la suprématie aérienne alguarena durable jusqu'à la fin du conflit. Une réussite manifeste, si ce n'est totale, qui pose un décor propice pour faire naître et prospérer une légende, celle d'un as des as, héros des airs, qui serait partie prenante del 'incarnation de la réussite militaire alguarena.

Le bilan de cette bataille aérienne s'est faite incontestable des historiens avec des chiffres eux, sans équivoque. Car sur la soixantaine d'appareils kah-tanais engagés, environ la moitié a été détruite ou abattue en plein vol, précisément trente trois appareils au tapis. Des pertes importantes, comparativement aux sept aéronefs alguarenos perdus, qui feront (bien malgré eux) la réputation des appareils aéronautiques alguarenos sur le marché de l'armement mondial. Une statistique favorable et un ratio important qui favorisent également la formation d'une légende autour de pilotes d'exception dont l'un d'eux serait ici nommément l'Águila Blanco.

Naissance d'une légende

La bataille aérienne au nord des côtes de Guaranquiza, remportée par les forces alguarenas, amorce la fin de l'internationalisation du conflit après que la Fédération ait réaffirmé par celle-ci, sa suprématie aérienne. C'est donc finalement la Fédération d'Alguarena qui entame sa zone d'exclusion au dessus de la péninsule sud-aleucienne, poursuivant une guerre d'attrition contre les forces terrestres paramilitaires kah-tanaises. Face à ce triomphe, il est donc manifeste pour une partie des historiens que ce sont les forces aériennes alguarenas qui ont scellé le destin de la Guerre d'Indépendance du Pontarbello et adouber le camp victorieux. La domination du ciel alguareno devient admise de chacun empêchant toute tentative ennemie de reprendre l'initiative dans la péninsule, en lien avec les forces terrestres de l'ANPL qui luttent contre les forces mécanisées des paramilitaires kah-tanais des Brigades Solaires. Les chasseurs-intercepteurs alguarenos n'ont alors plus que pour principaux ennemis les éléments de l'aviation légère des Brigades Solaires, soit des hélicoptères de combat pour cibles faciles.

Une facilité d'action et une implication décisive qui font la gloire de l'aviation alguarena et alimentent un climat d’euphorie patriotique, ce terreau fertile pour l'émergence d'un récit épique et glorifié, articulé autour d'un héros national, as des pilotes. Chaque guerre a ses héros et celle ayant acté la défaite militaire kah-tanaise au-dessus des mers de l'archipel n'y échappe pas. Dans les jours qui suivirent l'affrontement du 15 février, un certain nombre de récits de bravoure a commencé à circuler parmi les troupes et la population, qu'elles soient d'Alguarena ou de l'allié pontarbellois. Un récit où il est question d'un pilote alguareno d'exception et qui, face à un ennemi en surnombre, prêt à frapper le Pontarbello et à contraindre sa péninsule à la formation d'une Commune en Aleucie du Sud, aurait abattu une huitaine d'appareils à lui seul, y compris au canon après épuisement de sa réserve de missiles, enchainant les cibles avec une dextérité que l'on aurait facile de qualifier d'inégalée. Une rumeur, d'abord confinée au cercle militaire, qui enfle et s'étend à la société civile, aidée par l'absence de déclassification des rapports de mission, donnant de ce fait la part belle à l'imaginaire collectif. Un récit exaltant qui arrange l'état-major alguareno, bien décidé à faire peser une menace nouvelle sur le moral kah-tanais tout en suscitant l'adhésion de l'opinion publique, dans cet affrontement direct entre les eux puissances régionales. C'est par conséquent ainsi que germent les premières graines de ce qui deviendra présentement la légende de l'Águila Blanca.

Dans un contexte où l'on souhaite galvaniser l'opinion publique face à l'hypothèse d'une guerre avec le Grand Kah et saper le moral de celui-ci s'adonnant à l'outrageant interventionnisme qu'était celui d'une opération militaire dans la péninsule sud-aleucienne, la légende de l'Águila Blanco est une arme soutenue des autorités fédérales incarnées par la présidence Abrogara. Celle-ci laisse donc à ce titre un flou volontaire, quant à l'existence d'un pareil décompte, faisant état de huit chasseurs kah-tanais abattu par un unique pilote alguareno. En effet, il est acquis l'hypothèse selon laquelle la machine propagandiste tire profit de zones non relatées, non consignées, autour desquelles le grand public peut s'approprier le récit, fut-il en intégrant ses propres parts de vérités. A moindre frais et sans prise de position claire pour en jalonner le récit, les services secrets alguarenos (l'Oficina de Investigación y Seguridad Federal) et avec eux les hautes sphères de l'Etat ont oeuvré à entretenir ce récit que l'on pourrait qualifier d'embryonnaire, formé dans les affres d'un affrontement aérien de quelques heures à peine, en un véritable mythe national autour duquel peut se cristalliser la haine des pensées révolutionnaires permanentes et antisystèmes.

Selon Álvaro Covarrubias, alors coordonnateur des opérations extérieures pour l'OISF, les services secrets alguarenos, la création d'une légende doit s'appuyer sur plusieurs éléments factuels et vérifiables, en l'espèce la victoire alguarena dans ses affrontements aériens face aux forces kah-tanaises et le bilan de pertes diamétralement plus importantes que celles subies par la Fédération. Ces mini exploits, au besoin partagés par de multiples pilotes sont en réalité une expression de l'état d'esprit générale donnée à la combattivité des forces aériennes alguarenas ce jour-là. En clair, peu importe si les exploits attribués à l'Águila Blanco sont siens ou réalisés collectivement par tout une escadrille ou plus, ce qui compte, c'est d'assembler ces faits d'armes en une histoire cohérente centrée sur un personnage unique, pour ne pas dire allégorique, rendu ainsi aisément appropriable par l'imaginaire populaire. Le récit de la bataille aérienne au nord de Guaranquiza est donc passé au crible pour en identifier les instants les plus spectaculaires et héroïques, afin d'abreuver une presse en manque de sensationnisme. Chaque duel aérien mémorable, chaque prouesse et coup d'éclat d'un des pilotes engagés ce jour-là est identifié, consigné et mis en évidence de quelques preuves matérielles pour le rendre irréfutable, à commencer par les carlingues repêchées de plusieurs GRS-2002 kah-tanais, parfois criblées d'impacts de balles, attestant de duels aériens au canon réussis, marqueur de la brutalité de la rencontre entre les deux escadrilles. Les avions alguarenos et kah-tanais se sont partagés des tirs de missiles et après l'épuisement de leurs stocks, des combats au canon. Une preuve de l'acharnement donné dans l'interception de ces escadrilles étrangères, déployées par dizaine dans l'espace vitale de la Fédération.

De ces faits isolés s'instaure un montage, qui pérennise encore plusieurs lectures et interprétations alternatives de la bataille aérienne aux abords de l'île de Guaranquiza. Un montage narratif où l'on reconstitue le fil d'une bataille aérienne idéalisée où un pilote, quel 'on ne saurait nommer autrement qu'à travers cette glorieuse image de l'Águila Blanco apparaît partout à la fois, chimérique mais omniprésent et invincible. Les témoignages oraux collectés auprès des pilotes alguarenos revenus victorieux servent de matière première, enrichis d'une pointe de dramatisation née d'un contexte géopolitique incendiaire. Par ailleurs, les unités de communication de l'armée exploitent les enregistrements vidéo et audios tournés ce jour-là, y compris au sein des aéronefs kah-tanais crashés et posés au sol. Des images issues d'appareils d'enregistrement liés au HUD du cockpit, dont l'intérêt est ici d'isoler les séquences les plus impressionnantes et tendancieuses, pour ouvrir la voie à des récits mystifiés dont l'appareil en mire se difficile d'identification, tandis que des communications radio témoignant d'un certain état de panique, seraient enregistrées.

Peu à peu et à travers ces choix "éditoriaux" que les experts du renseignement et de la désinformation qualifieraient d'habile, la légende de l'Águila Blanco prend forme. Le pilote, réputé alguareno, devient cet as qui aurait accompli en une journée plus de victoires aériennes que beaucoup ne le font en toute une carrière. Au point que dans l'imaginaire collectif, il surgit tel un ange des cieux, portant coup sur coup aux envahisseurs kah-tanais enveloppés dans un excès d'orgueil les conduisant à traverser le Golfe Alguareno.
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ECONOMIE


EL BORRACO.



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El Borraco, cela n'a jamais été aussi bon de charger la mule !


ORIGINE

El Borraco est une chaîne de restauration rapide alguarena (parmi plusieurs), inscrite à l'international et spécialisée dans la préparation de plats que l'on pourrait qualifier de "street foods". Celle-ci a été créée par un entrepreneur alguareno dans les années 70' avec la perspective de rivaliser avec les principales enseignes du secteur, pressentant par la même occasion que le modèle culturel alguareno avait vocation à s'exporter, fort d'un rayonnement et d'une emprise économique croissants vers les sphères d'influence mondiales. Le siège social de la société est établi à Aserjuco et considérant sa portée internationale, ainsi que la référence que le groupe constitue dans la désignation des produits culinaires alguarenos, il est davantage désigné comme un levier économique de la Fédération plutôt qu'arcoan. En 2017, il est permis de recenser environ douze mille cinq cent (12 500) points de restauration exploités par la marque dans environ trente cinq pays, représentant chacun des continents de ce monde. Si bien qu'il est permis de dire que l'enseigne El Borraco accueille quotidiennement plusieurs centaines de milliers de clients. Au sein de l'archipel alguareno, on parle d'El Borraco comme l'un des fleurons de multinationales alguarenas perçant à l'étranger, se faisant en quelques sortes l'incarnation d'une mondialisation alguarena réussie, concourant activement à la diffusion de la culture hispano-paltoterrane sur la scène internationale.

Pourtant à son commencement en 1967, l'enseigne repose sur l'esprit d'un jeune restaurateur installé en Arcoa. Miguel Torres de son petit nom, se revendique alors être un passionné de la cuisine dite populaire de son pays et vient quitter le salariat pour se lancer dans la création d'un petit kiosque de préparations rapides aux abords du quartier des affaires de la capitale d'Aserjuco. N'ayant pas les moyens de s'installer au sein d'une structure fixe dans la capitale, tandis que sa clientèle n'avait pas le temps de courir les restaurants sur une pause déjeuner faite sur le pouce, la complémentarité de l'un pour l'autre semble parfaite et le succès inévitable. Le concept est révolutionnaire pour l'époque, introduit ces petits mets rapides de grand-mère, pris sur le pouce au pied de son lieu de travail. Le concept fait appelle à vos souvenirs d'antan, rappelant les collations familiales faites à des enfants bout-en-train, la qualité des produits et leur caractère copieux est au rendez-vous, inscrivant l'ensemble dans un adn national inexpugnable. Une stratégie clairement affichée au sein de ses menus, avec notamment son plat le plus anthologique qu'est "el pequamorabue" contradiction successive "El pequeño amor de la abuela" soit le petit amour de Grand Mère. Une marque d'affectation, qui renvoie chaque client à ses souvenirs, jouant ainsi sur les cordes sensibles de l'affecte. Si à cela vous ajoutez la présence d'une mascotte aux traits de bourrique, vous vous faites définitivement l'ami des anciens enfants et des nouveaux ! Des tacos et des burritos, à la viande cuite lentement, agrémentée d'une sauce, piquante ou non, dont les ingrédients exacts pourraient se voir qualifier de secret, c'est là la clé d'une franc succès. Un ensemble de menus pratique et gouteux, qui séduit et amène Miguel Torres à se voir financer l'implantation de son premier point de restauration, l'amenant à s'associer avec des investisseurs ambitieux qui propulseront la marque dans l'ensemble des grandes agglomérations de l'archipel.

De 1967 à 1994, la marque s'est consolidée au sein de l'archipel, débutant quelques (timides) actions d'internationalisation dans les régions limitrophes d'Alguarena, partagées entre l'Aleucie et la Paltoterran. Une démarche mesurée, pour permettre une gestion contrôlée des coûts associés aux approvisionnements des chaînes de restaurant à l'international.

INTERNATIONALISATION DU GROUPE

Il faudra attendre les années 2000 et la mondialisation acquise à chacun, pour voir se multiplier des projets d'implantation intercontinentaux, allant toucher jusqu'au Nazum, à l'Eurysie, à l'Afarée. Les flux commerciaux et intercontinentaux deviennent si denses, que leur prix s'effondrent. Et parce qu'il est aisé d'exporter, le groupe entend dupliquer son concept à certaines régions parmi les plus reculées du globe puisque la fourniture en produits typiques de la marque, est désormais possible à moindre frais, même lorsque les usines de production se trouvent finalement assez éloignés de points de vente hors territoires (que ce soit les usines de production de El Borraco, notamment les sauces, voire de sous-traitants).

S'il fallait toutefois le dater, permettons nous de situer à 2008 la recrudescence du développement d'El Borraco à l'international. Et pour cause, l'Alguarena est la première puissance mondiale manifeste, son économie s'imbrique aux autres et sa culture rayonne naturellement à l'international, liée à sa performance économique et sa surreprésentation médiatique. La fenêtre d'opportunité était parfaite et El Borraco fut un de ces groupes alguarenos à profiter d'une certaine exportation de la culture alguarena, dans des pays dont le niveau de vie se voulait croissant, avec l'installation d'une classe moyenne et aisée. L'élévation du niveau de vie de certaines régions du globe a en effet permis une forme de popularisation des hobbies et sorties au restaurant, parmi lesquels El Borraco s'est taillé une part belle, avec des gammes de menus touchant tous les portefeuilles et plus encore, les générations, plaisant autant aux sorties entre amis adolescents, qu'à celles faites en famille.

Historiquement parlant, les premières implantations de l'enseigne à l'étranger se sont concentrées autour de Sylva car le public créole était pressenti comme une cible marketing prédisposée à la consommation de plats à partager, en sauce et piquants. C'est donc à ce titre que la chaîne de restauration fait grand cas du marché sylvois, fort rappelons d'une trentaine de millions de potentiels consommateurs. Après Sylva et comme explicité, l'implantation des premiers points de vente et restauration El Borraco s'est faite de façon diffus selon la chronologie suivante:

  • Alguarena (1967, pays d'origine, dont le siège est à Aserjuco)
  • Sylva (1990)
  • Akaltie (1991)
  • Westalia (1991)
  • Lermandie (1993)
  • Empire du Nord (1995)
  • Fortuna (1997)
  • Youslévie (2006)
  • Karty (2007)
  • Rasken (2009)
  • Hotsaline (2010)
  • La Visonza (2013)
  • Slaviensk (2015)
  • Wanmiri (2015)
  • Khardaz (2017)

Une stratégie expansive agressive comme vous pouvez le constater mais qui reste finalement assez maitrisée et stratégique, lui permettant de comptabiliser plus de cent milles personnes dans ses rangs, tout personnel confondu.
HISTOIRE

PARTIE I - LES GUERRES COLONIALES ENTRE LE ROYAUME DE SKIBEDON ET L'EMPIRE D'AROBELAS.


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Les guerres coloniales entre le Royaume protestant de Skibedon et l'Empire catholique d'Arobelas ont façonné l'Histoire de la Fédération d'Alguarena, apparue en 1833.


Origines des guerres et conflits coloniaux entre le Royaume de Skibedon et l'Empire d'Arobelas.

L'archipel d'Alguarena a été, après la découverte des continents paltoterran et aleucien, un carrefour commercial de premier ordre pour le transfert des ressources exotiques découvertes sur place. Une manne financière qui, malgré l'éloignement des empires eurysiens de plus de dix mille kilomètres, se fera un théâtre persistant des luttes d'influence eurysiennes. De ces luttes d'influence et affrontements menés sur le Vieux-Continent, les îles de l'archipel Nord-palterran vont logiquement suivre le même mouvement, la détention de territoires coloniaux par les deux Empires compliquant l'installation d'un monopole du commerce dans la région. Bien que le monopole ne soit pas encore déterminé, il est convenu de dire que l'Empire d'Arobelas jouissait jusqu'ici d'une meilleure implantation locale, puisque le missionnariat catholique avait longtemps oeuvré auprès des natifs mazatis dont l'Empire dominait à lui seul l'un des détroits. Un avantage certain pour les catholiques qui a alimenté les velléités du royaume protestant et poussé ce dernier à l'initiative.

A l'époque, l'affrontement ne s'est effectivement pas exclusivement fait au travers de l'Empire d'Arobelas et du Royaume de Skibedon mais aussi au travers des communautés et tribus natives qu'ils avaient pour partie évangélisées. L'Empire d'Arobelas figurait, en son temps, parmi ces grandes puissances catholiques d'Eurysie du Sud, formant le berceau latin de la civilisation. Face à elle, d'influence et de moyens plus modestes, le Royaume de Skibedon, niché sur la façade nord de l'Eurysie. Malgré un relatif éloignement des principales routes commerciales mondiales et une hostilité héréditaire des nations catholiques, le Royaume de Skibedon pouvait compter sur une armée de combattants aguerris, complétée de flibustiers de renoms qui, même mercenaires, se voyaient conditionnés à donner leur soutien au Royaume qui partageait leur foi. Il faut savoir que la légitimité du Royaume de Skibedon à s'ériger en guide et berceau spirituel du protestantisme repose dans sa capacité à se présenter sous les traits d'une nation luminaire du protestantisme à l'international. La question d'une relative maitrise des routes commerciales au départ de Paltoterra du Nord est donc un élément essentiel du Royaume de Skibedon pour nourrir le commerce du monde protestant, facilitant ou en tout cas motivant, l'embauche de figures mercenaires. Laissé dans une situation inconfortable, la part belle demeurant aux mains des catholiques, la confrontation armée pour la domination de l'archipel semblait inévitable au Royaume de Skibedon. Côté catholique, la possession et le contrôle des détroits alguarenos souffraient des mêmes enjeux, à ceci près que la concurrence imposait par la Sérénissime Fortuna ou l'Empire Listonien, commandait une fermeté et une absence de compromis envers les Etats protestants, par crainte de perdre les faveurs papales au bénéfice d'une puissance catholique rivale.

Les premiers affrontements de 1563 au travers des flubisteries skibedoniennes.

Certains historiens font débuter le début des guerres coloniales aux raids navales skibedoniens, ils n'ont pas tout à fait tort puisque la guerre coloniale telle qu'officiellement déclarée contre l'Empire d'Arobelas en 1566 a été amorcée par la tenue de ces raids de pirates skibedoniens, dommageables au rayonnement arobelan au sein du monde catholique. Pour porter ses estocades navales, le Royaume de Skibedon s'appuyait sur des navires rapides à l'instar de naves et des brigantins. Lorsqu'ils étaient confiés à des esprits ingénieux dont le plus célèbre du camp Skibedonien fut peut-être Lord Jasper Pembroke, ces navires pouvaient redéfinir le champ de bataille navale en imposant des manoeuvres difficiles à des adversaires embarqués au sein de navires plus imposants. Car côté arobelan, le faste et l'étalage de puissance voulus à l'Empire commandaient la présence de navires plus massifs de type caraques et cogues.

Les premières escarmouches entre Skibedonais et Arobelans éclatèrent donc en l'an 1566 et se poursuivront en réalité sur plusieurs siècles, les guerres coloniales se faisant au nombre de quatre, partagées entre la seconde moitié du XVIe siècle et le début du XIXe siècle. Des guerres caractérisées par des affrontements majeurs, impliquant directement les armées des deux nations, aux côtés de milices indigènes et levées issues des générations de colons. Pour asseoir sa domination sur l'autre, chaque camp s'est lourdement investi dans la tenue de batailles rendues décisives, sur terre comme sur mer, venant ainsi durablement façonner l'histoire et le destin de l'archipel tel qu'on le connait aujourd'hui. La conduite des actions de piraterie de la part du Royaume de Skibedon a eu pour conséquence de motiver le renforcement de la présence militaire arobelane sur place, ce qui permit au Royaume de Skibedon de déclarer préventivement la guerre à l'Empire catholique hispanique, qu'il accuse de vouloir s'accaparer l'ensemble de l'archipel. Une déclaration de guerre au registre martial, qui incite les protestants à travers le monde, à venir se battre pour la cause skibedonienne.

Bataille navale de la baie de San Andreas (1565)

A l'échelle des armées, la bataille navale de la baie de San Andreas marque assurément la première opposition d'ampleur entre le Royaume de Skibedon et l'Empire d'Arobelas. Il y est question de l'attaque du port éponyme de San Andreas, sous gouvernance de l'Empire d'Arobelas, où mouillaient trois caraques de guerre chargées de coordonner des actions de lutte contre les raids de navires protestants au départ des principaux ports arobelans. Les caraques de guerre étaient pour leur époque, des navires d'excellence imposant une force massive mêlant une puissance de feu et une capacité d'emport hors du commun. Face à eux une flotte de flibustiers protestants accrédité par la monarchie skibedonienne même forte de huit navires, composée pour moitié de quatre naves et de quatre brûlots, ne paie pas de mine. Des bâtiments légers mais qui pénétrèrent la baie de nuit, profitant d'une reconnaissance en amont des récifs coralliens locaux pour se permettre une pareille aventure. Pris par surprise, les navires arobelans subirent les pertes de caraques de guerre et une caraque marchande chargée appartenant à une grande compagnie arobelane comptait parmi les victimes, ruinant du même jet la famille qui en était propriétaire.

De manière générale, il est acquis pour l'histoire que les brûlots skibedoniens ont surpris une caraque de guerre arobelane, embrasant les voiles de celle-ci avant qu'elle n'entreprenne des formations de combat avec les deux autres navires principaux. Sitôt l'embrasement d'un brûlot filant droit sur la caraque de guerre de nuit, les canons du Fort côtier de San Andreas lâchèrent leurs boulets, pour couvrir la levée d'ancre des deux autres caraques de guerre. Ces navires, plus lourds et dotés d'une puissante artillerie, parvinrent à ouvrir le feu sur leur bordée, dépouillant tout ou presque la coque d'une nave skidonienne qui coula presque instantanément mais dont une partie resta émergée dans la baie entravant les manoeuvres navales des bâtiments. Mais de nuit et sur une zone entravée, les navires skibedoniens eurent des largesses supérieures pour manoeuvrer favorablement et éviter le positionnement fatal des navires arobelans. Une agilité qui leur permit d'exploiter et d'occuper le terrain en évitant les tirs fatals des canons de bordée.

De leurs côtés, les navires skibedoniens usèrent de boulets à barre pour endommager le gréement des navires hispaniques, cassant les mâts et les filets de cordage dans leur sillage. Des destructions superficielles à l'échelle du navire mais décisives pour prendre de vitesse les mouvements arobelans et faciliter l'approche d'autres brûlots. Les brûlots skibedoniens, toujours éteints, continuent de se rendre indicibles aux artilleurs arobelans qui espèrent les couler à leur approche des caraques. La psychose des marins arobelans est réelle et beaucoup d'entre eux se donnent à la fonction de vigie, pour essayer d'anticiper l'approche d'un ennemi qui tente de s'invisibiliser. Pendant ce temps, profitant de l'éclairage fourni par la caraque en feu qui illuminait les deux autres navires arobelans et une caraque marchande, les navires skibedoniens purent rester sous le manteau épais et obscur de la nuit pour opérer une série de tirs contre les navires arobelans. Des tirs de proximité, assez efficaces pour cibler les gouvernails et voiles des navires ennemis, compliquant davantage leur manoeuvre défensive face à plusieurs brûlots dissimulés sous le voile nocturne et qu'ils savaient maintenant en approche après l'incendie de l'un d'entre eux juste avant de percuter une des caraques de guerre de la flotte.

Plus faciles à manier et dissimulés par la nuit qui se voulait impénétrable au large, les navires skibedoniens prirent peu à peu l'ascendant. Un nouveau brûlot s'embrasa avant d'aller percuter le navire amiral de la flotte, le "Nuestra Señora de la Victoria". Incendié, le navire coula, mais le rayonnement des flammes finit d'éclairer les deux derniers brûlots en approche, permettant leur neutralisation par la dernière caraque de guerre arobelane. En l'absence de brûlots, les navires skibedoniens furent contraints au repli et l'un d'eux, assez précipité dans sa manoeuvre, s'échoua sur un banc de sable le long des côtes. Son équipage de sept marins fut constitué prisonniers, une prise symbolique qui n'effaçait pas la perte de deux caraques de guerre et une caraque marchande arobelanes. La défaite arobelane à San Andreas est un revers par la perte de navires d'importance dont le navire-amiral de la flotte en charge de la lutte contre la piraterie mais également un revers pour le prestige de l'armada arobelane, qui entend compter à son époque parmi les puissances navales de premier ordre. De cette manoeuvre skibedonienne destinée à amoindrir la force navale arobelane chargée de lutter contre les flibustiers protestants, viendra s'amorcer la Première Guerre Coloniale. L'Empire d'Arobelas et le Royaume de Skibedon entrent officiellement en guerre l'un contre l'autre.
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HISTOIRE

PARTIE II - LES GUERRES COLONIALES ENTRE LE ROYAUME DE SKIBEDON ET L'EMPIRE D'AROBELAS.


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Les guerres coloniales entre le Royaume protestant de Skibedon et l'Empire catholique d'Arobelas ont façonné l'Histoire de la Fédération d'Alguarena, apparue en 1833.


Première Guerre Coloniale (1566 - 1572).

Se faisant la conséquence directe de la bataille navale de San Andreas, la Première Guerre Coloniale est logiquement le pérennisation des initiatives skibedoniennes quelques mois après les précédents affrontements. Des forces protestantes skibedoniennes engagées à casser l'outil naval militaire arobelan. C'est donc en 1566 que débute un nouvel affrontement entre les deux couronnes, sous l'impulsion du Royaume de Skibedon après qu'il ait pris acte de la déclaration de guerre officielle de l'Empire d'Arobelas, elle-même consécutive à l'excursion navale protestante contre le Port de San Andreas.

Siège du fort San Andreas du 24 janvier au 9 février 1566

La présence navale arobelane affaiblie, les skibedoniens entreprennent la prise du fort San Andreas, pour définitivement asseoir une influence sur le petit archipel à même de leur donner l'accès aux zones océaniques sud, par l'emprunt des voies maritimes à l'Ouest de l'Ile des Mariposas. Le Royaume de Skibedon sait pertinemment que l'Empire d'Arobelas prépare une action militaire d'ampleur contre les colonies protestantes, compte tenu de sa défaite à San Andreas, la possession de cet archipel pour pouvoir dissimuler les navires protestants à l'approche de l'armada arobelane leur apparait essentielle. La cible maintenant désignée et la marine arobelane n'ayant plus le luxe de contenir une approche maritime skibedonienne, c'est un corps expéditionnaire d'environ huit cents combattants protestants qui débarquent sur l'archipel sous la zone d'influence directe de San Andreas, un contingent épaulé d'une dizaine de navires protestants, se refusant de pénétrer la baie de San Andreas par crainte de pertes trop importantes. Ces centaines d'hommes ont donc été débarqués au moyen de canots, non sans peine, dans une crique difficile d'accès pour des navires plus importants. Sitôt l'opération amorcée, une course contre la montre s'est engagée car les forces terrestres protestantes devaient prendre le fort San Andreas pour permettre l'accostage de la flotte skibedonienne, cas échéant celle-ci serait contrainte de se ravitailler en territoires skibedoniens, abandonnant les forces terrestres sur place le temps d'une nouvelle rotation. Pour faire tomber ce fort arobelans, des piquiers, artilleurs et des mousquetaires protestants, prêt à en découdre avec les cinq cents soldats arobelans eux-mêmes aidés de plusieurs pièces d'artillerie.

Le siège du fort débuta les jours suivant le débarquement des forces protestantes. Son démarrage fut estimé aux alentours du 24 janvier 1566. Les commandants arobelans et skiboniens seraient, selon toutes archives confondues, respectivement le gouverneur Don Ignacio de Velasco et le colonel Edward Ramsay, secondé en mer par Lord Jasper Pembroke, Grand Maître de l'Ordre de la Foi Nouvelle.

Un camp retranché ceinturait maintenant le fort San Andreas, marquant l'orée de la jungle et débutant des tirs d'artillerie contre la citadelle pour affecter le moral des assiégés, ce à quoi cette dernière répondait tout aussi franchement. Mais le soutien de l'artillerie navale, peu à peu débarquée, compliqua fortement les positions défensives catholiques qui furent contraintes à la reddition sitôt les brèches formées dans l'enceinte du fort et l'assaut porté par l'infanterie protestante. La durée du siège fut arrêtée à deux semaines, deux semaines pendant lesquelles les canons protestants martelaient les murailles, tel un marteau cherchant à enfoncer un clou. Jugeant la situation insoutenable et l'arrivée de renforts cantonnée à l'expression d'un voeu pieu, le gouverneur Don Ignacio de Velasco ordonna une sortie nocturne de cavalerie contre les positions des protestants où s'était massée majeure partie de son artillerie. La suppression des pièces d'artillerie, qui plus est celle débarquée des navires, serait une réussite notable à même de rompre l'état de siège. Une initiative qu'il entendait soutenir par l'exécution de tirs de mousquets depuis les remparts. Une surconsommation d'hommes et de poudres, un va-tout à jouer alors même que ses conseillers militaires l'implorèrent de maintenir l'état de siège, misant quant à eux sur un climat tropical défavorable aux assiégeants, où la malaria et la chaleur humide imposées à un campement à découvert, pouvait être sur le long terme dévastateur. Mais le gouverneur avait des charges militaires sans en justifier l'expérience et sa quête derrière un récit de gloire finit de le convaincre de mener la sortie, de plus et à sa décharge, les réserves de nourriture du fort, excentré vis-à-vis de la cité mise à sac par les protestants, empêchait .

La brèche apparue dans le mur, mêlée à l'entrée principale, permit le déploiement rapide d'un important nombre de cavaliers catholiques, fonçant sur les positions skibedoniennes. Cependant, l'opération étant conduite de nuit, le capitaine qui en eut la charge dévia de la position initialement ciblée, se heurtant à des positions dépourvues de l'artillerie adverses. Une erreur humaine, autant que fatale, qui priva le fort de sa cavalerie sans ôter l'artillerie du camp adverse. La perte était dommageable et motiva un assaut protestant le surlendemain.

Un assaut généralisé, ordonné par le colonel Ramsay, qui avait reçu le renfort des combattants de Lord Jasper Pembroke, prêts à en découdre et débarqués de nuit pour échapper aux tirs de mousquets et canons catholiques à leur approche des positions de sièges. Les forces protestantes, avoisinants le millier de combattants, s'élancèrent. Des "grenadiers" lancèrent leurs engins explosifs artisanaux sur des positions fermement tenues par les catholiques au sein de la brèche partielle d'un bastion. Les défenseurs se dispersèrent, permettant un corps à corps d'égal à égal où la puissance des murailles de pierres s'effaçait. Plusieurs combattants protestants, emmenés par Lord Jasper Pembroke, avait réquisitionné des charrettes au sein de la ville attenante, dans lesquelles ils avaient allumé et éteint des fétus de paille, couvrant le champ de bataille de trainées de fumées blanchâtres qui n'étaient pas sans dérangement pour les arquebusiers arobelans.

Bientôt portés à trois contre un, les combats finirent en corps à corps sanglants lors desquels les tercios arobelans étaient contraints de peu à peu céder du terrain, l'ennemi protestant s'engageant sans cesse plus dans le fort. Les piquiers arobelans dressaient des carrés défensifs, sur les principales positions qu'ils espéraient tenir dans la cour du fort. Mais la perte des murailles rendirent vaine toute résistance face aux arquebusiers skibedoniens. Après ce que l'on pourrait estimer à deux heures d'affrontement pour le moins chaotique, le gouverneur de Velasco fut contraint à admettre la défaite, livrant le fort aux mains des skibedoniens protestants, qui ne tardèrent pas à y hisser le drapeau à la pointe d'une des tours du fort.

La prise du fort de San Andreas est le fait majeur de la première guerre coloniale car elle offre aux forces protestantes les largesses nécessaires à la conduite d'opérations maritimes militaires et marchandes profitables sur toute la partie occidentale de ce qui sera à terme, l'archipel alguareno. De 1566 à 1572, le Royaume protestant des skibedoniens entretiendra une série d'affrontements lui étant majoritairement profitables, tant sur les mers que dans les terres, sous la forme d'incursions et raids chargés de dépouiller des compagnies marchandes installées dans les grands comptoirs commerciaux de la façade Ouest de l'Ile des Mariposas. Certains de ces raids ont été conduits avec de l'ampleur, épaississant la réussite protestante bien qu'aucun ne puisse se faire l'égal de l'importance du siège de San Andreas.

Voyant ses mouvements commerciaux minés, et ses actions militaires incapables de significativement taire la menace navale skibedonienne, l'Empire d'Arobelas consent à la signature d'un traité de paix négocié favorablement au Royaume de Skibedon. Le Royaume de Skibedon prend davantage de place dans le commerce local auprès des natifs, donnant naissance à une économique plus florissante à destination de l'Eurysie.

En bref a écrit :Bilan de la Première Guerre Coloniale :
  • Le Royaume de Skibedon est vainqueur.
  • L'Empire d'Arobelas cède au Royaume de Skibedon l'archipel de San Andreas qui sera anglicisé pour devenir l'archipel d'Ealedun.
  • Lord Jasper Pembroke devient gouverneur d'Ealedun.
  • Le Traité de Saint André (anciennement San Andreas) se fait un affront et une humiliation à la couronne arobelane qui nourrira son ressentiment et conditionnera la Seconde Guerre Coloniale.
SOCIETE


"LA PIEL DORADA" l'OUVRAGE SUPREMACISTE HISPANIQUE ET LATINO D'ULVEZ PEROGALATA.



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La piel dorada introduit les prémices d'une hiérarchisation des races dans la société alguarena.


La piel dorada (traduit en La peau d'or ou la peau dorée) se veut le premier essai politique et historique d'Ulvèz Perogalata, une figure de la droite radicale alguarena, candidat de premier plan aux élections présidentielles fédérales et chef de file de la Ligue Souverainiste. Publié et vendu le 10 mars 2018 aux Editions Nueva Esperanza sous plus de trois cents pages, il est dans cette édition sous-titré "Essai sur le rayonnement hispanique". Dans l'ouvrage, son auteur fait l'affirmation et l'exaltation des impacts portés par l'ethnie hispanique dans l'Histoire du monde contemporain tel qu'il nous apparait. Pour développer son propos, la réussite économique, morale et sociétale de l'Alguarena trouve toute sa place dans l'argumentaire de l'homme politique. Un argumentaire qu'il corrobore volontiers avec les traits latino-catholique alguarenos.

Dès sa parution et sa mise en vente le 10 mars 2018, la visibilité et la popularité données à ce livre sont importantes et les ventes en librairie explosent, soutenu par une campagne de promotion largement aidée par la notoriété politique de son auteur. En 2018, il est permis de dire que l'ouvrage s'est fait un best seller national, en sus d'un sujet médiatique central à même de cristalliser les opinions. Sur l'histoire d'Alguarena et la part prenante des hispaniques à la formation de celle-ci, plusieurs intellectuels, médias et responsables politiques s'opposent, dénonçant le caractère racialiste donné à la thèse du leader d'extrême droite, s'inquiétant de le voir par ce procédé véhiculer une vision historique biaisée à la faveur d'un agenda politique. De l'autre côté, les nationalistes et patriotes alguarenos se réjouissent, "La piel dorada" est un ouvrage qui recentre le peuple alguareno au coeur de l'Histoire mondiale, se faisant une nation réinvesti de son rôle, de ses missions, de son prestige, au contact de la communauté internationale. Une controverse qui place l'ouvrage parmi les oeuvres les commentées de l'Histoire moderne d'Alguarena.

Contexte de l'ouvrage

L'Alguarena est, en dépit des différents points vues opposés sur la question, un héritage hispanique eurysien importé sur le Nouveau-Continent. Le Nouveau-Continent étant, autrement nommé à une ère plus contemporaine, l'Aleucie-Paltoterra. L'ouvrage reprend les principales dates clés de l'Histoire alguarena, à commencer par la colonisation de l'archipel par les explorateurs catholiques hispaniques venus de l'Empire d'Arobelas. Jadis peuplé de tribus natives et autres cultures indigènes dont la plus fameuse d'entre elles serait assurément les mazati (de l'Empire du Mazaticue), l'archipel a peu à peu vu ses civilisations natives disparaitre, par des actions de conquête ou d'assimilation culturelle, un point secondaire du récit pour son auteur qui priorise l'apport scientifique, sanitaire et culturel de la présence coloniale, allant même jusqu'à dresser un parallèle entre la puissance de premier ordre qu'est devenue l'Alguarena et cet épisode colonial. Car sur le fond, Ulvèz Perogalata s'appuie sur des faits historiques inattaquables, ses détracteurs lui reprochant davantage la forme empruntée à ses annonces et la hiérarchisation des races qu'il scénarise au travers de la réussite alguarena et des hypothèses fictions de ce qu'aurait été l'Alguarena en l'absence de la colonisation hispanique eurysienne.

Une réaffirmation de l'héritage hispanique qui s'inscrit avec logique dans la perception de la société alguarena autour de l'Histoire de son archipel, développant un sentiment criollo-latino fort, exprimé depuis des années notamment au travers du changement de nom de l'Arkencheen, devenu Alguarena et des actions de financement pour la réaffirmation identitaire hispanique dans l'archipel. Arrivé au XXIe siècle, plus de 75% des alguarenos se considèrent les héritiers hispaniques et catholiques des colons arobelans. Une composition démographique et une affirmation identité par la politique, qui font le succès de l'oeuvre, revendiquant une nation finalement assez homogène sur les plans culturels et ethniques.

Ulvèz Perogalata, auteur de l'ouvrage

Ulvèz Perogalata est un homme politique encolanaltèque et député fédéral alguareno de premier plan, en ce sens qu'il est le chef de file de la Ligue Souverainiste, la coalition d'extrême-droite alguarena représentée à l'Assemblée Parlementaire Fédérale. Confirmé sur ses fonctions de député fédéral aux législatives de 2016, il se fait à travers cet ouvrage la réaffirmation de son rôle de défenseur d'une identité latino et catholique sous forme de déclarations populistes. Un terme d'ailleurs repris par ses détracteurs et rivaux politiques qui le définissent comme un populiste charismatique, mettant en exergue ses discours enflammés et autres diatribes anti-élites, pour casser la confiance des populations dans les institutions.

La piel dorada est donc son premier ouvrage, à fortiori à succès, pour venir mettre en relief un discours identitaire et revanchard jusqu'ici soutenu par des tribunes fréquentes dans la presse encolanaltèque ou encore sur un blog personnel à forte visibilité. Dans les années 2000 à 2020, il est le principal promoteur d'une politique identitaire coercitive derrière laquelle il conditionne la survie d'une cohésion nationale. Son investissement dans la littérature est l'opportunité d'inscrire sa politique sous une forme de légitimation intellectuelle. Car finalement en publiant son essai, Ulvèz Perogalata cherche à nourrir sa crédibilité auprès d'un public de lecteurs plus large que celui actuellement ancré dans son électorat. La personnalité d'Ulvèz Perogalata est résolument clivante, soucieuse pour les uns d'incarner la défense des oubliés de l'Histoire, danger pour la démocratie pour d'autres. Une dualité de sentiments déjà éprouvée dans son parcours politique et maintenant d'auteur.

Contenu de l'oeuvre

L'ouvrage d'Ulvèz Perogalata se veut le subtil mélange entre la narration du récit historique qui a accouché de l'Alguarena, des considérations de nature ouvertement anthropologiques pour in fine étayer un plaidoyer politique. De façon synthétique, ses principales idées peuvent se présenter ainsi:

  • Premièrement, l'idée selon laquelle il existe une supériorité innée des hispaniques. En effet, selon l'auteur de l'ouvrage, la civilisation hispanique a longtemps véhiculé certains clichés la prédisposant à la réussite. L'un de ces clichés consiste notamment à vanter la carrure naturelle des hispaniques, inscrite dans les travaux de pénibilité et le franchissement de conditins météorologiques difficiles. De l'avis d'Ulvèz Perogalata lui-même, "il n'y a pas une nation hispanique qui soit née trop loin de ses côtes pour ne pas avoir appris à dompter les mers, traçant des ponts pour relier les peuples du monde à la civilisation". Un autre trait caractéristique des latinos, des hispaniques se retrouve dans leur vitalité, en ce sens qu'ils pasent pour des personnes très énergiques et chaleureuses, à même de générer une civilisation parmi celles les plus à même d'exprimer des actes d'intelligence émotionnelle, de compassion, de partage et de dépassement de soi par des actes coopérants nourris par l'esprit de corps de maillons identifiés sous une même civilisation. C'est une idée fondatrice de la pensée d'Ulvèz Perogalata qui vient in fine habilement sous-entendre que le peuple hispanique est singulier, pour ne pas avoir à dire qu'il est supérieur, selon la vision d'Ulvèz Perogalata

  • Le deuxième point à retenir du développement de "La piel dorada" est qu'Ulvèz Perogalata fait le récit héroïque de l'Historie coloniale alguarena, la revisitant sous un jour positif dont l'analyse se structure autour de faits hisotirques avérés, louant les apports économiques, sanitaires et sociaux de ce que fut l'arrivée des colons hispaniques eurysiens en Paltoterra. Les conquérants et colons qui se sont les auteurs de massacres ou d'expropriation de terres natives, sont aujourd'hui dressés comme des porteurs de la civilisation et de la foi, desquelles découlerait toute la réussite aujourd'hui admise au peuple alguareno. Sont ainsi passés sous silence les traits les plus sombres de la colonisation arobelane, des persécutions religieuses et conversions forcées faites aux tribus natives, pour mieux se focaliser sur les fondements civilisationnels offerts par l'arrivée hispanique, tels qu'une langue commune, un dessin spirituel fort à travers le catholicisme, ainsi qu'une institutionnalisation de la vie en communauté.

  • Un autre thème central de l'argumentaire d'Ulvèz Perogalata est celui de l'introduction du catholicisme en Paltoterra du Nord. La présence du catholicisme, originaire des cultures latines d'Eurysie du Sud pour lesquelles l'Empire d'Arobelas fait office d'exemples majeurs, serait un ciment fondateur de l'identité et des valeurs nationales alguarenas. L'Alguarena y serait d'ailleurs décrite comme un foyer religieux, un faire-valoir de la réussite d'un modèle d'évangélisation des cultures indigènes extraeurysiennes. L'Alguarena, forte de ses atouts contemporains, est donc légitimement faite un bastion de la foi catholique à travers le monde, un repère marqué de valeurs autour de la famille, de la charité et d'une hiérarchisation sociale harmonieuse, à même de mettre en défaut la diversification des schémas sociétaux et religieux déviants au sien. Ulvèz Perogalata vient en définitive conférer une supériorité alguarena qui tait le terme, contrastant les sociétés décadentes en situation d'éloignement de ce qu'il considère allégrement comme un socle spirituel.

En sortie d'argumentaire, Ulvèz Perogalata conclut son essai en traçant des liens directs entre la réussite économique et politique de l'Alguarena au XXIe siècle et les qualités intrinsèques de son peuple. Une manière de défausser la qualité des politiques conduites jusque là par l'opposition, en attribuant le mérite à des traits identitaires et civilisationnels que l'extrême-droite espère plus facilement incarner auprès de l'électorat alguareno que tout autre parti. Ce livre est également l'occasion pour lui de porter un appel à la fierté et à la vigilance, en invitant les lecteurs à pleinement embrasser cet héritage culturel qualifié "d'inspirant et doré", clin d'oeil au titre éponyme. Il invite chacun à la réaffirmation individuelle de la fierté nationale et culturelle, exhortant toutes et tous à défendre son lot de valeurs traditionnelles.

S'il offre ici une vision positive du pays, force est de constater qu'il ne fait pas l'impasse sur ce qu'il considère être comme des menaces, à l'instar d'influences étrangères ou idéologies tournées vers l'homosexualité, le cosmopolitisme et la xénophilie qui tendraient à diluer l'identité du pays. Un chapitre aux accents politiques des plus manifestes, destiné à encourager la renaissance politique et culturelle d'un pays, d'une civilisation.
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HISTOIRE

L'INTERVENTION MILITAIRE ALGUARENA DANS L'EMPIRE DU VARANYA - PARTIE I



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L'intervention militaire alguarena s'est inscrite dans le cadre de la Révolution varanyenne où un certain nombre de factions armées se sont unies pour démettre l'autocratie du Shah.


La révolution varanyenne, ou dans sa dénomination la plus générique la Guerre civile du Varanya, est un évènement militaire et politique clé de l'Afarée orientale au début des années 2000? Etalée sur une période pluriannuelle que l'on fixe de mars 2004 à juin 2006, la guerre a vu s'affronter les forces impériales du Shah aux forces révolutionnaires hétéroclites de l'ANV, soit l'Alliance Nationale Varanyenne. Si l'on considère l'importance géopolitique de ce territoire pour le bon déroulement des flux commerciaux maritimes à l'Est du continent, ainsi que sa part conséquente dans l'exportation mondiale de ressources pétrolières, ce conflit a naturellement mobilisé des puissances étrangères sur place, des puissances investies sous la forme de coalition résolue à engager le maintien ou la chute du régime impérial incarné par le Shah installé à Thadimis. La Fédération d'Alguarena fut l'une d'elles, engagée au profit des forces révolutionnaires de l'ANV. Un soutien d'importance, qui associera immanquablement la chute du Shah varanyen et la victoire de l'ANV à l'engagement armé de l'Alguarena. En passe de se fairel a première puissance économique, industrielle et militaire mondiale, l'Alguarena (ex-Arkencheen) se fait le soutien le plus actif de la révolution. Retour sur la genèse d'un engagement inévitable.

Origine de l'Empire

Contrairement à bien des empires, notamment ceux eurysiens qui se sont vus installés sur plusieurs centenaires, ce n'est qu'à la fin de la première moitié du XXe siècle que l'Empire varanyen se voit régi par la noblesse et les cercles d'influence du Shah varanyen, profitant d'une première crise pétrolière pour réinstaurer des figures d'autoritarisme aboutissant à l'installation d'un pouvoir centralisé et d'une déperdition de libertés. Le Shah se fait alors un gouvernant autoritaire dont la violence du régime va se renforcer de décennie en décennie, à mesure que les pensées libertaires s'expriment dans la société civile, lourdement influencée par la mondialisation et la vision quasi civilisationnelle offerte par le monde libéral et démocrate. Des mouvements contestataires se mobilisent pour réclamer des réformes libérales et une pluralité politique, le Shah et consort y répondent avec force et brutalité. C'est alors que le mouvement civil, durement réprimé, vient peu à peu intégrer des strates de la population diverses et variées notamment parmi elles celles des administrations et institutions, la olice et l'armée en somme. Le mouvement révolutionnaire prend alors du muscle et durcit sa réponse au gouvernement varanyen qui le brutalise.

Au premier trimestre 2004, le général Farzad Mashayekhi fait défection du régime avec sous son commandement un nombre non négligeable d'unités combattantes. La Révolution varanyenne est ainsi donc armée et sa motivation plus forte que jamais, directement légitimée par les mouvements populaires contestataires. La violence débridée du régime impérial face aux mouvements manifestants, rendue presque coup pour coup par les manifestations entraine peu à peu l'escalade vers ce que les historiens peuvent nommément appeler une guerre civile. Outre cet engrenage des plus dangereux, les raisons premières et immédiates à l'éclatement de ce conflit armé en Afarée orientale reposent sur les demandes pour ainsi dire irréconciliables des parties en présence. D'n côté, vous trouvez des populations échaudées par la présence et le maintien quinquennal au pouvoir d'une élite déconnectée, ancrée dans ses privilèges à la tête d'un pays en perte de vitesse à l'international. Le maintien en place du monarque est compromis mais tout abandon du pouvoir par ce dernier semble déjà le promettre à des poursuites et un niveau de vie erratique jetant l'opprobre sur les siens et lui. De l'autre côté Shahab al-Shah, dernier empereur du Varanya et ses fidèles, refusent tout compromis, croyant en la préservation d'un régime quinquennal qu'il a personnellement mis au monde. Sur le papier, le Shah dispose d'atouts indéniables malgré la pression populaire et les défections au sein de ses institutions et armées, les puits pétroliers installés sur le territoire, peuvent motiver le concours de puissances étrangères s'il se résout à négocier. Mais les heurts et affrontements quasi quotidiens peuvent perturber l'approvisionnement international en hydrocarbures. Des puissances étrangères, à l'instar de la Fédération d'Alguarena, aurait peut-être alors tout intérêt à abréger ce conflit en soutenant la faction de l'ANV, en vue d'asseoir un nouveau gouvernement légitime et malléable aux commandes du pays.

Soucieux de ne pas voir le cours du pétrole significativement évoluer, voir le faire décroitre par des arrangements privilégiés et tarifs préférentiels en sortie de guerre, la Fédération d'Alguarena acte son intervention au Varanya par la fourniture d'armements puis la conduite d'actions militaires propres. Dès 2004 et le cas de la Fédération d'Alguarena à part, d'autres états prennent part à la guerre civile, si bien qu'en 2004 le conflit prend une dimension internationale, opposant indirectement des coalitions d'Etats aux intérêts stratégiquement pour le moins divergents, faisant du pays un nouvel espace de rivalités idéologiques, économiques pour dessiner le monde du XXIe siècle. Rappelons-nous que la Fédération d'Alguarena, engagée dans l'industrialisation outrancière et le renforcement de son économie, se trouvant en passe de devenir la première puissance mondiale, a besoin d'un marché des hydrocarbures continu et malléable que l'issue de la guerre civile varanyenne va grandement conditionner.

Les factions en présence

Si les factions au sein du conflit sont nombreuses, les forces combattantes se divisent en deux front composant une masse bipolaire avec d'un côté les forces dites loyalistes, c'est-à-dire en soutien du camp impérial ainsi que des intérêts du Shah et de l'autre côté un agglomérat de mouvements opposés à la monarchie varanyenne, pour des raisons idéologiques variées, allant du souhait d'instaurer des élections représentatives, d'abolir la noblesse varanyenne, voire d'installer un califat transformant l'Empire en théocratie. Au lancement du conflit nombreuses sont les nations ayant justifié d'actions plus ou moins directes pour la prise en charge du conflit.

  • Camp loyaliste (impérial) : Empire du Varanya et alliés étrangers : Principauté de Cémétie, Fédération d'Albel (et précisément un contingent de l'Ordolibertas), des forces aumérinoises (essentiellement stationnées à Bina avec le concours de mercenaires.

  • Camp révolutionnaire (l'ANV) : les républicains, précisément ceux soutenus par l'Alguarena, la Ligue Communiste et des autres groupes révolutionnaires (islamistes, idéologues). Auxquels s'ajoutent les intervenants étrangers comme la Fédération d'Alguarena, la Sérénissime République du Fortuna (détachement militaire), des volontaires internationaux dont le plus célèbre contingent serait celui du Régiment Libertarien.

Du côté du Shah et de ses soutiens "loyalistes", on justifie d'une armée d'environ dix mille soldats professionnels, directement associés aux forces combattantes actives. Mais malgré l'expérience et les combattants de métier qui la composent, l'armée impériale reste encore mal équipée, la faute à une crise pétrolière mortifère à l'entretien des équipements militaires dont le remplacement s'est même parfois fait impossible. A sa faveur, l'Empire varanyen jouit tout de même très tôt de soutiens parmi les Etats très conservateurs et anticommunistes, on compte en tête de liste la Principauté de Cémétie, un pays voisin et puissance régionale aux relations très anciennes avec l'Empire lui-même étant porteur d'une histoire hellénique riche. Derrière cette principauté se la Fédération d'Albel, régime autoritaire aleucien profondément ancré dans la lutte anticommuniste, un communisme rappelons-le infiltré au sein des forces révolutionnaires. Le soutien des régimes conservateurs, pour ne pas dire autoritaires et autocratiques, favorisent la mise en place d'un soutien immédiat et d'importance, là où les démocraties désireuses de soutenir le camp révolutionnaire doivent multiplier les tractations parlementaires et faire des jeux d'équilibristes économiques pour se permettre le soutien nécessaire. Sur le terrain cela se traduit concrètement par la présence de forces cémétéennes équipées d'armements modernes et multilatérales, engagées sur les actions terrestres et aériennes. La Fédération d'Albel, plus éloignée du théâtre d'opération, cantonnera majoritairement son soutien au déploiement d'une force aérienne composée d'un escadron de lutte antiaérienne chargé de maintenir une zone d'exclusion au dessus du pays. Des échantillonnages d'armement précieux qui donnent au régime impérial de Thadimis une véritable carte à jouer pour défaire les forces révolutionnaires et ses soutiens internationaux. Des officiers albelais sont également visibles sur le terrain, prodiguant conseils et entrainements aux forces impériales qui gonflent leurs effectifs autour de campagne de recrutement. De manière générale, les motivations les plus ostensibles derrière ces soutiens sont les volontés de maintenir une stabilité régionale tout en évinçant le risque de voir émerger une nation au régime communiste.

Pour ce qui est des forces qualifiées de rebelles ou révolutionnaires, l'allié le plus significatif de l'ANV reste la Fédération d'Alguarena, anciennement appelée Arkencheen et déclarant soutenir une démocratisation du Varanya. Contrairement à bien des Etats démocrates engagés en faveur des forces révolutionnaires, l'Assemblée Parlement Fédérale d'Alguarena se prononce très tôt, pour ne pas dire en anticipation du conflit, sur le positionnement stratégique que se doit d'adopter la gouvernance Abrogara à l'égard des forces en présence. Dès 2003 le soutien alguareno est acquis, annoncé et avalisé par ses instances législatives, amorçant le déploiement d'un soutien militaire vers les forces révolutionnaires de l'ANV. Un soutien militaire mais aussi humanitaire, qui marque le pas alguareno dans la région, une région pressée par la répression et les souffrances croissantes du peuple varanyen, pris en étau entre la guerre et des conditions de vie déjà défavorables par la survenue de la crise pétrolière. La Fédération d'Alguarena jouissant d'une industrie de l'armement valablement ancrée à l'international, son soutien apparait très vite comme substantiel pour les forces révolutionnaires. Un soutien mêlé à l'emploi de mercenaires étrangers, aux origines fortunéennes, lofotenoises et même kah-tanaises mais aussi au support logistique et académique des nouvelles forces révolutionnaires.

Fin du statu quo et militarisation des affrontements.

En sus des armements fournis aux insurgés, l'armée alguarena se déploie très tôt sur le théâtre d'opération varanyen, face à de multiples nations conservatrices et alliées au régime impérial du Shah. Dirigées par le Général d'Armée Caïtano Lossada, elle engage d'abord des unités de soutien aux forces révolutionnaires, comme des pièces d'artillerie plus ou moins légères et soutiens aériens. Outre les soldats de métier, l'armée alguarena encadre une partie des combattants internationaux volontaires, venus se battre au service d'idéaux dont les motivations sont décryptées par le renseignement extérieur des pays alliés à l'ANV, soucieux de ne pas favoriser le développement d'une faction d'intégristes religieux rattachée à l'ANV. Sur le plan logistique la proximité fortunéenne favorise les déploiements alguarenos et la motorisation fournit par les forces alguarenas ont permis de multiplier les fronts sur un champ de bataille soumis aux initiatives impériales. Entre les soldats de métier, les mercenaires, les combattants volontaires internationaux et les révolutionnaires directement issus de la sphère civile, les forces de l'ANV présentent un amas de bric et de broc difficile à coordonner.
HISTOIRE

L'INTERVENTION MILITAIRE ALGUARENA DANS L'EMPIRE DU VARANYA - PARTIE II



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L'engagement militaire alguareno a permis une valorisation des ressources opérationnelles des forces armées révolutionnaires, les conduisant jusqu'à la victoire.


PRINCIPAUX AFFRONTEMENTS

Les premiers affrontements se font par le soulèvement des forces révolutionnaires et la partition du pays.

Le conflit dans sa définition la plus militarisée, s'ouvre au mois de mars 2004, avec l'embrasement que l'on qualifierait de simultané de plusieurs régions au sud-ouest du pays. La violence impériale exercée contre les populations et manifestants, amènent son lot de mutinerie qui entament les garnisons impériales dans le sud du pays, principalement des unités ayant un rattachement hiérarchique plus ou moins direct au Général Farzad Mashayekhi, désormais engagé dans la Révolution. Aux défections s'ajoutent désormais des manoeuvres rebelles de plus en plus sophistiquées et la moindre manifestation populaire ou encore protestation publique peut donner lieu des échanges de tirs entre loyalistes et révolutionnaires. Le Shah finit par perdre le contrôle des territoires sud et l'autorité révolutionnaire s'installe, sans partition tangible entre les mouvances islamiques, communistes et libérales. Devant la perte de contrôle de villes-clés au sud du pays, le Shah s'entoure d'un cercle de plus en plus restreint pour trouver les conseils militaires à la conduite d'une répression étatique sanglante et irréfrénable. Une action de répression d'abord conduite par les seules forces de police impériales dont l'approche des principaux fiefs révolutionnaires se fait dans les heurts. Le Shah ne tarda alors pas à découvrir que ce qu'il pensait être une action repressive du gouvernement impérial, devait désormais se traduire sous la forme d'une opération militaire en zone hostile à part entière...

Car en face des forces loyalistes à l'Empire, les combattants révolutionnaires évoluent dans un ordre de bataille presque ou tout aussi organisé. La présence de soldats dissidents, coordonnés par des figures militaires de premier plan commence à se faire ressentir.

Les forces impériales et de police chargées de réprimer les villes révolutionnaires sont refoulées et les dynamiques autour du front se réinventent. Les guerres de position s'imposent tandis que les offensives se construisent. Plusieurs offensives déclinées en quatre fronts. Sur le front 1, les positions sont tenues de part et d'autres, n'appelant aucune manoeuvre offensive. Sur les fronts 2 et 3, ce sont manifestement les forces révolutionnaires qui entendent donner la cadence. Un choix stratégique, quand l'on sait que les forces impériales semblent avoir là-bas une force peu mobile, condamnée à subir les coups de boutoir d'un ennemi qui entend résolument percer vers les territoires nord. Une stratégie gagnante qui, si elle ne parvient pas à forcer la débandade des milliers de soldats impériaux présents sur ses fronts, parvient à faire passer des milliers de révolutionnaires lourdement armés sur plusieurs brèches ouvertes.

De son côté, l'Empire a en effet cantonné l'essentiel de sa force mécanisée sur le front 4 à l'extrémité Est du territoire. Des réserves massivement, portées à plus d'une dizaine de milliers d'hommes qui entendent se faire inarrêtable. Pour autant, le choix n'est pas le bon et si cette force offensive balaie l'extrémité Est du territoire avec une relative aisance, elle dégarnit dangereusement la ligne défensive impériale autour d'Ahvadeh, la ville la plus stratégique de la région pour s'offrir un passage routier aisé vers les pointes nord et sud du pays aux reliefs assez difficiles. Le camp impérial joue la force, le camp révolutionnaire joue la montre et lorsque les forces du Shah comprennent la trajectoire naturelle des forces révolutionnaires, le mal est fait bien qu'elles se contraignent à dépêcher en catimini un nombre de forces substantielles pour empêcher ou au pire cas retarder la chute d'Ahvadeh, véritable noeud autoroutier stratégique niché au coeur du territoire.

Les premiers mois d'affrontements montrent une montée en puissance finalement assez rapide des moyens engagés, cristallisant les combats autour de deux fronts centraux : Ahvadeh et Javanjan. Ahvadeh est une prise convoitée par les révolutionnaires qui entendent casser la logistique militaire impériale là où ces derniers entendent capturer Javanjan pour faciliter le dépliement de forces étrangères amies dans le sud du pays, tout en prévenant le débarquement de celles étrangères. Mais l'intérêt est moindre car les villes portuaires en territoire rebelle ne manquent pas avec Herettin, Javanjan et Kashab, là où il n'existe qu'une seule Ahvadeh, dont la perte ne saurait être compensée par les autres villes impériales. Mais la prise d'Ahvadeh n'est pas facile malgré tout l'entrain des forces révolutionnaires jetées dans la bataille pour inverser cette fatalité. Mais le soutien de combattants volontaires internationaux, rémunérés ou non, accentue l'étau exercé par les forces révolutionnaires autour de la ville. Les faubourgs d'Ahvadeh sont infiltrés et entraine la survenue de combats rendus quotidiens, formalisant un siège dur et impitoyable qui affecte déjà la logistique impériale et ses ravitaillements en hommes et matériels vers le sud. L'affrontement des forces révolutionnaires et impériales autour d'Ahvadeh entraine le conflit dans un calendrier long et difficile, faisant appel aux tactiques d'attrition et d'embuscade sur les chaînes d'approvisionnement visant à prolonger ou abréger ledit siège en cours par les forces révolutionnaires. Cet embourbement nécessaire autour d'Ahvadeh vient cantonner l'essentiel des affrontements sur la région avec des forces impériales convergeant aux abords de la ville pour tenter de lever le siège face à un camp adverse qui en fait sa priorité. Les faubourgs de la ville deviennent les lieux d'une succession d'affrontements mortels et quotidiens, les forces impériales assiégées s'y retranchant pour espérer faire durer le contrôle de la ville le plus tardivement possible. Dans le même temps, la ligne de front ne reste pas inactive et l'offensive impériale, décontenancée par le siège d'Ahvadeh dégarni ses positions sud, rendant les engagements avec les forces révolutionnaires de plus en plus sérieux.

La première phase de la guerre civile varanyenne malgré des objectifs clairs, montre un certain piétinement. En cause, la relative inexpérience en tant que corps de factions armées dont l'une d'elle est directement héritée de la société civile, tandis que l'autre ne s'est finalement aguerrie que sur des actions répressives sans réelle confrontation face à un ennemi armé et prêt à se défendre, plus encore à attaquer. A la marge de leur rivalité un constat clair, c'est bel et bien l'arrivée de forces étatiques étrangères qui rythment le conflit avec d'une part les armées cémétéennes, albelaises et alguarenas d'autres parts. Aidées d'obusiers et véhicules blindés livrés à la hâte par leurs alliés cémétéens, les forces impériales ne reculent plus et maintiennent des positions défensives au sein et en dehors d'Ahvadeh qui compliquent l'encerclement total de la ville. Mais les travers de l'armée impériale sont persistants, à commencer par la sous-motorisation de ses forces, rendant finalement les pièces d'artillerie peu mobiles face à es forces révolutionnaires suffisamment nombreuses pour étirer le front imposer ses combats à la marge de la cité d'Ahvadeh.

Méconnue ou mésestimée, la bataille de Javanjan est une victoire tactique impériale de premier ordre, en ce sens que la prise de la ville par les forces loyalistes privent les forces révolutionnaires d'un des principaux ports d'entrée sur le territoire, où transite notamment l'aide internationale. Un port d'importance dans le sud-est du pays dont la prise par le gouvernement serait aidante pour prendre possession de l'aide internationale, du narratif associé, voire la redistribuant avec préférence vers les régions nord pour astreindre les rebelles à gérer des crises alimentaires au sud de leurs positions. La prise de la ville est un succès tactique mais le retentissement perpétré autour de l'attaque d'une compagnie d'artillerie alguarena réinvestit l'Alguarena dans le conflit.

Intensification et internationalisation du conflit - fin 2004 à début 2005.

La reddition d'une compagnie de cent vingt soldats alguarenos autour de Javanjan fait l'effet d'une bombe. L'évènement aurait pu être désastreux pour l'état-major et la gouvernance alguarenas, pour autant le narratif autour de la perte de Javanjan est réécrit, traitant d'une prise de contrôle des convois humaines par les forces impériales et alliées. Au désespoir de ces pertes succède alors l'urgence d'une réponse ferme et décisive de la part des autorités fédérales. Pour stopper l'avancée des forces mécanisées impériales qui descendent maintenant sur Meyahan, les forces révolutionnaires, des forces mercenaires sont dépêchées par l'Alguarena, des mercenaires du militaris en provenance de Fortuna et dont la issiménation dans l'agglomération offre les fruits escomptés d'un tel investissement. La force mécanisée impériale est stoppée au prix d'un lourd tribut, mais qui donne maintenant aux forces révolutionnaires toute latitude pour se concentrer sur la prise d'Ahvadeh. Et si avant Ahvadeh, la victoire décisive des révolutionnaires et de leurs alliés alguarenos était à Meyahan? Seuls historiens et tacticiens trouveront le fin mot à cette interrogation. Meyahan a été une ville clé du sud du territoire, dont la libération par les forces révolutionnaires permet un rattrapage de la ligne de front à même de soutenir le siège d'Ahvadeh, privant de manoeuvre les forces impériales qui voudraient dégager les positions de siège autour de la ville.

Un axe logistique peut s'installer entre la côte Est et Ahvaeh parl 'intermédiaire de Meyahan et Javanjan, ce qui alimente très vite le front par la présence d'unités militaires alguarenas que les forces révolutionnaires découvrent sur le tas lorsqu'elles ne sont pas directement opérées par des forces alguarenas. Les affrontements entre forces alguarenas et étrangères alliées au Shah deviennent plus fréquents, l'internationalisation et l'intensification du conflit prennent alors tout leur sens.
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