24/08/2019
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[CULTURE] Registre culturel et sociétal de la Fédération d'Alguarena - Page 7

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HISTOIRE

SPATIAL : LA PERIODE D'APRES-GUERRE ET L'AMORCE D'UN PROGRAMME SPATIAL



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La guerre entre l'Albel et l'Alguarena a permis de débuter un programme de dissuasion balistique renforcé qui a permis de donner naissance aux fusées spatiales alguarenas.


LA NAISSANCE DU PROGRAMME SPATIAL ALGUARENO

L'invasion albelaise de 1951 à 1952 et la modernisation de l'armée fédérale de 1955

La grande guerre albelo-alguarena des années 1950 se veut à l'esprit de beaucoup d'historiens le point de départ d'un projet spatial muri, c'est-à-dire valablement soutenu par un budget fixe, débattu et tourné vers des objectifs palpables et mesurables. Là où certains budgets de la défense étaient jusqu'ici décidés "à l'oeil", le gouvernement alguareno entend désormais se fixer des objectifs et programmes de remilitarisation, autant sous des aspects quantitatifs que qualitatifs. Il faut dire que le débarquement des forces albelaises sur le territoire alguareno en août 1951 a sonné le glas d'un sentiment de sécurité, bouleversant profondément la Fédération et son rapport à une stratégie de défense globale. Le bilan est effroyable, l'ennemi s'en est retourné mais laisse un territoire exsangue, empreint de villes détruites et de réseaux d’approvisionnement à terre. De lourdes pertes humaines et matérielles dont l'incarnation la plus marquée est à Wilster où les aviations albelaise et alguarena se sont affrontées avec acharnement avant des affrontements terrestres. Une bataille, matérialisant le traumatisme collectif que le gouvernement fédéral de l'époque s'est ensuite pressé de convertir en désir de renforcement du secteur de la défense, pour ne plus subir une menace aussi dure que celle essuyée à cet instant de l'histoire. La population soutient un projet de réarmement et de réappropriation de la force légitime, toujours meurtrie mais convaincue par la nécessité d'un prochain sursaut technologique ainsi que militaire.

C'est donc sous cette dynamique que le gouvernement fédéral débute en 1955 un plan que l'on qualifierait d'ambitieux avec en ligne de mire la modernisation des forces armées par l'intégration de technologies de pointe stratégiques. Une démarche bornée par le président fédéral de l'époque Fernando Castellanos, nouvellement élu en 1955 pour sortir de crise un pays heurté par la réalité d'une géopolitique létale et dictée par le voisin albelais. L'armée profite alors d'un budget extraordinaire mais conditionné à la réalisation de certains objectifs, notamment tourné vers la recherche scientifique. Un plan quinquennal qui commence par souhaiter la reconstruction immédiate des bases militaires afin de restaurer l'étanchéité de la défense des territoires de l'actuelle Felicizie, envahie par les forces albelaises aux abords de Wilster.

Le prototypage de missiles balistiques de moyenne et longue portée de 1960.

Parmi les programmes de modernisation figure des projets de développement des missiles balistiques de moyenne et longue portée. Des armes nouvelles, stratégiques, qui se font les éléments fondamentaux de la dissuasion et de la souveraineté. Avec ces projets, l'armée fédérale n'entend gagner les conflits, elle entend les prévenir. La sphère militaire intègre alors davantage de blouses blanches parmi ses uniformes kakis et une cellule de projets dédiée aux armes spéciales et la recherche spatiale voient le jour, sous des degrés de confidentialité que seul l'Etat-major fédéral et quelques privilégiés peuvent observer. Un jalon qui laisse déjà entendre que la conquête du ciel compte bien se faire la clé des conflits futurs. Aux laboratoires de développement se mêlent nécessairement des infrastructures logistiques et autres plateformes techniques à la marge. La création d'un nouveau centre d'essais balistiques sur la côte arcoane fait sens, car on l'estime à l'époque suffisamment éloigné pour prévenir une attaque surprise albelaise et suffisamment proche pour entamer une riposte balistique rapide face à toute nouvelle agression albelaise sur un territoire alguareno. Les recherches militaires données à ce projet permettront le prototypage de plusieurs missiles de moyenne et longue portée nourrissant le développement en 1960, l'aboutissement d'une arme dissuasive au travers d'un stock de missiles balistiques de nouvelles générations.

Un projet où le groupe de travail combinant des ingénieurs militaires et des scientifiques civils soumis au secret est sollicité. Craignant que le projet ne brise la paix fragile entre l'Albel et l'Alguarena, les premières années du projet balistique sont tenues au secret jusqu'à la tenue des premiers essais, se faisant partie intégrante de l'effet dissuasif recherché auprès des autorités albelaises. L'amélioration des technologies de propulsion à réaction ouvre une porte que le monde de l'aéronautique ne sera alors pas prête de refermer, associant les découvertes technologiques conférées aux missiles balistiques aux futurs projets de développement de l'aéronautique militaire et civile...

1962, vers la recherche d'un emploi civil de la fusée.

La paix entre l'Albel et l'Alguarena étant maintenant consommée, les projets associés au volet spatial bénéficie d'une visibilité inégalée. Des chercheurs civils apprivoisant le phénomène des propulsions à réaction déployées sur les nouvelles générations des missiles balistiques théorisent les premiers emplois civils de ces innovations. Pour porter le sujet, la présidence fédérale mandate le Général Julio Moncárda qui profitera pour cela de toutes les largesses nécessaires à la constitution de son équipe. L'introduction d'un militaire en chef de projet avait vocation à permettre un certain contrôle sur les informations sensibles qui y seraient développées afin de ne pas permettre d'avancées technologiques aisées à des puissances étrangères qui auraient des facilités à infiltrer le groupe de travail, pour partie composé de civils. S'il fallait s'attarder sur le cas du Général Julio Moncárda plus spécifiquement, son positionnement en qualité de chef de projet se lie à son profil issu des officiers de l'artillerie. Il est à l'époque retenu pour son esprit visionnaire et sa pensée convaincue de voir les fusées étrangères à un usage militaire.

Sa contribution aux précédents projets de développement à vocation militaire lui confère aussi une certaine maitrise scientifique du sujet, en plus de considérer les jalons à délimiter pour que ce projet à destination civile n'ait pas de contre-effets, comprenez par là d'effets indésirables pour la sécurité nationale... Car c'est là tout l'enjeu du développement des programmes de recherche civiles, c'est qu'ils sont plus facilement infiltrés par des intérêts étrangers. Par ailleurs, la vocation civile d'un projet de fusée spatiale, serait de nature à déconsidérer un certain nombre de risques qui pourraient découler de sa conception initiale, si elle n'était pas mise en relation et coordonnée par une figure éminente de l'état major fédéral. Les fusées à propergols solides sont les éléments de base donnés au démarrage du projet, à ceci près qu'il importait désormais de prototyper une fusée de sept mètres de haut pour une masse d'environ une tonne dont la portée s'est volontairement vue limitée à une trentaine de kilomètres. Le but de ces essais n'était effectivement pas d'envoyer une première fusée dans l'espace mais de réussir des opérations de maîtrise autour de la propulsion et du guidage de ladite fusée, celle-ci devant être considérée à terme comme un projectile habité. Bien entendu, aux premiers prototypes se sont naturellement associés les premiers échecs. Des échecs spectaculaires, voulus par l'explosion en vol ou encore les trajectoires que l'on qualifierait d'erratiques pour certaines des premières fusées. Cependant, chaque essai raté apporte son lot de leçons à retenir pour le suivant, engageant l'amélioration successive des prototypages à designer par la suite.

La première fusée dans l'espace et le développement des fusées-lanceurs de 1962.

Le 17 novembre 1962, le groupe de travail du Général Julio Moncárda confirme ses essais et dispose désormais des compétences et savoir-faire nécessaires à la fiabilisation des trajectoires de ces fusées spatiales dont la première franchit l'atmosphère pour entrer en orbite. Une démonstration de la pleine maitrise des techniques de propulsion associées aux dernières innovations. La nouvelle fait grand bruit dans la presse écrite et les journaux télévisés de l'époque, au point de capter l'attention d'autres groupes de chercheurs engagés au sein des universités, dont l'une des plus réputées sur le domaine : l'Escuela Superior de Ingeniería Aeronáutica y Espacial de Jacalbulco, en coordination avec certains chercheurs mathématiciens et physiciens de l'Universidad Internacional de Ciencias de Dolonito. Animée par le chercheur Camilo Vargassà, la délégation soumet au gouvernement et au groupe de chercheurs du Général Julio Moncárda la possibilité de développer des lanceurs-fusées visant placer d'autres objets en orbite. L'idée ne manque pas d'ambition et séduit le président fédéral Fernando Castellanos, qui entend achever son mandat (1955-1965) avec des réussites données à tout jamais à l'Histoire. Il faut dire que la recherche spatiale est un sentier nouveau sur lequel les jalons posés promettent outre des avancées technologiques dans les télécommunications et la défense, une notoriété indélébile à quiconque s'y est investi.

Mais de prime abord, le cercle militaire associé au projet se montre relativement sceptique, peu enclin à prêter des fonds pour un programme qui n'intervient pas directement dans les projets de la défense. Mais considérant des échanges nourris entre les chercheurs du docteur Camilo Vargassà et l'état-major fédérale, ayant pour intermédiaire le Général Julio Moncárda, il est convenu que partie des recherches civiles données à la possibilité de mettre en orbite des objets soit dévolue à un usage militaire. Le groupe de chercheurs du docteur Camilo Vargassà temporise et acte le compromis. Les fonds alloués à la Défense sont débloqués, le développement de lanceurs spatiaux débute sous la supervision d'une commission mixte pour l'Espace, chargée d'étudier la faisabilité de ce programme de lanceurs et la détermination d'objectifs qui gagent de satisfaction à la partie militaire et civile.
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HISTOIRE

SPATIAL : LE SUCCES DES PREMIERS ENVOIS SPATIAUX, LE SATELLITE HORIZONTE



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La mise en orbite des premiers satellites de type Horizonte a marqué le pas vers une maitrise technologique inédite des télécommunications et observations spatiales.


LA MISE EN ORBITE DES PREMIERS SATELLITES

1963 - Envoi des premiers satellites Horizonte

Les premiers “ingrédients” dévolus à la formation d'un programme spatial réunis, à savoir les infrastructures techniques et les institutions chargées d'en coordonner l'activité, le développement et la production d'éléments satellites s'enchainent naturellement en 1963. Une fusée attend patiemment son heure et l'arrivée d'un chargement hors norme à travers le premier modèle satellite de télécommunication. Et le 12 mars 1963, le pas de tir coche toutes les cases nécessaires à la tenue du lancement. A 7h30 ce jour-là, la fusée alguarena décolle pour porter en orbite le tout premier satellite alguareno que l'on nommera Horizonte-1. Le moment se veut historique, en rien unique. Jamais un engin développé et construit dans l'archipel n'avait été durablement envoyé dans l'espace. Horizonte-1 sera celui-ci.

Les stations de poursuite installées au sein de l'archipel, observent avec circonspection la trajectoire modélisée de l'appareil afin de pouvoir apprécier en temps réel et de façon continue sa vitesse et trajectoire, confirmées par la direction donnée à plusieurs instruments d'optiques chargés d'observer le satellite. Malgré l'enthousiasme autour des diffusions en direct de l'époque, des experts en aéronautique spatiale confieront plus tard avoir eu une frayeur lorsqu'au bout de quelques minutes suivant le décollage, une des moteurs du deuxième étage du lanceur ne s'est pas allumé comme il eut été prévu qu'il soit. En dépit de cette défaillance, la fusée parviendra à atteindre les deux cent cinquante kilomètres d'altitude où le satellite Horizonte-1 s'est séparé de son lanceur, marquant son insertion en orbite basse. L'Alguarena vient alors par ce fait, s'introduire dans le club très restreint des puissances spatiales. Au sein de la tour de contrôle et des observatoires où les instruments d'optique scrutent étape après étape la tournure des évènements, le relâchement est total, ponctué d'une scène de joie et de liesse parmi la communauté scientifique mais aussi au sein des couches populaires où la découverte spatiale fait office de feuilletons à rebondissement, non sans surfer sur les relents nationalistes forgés par la guerre albelo-alguarena. Les premiers bips émis par le satellite Horizonte-1 bercent désormais la communauté scientifique de l'archipel, alimentant la presse nationale et internationale sur plusieurs semaines. Les scientifiques font office de nouveaux héros nationaux et le président fédéral Fernando Castellanos tient là une fin de mandat promise à la postérité.

1964 à 1965 - Perte d'ambition liée au retrait du président fédéral Castellanos.

De 1964 à 1965, le président fédéral Fernando Castellanos soigne la fin de son mandat sans réelle prise de risque. On salue toutes les figures associées de près ou de loin à la réussite spatiale. Le Général Julio Moncárda est félicité, tout comme l'est le docteur Camilo Vargassà ainsi que les nombreux hommes et femmes de l'ombre ayant permis de porter au plus haut, littéralement, ce projet. Les satellites Horizonte deviennent un symbole de fierté nationale et s'en découlent des reproductions miniaturisées destinées à la commercialisation. L'engouement est réel, la surenchère scientifique et technologique non nécessaire. Au premier (petit) satellite d'environ vingt-cinq kilogrammes en ont succédé d'autres, dont les signaux captés depuis les stations au sol font office à eux seuls de bulletins quotidiens. Aux satellites de télécommunications viennent s'ajouter ceux d'observation, offrant un panorama inédit autour de la planète. De premiers clichés du territoire archipélagique alguareno voient le jour, des clichés en noir et blanc pour sûr, avec de faibles résolutions, mais qui suffisent à entretenir l'enthosuiasme des populations insulaires. Publiées la même année, ces photographies finissent de dorer la carte de départ du président fédéral, associant irrémédiablement son nom à la réussite spatiale alguarena. A titre d'anecdote, l'un des clichés susmentionnés et montrant l'ensemble de l'archipel depuis une position orbitale est encadré et exposé à l'Assemblée Parlementaire Fédérale, gageant du succès de toute une nation. La portée historique est totale et gage du soutien ainsi que de la reconnaissance éternelle des partis politiques au président fédéral Fernando Castellanos pour son ambition payante.

Mais malgré tout l'entrain donné au succès de la mission scientifique et militaire, les budgets publics n'ont pas vocation à croître, le président fédéral Fernando Castellanos craignant que l'entame de nouveaux projets spatiaux ne bousculent le budget par des investissements qui ne sauraient être valorisés avant la fin de son mandat. La production et l'envoi de satellite se poursuit mais la possibilité de travailler à la conception de capsules pour vol habité en orbite s'amenuise, ce n'est plus le combat e la classe politique alguarena actuelle qui reste sur ses acquis. Qu'à cela ne tienne la communauté scientifique a déjà fort à faire avec ça, améliorant les modèles de satellites pour les voir à terme intégrer conjointement des aptitudes aux télécommunications et à l'observation. Nul échec mais une perte 'appétit et un calendrier défavorable, pour s'autoriser la votation des crédits attendus. Les objectifs perdent en ambition, pour accompagner Castellanos jusqu'à son retrait de la vie politique, une vie en partie saluée pour le lancement ainsi que le succès de la conquête spatiale alguarena.

Le programme spatial devient une démonstration de maitrise technologique et une aide à l'accélération des technologies issues des télécoms. Un fait profitable convenons-en quand l'on sait que l'archipel alguareno était jusque là contraints à des difficultés de mise en relation de chacune des îles qui composent l'archipel. Avec le départ du président fédéral Fernando Castellanos, le projet en ambition militaire pour un temps et le Général Julio Moncárda est rapidement réaffecté à d'autres enjeux nationaux de la Défense. Ainsi s'achève non sans une certaine brutalité, le succès des projets spatiaux alguarenos valant projection en orbite des premiers satellites de modèles Horizonte. Le monde scientifique tourné vers les technologies spatiales abordent l'entrée dans les années 70' avec de légitimes appréhensions.
HISTOIRE

SPATIAL : LES SERVICES NES DE LA RECHERCHE SPATIALE ET SES RETOMBEES ECONOMIQUES



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Après l'imagerie satellite, la recherche spatiale a viabilisé de nouveaux investissements à travers la mise en place d'un système de positionnement par satellite.


Le développement des secteurs connexes au domaine spatial.

Si les années 1970 ont vu une succession d'avancée technologique et de modernisation tournée vers la modélisation et la motorisation des fusées-lanceurs, les clichés offerts par imagerie satellite ont également ouvert la voie à la modernisation ainsi qu'à la professionnalisation de nombreux métiers, tels que en premier lieu les cartographes, les institutions de contrôle aérien, les analystes divers, les climatologues, ect… Considérant la nécessité de ne pas voir la recherche spatiale comme une fin en soi mais un domaine positionné en complémentarité d'autres secteurs, l'institutionnalisation progressive du département à la recherche spatiale s'accélère, au point de devenir l'Agencia Espacial de Alguarena (AEA). Aux grandes ambitions, on retrouve les grands moyens, autant sur un plan humain que financier, conduisant les effectifs et les infrastructures dédiés à l'AEA à croître. Le domaine civil retrouve une place à part entière, au point de permettre au docteur Camilo Vargassà l'accès aux fonctions d'administrateur général du programme de l'Agencia Espacial de Alguarena. Le Général Julio Moncárda reste en coulisse à travers le comité de pilotage où il siège, permettant ainsi de maintenir la coordination des secteurs civils et militaires sur le programme. Cette “intronisation” marque finalement la volonté de soutenir une ambition spatiale de long terme, déclinée en différentes applications aussi bien profitables à la dimension militaire que civile… Cette collaboration étroite, chapeautée par une représentante de la société civile, trouve l'approbation et le soutien du grand public. Le monde du cinéma et le commerce de jouets s'engouffrent dans cette manne financière, plus proche que jamais, là où elle était d'abord cantonnée à l'espace militaire, avec des restrictions privant d'interfaces et d'échanges les réalisateurs de films, le programme spatial étant longtemps resté hors du champs de vision ou en tout cas d'intellectualisation pour la société civile.

Le centre de contrôle flambant neuf installé à Zararenas, dans la région arcoane de la Cantaroya, est peut-être l'exemple le plus parlant de ce rehaussement qualitatif des moyens spatiaux. Cette infrastructure se fait la promesse de projets et missions spatiaux toujours plus nombreux. Une autre conséquence du développement des technologies spatiales se fait sentir... dans les télécommunications. Les habitants de l'archipel se connectent davantage entre eux, fluidifiant les échanges entre les personnes ainsi que les démarches administratives qui peinaient parfois à se mettre en place dans certaines îles. Au global, c'est le sentiment d'unité et d'appartenance nationale qui se renforce, non sans profiter au développement de certains marchés civils, tournés vers la navigation notamment.

1974, la fusée-lanceur Fénix III et le satellite de navigation U-B.

La réussite des premiers envois de satellites et la naissance des activités économiques connexes aux programmes spatiaux a, nous l'avons dit, incité à la recherche de programmes satellitaires et complémentaires à ceux existants. Mais conjointement au développement de tout nouveau satellite, l'Agencia Espacial de Alguarena (AEA) doit à chaque fois et préalablement développer sa fusée-lanceur la plus adéquate. C'est donc sur cette impulsion que les ingénieurs en aéronautique de l'AEA se penchent sur la conception d'une fusée à trois étages mais dont le dernier étage de celle-ci se trouverait propulser par un mélange de kérosène et d'oxygène liquide. Un moyen d'accroitre sa performance, pour ne pas dire la puissance de l'appareil, au détachement de l'étage une fois hors de l'atmosphère. Sur le papier, le prototypage est prometteur mais rencontre des difficultés lorsque ladite fusée, d'une taille avoisinant les trente mètres échoue pendant ses vols de qualification. Des échecs en partie liés par la conception du troisième étage, allant jusqu'à l'embrasement de la fusée et la destruction totale de la fusée. Après cet échec, les ingénieurs de l'AEA repensent l'architecture de la fusée, pour écarter le risque d'embrasement au départ du troisième étage. La fusée-lanceur Fénix III est déclarée opérationnelle, donnant un nouveau cap à travers la construction du satellite Unidad Bravo (U-B), un appareil d'environ deux cent kilogrammes, surmontés de plusieurs transpondeurs et surtout des panneaux solaires qui viennent lui garantir dans l'espace, une autonomie quasi-totale, eu égard à son exposition et son positionnement permis de façon optimale. Le 3 août 1974 tout semble prêt et l'AEA procède assez logiquement au lancement du satellite U-B. Leur patience et le pragmatisme nés du précédent échec paient, le satellite U-B vient se placer en orbite, se faisant le premier satellite de navigation alguareno qui, complété de plusieurs autres envois, va constituer le premier système de positionnement par satellites, ce que l'on vulgarise régulièrement sous le sigle GPS...

A l'échelle internationale, cette nouveauté vient nécessairement positionner l'Alguarena parmi les "nations qui comptent" du fait que la navigation offerte par le nouveau système GPS vient réorganiser les flux sortants et entrants de l'archipel. C'est ainsi donc en quel sorte cette course à l'avancée technologique qui lui donne le leadership nécessaire à la revendication des détroits et leur appropriation au sein des espaces de droits et de souveraineté alguarenos. L'autonomie de la Fédération d'Alguarena sur son programme spatial est un point central de la puissance et de l'influence qu'on lui connait aujourd'hui. Elle va d'ailleurs susciter une première forme de marchandisation des servuces nés du spatial car peu de pays peuvent se permettre le luxe d'en financer un. L'indépendance stratégique de l'Alguarena est assurée, la vie quotidienne de ses citoyens se transforme rapidement et les ambitions de ce secteur balbutiant se renouvellent, couramment désormais vers la possibilité d'effectuer un vol spatial habité, qui s'est précédemment vu démuni de l'abandon financier, politique et scientifique des élites du pays.
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POLITIQUE

ASCENSION D'ULVEZ PEROGALATA : FEUILLE DE ROUTE.


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Candidat défait aux dernières élections présidentielles fédérales de 2016, Ulvèz Perogalata n'a pas pour autant renoncé à la saisie en main du pouvoir, débutant un long travail de sape dans la société civile alguarena qui en fait aujourd'hui une figure politique phare.

Vision stratégique.

Les premières étapes du travail de sape d'Ulvèz Perogalata ne reposent pas sur une opposition frontale aux instances gouvernementales et présidentielles actuelles. Et pour cause, la stratégie de long-terme est sans surprise d'occuper ces fonctions, non d'en créer en parrallèle. Plus que le système, Ulvèz Perogalata entend faire la critique de son tenancier, dépeignant l'actuel président fédéral de 2016 à 2024 qu'est Luis Saragoza-Medina comme un maillon à bout de souffle que le système aura possiblement les moyens d'évincer. Rappelons effectivement que le président fédéral en Alguarena est élu pour un mandat de huit ans et ne peut être privé unilatéralement de son pouvoir avant qu'à travers une censure majoritairement soutenue en assemblée parlementaire fédérale. Là où la Fédération d'Alguarena a longtemps été soumise à un parlement fédéral de quatre-vingt-deux députés fédéraux, élisant en suffrage indirect le président fédéral, cette dernière a depuis plusieurs décennies fait le choix du suffrage direct pour son président fédéral, investissant à parts égales la société civile et le corps parlementaire dans la nomination et l'effondrement d'une présidence fédérale.

L'atteinte dans sa légitimité du président-fédéral Luis Saragoza-Medina tient sur cinq objectifs :
  • Donner de la visibilité à des sujets de crispation et des phénomènes sociétaux pour amplifier un sentiment de décadence et peser sur le moral des opinions publiques,
  • à situations de crise, rendre entendables des contremesures non conventionnelles, non constitutionnelles et liberticides,
  • normalisation de l'action politique de la Ligue des Souverainistes (extrême-droite) et de sa figure politique au travers d'un Ulvèz Perogalata rendu présidentiable.
  • dislocation de la base parlementaire (majorité par le parti présidentiel et ses alliés),
  • blocage parlementaire pour défendre l'anticipation d'élections présidentielles fédérales.

Rapport de force politique en janvier 2017.

En janvier 2017, Luis Saragoza-Medina est le président fédéral fraichement élu au second semestre de l'année 2016, sur la base d'un bilan favorable porté par Mazeri Abrogara et le parti présidentiel dont il est issu : la Manifestación Popular Federal. Outre l'approbation de ses électeurs, Luis Saragoza-Medina peut compter surdes alliances électorales puis parlementaires intégrant l'Union Ciutadana Responsable (UCR). Second candidat malheureux au dépouillement des votes pour le second tour des élections présidentielles fédérales, Ulvèz Perogalata parvient malgré tout à se hisser comme le chef de la Ligue des Souverainistes et plus généralement celui de l'opposition elle-même, perdant mais non sans le soutien de plus de huit millions d'électeurs malgré tout. Un score honorable, qui gage d'une certaine visibilité dans l'espace médiatique des années à venir. Ulvèz Perogalata s'en donne d'ailleurs de bon coeur, conflictualisant les rapports parlementaires autour de certains états de faits, comme l'immobilisme parlementaire autour de mesures économiques phares de la Ligue Souverainiste. Le blocage par amendements de plusieurs textes parlementaires lui donne de la visibilité au grand public, auprès de qui il dénonce déjà des manoeuvres institutionnelles liberticides. La population se cristallise, partageant une vision d'Ulvèz Perogalata oscillant entre le lanceur d'alerte ou l'incendiaire débridé. Aimé ou détesté, Ulvèz Perogalata est désormais un tribun reconnu et connu, sa présence au sein des établissements universitaires se démocratise et l'opinion estudiantine développe une première porosité avec les mouvances d'extrême-droite, un fait inédit jusqu'à lors. La notoriété et la proximité avec le grand public sont telles, qu'il produira son premier ouvrage politique à travers "La piel dorada" une oeuvre faisant l'apologie de l'hispanité et du colonialisme pour extraire le monde d'un obscurantisme crasse. Le statut d'Ulvèz Perogalata se transforrme, passant du rôle de chef de parti politique à interprète culturel et historien de la civilisation hispanophone mondiale.

Procédé de l'extrême-droite alguarena

Le procédé de l'extrême-droite pour servir ses objectifs repose sur une démarche clairement identifiée de politologues. Premièrement il y a la volonté d'appropriation d'un ou plusieurs domaines techniques tels qu'ici le rapport à l'Histoire et à la colonisation, la relance économique fédérale. Aux obstacles émis par la majorité présidentielle, légitimés ou non par les protocoles institutionnels, on oppose une vision morale du désaccord, admettant de ce fait une défaite politique mais une victoire morale dans le ralliement d'une partie de l'opinion publique. Le programme d'extrême-droite reste non voté mais davantage populaire... A travers cette lutte morale, l'exposition d'une certaine vilénie et d'un acharnement institutionnel, la Ligue des Souverainistes construit un discours alarmiste, défendant un faux semblant de majorité au travers de questions détournées sur des sujets pouvant faire consensus au sein de l'opinion publique. L'affrontement des partis politiques essaie d'évoluer sous la houlette de la Ligue des Souverainistes, en affrontement moral opposant le peuple et ses élites. La lassitude, la défiance, le sentiment de déchéance et l'aspiration à une restauration de l'autorité, fournissent les bases à un affrontement idéologique porté par la Ligue des Souverainistes et tout juste frappés d'un sentiment décliniste.

Janvier 2017 En première instance, Ulvèz Perogalata fait le choix de ne pas s'attaquer au bilan économique de Luis Saragoza-Medina, qui a grandement profiter de réinvestissements industriels sur le territoire national avec des dynamiques commerciales et des partenariats industriels croissants entre le Pontarbello et l'Alguarena. Le pays est resté à sa place en pôle position, la seule place qui compte. Sur les plans relatifs à l'économie et à la souveraineté, la MPF qui compose le parti présidentiel reste inattaquable. Il est par conséquent difficile de choisir un angle d'attaque pour le parti faisant de la souveraineté son credo.

Février 2017 Face à cette relative invulnérabilité, la MPF n'est plus attaquée sur des considérations chiffrées, quantifiables et vérifiables mais morales. Le style emprunté par le gouvernement est passé au peigne fin, la méthode rapidement contestée, derrière une atteinte de façade au droit parlementaire lorsque de premières critiques à l'encontre du fonctionnement des débats parlementaires paraissent. Les souverainistes s'engouffrent dans la brèche : le pays ne va pas nécessairement mal si ce n'est qu'il n'est plus entendu... Pour défendre cette idée, des luttes sémantiques sont menées avec passion entre souverainistes et libéraux sur la notion de "productivité parlementaire", c'est-à-dire en somme la capacité des partis fédéraux et de l'assemblée parlementaire fédérale elle-même à sortir des textes de loi et à les rendre applicables, face à des successions d'amendements et autres rouages institutionnels implacables. Les députés fédéraux de la Ligue des Souverainistes font alors feu de tout bois, diffusant une série de graphiques vulgarisés, autour desquels on peut lire le nombre de textes de lois votés depuis l'arrivée au pouvoir de Luis Saragoza-Medina ou encore le compteur dédié aux jours de retards applicables à des textes de lois particulièrement en vogue. Modérément technique, ces interventions visent à dénoncer un apparent blocage de la MPF eu égard aux projets de textes de loi défendus par l'opposition. La question de la recevabilité ou encore de la légitimité des projets de lois de la Ligue des Souverainistes ne comptent plus, seule importe la manière d'opérer autour d'eux. L'objectif est simple, il convient non pas de justifier d'une victoire politique à la votation de tel ou tel texte, mais de présenter le MPF comme un faiseur de roi auprès de qui le système s'est mis à son service.

Mars 2017 Le cadre politique et parlementaire est rapidement squeezé, les débats et les annonces se faisant maintenant sous des formats courts aux airs de punchlines. Quelques minutes par vidéo, quelques lignes par publications, pour rappeler ce que tout le monde sait déjà, la suspension d'un vote en faveur d'un texte X ou Y, une présence de nombreux amendements autour d'un texte de loi. "Un amendement corrige, mille amendements confisquent..." lira-t-on sur une des publications. La manipulation de l'opinion publique a débuté et l'amplification de faits isolés peignent peu à peu le portrait d'une institution rendue malade de son débat parlementaire défaillant. Face à cela et certains d'user de leur bon droit, plusieurs députés issus de la majorité présidentielle de la MPF et de l'UCR commettent un malheureux excès de zèle, multipliant les amendements autour de deux textes de lois de la Ligue des Souverainistes. Ils apportent sans le vouloir un précieux de munitions pour les détracteurs du gouvernement. Le président fédéral Luis Saragoza-Medina n'interdit certes pas la parole parlementaire mais l'épuise... Une nuance essentielle pour donner toute la consistance espérée à cette stratégie du chaos. Le parti présidentiel gagne du temps autour de certains textes mais devient aux yeux de l'opposition ainsi que d'une partie croissante de l'opinion publique le temps perdu lui-même.

Mai 2017 Mi-mai la situation s'emballe, amorçant une crise pour lutter contre ce qu'Ulvèz Perogalata présentera être le dédain de la présidence fédérale de Saragoza-Medina, parl 'obstruction parlementaire de la majorité présidentielle de la MPF-UCR. Ulvèz Perogalata organise des mouvements de foule et rassemblements payants. Le blocage parlementaire est une idée qui fait son chemin, aux figures politiques s'associent désormais des visages de la société civile, réclamant des réformes structurelles pour le fonctionnement des institutions et du processus parlementaire. Pour une partie de la population, Ulvèz Perogalata est un lanceur d'alerte et sa réputation prend désormais son envol. Refusant le débat, ses opposants et la présidence fédérale elle-même le qualifient de populiste incendiaire. Pensant le discréditer, le parti présientiel vient en réalité faire peser tout le débat et les appels à réforme le système sur un seul homme : Ulvèz Perogalata. Ulvèz Perogalata devient le candidat antisystème et sa notoriété n'est plus à faire.

Juin à septembre 2017 La notoriété d'Ulvèz Perogalata construite, il est légitimé pour traiter d'autres sujets, y compris ceux plus éloignés de ses domaines de compétences usuels. Les invitations sur plateaux de radio et télévision se succèdent, Ulvèz Perogalata est passé du statut de fou furieux à légaliste, doublé d'une fonction d'écrivain à travers la publication de son premier ouvrage "La Piel Dorada", vantant l'hispanité du monde à travers un colonialisme bienfaisant.
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POLITIQUE

ASCENSION D'ULVEZ PEROGALATA : NAISSANCE D'UNE MENACE SYSTEMIQUE.


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Pyromane ou lanceur d'alerte, Ulvèz Perogalata entretient le trouble pour asseoir ses théories complotistes, traçant des connecteurs logiques entre ses opposants politiques et le mal incarné.

Evolution de la sémantique : d'une institution inefficace vers une institution devenue néfaste.

L'incarnation d'une opposition et alternative politique forte sous l'égide d'Ulvèz Perogalata pose la trajectoire d'une stratégie pour l'extrême-droite alguarena, une stratégie du chaos rappelée en différents instants charnières de la vie publique de la Fédération. Après avoir pointé les défaillances institutionnelles et les blocages parlementaires, Ulvèz Perogalata et son parti d'extrême-droite posent les bases d'un programme électoral fondé sur un changement de République. A ce stade, il n'est question que d'une étape structurant pour poser la critique du déclinisme sociétal et du blocage institutionnel, mais à travers ces constats amers, c'est la lente et insidieuse construction d'un récit citoyen et à fortiori d'un programme politique, motivés à dépeindre un sentiment de vulnérabilité structurelle et un climat de menace globale permanent. Un discours politique faisant la promesse d'un assainissement du processus parlementaire et d'une meilleure expression de la démocratie. Pour y arriver, la dramatisation systémique se veut un mal nécessaire, défendant l'idée que le pays, bien qu'assailli de menaces à l'international, est empoisonné d'un mal intérieur... Un ralentissement de la performance nationale par un déficit concurrentiel et une institution sclérosée, que la Ligue des Souverainistes entend achever et démanteler. La rupture promise se voudra brutale, amorcée par une succession de transformations nées de critiques ciblées et relayées par le député fédéral Ulvèz Perogalata et son entourage. On ne se contente alors plus de dénoncer un système fonctionnant mal mais bien de suggérer que ces dysfonctionnements peuvent bout à bout, exposer le pays à des risques existentiels croissants car c'est finalement là le virage donné à la stratégie de la Ligue des Souverainistes. Ulvèz Perogalata vient sortir d'un registre technocratique, faisant la critique d'un système aux rouages opaques, marqués d'une relative lenteur administrative, d'une certaine inefficacité, pour basculer vers une pensée plus globalisante et selon laquelle les enjeux précédemment présentés ne s'apparentent plus seulement à des actes de gouvernance mais des encoches données au surin qui atteignent le modèle nationale dans sa sécurité et si l'on force le trait, dans sa pérennité elle-même. Là où l'on faisait précédemment la critique d'un système qui apparaissait "bloqué", Ulvèz Perogalata et la Ligue des Souverainistes expliquent désormais que ce même système "ne protège plus". Un élément de langage lourd de conséquence sur le plan sémantique qui vient modifier diamétralement la pensée des soutiens de la Liga de Soberanistas et des détracteurs du parti présidentiel la Manifestación Popular Federal, les radicalisant peu à peu et cristallisant les opinions publiques.

Cette bascule de la critique du régime à l'énonciation d'une menace pour le pays, marque le point de départ d'une véritable institutionnalisation de l'extrême-droite alguarena, avec un leader s'en faisant la tête d'affiche, l'allégorie et tout un panel de service et de communicants au service d'un projet déployant une doctrine structurante sous trois échelons :
  • Soutenir la souveraineté, à commencer par la souveraineté décisionnelle face à des imbrications géopolitiques de plus en plus complexes. La Ligue des Souverainistes reproche au gouvernement une absence de volonté à marquer ses alignements politiques, par une succession de rapprochement parfois contradictoires.
  • Défendre la cohésion interne, si le pays doit poursuivre sa mutation vers un processus de fédéralisation, que celui-ci s'inscrive dans une organisation permettant l'esprit de corps de chaque état fédéré, et non seulement la fabrication d'une organisation au fonctionnement pyramidale.
  • Muscler la résilience du pays face aux dynamiques internationales, de plus en plus dirigées par les guerres idéologiques conduites par les Etats parias de Carnavale et les révolutionnaires communalistes.

Des axes qui ne sont pas entièrement nouveaux convenons-en mais dont la situation géopolitique actuelle permet aisément de faire gagner en ampleur. Des axes présentés de manière interdépendantes, où le terrain laissé sur l'un des champs viendrait nécessairement fragiliser l'ensemble de ces trois axes. Une approche nécessaire pour permettre à Ulvèz Perogalata et ses partisans d'édifier un récit global où des phénomènes jadis présentés comme distincts sont intégrés au sein d'un même panorama, donnant une vision dramatique des enjeux aujourd'hui laissés à portée de mains des ennemis de la liberté, de la démocratie, de la Fédération d'Alguarena...

Une menace systémique.

Les idéologies transnationales avec le communisme en tête, étaient jadis dépeintes comme des courants nommément identifiables, insolubles avec le reste de la société et les institutions fédérales. Des organisations factieuses qui pouvaient influencer les institutions sans pleinement les intégrer. Mais pour le leader de l'extrême-droite alguarena, le rapport de force a changé, les idéologues communistes et autres hommes gris aux desseins officieux, seraient non seulement en mesure d'influencer les institutions de certaines nations dont l'Alguarena mais même de les intégrer grâce à des soutiens en connivence déjà en fonction Un alarmisme assumé, difficilement vérifiable, destiné à entretenir l'idée d'une menace permanente, imminente et existentielle. Un diagnostic qui lui sert en outre à critique les doctrines politiques issues de la présidence fédérale de la MPF, évoquant des processus opaques, une orientation partisane des fonctionnements de l'institution. De cette analyse, la Ligue des Souverainistes et Ulvèz Perogalata peuvent indistinctement cibler les institutions, les opposants politiques mais aussi les organisations non gouvernementales, les académies nationales et autres forums nés de cercles intellectuels. Le discours d'Ulvèz Perogalata défend ensuite l'idée selon laquelle la Fédération d'Alguarena se trouvent sous l'emprise de fragmentations croissantes, associées conjointement aux politiques nationales ainsi qu'aux opérations d'influence extérieure. Des agissements qui privent la Fédération de sa faculté à servir ses propres intérêts. Une critique bien souvent adressée à la question de la gouvernance fédérale, dépeinte comme régulièrement assujettie à ce genre de tensions. Les relations internationales, en pronant un alignement clair et assumé de la part de la Fédération d'Alguarena, doivent elles aussi se faire plus conflictuelles. Dans un espace international fortement mondialisé, les concurrences ne peuvent plus être envisagées que sous un angle économiques mais se considérer comme des stratégies d'influence et des états de dépendances technologiques. La Fédération d'Alguarena, hissée au rang suprême de première puissance mondiale, a les moyens de s'affranchir de cette pression si tant est qu'une volonté présidentielle engagée dans la même voie puisse l'animer.
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ECONOMIE


Pualcomm Alguareno Core (PAC), société spécialisée dans la fabrication de microprocesseurs et nanoprocesseurs.


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INFORMATIONS GENERALES

Nom de la société : Pualcomm Alguareno Core (PAC)
Secteur d'activité : Conception de semi-conducteurs et systèmes électroniques avancés.
Siège social : Corjucana (ARCOA)
Effectifs : environ 1 800 salariés (hors sous-traitance) majoritairement installés dans l'archipel alguareno mais des pôles industriels croissants sont en formation au Pontarbello et en Arobelas (400 salariés).
Devise : "Arquitectar el futuro" (litt. "Architecturer le futur").
Complexes industriels (hors sous-traitance) : 10 complexes industriels principaux (6 sur les domaines de production civils, 3 sur les infrastructures de recherche en science et 1 sur celui militaire).
Année de création : 2008.


CHRONOLOGIE PRINCIPALE

  • 2009 - Démarrage des activités tournées vers la conception de microprocesseurs pour des enseignes de télécommunication nationales.
  • 2011 - Succès à l'échelle nationale du PAC Core-1, après son utilisation au sein des réseaux sécurisés de +2000 entreprises.
  • 2013 - Ouverture du premier complexe industriel de Pualcomm Alguareno Core (PAC) à Corjucana, avec l'intégration verticale de sa production.
  • 2015 - Agrément du CINMIL niveau 2 - Certificación de Intervención Numéricas Militar. Une certification délivrée par l'état fédéral, lui valant accrédition pour intégrer les panels de fournisseurs en maintenance et produits informatiques au sein de services administratifs et administrations publiques non sensibles.
  • 2017 - Lancement des gammes Core A-series et création de la branche PAC Networks qui se voudra spécialisée dans le service aux infrastructures de communication.
  • - Développement des marchés internationaux par la fourniture de composants électroniques, notamment au Drovolski.


FICHE GENERALE

Il est raisonnable de dire et de penser que la société Pualcomm Alguareno Core s'est longuement investie dans l'entretien d'une souveraineté technologique reconnue des administrations alguarenas. Née par un ambitieux projet de plusieurs enseignants-chercheurs de l'Institut en technologies, la société s'est inscrite sur une dynamique favorable sur la décennie écoulée. Une dynamique entendue et comprise des autorités fédérales qui ont soutenu le projet d'accréditation lui permettant d'intégrer les marchés publics et entériner un chiffre d'affaires pérenne sur le territoire national. Poussée par les pouvoirs publics, la société Pualcomm Alguareno Core est pour eux un gage de diversification des fournitures en composants électroniques pour ne pas tout faire reposer sur un seul et même prestataire. Un projet politique autant qu'économique, né au moment des âges troubles du second millénaire, les conflits s'amoncelant, comme au Varanya ou au Prodnov, risquant de rompre le bon déroulé du commerce international ainsi que des relations diplomatiques garantissant l'importation de biens stratégiques. Mais contrairement à certains conglomérats industriels, parfois transformés sous forme de holding intervenant autant sur l'extraction des terres que sur la fabrication ainsi que la commercialisation des composants électroniques, Pualcomm Alguareno Core n'a toujours eu l'ambitin que d'être un acteur national, rendu stratégique pas tant par sa taille que son association à différents projets d'électronisation de modèles automobiles. Il a fourni les gages de sa capacité à accompagner les projets de modernisation de son ère, fournissant plus qu'un outil de production, la Recherche et le Développement autour d'un projet avant sa phase d'industrialisation.

La montée en puissance de Pualcomm Alguareno Core se résume d'ailleurs ici, l'entreprise a fait le choix de la recherche et de développement pour nourrir des projets novateurs, quitte à nouer des partenariats en sortie de développement pour déléguer la production à d'autres sociétés nationales sélectionnées sur dossiers et après des enquêtes administratives qu'imposent la partenarisation d'une société sous accréditation CINMIL. Au groupe on reconnait plusieurs inventions notables, comme la production de processeurs optimisés et l'amélioration de réseaux intelligents avec lesquels on favorise davantage encore la circulation d'informations. Son siège social bien ancré à Corjucana, le groupe multiplie les actions de sponsoring et la couverture de certains évènements internationaux, Corjucana pouvant être amené à capter certains d'entre eux comme le plus célèbre jusqu'à lors accueilli qui était le concours international de la chanson en 2004. Un environnement favorable, un soutien des pouvoirs publics, des têtes pensantes issues de l'une des plus prestigieux universités technologiques du pays, il n'en faudra pas plus pour faire de Pualcomm Alguareno Core un fabricant de composants électroniques courtisé des secteurs civils et militaires, de l'Alguarena et d'ailleurs, à commencer par le Drovolski.

Nourrissant un environnement propice à l'innovation, Pualcomm Alguareno Core est une entreprise jouissant d'une forte visibilité auprès des milieux universitaires, puisant par là un flux continu de talents qu'il conviendra de poursuivre la qualification en entreprise. Il faut dire que sa proximité avec les foyers de peuplement arcoans comme Corjucana lui donne des leviers de communication puissants lors des évènements et des forums estudiantins. Des partenariats sont également noués avec les établissements, pour défendre des cycles de formation qualifiant sur les principaux métiers en tension du groupe, promettant par la même occasion des débouchés opérationnels sur l'un des différents complexes industriels du Groupe pour peu que le candidat convienne d'une certaine mobilité. Une implantation et une partenarisation universitaire, qui vient finalement aider à la sécurisation des activités et le développement de programmes nouveaux, inscrits en projets d'étude de certains cursus...

De manière plus définitive, convenons de présenter Pualcomm Alguareno Core comme l'incarnation d'une nouvelle génération d'acteurs industriels investis pour la réussite nationale, à commencer par l'entretien d'une proximité avec les cursus universitaires chargés de l'alimenter et de le challenger, autour des technologies qui définissent notre vision du futur, faisant par la même occasion travailler tout un écosystème environnant.
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