29/08/2005
18:07:36
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[PRESSE] Médias encolanaltèques

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Médias arkohans
MEDIAS ENCOLANALTEQUES


La presse encolanaltèque est réputée libre d’expression. Cependant, si chacun des journaux présents dans le pays peut jouir de subventions publiques pour le financement de son entreprise, les assassinats de journalistes y sont nombreux et freinent le travail d’investigation accompli jusqu’ici. Ces faits pourraient être mineurs s’il n’y avait pas une certaine passivité des autorités locales à enquêter plus rigoureusement quant aux circonstances de ces morts violentes, très souvent attribuées avec légèreté aux cartels et organisations criminelles locales. Des organisations criminelles dont le business entretient des accointances avec le monde politique.

Dès lors, s’il est vrai que de nombreux journalistes ont fait l’objet d’assassinats exécutés par des réseaux mafieux, il est de notoriété publique que les journalistes les plus engagés auprès des enquêtes anticorruption soient fatalement les plus sujets à ces vendettas. Découvrez ci-dessous la liste (non exhaustive) des principaux journaux de presse, télévisions et radios pour les Encolanas.
Resumen Diario
“Resumen Diario” (ou Résumé Quotidien, l’actualité en clair) est un journal généraliste qui se décline en 8 éditions locales, permettant une large couverture du territoire encolanaltèque. Resumen Diario est par conséquent l’un des journaux les plus lus des grandes villes et des provinces locales. Un point rendu d’autant plus aisé qu’il est distribué gratuitement, trouvant sa rétribution dans l’intégration de publicités.

La direction de ce journal ne reconnaît par conséquent aucune affiliation auprès d’un quelconque bord politique.
Despertar
“Despertar” (littéralement l’Eveil) est un journal proche des milieux nationalistes (un parmi plusieurs). Il a pour doctrine, “pour eux, toi et moi” et intervient sur des thématiques assez revendicatrices.

Effectivement, ses publications dénoncent régulièrement la condition des azteco-latinos en société, que ce soit aux Encolanas ou bien dans les pays étrangers. Des publications qui lui valent par conséquent d’être un terreau favorable au développement des mouvements suprémacistes latinos, condamnant les réserves aztèques et amérindiennes en Albel ou pratiquant des lynchages anti-blancs.

Ces lynchages ne valent pas pogroms, par l’absence de soutien des autorités présidentielles, pourtant très souvent aux mains des partis d’extrême droite. Avec un PIB à 90 milliards d’arkams pour un peu plus de 13 millions d’habitants, les encolonas sont effectivement le pays le plus pauvre de la Fédération d’Arkencheen, entretenant un désagréable cercle vicieux pour les autorités locales, soucieuses d’attirer touristes et investisseurs étrangers, mais confrontées à une misère sociale favorable au développement du suprémacisme latinos.
El Vigilante
“El Vigilante” (ou le Veilleur) est un des principaux organes d’investigations journalistiques des Encolanas mais c’est de ce fait l’un des plus meurtris. En dix ans d’exercice, le journal a enregistré la perte de plus de 34 collaborateurs dont la moitié de ces disparitions a fait l’objet d’une enquête pour meurtre.
El Boletin
“El Boletin” (litt. le Bulletin) est un acteur de l’information continue. Généraliste, il multiplie les canaux de diffusions avec une antenne radio, une maison de d’impression et un studio d’enregistrement dédié à l’enregistrement d’interviews.
El Legado
“El Legado” (ou l’Héritage) est un hebdomadaire papier en charge de la promotion du territoire encolanaltèque. Avec un actionnariat en grande partie dédié à l’état, le journal n’intervient pas sur les questions politiques mais publie sur des actions, des faits historiques, participant à la sauvegarde du patrimoine des Encolanas et à la valorisation de sa culture.
Trabajador
“Trabajador” (litt. Travailleur) était au départ un journal hebdomadaire syndicalsite jusqu’en 1987. Racheté depuis par un collectif d’associations d’extrême-gauche en 1988, il est devenu un quotidien engagé et digitalisé, au service de la survivance socialiste des Encolanas.
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El Boletin

11 novembre 2002 - Racisme, délation, suprémacisme latinos, les Encolanas face à l’échec d’un modèle culturel fédéral.


Société encolanaltèque
La délation entre particuliers représente jusqu'à 40% des appels de certaines agglomérations, la province est particulièrement impactée.

Le nombre de dénonciation entre voisins a toujours été partie intégrante de la vie en société, se manifestant au gré des évolutions de la relation de voisinage. Toutefois, les opérateurs de la police nationale encolanaltèque ont constaté une très nette augmentation de cette typologie d’appels, année après année.

Les personnes ayant fait la charité à un étranger, celles critiquant la police ou les institutions gouvernementales, ou encore celles se trouvant en hypothétique situation irrégulière, beaucoup font aujourd’hui et régulièrement l’objet d’appels auprès des centres opérateurs coordinateurs des interventions d’urgence. “Une situation préoccupante” dénonce le porte-parole du syndicat “Una voz para mi policía”, Primitivo Collazo. “La montée du nationalisme aux Encolanas pousse à un changement des moeurs et de l’éthique. Ce qui apparaissait moralement acceptable dans les années 2000, l’est de moins en moins aujourd’hui” constate la sociologue Bárbara Gaona. “Parce que de nombreux citoyens ont intégré les lignes directrices des principaux mouvements nationalistes mais aussi suprémacistes du pays, dénoncer son voisin ou un inconnu pour ses manquements envers l’une d’elles est devenu relativement banal dans certaines régions encolanaltèques”.

Parmi les régions particulièrement touchées par ce phénomène, on trouve la partie extrême orientale des îles Encolanas (à l’Est de Barano) ainsi que celle au sud du pays, proches du continent sud-amérindien (entre l’île de Barano et celle de Malmana). Une situation qui trouve ses origines dans la conjoncture de ces territoires provinciaux et périphériques, assujettis au passage de migrants, marqués parl es traits culturels des civilisations latino-aztèques, face auxquels la population manque peut-être d’indifférence comme il en serait question au sein des grandes agglomérations encolanaltèques.

Dans ces territoires et auprès de certains centres d’appels d’urgence, près d’un appel sur deux est destiné à dénoncer les agissements d’un tiers, y compris en l’absence d’infraction.
“Non, il n’y a pas d’infraction pénale à faire l’aumône à un étranger, un blanco ou un gringo comme aime à le formuler certains groupes suprémacistes latinos” témoigne le colonel Gustavo Pareja du commissariat central de Tierraca. “Ces actes citoyens nuisent à la qualité des services de sécurité publique encolanaltèques tant ils sont intempestifs. Nous avons dû augmenter le nombre d’opérateurs à 4 pour ne pas encombrer les lignes entrantes…”

Le politologue Luz Murillo, estime que la persistance de ce phénomène se lie à la communication des médias et des politiciens, qui mettent “sur une même antenne et au sein d’un même débat, ce qui relève d’un discours politique et de l’autre ce qui appartient aux doctrines.”

L’instauration de la Fédération d’Arkencheen en 1833 et le déclassement durable de l’espace territorial encolanaltèque, entretient également un clivage culturel empreint de jalousie. “Les Encolanas ne sont pas un foyer d’innovation, ni un tissu notable de l’industrie fédérale, leur richesse, c’est le berceau culturel qu’elles occupent au sein d’un espace insulaire qui n’a pas toujours été marqué par la présence de l’Homme. Les peuples azteco-latinos qui composent aujourd’hui les Encolanas, sont attentifs à la légitimité que certains politiciens d’extrême droite veulent leur donner au sein de la Fédération”.

Pour les experts précédemment interrogés, les encolanaltèques occupent effectivement une place privilégiée dans l’héritage des civilisations qui ont peuplé l’archipel d’Arkencheen. Aussi, à défaut d’exceller dans les autres domaines de l’activité fédérale, leur différence se trouve dans la constitution d’un bloc identitaire qui semble prendre le pas dans la société civile, désignant les maux et les lacunes supportés par le pays comme le résultat d’un excès de charité envers un modèle d’ouverture.
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El Legado

27 novembre 2002 - L’épave d’un navire impérial abrite 177 ans après son naufrage, une impressionnante mangrove flottante.


Epave du Magdalena
L’épave du Magdalena est un endroit incontournable des fins connaisseurs de l’Histoire relative à l’indépendance des Encolanas.

L’épave quelque profanée d’un navire à vapeur de l’Empire d’Arobelas continue d’offrir le spectacle près de deux siècles plus tard au large des Burbujas verdes. Hors de portée des masses traditionnelles de touristes venues profiter du bleu océanique de la mer du Campos Azules et des vagues propices au surf le long des îles “Burbujas Verde”, ce paysage de prime abord assez lugubre incarne avec brio une partie de l’Histoire nationale des Encolanas et le caractère implacable de l’environnement locale. A guère plus de 400m des côtes, un des navires de la puissante armada imperiale d’Arobelas gît sur un banc de sable depuis maintenant 177 ans. Authentique et ancestrale, l’embarcation continue de témoigner d’une époque révolue, transportant ses contemplateurs à travers les années.

Mais comment un navire de l’Empire d’Arobelas a pu trouver le repos au large des îles orientales des Encolanas durant toutes ses années? Selon notre journal qui a arpenté les différents musées du pays et interviewait une demi dizaines d’historiens, c’est une histoire qui prend place en 1825 au temps le plus fort de la guerre d’indépendance des Encolanas. Usé par une décennie de guerre, le gouverneur impérial de ce qui fut jadis la province de Barano pour l’Empire, sollicite des renforts en provenance du continent. L’Empire d’Arobelas accepte mais détache parmi ces renforts le nouveau gouverneur de la province impériale. Fusils, poudres à canon et nouveau gouverneur sont alors affrétés par bateaux depuis la pointe nord du continent sud, vers l’île de Barano.

Intercepté par la frégate cuirassée Libertad des séparatistes encolanaltèques, le convoi maritime perd un de ses escorteurs avant de subir d’importants dommages à la coque.

Pressentant un naufrage inévitable, l'équipage du navire se dirige consciemment vers les bancs de sable des Burbujas Verdes afin d’y échouer le navire pour en éviter sa prise par les séparatistes et de débarquer hommes et matériel sur les plages des îles orientales. Frappé à nouveau par plusieurs tirs d’artilleries côtières composées de canons de 18 livres, le navire s’échoue en catastrophe le long de la plage, tentant de donner la réplique à l’agression subie. Son équipage débarqué de façon sommaire, finira par se rendre aux séparatistes dès la fin de journée. La capitulation du nouveau gouverneur d’Arobelas eut des conséquences désastreuses sur la légitimité de ses prétentions aux Encolanas. A un point, que le gouverneur en place qui apprit son arrivée et sa capture, entama des pourparlers avec les indépendantistes pour négocier son ralliement, à l’insu de l’autorité impériale qu’il représentait dans les îles.

Cette épave au large des îles encolanaltèques a donc adopté une double connotation de nos jours:
  • la chute amorcée de l’Empire coloniale d’Arobelas après la capture du gouverneur impérial à bord,
  • l’indocilité de la région encolanaltèque face à ceux qui ont voulu y provoquer le changement.

Au gré des décennies, il est vrai que ce qui reste du navire donne raison à ces interprétations. Pour partie immergée dans la mer des Campos Azules, ce dernier a lentement fusionné avec le récif océanique qui le supporte depuis 177 ans, accueillant sur sa passerelle détruite, de robustes mangroves dont les racines ont fait corps avec la coque du navire, donnant l’illusion d’apercevoir l’extension des forêts de l’île. Reconnu comme un élément notable du patrimoine encolanaltèque, le Magdalena offre un point de vue remarquable et souvent méconnu des touristes occasionnels.
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El Boletin

5 janvier 2003 - La Heenylth envisage de mettre en place la semaine des 4 jours tout en maintenant le rythme hebdomadaire à 38h.



Extrait débat semaine des 4 jours
Extrait d'une chaîne de télévision heenylthaine où le débat autour de la semaine des 4 jours continue de battre son plein.


La première ministre heenylthaine, Meghan Bentley, y a vu un moyen d’offrir aux heenylthains plus de temps auprès de leurs familles et de leurs proches, tout en conférant la possibilité de pratique des hobbys grâce à ce 3e jour de repos hebdomadaire.

Faire travailler les salariés quatre jours par semaine… si l’idée paraît impensable pour beaucoup de pays, elle ne l’a pas été pour la Heenylth qui s’autorise le débat autour de la question. Les réponses viendront alors du parlement qui sera confronté à la question et à son vote, dans les jours à venir.

La présidente de Gauche, Sarah Kimble, commence donc un mandat en construisant la légitimité nécessaire à son parti pour entreprendre des progrès sociaux qui ne soient pas vecteurs d’une destruction d'emplois ainsi que de contre-performances sur le plan économique. “La gauche peut proposer un modèle économique viable pour améliorer la qualité de vie des heenylthains” martelait la présidente Kimble lors d’un point presse avant d’ajouter qu’elle pense “nécessaire d’accorder plus de temps aux ménages pour qu’ils se consacrent à leurs proches et à des hobbys tournés vers la culture, le sport ou encore d’autres formes de tourisme.”

Attention cependant, si les heenylthains envisagent le passage à 4 journées travaillées dans la semaine, la Présidente Kimble a insisté sur le fait que la durée hebdomadaire du temps de travail (fixée à 38h) restait intacte.

Aujourd’hui, les heenylthains travaillent donc un peu plus de 7h30 par jour. Demain et considérant l’instauration des semaines à 4 jours, il leur faudrait accomplir un service sur 9h30.
54% des encolanaltèques ne seraient pas défavorables à la semaine de travail sur 4 jours.

Réduction des coûts d’infrastructures, consommations en hausse des ménages… les arguments heenylthains en faveur de la semaine à 4 jours semblent nombreux et ils trouvent un certain écho aux Encolanas. “Ce modèle fait rêver aux Encolanas” explique l’économiste Romina Escribano qui s’appuie sur deux enquêtes d’opinion diffusées auprès d’un panel de 12 300 personnes. “62% des personnes sondées trouvent ce rythme moins stressant et plus motivant que la semaine des 5 jours, susceptibles d’imposer le sentiment de vivre pour travailler.”

Plus d’équilibre entre les vies professionnelles et personnelles, réduction du stress, accroissement de la productivité, la majorité des sondés prennent fait et cause pour cette réforme. Seulement et toujours aux Encolanas, plusieurs médecins doutent des bienfaits d’une telle organisation sur la santé des travailleurs. “La soumission à un effort et un stress continu d’une moyenne de 9h30 par jour est trop longue selon la pénibilité des postes” expose le directeur de la médecine du travail Necuametl Hirigoyen, sans omettre d’ajouter que “le travail sur 4 jours impose une organisation de travail améliorée pour de nombreux salariés là où 5 jours travaillés dans la semaine permettaient de mieux planifier son agenda.”

Pro et anti “semaine des 4 jours”, la Heenylth semble nourrir le débat à quelques heures encore du scrutin parlementaire qui marquerait jusqu’à présent le point d’orgue de la sociale-démocratie dans ce pays en proie à la droitisation et à la radicalisation de ses discours politiques.
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Trabajador

7 janvier 2003 - 4 jours de travail par semaine en Heenylth, et les Encolanas?



Président Villacrès
Le président des Encolanas Tomás Villacrés, souhaite une semaine de travail à 4 jours, pour 35 heures.


En mars 2000, l’actuel président encolanaltèque qui venait de débuter son mandat, évoquait son souhait de voir les encolanaltèques consacrer plus de temps à eux et à leur famille. Il avait alors évoqué que “la réduction du nombre de jours travaillés n’était pas une mauvaise chose”. Quelle posture a-t-il désormais aujourd’hui? Ex-candidat à la présidence et maintenant président encolanaltèque, Tomás Villacrés a toujours été un fervent catholique plaçant la famille comme le facteur clé de l‘épanouissement des individus en société. Pour aider chaque citoyen à se recentrer autour de la famille, l’actuel président des Encolanas avait partagé sa volonté de réduire le temps de travail des encolanaltèques à 4 jours contre 5.

Ainsi, en matière de vie professionnelle, la réduction d’une semaine de travail à 4 jours pourrait enrichir différemment le pays, l’enrichir de valeurs familiales fortes et d’un investissement des gens plus important auprès des milieux associatifs et culturels.

Dans son projet, le président Villacrés pouvait escompter sur le soutien des branches conservatrices à la droite de son parti. Mais cette quasi confidence faite à une poignée de journalistes il y a maintenant 2 ans, n’a jamais été reversée dans lep programme présidentiel du candidat. Mais aujourd’hui, plus que jamais, la conjoncture économique des Encolanas à la traîne de la Fédération recentre le débat autour de ces propos. “Notre avenir social et économique réside dans le partage du travail. Mes propos peuvent choquer mais il y a un bénéfice à travailler moins…” confie l’économiste Romina Escribano.

D’autant plus qu’il n’y aurait rien d'exceptionnel à l’adoption d’une telle mesure aux Encolanas, “la gauche n’a pas le monopole de l’innovation sociale” s’était d’ailleurs fendu d’un commentaire la première ministre Celeste Morterero lorsqu’un journaliste lui avait demandé si le président était prêt à piocher dans le catalogue politique de la gauche pour travailler sa côte de popularité ou s’il suivrait ses prédécesseurs en proposant un bilan favorable au désendettement du pays.

Pour de nombreuses nations, y compris parmi les autres états fédérés d’Arkencheen, les Encolanas ont un rapport au travail dicté par l’histoire catholique puis fasciste du pays, notamment lors de la guerre civile de 1831.

“Il y a des positions très marquées dans la classe politique en faveur du traditionalisme. Travailler dur est un trait culturel et valorisant dans l’identité encolanaltèque, appeler à une réduction du temps de travail peut par conséquent faire l’objet de vives critiques, au sein même de la base politique du parti présidentiel: la Coalición para el Éxito Nacional (litt. la Coalition pour la Réussite Nationale)” expose quant à lui notre second invité, le politologue Luz Murillo.

En définitive, le fond du problème dans l'instauration d'une semaine à 4 jours aux Encolanas, serait donc davantage politique: le gouvernement Villacrés est-il prêt à froisser sa majorité pour un projet politique dont la viabilité économique et le progrès social, recueille de plus en plus de soutiens par les experts économiques?
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El Vigilante

9 janvier 2003 - FAKE NEWS: Non, le mandat du président Villacrès ne servira pas à instaurer la semaine des 4 jours.



Interview de Tomàs Villacrés
Ciblé par la rumeur et attaqué dans son alignement politique, le président Tomàs Villacrés a été contraint de prendre la parole autour des politiques à venir en matière de droit social.


Diffusée au sein de la presse nationale sur la semaine écoulée, la rumeur d’une volonté gouvernementale pour l’instauration d’une semaine de 4 jours a été présentée sans fondement par le gouvernement. De façon contradictoire aux informations qui ont circulé sur les chaînes de télévision ces derniers jours, le président Villacrès a donc naturellement démenti toute volonté de mettre en place une semaine de travail à 4 jours.

L’information s’était répandue comme une traînée de poudre auprès des médias fédéraux, aidés par les propos passés de l’ex-candidat à la présidence encolanaltèque exprimant le souhait de voir les citoyens encolanaltèques se recentrer sur la vie familiale. Le séisme politique n’aura pas lieu a prévenu le président Villacrès après qu’on lui ait prêté des aspirations politiques susceptibles de faire sensation en matière de droit du travail.

Si le président n’a pas nié les propos évoqués autour de son souhait de voir les citoyens encolanaltèques se recentrer vers leurs familles, ces derniers ne donnent lieu à aucune interprétation susceptible d’identifier une décision politique à venir. “Ces propos ont quelques années maintenant et renvoient à ma volonté de voir mes concitoyens recouvrir les valeurs de la famille, de la religion et du travail. Faire un amalgame entre mes déclarations et un projet de loi identifiant l’oisiveté comme une opportunité humaine et économique, est hors de propos.”

Pourtant, le président Tomàs Villacrés a bel et bien dit que “la réduction du nombre de jours travaillés n’était pas une mauvaise chose”. Des propos nuancés par le chef de l’état qui a effectivement déclaré être favorable à la réduction du nombre de jours travaillés sans en admettre la faisabilité économique aux Encolanas, un pays qui encaisse toujours l’un des plus hauts taux de chômage de la Fédération avec 5,6% de demandeurs d’emploi (soit environ 730 000 de personnes).

Cette méprise provient donc de plusieurs reprises qui correspondent de forme mais dont l’interprétation de fonds laisse le doute entier.

Plusieurs éléments viennent déligitimer la rumeur :

  • la temporalité de cette déclaration faite avant l’investiture de Tomàs Villacrés à la présidence encolanaltèque. Les propos de Villacrès remontent au 7 mars 2000 lors d’une cérémonie commémorative aux morts de la guerre d’indépendance.

  • Ces propos ont été échangés entre des journalistes et lui mais sortaient du cadre de la campagne présidentielle et n’avaient pas la valeur d’une profession de foi en période électorale. Aucun des éléments de campagne associés à la candidature de Villacrès ne viennent d’ailleurs reprendre la réforme du temps de travail.

Une mise au point nécessaire après le renforcement de rumeurs qui, souhaitées ou non, avaient jusqu’ici bénéficié d’un certain crédit dans l’opinion publique, au point que le gouvernement Villacrès fut interpellé à plusieurs reprises par sa majorité. Sans jamais ne dire jamais, la présidence des Encolanas a affirmé n'avoir nullement d'intention, à ce stade, de réduire le temps de travail par la suppression d'une journée sur la semaine.
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Trabajador

21 janvier 2003 - L’agriculture des Encolanas ménagée grâce au nouveau lobby des coopératives agricoles



Coopératives encolanaltèques
Les coopératives agricoles, un tremplin pour le développement économique de la paysannerie des îles encolanaltèques !


L’association “Agricultura a Escala Humana”, regroupant pas moins de 314 exploitants agricoles, eux-mêmes répartis en un peu moins d’une centaine de coopératives, a déclaré se réjouir de la prochaine visite de la ministre de l’agriculture Eduarda Alcabú ainsi que de la première ministre Celeste Morterero dans la région nord de l’île de Barano. Une présence en partie motivée par la visite de 4 coopératives agricoles: AGROTODOS, CAFORME, EXICO et enfin MANO VERDE SOLIDARIA (MAVESO).

Ces ex-petits producteurs de hévéa, cacao, café et fruits tropicaux, se sont distingués par leur implication au sein des filières de distribution équitables et dont l’AEH a soutenu la création depuis maintenant 6 ans. Il faut que partout sur le territoire encolanaltèque, les coopératives ont su accompagner la transformation économique du monde agricole, se faisant des interlocuteurs crédibles auprès du gouvernement qui justifie désormais des rencontres auprès d’elles, pour les plus importantes structures.

Un rapport de force jusqu’ici inégal entre les grossistes et les exploitants agricoles



Il y a encore quelques temps, lorsque notre civilisation soufflait tout juste la bougie de son 3e millénaire après JC, la filière agricole encolanaltèque restait très largement dominée par la paysannerie dont une partie conséquente d’entre elle oeuvrait pour le bénéfice d’exportateurs privés.

Les enjeux autour de la transaction reposaient davantage sur la quantité disponible à l’export que sa qualité. Une préférence qui eut pour effet de permettre la mise en place d’un puissant levier de pression entre les mains de ces grossistes, qui étaient peu nombreux en comparaison du nombre de paysans et pouvait donc facilement interchanger leurs fournisseurs lorsque celui-ci peinait à satisfaire un contrat, tant dans son prix de vente que dans sa quantité disponible à la vente.

Ces pratiques imposaient aux paysans d’inlassablement réduire leurs marges, pour que l’un d’eux puisse récupérer le contrat de son confrère auprès d’un grossiste, sous peine d’avoir à se débarasser de sa récolte.

Effectivement, le marché intérieur est saturé en café, en cacao et bien d’autres productions localisées dans l’archipel. L’enjeu existentiel de la paysannerie encolanaltèque, est de positionner leurs produits à l’exportation. Mais s’ils ne font pas appel à un grossiste, leurs produits disponibles à l’export ne sont pas attractifs et trop chers (puisque chaque paysan a une quantité réduite de marchandises et peut difficilement négocier des coûts d’exportation faibles).

De plus, les paysans encolanaltèques ont très peu de fibre commerciale, ils travaillent les champs sans nécessairement avoir derrière le réseau approprié pour ouvrir des débouchés commerciaux, particulièrement lorsqu’il est question d’exporter des marchandises à l’international.

L’agriculture encolanaltèque a très longtemps souffert d’un déficit d’image sur les marchés internationaux, du fait de la pauvreté et de l’exploitation apparente que ses agriculteurs subissaient dans leurs relations commerciales avec les grossistes. Ces faits ont donc entretenu une décote de nombreux produits agricoles positionnés sur l’exportation et la nécessité pour ces agriculteurs de former des regroupements, aujourd’hui désignés sous la forme de coopératives.

Des exploitations pérennes et rentables.



Avec ce rapprochement, les producteurs agricoles encolanaltèques entretiennent plus de poids face aux grossistes puisque le refus d’un exportateur à vouloir se fournir auprès d’un paysan, au tarif et à la quantité demandés par ce dernier, entraînait la solidarité des autres paysans affiliés à la coopérative, chacun refusant alors de vendre à ce grossiste.
Ce rapprochement leur a en outre permis de débuter la vente directe, en mutualisant les réseaux et les canaux de distribution.

La mise en place de ces coopératives a également pu favoriser la labellisation de certains produits agricoles puisque les coopératives s’étendent parfois sur des terroirs tout entier, elles peuvent donc entretenir un certain monopole susceptible de favoriser la création d’une appellation d’origine contrôlée.

La montée en puissance d’un lobby paysan encolanaltèque



Si le contrepoids des agriculteurs face aux grossistes peut paraître suffisant à certains, d’autres ont fait le choix de faire valoir leur profession auprès du gouvernement en se réunissant sous des formes associatives, c’est le cas de l’association AEH qui regroupe nous l’avons dit: 314 exploitants agricoles et environ 96 coopératives. Depuis les années 2000, l’AEH soutient les coopératives adhérentes mais pas que, pour favoriser la mise en place de démarche qualité, la mise en œuvre de plusieurs certifications liées à des produits biologiques ou générant un commerce équitable. Des actions qui ont contribué à la revalorisation des prix de marchandises à l’export.

Au nord de l’île, ce regroupement d’acteurs économiques locaux a permis une meilleure redistribution des richesses mais aussi la diversification des cultures. En effet, comme les coopératives agricoles sont plus rentables, elles ne se focalisent plus sur un seul et unique produit mais jouent désormais des saisonnalités pour multiplier les parcelles et les cultures associées.

Une économie repensée au service des hommes.



Aujourd’hui et bien que les Encolanas ne constituent pas un pilier économique pour la Fédération, il faut reconnaître que son secteur agricole a clairement montré son impact dans l'élévation de la croissance économique ou bien encore dans la revalorisation des conditions de vie des acteurs du monde rural, largement représentés par des familles paysannes marginalisées. Aux Encolanas, le PIB annuel moyen d’un exploitant agricole affilié à une coopérative est de 8 904 arkams par agriculteur contre un PIB annuel moyen de 7 230 arkams par habitant. Un contraste marqué quand l’on sait que le PIB annuel moyen d’un exploitant agricole non affilié à une coopérative est de 6 347 arkams par agriculteur.

A cette spécificité, il faut tenir compte de la montée en qualité des productions agricoles encolanaltèques, valorisant d’autant plus les productions des Encolanas.

Un enrichissement visible dans la vie quotidienne des centres urbains puisque de nombreuses coopératives ont investi leur trésorerie dans des projets d'amélioration et d’aménagement d’établissements, qu’ils soient dispensateurs d’enseignement ou de soins. Certaines coopératives sont même allées autoriser des emprunts à taux 0% auprès d’exploitants agricoles en passe de rejoindre la coopérative créditrice.

Ainsi aux Encolanas, les producteurs agricoles ne se sont pas contentés de survivre mais se sont bel et bien réinventés pour s’offrir les moyens de prospérer et d’influencer les décisions politiques de demain. Elles portent aujourd’hui un modèle d’une économie sociale et solidaire.
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Resumen Diario

26 janvier 2003 - Un incident entre les exploitants agricoles et les commerçants oblige le gouvernement à entamer une médiation interprofessionnelle.



Plantation de cacaoyers
Vexé de se voir refuser une offre commerciale, un détaillant ravage le champ de son prospect.


Le rendez-vous commercial vire en expédition punitive


Un commerçant a ravagé la récolte d’une coopérative agricole de Huestoles, vexé d’avoir été éconduit lors d’un rendez-vous commercial. L’association locale des agriculteurs a décidé de porter plainte et l’homme a été placé en garde à vue. Un invraisemblable différend commercial qui traduit le rapport de force, lentement inversé depuis quelques années, au profit des agriculteurs.

Certaines branches sont coupées, cassées tandis que plusieurs cabosses, encore accrochées, ont été aspergées et blanchies au salpêtre. La scène affiche un air particulièrement désolant qu’elle ferait penser à une coupe de cheveux ratée. Mais le ton est plus grave et ces faits se sont répétés auprès d’une trentaine de cacaoyers de l’exploitation de Juan David Noreg, propriétaire d’une soixantaine d’arbres chocolatiers au nord du pays.

“Les cabosses étaient à peine mûres, nous étions sur le point de les récolter, c’est terrible” se désole l’exploitant agricole de 43 ans. “Les cabosses recouvertes de salpêtre sont bonnes à jeter mais le pire c’est de savoir la moitié de mes cacaoyers massacrés, leurs branches mettront plus d’un an à repousser et à redonner des cabosses…”

Il a constaté le saccage probablement quelques jours après les faits. Qui a bien pu faire pareille chose ? Le quadragénaire répond sans aucune hésitation: “le détaillant ! J’ai de suite pensé à lui après qu’il soit venu me voir plus tôt dans la semaine pour me réserver ma production avant la récolte. Il m’en proposait seulement les deux tiers du prix habituel. Nous nous sommes concertés entre agriculteurs de la coopérative et avons décidé de décliner sa proposition le soir-même.”

Interrogé par un officier de l’escadron de sûreté publique, le commercial d’une trentaine d’années est passé aux aveux et a reconnu l’ensemble des faits reprochés. Il a en outre déclaré avoir agi seul.

Un fait divers devenu politique.


Si cet agissement peut sembler relativement isolé et cantonné à la rubrique faits divers d’un journal local, les pouvoirs publics suivent eux l’affaire avec attention car elle traduit l’animosité grandissante qui accompagne les transactions commerciales entre d’un côté des coopératives agricoles suffisamment importantes pour pouvoir imposer un plancher de rémunération à leur production et de l’autre des détaillants et grossistes tiraillés entre des clients ainsi que des fournisseurs ferment dans leurs positions.

La première ministre Celeste Morterero a promis une médiation interprofessionnelle, où les représentants des professions agricoles et commerçantes conviendraient d’un encadrement des prix de la cabosse ainsi que du kilo de cacao. Une initiative identique se répétera plus tard auprès d’autres exploitants agricoles, positionnés cette fois-ci sur le secteur caféier.
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Despertar

30 janvier 2003 - DÉFENSE: La Fédération émet une commande en urgence pour pallier à la fin de service de plusieurs bâtiments légers et accompagner la lutte contre la piraterie.


changement de vedettes
Changement au sein de la dotation fédérale, avec l'entrée du Memphis sur le parc logistique des armées.


Une motion adoptée en urgence lors d’un conseil extraordinaire de la fédération.


Le calendrier est pressant pour l’état major fédéral, selon les recommandations d’une note fédérale interne, il apparaîtrait que plusieurs petits bâtiments actuellement employés au sein de la Federal Navy soient contraints à une fin de service pour l’automne 2004. Une échéance relativement courte qu’il importe de mettre à profit pour amorcer leur remplacement et répondre à des besoins opérationnels croissants d’une armée ayant fait le choix d'uniformiser ses équipements.

En effet, les calculs actuels en matériel d’opérabilité des armées font apparaître un déficit prévisionnel d’une vingtaine d’embarcations légères de combat pour la fin d’horizon 2004. Une situation dotée d’une certaine criticité qui pourrait conduire à une accélération de la production chez les principaux fournisseurs d’armements nationaux.

Mi-novembre 2002, le contrôle technique des 2/5 des vedettes de la marine fédérale est effectué, le service de maintenance des armées annonce alors un constat sans appel, 20 des 50 vedettes LPF-4 ne pourront satisfaire les points de contrôle sécurité lors du prochain rendez-vous technique en 2004. Par conséquent, aucune de ces embarcations ne pourra échapper à la casse ou à une homologation pour la vente dans le domaine civil. Un trou béant pour le dispositif de patrouilles côtières, destiné à se renforcer après le lancement d’une politique de lutte en matière de piraterie et de narcotrafic.

Les industries d’armement ont-elles vocation à se développer dans l’archipel d’Arkencheen?


Si le gouvernement fédéral et les états signataires veulent apporter de la consistance à leurs ambitions, il sera impératif d’honorer la commande sur le temps imparti. “Présentement, compte tenu du carnet de commande en place et du niveau de sophistication des nouvelles embarcations de combat, il faudra près de 16,5 jours de travail pour la finition d’une seule vedette.

Rapportée à la commande en cours et étendue sur 30 vedettes, la production devrait durer 500 jours et englober 3 sites de production à temps plein, sous réserve que ces commandes constituent la priorité de ces industriels…” nous détaille Nico Cambeiro, consultant spécialisé sur les questions de sécurité et de géopolitique. Sous réserve que ces vedettes constituent durant 500 jours la priorité de production puisque parallèlement à cette commande, la commande serait honorée pour la mi-mai 2004, environ 6 mois avant la fin de service des LPF-4. Un délai correct si l’on considère la date butoir pour cette acquisition mais qui stoppera toute autre activité du secteur armement durant ce laps de temps.

Et le carnet de commandes de ces industriels n’est pas dégarni et ce sont des milliers d’armements individuels, plusieurs centaines de véhicules tactiques et surtout une trentaine de cargos, qui pourraient bien obstruer la chaîne de production en place. Un état de fait qui invite certains industriels à travailler ardemment sur plusieurs projets de sous-traitance auprès de ces industriels de l’armement.
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El Boletin

31 janvier 2003 - Un violent incendie ravage un bidonville à Ipialaga.



Incendie d'un campement de migrants et travailleurs étrangers
Des flammes pouvant parfois dépasser les 3 mètres de hauteurs, ont l’espace d’un quart d’heures, entièrement détruit un campement d’une trentaine d’abris de fortune.


Un incendie dévastateur


Ce jeudi tôt dans la matinée aux alentours de 4h20, les flammes ont brûlé et détruit un camp de 550 m² sous le pont de la CN 17 en périphérie d’Ipialaga. Par chance, aucune victime n’est à déplorer. “Tout s’est fait très rapidement” nous a partagé un témoin de la scène, riverain des lieux du sinistre et qui préfère garder son anonymat. Une quinzaine de minutes auront été nécessaire pour voir plus de 500m² de tôles et matériaux divers partir en fumée. L’important incendie, qui a démarré sous le pont de la carretera nacional 17, a mis en pièce un petit bidonville concentré sur un terrain vague où se déroulait l’ancien marché de la ville. Un large et épais panache de fumée noire s’est formé sur place et était visible depuis les différentes extrémités de la ville, inquiétant les riverains du sinistre.

Des dommages collatéraux nombreux.

Dommages collatéraux de l’incendie, un accident est survenu entre deux véhicules entrés en collision sur le pont de la CN 17, où l’incendie s’est déclaré. Les deux conducteurs et leurs passagers sont sains et saufs, la fumée avait empêché toute visibilité lors de la progression sur le pont et le premier véhicule n’a pu anticiper le freinage du second. L’accès au pont a pu rapidement être fermé et tous les occupants des véhicules déjà engagés sur celui-ci ont été évacués pour faciliter l’arrivée des pompiers. Hautes de plusieurs mètres, les flammes ont pu lécher l’une des façades d’une habitation collective de deux étages et attenant au campement.

Outre la destruction du campement, cet incendie a causé différents dommages sur des habitations riveraines, obligeant notamment un couple et leur enfant à se voir relogés par la ville. Côté migrants et sans-abri, ce sont près de 80 personnes qui se doivent d’être relogées et prises en charge par la collectivité. La ville a d’ores et déjà annoncé son intention de faire appel aux pouvoirs pour obtenir les moyens nécessaires à leur relogement. L’intervention des pompiers a débuté dès 4h10 ce matin, et s’est conclue jusqu’à 8h30. Le bidonville était peuplé de beaucoup de travailleurs étrangers et de migrants en situation irrégulière.

Des moyens importants engagés sur plusieurs jours, tant sur l'incendie que sur l'accompagnement social des victimes.


En tout, il n'aura fallu pas moins qu’une cinquantaine de pompiers et une demi-dizaine de lances à incendie pour maîtriser l’incendie. Effectivement, la présence d’un casier pour le stockage de plusieurs bonbonnes de gaz sur le campement a obligé les services de secours à mettre en place un important périmètre de sécurité. "Parallèlement à l’incendie, plusieurs lances à eau ont dû être concentrées sur un point de stockage des bonbonnes de gaz, pour refroidir celles-ci” relate le lieutenant des pompiers Raul Covarrubias, chef d’intervention. Un attaché de communauté à la mairie d’Iliapaga nous confirme que les occupants s’étaient installés illégalement sur une parcelle appartenant à un particulier.

La ville a affirmé qu’une prise de contact serait faite ultérieurement avec le propriétaire du terrain pour envisager la sécurisation de son site et empêcher toute nouvelle occupation. Le terrain sinistré sera sous la surveillance des pompiers et des forces de l’ordre pendant 48 heures encore, les premiers pour prévenir toute reprise de l‘incendie, les seconds pour empêcher toute nouvelle occupation du terrain.

Les circonstances de l’incendie sont encore inconnues mais un chien spécialisé a pisté la présence d’accélérateurs de combustion sur le lieu de départ de l’incendie. Les causes réelles de ce sinistre feront l’objet d’une enquête ouverte pour incendie volontaire et mise en danger de la vie d’autrui.
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Resumen Diario

1er février 2003 - A Ipialaga, la destruction du campement de fortune laisse éclater au grand jour la conflictualité des rapports entre les nationalistes et les migrants



vigiles des blocs identitaires

Deux vigiles des mouvements identitaires dans le campement de réfugiés de la carretera nacional 17 (CN17), au lendemain de l’incendie.



Bien que tout le monde soit sauf, le pire n’est pas écarté.


Après le violent incendie, probablement volontaire, qui a ravagé l'entièreté du campement de réfugiés à Ipialaga le 31 janvier dernier, les autorités cherchent ardemment les solutions possibles pour reloger les personnes qui s’y trouvaient. Une rumeur qui enfle et qui affole dans les milieux antifa encolanaltèques: plusieurs personnes feraient actuellement l’objet d’une garde à vue par les agents des escadrons de la sûreté publique (ESP) dans le cadre de l’enquête pour l’incendie volontaire survenu au sein du campement de réfugiés sous la CN17. Si elle se confirme, cette nouvelle pourrait apporter le feu aux poudres d’une situation déjà tendue, où blocs identitaires et migrants sont à l’origine de quelques affrontements en bandes organisées dans la capitale.

Le campement que les riverains d’Ipialaga avaient surnommé “le bidonville de la CN17” en référence au pont routier qui le surplombe, a été brûlé dans sa quasi-totalité, très tôt dans la matinée du 31 janvier. Un événement qui par chance, n’a entraîné aucune perte humaine mais interroge sur les capacités des pouvoirs publics encolanaltèques, à gérer les flux de migrants sur son territoire et à faire cohabiter ces deux mondes réunis au sein d’un même espace souverain.

La piste criminelle se confirme et place les autorités encolanaltèques en état d'alerte


Il est désormais de plus en plus difficile de croire à l’accident, alors que l’incendie s’était déclaré à 4h10 du matin, au sein d’un campement endormi. “Selon toute vraisemblance, il s’agirait bel et bien d’un incendie volontaire, bien qu’une enquête doit se poursuivre pour préciser le mode opératoire et peut-être avec lui, les motivations autour de cet acte” a avancé le commissaire Rolando Pinto de l’escadron de sûreté publique à Ipialaga. Il a en outre confirmé que ses services détenaient actuellement six personnes en lien avec son enquête et que d’autres étaient actuellement recherchées.

Malgré le dispositif policier et des travaux de sécurisation du site, une dizaine de migrants a tenté de revenir sur les lieux du sinistre prétextant vouloir récupérer plusieurs affaires. Ces derniers ont été déroutés par les ESP pour laisser les équipes municipales débuter le nettoyage du secteur sous les regards vigilants de quelques jeunes affiliés aux mouvements d’extrême droite, soucieux d’empêcher toute nouvelle installation de migrants sur place.

Dès samedi et en dépit des temps de repos prévus pour les agents de la collectivité, une équipe d’astreinte a été montée pour effacer le paysage de désolation présent en périphérie de la ville. Les camions de pompiers cédèrent donc la place aux pelleteuses venues accomplir le déblaiement des gravats et autres détritus, qu’ils soient par ailleurs issus de l’incendie ou non. “Ce n’est pas la première fois qu’un incendie éclate dans un campement de réfugiés, mais jamais un acte xénophobe n’aurait pu être à l’origine de l’incendie” explique l’enquêteur. “Cette hypothèse pose de sérieuses questions autour des mesures préventives à adopter dans les espaces urbains accueillant des communautés migrantes.” Un risque sécuritaire pris au sérieux par les autorités qui ont fait monter 200 agents des ESP supplémentaires dans la capitale.

Plusieurs manifestations identitaires programmées


Un renforcement des forces de sécurité accompli à juste titre puisque c’est notamment à Jacalbulco, la capitale encolanaltèque, que plusieurs déclarations de manifestations à venir ont été déposées en préfecture. Derrière ces évènements, plusieurs groupes citoyens, dont certains très ostensiblement soutenus par la mouvance politique d'extrême droite, le “Partido Radical por las Encolanas”. Des manifestations illégales ont déjà été organisées aux abords d’un centre d’accueil pour réfugiés, à chaque fois caractérisées par une extrême violence. Un travailleur social du centre, a accepté de témoigner sous couvert de l’anonymat: “Ils (les manifestants) nous lançaient au visage des torrents d’insultes et scandaient des slogans d’une violence inouie” témoigne ce salarié encore sous le choc, et accessoirement bénévole lors des soupes populaires.

Les Encolanas ne sont pas un territoire attractif pour l’immigration, mais c’est un pays où la main-d'œuvre étrangère y est la plus nombreuse sur des postes à faible qualification.
L’activité minière et agricole souffre d’une faible mécanisation à l’instar de ses voisins fédérés tels que la Heenylth ou l’Arkoha, les appels à la main d’oeuvre étrangère y sont donc plus fréquents que dans le reste de la Fédération d’Arkencheen.

Beaucoup d’étrangers espèrent ainsi débuter une nouvelle vie au sein de la Fédération en économisant quelques années aux Encolanas, un rêve souvent brisé. En effet, même si les biens et les personnes peuvent circuler librement d’un espace fédéral à l’autre, ceci ne prévaut uniquement qu’aux ressortissants de la Fédération. Quelqu’un avec un visa temporaire de travail aux Encolanas, ne peut par conséquent transiter de façon régulière, vers la Heenylth ou l’Arkoha, les réelles destinations prisées par les flux migratoires irréguliers. Et en matière d’acquisition de la nationalité encolanaltèque, le parcours du combattant s’annonce puisque c’est un pays où la nationalité s’acquiert par le droit du sang ou l’union à un citoyen encolanaltèque, sous couvert d’une enquête administrative diligentée par les Escadrons de la Sûreté Publique (ESP).

L’insalubrité quotidienne qui entoure les travailleurs étrangers, les migrants et les réfugiés, la frustration de s’investir vainement au sein d’une société qui déclasse ses travailleurs venus d’ailleurs, tout ceci va fracturer la communauté native des îles encolanaltèques avec celle alimentée par l’immigration. Si face à cela, vous avez des mouvements identitaires fascisants prêts à soutenir la rupture de ces deux mondes, vous obtenez un cocktail explosif.

Limitées par la politique migratoire de la Fédération, les Encolanas doivent trouver une solution pour réduire l‘empreinte migratoire ou mieux encore, l’assimiler parmi sa population native.
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Despertar

3 février 2003 - En pleine polémique sur la gestion des flux migratoires, les Encolanas sauvent la mise par l’emploi de nouveaux “chasseurs de clandestins” affiliés à la partisanerie identitaire encolanaltèque.



Volontaires de la partisanerie identitaire
Dans deux des centres de formation de la partisanerie identitaire encolanaltèque, plusieurs jeunes (et moins jeunes) suivent leur entraînement pendant six mois.


Une ressource humaine d’appoint aux agents des forces de l’ordre “traditionnelles”


Chargés de seconder la police et les escadrons de sûreté publique, des jeunes encolanaltèques patriotes affluent vers les bureaux de recrutement de la “Partisanerie Identitaire Encolanaltèque”. Leur mission? participer à la surveillance des principales zones d’accès au territoire des Encolanas. Notre journal a rencontré plusieurs de ces volontaires durant leur parcours de formation d’une durée de 6 mois, des volontaires prêts à se faire l‘héritage d’un pays historiquement menacé par les tentatives d’acculturation étrangères.

Dans l’intervalle d’une minute à peine, il l’a plaqué au sol et y maintient son partenaire d’un tibia sur la nuque. Son partenaire lui concède volontiers la maîtrise de l’exercice alors qu’il a pourtant le visage écrasé sur le tatami. Des chaînes de menottes émettent quant à elles un bruit métallique, qui parcourt la salle de sport où une trentaine d’individus expérimentent différentes techniques martiales de maîtrise sans arme de l’adversaire. Dans ce chef-lieu de la province ouest des Encolanas qu’est Tucurenas, une section des futurs “chasseurs de clandestins” s'entraîne en binôme. Autodéfense, conduite d’une arrestation musclée de migrants, passage en revue des gestes interdits et des bases réglementaires, six mois seront en tout nécessaires à cette unité pour devenir opérationnelle.

La partisanerie identitaire, une entité reconnue des pouvoirs publics et des autres acteurs de la sécurité intérieure.


Surnommés “les chasseurs de clandestins” d’une façon disgracieuse et ingrate, ces volontaires appartiennent en réalité à la partisanerie identitaire encolanaltèque (PIE), une institution officielle et reconnue depuis 1922, qui permet l’enrôlement de chaque citoyen patriote soucieux de s’engager dans la prospérité des Encolanas. Une entité discrète et humble, aujourd’hui remise sur le devant de la scène à cause de la crise migratoire de ces dernières années et la récente actualité qui vient nous traduire les limites de notre système migratoire. Plus que jamais, les volontaires de la PIE sont devenus les acteurs d’une société encolanaltèque en convalescence. L’objectif est clair, appeler dans ses rangs des milliers de personnes formées pour faire face à la pression de l’immigration clandestine, une aide indispensable pour soulager les forces de l’ordre et les recentrer sur leur cœur de métier.

Sur la piste extérieure du gymnase, une autre section est présente. Passant un examen sportive, deux rangées d’uniformes kaki avancent vers l’ultime étape de leur formation qui aura duré 6 mois, moitié moins que celle des forces de sécurité “traditionnelles”. A risque égal, il semblerait que la ferveur patriotique et le volontarisme doivent compenser. Autre économie pour les pouvoirs publics, l’armement des partisans identitaires encolanaltèques est permis mais sur leurs deniers propres et uniquement pour un armement de certaines catégories (ndlr: actuelles catégories C et D).

En sortie de formation, cet échantillonnage de la jeunesse de notre pays ira patrouiller les différents espaces du territoire, qui constituent des points d’entrée possibles à l’immigration clandestine. “Des techniques d’arrestation au cours de tir, sans faire l’impasse sur les aspects règlementaires, tout leur est enseigné pour permettre la surveillance du territoire, dans le respect des lois et des droits des individus” confie le commandant de stage, le lieutenant-colonel Bautista Mastache.

“Les partisans identitaires ont un rôle décisif dans la lutte contre l’immigration clandestine et chose que l’on soupçonne pas assez, la lutte contre les narcotrafics. Ce sont des jeunes volontaires et le terme est suffisamment fort pour mesurer leur abnégation dans la tâche qui leur est confiée. Qui plus est, ils entretiennent plus facilement un réseau d’informateurs en dehors de leur temps de service, ils viennent avec leurs armements et en ont donc une excellente prise en main pour la plupart et surtout… ils connaissent le terrain local.

En effet, là où un policier natif d’Ejicao peut se voir affecté en sortie d’école à Guaranjal si les besoins en effectifs l’imposent, autrement dit à l’opposé nord du pays, un volontaire de la partisanerie identitaire a une affectation strictement locale puisqu’ils sont volontaires et ne répondent pas à un budget ou un tableau d’effectifs des institutions. Ils ont par conséquent une bonne connaissance des plages, forêts et autres sentiers susceptibles de se voir empruntés par les passeurs, les clandestins et même les narcotrafiquants… Les unités de police et les escadrons de la sûreté publique chargés de les accompagner n’émettent que des retours positifs sur leur collaboration.”

Une vocation qui réussit à toucher les jeunes de notre pays.


Conclue par une prestation de serment, le stage d’entraînement laissera sortir pas moins de 80 volontaires de la partisanerie identitaire. Ximena Maroto sera l’une de ces volontaires et fait partie des 12% de femmes présentes dans la promotion. “J’ai hâte de commencer” confie-t-elle. Employée dans le secteur hotelier de sa ville natale, Caurita, elle comprend aisément la nécessité d’adopter un discours clair pour son pays “Plus de touristes et moins de migrants, c’est ça la clé du développement économique dans certains territoires périphériques comme pour les îles au sud de Barano. C’est avant-tout un devoir et une fierté, mais il faut reconnaître que l’indemnité versée constitue un bon complément de salaire pendant la saison basse hôtelière qui me prive de certains pourboires.”

Une campagne de communication pour la promotion des volontaires de la partisanerie identitaire.


La police et les escadrons de la sûreté publique ont pris conscience du béénfice direct permis par les volontaires de la partisanerie identitaire. A ce titre, ces derniers mènent une campagne de communication soutenue et active auprès de la population, pour au meilleur cas susciter la vocation, au pire inspirer la confiance nécessaire pour la mise en place d’un réseau informateur. La campagne enchaîne une série de vidéos et de témoignages, comme le portrait d’une ancienne employée de restauration rapide, d’un loueur de voiture ou d’une championne d’arts martiaux. Certains y expriment leur attachement à l’uniforme, au pays, d’autres l’opportunité d’entreprendre des projets de long terme en identifiant la période de volontariat comme un tremplin vers ce projet.

Des vidéos promotionnelles mettant en lumière la réalité du terrain, sont régulièrement disponibles sur les réseaux sociaux et des stands de recrutement se mettent en place mensuellement, dans les grandes surfaces, les établissements scolaires ou plus généralement, l’espace public.

Un bénéfice financier pour l'État et une flexibilité des services de sécurité.


Bien que les volontaires de la partisanerie ne soient pas payés, ils sont indemnisés par l’administration à chaque mobilisation. Une solution plus supportable pour renforcer les équipes des forces de sécurité “traditionnelles” qui identifient le planning des rondes et des patrouilles à mener, initient l’acte de mobilisation au gré de leur organisation du service.

“La partisanerie identitaire ne représente pas un coût fixe pour l’autorité” explique le lieutenant-colonel Mastache. “On les mobilise (et on les indemnise) sur formulation d’un besoin.” Chaque année et depuis maintenant 3 ans, le budget dédié à l’indemnisation des volontaires de la partisanerie identitaire oscille entre 8,5 et 9 millions de Peseta encolanaltèque [Penc]. Un coût supportable et rentable grâce à la détermination constante de fervents patriotes encolanaltèques.
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El Vigilante

22 février 2003 - POLÉMIQUE DES MUSÉES FÉDÉRAUX : La députée fédérale Castañón renonce à vendre la jarre en céramique native vieille de 400 ans.



Jarre en céramique des natifs encolanaltèques, 400 ans d'âge
Après moultes accrochages au sein de la classe politique fédérale, la jarre de la députée Castañón sera finalement déposée en prêt auprès du musée fédéral de Jacalbulco.

L'opposition se félicite du recul de l'élue.


La députée fédérale Selina Castañón (FPR) qui était visée par des accusations de conflits d’intérêts, après qu’elle ait vendu un de ses biens culturels à un musée fédéral, renonce à la transaction financière. La jarre en céramique de 400 ans sera finalement prêtée gracieusement à ce musée chargé de son exposition.

L’élue a dû renoncer à la vente du bien culturel, après qu’elle ait participé au vote de la loi relative au développement et à la valorisation de l’identité culturelle fédérale.

Une décision logique et de bon sens, pour l’opposition qui avait largement communiqué autour de ce fait. “Il n’était pas concevable qu’une élue ayant voté un projet de loi inaugurant la mise en place d’une centaine de musées fédéraux interculturels, puisse vendre à l’un d’eux un objet d’art qu’elle détenait. Ceci afin d’alimenter un salon d’exposition sur une culture étrangère” s’agace le député fédéral Payotl Buendía (LS). “Nous sommes satisfaits d’apprendre que la députée Castañón n’est pas parvenue à tirer profit d'une transaction commerciale dont le besoin a été créé par la loi que celle-ci a voté…”

Si le député Buendia a pu aujourd’hui retrouver une apparente sérénité dans l’hémicycle après cette annonce, la députée Castañón a dénoncé “une vendetta puérile faisant feu de tout bois”. Elle aurait en outre ajouté avec ironie, se réjouir de ne pas avoir voté une autre loi renforçant les droits et les intérêts des arkencans”, de peur qu’on lui interdise d’en profiter en sa qualité de citoyenne. “Heureusement que je n’ai pas voté le versement d’une prime à l’achat d’un véhicule, je n’aurais plus eu le droit de changer de voiture pendant 10 ans avec de pareils agités…” a-t-elle décrié avec amertume face à notre caméra.

Le sujet a fait débat toute la semaine durant, au sein et en dehors de l’assemblée fédérale: la corrélation entre les acquisitions d'œuvres d’art étrangères et les transactions financières de certains députés majoritaires, interroge sur la motivation de leur vote initial.

Il n'y a pas de conflit d'intérêt pour la commission.


Pour le Président de la commission pour la transparence et l’impartialité Nathan Robles, “il n’y a pas présentement de conflits d’intérêt à voir une députée vendre un bien à un établissement privé. Il y aurait eu conflit d’intérêt si la députée n’avait pu effectuer cette transaction qu’à la seule condition que le texte de loi soit adopté. En outre, les experts de l’art qui ont examiné l'œuvre ont confirmé qu’elle a été vendue à son juste titre, sans pot-de-vin maquillé à travers une surévaluation de l'œuvre.

Au final, avec ou sans la votation de cette loi, le musée, qu’il eut été fédéral et interculturel ou non, pouvait procéder à la transaction. La députée n’avait donc pas d’intérêts réels à favoriser le passage de cette loi pour vendre son bien...” a conclu la commission pour la transparence et l’impartialité.

Face à cet acharnement et tapage médiatique, bien malgré qu’elle eût été mise hors de cause par la première instance de contrôle anticorruption de la Fédération, l’élue Selina Castañón (FPR) a déclaré prêter à titre gracieux, l'œuvre d’art de sa famille.
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El Vigilante

13 mars 2003 - L'archevêque Raulo Maisana de Jacalbulco dénonce les irruptions de policiers armés pendant les messes.


Police et Église, le divorce annoncé?

Forces de l'ordre et Église encolanatlèque, le divorce est-il amorcé?



Une action illégale pour l'Eglise


C’est une opération de lutte contre l’immigration clandestine qui a provoqué la colère des instances religieuses, désireuses de rappeler au ministre de l'Intérieur, de la Justice et de la Défense Alonzo Villaponte, les largesses ainsi que le zèle emprunté par les forces de l’ordre lors des opérations de lutte contre l’immigration clandestine.

Selon l’homme d’Eglise, les forces de l’ordre n’ont pas le luxe d’interrompre d’une façon arbitraire le déroulement des cérémonies religieuses sans que cela ne constitue une grave entrave à la liberté de culte aux Encolanas. Il appelle celle-ci à rester à l’extérieur du lieu de culte si elles doivent appréhender et verbaliser un individu qui ne constitue pas une menace directe pour son entourage.

“L’autorité dans une Eglise, c’est le prêtre qui y officie” a tenu à rappeler un archevêque particulièrement agacé des dernières initiatives policières dans leurs traques de migrants. “Les interruptions de cérémonies religieuses dirigées contre la communauté catholique qui s’était réunie dans un lieu de culte pour prier à Ejigua, sont une atteinte manifeste aux libertés de rassemblement et de croyances. Un fait rendu d’autant plus inacceptable que ces interventions de police sont faites de façon totalement arbitraires, pour organiser des fouilles inopinées et étrangères à toute enquête en cours…” relate l’archevêque pour décrire l’amère expérience du prêtre d’Ejigua survenue le 9 mars dernier dans l’église du village.

Une intervention qui aurait pu dégénérer


Ce jour-là, le prêtre officiait une messe qui avait la particularité d’être rediffusée en temps réel sur la page en ligne d’une association catholique. L’homme d’église était accompagné d’un chantre de race blanche et commençait à donner la réplique aux paroissiens lorsqu’un agent des escadrons de la sûreté publique est entré accompagné de deux partisans identitaires encolanaltèques. Si les policiers et agents représentants de l’état ont la possibilité d’accéder aux établissements publics de façon permanente, leurs opérations doivent s’inscrire dans le cadre d’une procédure judiciaire et le cas échéant, le respect des libertés de culte.

Des prêtres riches d'initiative et qui connaissent leur droit.


Devant la présence des agents, le prêtre d’Ejigua a souhaité poursuivre sa cérémonie avant d’être à nouveau interrompu par l'exécution d’un contrôle d’identité à l’égard du chantre d’origine étrangère qui officiait. “Ce contrôle d’identité, mené au sein d’un lieu de culte et en dehors de toute procédure judiciaire, a empêché de manière illégitime le bon déroulement d’une cérémonie religieuse” peste encore l’archevêque avant de relater la teneur des échanges entre le prêtre et les agents intervenants.

“Le Père Onofre Iadanza a rappelé le caractère illicite de ce contrôle à quoi un partisan identitaire lui a opposé son accréditation à pouvoir je cite, chasser le blanco clandestin là où il se trouve. Le Père Iadanza lui a rétorqué que cette Eglise n’accueillait pas de latinos, d’aztèques ou encore de blancos... mais uniquement des catholiques.” Au bout d’une vingtaine, les agents ont quitté l’Eglise après avoir exigé que le chantre se présente au commissariat d’Ejigua avec son livret de famille et extrait d’acte de naissance, un excès de zèle en l’absence d’infraction et d’irrégularités dans le document d’identité présenté à l’agent.

Devant le zèle manifeste des autorités publiques et des blocs identitaires ainsi que la portée de cet incident sur le bon déroulement futur des cérémonies religieuses, l’archevêque Maisana fulmine: “des hommes, certains policiers et d’autres non (ndlr: les partisans identitaires) sont entrés en arme dans un lieu de culte sans que cette intervention ne soit motivée par l’assistance à un tiers. Au lieu de cela, c’est un de nos enfants qui a été pointé du doigt par des shérifs triés sur le volet: policier le week end et barman la semaine…” exulte-t-il en dénonçant les prérogatives et la formation sommaire des volontaires de la partisanerie identitaire encolanaltèque. “Il faut arrêter ce cirque et donner un peu de sang-froid à ceux qui portent la représentation de ce pays. Sinon les partisans identitaires n’auront plus besoin de venir nous trouver dans nos églises, nous irons à eux...”

Face au tollé de ces rapports conflictuels (et illégaux) entre la police et notre Eglise, le gouvernement de Tomás Villacrés s’est plutôt montré timide de réactions, reconnaissant le droit inaliénable des communautés à exercer librement leur culte.
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Trabajador

15 mars 2003 - LIEU DE CULTE: Un bras de fer entre l’Eglise et l’Etat au sujet des prérogatives des forces de l’ordre.



Archevêque Maisana

La plus haute autorité de l’Eglise encolanaltèque, représentée par l’archevêque Maisana, dénonce les dérives institutionnelles en société.



La police et à travers elle le gouvernement, maintient être dans son bon droit.


L’archevêque Raulo Maisana, dans une récente déclaration face à la presse nationale, a fustigé l’intrusion armée de policiers des escadrons de la sûreté publique ainsi que des miliciens de la partisanerie identitaire encolanaltèque dans un lieu de culte catholique à Ejigua.

Du côté des forces de l’ordre, la présence policière au sein du lieu de culte était motivée par un contrôle de papier parmi les paroissiens présents. Toujours selon les dires du chef de la police d’Ejigua Gonzalo Alparega, “les lieux de culte catholique comptent effectivement parmi les repaires privilégiés de personnes en situations irrégulières. Il n’est donc pas inconcevable que les forces identifient ces lieux dans leur lutte contre l’immigration clandestine…” se défendait le haut fonctionnaire.

Mais en réalité le commissaire Alparega répond à côté puisque c’est davantage l’interruption des cérémonies religieuses générée par ces contrôles qui suscite l’indignation de l’autorité ecclesiastique. Cette affaire particulièrement préoccupante, a aujourd’hui atteint son paroxysme dénonçait hier encore le pouvoir clérical, rappelant le droit à la liberté de culte, son empreinte historique aux Encolanas et l’identification de ce lieu de culte comme “un lieu sacré, d’accueil et de protection pour tous ceux qui se sentent persécutés.”

Un zéro pointé pour le gouvernement, rappelé à l'ordre par les autorités catholiques encolanaltèques.


L’autorité suprême de l’Eglise encolanaltèque, représentée par Monseigneur Maisana, a invité le gouvernement à travailler avec “sérieux et respect” pour maintenir le vivre-ensemble sur le territoire mais surtout, il invite ce dernier à entendre la voix de ceux qui soulèvent le problème grandissant de “l’orgueil et l'égoïsme face à la misère ainsi que l’exclusion”.

Depuis son homélie du 13 mars dernier, l’archevêque Maisana a fait intrusion dans le paysage politique encolanaltèque, dénonçant l’intolérance des radicaux de droite, le laxisme de la droite modérée, il se fait l’arbitre d’un match entre la gauche et la droite du pays. Un match qui jusqu’ici, entretenait des pronostics favorables pour la droite encolanaltèque, très majoritaire au parlement national. L’Eglise encolanaltèque, qui s’était jusqu’à présent interdit de modifier la donne en place, pourrait bien s’autoriser des positions davantage politisées, elle qui n’avait pas publiquement dénoncé les agissements d’un gouvernement depuis la guerre civile encolanaltèque de 1816-1827, où les forces républicaines s’opposèrent à celles fascistes au lendemain du putsch militaire de mai 1816.

La recherche de sympathie assumée d’un électorat d’extrème droite (GNRE-PNE) par le gouvernement de Tomás Villacrés (CEN) peut-il contribuer à une inversion des prochaines tendances électorales? Le siphonnage du réservoir électoral d’extrême droite par le parti présidentiel peut-il faire la part aux élus de gauche lors des prochaines élections?
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