22 mai 2003 - VENTES D’ARMES : la gauche fédérale revendique une victoire politique après l’adoption du projet de loi.

Le projet de loi est adopté devant l’assemblée parlementaire fédérale.
L'Assemblée parlementaire fédérale a adopté un projet de loi pour réglementer les conditions de vente d’armements et autres équipements militaires aux acheteurs internationaux. Cela faisait maintenant 3 mois que le débat enflammait l’opinion publique heenylthaine. Depuis fin mars, le Confederal Group for the Working Class avait toutes les peines du monde à fédérer autour de son projet de loi. L’eau a manifestement abondamment coulé sous le pont puisque les modifications faites au projet de loi lui ont permis de passer devant l’assemblée, malgré une abstention record.
Si les résultats du vote ne sont pas exceptionnels, c’est surtout la division et l’éclatement de la coalition présidentielle (ndlr: le FPR) qui traduit la nette victoire de la coalition radicale de gauche.
Une réussite politique majeure pour la micro coalition fédérale d’extrême gauche
“Une explosion de joie au sein du parlement fédéral,” les députés fédéraux du CGWC se sont décidés à compenser leur nette infériorité numérique par “un coup de tonnerre politique dirigé contre la coalition en place : le FPR.” C’est dans ces termes que notre journaliste a qualifié les réactions de députés d’extrême gauche, après l’adoption tard dans la nuit, du projet de loi relatif à l’encadrement des ventes d’armements sur les marchés internationaux.
L’opposition, animée par l’extrême gauche et l’élu fédéral Bernabé Saavedra, ont qualifié l’issue du vote de “victoire politique face à ceux qui cherche le libéralisme à tout prix”.
Un combat long et difficile où l'abstention a joué son rôle.
Malgré de fortes pressions émanant des lobbys d’industriels de l’armement faites au gouvernement fédéral, ce dernier avait laissé l’assemblée parlementaire libre de ses choix autour du vote. Après avoir rallié la gauche, le CGWC a donc pu identifier les bases d’un compromis pour ponctionner les rangs du Federal People’s Rally là où de nombreux députés fédéraux de droite (et d’extrême droite) ont fait le choix de l’abstention, grand vainqueur de ce vote et se sont désolidarisés du vote CONTRE promu par la coalition écologiste de la Responsible Citizens Union.
“Rejoints par quelques élus responsables, la mise en place de ce texte vient installer une base aux avancées fondamentales et nécessaires, d’une moralisation du commerce des équipements militaires et des armements” exulte le député CGWC Bernabé Saavedra.
Bernabé Saavedra, l’auteur d’un compromis à l’origine du consensus… et de la division !
Auteur et premier défenseur de ce projet de loi, l’homme politique a introduit la notion d’échelle de risque, pour rationaliser les décisions de délivrer ou non, les agréments administratifs nécessaires aux acheteurs d’armement. Désormais, la délivrance de cette autorisation répondra à des conditions strictes que le gouvernement fédéral et celui des États fédérés ne pourront pas supplanter.
Néanmoins, si les classes dirigeantes de la Fédération ne pourront délivrer d’agrément administratif à un acheteur ne remplissant pas les conditions prévues, elles pourront également s’interdire la délivrance d’agrément administratif à un Etat qui remplit ces conditions initiales. Le choix d’un excès de zèle dans l’application de la loi relève de la politique étrangère que chaque gouvernement sera prêt à assumer.
Pour les députés fédéraux de l’opposition, cette loi devient donc un outil pour sécuriser la décision politique d’un gouvernement qui aurait fait le choix de vendre des armements à l’étranger, tout en lui otant pas la possibilité d’aller au-delà des dispositions prévues par le texte, afin de refuser la délivrance d’un agrément administratif.
“Ce texte de loi est une base indiquant les conditions minimales à respecter pour la délivrance de ces agréments. Même lorsqu’un pays coche toutes les cases, la classe dirigeante peut assumer une réponse négative et refuser la délivrance d’un agrément administratif nécessaire pour la vente d’armements” expose le député heenylthain Bernabé Saavedra. “La CGWC a fait voter un projet de loi mais le débat reste ouvert pour permettre une évolution des dispositions actuelles” prévenait un autre des rares élus d’extrême gauche, Milio Zapico. “Face au risque d’une prolifération des armements sur la scène internationale qui a, rappelons le déjà eu lieu, l’Arkencheen vient de prendre ses responsabilités en adoptant un ensemble législatif à même de guider les décisions politiques, vers l’intérêt supérieur de la Fédération.”
Une recherche de consensus politique qui peut être difficile à assumer pour la coalition d’extrême gauche.
Dans un souci d’adhésion, le texte présenté par le CGWC entretient des actes forts, franchissant la ligne rouge des doctrines communistes, avec par exemple la compensation offerte aux industriels de l’armement dont les produits se verraient interdits à l’exportation car beaucoup trop avancés technologiquement pour leur internationalisation. Un cadre nécessaire qui promet de conserver les libertés économiques, les libertés de production et de consommation, tout en insistant sur le fait que celles-ci ne pourraient nuire à l’intégrité de la Fédération.
Un programme bien calibré pour l’extrême gauche, un acoquinement avec le monde libéral insoutenable pour ses détracteurs, la réussite du projet de loi relatif au commerce international des armements marque une victoire majeure de l’opposition fédérale mais également une nouvelle inconnue sur le positionnement futur de la coalition de gauche.