24/03/2005
22:23:06
Index du forum Continents Paltoterra Alguarena

[PRESSE] Agence fédérale de presse - Page 4

3233
25 juillet 2004 - Faut-il renommer l’Arkencheen?

Identitié culturelle des populations fédérales.
L'Arkencheen et l'anglais, une identité culturelle qui ne fait pas tâche auprès du patrimoine mais aussi des us et coutumes locales?


Nommée Arkencheen depuis 1833, la Fédération n’exclut plus aujourd’hui l’idée de revoir sa copie et de renommer le pays. Baptisée ainsi pour intégrer les noms contractés de ses trois états fédérés, la Fédération d’Arkencheen se voudrait maintenant plus inclusive.

La vice-présidente Valentina Curbelo, s’est exprimée pour expliquer la volonté gouvernementale autour de ce changement de nom. “La Fédération d’Arkencheen est un modèle de décolonisation réussi, considérant son imbrication croissante dans un espace mondialisé. Avant-gardiste et non déclassée, l’Arkencheen doit faire valoir un modèle de coopération aux autres nations qui usent de rivalités croissantes. Pour ce faire, le pays doit adopter une appellation plus inclusive, qui puisse permettre son ouverture à d’autres états.”
Alors que de nombreux états commencent à s’arracher le pain de la bouche autour de deux théâtres de tensions majeurs que sont le Varanya et le Kotios, la politique fédérale souhaite développer des synergies en société, en s’interrogeant autour de la légitimité qu’a l’anglais en tant que langue officielle, ou bien encore la nécessité de hispaniser le nom du pays, pour permettre à la (très) large majorité de se l’approprier.

Fédération d’Alguarena (Federación de Alguarena), en référence au nom donné au méridien qui la traverse, Ligue Equatoriale d’Aserjuco (Liga Ecuatorial de Aserjuco), Fédération Intercommunautaire des Micronations (Federación Intercomunitaria de Micronaciones) pour caractériser la géographie des états membres, la Fédération veut resserrer les liens autour de l’identité culturelle des natifs et des hispaniques qui la peuplent de façons très nettement supérieures en nombre, comparativement aux communautés anglophones. Anglicisé à la suite des guerres coloniales et la relative victoire du Royaume de Skibedon sur l’Empire d’Arobelas, le pays veut renouer avec ses racines hispaniques et natives. Pour ce faire, le gouvernement fédéral voudrait mettre en place un référendum dans l’ensemble des États fédérés, pour recueillir l’avis du plus large nombre.

Construire l’identité culturelle de la Fédération, une mission de la première importance pour les quarante-trois millions de personnes qui y vivent, avec des us et coutumes ainsi que des histoires différentes quant à l’arrivée de leurs ancêtres sur ce territoire. Issus de familles natives ou colons, les arkencans ont réussi à s’unir politiquement via la création de la Fédération en 1833. Toutefois, l’union culturelle reste à atteindre et l’anglicisation systématique des institutions et des langages arkencans, constitue un frein dans la construction d’un modèle identitaire. Les langues hispaniques ne sont-elles pas plus légitimes qu’une autre pour se faire la langue internationale des peuples?

Si le gouvernement de Mazeri Abrogara parvient à faire voter la constitution d’un référendum portant adoption de la langue hispanique pour langue officielle, il parviendra à poser les premiers jalons d’une union culturelle, jusqu’ici limitée à la dimension politique par la mise en place de la Fédération de 1833. Après l’adoption d’une langue hispanique pour langue officielle d’état, c’est donc également la reformulation du nom de l'État en lui-même qui devrait poser le débat, au sein de l’assemblée parlementaire fédérale, ainsi que celui donné à chacune des institutions et administrations fédérales...
3053
10 août 2004 - Le gouvernement fédéral annonce un référendum pour homologuer un changement de nom de l’Arkencheen.


Référendum populaire en préparation.
Pour légitimer le changement de nom de la Fédération d’Arkencheen, la présidente fédérale espère s’appuyer sur l’organisation en cours d’un référendum populaire, l’arme de démocratie ultime.


Lors d’un conseil de la Fédération réunissant les différents dirigeants des États fédérés, Mazeri Abrogara a annoncé la mise en place à venir d’un référendum permettant la consultation de chaque citoyen fédéral, sur la nécessité de renommer ou non la Fédération de l’Arkencheen. Si le gouvernement fédéral ne peut pas légiférer sur certaines prérogatives décentralisées à un niveau national, la consultation par référendum n’est soumise à aucune restriction et la tenue d’un conseil de la Fédération, destiné à en valider son lancement, n’est que pure politesse.

Développer une Fédération plus inclusive et donc représentative des composantes culturelles qui s’y trouvent, voilà toute la sensibilité que la présidente Mazeri Abrogara souhaite introduire par son projet de référendum et cela passerait par un changement du pays et de ses institutions.

“Si nous voulons promouvoir le modèle coopératif de la Fédération et pourquoi pas y intégrer de nouveaux membres, il est nécessaire d’adopter une formulation plus neutre qui dépasse les noms abrégés de ses États membres. Il faut en outre davantage intégrer les consonances hispaniques et natives dans l'appellation de nos institutions, pour rompre avec des formulations anglophones qui ne caractérisent plus l'identité culturelle de notre nation…” s’expliquait-elle lors d’une allocution télévisée. “A cette fin, nous entreprendrons la mise en place d’une consultation populaire par référendum, afin d’identifier l’adhésion de chacun d’entre nous à un tel projet.”

Une quête de légitimité qui passe donc nécessairement par les leviers démocratiques les plus connus et les plus incontestés : le référendum. Mais il s’agit également d’un sujet sensible dont devrait s’emparer chacune des tendances politiques de la Fédération et même celles présentes à un niveau national. La reconstruction d’une identité culturelle fédérale, ne passe pas uniquement par l’instauration d’un nouveau nom pour désigner la Fédération et ses institutions, mais par une cohérence d’ensemble qui comprendra à moyen terme de nouvelles initiatives politiques, comme la désignation d’une autre langue officielle, plus représentative de ses citoyens.

“La construction de l‘identité culturelle des Etats fédérés passe par des actions de reconnaissance…” résumait simplement le conseiller fédéral pour la recherche, le développement humain et les sports Ajax Sinclair. “Force est de constater aujourd’hui que la majorité des arkencans parlent une langue hispanique, il serait déraisonnable d’imposer l’anglais comme langue officielle pour les échanges entre pays de la Fédération. Une action de reconnaissance cohérente, que mon gouvernement défendra devant l’assemblée parlementaire fédérale, forts nous l’espérons, des résultats du référendum populaire.”

Prévu le 28 août, le référendum constitue le porte-étendard que souhaite brandir la coalition présidentielle du FPR, pour motiver une résolution portant changement du nom de la Fédération, auprès de l’assemblée parlementaire.
3180
29 août 2004 - Le dépouillement du vote pour le référendum aboutit sur un changement de nom de la Fédération.

Foule attendant les résultats du référendum
Jour historique pour la Fédération, le peuple souhaite à une très large majorité changer le nom de l’Arkencheen.


C’est la première fois que des éléments de la Charte fondatrice de la Fédération d’Arkencheen, se voient modifiés depuis 1833, sous réserve que le gouvernement fédéral suive les résultats du référendum. La présidente fédérale Mazeri Abrogara s’était promis à le faire, si la ferveur populaire était présente et demandeuse d’une telle mesure, la voici satisfaite après le dépouillement des votes survenu le 28 août au soir. Une large majorité des arkencans a effectivement approuvé l’idée d’un changement de nom pour rendre la Fédération plus inclusive auprès d’autres micronations et pourquoi pas aussi, se faire plus représentative des communautés natives et hispaniques majoritaires présentes là-bas depuis plusieurs siècles.

Avec un score s’élevant à 62% en faveur du “OUI”, l’issue du référendum ne laisse plus de place au débat parmi les populations et les médias des différents États fédérés. Nul doute que la présidente fédérale fera valoir ce résultat devant l’assemblée parlementaire, pour mettre en application un projet de loi chargé de restaurer l’identité culturelle de notre fédération. Les arkencans sont-ils anglophobes? “Non” promettait la présidente Mazeri Abrogara, “mais ils sont manifestement et surtout fiers de leur héritage natif ou hispanique, au point d’entretenir l’incompréhension lorsqu’ils désignent chacune de leur institution dans une autre langue. Nous allons aux côtés de nos élus parlementaires, travailler à la cohérence de tout ceci et offrir à la Fédération un nom plus inclusif à l’égard des autres États désireux de s’y intégrer.”

Avec plus de 12 millions d’électeurs favorables (abstention déduite), une page s’apprête à se tourner. Quel serait le nouveau nom préconisé par les électeurs? Présentée sous la forme d’un QCM, la liste des propositions affiche pas moins de trois options parmi lesquelles:

  • Fédération d’Alguarena / Federación de Alguarena, une proposition faite en référence au méridien dans lequel se trouve Aserjuco, lieu de signature à la mise en place de la Fédération en 1833,
  • Ligue Equatoriale d’Aserjuco / Liga Ecuatorial de Aserjuco, un choix émis en relation directe avec la proximité de l'Équateur et le positionnement géographique de ses signataires,
  • Fédération Intercommunautaire des Micronations / Federación Intercomunitaria de Micronaciones, une proposition moins tournée vers la géographie de ses signataires mais davantage sur la vocation de ce rassemblement politique, à savoir la sauvegarde économique, compétitive et souveraine, des micronations.

Les arkencans étant aussi invités à préciser quel nom ils désiraient par la liste précitée, le dépouillement a mis en exergue un plébiscite autour de l'appellation : Federación de Alguarena. C’est donc muni de ces éléments que la présidente fédérale entend poursuivre son action politique devant l’assemblée parlementaire. Une assemblée particulièrement divisée entre les députés heenylthains (et donc anglophones), les conservateurs et les autres. Même les souverainistes, d’ordinaire très soudéd dans leurs choix, marquent des divergences entre les souverainistes des pays latinos qui doivent soutenir une certaine hispanisation du pays et ceux de la Heenylth qui ont vocation à soutenir le maintien de l’anglais pour langue officielle d’état.
3191
5 septembre 2004 - Les institutions fédérales alguarenos mettent à jour leurs logos.


Nouveau logo de l'institution présidentielle fédérale d'Alguarena.
Après la "débaptisation" de l'Arkencheen, la présidence fédérale a été l'une des premières administrations à communiquer de façon publique, le nouveau sigle de l'institution en langue hispanique.


Baptisée Alguarena depuis la votation du texte de loi pour la restauration d’une identité culturelle, l’ex-Fédération d’Arkencheen doit revisiter chaque logo de ses institutions.
Les premiers courriers et les premières communications officielles commencent à paraître qu’un détail visuel n’échappe déjà plus aux yeux de l’audimat : les logos institutionnels font peau neuve. Dévoilé lors d’une conférence de presse délivré par la présidente fédérale Mazeri Abrogara, le logo de la présidence est le premier d’entre eux à avoir bénéficié d’une large visibilité auprès du grand public.

Logos des armées, de l’assemblée parlementaire, de la présidence fédérale, c’est un grand ménage de printemps qui monopolise désormais les fonctionnaires fédéraux, une semaine seulement à peine après l’adoption du texte de loi portant changement de nom devant l’assemblée parlementaire.

La présidence fédérale, auteure de la loi pour la nouvelle appellation de l’Arkencheen et l’hispanisation des institutions fédérales, se devait de montrer l’exemple et d’entamer au plus tôt le changement des éléments officiels obsolètes. “Nous avons bien évidemment souhaité impulser la dynamique entourant ce renouveau de la Fédération, pour participer à la reconstruction de l’identité culturelle fédérale, jusqu’ici éloignée des véritables représentations ethniques de nos populations…” expliquait la vice-présidente Valentina Curbelo (ARKOHA - Movimiento Igualitario Unido).

Un langage politique déroulé sur un calendrier assez court, faisant perler le front des fonctionnaires fédéraux en charge de modifier les cerfas et les écritures des différentes administrations impactées. Une performance logisitique saluée par la conseillère fédérale à la finance et à l’économie Bianca Barrios (ENCOLANAS - Partido de Emancipación Indiviso).
Du côté des usagers, certains dissimulent mal leur satisfaction de voir paraître les noms des administrations dans leur langue natale qu’est l’hispanique. “C’est une réaffirmation de notre identité culturelle clairement. La très grande majorité des citoyens fédéraux sont latinos et parlent une langue hispanique, il serait anormal que ces derniers doivent apprendre une autre langue pour échanger avec les administrations de la Fédération” s’extasie l’une des personnes interviewées. “Maintenant, les administrations reprendront le dialecte hispanique pour communiquer et c’est tant mieux.”

Du côté des administrations, aucun commentaire n’est de mise même si l’on reconnaît que cette législation réformatrice impose des modifications rapides et nombreuses à tous les niveaux. Avec la Présidence Fédérale, ce sont également les armées de la Fédération qui travaillent à la modification des écriteaux et autres documents mentionnant l’Arkencheen. “Un acte simple mais qui constitue un véritable travail de fourmis quand l’on sait que ces modifications doivent intervenir à tous les échelons de l’administration, une administration au service de quarante-cinq millions de personnes.

Grâce à ce nouveau départ, les autorités alguarenos posent les jalons d’une identité politique et culturelle, pour promouvoir l’unité au sein de la Fédération.
3626
10 septembre 2004 - L’armée fédérale est en manque de soldats pour prévenir la guerre de demain.

Soldats fédéraux.
Compte tenu de l’évolution des stratégies de guerre, un collège d’experts préconise le renforcement qualitatif des forces militaires alguarenos, afin d'engager l'ennemi avant son entrée dans l'espace territoire fédéral.

Longtemps maintenus sous leur plus simple appareil, avec une force opérationnel de 10 000 soldats, les militaires de l’armée fédérale d’Arkencheen ont vu leurs effectifs fondre comme neige sur une plage des Burbujas Verdes. Pourtant, les théâtres Varanyen en Afarée et Francisquien en Eurysie, nous rappellent la recrudescence des conflits chauds, avec des manoeuvres invasives.

Si la Fédération d’Arkencheen peut se targuer d’entretenir l’un des parcs militaires les plus plus avancés au monde, elle est loin d’afficher les effectifs nécessaires à la défense des souverainetés de ses différentes parcelles insulaires, ainsi qu’au maintien d’une force militaire durablement dédiée aux opérations extérieures.

Et pour satisfaire ses ambitions, une seule solution lui apparaît : muscler ses effectifs. Rendue possible grâce à d’importantes commandes d’armements en fusils d’assaut auprès des sociétés “Benca” et “Industrias Marbone”, l’augmentation des effectifs n’a eu de cesse de se poursuivre depuis le début de mandat de l’actuelle présidente fédérale, Mazeri Abrogara. Le conseiller fédéral de la justice, de la défense et de la protection de la population, Mauricio Sáenz, a confirmé l’idée selon laquelle les effectifs militaires alguarenos évolueraient pour atteindre 400 000 hommes avant la fin du mandat présidentiel de Mazeri Abrogara, se promettant de limiter le nombre d’hommes sous les drapeaux, à moins de 1% de la population alguarenos.

Ce renforcement des armées est perçu avec ambition puisqu’il intègre en marge des enrôlements précédemment évoqués, des acquisitions supplémentaires en matériel de guerre, notamment l’acquisition de forces navales supplémentaires, spécialisées dans les missions de projection des forces armées sur théâtre extérieur. Un porte-hélicoptère et des transporteurs de chalands sont d’ores et déjà installés sur les lignes de production de plusieurs industries d'armement de la Fédération archipélagique.

Si l’équipement plus léger tel que les engins motorisés, qu’ils soient blindés ou non, est encore en sous-nombre, la qualité des productions militaires alguarenos ne laisse plus de doutes, après qu’elle ait été revisitée grâce à une politique de recherche et de développement soutenue. “Les pièces d’artillerie produites en Alguarena sont à ce jour les plus puissantes produites au sein des industries mondiales de l’armement, nous ne voulons pas développer que la quantité de notre matériel mais bien évidemment aussi sa qualité car c’est elle qui sécurise la vie de nos hommes sur les théâtres d'opérations extérieures” confiait le conseiller fédéral de la défense.

Les experts et politologues alguarenos ont effectivé publié une étude retraçant la multiplication présente et future des points chauds dans le globe, notamment au sein de l’Empire latin francisquien ou encore au Varanya, ainsi que l’élévation du niveau d’intensité au combat avec des affrontements. Des affrontements désormais accomplis à grandes échelles et impliquant plusieurs dizaines de milliers de combattants, jumelés avec un usage des frappes d’artillerie et des frappes aériennes, assez caractéristiques des combats sur le théâtre de la guerre civile varanyenne. Positionnée sur un territoire insulaire, la Fédération d’Alguarena a besoin, toujours selon ce rapport, d’une armée principalement qualitative avec des moyens de télécommunication, de détection et enfin de frappe longue portée. “Un amassement de matériel désuet sur un territoire insulaire, cumulant les opportunités d’incursions n’est pas une défense optimale. Il nous faut du matériel de qualité pour détecter et engager à moindre pertes l’ennemi en approche (sous-entendu en mers)” pouvait-on lire dans le rapport.
4118
19 septembre 2004 - Une simulation militaire en date de 2003 révèle que l’armée alguarenos n’est pas prête à contenir une invasion.


Opérations amphibies
En l’absence de moyens de détection radar et de frappes longue portée, une simulation militaire impliquant une invasion du territoire alguarenos tourne au fiasco.


Notre journal s’est procuré un compte-rendu militaire de septembre 2003, où une opération militaire simulée vient tendre à démontrer l’absence relative d’opposition notable à une invasion côtière. Des révélations qui interpellent une partie de nos citoyens ainsi que la classe politique, mettant à mal les politiques antimilitaristes exprimées par la coalition d’extrême gauche. L’opération fictive, classée secret défense sous le nom de “Otoño Negro” (litt. Automne Noir dans la langue hispanique), a été conduite au premier semestre 2003 sur l’espace insulaire heenylthain.

Animées par une force amicale et hostile, les manœuvres amphibies perpétrées sur certaines îles heenylthaines amènent un lot de conclusions alarmistes sur la capacité opérationnelle des forces armées alguarenos. Ces conclusions théoriquement classées secret défense par les autorités fédérales alguarenos, ont pourtant pu être dévoilées auprès du grand public à peine un an seulement après la transmission du compte-rendu militaire.

Un enseignement principal est relevé : la force maritime alguarenos actuelle ne peut pas couvrir l’ensemble de l’espace maritime Fédérale et ainsi prévenir chaque débarquement potentiel sur les plages des États fédérés. Et c’est là que le bas blesse puisque les armées Alguarenos ne possèdent pas de forces de réactions rapides, permettant un ajustement des moyens défensifs selon le secteur attaqué. La Fédération d’Alguarena enregistre effectivement de nombreux littoraux avec à différents endroits des plages et des estuaires favorables à une opération amphibie. Il existe donc de multiples points d’accostage.

Dans ces conditions, les officiers généraux et les politiciens engagés sur la thématique de la sécurité ont compris que l’affrontement terrestre sur un espace territorial archipélagique tel que celui de l’Alguarena n’était pas une option. Il appartient alors de privilégier une force de frappe préventive, alimentée par des flottes polyvalentes intégrant l'aéronavale. Chargées de participer à la détection et la destruction des forces hostiles, l’entretien d’une flotte pouvant intégrer des éléments de l’aviation est le meilleur atout possible pour entretenir la capacité de riposte de l’état-major alguarenos face à une menace hostile.

Les carences détectées lors du précédent exercice militaire de septembre 2003 annoncent effectivement un plan d’action devant se cantonner à prévenir l’approche ennemie avant son entrée sur l’espace territorial terrestre alguarenos.

Bien entendu, les généraux et les politiciens tombent également d’accord pour dire que l’entretien seul d’une flotte navale et militaire ne suffit pas à offrir l’ensemble des dispositions défensives convoitées. Points dédiés à l’installation de batteries côtières, prototypage en cours d’avions multirôles pour l’emport de missiles de croisière antinavire, moyens de détection radar, outils de transmission radio pour participer à la coordination des batteries côtières avec la flotte alliée en mer, les idées ne manquent pour l’Etat-major Alguarenos, qui a déjà reçu confirmation qu’une enveloppe budgétaire serait établie pour permettre ces investissements.

Bien que le scénario envisagé par l‘état-major reste encore très largement hypothétique, le récent étalage de politiques étrangères à destination des théâtres de guerre extérieurs, l’affrontement direct des forces alguarenos avec celles d’Albel ou de Cémétie au Varanya, rappelle que le positionnement amicale ou hostile de certaines puissances étrangères sera de plus en plus marqué avec le temps. “A ce stade; tout n’est que fiction, nous imaginons mal l’Alguarena envahie demain pour satisfaire des velléités guerrières qui peineraient encore à se nourrir d’un casus belli” a commenté le journaliste Michelangela Nollenca. “Cependant il y a un précédent historique entre l’Alguarena et Albel, une internationalisation de la guerre civile varanyenne, ainsi qu’un phénomène de piraterie toujours endémique et susceptible de se hiérarchiser autour de certains pays. Tout cela peut à terme, conduire à des opérations d’envergure contre nos intérêts nationaux ou même encore des actions téméraires orchestrées par des pirates en quête de profit le long des routes commerciales paltoterranes.”
3345
15 octobre 2004 - Le conflit varanyen, laboratoire expérimental pour le développement des innovations militaires.


Développement des technologies militaires pour sauvegarder la vie humaine et neutraliser l'ennemi.
Les théâtres d’opération en extérieur viennent traduire une utilisation grandeur nature pertinente des enseignements militaires dispensés en école.


Cockpits à la carrosserie légèrement excurvée pour faciliter la ricoche des obus non perforants, répartition des épaisseurs de blindage sur un véhicule selon un potentiel et sans handicaper sa mobilité, gilet tactique ergonomique pour faciliter l’emport de munitions au combat, caméra intégrée pour permettre la couverture d’angles morts sans exposer le fantassin, missiles balistiques courtes portées, de nombreuses pistes de recherches technologiques ont été entamées par l’état-major alguarenos afin de répondre aux contraintes opérationnelles opposées à nos forces armées. Bien que débutées précédemment, ces réflexions scientifiques appartiennent encore à une projection sur 5 ans.

“La Fédération d’Alguarena a la chance de pouvoir produire des équipements militaires avancés et qui ne sont constructibles dans aucun des pays du monde, je vise tout particulièrement notre production de frégates sur chantier naval. Associées aux sous-marins lance-missiles et à un porte-hélicoptère normalement construit pour la fin de l’année, nous avons là un outil militaire de projection conséquent pour organiser le support de nos troupes engagées sur un front extérieur” se réjouissait le Général d'armée Caïtano Lossada, commandant-en-chef de la force expéditionnaire alguarenos au Varanya.

Du côté des politiciens, le discours se voulait volontairement moins agressif. “Chaque perte humaine au combat est un drame de la nation, celles-ci ne doivent donc pas être vaines. Il est nécessaire de relancer la recherche et le développement d’équipements militaires adaptés aux risques rencontrés au combat” insistait quant à elle la présidente fédérale Mazeri Abrogara.

Que ce soit le véhicule d’appui tout-terrain VATT (litt. vehiculo de apoyo todo terreno) ou le mortier M2 MIRCAO de 120mm, des améliorations significatives ont déjà pu être apportées, conduisant à la production de nouveaux modèles d’armement associés à cette gamme.

Mais un cahier des charges, fut-il toujours le plus complet possible, ne permettra jamais la prise en compte de l’ensemble des usages opérationnels sans ce retour des fantassins. Pour être engagés au sein d’une approche complète et exhaustive, l’état-major alguarenos a débuté différents groupes de travail inclusifs pour chaque strate de son personnel militaire, qu’il soit positionné sur des actions de commandement stratégique, de commandement opérationnel ou de combat, qu’il appartienne à l’infanterie, à l’artillerie ou encore au génie.
Jusqu’ici limité au système D, qui consistait à imposer la résolution d’une contrainte par les éléments opérationnels de l’armée, l’état-major alguarenos rêve désormais d’entamer une réelle politique de recherche et de développement participative, considérant que les utilisateurs de cet équipement apparaissent manifestement comme les meilleurs sachants de ses défaillances.

Une initiative nouvelle qui bénéficie des encouragements jusqu’au plus haut niveau de la Fédération, à commencer par ceux de l’actuel conseiller fédéral de la justice, de la défense et de la protection de la population Mauricio Sáenz. Un soutien appréciable, qui permet la mise en place de certaines gratifications et autres prix valorisant une compétence particulière, auprès des personnels moteurs de l’innovation des armées. Organisées annuellement, ces remises de prix participent à la cohésion et à l’engagement des armées.
2652
20 octobre 2004 - Émergence d’une place boursière, l’Alguarena espère séduire le monde de la finance par une croissance industrielle forte.


Inauguration de la bourse internationale d'Alguarena
L'arrivée d'une bourse internationale en Alguarena décuple les opportunités économiques locales.


Une récente enquête a mis en exergue le profond attrait des investisseurs étrangers pour l’Alguarena, qui figure parmi les pays à la plus forte croissance économique et tout particulièrement industrielle. Cette croissance industrielle, première cible des investissements étrangers, laisse place à des négociations de titres portant attributions de telles ou telles parts dans le capital des entreprises. Le développement de ces marchés a par ailleurs justifié la mise en place d’une bourse internationale directement présente en Alguarena. En termes de croissance, la Fédération d’Alguarena présente effectivement l’une des plus fortes courbes de création d’entreprises pour l’année 2004, juste après le Syndicat Pharois. Ce qui veut dire que ses marchés sont les plus réceptifs aux propositions d’investissements formulées par des sociétés étrangères. La création de la Bolsa Alguarena de Valores est donc indispensables pour réglementer ces transactions et éviter qu’elles ne se déroulent en dehors du territoire, en dehors d’une juridiction fédérale.

Devant les nombreux projets expansifs exprimés au sein du gouvernement fédéral, le marché financier alguarenos entretient de belles opportunités sur les dix voire les quinze années à venir. “En moyenne, il y a une création d’entreprise avec un capital de départ à un milliard d’arkams qui se fait chaque semaine… Les investisseurs sont à l’affût du projet qui mériterait leur mise…” expose l’économiste Maximiliano Tafalla. “Il était évident qu’une place financière s’installerait à court ou moyen terme en Alguarena, de sorte à renseigner les entreprises alguarenos sur des produits financiers à même de leur permettre le financement d’un projet, et aussi pour réglementer les échanges financiers de ce domaine, évitant que tout ne se passe hors territoire auprès d’une place boursière étrangère.”

Pour le parti présidentiel du FPR, la création d’une bourse alguarena est une réelle opportunité pour le pays, en ce sens qu’elle va permettre:
  • la rencontre entre le projet et ses investisseurs,
  • les échanges financiers de façons réglementées et conformes à la législation alguarena,
  • d’accompagner une régulation automatique des marchés et des cours de l’action, sur la base de l’offre et de la demande,
  • la création de valeur ajoutée pour les investisseurs, qui peuvent tous, indépendamment de leurs moyens, investir dans une entreprise locale.

A ce titre, la bourse alguarena devient elle-même génératrice de valeurs sur le territoire, en se faisant une source de revenus complémentaires pour de nombreux ménages ayant faitl e choix d’investir différents moyens financiers dans les capitaux des entreprises.

3937
30 décembre 2004 - Plusieurs manifestations pour l’interdiction d’introduire des espèces animales étrangères.


Mangouste afaréenne en cage
Prédatrice hors pair des serpents et rats, la mangouste afaréenne est la source d'un trafic illégal entre certains fermiers encolanaltèques et des braconniers en provenance du Banairah.


Mise en lumière par l’installation durable des mangoustes aux Encolanas, l’introduction de faunes étrangères est une chose courante mais dangereuse pour l’écosystème régional. Conscients du phénomène qui s’oppose à eux, deux milles manifestants ont demandé le renforcement des mesures législatives réglementant l’entrée sur le territoire d’animaux étrangers. “D’abord entreprises pour des raisons économiques à l’instar de ces couples de mangoustes relâchés dans la jungle encolanaltèque pour protéger les abords des élevages, ces délocalisations de faunes étrangères constituent à moyen terme un déséquilibre pour la chaîne alimentaire des espèces présentes sur la région…” explique Rodrigo Valvagas, militant d’une organisation non gouvernementale contre la réintroduction d’espèces étrangères.

Si les éleveurs encolanaltèques sont à l’origine de ces réintroductions, certains de leurs confrères ne partagent pas le bien fondé de ces initiatives. Éleveurs de poules, chasseurs et propriétaires de clapiers, de nombreux militants liés à cette manifestation évoquent les dégâts causés par les mangoustes, particulièrement sur les petits mammifères d’élevage et leurs progénitures.

“Ce sont des prédateurs plus voraces et obstinés que les serpents. Les introduire chez nous est une belle erreur…” explique Julianna Oldoremo, éleveuse de poules indignée.
Comme Julianna et Rodrigo, environ mille personnes ont manifesté à Aserjuco, à l’appel de colelctifs d’éleveurs et d’écologistes, désireux d’interpeller les pouvoirs publics sur le laxisme ambiant en matière de réglementation des flux animaliers. Si les gouvernements, tant fédérés que fédéral ne se sont pas montrés en souteneurs de la réintroduction d’espèces animalières étrangères, l’absence de réglementation laisse un champ libre insoutenable aux transports légaux et illégaux de faunes étrangères…

Si la gronde pourrait paraître anecdotique en matière d’enjeu politique, l’implication des partis écologistes, et par extension la coalition fédérale de l’Unión Ciudadana Responsable (litt. l’Union Citoyenne Responsable) offre une large visibilité au sujet, venant ainsi le porter jusqu’à la sphère de la présidence fédérale. Et à ce propos, des députés fédéraux écologistes ont promis qu’il y aurait débat à l’assemblée parlementaire, afin d’échanger sur la nécessité de oui ou non, renforcer la législation relative à l’introduction d’animaux étrangers sur le sol alguareno.

Dès lors, plusieurs élus de l’Unión de Ciudadanos Responsables (ex coalition fédérale du RCU) ont appelé publiquement à la mise en place d’une législation réglementant les conditions d’acquisitions et d’importations de faunes sauvages étrangères.

Si la réglementation attendue autour de ces importations constitue une mesure nécessaire à la protection de l’environnement, l’enjeu économique dont elle prive les agriculteurs et les éleveurs n’est pas à négliger. Parallèlement à l’interdiction d’importer des animaux étrangers à l’instar des mangoustes, il faudra également identifier des substituts abordables pour que les fermiers encolanaltèques renoncent à importer ces animaux spécialisés dans la lutte contre les rats et les serpents…

“Il n’y a pas d’environnement sans économie… Convaincre les fermiers et avec eux les travailleurs modestes, de renoncer à certaines pratiques sans qu’un bénéfice palpable, quantifiable et de court terme ne soit relevé, c’est vouer à l’échec sa politique environnementale. Ces personnes se battent quotidiennement pour la survie de leurs activités, Les pratiques qu’elles entretiennent deviennent alors une absolue nécessité qui ne souffre d’aucune compromission” énonce l’économiste Maximiliano Tafalla.

En effet, pour répondre à la dangerosité vécue par certaines exploitations agricoles encolanaltèques familiales, exposées aux serpents et soumises à la prolifération de rats, aucune solution concrète n’a vocation à accompagner les propositions réglementant l’importation animalière.
4508
1er janvier 2005 - Les vœux et le bilan 2004 d'Abrogara, un mandat de compromissions qui cassent les élans de gauche et d'extrême-droite.

Discours des meilleurs vœux de la Présidente Fédérale Mazeri Abrogara.
A l'occasion de ses voeux aux alguarenos pour l'année 2005, la présidente fédérale Mazeri Abrogara est revenue sur ses politiques à cheval entre l'économie sociale et l'identitarisme décomplexé.


Le nouvel an traduit un rituel familial auquel ne dérogent pas les ménages alguarenos, qui le partagent immanquablement en famille ou entre amis, mais c’est également un rendez-vous politique auquel s’adonne chacun des présidents élus. Il est donc question d’un passage obligatoire pour celle qui occupe désormais cette fonction et ce jusqu’en novembre 2008.
La présidente fédérale Mazeri Abrogara s’est donc soumise à l’exercice, un exercice routinier mais ô combien périlleux puisque la moindre entorse aux habitudes est perceptible et relevée par un auditoire de journalistes et d’électeurs aguerris. Une difficulté accrue par le fait que cet instant privilégié impose à son orateur, non pas la défense d’une ligne politique assumée jusqu’à lors, mais un discours inclusif à l’attention de tous les citoyens alguarenos.

Cette normalisation des échanges entre la présidence et sa population est apparue pour la première fois en 1937, lorsqu’un important krach boursier a provoqué l’inflation du niveau de vie alguareno et qu’il a fallu entamer des mesures de sauvegarde des compétitivités commerciales, industrielles ainsi que de maîtrise des dépenses publiques… Soucieux de s’épargner une crise sociale majeure, le président fédéral de l’époque s’était exprimé pour désamorcer cette éventualité, en expliquant le cap à donner sur l’année civile à venir tout en retraçant les déboires de l’année passée. Un succès politique puisque cette communication pédagogue permettra la réélection du dit précédent deux ans plus tard.

Depuis cette époque, le discours de meilleurs vœux du président s’est quasiment institutionnalisé, se réitérant scrupuleusement chaque année.

Le contexte ayant évolué depuis, la démarche a cependant perdu de son panache et de nombreux citoyens sont maintenant tentés d’assimiler ce discours à un bavardage courtois, futile voire soporifique. Qu’importe l’avis de certains, les politologues s’accordent à dire que l’exercice reste d’un formalisme nécessaire, codé, pour assumer conjointement la politique menée, à établir, tout en conservant un lien avec les citoyens n’ayant pas voté pour le président en place. Plus que des voeux, cette prise de parole est donc un rendez-vous entre l’élu et son bassin électoral, à moins de 3 ans des prochaines élections présidentielles fédérales et des potentielles primaires à l’Unión Federal por el Pueblo (l’ex FPR est devenue l’UFP après l’hispanisation des institutions fédérales).

Elue pour incarner la rupture avec les politiques conservatrices et isolationnistes des précédents présidents, Mazeri Abrogara a soufflé le chaud et le froid face à l’identitarisme grandissant des encolanaltèques notamment par les mesures protectionnistes autour des détroits de Malmana et de Corocaï, ceci afin de prévenir l’entrée de marchandises issues des industries albelaises qui profitent d’une main d’oeuvre pas chère comparativement à celle de l’Alguarena.

Parallèlement à ce protectionnisme qui a convaincu son électorat le plus à droite, la présidente Abrogara a initié des interventions militaires au Varanya, pays stratégique de la pointe orientale d’Afarée, en proie à la guerre civile après le ras-le-bol exprimé par les populations, soumises à 50 ans de déclin, privations et oppressions. “Mazeri Abrogara a défini une ligne rouge dans sa politique étrangère, une ligne rouge qui lui permettra d’être prise au sérieux lorsque l’Alguarena réaffirme son intérêt pour des valeurs universelles et que celles-ci continueront à être tues par certains régimes” nous explique la politologue heenylthaine Felicity Edminston. “Interventionnisme, incarnation de valeurs et d’un État fort à l’international, protectionnisme… La présidente Abrogara cherche clairement à satisfaire le plus grand nombre, rognant autant que nécessaire sur l’avancement de ses promesses de campagne, pourtant annoncées très libérales…”

Dans son discours présenté aux alguarenos, la présidente fédérale a rappelé ses voeux autour de l’impérieuse nécessité à solidariser les communautés historiques de l’Alguarena, un clin d’oeil à peine dissimulé à l’égard de ses actions politiques en faveur d’une restauration de l’identité culturelle.

Jonglant entre le développement d'une économie sociale protectrice des travailleurs pauvres (tels que ceux présents dans l'agriculture), la réaffirmation et la défense de valeurs libertaires à l'international, ou encore des mesures ouvertement dédiées aux thématiques d'extrême-droite (protectionnisme et identitarisme hispanophile), Mazeri Abrogara poursuit son mandat en ponctionnant les électorats de gauche et d'extrême-droite.
Haut de page