
Le jeune homme, pompier volontaire, a réussi à libérer sa soeur, et à la hisser dans le bateau à proximité. Il a ensuite posé un garrot sur sa jambe blessée pour minimiser la perte de sang. Il s'est également assuré de la garder consciente. L'adolescente a été transportée en urgence par hélicoptère jusqu'à l'hôpital militaire d'Ukabumachi. En revanche, les médecins n'ont pas pu sauver la jambe de la jeune fille, qui a dû être amputée. Mais pas de quoi abattre celle-ci, qui a déclaré qu'elle avait été élevée sur l'île avec l'amour de la mer et qu'elle avait l'intention de continuer à plonger malgré le long rétablissement auquel elle doit faire face.

Comme chaque année, les chercheurs du Centre National de Recherche sur la Faune Marine dévoilent leur rapport concernant les attaques de requins sur la côte maronhienne et les eaux territoriales. Et les chiffres sont clairs : les attaques ont augmenté en 2007, après cinq années en baisse. Ce sont ainsi 32 incidents non provoqués qui ont été répertoriés l'année dernière, contre 16 en 2000. Selon le responsable du Centre National de Recherche sur la Faune Marine, les chiffres de cette année sont les plus hauts enregistrés depuis plus de deux décennies. Ils s'expliquent à cause d'une hausse d'activité dans le domaine de la pêche, notamment au large de la côte ouest de Paltoterra, qui a entraîné une baisse significative des poissons, et donc de l'alimentation principal des requins. Ces derniers chercheraient donc davantage de nourriture en se rapprochant des côtes malgré l'activité humaine.
Les scientifiques distinguent les attaques non provoquées, et celles provoquées. Pour ces dernières, ce sont les humains qui initient le contact avec le requin, par exemple lorsqu'un plongeur tente de toucher l'animal, ou lorsqu'un pêcheur retire un requin d'un filet. En 2006, huit attaques ont été mortelles, et parmi elles, six sont considérées comme non provoquées. Sur ces huit décès, trois ont eu lieu près de Urawa-Jima.
