
12 avril 2003 - La Lusna : la région historique du café arkohan

La Lusna entretient une histoire vieille de 80 ans avec la culture caféière.
Un territoire naturellement privilégié.
La majeure partie du café arkencan est produit en Arkoha et particulièrement au sein d’une région : la Lusna. Cette région est située sur l’île de Barano dans sa partie Nord-Ouest, à la transition entre plage et montagne. Ce territoire est caractérisé par la présence d’un des versants des monts arkohans, lui permettant de bénéficier d’un climat chaud et humide, où prolifère une forêt ombrophile sous laquelle prospèrent deux cultures: les cultures cocalières et les cultures caféières.
L’exploitation de ces cultures a longtemps été perpétrée par des fermes traditionnelles, voire quelques haciendas quant à elles détenues par des familles aisées, qui exploitaient la terre et plus encore ceux qui travaillaient à leurs services.
Années 1960, le recul de l’agriculture arkohane.
Le développement économique arkohan des années 1960 a poussé la main-d'œuvre agricole à regagner les villes, où l’essor de l’industrie se mettait lentement en marche et venait revaloriser la politique de rémunération des basses qualifications. Effectivement, l’installation de l’industrie répondait à un accroissement de la consommation des ménages. Là où une personne mangeait toujours annuellement X kilos de produits agricoles, l’industrialisation avait cet avantage de pousser la consommation grâce à des actions d’innovation continue.
Dès lors, l’attractivité du secteur industriel a pris le pas sur le travail au sein des exploitations agricoles. Les haciendas sont devenus de simple résidence lorsqu’elles ne se sont pas tout simplement vidées de toute activité humaine.
Années 1970, la restauration d’une politique agraire viable.
Dans les années 70, les prouesses technologiques qui ont fait naître l’industrie arkohane se déportent sur le secteur agricole. Ce vaste programme de recherche se voit complété d’une réforme agraire portée par son gouvernement de l’époque afin d’y rendre l’activité moins pénible, plus rentable et in fine, mieux rémunérée !
Un effort politico-scientifique qui porte ses fruits avec l’effet d’un certain exode rural jusqu’en 75, provoquant le repeuplement des territoires agricoles de la Lusna. Pour accompagner la reprise agricole de cette région, l'État a durant plusieurs années facilité les regroupements d’exploitants agricoles sous forme de coopératives, octroyant des participations financières avantageuses pour la reprise de terres d’une superficie minimale. Un processus qui était destiné à permettre une meilleure gestion foncière de terrains laissés en friche depuis une dizaine d’années.
Au départ, ces nouveaux exploitants agricoles devaient privilégier des cultures tropicales, profitant des altitudes basses pour la plantation de riz et de maïs mais aussi des bananiers et divers fruits rattachés aux agrumes. Mais très vite le marché intérieur n’est plus le principal débouché agricole et l’écart des bénéfices entre une vente de production caféière à l’international et une vente de céréales au niveau national, incite ces exploitants agricoles à reconvertir leurs productions au bénéfice du café.
Le cours du café exporté, entamé par la hausse significative des productions nationales en 1980.
La défriche croissante de l’île arkohane permet de dévoiler des sols jeunes à la fertilité optimale. Ces nouveaux sols défrichés offriront une hausse importante de la production des caféiculteurs arkohans, au point d’en faire chuter le cours à l’international. Entre les années 1980 et 1990, la classe politique arkohane se renouvelle et un gouvernement d’opposition met fin aux aides dont les coopératives agricoles sont les premières bénéficiaires. Ainsi, différents priviléges jusqu’ici ici
Dès lors, les caféiculteurs comprennent que la priorité n’est plus à produire davantage mais à produire mieux. De plus, le secteur agricole de Lusna continuait de poser desp roblèmes d’attractivité, liés à l’éloignement des villes et de ses commodités. Localement, le nombre d’écoles était effectivement insuffisant, l’accès à l’électricité et le réseau de distribution d’eau n’étaient eux pas complets, l’essentiel du réseau routier était composé de routes escarpées et potentiellement dangereuses. Dans ces conditions, rompre la saisonnalité des ouvriers agricoles pour les inciter à une installation durable était une chose compliquée.
Ce contexte économique local difficile, a poussé les exploitants agricoles à renforcer leurs organisations coopérative, en se politisant à l’échelle local pour prendre part au développement de l’attractivité du territoire. Certains d’entre eux, commencent à construire des parcours de formation à destination des futurs acquérants, pour les équiper des connaissances nécessaires.
Ils financent ou participent bénévolement à la rénovation des routes de la Lusna, à l’équipement des écoles, au développement des réseaux de distribution d’eau et d’électricité. Leur contribution auprès des communautés régionales est importante, essentielle. Sans le savoir, ils viennent d’inventer la politique RSE du secteur agricole en 1995. Aujourd’hui, entre 80 et 90 familles d’exploitants caféiers sont présentes dans la Lusna et elles exportant près de 65% de la production arkohane de café.
