Cela devait être la dernière traversée de William Todd, une de plus à son compteur, mais le capitaine du porte-conteneurs RA Fidelity avait toutes les raisons de penser que son dernier voyage sur les mers septentrionales serait comme tous les autres qu'il avait effectué jusqu'à présent : serein, calme, et sans encombres.

Le RA Fidelity, porte-containers fabriqué dans les chantiers navals de Port-Saint-Anne.Le Fidelity était en outre un navire plutôt récent, immatriculé dans le Reinaume d'Aumérine mais armé par la East Merchant Limited Company, une entreprise d'import-export Lofotène de Nørdvisk, spécialisée dans le fret vers l'Eurysie et certaines contrées du Nazum. Après le sommet de Pembertøn avec Saint-Marquise et le Jashuria, le commerce maritime était si florissant et prospère que les liaisons commerciales se multipliaient à vitesse grand V entre les 3 pays.

Capitaine William Balthazar Todd, 59 ans, 2 ans dans l'UP Navy, 40 années au service de la Marine Marchande. Une météo des plus clémentes, une mer d'huile comme ont dit dans le jargon des marins. Le trajet initial était simple, premier arrêt à Saint-Marquise pour y charger quelques denrées et une partie de l'équipage, puis direction l'Eurysie, avec un premier arrêt en Iwwerdon, puis un second en République de Makt, puis enfin le plus gros du trajet, en direction des mers du Sud avec pour destination finale le Jashuria, où le Fidelity devait décharger l'intégralité de sa cargaison.
MAIS....Parce que l'équipe de nuit avait tardé à réaliser les opérations de maintenance habituelles nécessaires au départ du port de Nørdvisk, et parce qu'un certain formulaire n'avait pas été tamponné au bon endroit par un fonctionnaire négligent des autorités portuaires lofotènes, le Fidelity n'avait pas emprunté la route maritime habituelle, qui passe dans les mers arctiques en longeant les côtes de la République de Makt, certes trajet plus long mais aussi beaucoup plus sûr. Non, pour respecter ses délais imposés par la East Merchant Limited Company, le capitaine Todd n'avait guère eu le choix, sinon c'était de lourdes pénalités de retard, non seulement pour lui mais également pour l'équipage, dont la plupart étaient en situation précaire, voir à la limite de la clandestinité. Aussi il se risqua à contrecœur à emprunter l'axe du Détroit du Pharois, dont la réputation de dangerosité n'était plus à faire. Bien que les autorités Tapioliennes et Pharoises aient tout de même fortement limité et régulé les activité de piraterie dans la région depuis quelques temps, elle n'en restait pas moins...plausibles. Et les navires battant pavillon Lofotèn étaient une cible de choix : pleins à craquer, faiblement protégés, et les provinces-unies n'avaient ni base navale, ni flotte conséquente qui pourrait mettre à mal ou menacer les activités de contrebande dans la région Pharoise.
Alors le capitaine William Todd eut une idée, il avait gardé un vieux drapeau de la fédération Alguarenaise lors de ces pérégrinations précédentes à travers le monde, et demanda à ce que l'on remplace le pavillon Lofotèn avec celui-ci. Il escomptait que les éventuels pirates ne se risqueraient pas à attaquer un navire de la puissante fédération, connue pour son armée et sa flotte conséquente, bien que située à l'autre bout de la terre.
- Etienne Fersen, second du Fidelity :
" Capitaine, les côtes de Tapiolie sont en vue, je suis en contact avec les autorités portuaires de la ville Pharoise de Etelähammas. Ils sont en ligne, c'est à vous Capitaine."- Capitaine William Todd :
" Capitainerie du port d' Etelähammas ? Ici William Todd, capitaine du RA Fidelity, de la marine marchande Lofotène. Avez vous pu recevoir ma demande d'autorisation d'emprunter le détroit aux coordonnées suivante : 456-Alpha-Zoulou-Tango 898 Papa Charlie ?"- Radio :
"Au capitaine du Fidelity, ici la capitainerie du port d' Etelähammas, bien reçu, tout est en ordre, les taxes ont bien été acquittées, vous pouvez emprunter le détroit."- Capitaine William Todd :
" Ici le capitaine du Fidelity, merci, nous empruntons donc la route aux coordonnées transmises. Quelque chose à signaler ?"- Radio :
.....- Radio :
"Ici la capitainerie du port d' Etelähammas, non rien à signaler. Détroit dégagé, peu de navires sur votre route. Bon voyage"- Capitaine William Todd :
"Ici le capitaine du Fidelity, bien reçu, merci. Manoeuvre d'engagement amorcée."Et le porte-conteneurs Fidelity s'engagea donc dans le détroit du Pharois, très large et aux hauts-fonds, dont les fort courants sont connus de tous les marins qui se respectent. La traversée du détroit ne devait prendre que 2 jours, 3 jours au plus. La première journée, froide mais ensoleillée, se déroula sans le moindre incident. Les hommes en avaient même profiter pour faire une petite partie de volley-ball sur le pont arrière, entre 4 containers.
En cette matinée du deuxième jour en revanche, un épais brouillard à couper au couteau enveloppait le navire. Le Capitaine Todd était à la manœuvre, les yeux rivés sur ses instruments de bord et il ne fit pas vraiment attention au radar ni aux alarmes d'approches.
Puis le brouillard se dissipa aussi vite qu'il était apparu, et le capitaine Todd marqua une profonde inspiration de soulagement. Les marins détestent les brumes...
BIP-BIP-BIP
BIP-BIP-BIP- Etienne Fersen :
"Capitaine, ce bruit, c'est...."- Capitaine Todd :
"C'est le radar d'approche, non, non, non, non...."Il se rua sur le radar, et ses craintes se confirmèrent à mesure que son visage s'assombrissait :
- Capitaine Todd :
"Monsieur Fersen, alarme de proximité ! Ce n'est pas un exercice, nous allons être abordé. Vous connaissez le protocole de sécurité"- Etienne Fersen :
"Putain de bordel de merde ! A tout l'équipage, alerte abordage, je répète alerte abordage. Babord, Tribord, actionnez tous les canons à eau, pression maximale, visez par le haut !"

Le Fidelity, tous ses canons à eau faisant "feu" de tout bois pour éviter l'abordage.Une alarme stridente retentit sur tout le navire, les hommes se mirent à paniquer et à s'agiter en tout sens.
- Capitaine Todd :
"Monsieur Fersen vous avez le commandement du navire je reviens. "William Todd se précipita dans sa cabine, retira une clé qu'il avait autour du cou, et ouvrir un coffre astucieusement dissimulé sous son bureau. Il en sorti un révolver et 6 balles.
- Etienne Fersen :
"Capitaine sur la passerelle ! Manœuvre d'abordage en cours il y a 2 ..non 3...peut être plus embarcations légères, de type vedettes ou navettes...elles sont bien trop rapides, elles esquivent nos lances à eaux...fais chier!!!!"- Capitaine Todd, en train de charger frénétiquement son révolver tout en gardant un étonnant sang-froid :
"Monsieur Fersen, c'est trop tard, préparez vous à vivre l'une des pires expériences de votre vie, la deuxième de ma carrière, nous allons être abordé et pris en otage. Ils ne connaissent pas le navire ni sa configuration, il leur faudra au moins 10 bonnes minutes avant d'atteindre la passerelle. Je veux que vous consacriez l'intégralité de ces 10 minutes à envoyer des messages de détresse à tout vas, sur tous les canaux et toutes les fréquences. Dites leur que le porte-container Fidelity de la Marine marchande du Lofotèn vient d'être arraisonné et pris en otage par des pirates, très probablement de la Fraternité des Mers du Nord si j'en juge par le type d'embarcation et leur méthodes d'attaques éclairs."

Pirates de la Fraternité à leur poste d'observation, préparant leur stratégie d'abordage grâce à leur vedettes rapides et maniables.
Un cri venu d'on ne sait où
"Ils sont à bord" !- Capitaine Todd :
"Monsieur Fersen, dites aux hommes de se regrouper sur la passerelle, de n'opposer aucune résistance, et de lever les mains vers le ciel s'ils font une mauvaise rencontre. Ce ne sont pas des enfants de chœur, mais ce ne sont pas non plus des assassins,enfin je crois, il n'est pas dans leur intérêt de commettre des meurtres, donc...que personne ne joue au héros. Monsieur Fersen, des retours suite à nos message de détresse ?"- Etienne Fersen :
"Capitaine, je reçois un retour de l'UP Navy !"- Capitaine Todd :
" L'UP Navy ? Ici ?"- Etienne Fersen :
" Ils évacuent des ressortissants de Kotios, un navire cargo et 2 patrouilleurs ont été déroutés vers notre position"- Capitaine Todd :
" Par tous les Dieux du Nord, ils..."BAAAAAAAM : La porte de la passerelle fut fracassée avant que le capitaine ait pu terminer sa phrase. La suite fut chaotique, des tirs en l'air, on fit mettre à genoux tout le monde, ca criait, ca hurlait, et pour imposer une forme ultime de respect, les pirates Pharois firent un exemple en prenant un marin, et en lui fracassant le crâne avec la crosse d'un fusil, ce qui ne le tua pas mais il perdit connaissance, ce qui eut pour effet immédiat de calmer tous les autres.
- Capitaine Todd :
"Nous ne sommes pas armés, nous ne sommes pas armés, nous sommes Alguarenais , sous la protection de la Fédération, et..."PAF, coup de crosse au niveau de la joue du capitaine.

Le Capitaine Magnus Redskin, illustre corsaire membre de la Fraternité du Nord- Magnus Redskin, chef des pirates :
"Toi, ducon, tu parleras quand on t'y autoriseras. Tu croyais peut être qu'on l'ignorait ton petit jeu, et que ton petit numéro de passe passe du drapeau alguarenais suffirait à vous protéger ? Ah ah, ca aide d'avoir un cousin qui travaille à la capitainerie d' Etelähammas."- Pourritures de Pharois- Magnus Redskin :
"Quoi, qu'entends-je ?"- Capitaine Todd :
"Non, laissez le je vous prie, il est sous le choc..."- Magnus Redskin :
"Nous les Pharois avons nos propres méthodes...petite démonstration".Le pirate fit une clé de bras au marin Lofotèn, puis l'amena dans la cabine attenante à la passerelle où se trouvait une salle d'eau et un lavabo. Il en remplit le lavabo, et maintint la tête du marin dedans, l'eau coulant à flot, ce dernier suffoquant et tentant de se débattre en vain
-Il va le noyer...faites quelque chose- Magnus Redskin :
"Le noyer ? Oh non ça, c'est notre façon de le baptiser...regardez le s'agiter dans tous les sens, moi si j'étais toi mon petit gars, je garderais mon oxygène et mon énergie...tu sais ca va finir par te manquer...ca y est...t'es calmé ?"Les autres pirates se mirent à rire, tout en maintenant leurs fusils automatiques braqués sur les marins.
Etienne Fersen vit alors le révolver du Capitaine Todd dépasser de sa chemise, les deux hommes se regardèrent, et William Todd fit un léger mouvement de gauche à droite afin de signifier sa désapprobation à son second pour la très mauvaise idée de ce qu'il avait en tête.
- Magnus Redskin :
"Messieurs, je sais pertinemment que les portes-containers des Provinces-Unies du lofoten possèdent une grande quantité d'argent liquide afin de s'acquitter des diverses taxes, tributs, pots de vin, que votre chère compagnie aime tant distribuer à nos gourmands fonctionnaires. Voyez donc cela comme...un prélèvement de plus. Allez, tout ça sera réglé dans quelques minutes...oui c'est sûr vous ne pourrez pas terminer votre voyage, mais vous avez deux options, rentrez chez vous les mains vides, mais en vie, ou bien rentrez chez vous entre 4 planches de sapin ? Avouez que c'est quand même une décision facile à prendre ? Oh vous voulez qu'on joue au jeu de "moi je compte" et vous vous attendez le dernier moment pour accéder à ma requête ? Jouons à un autre jeu, celui de "je fais exploser la tête de votre capitaine si je n'ai pas ce que je veux dans les 3 secondes qui arrivent..."S'en fut trop pour Etienne Fersen, qui saisit cet instant où tous les hommes semblent comme absorbés par le charisme de leur capitaine, il bondit sur l'un des assaillants en se faisant rouler sur le côté du capitaine Todd...
Le révolver glissa sur le pont...il s'écoula environ 0,5 secondes après que tout le monde ait vu l'arme chargée qui n'attendait qu'à être saisie. Etienne tenta sa chance, se jeta dessus, mais au moment où ses doigts eurent un contact froid et métallique, ils touchèrent également d'autre doigts, celui d'un pirate. Une lutte entre les deux hommes s'engagea, mais dans le combat, inégal qui plus est, car les pirates étaient beaucoup plus aguerris, et d'une force musculaire bien supérieure aux marins des marines marchandes, le révolver glissa à nouveau jusqu'au pieds du capitaine Magnus. Ce dernier se saisit de l'arme, mit en joue Etienne Fersen, qui pétrifié, s'immobilisa instinctivement, levant les bras en l'air :
- Magnus Redskin :
"Ah je dois dire que toi mon gars t'es un couillu, on m'avait pourtant dit que les Lofotèns étaient tous des fiottes, des fillettes apeurées fuyant le moindre danger, qu'ils pensaient que tout se résolvait à coup de billet. Voyez-vous, je hais deux choses plus que tout dans la vie : que mes cheveux sentent la vase...et les enflures de capitalistes tels que vos dirigeants".BANG...la balle partit, et vint perforer la jambe droite du second, ce dernier s'écroula quasi instantanément en hurlant de douleur. Le sang gicla sur le sol de la passerelle et sur la chemise blanche du capitaine Todd.
- Mais vous êtes malades !!!! Qu'est-ce que vous avez fait ?- Magnus Redskin :
"Moi ? Oh mais je viens de lui sauver la vie pardi ! Voyez vous il ne jouera plus jamais au héros, se gardera désormais à l'avenir de toute initiative qui pourrait lui être fatale, oh certes il perdra peut être sa jambe ça c'est fort probable, et cela mettra également un point final à sa carrière dans la marine, mais du coup il trouvera un emploi de bureau sous-payé à terre, un boulot sans le moindre danger, et profitera de ses derniers jours heureux, sur terre.
Vous nettoierez le sang plus tard capitaine, je vous laisse 3 secondes supplémentaires pour me dire où vous stocker le liquide. Sinon votre second perdra plus qu'une simple jambe. Je suis un homme d'une grande patience, mais voyez vous, je commence à avoir des démangeaisons, puis j'ai un début d'arthrite, du coup, quand je suis un peu nerveux, mes doigts ne répondent plus à mon cerveau, et c'est jamais bon signe quand je tiens un fusil, vous voyez où je veux en venir...- Capitaine Todd :
"Le coffre dans ma cabine, la combinaison c'est 12-11-76."
- Magnus Redskin :
"Et ben voilà...c'est la date anniversaire de votre mariage je suppose ? C'est d'un romantique"Rire gras de la part des pirates.
-Pirate :
" Capitaine, des navires en vue, au moins trois"- Magnus Redskin :
"De nos amis du Pharois Syndikaali ?"-Pirate :
"Non je crois qu'ils arborent des pavillons militaires, la flotte Lofotène.- Magnus Redskin :
"Mes aïeux... ils sont rapides. Messieurs ce fut un plaisir vraiment ,nous avons ce pourquoi nous sommes venus, on part immédiatement. Vous savez ce qu'il vous reste à faire, nous allons leur offrir un peu de distraction à ces gens là.
[Passerelle du patrouilleur UPS Sovereign :]- Opérateur radar :
" Capitaine, le porte-container Fidelity est en vue. J'ai également 3 non 4 embarcations de type navette et...oh mon dieu...j'aperçois de la fumée, beaucoup de fumée, il y a un incendie sur le Fidelity."
Le Fidelity en proie a un incendie volontairement allumé par les pirates pour forcer l'UP Navy à se porter au secours du porte conteneur en perdition et les dissuader de se lancer à leur poursuite. Une stratégie des plus ingénieuses...- Capitaine Evans :
"En avant toute, envoyer ce message au navire-cargo, qu'il fasse cap immédiatement vers le Fidelity, nous, nous allons donner la chasse à ses maudits pirates, c'est une occasion inespérée de porter un coup à ces maudits vautours de la mer, et tant pis pour les conséquences avec le Syndikaali.""Action station", tout le monde à son poste de combat, "action station", tout le monde à son poste de combat, crièrent tous les haut parleurs dans les coursives du patrouilleur.
- Opérateur radar :
" Ils sont en visuels mais bien trop éloignés, on peut tenter de les toucher avec nos mitrailleuses de 12 mm."-Capitaine Evans :
"Bien, feu à volonté, pas de tirs de semonce."
Artilleurs de l'UPS Sovereign, prêts à faire feu.
TADADADADADADA...les mitrailleuses du pont-supérieur crachaient un feu en rafales discontinues en direction des navires ennemis mais ratèrent leur cible. Faible en portée et en précision, les patrouilleurs n'étaient décidément pas adaptées à ce genre de situation.
-Capitaine Evans :
"Maintenez notre vitesse à 18 nœuds, j'ai une idée, on tente une manœuvre dite de la "Pince du Crabe" avec le second patrouilleur, l'UPS Paul Johnson.[Passerelle de l'UPS Paul Johnson]- Opérateur Radio :
"Demande de manœuvre bien reçue, 54° à babord.....nous avons un angle de tir, je répète nous avons un angle de tir. Ils sont juste en face de nous mais nous n'avons aucune arme capable de les atteindre. "- Capitaine Edwards :
" Tirez avec le canon de 38 dans leur direction !"- Opérateur Radio :
"Mais nous avons moins de 1% de probabilité de les toucher si...."- Capitaine Edwards :
"Je ne veux pas que vous les touchiez, je veux que les impacts dans l'eau créent de tels remous et de telles vagues qu'avec leur vitesse, et un peu de chance, une de leurs embarcations se soulève et se retourne.- Opérateur Radio :
"Bien compris, tir à volonté avec le canon de 38. FEU !Les canons se levèrent et crachèrent quelques obus dont les trajectoires en cloche s'abîmèrent en mer et ratèrent bien évidemment leur cible, mais comme prévu, les énormes explosions soulevèrent d'importantes masses d'eau à proximité des vedettes ennemies, la plupart d'entre elles éviteront ces écueils, mais l'une fut moins chanceuse, et prit une vague un peu trop vite, dans la panique, le pilote fit une erreur et barra trop vite à tribord, ce qui eu pour effet de faire chavirer dangereusement l'embarcation jusqu'à...ce qu'elle se retourne. Immobilisée, elle fut alors une cible de choix pour les mitrailleurs de l'UPS Sovereign

L'UPS Paul Johnson en manœuvre d'approche de la vedette de la fraternité.UPS Sovereign se rendit immédiatement aux coordonnées du naufrage pour récupérer les éventuels survivants.
- Capitaine Edwards :
"Abandon des poursuites des autres embarcations, ils sont déjà bien trop loin, nous n'avons pas l'autorisation de les poursuivre dans les eaux pharoises restez bien à distance, ce n'est pas le moment de risquer un incident diplomatique avec le Syndikaali. Rapport de combats, d'avaries et des blessés éventuels. Rapportez à Contrôle que l'opération de sauvetage est terminée "Epilogue :
- L'incendie sur le Fidelity fut maîtrisé, et l'équipage fut sauvé dans on intégralité.
- Le second Etienne Fersen fut amputé de sa jambe, et une fois rentré à Nørdvisk, et devint vendeur de voitures d'occasion. Il ne reprit plus jamais la mer.
- Le reste de l'équipage fut remercié par la East Merchant Limited Company , et certains regagnèrent Kotios et de l'EDLF que certains avaient fuient. Il n'existe plus de trace à ce jour de ce qu'ils sont devenus.
- Le Capitaine William Todd fut bien entendu privé de son bonus, et sa compagnie intenta un procès à son encontre pour négligence ayant mis en péril la cargaison et l'équipage. Il perdit son procès et dut renoncer à tous ses avantages de carrière, et se contenta d'une minuscule pension de retraite après 40 ans de bons et loyaux services. Il sombra dans l'alcool et la dépression et fut interné au Bellevue Hospital de Pembertøn.
- La East Merchant Limited Company remit très vite en service le Fidelity avec à sa tête un nouveau capitaine et un nouvel équipage. Cette année là elle fit des bénéfices records.
- L'UPS Sovereign et l'UPS Paul Johnson se rendirent sur le site du naufrage de la vedette de la Fraternité, mais ne trouvèrent ni rescapés, ni cadavres. Soient ils 'étaient tous noyés et leurs corps avaient sombré, soient ils s'en étaient tous sortis sans que l'on comprenne vraiment bien pourquoi.
- Le Capitaine Magnus Redskins et son équipage disparurent un temps de la circulation, après avoir dérobé plus de 300 000 Dråkks. La somme fut néanmoins rapidement dilapidée, et les pirates se remirent en activité quelques semaines après sans avoir été le moins du monde inquiété.
- Le cousin du capitaine fut promu à la capitainerie du port d' Etelähammas.
- Les navires marchands Lofotèns empruntent toujours à leurs risques et périls le Détroit du Pharois