

L’attractivité du territoire a une incidence directe sur le développement économique de ce dernier. Le Talcadal, mauvais élève arkohan en la matière, voit les acteurs publics et privés de sa région se mobiliser. Une mobilisation totale ô combien nécessaire pour développer conjointement, des réponses efficaces compte tenu des contraintes locales, dans la dynamisation du territoire et l’agrandissement urbain.
Le problème, connu de chacun, oblige maintenant les administrations publiques et les acteurs économiques privés, à travailler de concert, se promettant une revanche des régions provinciales sur les grandes régions urbaines du pays.
Le développement rapide des centres urbains d’Aserjuco et de Pomosejo sont paradoxalement des opportunités pour les régions provinciales, qui souhaiteraient voir arriver chez elles des ménages aisés aspirant à la tranquillité. De plus en plus d’arkohans ambitionnent effectivement de suivre un train de vie moins rythmé, avec vue sur des étendues vertes et bleues.
“L’ïle de Malmana entretient des reliefs mais aussi de larges espaces balnéaires, il y en a pour tous les goûts et le Talcadal a des arguments à leur faire valoir” explique ainsi Ugo Manillo, chargé de relations publiques au conseil régional du Talcadal.
Selon différentes enquêtes d’opinion publiées sur le site régional en ligne du Talcadal, près de 47% des sondés habitant la région de Sobraraz, seraient prêts à déménager pour gagner la province. Parmi les destinations provinciales privilégiées, le Talcadal apparaît en deuxième place derrière la Pantina. La revanche des milieux ruraux est-elle actée? Les élus locaux du Talcadal veulent en tout cas y croire et redoublent d’efforts dans la communication positive du Talcadal, à un niveau interrégional.
Pour l’heure, ce constat n’est pas partagé d’une région à l’autre et de nombreuses découpes administratives restent relativement étrangères à toutes les bonnes nouvelles annoncées. Mais à un échelon national, la tendance est palpable et les cartes, bel et bien redistribuées. Si le dépeuplement des grandes cités urbaines peut être évoqué, il faut néanmoins préciser que cette migration est au bénéfice des agglomérations moyennes et non les foyers ruraux de quelques centaines, voire milliers d’habitants. “Les gens de la ville veulent une ville au vert, et toutes les commodités que cela implique. Ce sont les villes à taille humaine qui profite de cet engouement, pas les villages…” nuance le fonctionnaire de l'administration régionale.
Pour ne laisser personne sur le bord de la route, la région et les collectivités concernées redoublent d’ardeur dans la communication positive et les perspectives entretenues sur différentes petites villes et villages, travaillant parfois en intercommunalité pour se donner plus de poids. Des objectifs de communication fondés sur des slogans percutants, à l’instar de “mi próxima pequeña ciudad” (#mppc), littéralement “ma prochaine petite ville”. Ce programme régional s’articule autour d’actions de communication destinée à vanter la réussite locale en matière d’installation d’entreprises, d’atypisme architectural et culturel, de loisirs et autres commodités telles que la présence de crèche, d’hôpitaux et lieux d’enseignement, permettant à chacun de se projeter.
Dolonito, chef-lieu régional du Talcadal, a longtemps raté ses rendez-vous avec la réussite. Pourtant limitrophe avec la Sobraraz et située à moins d’une heure et , le centre administratif du Talcadal a des atouts pour provoquer le coup de cœur des habitants de la mégalopole arkohane.
Méconnue, Dolonito souhaite donc recomposer son espace territorial, pour offrir la check-list gagnante des commodités appréciées par les citadins:
- un réseau routier performant, permettant la traversée du Talcadal en moins de 3h,
- une couverture médicale d’importance et une cartographie des lieux d'enseignement régionaux,
- un tourisme vertueux, venant visiter la région du Talcadal pour ce qu’elle est et non pour ce qu’elle pourrait devenir avec la construction de centre de vacances.
L’absence d’autoroute au Talcadal a longtemps été un frein pour profiter de la démétropolisation du territoire. Conjointement à ses chantiers d’amélioration, la région du Talcadal souhaite désormais accompagner chaque nouveau projet d’une communication vivante, alimentée sur des témoignages d’habitants locaux. “Tout est mis en œuvre par la région, afin de redynamiser les centres-villes des petites et moyennes agglomérations.” Pour nous en convaincre, le fonctionnaire a vanté les mérites d’une cellule d’accompagnement à l’entrepreneuriat, de spots télévisés destinés à la promotion du territoire et de ses acteurs…
Après pas moins de 60 ans de retard, les autorités publiques de l'État et celles locales, ont compris la nécessité de renforcer l’attractivité du territoire, pour créer les opportunités professionnelles indispensables à une homogénéisation de l’activité économique et industrielle sur tout le territoire national. Et les élus locaux ainsi que les habitants, aiment à penser qu’il reste encore beaucoup de pain blanc à manger pour la région du Talcadal.
Avec le Talcadal, d’autres régions sont aussi amenées à repenser leur attractivité, pour stopper les idées conçues autour de la capitale de Pomosejo et arrêter de croire que rien ne puisse prendre forme en dehors de la capitale et des grandes métropoles arkohanes.