Ainsi, l'histoire de la Maronhi est étroitement liée à l'arrivée des premières gazes et moustiquaires sur son territoire. Au début de la colonisation, les colons burujois furent confrontés à des défis sanitaires majeurs. Les moustiques, porteurs de maladies tropicales telles que le paludisme et la dengue, faisaient des ravages parmi la population. Les pertes humaines étaient considérables ; il était donc impératif de trouver une solution. Les moustiquaires, qu'elles soient tendues, posées ou portées, devinrent rapidement une arme essentielle dans la lutte contre ces épidémies dévastatrices. L'idée de les utiliser comme moyen de protection était largement répandue au Nazum méridional, mais les habitants de la Maronhi les adaptèrent à leurs besoins spécifiques. Le climat chaud et humide de la région exigeait une toile légère et aérée, donc de soie ou de coton en remplacement du lin et de la laine ; mais aussi bientôt imprégnée, avant même l'apparition des pyréthrinoïdes en Occident, de répulsifs pour les insectes encore largement utilisés sur le plateau maronhien : principalement du monoï de Tairopototo et divers agrumes locaux, mais également du vinaigre, du basilic, du clou de girofle et de l'ail.

Le nouveau commerce florissant de l'ichimegasa propulsa le secteur artisanal maronhien. La demande grandissante pour ces couvre-chefs uniques ne cessa de croître, et bientôt, l'ichimegasa était massivement expédié hors des frontières de la colonie, où il devint une curiosité exotique prisée par les collectionneurs, mais aussi par les paysans. Aujourd'hui, l'histoire de la moustiquaire et de l'ichimegasa en Maronhi continue de fasciner et d'inspirer. La Maronhi est devenue un centre de préservation de ces traditions uniques, et l'ichimegasa est un objet précieux exposé dans les musées du pays. À l'heure des vaccins efficaces contre le paludisme et la dengue, celui demeure encore porté, régulièrement, mais est aussi très présent lors de festivals, rappelant aux générations futures l'importance de la lutte contre les maladies tropicales et le patrimoine culturel unique de la Maronhi. L'histoire des étoffes moustiquaires en Maronhi est un témoignage flagrant de la capacité de l'humanité à s'adapter, à innover et à lutter contre les défis sanitaires les plus graves malgré des connaissances scientifiques limitées. Elle est également un rappel que des objets, aussi modestes puissent-ils paraître, comme une toile légère, peuvent avoir un impact profond sur la vie des gens et façonner durablement l'histoire de nations entières. En préservant cette histoire, la Maronhi tient à honorer ses racines pour regarder vers l'avenir sans fléchir, déterminée à protéger la santé de ses habitants de manière plus efficace, une volonté perceptible ses dernières années avec des progrès pharmacologiques et vaccinogènes d'importances.
