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[PRESSE] Médias arkohans - Page 5

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Noticias d'Arkoha

15 mai 2017 - Agitation au Parlement fédéral : la rentrée mouvementée d'Ulvez dans l'opposition, privé de débats parlementaires autour de deux mesures phares.


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Ulvèz Perogalata a pris la parole devant l'assemblée parlementaire fédérale, pour dénoncer l'immobilisme parlementaire né d'une série irréfrénable d'amendements visant à bloquer la mise au vote de deux mesures phares du programme économique de la Ligue Souverainiste.

A Aserjuco, les sessions parlementaires se suivent mais ne se ressemblent pas, après que l'une d'elles se soit ouverte hier par un débat à l'initiative du député fédéral et chef de file de la coalition de la Ligue Souverainiste, Ulvèz Perogalata. Dès les premières minutes de son discours, l'homme désormais gratifié du statut de figure de proue au sein du premier parti d'opposition alguareno, s'est illustré par une intervention aussi virulente que maîtrisée. Et tandis que le président du Parlement Fédéral donnait, d'une voix formelle, le coup d'envoi de cette séance, le député Perogalata a bondi aux sens propre et figuré sur l'occasion, pour dénoncer "le dédain de la présidence fédérale de Luis Saragoza-Medina, qu'il accuse de bloquer le dialogue parlement depuis maintenant plusieurs mois. Peu de mises au vote relatives à des propositions structurantes, avec les questions économiques et sociales en tête, s'en est trop pour le délégataire du peuple crédité de plus de huit millions de voix lors des précédentes élections. Une lenteur qu'il n'hésite plus à comparer avec de l'arrogance de la part du pouvoir en place, ciblant directement la majorité présidentielle incarnée par le MPF et ses alliés de l'UCR.

Un coup d'éclat qui a pris tout le monde de court, à commencer par la majorité présidentielle et le Vice-Président Valentino Irenez, dans l'oeil du cyclone après le dépôt d'une série d'amendements ayant bloqué la mise au vote des premières mesures économiques et sociales de la Ligue Souverainiste, à commencer par un projet de loi visant le contrôle strict de la monnaie et prévoyant le maintien aux coffres d'une quantité d'or plus importante qu'actuellement. Un projet de loi qui, dans les proportions définies, interdirait une part conséquent des projets de revente de l'or national. Dans l'ombre des amendements massivement déposés par la majorité présidentielle, se trouvent également les projets de vote en lien avec la réduction substantielle de l'impôt à destination des petites et moyennes entreprises relevant d'une production issue d'un savoir-faire national. Une préférence nationale qui dérange la majorité présidentielle, craignant de voir un mauvais signal pour les entreprises étrangères qui entendent investir sur le territoire alguareno mais se trouveraient en position de concurrence déloyale face à des entreprises identifiées comme relevant d'un savoir-faire national.

Se drapant sous une volonté de ne pas décourager la concurrence étrangère installée sur le sol alguareno, ni d'interrompre les processus de vente de ressources aurifères sur les marchés internationaux, la majorité présidentielle joue la montre, couvrant peut-être les entreprises étrangères ayant entamé des transactions pour s'installer sur le territoire alguareno, en sus des particuliers fortunés engagés dans un processus d'acquisition de matières aurifères. Les projets de loi portés par Ulvèz Perogalata et aujourd'hui chahutés par la majorité présidentielle, sont peut-être les vrais maux de notre société, tandis qu'on s'offusque d'un manque de rondeurs dans les échanges parlementaires à Aserjuco. La Manifestación Popular Federal (MPF), est pointée du doigt et depuis la cible des critiques les plus vives d'Ulvèz Perogalata. Si bien que face à ces attaques, les bancs du gouvernement ont d'abord opposé ce que l'on pourrait qualifier de silence tendu, avant que plusieurs députés de la majorité ne répliquent fermement, accusant Ulvèz de "populisme incendiaire".

Un chaos parlementaire généralisé ou presque, quand vous opposez les deux partis principaux à la tête de la politique nationale. De quoi amener l'intervention du président de séance, afin de rétablir le calme, au sein d'un hémicycle à la tension pour le moins palpable. Les députés du MPF et de ses alliés à l'instar de l'UCR se sont ainsi levés pour protester contre "une prise de parole intempestive" et un "outrage" fait aux processus parlementaires eux-mêmes, dans lesquels le dépôt d'amendement, fut-il multiple, est "recevable". Les extrêmes, en incluant aussi largement ceux de la gauche qu'est le GCCO (Grupo Confederal por la Clase Obrera), ont applaudi mollement et avec ironie le report des votes, un sourire néanmoins vissé aux lèvres, heureux de voir la majorité bousculée sur ses certitudes. "C'est un électrochoc nécessaire, notre démocratie est en crise. On ne peut pas suspendre les projets des représentants du peuple au travers de manoeuvres parlementaires fallacieuses visant à déplacer des virgules" s'est justifié l'homme politique, malheureux second aux dernières élections présidentielles fédérales. L'évènement fait ici office de passe d'armes au sommet de l'institution parlementaire qui illustre les crises profondes de notre pays et le mal donné à notre démocratie, incapable de se mouvoir pour mettre au vote les projets de loi attendus par le Peuple. Cet évènement sonne alors comme un appel à la défiance, autour de l'écran de fumée entamé par la présidence fédérale, pour court-circuiter une volonté de changement amorcé lors de la présidentielle et confirmé pendant les législatives.

"La colère de Perogalata est aussi légitime et cohérente que l'orage venant après une chaleur étouffante prolongée. Il est le leader, le lanceur d'alerte dont a besoin notre pays. Son intervention vise à renseigner le Peuple sur ce qu'il se passe présentement dans les institutions chargées de le représenter. Nulle chaos, nul populisme, juste les besoins de transparence et de vérité dus à nos fonctions" explique Andrés Villanueva, député de la Ligue Souverainiste. "Ulvèz Parogalata n'est pas un showman mais la voix montante d'une politique pour le Peuple, en redonnant de la visibilité aux mécanismes et biais qui s'y trouvent." Et il est vrai que la vision partagée autour de son intervention fait mouche auprès de certains arrondissements, réinvestis depuis peu dans la politique et soucieux de ne pas se voir priver d'une volonté de changement, par une oligarchie multidécennale.

Sommé de s'expliquer sur ces propos, Ulvèz Perogalata persiste et signe, pas plus tard encore que ce matin, où lors d'une courte allocution devant la presse présente à son entrée au Parlement Fédéral, "Oui j'ai haussé le ton, j'ai tapé du poing sur la table, car trop d voix sont étouffées, à commencer par celle du Peuple. Il nous faut redonner de la vie au débat parlementaire, de la vie au débat démocratique alguareno... L'heure est trop grave pour qu'il en soit autrement. Le Peuple doit savoir et s'offrir les moyens de bouger les lignes. Je ne suis qu'un lanceur d'alerte, le Peuple saura mieux que quiconque ce qu'il est bon de faire." Dans le même couloir menant aux bancs du Parlement Fédéral, plusieurs députés de l'Unión de Ciudadanos Responsables (UCR), membres de la coalition présidentielle, affichent leur dédain et leur gêne. Les journées passées à l'assemblée parlementaire fédérale sont actuellement sujettes à de nombreux rebondissements, tous guidés par le désir ainsi que le devoir d'informer dont Ulvèz Perogalata entend se faire l'incarnation. Une voix forte, une vision audacieuse et une pensée citoyenne, pour que le pays puisse enclencher les réformes dont il a besoin et souhaitant par conséquent surmonter la crise actuelle. Les manoeuvres politiques du MPF, perçues comme viles par la Ligue Souverainiste doivent prendre fin dans la rue, de la bouche même d'Ulvèz Perogalata qui entend "soumettre au peuple la trajectoire politique ambitionnée pour le pays", fut-elle si nécessaire au besoin d'un référendum.

Il reste donc à déterminer si cette situation politique est de nature à alimenter une réforme institutionnelle ou une crise politique plus grande. Les prochaines semaines seront révélatrices de l'orientation envisagée, tandis que les leaders de la Ligue Souverainiste entendent déjà alerter et mobiliser la rue face à ce qu'ils considèrent comme un hold up institutionnel et une entrave au débat parlementaire. D'autres prônent un retour à l'apaisement et entendent profiter de la sortie d'Ulvèz Perogalata pour débuter des discussions constructives qui permettrait de rompre l'immobilisme parlementaire né d'une surproduction d'amendements disjointes, afin d'alourdir les processus de votes et rendre caduques les calendriers initialement convenus à celui-ci. Mais Ulvèz Perogalata l'affirme déjà sans ambage, le débat ne se veut pas économique et procédural mais existentiel, pour dynamiser le processus parlementaire et accélérer la mise au vote d'un plus grand nombre de projets de loi. Une manière pour Ulvèz Perogalata, manière bien à lui convenons en, de rappeller que les électeurs alguarenos peuvent légitimement attendre de cette affaire plus de représentativité, de dignité, d'aspirations, amorcées par la refonte de certains éléments procéduraux aujourd'hui à même de mettre à l'arrêt le débat parlementaire fédéral.
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El Globo
18 mai 2017 - Ulvèz Perogalata, le lanceur d'alerte ou l'incendiaire débridé?

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Ulvèz Perogalata, le super héros ou héraut super embrassant.

Certains journaux n'en finissent plus de se déchirer pour présenter le député fédéral et président de groupe la Ligue Souverainiste à l'Assemblée Parlementaire Fédérale Ulvèz Perogalata. Et les suites données à son intervention en assemblée le 15 mai dernier que chacun s'accorde malgré tout à qualifier désormais de fracassante. Une personnalité bouillonnante, inscrite depuis peu au devant de la scène politique, après qu'il eut remplacé aux dernières élections présidentielles fédérales le malheureux Cristobal Tenorio, allégorie de la débâcle de la Ligue Souverainiste en 2008. Incarnant sans équivoque l'opposition face à la coalition présidentielle portée par le MPF et l'UCR, qui est l'enthousiaste encolanaltèque amateur de croquetas? Un trublion en chemise nazumi ou le sang neuf chargé de guérir un système démocratique décadent?

Dompteur de la colère populaire, Ulvèz Perogalata est avant-tout un style nouveau dans le paysage politique alguareno avec lequel la sphère médiatique a des difficultés à interagir lorsqu'elle n'entend pas faire feu de tout son bois. Bientôt âgé de quarante ans, Ulvèz Perogalata est jeune politiquement pour occuper le rôle de leader à la première force d'opposition dans le pays. Une image qui peine à la crédibiliser auprès d'une partie de l'opinion mais qui au contraire, véhicule le portrait d'un mouton noir, d'un apparatchik que les médias entendent nourrir jusqu'à maturité. Un style tranchant, des raccourcis expédiés, une vulgarisation populiste des environnements macroéconomiques alentours, Ulvèz Perogalata vient en dépit de ce que chacun peut penser de lui, se fait connaitre sous son étiquette propre, après un parti de la Ligue Souverainiste d'ordinaire bien étrangère aux étalages de griefs en public. Un style tranchant qui a tôt fait de faire oublier la défaite portée par son prédécesseur et son mentor Cristobal Tenorio. Amateur de punchlines, il parle fort et souvent, se faisant tantôt un tribun charismatique tantôt le vilipendeur d'un système rejeté sur la base de positions dogmatiques. Sans demi-mesure, il est l'incarnation d'un discours politique renouvelé, voulu plus direct et plus percutant.

Une nouvelle vision et voix données à la politique? Pas si sûr, car à y regarder de plus près, le show Perogalata est inscrit dans une tradition bien connue qui est celle d'un tribun justifiant d'un certain charisme alimenté d'un franc parler. "Moins de grenadiers plus de snipers" ironise un député du SDM (le parti de gauche) qui nous laisse entendre que l'opposition n'est pas celle qui consiste à faire grand bruit mais à donner des alternatives justes et pertinentes. "Ulvèz Perogalata est aujourd'hui en train de capitaliser un vide laissé par les technocrates de gauche et de droite qui ne savent plus parler au Peuple" admet amèrement Esteban Lùbbano, député fédéral du MPF. "Mais les propositions solides tardent à venir" entend-il malgré tout nuancer à notre micro. "Le Peuple n'a pas e problème avec la politique de Saragoza-Medina il a un problème avec la fonction même d'hommes politiques, rendues hors de portée des gens qu'il est sensé guider. Le discours politique est rendu inintelligible et ne trouve plus le soutien populaire escompté malgré des résultats économiques miraculeux." Une critique vive qui assoit l'idée selon laquelle Ulvèz Perogalata serait plus à même de critiquer que de structurer une politique générale. "Un bon opposant mais un mauvais leader" conclut-il, rappelant ainsi que le succès de la Ligue Souverainiste tient aussi des lacunes de la politique du MPF.

Le souverainisme, l'extrémisme de raison (et) d'opportunité?

Le député Perogalata se veut le catalyseur de toutes les indignations, si bien qu'on l'a vu applaudi par le parti d'extrême gauche du Grupo Confederal por la Clase Obrera (GCCO) ainsi que par certains électeurs de gauche et droite. Cette capacité à toucher un public très large, tant par le statut d'électeur que député fédéral élu, de droite comme de gauche, fait clairement sa force. Mais le député peut il transformer ces soutiens circonstanciés en votes, l'homme entend le croire. Mais pour les analystes politiques, nous en sommes encore à un stade embryonnaire. "Rassembler les électorats et politiques de gauche et droite sera mission impossible. Vous pouvez les mettre d'accord sur la nécessité de réformer le processus parlementaire pour défaire des situations de blocage par amendement mais vous êtes encore loin d'une politique générale satisfaisante aux soutiens venant de parts et d'autres. Les thèmes consensuels autour de l'économie et des questions sociales, est encore loin" tempère pour notre journal la politologue Felicity Edminston. "Le souverainisme est basiquement ce que l'on prône en faveur d'une indépendance nationale, également entendu sous l'angle de l'autonomie, tant à l'égard d'un échelon qui la surplombe qu'un processus administratif perçu comme trop rigide.

Dans le cas d'Ulvèz Perogalata, nous identifions ce souverainisme comme un instrument et une arme de légitimation, plutôt qu'un projet politique clair et structuré. Ulvèz Perogalata prône la guérison de l'Etat par l'amputation de certains membres. Il invoque l'idée d'une nation menacée, souligne un rouage grippé ou pour le moins laborieux, et tricote un récit tout autour pour défendre de manière circonstancielle un développement de son influence. On est loin d'un programme souverainiste et de réformes structurelles au service d'une nouvelle dynamique nationale. Mais il est plutôt question ici d'une frustration que l'on cherche à soigner en déconstruisant des points de procédure ayant accompagné la vie politique du siècle écoulé. La noblesse de ces paroles sitôt l'esquisse faite des motivations réelles de ce sujet, doivent nous amener à considérer avec plus de recul la volonté du député Perogalata de huiler un outil institutionnel qu'il a tôt fait de juger défaillant." Pour l'expert felicizienne, le député fédéral serait donc en train de transformer un débat technique, autour de la possibilité de cumuler un nombre d'amendement visant à retarder la mise au vote d'un projet législatif, en combat existentiel sur lequel il entend construit un premier bilan en vue ds prochaines échéances électorales.

Dans les colonnes d'autres journaux à la ligne éditoriale connue, on vous annonce l'intervention d'Ulvèz Perogalata offre la vision d'un héraut du peuple, prêt à clamer la trajectoire souhaitable au pays et à la refonte de ses institutions. Pourtant, son combat acharné fait aux amendements dilatoires semble masquer une incapacité réelle à faire face aux compromis e la vie parlementaire. "La Ligue Souverainiste fait ce que beaucoup l'accuse de vouloir faire, gouverner seule et sans partage. Aujourd'hui on s'en prend aux amendements parlementaires, au risque de priver des projets de loi futurs de modifications bénéfiques et profitables à l'intérêt général. Aucune demi-mesure, aucun partage, bienvenue en Perogalatchie !" peste un proche conseiller de Luis Saragoza-Medina. "Mais Perogalata est incapable de construire des coalitions car il est incapable de compromis. Le MPF lui fera barrage pour nourrir l'intérêt commun avec les forces républicaines qui ont à coeur de faire avancer le pays." Des réflexions diverses et partagées qui interrogent, que peut-on imaginer lorsqu'Ulvèz Perogalata et son parti passeront d'une posture d'opposition à celle de gouvernant?

Mais tout le monde n'est pas encore prêt à se poser la question et dans les quartiers populaires des Encolanas et peu à peu Arcoa, des foules manifestent à la faveur d'une réforme institutionnelle des amendements, balayant très loin ce genre de doutes décrit plus tôt qui inviteraient à plus de prudence à l'égard des raccourcis poursuivis par la figure de la Ligue Souverainiste. Pour un certain nombre de manifestants, Ulvèz Perogalata est devenu un porte-parole destiné à rendre audible une colère populaire cumulée depuis longtemps quant à la capacité des institutions à nourrir des leviers de blocage autour de projets de loi et réforme. Une colère formalisée par es slogans à la simplicité réelle mais aux revendications sans équivoque, tels que "votez les lois", "amende pour les amendements". Une ferveur quasi religieuse qui effraie quelques rues plus loin, craignant un désordre aux abords des centres villes de plusieurs grandes agglomérations. "Je ne suis pas contre de voir les réformes affecter notre parlement mais que les députés fassent leur travail, la rue n'a pas à remplacer l'Assemblée Parlementaire Fédérale" souffle un commerçant, inquiet des incidences de ce mouvement qu'il nous qualifie d'extrémiste et sujet à casser le mobilier environnant.

Et c'est là le paradoxe du portrait accompagnant le leader de l'extrême droite, il se fait une incarnation d'un renouveau démocratique faisant bouger les lignes d'un appareil institutionnel autant que l'étincelle d'un incendie faisant craindre une logique d'affrontement perpétuel avec le pouvoir en place. Ulvèz Perogalata et la Ligue Souverainiste peuvent incarner une bonne ou une mauvaise opposition, toujours est-il qu'on peine encore à les identifier comme présidentiables.
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