CABINET DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DU DUCHÉÀ l'attention de Monsieur Jean-Louis Gaudion, ministre des affaires étra,gères du Royaume de Teyla.
Monsieur le ministre, je suis navré que les relations gallo-teylaises reprennent dans des circonstances aussi sombres. Malheureusement, les événements nous forcent la main, et il devenait urgent de rétablir le lien diplomatique, pour la stabilité de la région. Cette missive a pour principal objet de revenir sur la crise qui secoue les relation teylo-loduariennes depuis le 10 août, et c'est pourquoi je la commencerais par rappeler que le Duché à exprimé toutes ses condoléances à la Nation teylaise.
Mais force est de constater que la voie de l'apaisement n'a pas été prise. Et le constat s'impose également : cette fois, ce n'est pas la Loduarie Communiste de Lorenzo Geraert-Wotjkowiak qui est prise en défaut. Ce sont bien les administrations teylaises, qui, ces dernières heures, ont fait preuve de mauvaise volonté. Nous voudrions donc ici assurer une médiation en notre propre nom dans ce conflit, et cette médiation a déjà commencé du côté loduarien, sachez-le. Nous l'avons déjà dit, et je le rappelle : le Duché est le médiateur logique de cette crise. La raison est géographique bien sûr, mais elle est aussi technique. Les services diplomatiques gallèsants ont une grande expérience dans la médiation en Eurysie et ont fait leur preuve, d'abord ; ensuite, le Duché est une nation démocratique qui dispose néanmoins d'une représentant solide en Loduarie. Ce qui n'est pas le cas de vos alliés mais nous y reviendrons.
Je vous prie de croire à la bonne volonté des autorités loduariennes lorsque celles-ci ont choisi de restituer les corps. C'est la moindre des choses me diriez-vous - et vous auriez raison - mais ce geste découle, nous le savons, d'une vraie volonté d'apaiser les choses. En revanche, quand le Royaume de Teyla décide après cela de demander à enquêter sur le sol loduarien, allant contre toute respect de la souveraineté, la volonté d'apaisement est plus floue, pardonnez-moi. Il est normal de la part de votre gouvernement de demander des comptes. Mais il est d'autant plus légitime de laisser la Loduarie enquêter elle-même sur son sol pour retrouver et punir les responsables. Nous en avons d'ailleurs fait la demande expresse au Secrétaire-Général de la Loduarie. Nous vous prions donc de considérer la marche des événements et de bien vouloir faire le bon choix, c'est-à-dire retirer cette demande d'enquête, ainsi que d'éviter toute représaille.
Par ailleurs, nous vous demandons de bien vouloir tenir les représentants de vos alliés de l'Organisation des Nations Démocratiques loin de cette affaire, qui doit se régler de façon restreinte, bilatérale et régionale. L'approbation récente par communiqué de la Fédération de Zélandie comme médiateur potentiel est une absurdité que vous avez forcément constaté. Si cet accord de principe à bien été donné en conscience, cela renforce encore plus mes doutes sur votre volonté d'apaisement. Le médiateur est celui qui se tient au milieu, comment votre allié, qui par ailleurs n'entretient aucune relation diplomatique avec la Loduarie, pourrait-il s'acquitter de cette charge ? La Gallouèse possède, elle, toutes les clefs en mains pour faire retomber les tensions. J'ajoute que mon gouvernement s'opposera avec force à toute intervention diplomatique de l'OND dans cette crise.
Je vous demande donc au nom du Duc et des peuples d'Eurysie de l'Ouest de limiter le conflit, et surtout de calmer le jeu, en montrant à la communauté internationale que vous voulez réellement la paix. Ce qui est arrivé sur le sol loduarien est tragique, mais raisonnez-vous : civils et sur le sol étranger, vos ressortissants étaient soumis à la législation loduarienne. C'est à la Loduarie d'enquêter, et au nom de la stabilité régionale, on ne saurait lui enlever ce droit.
Si à l'avenir le Royaume souhaite établir une représentation permanente sur le sol du Duché de Gallouèse et nouer des relations, cela se fera avec plaisir. J'espère de tout cœur que cette crise n'entachera pas durablement les relations gallo-teylaises.
Dans l'attente de votre réponse, je vous prie de bien vouloir agréer, monsieur le ministre, l'expression de mes salutations distinguées.
Ligert, le 19 août 2012
M. Majëul Farche, Président du Conseil Exécutif du Duché.