

C’est un évènement qui a marqué les quinze derniers jours de 2009 et encensé les quinze premiers de 2010, le concours de crèches vivantes organisé par le diocèse d’Atuquiza est une première manifestation de ce type émise par les institutions catholiques, et le constat le plus évident permis en sortie d'événement, est sa fréquentation exceptionnelle par les croyants et les non croyants.
Du 15 décembre 2009 au 15 janvier 2010 s’il fallait être le plus précis possible, le diocèse d’Atuquiza, s’est autorisé l’accueil de toutes et tous, au sein de la cathédrale éponyme. Une rencontre sollicitée par les institutions religieuses, désireuses de communier avec la société civile alguarena au travers d’activités organisées et stimulantes. Des activités organisées et stimulantes? Il ne s’agit de rien d'autre que la mise en place de concours de crèches vivantes au sein des différents diocèses de l’Archipel. Le diocèse d’Atuquiza, pionnier en la matière, a débuté quant à lui l’exposition de pas moins d’une dizaine de crèches vivantes, réparties dans la ville de villégiature. Des crèches et des mises en scène d’exception, pour lesquelles de nombreux bénévoles se sont manifestés, afin d’y jouer les figurants ou encore avant ça, de contribuer à la réalisation des nombreux costumes mobilisés pendant les représentations.
L’archevêque César Gálvez, figure emblématique de la religion catholique et de ses institutions au sein de la Fédération d’Alguarena, s’est réjoui de constater pareille manifestation, identifiant par la même occasion, une manière de développer la foi catholique au niveau local, par l’échange généré autour de ces représentations quasi-artistiques.
Une manifestation culturelle, qui fait écho à d’autres entreprises à l’étranger, par les communautés catholiques du Naveces, pour ne citer que lui. Au royaume du Naveces, les communautés catholiques ont en effet à cœur, l’accomplissement d’une longue procession, faisant la jonction avec un lieu de culte emblématique du pays. Un événement marquant, dont la portée internationale avait marqué, pour ne pas dire enthousiasmé, l’Eglise catholique alguarena. “L’Eglise catholique du Naveces a fait preuve d’une grande réussite avec l'organisation d’un tel évènement. Nous avons bon espoir que les communautés catholiques du monde entier sauront, par ces initiatives individuelles transformées en manifestations colelctives, toucher les coeurs de la communauté catholique mondiale mais aussi celle des athés pour refonder les bases durables de notre Église, menacée par l’immobilisme et le mutisme de notre papauté, quant à l’entièreté des sujets qui préoccupe aujourd’hui le monde…” confiait l’archevêque César Gálvez. Des critiques envers la papauté, qui se traduisent désormais par l’essor d’initiatives individuelles, portées par des institutions catholiques à l’étranger, et destinées à forcer la représentation de l’Eglise catholique à l’international, celle-ci trouvant de plus en plus de limites à rayonner sous l’égide de la papauté.
Les célébrations en public, à travers des manifestations telles que celles intervenant au Naveces ou en Alguarena, sont des opportunités de pallier à l’absence de représentations papales, dont les déplacements se sont raréfiés depuis quelques années. La religion catholique, aussi dure est ce à dire, n’est plus représentée par une personne physique, à l’instar du Pape. Dès lors, il lui appartient d’exister par l'organisation d’évènements culturelles d’ampleur, pour établir de la proximité entre le culte catholique et les personnes.
Le lancement des expositions de crèches vivantes apparaît dès lors comme une solution viable à l’absence de représentations papales dans le monde, considérant le relatif isolement de la Catholagne. “Le Pape ne représente plus que lui-même” tranche amèrement un spécialiste invité sur notre plateau, “ce qui conforte les Églises catholiques du monde entier, à se tourner vers l’évènementiel, pour occuper l’espace public et nourrir les dynamiques nécessaires à la survie même de ces institutions...”
Des évènements bienheureux donc, mais qui traduisent la relative criticité qui touche actuellement les institutions catholiques, en perte de vitesse. “La représentation papale de l’Eglise catholique, était un allié de poids pour influencer et faire légiférer les dirigeants du monde entier, sur des réformes qui portaient hautes les valeurs de la chrétienté… En l’absence d’un certain dynamisme de la papauté, les agendas politiques ne sont plus maîtrisés et les Églises catholiques installées à un échelon local, sont contraintes de nourrir différents projets, différentes manifestations, pour entretenir une base parmi les populations, qui sauraient se montrer impactante lorsque les législations en cours de débat parlementaires, appelleraient à des mobilisations, des gestes d’autodéfense.”
Il faut dire que pour organiser des manifestations, l’Eglise catholique, fut-elle d’Alguarena ou du Naveces, ne manque pas de bâtiments exceptionnels, à l’instar de la Catedral d’Atuquiza, dans la province arcoane de la Pazoca, sur l'île de Malmana, un bâtiment emblématique, connu localement et à même de concourir à la grandeur des événements qui s’y déroulent.
Les expositions de crèches qui s’y déroulent constituent alors un événement facile à promouvoir, compte tenu de la notoriété du lieu chargé de les accueillir. Inauguré pour la première fois sur le territoire archipélagique d’Alguarena en décembre 2009, le concours de crèches vivantes a réuni plusieurs dizaines de diocèses catholiques alguarenos, développant sensiblement la visibilité des édifices religieux à travers le territoire. “Le concours de crèches vivantes a été une aubaine pour l’essor évangéliste de la religion catholique, car il a fortement incité des gens à visiter une ou plusieurs églises, pour comparer les différentes représentations qui s’y trouvaient. Organisé sur un mois, l'événement laisse en effet le temps nécessaire pour qui le souhaite, pour parcourir un ou plusieurs des diocèses participant. De ces visites à priori anodines, les échanges entre des représentants et démarcheurs du culte catholique s’opèrent et amènent les badauds à se présenter à une, puis deux, et finalement beaucoup de messes, qu’il n’avait pu simplement espérer en voir à la télévision il y a encore quelques semaines.
“Les expositions amènent nécessairement les riverains et les spectateurs à venir échanger avec les personnes en charge de leur coordination. “La crèche porte avec elles des valeurs tournées vers la communion, le partage et les célébrations de la mise au monde. Ce sont des valeurs, des instants représentés, qui poussent nécessairement à la bienveillance des personnes assistant à ces manifestations culturelles…” Tout le monde se retrouve, dans la représentation d’évènements bienheureux.
Le côté artistique de ces représentations n’est bien entendu pas le seul levier à faire valoir auprès des populations et visiteurs présents en nombre, il est également question pour les représentants de l’Eglise catholique d’Alguarena, de faire mûrir la réflexion des visiteurs autour de la compréhension et de l‘interprétation de la naissance du Petit Jésus. “Il est nécessaire que les familles, fussent-elles catholiques ou athées, voient cet évènement comme un souvenir bienheureux, pour dresser un parallèle positif entre l’apport des institutions catholiques et les souvenirs chéris en notre mémoire.”
La communion des gens présents se fait bien entendu avec les autres, mais la vérité est belle et bien que cela commence avec soi-même. Une communion avec soi-même, voulu en imposant avec évidence, le souvenir chaleureux de ces manifestations culturelles. Un souvenir joyeux et réconfortant, conservé au sein d'un inconscient désireux de porter notre institution religieuse parmi les auteurs bienveillants de ces souvenirs gravés durablement en lui, si ce n’est gravés à vie.
A l’échelle de la communauté catholique, il est bien entendu évident que des bénévoles parmi celle-ci ont participé à la création des tenues aujourd’hui portées par les figurants. Une opportunité pour eux donc, de créer du lien avec les autres bénévoles, un lien à même de solidariser les communautés catholiques, pour les apprendre en penser en groupes communautaires et non par individualité. Des adultes mais aussi des enfants, c’est-à-dire in fine leurs parents, se sont associés à ce projet, une présence intergénérationnelle et dont les enfants se sont révélés constituer un lien important, pour casser les barrières sociales et comportementales que leurs parents étaient susceptibles de s'imposer, se refusant à tout échange informel avec des personnes qui partagent leurs ambitions et leurs objectifs, entretenir leur famille à l'abri du besoin, dans l'amour et la chaleur d'un foyer.
"Avec ces évènements" nous dit un croyant catholique convaincu, "notre Église nous rappelle ses valeurs de partage et de simplicité, qui font le ciment de notre communauté, aussi éclatée soit-elle à travers le monde..." Pour les personnes non croyantes, la représentation du petit-Jésus au travers la crèche vivante constitue un moyen de l'humaniser. Et sur le sujet, les personnalités éminentes de l’Église alguarena sont formelles, "plus la représentation de notre seigneur Jésus se fera sans artifice, dans son adage notamment le plus humain possible qu'est l'infantilité, plus les non-croyants auront matière à s'identifier à lui." Aider les non-croyants à s'identifier au Seigneur Jésus, à se reconcentrer sur leurs proches et eux, est un objectif assumé par l'Eglise catholique alguarena, aujourd'hui engagée sur la restauration de valeurs universelles, dépossédées de considérations matérialistes renforcées depuis ces dernières années, par l'élévation du niveau de vie et le souhait fait par chacun, d'entretenir un cadre opulent par l'achat répété de biens traduisant la vanité.