06/08/2004
18:20:27
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VARANYA - Le Calme avant la Tempête - Page 4

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rue



« Dieu que cette ville est angoissante... » Amrit se faufile sans peine dans le lacis des rues. D'origine perse d'Hukata, le jeune homme se fond sans mal dans la population locale. « Prendre la température de la ville, il en a de bonnes le boss, pense-t-il en scrutant les bâtiments. » Doté d'une bonne mémoire photographique, l'aryète collecte un maximum de renseignements, tant civils que militaires. Quelque part sur la côte, son dinghy bien camouflé, l'attend. Amrit n'est pas à l'aise dans la capitale varanyenne, trop de tensions, trop de regards fuyants, trop de tout. "Encore une patrouille, ils sont partout, constate l'aryète, surarmés en plus." Fantôme parmi les ombres, l'agent du renseignement de Sa Majesté ondule vers son petit hôtel miteux, c'est l'heure du rapport.
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royal sceal


Lettre ouverte internationnale.
A l'Intention des belligérants de l'Empire du Varanya et aux citoyens varanyens.



Cela fait quelques temps que nous observons avec inquiétude la tournure que prennent les évènements au sein de l'Empire du Varanya et nous sommes désolés de constater que le conflit ne cesse de prendre de l'ampleur. Nous portons un regard intéressé par ce qui se déroule sur un territoire qui semble être au bord d'une guerre civile sans précédent. Nous n'accusons pas les états étrangers d'intervenir mais nous souhaitons avant tout avertir les citoyens varanyens du grand intérêt commun et national que peut apporter une résolution pacifique et durable de ce conflit qui se montrera sanglant.

Nous exhortons les acteurs belligérants à faire preuve de sagesse et de clairvoyance. Ne plongez pas votre nation dans un cycle de sang et de larmes, songez à l'avenir de votre nation, aux enfants qui vont naitre dans les ruines et les flammes qui ravageront le pays, aux jeunes qui mourront pour une cause qui est hors de leur portée. Songez à la haine qu'engendrera la victoire et la défaite. Oui, car qu'importe qui l'emportera, les efforts à fournir seront conséquents pour que la nation se relève et chacun se souviendra de ce que son voisin a fait. Une guerre armée laisserait dans son sillage des veuves et des orphelins, des ruines et des monceaux de cadavres et une histoire tâchée par le sang des vaincus et les larmes des vainqueurs.

Aussi, nous comprenons les enjeux et les intérêts de chacun dans cette vague de renouveau et de changement, néanmoins, nous ne pouvons que condamner la montée en puissance de la violence. J'appelle aussi les autres nations étrangères à mesurer leur impact et leurs intérêts au sein de ce conflit. L'ingérence des conflits internes par d'autres nations ne fait qu'exacerber une rancune qui subsistera dans le camps des perdants. Nous vous prions, messieurs, mesdames, dirigeants et dirigeantes de songer avec sagesse à l'apaisement de ce conflit.


Son Altesse Royale,
la Princesse Synthéa Ilyuseya
synthea-sceal
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OPÉRATION CLANDESTINE EN TERRITOIRE SOUS CONTRÔLE DE L'ANV


Transmission radio clandestine dans un secteur sous contrôle de l'ANV
Transmissions radios militaires, émises depuis le théâtre varanyen.


* Cette communication est initiée par un envoyé spécial arkencan, chargé des opérations sur le terrain. Elle intervient après une demande de mise en relation avec un autre chargé des opérations fortunéen. *

"Ici Alpha Golf-1.

Engagées de concert sur le dossier varanyen, dossier qui embrase le pays à l'issue d'une crise institutionnelle sans précédent, Alpha souhaite exprimer à Sierra Foxtrot toute sa gratitude pour avoir pris la juste mesure des enjeux présents dans cette région du monde.

Considérant les approvisionnements par voies maritimes, le Varanya est effectivement un fournisseur en hydrocarbure de proximité avec lequel il nous importe de composer. Jusqu’ici indifférent à la diplomatie de Sierra Foxtrot ou d’Alpha, le pouvoir varanyen avait le commerce pétrolier pour arme de dissuasion massive face à ses homologues étrangers et ni votre faction, ni la mienne ne pouvait se targuer d’une position privilégiée face à lui.

En amenant le régime du Shah à son plus simple appareil, nous avons l’opportunité d’abattre nos cartes en 5 temps pour lesquelles un consensus de nos factions respectives est permis, notamment grâce à:

  • la mise à plat des relations bilatérales entourant ce que nous avons l’espoir de considérer comme “l’ancien” régime après démantèlement,
  • le positionnement d’Alpha et de Sierra Foxtrot comme des acteurs de premier ordre dans cet espace régional,
  • l’entretien d’une situation insurrectionnelle et conflictuelle susceptible d’entraîner la banqueroute des institutions varanyennes,
  • la souscription avantageuse de contrats pétroliers née de la nécessité varanyenne à identifier les fonds nécessaires à la reconstruction/relance de leurs pays,
  • l’instauration de partenariats commerciaux divers autour des productions d’armements, des chantiers de bâtiments/travaux publics ou encore de biens à la consommation au sein d’un état en situation de pénurie ou encore de fuites des cerveaux.

Dans cet esprit et l’évitement d’un affrontement direct n’étant plus à espérer, nous souhaitons initier des actions militaires coordonnées entre nos deux états, pour optimiser les moyens engagés par nos deux factions, dépasser le cadre de la fourniture d’armements aux forces révolutionnaires et anticiper l’intensité croissante des affrontements futurs. Si une occupation du territoire varanyen par nos forces mutuelles n'apparaît pas raisonnée, des actions clandestines ainsi que des frappes stratégiques pourraient aider au conditionnement de la victoire des forces révolutionnaires.

Considérant l’importance de notre rôle et de la clandestinité nécessaire à notre action pour ne pas porter atteinte à la légitimité de la Révolution de l’ANV, nous entretiendrons nos échanges sous protocole militaire, par le biais de transmissions radios de courte portée et cryptées.

Je constitue pour cela un interlocuteur unique, débutant nos échanges par le biais d’un code échangé oralement, un second code oral sera identifié pour désigner mon successeur et le votre dans le cas où nous serions dans l’impossibilité d’émettre.

Ici Alpha Golf-1 Terminé."
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22 août 2003

TOUJOURS DE L'AVANT


La situation politique d'Albel avait bien évolué depuis la visite de l'ambassadeur Étienne Vargas auprès de la direction de l'Alliance Nationale Varanyenne. En ce temps-là, le gouvernement d'Ignace Charbonneau cherchait encore à ménager la chèvre et le chou en restant évasif sur la question d'une éventuelle prise de position de la Fédération dans la crise varanyenne, prenant discrètement contact avec l'opposition au Shah, sans pour autant apporter la contradiction aux voix s'élevant au sein du paysage politique albelais pour demander une prise de position claire en faveur du gouvernement impérial légitime, espérant ainsi ne pas compromettre ses projets d'alliance avec le Parti de la Liberté, présumé sympathisant des ambitions de réforme démocratique portées par le Front National Varanyen. Toutefois, l'annulation brutale des accords avec le parti libéral avait totalement chamboulé la ligne diplomatique de la Fédération d'Albel, qui assumait désormais totalement son positionnement en faveur du pouvoir du Shah et, surtout, hostile aux mouvements d'opposition communiste qui faisaient partie intégrante du Front National. À l'aune de la nouvelle alliance entre le Parti National-Populaire et la Ligue Fédérale militariste et néofasciste, un remaniement gouvernemental s'imposait afin de faire figurer à la tête de l'État une partie des nouveaux partenaires du Président de la Fédération.

Colonel Marie Kringel, Officier de l'OrdolibertasIgnace Charbonneau, Président de la Fédération d'Albel
Colonel Marie Kringel, Officier de l'Ordolibertas - Ignace Charbonneau, Président de la Fédération d'Albel

Colonel Marie Kringel - Je m'attendais à ce que vous me fassiez demander.

Président Ignace Charbonneau - Il aurait difficilement pu en être autrement. Je vais annoncer la composition du nouveau gouvernement dans les prochains jours. La liste n'est pas encore arrêtée. Je suppose que vous voulez en être ?

Colonel Marie Kringel - Je sais ce que vous pensez. L'Ordolibertas a aujourd'hui cette réputation d'être un repaire d'arrivistes, mus davantage par l'ambition de « faire carrière » dans la branche la plus prestigieuse de l'Armée Fédérale, que par un attachement réel à la défense de la liberté et de la constitution. Je mentirais en niant que nombreux sont ceux qui, à ma place, auraient sauté sur votre proposition, je vous le concède. Mais ce n'est pas mon cas. Si j'ai intégré l'Ordolibertas, c'est avant tout par conviction, des convictions qui me viennent tout droit de mon vénérable père, qui a consacré sa vie entière, jusqu'à l'offrir en sacrifice, à cette cause noble et essentielle qu'est l'éradication du communisme international. Si c'est sur le sol de la Fédération que mon père a donné sa vie en la perdant dans l'exercice de ses fonctions, il n'en faut pas moins garder à l'esprit que le communisme n'est pas un danger qui guette notre seule nation. Cette menace est mondiale, et c'est à cette échelle que doit être mené ce guerre, jusqu'à l'éradication totale de l'ennemi. Si vous me le permettez, je souhaiterais prendre part à cette lutte là où elle a lieu actuellement, en prenant la tête des hommes qui iront défendre l'Empire de Varanya contre les hordes communistes à la solde de l'Arkencheen.

Président Ignace Charbonneau - Eh bien... J'avoue que... je ne m'attendais pas à cela... Le fait est qu'en vérité, malgré le soutien que nous avons pu apporter au gouvernement du Shah, nous n'avons pas prévu de nous impliquer dans ce conflit au point d'y détacher des troupes...

Colonel Marie Kringel - ...

Président Ignace Charbonneau - Mais si vous êtes volontaire... je suppose que le Secrétaire d'État aux Armées ne s'y opposera pas... Enfin bref, de toute manière, est-ce que j'ai le choix ?
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RAPPORT MILITAIRE

Création et déploiement d'une division internationale


SECRET DÉFENSE | 28/11/2003

Division Acier Cémétie Varanya logo blason

Division Acier Cémétie Varanya

La coopération internationale est devenue essentielle pour la survie du régime impérial de Thadamis.


Le mois dernier, nous dressions dans un précédent rapport interne au Υπουργείο Άμυνας (Ypourgeío Ámynas, « Ministère de la Défense ») l'état des lieux du conflit au Varanya. Si la situation continue de s'y dégrader, les mesures envisagées et choisies par les autorités militaires de la Principauté de Cémétie ont permis, en concertation avec l'état-major impérial varanyen, la création d'une division de volontaires visant à assurer le maintien de l'ordre impérial sur tout le territoire du Varanya. Cette division, faisant partie intégrante de l'armée impériale mais agissant en autonomie vis-à-vis des autres corps d'armée, est ouverte à tout adhésion de citoyens et ressortissants étrangers.

Nommée بخش فولاد (« Division Acier » en varanyen), cette unité militaire a plusieurs objectifs : d'abord, assurer la stabilité du statu quo actuel en étant présente sur le terrain et en suppléant aux forces armées loyalistes. Ensuite, renforcer la protection de Thadamis et en particulier du Shah : en cas de défaite globale des forces loyalistes, la Division Acier pourra assurer la pérennité du régime impérial en défendant le monarque voire en l'expatriant. Point non-négligeable, la Division Acier et en particulier son génie contribuent et contribueront à moderniser les pratiques, techniques et technologies des forces loyalistes, en assurant l'apport matériel et technologique nécessaire à une juste réhabilitation de la force intérieure du Varanya.

En termes d'équipement, le régime de Thadamis et l'état-major impérial ont consenti à concéder une partie des dons militaires précédemment faits par la Principauté de Cémétie, à savoir vingt mille fusils et munitions, transférés au régime impérial au premier semestre de l'année 2003. Au sein de ces régiments, les troupes sont uniquement formées à partir des effectifs militaires varanyens actuels à grand renfort des officiers cémétiens, mais rien n'exclut la participation prochaine de civils puis de militaires cémétiens. L'envergure du conflit à venir pourrait bien requérir une présence militaire concrète mais discrète de la part de la Principauté, au vu des enjeux bien réels de la déstabilisation du régime de Thadamis.

En plus des effectifs humains nécessaires, la nouvelle division manque de matériel adéquat pour exercer sa mission pleinement et l'état-major varanyen connaît des difficultés dans son approvisionnement en équipement, étant donné l'affaiblissement progressif du tissu militaro-industriel impérial. Les performances économiques et budgétaires de l'Empire semblent constamment se dégrader, sous la menace conjointe de la corruption et de l'avancée dans l'opinion publique des révolutionnaires. En plus des limites politiques rencontrées dans cette contre-offensive loyaliste que nous évoquions, des éléments internes au régime semblent entretenir l'état de délabrement avancé du système : la corruption ne profite pas aux forces armées et au camp des loyalistes.

Cémétie croix symbole dynastique

En conséquence de quoi, nous préconisons un rapprochement direct, par canal diplomatique permanent si nécessaire, avec le Shah afin d'assurer sa sécurité mais aussi de le couper de l'influence néfaste que pourrait entretenir le régime nobiliaire avec lui. S'assurer la stabilité du souverain ne pourrait que bénéficier au Varanya, aux varanyens et à la Cémétie. Outre l'initiative politique contre les influences néfastes sur le gouvernement, nous devons nous assurer la fiabilité des puissances alliées au Shah : inviter autour de la table des discussions les autres États impliqués dans la contre-offensive loyaliste, et permettre la constitution d'un état-major interallié pour assurer la gouvernance de la nouvelle division autonome.

En plus d'inviter les États concernés à diriger ladite division, nous devons également les pousser à participer activement à la constitution de celle-ci, en termes d'équipement mais aussi de moyens humains. L'entraînement de soldats loyalistes ne pourra se faire uniquement sur le sol cémétéen et envisager une participation globale plus active ne pourrait que bénéficier au régime de Thadamis et au recul des forces révolutionnaires. Un système de prêts-bails peut également être envisagé pour financer et équiper cette division et d'autres éléments constitutifs des forces loyalistes du Varanya : au vu du contexte actuel, les forces impériales ne peuvent plus rechigner dans la lutte qu'elles doivent livrer contre les révolutionnaires.

Différents scénarios doivent être envisagés, et par Thadamis et par Héraclée : l'effondrement de la monarchie varanyenne avec l'extinction de la lignée impériale et la fin définitive de toute implantation monarchiste au Varanya n'est pas à exclure étant donné la virulence des revendications révolutionnaires et le soutien toujours plus important des libéraux et des puissances étrangères qui les soutiennent à la démocratie et un potentiel régime républicain. Mais l'hypothèse d'une annihilation du régime impérial n'est pas totalement corroborée par les faits : les libéraux pourraient trouver un terrain d'entente avec la monarchie sous la forme d'institutions hybrides, ou le régime impérial pourrait simplement continuer à exister sur une partie du territoire varanyen.

En effet, l'exil n'est pas inévitable pour le Shah : l'île de بینا (Bina), au large des côtes varanyennes, est une position stratégique hautement influente dans le trafic maritime dans les eaux régionales et le maintien d'une autorité loyaliste insulaire assurerait, et la pérennité du régime impérial malgré une potentielle victoire tactique des révolutionnaires sur le continent, et une meilleure situation défensive pour le régime allié à Héraclée, évitant ainsi le chaos lié à l'effondrement définitif de la monarchie. L'« hypothèse Bina » ne doit pas être écartée sur le moyen et long-terme. Ce scénario de sauvetage du régime impérial, en s'appuyant activement sur la puissance navale cémétéenne, pourrait assurer la préservation des intérêts de la Principauté dans la région.

Sceau du Ministère de la Défense de Cémétie
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Synthèse utilisable inRP ou strictement HRP au choix avec l’accord des pays cités, selon le degré de visibilité permis/voulu autour des soutiens engagés sur place.



2 décembre 2003 - GUERRE CIVILE VARANYENNE : Qui sont les soutiens du Front National Varanyen de Mohammad KARIMI?


Le Front National Varanyen de Mohammad Karimi est à l’origine depuis juin de cette année, du plus grand mouvement populaire pour l’alternative politique jamais enregistré au Varanya. Bloqué aux portes du pouvoir par les vestiges d’une aristocratie afaréenne devenus fumants et multipliant les actes répressifs, le mouvement s’est durci pour mettre les deux pieds dans la lutte armée et débuter une offensive vers Thadimis, où siègent les autorités du pouvoir impérial.

Premier exportateur international de pétrole à l'embouchure d’un des carrefours océaniques mondiaux, le Varanya entretient une situation explosive qui ne peut pas laisser indifférent les chefs d’état les plus avisés. Présentant deux institutions politiques se partageant la reconnaissance internationale des autres États, le Varanya divise une scène politique mondiale abreuvée au sein nourricier de ses productions d’hydrocarbures.

Qui a su, ou encore voulu, se positionner parmi les acteurs de la scène internationale?

Drapeau du Front National Varanyen
Drapeau du Front National Varanyen.


SOUTIENS PRO-REVOLUTIONNAIRES DU FRONT NATIONAL VARANYEN (comprenant Alliance Nationale Varanyenne, Ligue Communiste de Libération et Front al-Islam Pro-Révolutionnaires)
Soutiens moraux (déclarations politiques officielles non suivies d’actes) : Hausmanie
Soutiens indirects(formation des révolutionnaires, fournitures d’armement, renseignement): Fortuna, Quechaïmar
Soutien total (soutiens précédemment évoqués auxquels s’ajoute le déploiement de forces étatiques) : Arkencheen

Drapeau de l’Empire du Varanya
Drapeau de l’Empire du Varanya


SOUTIENS DU SHAH ET/OU DE L’EMPIRE VARANYEN
Soutiens moraux (déclarations politiques officielles non suivies d’actes) :
Soutiens indirects (formation des révolutionnaires, fournitures d’armement, renseignement): Aumérine, Aryèdie
Soutien total (soutiens précédemment évoqués auxquels s’ajoute le déploiement de forces étatiques) : Cémétie, Albel

ACTIONS INDÉPENDANTES DE NATIONS NON ALIGNÉES
Discours et déclarations d'appels au calme (déclarations politiques officielles non suivies d’actes) : Lavyria
Intervention indirecte (ex: renseignement): Déodatie
Intervention directe (soutiens précédemment évoqués auxquels s’ajoute le déploiement de troupes étatiques comme force d'interposition) :

CEMETIE
Longtemps positionnée dans l’ombre de la puissance impériale varanyenne, la Cémétie s'est trouvée en perte de vitesse sur le continent afaréen. Le déclin du Shah constitue une opportunité politique réelle pour la Cémétie, qui souhaite compter sur l’échiquier international et pourquoi pas former la nouvelle puissance régionale du théâtre afaréen.

Soucieux de devenir et de s’afficher en tant que puissance régionale, la Cémétie a multiplié les interventions étatiques au Varanya, pour notamment permettre la création d’un régiment de volontaires internationaux, baptisé “Division Acier” et fournir les équipements militaires nécessaires à la rendre opérationnelle.

ALBEL
L’Albel identifie la crise institutionnelle varanyenne comme une menace, par l’inconnu qu’elle génère. Farouchement opposé à toute légitimation des courants communistes, le régime militariste aleucien a adopté une politique étrangère au service de sa politique intérieure, pour réaffirmer une ligne dure de l’anticommunisme.

Son implication est pour le Shah et comparativement à celle de l’Aumérine, égale. Une implication égale en ce sens qu’il fournit un détachement contre-révolutionnaire de l’Ordolibertas, commandé par la Colonelle albelaise Marie Kringel. Bien que ce contingent risque d’être limité en nombre et en moyens, c’est un geste militaire et politique fort car il entraîne l’une des rares présences militaires étrangères sur le sl varanyen.

Une présence militaire engagée pour notamment entretenir une opposition directe aux forces de la Ligue Communiste de Libération ainsi que ses mouvements affiliés tels que la Brigade des Martyrs Volontaires.

ARKENCHEEN
En s’immisçant sur l’échiquier politique de la guerre civile varanyenne, l’Arkencheen espère redessiner les contrats de fourniture en ressources pétrolières, dont il était jusqu’ici éloigné. La mise à plat des institutions ancestrales varanyennes est effectivement une chance pour la Fédération qui peut ainsi sponsoriser l’intronisation de nouveaux acteurs de la politique locale.
Profitant de la légitimité qu’il y a à soutenir un mouvement populaire bénéficiant d’une large adhésion pour le peuple varanyen, l’Arkencheen espère asseoir un nouvel organe décisionnaire acquis à ses intérêts, tout en considérant que la guerre civile aura causé suffisamment de dommages au pays pour qu’il identifie la vente de ressources pétrolières à bas prix, comme une aide au financement des reconstructions.

Pour porter son projet, l’Arkencheen a déployé des troupes sur une base régionale du Fortuna, afin de conduire des opérations militaires sur le théâtre varanyen. Il aide également à la création de réseaux de journalistes indépendants pour porter l’information dans tout le pays.

La Fédération fournit également des armements aux forces révolutionnaires de l’Alliance Nationale Varanyenne (ANV) et les contingents assimilés tels que la Régiment Libertarien.

FORTUNA
La Sérénissime est la plus grande république marchande au monde, mais toujours est-il qu’elle peut être contestée sur certaines voies commerciales régionales. Il en a été longtemps question à l’Est afaréen par cet état qui doit centraliser à lui seul, près de 50% de la ressource pétrolière exportée, alors mieux vaut être présent lorsque les robinets sont ouverts pour fournir chacun à des tarifs raisonnables.

La crise institutionnelle varanyenne est vouée à se répéter, avec ou sans participation étrangère. De ces crises naîtra une fluctuation des cours pétroliers à laquelle le Fortuna ne souhaiterait pas se heurter durablement, lui qui doit pour relier un bout à l’autre de son territoire, franchir des milliers de kilomètres. La Révolution varanyenne est donc une opportunité de briser la situation de quasi monopole qui entoure le Varanya sur le domaine pétrolier et de durablement écarter un adverse commercial qui après la guerre, aura besoin d’interventions extérieures pour redresser la situation économique du pays.

La Sérénissime, par sa proximité régionale de l’île de Balsarah, dispose de réels atouts dans le conditionnement de l’issue du conflit. Le premier d’entre eux est sans conteste la mise à disposition des infrastructures militaires environnantes, permettant la conduite des opérations militaires alliées au profit de l’ANV.

QUECHAIMAR
Le Quechaïmar, état communiste du continent Paltoterran, est relativement isolé sur le plan politique. Son intérêt majeur pour gagner du poids sur la scène internationale, est donc d’entamer des actions de politiques étrangères en faveur d’une internationalisation de la lutte des classes et d’un modèle universel du collectivisme. A ce titre, il participe activement dans le renversement du Shah et du régime impérial varanyen, par la fourniture d'équipements militaires et d’armements à destination de la Ligue Communiste de Libération (LCL).

ARYEDIE
Pour l’Aryèdie, nation partageant le théâtre régional de la guerre civile varanyenne, l’éclatement d’une guerre civile au Varanya et le prolongement d’actions contre-révolutionnaires par le régime d’un Shah mourant signifient que le conflit sera synonyme d’importantes dynamiques autour des flux migratoires, que ces flux soient légaux ou illégaux. D’abord constitués de personnes aisés et intellectuelles soucieuses de quitter un pays en guerre, le conflit viendra bien assez tôt apporter un flux continu de réfugiés avec des conditions modestes, un flux que ne saurait supporter le petit territoire insulaire d’Aryèdie, au large des côtes varanyennes.

S’investir dans la guerre civile varanyenne, au profit de l’une ou l’autre des parties prenantes, s’avère donc être une nécessité pour ce pays, n’ayant pas les reins excessivement solides pour assimiler un nombre important de réfugiés. La gestion des flux migratoires varanyens en direction de l’Aryèdie est au cœur des motivations aryèdes.

La solution de facilité est pour eux, un soutien actif en faveur du Shah, afin qu'il puisse entretenir les frontières actuelles et limiter le nombre de candidat à l'émigration en justifiant d'une stabilité politique ou encore d'une poigne de fer sur les populations civiles.

AUMERINE
D’apparence relativement peu concernée par le conflit varanyen, l’Aumérine défend une logique “après moi, le chaos” pour justifier un maintien du Shah à la tête du Varanya ou à minima le maintien d’un membre de son lignage politique ou familial. Directement cités comme éléments du chaos à éviter, les branches salafistes qui souhaitent profiter de la Révolution pour installer une théocratie chiite de premier plan aux yeux du monde.

Bien plus engagée aux côtés du Shah que quiconque, l’Aumérine se fait l’intervenante surprise de ce conflit à l’Est de l’Afarée. En effet, riche elle aussi en hydrocarbures, l’Aumérine n’a pas besoin de normaliser ses relations avec l'État impérial pour maintenir en l’état de futurs approvisionnements pétroliers.

Pourtant et c’est aussi ce qui fait son intérêt dans la région, la chute du régime impérial est susceptible d’entraîner une fluctuation des cours pétroliers mondiaux. Si les instances politiques varanyennes étaient renouvelées et que plusieurs états ayant concouru à cette intronisation s'approvisionnaient pour un tarif préférentiel auprès du Varanya, l’Aumérine perdrait inéluctablement des parts de marché puisque son pétrole devrait soit être affiché comme le plus cher du marché mondial, soit obligé de s’aligner sur les prix de vente indiqués au Varanya.

L’Aumérine entretient donc certains intérêts à maintenir le statu quo et à soutenir la partie prenante la plus abîmée de ce conflit.

WALSERREICH
Relativement reculé du théâtre varanyen, le Walserreich entretient malgré tout une proximité commerciale appréciable avec le Varanya, fournisseur potentiel en hydrocarbures. Déjà entouré par des modèles gouvernementaux collectivistes à l’image du Lougkag, de l’Esalvie ou de l’Aztharie, la constituiton de forces révolutionnaires communistes varanyennes est une inconnue de plus dans le devenir des relations bilatérales locales.

Et si le Varanya venait au terme d’une révolution, à entretenir un pouvoir communiste, il y aurait fort à parier que la route commerciale traversant les États communistes bordant le Walserreich ne lui laisseraient que des miettes en matière de contrats commerciaux.

La meilleure garantie que puisse espérer le gouvernement du Walserreich, c’est le maintien des institutions actuelles pour prévenir toute émergence anticapitaliste au Varanya, un regroupement des États communistes qui l’excluerait de facto du jeu régional.

DEODATIE
Sans conséquence majeure pour sa politique intérieure, la Déodatie a fait le choix d’intervenir au Varanya avec une neutralité notable, orientant ses actions vers la dispense de biens humanitaires avec les populations pour uniques bénéficiaires.

HAUSMANIE
L’intervention Hausmanienne autour du conflit varanyen s’est jusqu’ici limitée à des déclarations officielles, soutenant les aspirations démocratiques émergentes dans le pays. Une intervention qui peut avoir été conduite pour soutenir la légitimité de sa gouvernance démocratiquement élue et mise à mal à travers une série de troubles et émeutes à l’intérieur du territoire hausmanien.

CATALINA
Identiquement à la Hausmanie, la Catalina a émis des déclarations de soutien publiques uniquement sous la forme de soutiens aux appels populaires en faveur d’un changement d’institution.
4064
LGM
SECRET DEFENSE

Z-00 a écrit :

Rapport de Communication 01 Décembre 2003
Transmission : 00:32


L-04 : ... Ici L-04, début de l'opération "Grue de Lance". Localisation, Kashab, nous avons pris contact avec les agents de l'opposition. La méfiance est de mise et nous tentons d'établir une liaison fixe et durable. Mise à jour dans 20 minutes.

Z-00 : Bien reçu, poursuivez l'opération comme prévue. Transmission vers "Vola-01".

tss .. tss

Z-00 : Vola, ici le commandement, rapport d'activité.

V-02 : Contact effectué avec les forces du Shah, liaison établie, je dois avouer que notre comité d'accueil est plutôt chaleureuse. C'est pas la joie ici, on sent la tension permanente, on a failli se faire canarder.

Z-00 : Vola, écourtez la rencontre, c'est un nid à espions et aux forces étrangères qui guettent. Maintenant que la liaison est établie, le Shah sait désormais que nous le soutenons. Retournez à l'avant-poste, préparez la suite de la mission et attendez les nouvelles directives. Nous ne souhaitons pas ébruiter l'opération ni provoquer un quelconque incident.

V-02 : Bien reçu.

tss.. tsss...



Messieurs, dames, voilà le topo. Bref, mais efficace.
Pour faire court, cette réunion a pour objectif de confirmer le déroulé de l'intervention. Vous avez devant vous le résumé de la situation actuelle du conflit ainsi que le rapport de nos éclaireurs et de nos espions. Les informations mentionnées en rouge ne sont pas factuelle à 100 %, notamment en ce qui concerne les nations participantes.
Bien.

L'Opération Nuage Brumeux, c'est son nom, se découpe en trois étapes majeures.
La première étape, que nous venons d'achever consistait au déploiement de deux groupes des forces spéciales, l'un à Thadimis pour établir le contact avec les agents du Shah et lui indiquer notre soutien. L'autre, dirigé par L-04, dont la mission est toujours en cours, doit prendre contact avec les forces de l'opposition impériale. La finalité de L-04 est de jouer double jeu et récolter le plus d'informations possible sur la coalition opposée au Shah dans le but d'avoir l'ascendant du savoir. Le fait est, que nous, n'allons pas faire de déclaration quant à notre position vis à vis de ce conflit. Nous allons rester silencieux et placer nos deux pions simultanément, seul le Shah sera averti discrètement de cela. Il est crucial que Vola reste silencieux jusqu'au début de la seconde phase pour que l'opposition pense qu'ils ont notre soutien discret.

Entre en jeu, la seconde partie. L devra saboter les infrastructures de l'opposition avant d'être "éliminé" par Vola durant une rencontre fortuite lors d'une opération d'espionnage. Comprenez là que Vola devra extraire L après le sabotage. La mission est des plus risquée, mais si elle abouti, nous aurons frappé un grand coup et renforcé le parti du Shah. Dans le même temps, Vola devra établir une voie maritime et une route sure entre Hukata en Aryèdie et Thadimis en Varanya pour permettre le soutien rapide et l'escorte des réfugiés. Ca c'est en officiel, officieusement, cette route permettra le déploiement de notre armée en Varanya.

Vous en venez vite à la conclusion, la troisième étape consiste à déployer notre armée avec force, elle sera et est déjà en partie positionnée à Hukata, parmi la foule et les citoyens. La discrétion est de mise sur cette mission. En fonction du résultat des deux premières parties, Vola et L pourront ou non se joindre au combat en cas d'incapacité, nous déploierons K pour assister et commander les opérations sur place. Nous jouerons sur la rapidité et la surprise du déploiement.

Parallèlement à cette opération, nous soutiendrons les efforts et les opérations aryète sur le territoire, notamment en ce qui concerne la gestion des réfugiés de guerre. Nous les acheminerons sur le territoire aryète et de la, nous ferons intervenir les aides humanitaires ainsi qu'une partie de notre police dans les opérations conjointes avec les forces aryètes. Il faudra à tout prix éviter les débordements et les surprises, le stricte contrôle des civils varanyens sous prétexte d'escorte, ça sera le mot d'ordre. Il faudra éviter les terroristes et que d'éventuelles menaces ne posent le pieds en Aryètie.

Bien.
Vous recevrez les détails de l'opération sur la messagerie sécurisée, si vous avez des questions, vous pourrez les détailler à ce moment là. Pour l'heure, nous pouvons féliciter Vola et L d'avoir réussie la première étape. Reste plus qu'à attendre et silence radio jusqu'au retour. D'ici là, soyons prêt à intervenir à tout moment. Le conflit du Varanya ne vaut pas la vie de nos hommes, une équipe d'extraction sera opérationnelle dès demain et prête à intervenir en cas de danger.

Nous comptons sur la discrétion de tous, pas un mot à la presse nationale, locale ou étrangère. Vous recevrez les mise à jour heure par heure.

La séance est levée.

929
04/12/2003 10:32

Port de Thadamis, Empire De Vanarya
Provenance Hukata, Royaume d'Aryèdie
Destination finale, Inconnue


Arrivée du porte-conteneurs Résurrection-जी उठने
Chargement : 5,000 tonnes de vivres – 1,000 tonnes de vêtements-500 tonnes de produits de première nécessité, 3 conteneurs (80 tonnes) non identifiés.


pc

isIndrani Solkash, en direct du port de Thadimis pour l'ARP.

Il règne une grande agitation sur les docks en cette belle matinée. Le Résurrection, guidé par les remorqueurs impériaux, a enfin accosté. Les grues se sont mises aussitôt en action. L'aide humanitaire d'urgence aryète peut s'entasser avant d'être acheminée en poids-lourd dans tout la zone contrôlée par le Shah. Beaucoup de civils s’échinent sur les conteneurs, encadrés par de nombreux soldats aux aguets. Une tension palpable recouvre le port retranché. Je n'ai pas été autorisée à interviewer les travailleurs varanyens pour raison de sécurité. Le déchargement devrait durer toute la journée avant que le navire ne fasse route vers sa destination (non communiquée) finale.
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11 Décembre 2003,
Empire de Varanya,
Quelque part non loin des affrontements,


“Sauver” ce qui peut l’être

Une partie du Site Alpha, connue sous son vrai nom comme Redacted
Une partie du Site Alpha, connue sous son vrai nom comme Redacted

Une succession de bruits sourds se fait entendre au loin. “Le Capitaine”, cigarette à peine entamée en main émerge de la bâtisse principale du Site Alpha. Notre homme est vraisemblablement âgé, environ la trentaine si l’on en croit les divers plis et autres rides qui parsèment les maigres parties de son faciès non couvertes par une avalanche de cicatrices. La plus éminente était assurément son oeil borgne dissimulé par un large cache-oeil en cuir noir. Toutefois, ce qui attire l’attention n’est assurément pas son visage, mais plutôt les insignes qui trônent ça et là sur son accoutrement qui n’a rien à envier à ceux des militaires des nations du Globe. Deux bouches de canons croisées avec un M en fils dorées surmontant ceux-ci. M pour Militaris, une firme officiellement spécialisée dans la sécurité, laissant croire que ses activités sont tout ce qu’il y a de plus honnêtes et portent simplement à escorter des personnalités et protéger quelques entreprises et sociétés. Officieusement, il s’agit d’une véritable une armée privée financée par la famille patricienne des Rimini et accomplissant sa volonté qu’elle quel soit, ce au mépris de toute bienséance. Du moins, la plupart du temps, le reste des oligarques et patrices apprécient de temps à autres offrir quelques contrats juteux à ce que la bonne société Fortunéenne considère comme un couteau suisse nécessaire.

“Le Capitaine”, s’éloigne de l’ouverture du Site Alpha, gagnant les frontières d’un périmètre de sécurité de fortune employant autant d’antiques murets à moitié en ruines que de piles de sac de sables, planches et autres rochers rassemblés à la va vite. Autour de ceci, et sur plusieurs parcelles autour du Site, une bonne vingtaine d’hommes en armes veillent au grain. Certains font les cent pas, d’autres se sont perchés sur des positions surélevées et contemplent l’horizon tantôt à la jumelle, tantôt grâce aux lunettes de fusils de précision, une poignée encore profite d’un instant de répit bien mérité durant sa longue veille. Cependant, tous adressent un salut respectueux au “Capitaine” lorsqu’ils aperçoivent ne serait-ce que son ombre. Ce dernier leur rend bien, malgré un passage en coup de vent, car c’est bien à grands pas qu’il s’approche de l’extrémité nord-ouest du simulacre de périmètre en place. Arrivée à destination et sans un mot à deux de ses comparses un peu plus à sa gauche qui commentent les évènements se déroulant non loin, il plonge sa main libre dans une des poches de son attirail, en ressortant après quelques secondes une antiquité datant d’un autre âge, une longue vue repliée. Si celle-ci avait connu des jours meilleurs, elle était toutefois encore apte à remplir la tâche à laquelle on la destinait. Appuyant celle-ci sur un muret décrépit, l’homme plongea son regard dans le petit bout de son outil.

Au loin, l’on voyait d’épaisses couches de fumée s’élever des abords d’un village entouré de collines arides. Des arbres vieux de plusieurs siècles dont les troncs et branches chancelait il y a encore quelques heures sur les pentes et sommet desdites collines, il ne restait plus rien, à peine quelques morceaux d’écorce éparse. L’ensemble de la zone et tout ce qui se trouvait là venait d’être soufflée par une série de frappes d’artillerie. Toutefois, ce n’était là que le commencement, une nouvelle salve était en chemin, on l’entendait depuis le Site Alpha, mais cette fois ce n’était point des obus, instinctivement, le “Capitaine” orienta son outil en direction de là d’où semblait venir l’horrible son. Et pendant une fraction de seconde, il aperçu les projectiles, une volée de missile, très certainement Arkencéen. Les fameux “MRL-1 Lich” dont l’efficacité n’était plus à démontrer, de véritables fauches-mobiles très certainement responsables de la mort de centaines de personnes et du saccage de multiples positions stratégique. Sans compter les commentaires qu’ils réussissaient à arracher des bouches des mercenaires de Militaris.

Factionnaire 1 - Bon sang, ils remettent déjà ça ?

Factionnaire 2 - Les impériaux doivent s’accrocher pour sûr.

Factionnaire 1 - Bah, entre les obus et les missiles, ils finiront bien par battre en retraite. Quelques hectares de plus ou de moins, ils ne sont plus à ça près.

De nouvelles colonnes de fumées s’élevaient vers les cieux, tandis que une nouvelle fournée de bâtisses avait été réduite à l’état de débris fumants. Le “Capitaine” plissa son unique oeil. Le calme qui suivit le bombardement fut de cour instant, le grondement des fusil commença à résonner massivement, aussi devinait-on qu’une fusillade urbaine venait de s’engager. Entre deux salves, l’on pouvait même entendre si l’on tendait assez l’oreille des hurlements de douleurs tout à fait inhumain. Tandis que les paris allaient de bon train sur le périmètre du Site Alpha, l’artillerie vient à nouveau donner de la voix quelques minutes après la reprise des affrontements, mais cette fois ci, elle venait de l’autre côté, les partisans du Shah répliquaient aux rebelles.

Le “Capitaine” - Une bête, même blessée ou éclopée, n'est jamais autant dangereuse que lorsqu’elle est acculée, et Thadimis n’est plus très loin. Les impériaux vont se battre avec l’énergie du désespoir accompagnée d’ordres fantasques et surréalistes de leurs supérieurs. Ils en ont encore pour toute la soirée à ce rythme…

Sur ces mots et sans porter attention à la moue ennuyée de l’un des soldats qui se voyait déjà devoir offrir une somme de lyres fortunéenne rondelette à son camarade, le “Capitaine” replia sa longue-vue et tourna les talons, se dirigeant vers l’intérieur du Site Alpha. Quelques enjambée plus loin, et l’enceinte intérieure à moitié à terre franchie, il balaya les lieux de gauche à droite du regard.

Superviseur - Maldito ! Faites attention avec ça ! La Signora Rimini exige que ces trésors arrivent en un seul morceau à Balsarah ! Tout dommage sera retenu sur votre paye !

Un poing rageur dans le ciel, l’un des “Superviseurs” déployé avec le personnel de Militaris continuait à haranguer les portefaix qui allaient et venaient, n’hésitant pas à vociférer des jurons si nécessaire. Le personnel “civil” était ainsi en train de vider littéralement le Site Alpha de ses “objets d’intérêts”. Vases antiques, tablettes d’argiles, tapisseries précieuses, monnaie varanyenne médiévale, tableaux de l’ère moderne. Ce n’était que des exemples parmis tant d’autres de ce qui terminait dans de larges caisses rembourrées à grand renfort de paille et de plumes afin d'amortir d’éventuels chocs. Celles ci étaient ensuite emportés à l’extérieur afin d’être chargés dans une poignée d’hélicoptère de transport de taille moyenne.
Le “Capitaine” soupira, portant à ses lèvres sa cigarette délaissé depuis trop longtemps. Laissant émerger une bouffée de fumée, il se dirigea vers le superviseur courroucé qui s'était empressé de s'intéresser à l'empaquetage d'un buste en marbre après avoir délaissé sa cible précédente.

Le “Capitaine” - Combien de temps avant le prochain départ ?

Superviseur - Environ une vingtaine de minutes monsieur, le temps de charger encore une ou deux caisses.

Le “Capitaine” - Et de combien de temps avez vous encore besoin afin de finir votre oeuvre ?

Superviseur - Je ne sais pas. Peut être de 4 à 6 heures, ou bien toute la nuit, cela va dépendre de la vitesse à laquelle le personnel travaille.

Le “Capitaine” - Et bien je compte sur vous pour le motiver à aller vite. Je ne sais pas pour vous, mais j’aurais l’esprit bien plus tranquille une fois en vol dans ces hélicoptères, et je gage que vous aussi. Car entre nous soit dit, je suis certains que ni vous ni moi, ne souhaitez être là pour expliquer aux énergumènes qui émergeront victorieux des affrontements ayant lieux quelques hectares plus loin, ce que nous foutons ici.

Superviseur - Sauf votre respect monsieur, les insurgés vont probablement l’emporter une fois de plus et nous avons l’ent…

Le “Capitaine” -
Oui, oui. Je connais la rengaine. Peu importe, mais faites au plus vite, les bêtes n’ont que faire des papiers officiels, et les têtes pensantes sont loin. Très loin.

Et sur ces bonnes paroles, un silence pesant s’installé, et le superviseur s'éclipsa bien vite afin de retourner faire ce qu’il savait faire de mieux, superviser.
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The Ruby Journal

14 décembre 2003 - La révolution de l’ultra-gauche varanyenne, dépendante d’une aide extérieure.


Révolutionnaires communistes varanyens
Le réveil communiste varanyen est-il un phantasme ou une réalité?


Une internationalisation du communiste à (très) petits pas.

Depuis l’éclatement de la guerre civile varanyenne en juin 2003, la Ligue Communiste pour la Libération a débuté ses connexions avec des nations étrangères de second plan. La pensée communiste, une idéologie qui peine à s’internationaliser. Le Quechaïmar, un territoire éloigné de la géopolitique présente au Varanya mais qui nourrit pourtant un réel intérêt à la réussite d’une République Populaire dans l’Est-afaréen. “Les États communistes sont naturellement faibles dans un monde globalisé puisque leur modèle autour d’une économie contrôlée frustre les aspirations des opinions publiques en matière de biens à la consommation et plus généralement de libertés.

Perçues comme une menace par une scène politique internationale qui connaît certaines propensions au fascisme, à l’instar de la Fédération d’Albel, les nations communistes ont une accessibilité limitée aux ressources financières et matérielles des marchés internationaux. Des marchés dont ils dépendent pour entretenir la satisfaction des besoins nationaux en matière alimentaire, énergétique et toutes autres ressources intervenant dans la réalisation d’une activité de production.

“C’est là tout le mal des états communistes, c’est qu’ils veulent transcender les frontières et les idées nationalistes pour porter une idéologie internationale, mais ils s'abstiennent eux-mêmes de tous les bénéfices issus de la mondialisation. Des états qui apparaissent comme protectionnistes et tournés vers eux-mêmes, voulant peser sur la scène internationale, on sent qu’il y a une incohérence sur le produit qui nous est proposé” témoigne le politologue Óscar Graciani.

L’aristocratie varanyenne, vecteur de lutte pour la véritable jeunesse communiste.

Les familles nobiliaires du Varanya se sont installées au pouvoir depuis les années 1950, occupant les hautes instances de chaque institution centrale du pays. Si les états de la scène politique mondiale n’ont aujourd’hui de larmes que pour les morts issus de la guerre civile varanyenne, il faut considérer l’ensemble des décès provoqués par les agissements de ces familles élitistes. Des morts tantôt liés à la mise au ban politique des opposants, qu’à l’entretien de situations inégalitaires amenant au déclassement d’une partie de la population.

Le Varanya a les ressources pour faire prospérer l'entièreté de ses classes sociales, pourquoi devrait-on maintenir des privilèges pour un nombre de bénéficiaires limité? La légitimité d’une classe dirigeante varanyenne issue de l’aristocratie s’est diluée à travers un demi-siècle de corruption et d’expropriation, le réveil des ultra-gauchistes varanyens devient alors un contre pouvoir crédible pour casser l’engrenage usé d’un système politique incapable d’investir sur ceux qui créaient la richesse: les ménages.

L’accroissement des richesses sur une petite minorité des citoyens varanyens et l’appauvrissement notable d’une large partie de la population, traduise une ligne politique non viable avec laquelle les partis d’ultra-gauche varanyens, aidés de leur branche armée la Ligue Communiste de Libération, veulent rompre.
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Thadimis, 15 décembre 2003 – Palais du Shah

Uniquement choisis sur dossier pour leurs aptitudes mais aussi et surtout pour leur opiniâtreté, mille-deux-cents varaniens, tous volontaires et appartenant au camp loyaliste, intégraient dès aujourd’hui le bataillon « Scimitar » lors d’une cérémonie officielle sanctionnée par l’empereur lui-même où ce dernier recevait son étendard. Bien qu’arborant les uniformes et les écussons de bras de l’armée varanienne, ce bataillon tactique interarmes n’en reste pas moins entièrement piloté par les services secrets aumérinois avec à sa tête le Lieutenant-colonel Jahangiri, alias agent « K ». D’allure toujours élégante et reconnaissable à sa moustache en crocs soigneusement entretenue c’est lui qui, avec l'aide de ses compatriotes, a formé durant près de six mois maintenant cette unité d’élite. À la fois souple et entièrement motorisé, le « Scimitar » a essentiellement pour rôle l’accomplissement d’objectifs bien spécifiques tels que l'élimination de cibles de haute valeur (High-Value Target) ou la capture de positions d’artillerie et de postes de commandement adverses.


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LongKnife alias agent « K »
Officier de terrain des services secrets de Sa Majesté Élisabeth V
Et accessoirement commandant du bataillon « Scimitar » sous le nom d’emprunt de Jahangiri.
Nom de code « Aslan » pour les autorités du Shah. En référence au lion qui figure sur le drapeau impérial*.

Bataillon Scimitar : a écrit :
Matériels et effectifs disponibles

1500 hommes environ dont une vingtaine d'agents de terrain aumérinois et 300 réservistes. Ces derniers étant pour la majeure partie d'entre eux affectés à la surveillance de sites et à la maintenance du matériel en base arrière du Scimitar.

Armements :
  • 1500 armes légères d’infanterie (niveau 2)
  • 150 kits de mitrailleuses lourdes
  • 150 postes de tir antichars
  • 8 pièces d’artillerie de campagne de 105 mm capables d'effectuer des tirs directs comme indirects jusqu'à 12 km, 18 si munitions longue distance. (support)

véhicules :
  • 20 véhicules blindés légers afin d’armer la compagnie « reco » du bataillon
  • 50 véhicules légers tout-terrain (liaisons et commandement des unités)
  • 100 véhicules de transport de troupes dont 30 blindés (motorisation des unités et allégements divers, notamment au profit de l'artillerie)

Matériels issus des livraisons effectuées vers le Varanya par l'Aumérine.

* Arslan signifiant lion en turc
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Province de Radie, 18 décembre 2003 – Région d’Ahvadeh

Tandis que son taxi de fortune – un avion de tourisme réquisitionné à la veille de l’opération par le gouvernement – continuait de s’éloigner sous la voute céleste d’un bleu nuit scintillant d’étoiles, il jeta un rapide coup d’œil à son altimètre qui lui indiquait une altitude de quatre-cent-cinquante mètres. Le seuil des trois cents mètres franchit, il actionna enfin la commande d’ouverture de son parapente… On ne comptait maintenant pas moins de six grandes voiles rectangulaires qui tournoyaient avec dextérité au-dessus de leur objectif, veillant bien à ne pas trop se disperser et profitant de l’obscurité de cette nuit noire pour ne pas se faire repérer depuis le sol.

Une fois le plancher des vaches atteint et le commando posté en cercle sur 360° autour de lui, un genou à terre, il appela près de lui le « radio » afin de joindre l’autre équipe…

- Vert unité à Vert deux, contrôle radio ! Parlez !
- Vert deux ! Je vous reçois fort et clair Vert unité, à vous !
- Bien pris Vert deux ! Je lance l’authentification !


Un compte à rebours d’une dizaine de secondes est alors activé pour permettre à l’opérateur d’en face de composer le bon code à quatre chiffres sur le clavier de son poste afin de valider l’opération. Une procédure connue dans le domaine « trans » et préalablement nécessaire avant tout échange afin de s’assurer que la radio avec laquelle nous tentons de communiquer n’est pas tomber aux mains de l’ennemi…

- R-A-S de ton côté Vert deux ?
- Rien à signaler par ici ! Hormis le passage d’un pick-up sur la piste toute proche. Il semblait patrouiller le secteur et poursuivait dans la direction Sud. Quatre hommes à son bord dont l’un d’eux, assis côté passager, se servait d’un projo latéral. A vous !
- Bien reçu Vert deux ! Ils ont probablement dû entendre l’avion… Tiens-toi bien à couvert et suffisamment éloigné de la piste avec ton groupe le temps que la pression redescende d’un cran puis reprenez la progression… Mais gaffe à vous, ce secteur grouille d’hostiles !
- Tu as quelle heure à ta montre Vert deux ?
- Zéro un zéro neuf, à vous !
- Très bien, montres synchronisées… A partir de maintenant on fait profil bas et on veille bien au respect des ROE* ainsi qu’aux distances entre chaque pax ! Prochain contact dans approximativement une heure, une fois que l’un de nous aura atteint « Hotel » pour le regroupement. Terminé !


« Il » c’est le lieutenant Ahmad Dirbaz. Sortit major de sa promotion au printemps de cette année et détenteur de la plupart des brevets militaires, comme son père avant lui, il fait la fierté de sa famille et a récemment fait le choix d’intégrer l’unité spéciale du « Scimitar ». Ce qui le mène aujourd’hui non loin des ruines encore fumantes d’Ahvadeh où, pas plus tard qu’hier, le renseignement militaire varanien signalait des activités du Front al-Islam dans la zone…

- Pour le groupe ! Reprise de la progression…

Lança Ahmad avant d’être interrompu par son opérateur radio…

- Lieutenant ! C’est pour vous !

Le soldat lui tendit le combiné et demeura à proximité…

- Vert unité, j’écoute !
- Vert unité de Phalange ! Votre objectif est annulé ! Je répète, votre objectif est annulé.
- Les bouchers du Front al-Islam pourront bien attendre encore un petit moment, on nous rapporte que des lance-roquettes multiples mettent sérieusement en difficulté nos forces sur la ligne de front au Nord de votre position actuelle… Puisque vous êtes derrière les lignes ennemies, vous pourriez vous infiltrer sur une quinzaine de kilomètres afin de rechercher et détruire ces fossoyeurs. Nous venons également de mettre à jour votre carte ainsi que vos objectifs sur votre tablette tactile.
- Côté vivres et munes ca dit quoi Vert unité ? Êtes-vous en mesure de traiter la nouvelle mission ? A vous !
- Affirmatif, Phalange ! On a le plein à cent pour cent et des vivres pour cinq jours, à vous !
- Très bien, bonne chance à vous ! Terminé !
[...]
- Vert deux de Vert unité ? A vous !
- Vert deux sur écoute !
- Vert deux, changement de programme… On abandonne « kilo » et on fait maintenant mouvement sur « mike ». Je transmets vos nouvelles coordonnées, à vous !
- Bien pris Vert unité !
- Vert unité, Terminé !


* ROE = Règles opérationnelles d’engagement
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drapeau

19 decembre 2003


TOP SECRET
L'Agencia Federal de Inteligencia [AFI] (Service de renseignement Garaguayen) constate que le conflit ne cesse de prendre de l'ampleur et qui, à terme, peut nuir à la securite national garaguayenne. Il devient necessaire d'agir et de prendre position dans ce conflit pour éviter des dommages supplémentaires ainsi que limiter le nombre de morts du coté des civiles. Nos services de renseignement voit dans les pro-revolutionnaires du Front National Varanyen, plus particulierement dans Alliance Nationale Varanyenne, l'assurance d'une stabilité régionale durable ainsi que la posibilité pour le peuple varanyen d'étre enfin acteur du processus democratique varanyen.

Ce Front National est composé d’un mouvement démocrate et libéral qui est majoritaire, mais aussi de deux autres mouvements : la Ligue Communiste et le Front al-Islam. La Ligue Communiste est composée de révolutionnaires d'inspiration marxiste-léniniste et qui veut instauré un état communiste au Varanya alors que le Front al-Islam est un groupe musulman chiit qui veut instauré un régime laïque pour mieux representer la minorité chiit.

Il serait judicieux de soutenir Alliance Nationale Varanyenne qui souhaite instaurer d'une démocratie libérale et d'un État de droit en Varanya avec un gouvernement libéral et qui pourrait devenir un grand allié du garaguay dans cette region éloigné mais fortement strategique. Il est très probable qui si les revolutionnaire gagnent cette guerre un démocratie libérale avec une exécutif élu alors que les communistes et les islamistes, étant peu nombreux, auront des representants au parlement mais sans pour autant parturbé le pouvoir en place.

Nous conseillons au gouvernement garaguayen et au président Diego Dominguez de prendre les dispositions nécessaires pour soutenir le Front National Varanyen et cela dans l'interet de tous.
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El Boletin

23 décembre 2003 - Au nord du pays, les combattants de la Révolution gagnent de plus en plus de terrain.


Convoi des unités du Régiment Libertarien (Pro-révolution), traversant Ahvadeh.
Avec la libération d'Ahvadeh par les forces révolutionnaires de l'ANV, la logistique militaire entretient une réelle capacité de nuisance sur les dernières positions impériales du continent.


Ahvadeh libérée par les forces révolutionnaires libérales et communistes.

Les combats, s’ils restent encore de faibles intensité, n’ont pas cessé et se disséminent plus au nord du pays qu’ils ne l’ont jamais été. Avec la chute d’une ville aussi stratégique qu’Ahvadeh, le Front National Varanyen donne le tempo à une guerre qui tarde encore à dire son nom. Une situation ambiguë mais qui tend manifestement à s’écrire de la plume des vainqueurs, probablement incarnés par les forces révolutionnaires de l’Alliance Nationale Varanyenne qui sont à l’offensive là où les troupes impériales semblent subir leurs assauts.

Le commandement des forces de l’ANV, a souhaité prendre de court ses ennemis et les autres factions révolutionnaires, en annonçant officiellement la prise d’Ahvadeh. Cette ville chef-lieu de la province de Radie, était disputée par l’ensemble des factions du pays qui y voyait un atout politique et militaire majeur. Coupant en deux l’unique réseau autoroutier du pays, Ahvadeh est une plateforme logistique de première nécessité, pour maintenir des offensives sur l’ensemble du territoire varanyen, tout en restant connecté des bases arrières révolutionnaires, solidement ancrées dans le sud du pays.

“La libération d’Ahvadeh marque un tournant majeur dans la révolution qui nous oppose aux forces fascisantes et tyranniques du Shah. Mais ce n’est pas la fin du combat pour autant. Poursuivons nos efforts et je vous promets que nos premiers débats pour l’instauration d’une démocratie varanyenne, se feront dans la salle de réception du Palais impérial de Thadimis. Quoi de mieux qu’une salle de réception impériale pour accueillir un hôte aussi prestigieux que la démocratie?” a fanfaronné le porte-parole de l’ANV, Mohammad Karimi.

L’autorité impériale, de son côté, n’a pu que confirmer la réalité du terrain, et la perte de ce verrou stratégique pour les opérations contre-révolutionnaires alors qu’elle enregistre des combats de plus en plus présents aux abords de la capitale.

Cartographie des secteurs sous influence.
Cartographie du Varanya et des régions sous occupation des différentes factions.


Thadimis à portée de tir des unités révolutionnaires.

“L’ANV est en train de réorganiser tout son train logistique pour mettre la pression sur Thadimis, la capitale impériale. Dos à la mer et privée de la principale voie de communication terrestre du pays, la capitale impériale doit envisager le scénario de la défaite totale” a commenté le politologue La chute d’Ahvadeh, outre le contrôle du réseau autoroutier varanyen, marque la jonction des forces révolutionnaires (principalement de l’ANV et de la LCL).

Les autorités impériales n’en finissent plus de cumuler les déconvenues, associées à des forfaitures au sein des troupes jusqu’ici restées loyales au régime du Shah. Essentiellement cantonnées derrière une ligne défensive positionnée à 10 km autour de la capitale, les troupes impériales essuient sans relâche des coups de boutoir orchestrés par les assauts conjoints de l’ANV et de la LCL.

La capitale de l’Empire varanyen n’a jamais été aussi explicitement menacée, vivant quotidiennement au rythme des bombardements et des sirènes. Le rapport de force entre les factions en présence paraît glisser en faveur de l’Alliance Nationale Varanyenne, qui est à même de lui présenter un contingent interarmes, fait d’artilleries lourdes, de forces motorisées blindées, de transports aériens ainsi que de bataillons de combattants alimentés par des déserteurs impériaux et des volontaires internationaux

“L’Aliance Nationale Varanyenne, aidée de ses alliés des premières heures tels que l’Arkencheen et le Fortuna, a les moyens d’une victoire militaire totale sur le régime impérial de Thadimis. Mais ce qu’il faut préparer et l’Arkencheen l’a bien compris, c’est l’après-combat. Quelle légitimité politique pour une ANV victorieuse?” nous interroge le politologue Remicio Granda.

Le régime du Shah, bien que contesté dans l'entièreté du territoire varanyen, bénéficie encore d’un lourd soutien à l’international, notamment parmi les classes dirigeantes. “C’est une marche à franchir pour le gouvernement provisoire du Front National Varanyen, la reconnaissance à l’étranger.”

Mais même si les mouvements démocratiques et la gouvernance qui en résultera peuvent sembler en déficit d’alliés, les rares pays engagés à leur côté occupent une place de choix dans la relance d’un pays meurtri par la guerre civile. Entre la Sérénissime République marchande de Fortuna qui entretient un réseau international de routes commerciales parmi les plus denses au monde et la Fédération d’Arkencheen, première puissance économique mondiale, les appuis restent solides pour le gouvernement révolutionnaire du Front National Varanyen.

Combattants volontaires internationaux encolanaltèques, du Régiment Libertarien.
Combattants volontaires internationaux encolanaltèques et heenylthain affectés au Régiment Libertarien, stationnant désormais à Ahvadeh.


Le Régiment Libertarien, héros de la ligne de front.

Mais la scène internationale, si elle a un rôle à jouer dans la relance économique du pays, n’a pas démérité jusqu’ici, par la fourniture de matériels militaires ou l’octroi des autorisations administratives nécessaires à la libre circulation des combattants volontaires internationaux.

Réunis sous le Régiment Libertarien ou la Brigade des Martyrs Volontaires, ces hommes ont montré une inébranlable témérité face à l’ennemi, alors même qu’ils laissaient leurs vies à plusieurs milliers de kilomètres du Varanya.

Fort de 2000 hommes dont 500 sont arrivés au Varanya avecu ne expérience militaire, le Régiment Libertarien est avec la Brigade des Martyrs Volontaires (BMV), l’une des unités les plus à craindre du champs de bataille. Un constat d’autant plus vrai que contrairement à la BMV, le Régiment Libertarien jouit de fournitures variées en armement. Avec des combattants ayant suivi un parcours militaire, le Régiment Libertarien est en passe d’entretenir des sections de reconnaissance, des bataillons de la défense antiaérienne, des compagnies d’artillerie révolutionnaires qui équipées des MRL-1 “LICH” arkencans entrent sur le champ de bataille sans égales.

Les encolanaltèques qui ont une éducation très martiale compte tenu des nombreux contingents à vocation policière ou militaire présents sur le territoire insulaire des Encolanas, amènent leurs lots de volontaires internationaux aguerris. Certaines sections de volontaires, majoritairement composées d’encolanaltèques, sont craintes et redoutées des troupes impériales qui en surnomment centaines d’entre elles. Au point que celles-ci sont surnommées les Maarid, en référence au nom donné à des créatures maléfiques hantant mers et océans, ce surnom leur est donné par leurs origines insulaires en provenance des Encolanas et la place forte occupée par l’ANV à Asazeh, dans la région portuaire de Raad.
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OFFICE DES AFFAIRES ETRANGERES


BUNDESREPUBLIK DU WALSERREICH



HZ

Herbert Zückersturm (CDU), Ministre des affaires étrangères


auteur a écrit :

SECRETAu Shah du Varanya



Shah,

Les informations qui nous parviennent par nos services de renseignement, soutenus et aidés par vos services, nous dépeignent une situation des plus alarmantes. Tout porte à croire que des nations étrangères et hostiles à vos intérêts s’apprêtent à multiplier les actions violentes de soutien aux rebelles. S’il n’était jusqu’alors un secret pour personne que l’Arkencheen, entre autres, soutenait les insurgés islamo-marxistes sous couvert de soutien démocrate, il est fort à parier désormais que ses actions seront plus nombreuses, mieux préparées et plus fournies. Plus les soutiens étrangers se multiplieront, plus le camp rebelle aura de chances de fixer ses bases et d’organiser une lutte armée de mieux en mieux organisée et de plus en plus violente. N’oubliez jamais, Shah, qu’un tel soutien ne peut que donner des ailes, physiques et morales, à vos adversaires, et qu’il est donc urgent de déployer l’intégralité de vos forces navales, militaires, policières et douanières sur le pourtour de vos côtes afin de décourager les états-majors étrangers au maximum. Nous ne sommes pas sans savoir que de telles mesures de routine sont d’ores et déjà en vigueur, mais nous vous appelons à les renforcer plus encore. La maîtrise des mers et donc de l’accès à votre pays sera un élément déterminant des évènements à venir. Préparons-nous au pire, afin de voir le meilleur se profiler avec plus encore de satisfaction.

Nous vous conseillons aussi fortement de ménager vos forces et de les tenir prêtes à engager des combats plus nombreux et plus sérieux. Mettez votre famille à l’abri et organisez des bastions de résistance qui ne tomberont pas et à partir desquels vous pourrez ou bien vous réorganisez en attendant des jours meilleurs, ou bien organisez une puissante résistance qui tiendra tête quoiqu’il arrive aux forces rebelles. Dès lors que ces bases existeront ou que vous aurez fait votre choix quant aux emplacements sécurisés, vous pourrez les communiquer à nos agents qui sont en contact avec vous afin que nous y rajoutions une couverture de sécurité supplémentaire, ainsi que la mise en place de moyens d’extradition au cas où vous voudriez faire quitter le Varanya à certains membres de votre famille dont vous voudriez noblement épargner les souffrances à venir. La Bundesrepublik les accueillera en toute sécurité.

Se préparer au pire n’est pas du pessimisme mais de la maturité. A l’heure actuelle, pas soucis de respect des accords internationaux en vigueur, aucune marine ne pénètre vos eaux territoriales. Nous demandons l’autorisation de faire pénétrer des bâtiments militaires walserreichiens dans vos eaux. Il est possible de les faire naviguer sous faux pavillon ou de les maquiller en navires civils. Nos états-majors sont avertis et se tiennent prêts à mettre en place un filet supplémentaire qui permettra de filtrer les entrées sur votre territoire et d’en tenir éloignés les navires qui n’ont pas d’autres cargaisons que des intentions hostiles.
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