01/05/2004
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VARANYA - Le Calme avant la Tempête - Page 6

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15 Mars 2004,
Port de Kashab,

Escalade


Militaris Troopers
Les troupes de Militaris, bras armé du Clan Rimini et de leurs alliés patriciens

Il n'y a rien d'anormal à ce qu'il y ai de l'activité au sein d'un port, c'est la même la moindre des choses, pourtant en ce beau jour de mars, tous et toutes pouvaient constater qu'une page était en train de se tourner. Un seul mot était sur les lèvres des gradés, gens d'influence et autres "décideurs et trouveurs de solutions" comme la basse soldatesque, ou tout du moins la milice insurgée locale, aimait désigner leurs supérieurs. Et ce mot là n'était ni plus ni moins que "l'Escalade", et pas n'importe laquelle, celle du conflit. La situation du Varanya, que ce soit sur le plan politique, financier voir même tout simplement humain et social, c'était considérablement dégradée au cours des derniers mois. Le renversement significatif de l'opinion publique Varanyenne ainsi que les diverses actions étrangères sur le sol de cet antique pays d'afarée avait enclenché une série d'engrenage qui déclenchait désormais des réactions en chaîne. L'avancée des uns provoquant la réaction des autres, l'arrivée de troupes de nations d'outre-mer poussant la concurrence à faire de même et ainsi de suite. Les affrontements qui jusqu'ici étaient en vérité assez limités menaçaient de dégénérer dans des proportions pour le moins dantesque.

Et nul ne pouvait le nier, le son constant des pales des rotors d'hélicoptères allant et venant au sein du port en était le signe annonciateur car tel les valkyries des mythologies nordiques, ces hérauts des cieux apportaient de biens mauvaises nouvelles, et celles ci avaient même un nom. "Militaris", les deux canons croisés, le bras armé d'une bonne partie des patriciens Fortunéen dont les chefs de file n'étaient autres que les Rimini. Les plus fervents soutiens des révoltés pro-démocratie varanyen dont on disait même qu'ils avaient quelques cousins plus ou moins éloignés parmi ce qui servait de haut-commandement aux insurgés. Ainsi, c'était un véritable ballet aérien allant et venant afin de débarquer une ribambelle de mercenaires armés jusqu'aux dents, rien à voir à dire vrai avec leurs homologues venus auparavant pour des missions de "sauvegarde du patrimoine". Non, absolument rien à voir. Si les autres faisaient simplement acte de présence et de manière générale de la figuration en marge des affrontements, ces nouveaux arrivants pour leur part avaient bien l'intention d'aller se faire trouer la panse, et de trouer la panse de quelques personnes par la même occasion, tout cela pour une solde ma foi bien coquette en lyres.

Ainsi, chaque âme prenant pied sur le sol Varanyen se pressait d'aller rejoindre ses homologues qui arrivés plus tôt étaient déjà en bon ordre, alignés en de longs rangs d'oignon avec une discipline qui rendrait jalouse la plus investie des forces régulières d'un pays. Malgré les assauts d'un ardent soleil, ceux ci ne bronchaient pas, droits comme des piquets tandis que leurs officiers accompagnés de représentants du FNV inspectaient l'ensemble des troupes en allant et venant ça et là devant elles.


"Voilà un bien beau spectacle que la dernière trouvaille des oligarques de la cité qui sombre."

La remarque venait d'être lancée à bonne distance, panama sur le crane et cigarette à la main, Leone, de retour il y a peu en ville, contemplait tout cela d'un air amusé, en restant cependant à bonne distance car après tout pour un homme de l'ombre comme lui et au vue de ses instructions, mieux valait prendre ses distances et se contenter de prendre note. Toujours était-il qu'il allait avoir fort à faire.

Fortuna a écrit :
La société Militaris, sur les instructions d'une bonne partie Patriciens Fortunéens a mis un termes à ses opérations annexes au Varanya afin de déployer un véritable corps expéditionnaire depuis Balsarah vers le port de Kashab.

Ledit corps armée est composé de :
- 800 Soldats professionnels
- 1600 Armes légères de niveau 2
- 50 Sets de mitrailleuse de niveau 1
- 100 Lance-Missiles Anti-Char de niveau 1
- 10 Canons tractés de niveau 1
- 10 hélicoptères de transport Moyen de niveau 1
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RAPPORT MILITAIRE

Intervention militaire de la Cémétie au Varanya


SECRET DÉFENSE | 16/03/2004

Déploiement de troupes au Varanya par la Cémétie navires patrouilleurs

La flotte de patrouilleurs au large des côtes varanyennes dans la mer des Bohrins constitue le pilier de la force d'intervention.


Face à l'imminence du conflit qui allait éclater sur le sol varanyen, l'intervention militaire cémétéenne devient cruciale. La déstabilisation du régime impérial oblige la Principauté à s'engager directement dans le conflit à venir, et de préférence en amont afin de préparer la défense des intérêts cémétéens sur le territoire du Varanya. La défense du Shah, qui semble manifestement bien moins équipée et nombreuse que les forces assaillantes des révolutionnaires coalisées, souffre également de difficultés dans son commandement, lié à la présence d'éléments dirigeants éventuellement corrompus et compromis, autant par la promesse pécunière de puissances étrangères que par la vénalité ambiante dans les castes dirigeantes de la monarchie.

Le Shah n'est plus en position de défendre correctement le continent. Si l'île de Bina, dont nous avons évoqué l'hypothèse homonyme dans un précédent rapport, n'échappe pas à notre expertise concernant les possibilités d'une défense plus appropriée du régime impérial, les structures actuelles et le terrain contrôlé par les loyalistes, si ce n'est politiquement du moins militairement, semblent suffisamment fiables pour envisager une lutte armée sur le continent afaréen. La domination navale de la Principauté de Cémétie n'est pas totale, dans les eaux leucitaléennes comme en mer des Bohrins, et malgré la prédominance numérique de nos effectifs, nous ne pouvons espérer un blocus totalement efficace et peu coûteux de la péninsule.

Le territoire varanyen ne peut pas être imperméabiliser à la présence militaire ennemie présente et future ; les routes terrestres partagées avec le reste du continent afaréen risquent également d'assurer la continuité des lignes de ravitaillement si les ressources apportées par navire venaient à manquer pour les révolutionnaires. De son côté, le Shah devra s'appuyer plus lourdement que les révolutionnaires, au vu des bastions rebelles et de la position de ceux-ci, sur les importations maritimes pour ne pas connaître une pénurie militaire et alimentaire. Au-delà du simple aspect logistique, la question du contrôle de l'espace maritime bohrinien est préoccupant, au vu des potentiels alliés des révolutionnaires.

D'une part, la République fortunéenne reste omniprésente tant en Leucitalée que dans le pourtour bohrinien, et au-delà ; d'autre part, cette capacité de projection - bien que faible, au vu des effectifs navals de la thalassocratie eurysienne - représente une menace pour le territoire national. La flotte de patrouilleurs cémétéens ne peut donc pas se disperser durablement dans les eaux bohriniennes sans exposer les côtes leucitaléennes de la Cémétie, où se situent d'ailleurs les principales concentrations humaines du pays. Un juste équilibre numérique doit être opéré dans l'envoi des troupes dans la péninsule varanyenne, même si le maintien du régime impérial au sud reste un enjeu d'une importance notable pour la défense nationale.

Cémétie croix symbole dynastique

En conséquence de quoi, nous préconisons le déploiement de 8 000 soldats professionnels, directement détachés des effectifs militaires cémétéens, afin de soutenir les troupes loyalistes. Si numériquement, cet effectif - qui sera directement intégré à la branche militaire autonome que constitue la Division Acier de l'armée varanyenne - ne représente qu'une petite partie des troupes loyalistes qui seront engagées sur le front varanyen, ses capacités techniques et tactiques supérieures au quidam de l'armée varanyenne permettra le déploiement effectif du reste de l'équipement proposé que nous allons lister et justifier dans le présent rapport, présenté aux parlementaires cémétéens ce jour-même.

Cet effectif devra être correctement équipé (ci-joint la quantité proposée d'armement individuel à transporter avec les militaires cémétéens), mais aussi et surtout correctement transporté : avec vingt-cinq véhicules blindés légers, une cinquantaine de véhicules de combat d'infanterie et deux cents véhicules légers tout-terrain serviront d'appoint mobile pour faire de la force cémétéenne au sein de la Division Acier le fer de lance mobile et rapide de l'armée impériale. À cette force véhiculaire terrestre viendra s'ajouter une partie du parc de transport aérien : vingt-cinq hélicoptères de transport moyen devront être dépêchés pour faciliter la circulation et le déploiement des troupes, en accélérant la capacité de débarquement aérien de celles-ci.

En plus du transport, cette force devra être soutenue : au sol par l'envoi d'une centaine de mortiers tractés de fabrication cémétéenne et de cinquante unités de canons d'artillerie tractés ; dans les airs, par l'envoi et l'utilisation d'une quarantaine de canons antiaériens qui viendront épauler vingt-cinq des avions de chasse de l'armée de l'air cémétéenne. La suprématie aérienne de la Cémétie devra être impérativement consacrée pour assurer la défense nécessaire aux bombardiers albelois qui, bien que puissants dans leur attaque au sol, restent extrêmement vulnérables aux offensives aériennes de chasseurs adverses. La défense de ceux-ci par l'avantage numérique cémétéen sera une des batailles-clés du conflit.

En mer, la présence d'une grande partie des effectifs navals de la Cémétie peut être largement justifiée par la proximité entre le Varanya et les côtes orientales de la Principauté. Ainsi, les patrouilleurs de la marine quadrillent déjà la zone depuis plusieurs semaines ; leur nombre sera porté à neuf, mais leur vulnérabilité aux submersibles ennemis doit être une préoccupation notable de la coalition loyaliste, sous peine de connaître une rupture des lignes d'approvisionnement maritime. En guise de force d'appoint, une dizaine de vedettes épauleront les patrouilleurs cémétéens. La liaison radar et informationnelle est également un élément important, pour lequel nous préconisons l'envoi de plusieurs véhicules de transmission radio.

Rapport militaire cémétéen a écrit :
EFFECTIFS MILITAIRES PRÉCONISÉS POUR LE THÉÂTRE VARANYEN
  • 8 000 soldats professionnels
  • 10 000 armes légères d'infanterie de niveau II
  • 1 000 mitrailleuses lourdes de niveau I
  • 1 000 lance-missiles antichar de niveau I
  • 100 mortiers tractés de niveau I
  • 50 canons tractés de niveau I
  • 40 canons antaériens de niveau I
  • 25 véhicules blindés légers de niveau I
  • 50 véhicules de combat d'infanterie de niveau I
  • 200 véhicules légers tout-terrain de niveau I
  • 3 véhicules de transmission radio de niveau I
  • 25 hélicoptères de transport moyen de niveau I
  • 25 avions de chasse de niveau I
  • 9 patrouilleurs de niveau I
  • 10 vedettes de niveau I

Division Acier Cémétie Varanya logo blason Sceau du Ministère de la Défense de Cémétie
5148

OFFICE DES AFFAIRES ETRANGERES


BUNDESREPUBLIK DU WALSERREICH



HZ

Herbert Zückersturm (CDU), Ministre des affaires étrangères


Autorités Walserreichiennes a écrit :

SECRETAu Shah du Varanya



Shah,

Les services secrets de la Bundesrepublik du Walserreich disposent désormais de réseaux solides et vastes au sein du Varanya, qui permettent d’appréhender un certain nombre de mouvements ennemis. L’influence de ceux-ci dans chacune des régions stratégiques de votre nation nous est connue et vous est communiquée avec rigueur. Alors que les engagements militaires les plus faibles ont d’ores et déjà commencés, tout laisse à penser qu’ils s’intensifieront, non seulement parce qu’aucun camp ne souhaitera reculer, mais aussi parce que les potentialités et ressources des régions contrôlées par l’une ou l’autre des factions n’ont pas été exploitées à fond et ne le seront pas avant longtemps. Un château qui s’effondre forme de belles ruines, mais l’effritement et la chute des pierres prennent beaucoup de temps, c’est ce temps-là qui est le temps des dangers et de l’incertitude. Ainsi, seront prises au sérieux la moindre avancée de troupes, d’un côté comme de l’autre, mais soyez assurés que les services secrets walserreichiens demeureront en contact avec les vôtres afin d’établir des relations de confiance et de stabilité pour votre régime et pour la région de manière générale. Suite à ce message, des moyens de contact vous seront donnés afin d’entrer discrètement en relation avec les officiers de nos services en charge de la gestion des informations en lien avec les avancées ennemies. Faites parvenir vos questions, vos requêtes et vos priorités : rien ne sera méprisé ni négligé.

De longues discussions ont été engagées au sein de notre Etat-major afin de déterminer les modalités d’intervention du Walserreich au Varanya en-dehors d’un soutien total et confiant de nos services de renseignement extérieur. La principale question était celle de l’intervention physique, et les débats ont été longs et laborieux. Toutefois, les principes élémentaires de la doctrine militaire walserreichienne ne sauraient être corrompus. Il a été décidé qu’aucun enfant du Walserreich n’irait mourir sur le sol varanyen. Cette décision ne doit en aucun cas être considérée comme un coup de canif dans l’amitié établie entre notre peuple et le vôtre, mais comme une volonté de garantir des relations solides entre les deux, en assurant qu’aucun ne soit trop redevable à l’autre. C’est une chose d’offrir un soutien stratégique et logistique, c’en est une autre d’offrir le sang des enfants de son peuple. Cependant, nous sommes au fait de l’intervention militaire physique à venir de plusieurs nations partageant notre position et la vôtre quant à la stabilité régionale. Celle-ci bénéficiera de notre soutien le plus abouti selon les considérations établies par notre état-major. Nous invitons la coalition en formation de constituer un réseau organisé et puissant. Afin de ne pas empiéter sur les prérogatives souveraines de votre état, nous vous invitons à organiser de vous-même une force de coopération afin de coordonner, plus ou moins tacitement, les actions de chacun des parties.

Le soutien physique ne se limite pas à l’huile de coude, mais s’étend à l’huile des moteurs de chars d’assaut. Le Walserreich garantira dans la mesure de ses moyens et des besoins des affrontements militaires sur le sol varanyen, un apport régulier d’armes de guerre qui seraient utiles pour conduire tout type de guerre, de la bataille ouverte à la guérilla. Par ailleurs, certains de nos stratèges ont déjà reçu comme mission de structurer les meilleurs plans de bataille susceptibles d’arriver lors des semaines à venir. Bien qu’il ne s’agisse que de prospectives et dans un certain sens de prophétie, ces plans permettent d’entrapercevoir quels types de guerre pourraient être menés dans les temps à venir et donc d’anticiper les meilleures combinaisons d’armement possibles. Toutefois, afin de polir au mieux ces plans, il est nécessaire qu’une communication se produise entre votre état-major et le nôtre, ceci dans le but que les compétences de vos hommes nous soient connues, ce qui permettra de mieux adapter notre soutien logistique et de vous fournir les meilleures armes possibles. Un couteau dans la main d’un lansquenet sera toujours plus dangereux qu’une mitrailleuse dans les mains d’une femme de ménage.

Il est nécessaire, pour apprécier le présent, d’envisager sereinement l’avenir. Ainsi, le Walserreich souhaite informer le Varanya que toutes les bases de retraite et de repli sont d’ores et déjà en place. Dans peu de temps, tout l’effectif naval prévu encerclera les eaux nationales varanyennes et organisera une nouvelle couche de blocus afin d’assurer l’intégrité physique du pays. De plus, plusieurs petites unités sont prêtes à évacuer discrètement les personnes de votre choix : famille royale, officiers du renseignement, chefs de l’état-major, responsables religieux etc. Nos priorités seront les vôtres. Constituez une liste d’ordre d’évacuation et transmettez-la aussi vite que possible à nos services de renseignement. Notre état-major et nos officiers sur place seront au courant et garantiront l’ordre et la sécurité des évacuations. Par la suite, des endroits sécurisés aux quatre coins du monde, assurés par nos services, maintiendront loin des conflits et dangers inhérents à la guerre ceux qui sont chers au maintien des structures essentielles de votre état et de la légitimité de vos institutions. Tout est prêt, que vos choix soient les meilleurs.

N’importe quelle force de coordination qui construira une alliance solide entre vos forces et leurs alliés bénéficiera du soutien diplomatique sans faille de l’Office des Affaires Etrangères de la Bundesrepublik du Walserreich. Les pressions de nos ambassadeurs et les réseaux diplomatiques qui sont les nôtres conduiront à la victoire.
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Prensa Libre

16 mars 2004 - Le Varanya, confronté à l’offensive révolutionnaire.


Révolutionnaires et combattants internationaux face à l'oppression
Après un an d’enlisement du conflit, les forces révolutionnaires et les volontaires internationaux souhaitent remonter au front pour défaire le fiel impérial qui prive aujourd’hui le Varanya de la réussite qui lui est possible d’avoir, dans un monde en recomposition et ouvert.



Le Varanya, qui ne trouvait plus le repos depuis le soulèvement populaire de juin 2003, est de nouveau sous les projecteurs, après le réchauffement du conflit, caractérisé par la multiplication des affrontements entre les révolutionnaires et les troupes loyalistes, étirés sur 750 km de front. Le Front National Varanyen qui contrôle la majeure partie du territoire, a entamé des actions offensives qu’il destine à “libérer la capitale de Thadimis, tenue par les sbires d’un tyran et le fiel des puissances fascistes mondiales” promettait le Général révolutionnaire Farzad Mashayekhi.

“La guerre est là, nous y sommes. Et il n’y aura pas de futur au Varanya sans avoir préalablement effacé le passé” C’est avec ces paroles que le commandement du Front National Varanyen a déclaré ce jour, l’impérieuse nécessité de défaire les bastions impérialistes, depuis lesquels se sont entretenus oppression et répression, alors que le peuple se décidait à lui dire non, lassé de cinquante ans d’élitisme avare de réformes en faveur de la représentativité du peuple.

Les troupes de l’Alliance Nationale Varanyenne, se sont remises en route vers le nord du pays après s’être longtemps vu stoppées aux abords de la capitale, le commandement révolutionnaire préfère lui parler de retraite tactique. “Nous ne reviendrons pas sans avoir pris Thadimis” hurle un combattant révolutionnaire. Les affrontements sporadiques mais quotidiens, trouvaient jusqu’ici une certaine banalisation dans la vie au jour le jour des habitants du pays. Mais la multiplication des aides militaires et la fourniture d’armement dotés de technologies nouvelles pour le Varanya, a élevé l’intensité des combats et la violence physique ainsi que psychologique des meurtrissures qui en résultent. Les services hospitaliers et les réseaux de l’aide humanitaire craignent de ne pouvoir contenir le flux de blessés et de mutilés en préparation.

Par chance, les localités et grandes agglomérations du pays devraient pour l’heure être épargnées, limitant les victimes de dommages collatéraux parmi les populations civiles. Mais sous un mois, la donne pourrait très vite changer. Les zones portuaires et aéroportuaires connaissant d’importants rassemblements de candidats au départ, alors que quotidiennement des soldats étrangers et du matériel militaire y sont débarqués. En effet et avec un pays scindé en deux, autant les forces révolutionnaires que loyalistes essaient de composer avec le reste des infrastructures militaires disponibles, faisant l’appoint sur une capacité opérationnelle moindre avec des structures civiles.

Cet été 2004, cela fera un an que le conflit a démarré. Une opposition armée entre les forces révolutionnaires et la famille impériale pour l’effacement des déboires d’un ancien régime sans la certitude de pouvoir en installer un nouveau, qui permettrait de viabiliser la classe politique varanyenne.

Aujourd’hui et malgré l’ampleur de la contestation après 50 ans de règne en monarque absolu, tout reste à faire pour les révolutionnaires souhaitant dessiner un Varanya plus juste et inclusif. Mais exposé aux interventions étrangères et à l’écartèlement des ambitions politiques, portées par différentes milices armées entretenant parfois des rivalités tribales et des alliances fragiles, le projet est riche d’audace...

Minimisant l’empreinte du Front al-Islam au sein de la coalition révolutionnaire, l’Alliance Nationale Varanyenne et ses têtes d’affiche veulent se faire les libérateurs du pays mais aussi une alternative politique crédible lorsque tout est à reconstruire. Une politique récemment défendue par l’entrée en scène du Général Farzad Mashayekhi, homme fort de l’état major loyaliste, jusqu’à sa défection en janvier dernier et son ralliement à la Révolution.
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15 avril 2004 - Rapport de situation arkencan - État-major révolutionnaire

suite arbitrage du 15 mars au 1 avril.


Comparatif des artilleries révolutionnaires et impériales.
Entre rapidité de déploiement et puissance de feu, les artilleries impériales et révolutionnaires entretiennent chacune leurs atouts, pour marquer la différence sur les théâtres d’opération.


L’état-major révolutionnaire, dirigé par le Général Farzad Mashayekhi, a coordonné une attaque sur les terres intérieures du pays. Dédoublée en deux forces motorisées d’importance, l’armée révolutionnaire et ses alliés est venue au contact des lignes défensives impériales en deux points, pour repousser l’armée du Shah et permettre la jonction des forces aux abords d’Ahvadeh. Ville stratégique pour la mobilité des forces armées entre le nord et le sud du pays, Ahvadeh est une étape clé des forces du Front National Varanyen. Sa capture est synonyme d’une logistique facilitée dans la traversée du territoire, grâce à un accès privilégié au réseau routier et autoroutier varanyen.

Refoulées au sud par l’armée révolutionnaire principale, les forces impériales résiduelles se sont positionnées sur une ligne de démarcation dans la continuité de l’agglomération d’Ahvadeh. Disposant de moyens logistiques limités et pressés par les forces du FNV, les soldats loyalistes n’ont pu permettrel e rapatriement d’une partie de leurs hommes, plusieurs centaines d’entre eux se sont par conséquent constitués prisonniers auprès de l’état-major du Général Farzad Mashayekhi, qui a multiplié les opérations héliportées derrière les lignes ennemies tandis que les derniers canons antiaériens se repliés.

L’un des appareils, un hélicoptère de transport moyen, essuiera même quelques dommages légers* après le tir d’un canon antiaérien fixe impérial qui par chance, n’a pu croiser son tir avec une seconde DCA, ce qui aurait privé l’appareil de manœuvres évasives. La présence de troupes révolutionnaires dans le dos, les forces impériales ont accéléré les manœuvres de repli, malgré un nombre limité de transports. Dédiés au rapatriement du matériel, plusieurs unités logistiques impériales n’auront pas le temps d'exécuter les différentes manœuvres d’évacuation des troupes, au grand dam de celles restées le long de la ligne de front.

Dans la région d’Ahvadeh sur les fronts 2 et 3, les troupes révolutionnaires ont bénéficié d’une réactivité nettement supérieure aux forces impériales, notamment grâce à l’emploi de mortiers tractés par des véhicules légers de type VATT, là où les équipements militaires impériaux plus massifs, nécessitait un train logistique moins maléable.

L’avancée des deux armées révolutionnaires (fronts 2 et 3) donne lieu à des destinations convergentes, aux abords du chef-lieu régional (regroupés sous le front 2).

Sur la partie orientale du pays, c’est une autre paire de manches, puisque les forces révolutionnaires, majoritairement composées de la Ligue Communiste de Libération, se sont opposées à la grande partie de l’armée impériale et coalisée, si ce n’est l’unique armée en tant que telle. Les obligeant au combat à travers une manœuvre offensive, les forces du FNV ont bénéficié du soutien d’une compagnie d’artillerie arkencane, pour espérer freiner l’ardeur des troupes loyalistes. Malgré le tir de plusieurs centaines d’obus, pour une partie d’entre eux au phosphore blanc, l’avancée ennemie se poursuit sous le couvert des unités motorisées.

En plusieurs endroits, les véhicules de combat impériaux provoquent la brèche le long de la ligne de front. Le soutien de la compagnie d’artillerie arkencane se veut moins prononcé, exposé à des tirs destructeurs de l’artillerie cémétéenne et de l’aviation albelaise.

La motorisation révolutionnaire, si elle est importante sur le front oriental (n°4) n’offre rien de comparable aux véhicules et aux équipements blindés loyalistes. Les deux milles combattants du Front National Varanya sont alors limités à des actions de guérillas le long de la ligne de progression ennemie, aux moyens d’équipements légers portatifs tels que les lance-roquettes antichars et les mitrailleuses lourdes de toit sur une centaine de véhicules tout-terrain.

Malgré ses efforts, la force révolutionnaire présente sur le front oriental est contrainte à la dissolution, après que la compagnie arkencane en soutien ait été détruite et amenée à se constituer prisonnière pour un peu moins de la moitié de l’unité.

* 156 pts de dommage subis sur les 500 pts encaissables.
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