contre l'installation d'une base militaire Kah-tanaise au sein de la Commune de Kotios

" Liberté ! ", hurlait nombre de kotioïtes. " Non à la dictature Kah-tanaise ! ", "Nous nous sommes battus pour notre liberté contre l'Empire Francisquien, nous nous battrons contre le Grand Kah ! ", " Trahison du Club du Salut Public ! ". Toutes ces paroles montraient la grande peur des habitants de Kotios : un nouvel envahisseur, venu pour les coloniser, comme l'avait fait l'Empire Francisquien il y a plusieurs dizaines d'années.
Le Rassemblement des Patriotes pour l'Indépendance de Kotios se félicitait de cette manifestation. Selon leur décompte, il y avait environ 100 000 personnes venues manifester leur opposition à cette base militaire, mais ce nombre est remis en question. Il est néanmoins certain que plusieurs dizaines de milliers de kotioïtes étaient présents. Une marée humaine engloutissait les rues de Kotios, des vagues de manifestants inondaient la Commune.
Des agents de sécurité étaient présents pour contenir la manifestation en cas de débordement ; ils ne furent pas d'une grande utilité, le Rassemblement des Patriotes pour l'Indépendance de Kotios avait ses propres agents de sécurité. Néanmoins, au bout du cortège, alors que la marche vers l'Assemblée populaire arrivait à son terme, un kotioïte non membre de la manifestation jeta une barre en métal sur un manifestant. Ce dernier fut légèrement touché à l'épaule, mais il courut vers son agresseur et lui sauta dessus. Il donna un coup de poing dans le visage de l'autre, qui esquiva la frappe, puis lança son pied vers la côte du manifestant. Ce dernier s'effondra au sol, se tordant de douleur. Mais les autres manifestants, qui avaient assisté à la scène, s'élancèrent à la poursuite de l'agresseur qui fuyait à travers à les ruelles sombres de la ville. La sécurité du Rassemblement des Patriotes pour l'Indépendance de Kotios, qui avait délibérément laissé le dernier combat se faire, attrapa le fuyard, tandis que les agents de l'Assemblée populaire tentèrent d'arrêter la hargne des manifestants. Ces derniers finirent par s'arrêter quand l'agresseur fut emmené.
Le cortège finit sa route devant l'Assemblée populaire, où devrait avoir lieu le vote sur l'installation d'une base militaire Kah-tanaise au sein de la Commune de Kotios. Les hurlements se faisaient encore plus puissants, les manifestants voulaient qu'on les entende. " Non à la dictature du Kah ! " hurlaient-ils à l'unisson. Le calme n'arriva que quand Jean Arnée, qui dirigeait la manifestation, monta sur une estrade improvise pour un discours.
Jean Arnée, président du Rassemblement des Patriotes pour l'Indépendance de Kotios : Kotioïtes ! Kotioïtes, nous devons nous défendre ! Une invasion se prépare, et elle commence sur nos terres, en plein cœur de notre capitale, dans notre propre parlement. Vous êtes tous venus ici pour délivrer un message à l'Assemblée populaire : Nous n'accepterons pas que le Kah implante son armée sur nos terres ! La chose la plus importante pour Kotios, est que nous devons rester libre et indépendant ! Le Grand Kah, allié avec le Club du Salut Public, souhaite détruire la Commune de Kotios. Kotios est un état souverain et indépendant, et il le restera pendant des siècles ou des millénaires !
« Je vous remercie tous, d'être venus aussi nombreux montrer que le peuple de Kotios ne se laissera pas faire. Beaucoup de trop politiques sous-estiment le pouvoir du peuple, pensent qu'il n'est composé que d'ignorants qui ne méritent pas qu'on s'y intéresse. Mais aujourd'hui, vous avez prouvé le contraire ! Le peuple de Kotios est puissant, nul ne peut le penser faible, où il aura à payer de sa faute. Pour venir manifester aujourd'hui contre le fait que l'armée du Kah nous envahisse, vous n'avez pas besoin d'être patriotes, mais simplement un citoyen doué d'une conscience et d'une âme. Je sais qu'on voudra vous ridiculiser, vous diaboliser, pour faire croire que nous avons besoin du Kah, mais tout cela est faux ! Faux ! Ne vous laissez pas manipuler par les communistes alliés au Kah, il veulent voir notre nation s'effondrer. Ce n'est pas leur antipatriotisme qui s'exprime, mais leur haine de Kotios, de leur nation. Toute personne qui serait pour une base militaire kah-tanaise sur le sol kotioïte ne mériterait pas d'être citoyen. Faites attention, vous qui siégez à l'Assemblée populaire. Vous avez vu le peuple qui hurle, vous savez ce qu'il veut. Ne faites pas l'erreur de tomber sous le charme de l'argent, nous le saurons. Défendez plutôt la Liberté et l'Indépendance de Kotios, là vous obéirez aux volontés du peuple.