
POUR.
Il est nécessaire d'assurer à chaque citoyen la possibilité d'une vie décente. Après la libération politique doit venir la libération matérielle, qui passe nécessairement par la création d'un arsenal de moyens sociaux-industriel, hospitaliers et ainsi de suite. Les experts du Club, fort des connaissances économiques de leurs partenaires du Grand Kah, seraient ravis de participer à l'élaboration claire des des dépenses, une fois ce budget - nécessaire à tout point de vue - approuvé.
CONTRE.
La plupart des citoyens de Kotois se sentent kotoïte. Si nous acceptons l'idée selon laquelle une révolution et un rejet effectif de l'ordre ancien doit s'accompagner de changements sémantiques et lexicaux, nous pensons tout de même, en tant que représentants du peuple, que celui-là est attaché au nom d'une ville dans laquelle il a grandit, et à vécu. Nous ne trouvons pas plus nécessaire de retourner aux anciennes dénominations, comme souhaité par la frange fasciste et leurs idiots utiles, que d'en inventer de nouvelles dont le sens sonnerait nécessairement creux aux oreilles de toute une majorité.
POUR.
L'élan révolutionnaire se tarira nécessairement lorsque le Rêve socialisant sera réalité active. Ce tarissement de l'élan initial ne signifiant pas son échec, mais indiquant que l'initiative de l'action pourrait revenir aux forces réactionnaires et hostiles à la population. Pour éviter un tel dérapage dont nous savons bien qu'il pourrait advenir, probablement du fait d'agissement extérieurs à la commune, portés par des intérêts économiques et politiques dont nous connaissons bien les aspects, il semble nécessaire d'inscrire les grands principes sociaux-économiques et idéologiques dans le marbre de textes inviolables sans une majorité puissante qu'ils n'aurons jamais, mais que nous pourrions perdre au moins un temps, sous l'effet des assauts ennemis.
CONTRE.
Proposition absurde. Les testaments sont une arme de la bourgeoisie, nous le savons bien, rédigé par une caste de notaire pour une caste de nantis. Aucun puissant ne saurait jamais laisser ses possessions libres, puisqu'aucun puissant n'oublierait de les inscrire dans un testament. Cette loi empêche simplement les plus défavorisés de transmettre le peu qu'ils ont à leurs fils et filles, ouvre la porte à de multiples abus, est - dans l'ensemble - une abomination sans nom.
Nous nous y opposons. Il est nécessaire, au contraire, de mettre en place une politique de ponction-redistribution des biens. Problème dont nous savons que les forces vives de l'Assemblée sauront se saisir au moment opportun.
