

La présidence fédérale de Mazeri Abrogara, s'est présentée ce jour comme officiellement réceptive à l’instauration d’accords migratoires permettant aux citoyens alguarenos éligibles de tenter une vie professionnelle au Pontarbello.
Déjà amenées à échanger dans l’urgence, après l’invasion du Pontarbello par les brigades impérialistes kah-tanaises, “les nations pontarbelloise et alguarena ont aujourd’hui le choix de construire un partenariat voulu et tourné vers la réussite mutuelle” résumait par ces mots Martha Fulton, la conseillère fédérale aux affaires étrangères d’Alguarena, avant d’officialiser par sa confirmation, le démarrage d’échanges diplomatiques avec la République d’Union Nationale du Pontarbello, pour l’instauration d’accords migratoires.
Étant donné la géographie de chacun de ces états, il est permis de dire sans aucune vergogne que l’Alguarena et le Pontarbello pourraient difficilement faire sans l’autre. Aussi, malgré l'ossature politique du Pontarbello, les rapprochements diplomatiques entre la république totalitaire péninsulaire et l’archipel alguareno trouvent un certain soutien, à commencer par les sphères économiques portées par les lobbys industriels et les groupements d’employeurs désireux d’y saisir différentes opportunités.
“Il existe en Alguarena, malgré toute la réussite économique affichée par notre fédération, des personnes déconnectées de son marché de l’emploi. Le Pontarbello connaît un important développement de son industrie depuis les premières années suivant son indépendance mais il exprime encore d'importants besoins en main d'œuvre par l‘absence de modernité au sein de ses outils industriels et agricoles. Par ma voix, la Fédération d’Alguarena, sans présumer du nombre de personnes concernées ou de la réussite professionnelle des candidats à une telle expatriation, souhaite offrir à toute personne inactive en alguarena et le souhaitant, l’opportunité d’intégrer le marché du travail pontarbellois…”
Pour le gouvernement fédéral alguareno, qui s’était réjoui d’avoir entamé des relations bilatérales résistantes avec le Pontarbello durant son invasion par les brigades solaires kah-tanaises, il est aujourd’hui venu le moment d’espérer des relations davantage partenariales avec lui. Car, toujours le gouvernement fédéral, “le Pontarbello devait hier se contenter de survivre, désormais il a l'opportunité de prospérer…”
Des paroles fortes, sur le plan politique et culturel, qui sont venues, si ce n’était déjà fait par le passé, louer la résilience du peuple pontarbellois face à l’adversité qui lui a été opposée jusqu’à présent.
En facilitant les conditions de départ des inactifs alguarenos, la Fédération d’Alguarena s’offre les moyens de réguler le niveau de pauvreté sur le territoire fédérale. Mais attention, les personnes inactives ne souhaitant pas s’inscrire dans un programme d’accords migratoires, ne sauraient en aucun cas y être contraint, par la force ou la ruse. Les personnes inactives percevant des indemnités des suites de la cessation d’activité, seront maintenues dans leur droit, qu’elles acceptent ou non de s’engager sur un programme migratoire financé par l'État.
Du côté des autorités pontarbelloises, la reconnaissance des négociations en cours ou à venir, par les autorités fédérales alguarenas, vient définitivement investir le Général Leopoldo Sapateiro, d’une stature internationale, tout en permettant à ce dernier, de présenter au grand public les prémices d’une solution politique en ce qui concerne les pénuries de main d’oeuvre qui seraient susceptibles d’intervenir tout au long du développement économique pontarbellois.
Sous ce projet, les deux états sont effectivement en passe de développer un dialogue stratégique au niveau régional, pour trouver les voies possibles vers la réussite économique de chacun et l’assise durable d’un sentiment de prospérité, à même de définitivement stabiliser le Pontarbello.
Allons-nous vers une prochaine entrée du Pontarbello au sein de la Fédération d’Alguarena? Le Pontarbello peut-il devenir le quatrième état fédéré, après l’Arcoa, les Encolanas et la Heenylth? A ces questions les intellectuels sondés jugent toutes les réponses affirmatives comme encore trop hâtives, considérant l’écart de doctrine entre les institutions pontarbelloises et alguarenas. Cependant, certains souhaiteraient que nous gardions à l’esprit le fait selon lequel le Pontarbello est lui aussi une micronation, née par une guerre d’indépendance et une action de décolonisation, soumise à des risques sécuritaires, identiquement aux cas de l’Arcoa, des Encolanas ou encore de la Heenylth, avant qu’elles ne se rassemblent en une même entité politique fédérale. “Le Pontarbello aurait les mêmes motivations à rejoindre la Fédération d’Alguarena, que celles qui ont été avancées par les micronations qui la composent aujourd’hui. Ce qui lui manque aujourd’hui, c’est un peu de l’ADN des régimes libéraux, pour intégrer une organisation fédérale, autrement dit une organisation coopérative, là où le Pontarbello reste à ce jour dirigé par un seul et unique homme : le Général Leopoldo Sapateiro, commandant-en-chef des forces de l’Armée Nationale du Pontarbello Libre.