24/03/2005
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PRESSE | Τύπος στο Κεμέτ - Page 2

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Informations du Thaon

Le rapprochement évident entre Héraclée et l'Assarénie


Anargyros Zervatos | 21/10/2002

Siège Ministère Diplomatie Cémétie Héraclée

Le siège du Ministère de la Diplomatie est le symbole d'une diplomatie cémétéenne en renaissance.


Être la seconde puissance hellénique du pourtour de la mer Leucitaléenne ne se fait pas sans casser des œufs, vivre sous l'ombre de l'Empire apaméen encore moins.

La Principauté de Cémétie prospère pourtant encore et toujours en-dehors de la sphère d'influence impériale, défiant l'aigle aux pieds d'argile par son modèle traditionnel réussi et ses saillies démographiques qui permettent aux autorités princières de critiquer vigoureusement la politique nataliste outrancière de l'Empire à ses portes. En effet, si l'Apamée a débuté une « guerre des ventres » à l'initiative de son gouvernement à l'encontre des populations autochtones des quatre coins de l'espace impérial, tous ne sont pas favorables à cette absurdité démographique. D'ailleurs, nombreux sont les propres composantes de l'empire hellénique à rejeter le joug impérial en s'appuyant sur ses largesses institutionnelles.

Si l'Illythie, la Nazalie ou l'Eucratide sont parmi ces provinces autonomistes, l'entité politique qui pèse certainement le plus dans la balance des particularismes impériaux est sans doute l'Assarénie.

Petite puissance côtière de l'est du continent, l'Assarénie constitue une monarchie à part entière au sein de la confédération apaméenne, rejetant partiellement la férule de Théodosine (la capitale impériale). L'intégration de l'Assarénie partiellement hellénisée à l'espace impérial reste sujet à controverses pour les historiens des pays concernés et riverains : là où les rémiens revendiquent la volonté pleine et totale du royaume assarénien de rejoindre la confédération rémienne, les historiens cémétéens se montrent franchement hostiles à la thèse de l'adhésion volontaire de la monarchie et de la population à l'Empire apaméen.

Une tension historiographique qui n'est qu'un énième symptôme de l'hostilité franche de la Principauté cémétéenne à la politique irrédentiste de l'Empire que les apaméens qualifient plutôt de « rattachisme ».

Mais si la Cémétie était restée seule dans son combat de fond contre l'emprise impériale sur les populations helléniques pendant plusieurs décennies, un rapprochement cémétéo-assarénien s'est imposé récemment dans la vision diplomatique de la Principauté. En effet, si jusque-là les ministres qui se succédaient au Υπουργείο Διπλωματίας (Ypourgeío Diplomatías, « Ministère de la Diplomatie ») se contentaient d'une politique protectionniste hostile à toute relation extérieure afin de marquer une continuité dans l'hermétisme du pays, le nouvel occupant du poste ne se revendique pas de cette lignée traditionaliste.

Ainsi, le candidat du Κεμετιακό Φιλελεύθερο Κόμμα (ΚΦΚ, « Parti Libéral Cémétéen ») battu aux gouvernatoriales du Haut-Thaon et maintenant ministre de la Diplomatie, Rhadames Khoury, aurait rencontré à plusieurs reprises des émissaires du Royaume assarénien. Si ces rencontres peuvent paraître anodines voire dangereuses au lecteur lambda, elles sont au contraire prometteuses pour le citoyen averti : ouvrir le champ des possibles pour le renouveau de la nation cémétéenne est une dynamique essentielle à impulser à la monarchie pourtant immobiliste, et

se rapprocher de puissances riveraines dont la Cémétie pourrait assurer la survie en échange d'obligeances est une étape de plus dans la libéralisation de la diplomatie princière

et la porte ouverte à une principauté forte dans son environnement direct.
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L'Oriental

Le journaliste lengadocien Abèlart Bordèlès enlevé


Mirèlha Lapèira | 24/10/2002

Violences ethniques Cémétie

Les locaux du journal Lo Orientau ont été attaqués de nuit et le journaliste enlevé.


Connu pour ses tirades engagées à l'encontre de l'État cémétéen et ses positions anti-helléniques, le journaliste lengadocien Abèlart Bordèlès a tiré sa révérence contre son gré

hier soir vers minuit. Travaillant pour notre journal, Abèlart Bordèlès avait récemment dénoncé le soutien discret de la Principauté aux violences inter-ethniques en cours dans le sud du gouvernorat autonome de Ginhac, alerte qu'il avait lancé dans l'espoir de susciter un engouement national pour la lutte contre ces phénomènes violents qui se multiplient. Pourtant, son appel était resté sans écho, tandis que la plainte déposée par une association de cultivateurs lengadociens contre l'inaction de l'État s'était vue classée sans suite par les autorités judiciaires.

Les ravisseurs d'Abèlart Bordèlès auront cependant attendu deux mois pour agir

, saccageant les locaux de la rédaction de Lo Orientau et capturant par la même occasion le journaliste lengadocien. Si la nature criminelle de cette razzia ne fait aucun doute, les autorités et la police locale hésitent encore sur l'intention dudit raid. Un immobilisme qui devient lassant chez les représentants de l'État, à tel point que plusieurs associations nationalistes ont fait appel à des cabinets de détectives privés dans l'espoir de contourner la traditionnelle enquête policière peu concluante et trouver les coupables - qui sont, sans le moindre doute, des ennemis de la communauté lengadocienne. Les premiers rapports de police ne semblent pas être pertinents et nient même la présence de témoins.

Une cabale politico-institutionnelle qui se poursuit en toute impunité, alors même que l'un des plus éminents scribes de la communauté lengadocienne a été enlevé

: la presse nationale continue de fermer les yeux devant l'actualité alarmante de notre gouvernorat, voire même préfèrent garder un œil rivé sur l'étranger et Héraclée plutôt que de s'intéresser aux informations plus pertinentes. L'initiative prise par le Υπουργείο Διπλωματίας (Ypourgeío Diplomatías, « Ministère de la Diplomatie »), dirigé par l'hiptique Rhadames Khoury, n'est-elle pas symptomatique d'une Cémétie qui préfère ignorer ses problèmes internes pour prétendre résoudre les conflits extérieurs ? Une vaste mascarade qui ne dit pas son nom et vient de se rendre coupable de multiples exactions à l'encontre de nos libertés.

Les représentants d'associations et de syndicats de tout le nome de Ginhac devrait s'exprimer dans les jours à venir sur ces exactions des services intérieurs cémétéens

, si tant est que le gouverneur Agapèt Escudièr, du Grop dels Regionalistas (Ομάδα Περιφερειών/Περ., « Groupe des Régionalistes »), accepte de faire entrer le débat dans son bureau. Récemment réélu au poste de gouverneur de Ginhac, il pourrait refuser toute affiliation avec ce qu'il a jugé être par le passé « des fauteurs de trouble » afin de conserver sa base politique fragile tout en s'appuyant sur une certaine confiance des autorités centrales pour régler les questions d'indépendantisme dans la région. Un homme de compromis, que certains jugent en effet compromis.
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Cémétie Matin

Le gouvernement présente son projet de loi d'ouverture économique


Vasiliki Strakelli | 22/01/2003

Ministre économie Cémétie Ioannis Metrotis Vassílios Ikonómou

Le Ministre de l'Économie Ioannis Metrotis a défendu le projet de loi devant les parlementaires réunis.


Nommé en septembre dernier par le Premier ministre Christopoulos Perrakos récemment élu par la Vouli, Ioannis Metrotis est un carriériste du Χριστιανοδημοκρατικό Μέτωπο (ΧΔΜ, « Front Chrétien-Démocrate »), parti majoritaire en Cémétie

. Son parcours assez classique, à savoir à l'université princière d'Irakleia puis en tant que conseiller économique du ΧΔΜ, lui a valu une place de choix au sein du gouvernement de coalition qui est celui de Christopoulos Perrakos. Pourtant, s'il n'est pas un grand orateur ou un éminent économiste, il reste une figure incontournable de la frange libérale-conservatrice du ΧΔΜ, fraction certes minoritaire au sein du parti au pouvoir mais qui continue sa progression.

Placer ce qui s'apparente à un libéral sur le plan économique au Υπουργείο Οικονομίας (Ypourgeío Oikonomías, « Ministère de l'Économie ») a été le second geste audacieux du nouveau Premier ministre de Cémétie

, en parallèle à la nomination de Rhadames Khoury du Κεμετιακό Φιλελεύθερο Κόμμα (ΚΦΚ, « Parti Libéral Cémétéen ») au Υπουργείο Διπλωματίας (Ypourgeío Diplomatías, « Ministère de la Diplomatie ») : deux nominations, tournées vers une vision relativement libérale des sujets centraux que sont l'économie et les affaires étrangères, qui ont fait jaser au sein de la coalition fragile entre le ΧΔΜ et le ΚΦΚ. Un geste périlleux dans un contexte politique de moins en moins stable.

La progression de l'anticorporatisme et des libéraux au sein de l'opinion économique du parti majoritaire, bien que combattue, reste inexorable

et la nomination de plusieurs ministres ouvertement libéraux sur le plan économique est le parachèvement de cette tendance au sein du ΧΔΜ qui ne cesse de reculer dans les urnes depuis plusieurs années. Un manque de confiance des électeurs, qui se traduit par une montée en puissance de courants nouveaux : l'entrée inédite du parti nationaliste hiptique Νότια Συμμαχία (ΝΣ, « Ligue du Sud ») au cours du dernier scrutin législatif, en 1999, est révélateur d'un effondrement généralisé de l'hégémonie de la droite conservatrice en Cémétie.

Le projet de loi présenté le ministre Ioannis Metrotis ce matin devant la Vouli n'a pas été ouvertement sifflé par les membres de la majorité, mais plusieurs parlementaires n'ont pas cherché à cacher leur indignation

. Pourtant, pour ce qui semble être une première dans la Principauté étant donné l'isolationnisme drastique connu par les cémétiens depuis des décennies, le projet de loi reste tempéré : faire passer la moyenne nationale des tarifs douaniers de 43% vers une barrière symbolique de 25%. Si les secteurs concernés par l'abattement des taxes douanières sont divers, plusieurs domaines restent intouchés et intouchables par l'État : les denrées alimentaires et issues de l'agriculture connaissent des grilles tarifaires exceptionnelles dans le pays et les corporations continuent de faire pression sur le gouvernement et la monarchie pour que cela reste ainsi.
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Le Messager du Désert

Sous couvert de stabilité, la majorité veut garder son hégémonie


Iskandar Safar | 23/01/2003

Parlement Vouli Cémétie

Avec sa proposition de loi sur le scrutin législatif, la majorité ne se cache plus.


Le titan aux pieds d'argile constate enfin ses faiblesses : face à la montée en puissance de contre-pouvoirs au sein du Parlement, le parti majoritaire a décidé de contre-attaquer

. Ce matin dans l'hémicycle, le député Evripidis Anastallis du Χριστιανοδημοκρατικό Μέτωπο (ΧΔΜ, « Front Chrétien-Démocrate »), soutenu par plusieurs si ce n'est l'ensemble de ses collègues, a présenté sa proposition de loi sur la modification des conditions du scrutin des élections législatives. Ces dernières, qui ont lieu tous les quatre ans, se font au scrutin proportionnel plurinominal : les électeurs votent pour des listes de citoyens. Depuis plusieurs décennies, le ΧΔΜ rafle la mise à chaque scrutin et emporte de très larges majorités absolues.

Pourtant,

les récents scrutins ont fait mentir l'adage selon lequel les chrétiens-démocrates sont les seuls à vivre en démocratie

: la montée en nombre et en puissance des partis d'opposition, mais aussi l'entrée inédite de onze députés du parti hiptique ⲣⲉϥⲡ ⲣⲏⲉ (ΝΣ, « Ligue du Sud ») a démontré l'obsolescence de l'habituel duel entre les deux principaux partis, le ΧΔΜ à droite de l'hémicycle et le Λαϊκό και Κοινωνικό Κίνημα (ΛΚΚ, « Mouvement Populaire et Social ») à gauche en guise de seul grand parti d'opposition. Les campagnes helléniques restent fermement attachées au ΧΔΜ, même si l'expansion agressive des nationalistes de la Ελληνικό Εθνικό Πρωτάθλημα (ΕΕΠ, « Ligue Nationale Hellénique ») fait encore une fois reculer le parti majoritaire.

À sa droite comme à sa gauche, le parti monarchiste par excellence connaît des difficultés

. Son soutien, dans le milieu urbanisé, universitaire et libéral des grandes villes côtières, se tarit alors même que l'ΕΕΠ s'empare des milieux ruraux traditionnellement conservateurs dans les urnes : la perte de la Khargie aux élections régionales de 2002 aux mains du parti nationaliste hellénique, fief historique du ΧΔΜ, est un déboire qui pourrait avoir raison de l'unité du parti de la droite traditionnelle. Alors la majorité a décidé du déploiement de mesures drastiques en faveur du parti majoritaire afin de conserver les rênes du pouvoir plus longtemps en limitant la casse dans les urnes.

Une mesure que beaucoup pourraient juger antidémocratique, si l'on peut parler de démocratie dans le cadre de la majorité parlementaire et de sa bonne entente avec la monarchie

. Le Κεμετιακό Φιλελεύθερο Κόμμα (ΚΦΚ, « Parti Libéral Cémétéen »), qui participe à la coalition nouvellement formée avec le parti majoritaire pour obtenir la majorité absolue pour ce dernier au sein de l'hémicycle, ne risque pas de vouloir voter contre la proposition de loi visant à accorder une prime majoritaire au gagnant du scrutin législatif dès les prochaines élections. Aussi, il est virtuellement impossible pour l'opposition de voter contre cette modification des conditions électorales qui propulserait toute opposition législative dans le néant, mais les électeurs ne resteront sûrement pas sourds à l'appel à l'alternance et la nécessité de renverser l'ordre établi.
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Informations du Thaon

Rhadames Khoury veut organiser une rencontre internationale sur le sol cémétéen


Anargyros Zervatos | 23/01/2003

Rhadames Khoury Ministre de la Diplomatie Cémétie Hani Azer

Le Ministre de la Diplomatie de la Principauté a souhaité renoulever les horizons nationaux.


Une annonce peu surprenante au demeurant :

le chef du Υπουργείο Διπλωματίας (Ypourgeío Diplomatías, « Ministère de la Diplomatie »), l'hiptique Rhadames Khoury, ancien candidat aux élections régionales dans le Haut-Thaon, a annoncé au cours d'une conférence de presse exceptionnelle dans les locaux du Ministère qu'il « comptait faire évoluer les doctrines diplomatiques nationales, au profit d'un élargissement des relations étrangères de la Principauté »

. Allant plus loin, il a souligné « [son] intention de travailler en étroite collaboration avec le cabinet de son Altesse Dimitrios III », assurant de « la nécessité de rencontrer d'autres horizons diplomatiques et même d'être l'un des premiers États à franchir le pas fatidique ».

Des propos qui ont été accueillis avec fierté par les cadres et membres du Κεμετιακό Φιλελεύθερο Κόμμα (ΚΦΚ, « Parti Libéral Cémétéen ») dont il est désormais le représentant le plus haut-placé dans les institutions

. Mais si le parti d'origine de Rhadames Khoury a salué le discours et les ambitions internationales de son chef de guerre hiptique, des cadres et élus parmi la frange la plus conservatrice du Χριστιανοδημοκρατικό Μέτωπο (ΧΔΜ, « Front Chrétien-Démocrate ») ont dénoncé « l'orgueil mal placé d'un baron de l'ultralibéralisme ». Le Ministre Khoury n'est pas revenu sur les déclarations ouvertement hostiles de certains membres de la coalition parlementaire qui l'a placé au pouvoir.

Optimiste,

Rhadames Khoury a même réaffirmé son intention de travailler en étroite collaboration avec les autorités monarchiques

dans plusieurs communiqués de son ministère. En effet, pour exercer sa fonction régalienne dite de l'État fédérateur : toute action diplomatique requière l'aval soit du Parlement cémétéen, la Vouli qui lui est quasi-majoritairement hostile, soit du souverain cémétien, son Altesse le prince Dimitrios III Achanios. Si le prince ne s'est pas encore prononcé ouvertement sur les différents ministres qui composent le nouveau cabinet gouvernemental, il est sûr qu'il devra afficher une position clairement favorable à l'hiptique pour que ce dernier puisse bénéficier de la moindre marge de manoeuvre.

Mais manoeuvrer n'est pas tout, et Rhadames l'a bien compris : un programme quinquennal clair est en préparation au sein du ministère

selon différentes sources, mais une ligne commune peine à émerger entre les conseillers diplomatiques, les représentants politiques et le ministre lui-même. De difficiles négociations entre les partisans d'un protectionnisme et d'un isolationnisme inamovibles et les soutiens d'une plus grande ouverture diplomatique. Il est certain que le récent vote à la Vouli concernant l'abattement des tarifs douaniers a renforcé un schisme de plus en plus encombrant au sein du Χριστιανοδημοκρατικό Μέτωπο (ΧΔΜ, « Front Chrétien-Démocrate ») dont un tiers des membres a voté contre le dernier projet de loi d'un ministre pourtant désigné par la majorité, Ioannis Metrotis.
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Cémétie Matin

Les partis de la droite radicale cherchent à s'entendre


Vasiliki Strakelli | 28/01/2003

Iskandar Kanaan Boutros Boutros-Ghali

Iskandar Kanaan a justifié sa politique de la main tendue devant la presse.


Alliance politique pragmatique selon ses défenseurs, coalition absurde selon ses détracteurs, le dernier communiqué du cabinet du président du parti nationaliste hiptique Νότια Συμμαχία (ΝΣ, « Ligue du Sud ») est certainement l'annonce la plus controversée faite par le pourtant déjà très sulfureux dirigeant des nationalistes hiptiques, à savoir Iskandar Kanaan

. Longtemps opposant au régime par ses propos et ses diatribes, il a récemment été consacré en politique par l'entrée de onze députés de son parti à la Vouli au cours des élections législatives de septembre 1999 avec un score d'un peu plus de deux pourcents des voix au scrutin proportionnel.

En plus de ce score record au scrutin national de 1999, Iskandar Kanaan peut également se vanter de la victoire inattendue d'Adel Sawiris, le candidat hiptique officiellement investi par le parti ΝΣ pour les élections régionales de 2002 dans le Haut-Thaon

. Avec un gouverneur élu à 56,82% des voix et onze députés, Νότια Συμμαχία est désormais une véritable force politique dans le paysage national, dont la voix est notamment portée par le journal hiptophone et hiptophile ϥⲁⲋⲟⲩⲱ ⲁⲝⲓⲁ (« Le Messager du Désert » en hiptique) qui ne cache désormais plus sa proximité avec les cadres du parti nationaliste hiptique. C'est sur ce terreau fertile qu'est l'identitarisme hiptique que progresse Iskandar Kanaan.

Ainsi sa décision récente de rencontrer des représentants de la Ελληνικό Εθνικό Πρωτάθλημα (ΕΕΠ, « Ligue Nationale Hellénique »), parti nationaliste hellénique qui n'a pas caché son hostilité envers les communautés hiptiques dans les régions majoritairement helléniques, a interrogé de nombreux électeurs

du jeune parti méridional. Iskandar Kanaan, face à la polémique, a tenu à rassurer ses fidèles dans un discours d'apaisement au cours d'une conférence de presse exceptionnelle ; ainsi, il « [tient] à rectifier [sa] position », se voulant rassurant vis-à-vis des membres du parti en précisant qu'« [il] n'envisage pas une alliance mais un rapprochement circonstanciel face à l'hostilité manifeste de la majorité vis-à-vis des courants nationalistes ».

Des propos qui ne cachent pas la dynamique initiée par le président de ΝΣ

, selon le politologue et enseignant à l'université princière d'Héraclée Loukas Rondatos : « Iskandar Kanaan veut un rapprochement avec l'ΕΕΠ pour renforcer sa position au sein de l'hémicycle lors du prochain scrutin législatif, en septembre. Rien n'empêchera cette alliance qui, si elle semble en apparence impossible pour diverses raisons, est en fait inéluctable dans un système politique où le traditionalisme ambient limite drastiquement l'expansion des idées radicales. On ne parle bien sûr pas d'une fusion, mais d'une coalition qui pourrait accélérer la désagrégation d'une droite conservatrice cémétéenne qui peine à faire évoluer le pays malgré des décennies de règne incontesté ».
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Cémétie Matin

Face à l'offensive de l'opposition, Antonis Nicopoulos contre-attaque


Vasiliki Strakelli | 04/02/2003

Président Vouli Cémétie Parlement Alexis Tsipras Antonis Nicopoulos

Le président de la Vouli, issu de la majorité, veut insuffler une nouvelle dynamique à son parti.


Personnage reconnu pour son pragmatisme, sa droiture politique et son art de diriger, le chef du Parlement cémétéen, Antonis Nicopoulos, a assuré à plusieurs reprises hier auprès des journalistes vouloir « redynamiser la coalition au pouvoir, afin d'assurer une véritable riposte

de la majorité à l'égard des partis d'opposition qui s'enorgueillissent des récents déboires politiques de partis pourtant bien établis aux rênes du pouvoir ». Une riposte uniquement médiatique donc, puisqu'Antonis Nicopoulos affirme que « [son] parti ne connaît pas de débâcle particulière et toute propagande voulant prouver le contraire est le fait d'une opposition plus que jamais poussée dans ses derniers retranchements ».

Des propos se voulant rassurants que beaucoup, y compris au sein de la majorité, voient pourtant comme compromettants

. Loukas Rondatos, éminent politologue et enseignant à l'université princière d'Héraclée, a souligné les incohérences dans la ligne politique récente du Χριστιανοδημοκρατικό Μέτωπο (ΧΔΜ, « Front Chrétien-Démocrate ») : « le parti anciennement majoritaire ne sait plus où se placer. La perte d'une partie de son électorat au profit des nationalistes ou des libéraux a durement impacté les conservateurs, qui souhaitent renouveler leur appareil politique - sans pour autant réellement pouvoir le faire, quand on sait l'immobilisme ambiant au sein des institutions du parti ».

Une situation difficile pour le ΧΔΜ qui refuse de reconnaître la nécessité d'un changement de sa ligne politique malgré son recul dans les urnes depuis quelques années

- qui s'est traduit par la défaite de la candidature commune avec le Κεμετιακό Φιλελεύθερο Κόμμα (ΚΦΚ, « Parti Libéral Cémétéen ») dans le Haut-Thaon et de la défaite d'Alexios Rossellis (ΧΔΜ) en Khargie. Le politologue Loukas Rondatos poursuit son analyse sur ces récents déboires : « le parti souffre d'un grand manque de représentativité. Ces propos vont peut-être choquer, mais le ΧΔΜ dans l'état actuel des choses doit évoluer et mettre entre parenthèses la direction traditionnelle du parti ».

Soucis de représentativité, hiérarchie verticale entre élus et cadres du parti, le champion du conservatisme traditionaliste cémétéen connaît des difficultés à reconquérir le terrain perdu

: certains, comme Loukas Rondatos, y voient l'inefficacité de l'administration du parti politique, d'autres comme Antonis Nicopoulos verront plutôt dans les déboires passés et à venir des conservateurs cémétéens une offensive politique des partis d'opposition pour tenter de renverser une situation qui stagne depuis bientôt un demi-siècle. Aucun élu du ΧΔΜ n'a tenu à se prononcer sur la question : un sujet sensible, mais aussi un tabou qui pourrait bien avoir raison de la majorité au pouvoir.
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Cémétie Matin

La proposition de loi de réforme du scrutin législatif fait débat


Vasiliki Strakelli | 10/02/2003

Parlement Cémétie Vouli

Dans l'hémicycle et en-dehors, la proposition de loi de la majorité fait débat.


Après l'échec partiel d'unicité politique qu'a représenté le vote du projet de loi sur l'abaissement des taxes douanières en janvier, les débats à la Vouli (Parlement cémétéen) se cristallisent maintenant autour de la nouvelle proposition de loi d'un élu de la majorité

. Cette dernière, qui concerne la réforme du scrutin législatif pour introduire une prime majoritaire au scrutin proportionnel, est sujet à débats non pas entre la droite et la gauche ou les souverainistes et les libéraux, mais entre les démocrates d'une part, qui soutiennent une plus grande libéralisation du régime, et les monarchistes d'autre part, qui défendent implicitement le droit du prince cémétien à avoir avec lui une majorité parlementaire qui lui est largement favorable.

Une opposition qui, si elle n'est pas nouvelle dans notre pays qui a connu différentes périodes de gestion monarchique contestée, motivent aujourd'hui des forces nouvelles

. Si les nationalistes helléniques de l'Ελληνικό Εθνικό Πρωτάθλημα (ΕΕΠ, « Ligue Nationale Hellénique ») se sont montrés relativement incertains sur leur position vis-à-vis de la monarchie, les nationalistes hiptiques de la Νότια Συμμαχία (ΝΣ, « Ligue du Sud ») ont affiché une hostilité claire au prince d'origine hellénique et à ses soutiens, privilégiant une certaine forme de républicanisme qui continue pourtant à se chercher à l'heure où le nationalisme hiptique se cherche encore un modèle.

Le recul dans les urnes des deux principaux partis cémétéens, le Χριστιανοδημοκρατικό Μέτωπο (ΧΔΜ, « Front Chrétien-Démocrate ») d'une part et le Λαϊκό και Κοινωνικό Κίνημα (ΛΚΚ, « Mouvement Populaire et Social ») d'autre part s'explique peut-être par ce soutien indéfectible à la monarchie princière

de la part de ces deux mastodontes de la vie politique cémétéenne. Pourtant, l'abstention et le vote pour des partis non-traditionnels sont-ils des indicateurs d'une défiance croissante de la population pour les autorités princières ? Si cette question reçoit de nombreuses réponses, positives comme négatives, la réponse définitive à cette question se verra dans les urnes en septembre prochain.

En effet, si

le Κεμετιακό Φιλελεύθερο Κόμμα (ΚΦΚ, « Parti Libéral Cémétéen »), l'autre partie de la coalition majoritaire partagée avec le ΧΔΜ, ne s'est pas montré très enclin à se porter au chevet de la monarchie,

le ΧΔΜ, parti conservateur auparavant ultramajoritaire à la Vouli, s'est lui montré enclin à redevenir le champion électoral du prince Dimitrios III, quitte à engager la responsabilité du monarque dans une potentielle défaite dans les urnes. En tout cas, les partis pressentis pour septembre 2003 sont déjà en campagne : défilés locaux et réunions d'électeurs ont déjà commencé dans les grandes villes, alors que les politiciens se rendent dans les villages de leurs circonscriptions pour chercher les votes de la ruralité qui, rappelons-le, joue un rôle crucial dans les élections en Cémétie.
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Informations du Thaon

Menelaos Anastakis veut lutter contre la piraterie le long des côtes cémétéennes


Anargyros Zervatos | 15/02/2003

Bateau vedette torpilleur Missile Torpedo Boat Cémétie

Le Ministère de la Défense a fait savoir son intention de renflouer sa marine.


Alors qu'un rapport d'experts du milieu géostratégique avait cherché à alerter les autorités en septembre 2002, le Υπουργείο Άμυνας (Ypourgeío Ámynas, « Ministère de la Défense ») et l'ensemble du gouvernement étaient restés muets sur l'état avancé de délabrement des forces armées de la Principauté

: un sujet épineux sur lequel il est encore souvent difficile de se prononcer dès que l'on a une responsabilité politique, puisqu'on sait la facilité avec laquelle l'appareil d'État peut évincer ses membres les plus précaires. Pourtant, le ministre de la Défense Menelaos Anastakis, issu du Χριστιανοδημοκρατικό Μέτωπο (ΧΔΜ, « Front Chrétien-Démocrate »), a décidé de franchir le pas.

Dans un communiqué de presse, le ministère de la Défense a annoncé la constitution d'un groupe de réflexion interministériel

, avec le Υπουργός Εσωτερικών (Ypourgós Esoterikón, « Ministère des Affaires intérieures »), afin de permettre le rééquipement de la flotte cémétéenne dans l'optique de poursuivre une lutte féroce engagée entre l'armée cémétéenne et les groupuscules armés qui terrorisent une partie de la population rurale le long des côtes du pays, notamment dans le nord dans le gouvernorat autonome de Kiniakeia. Une initiative qui s'inscrit dans un programme plus large pour la remodélisation de la conception stratégique nationale, mais qui demeure encore à éprouver.

Plusieurs mandats et lois passées ont visé les forces armées cémétéennes, dont les pontes ont longtemps été des opposants ou soutiens essentiels au pouvoir en place

, allant jusqu'à menacer l'ordre établi et le bon déroulement de la démocratie. Dans un pays comme la Cémétie où l'équilibre intérieur connaît des forces contraires et qui s'opposent sur le régime et sa nature, le démantèlement des effectifs militaires qui ont longtemps servi de base arrière à des opposants au régime monarchique s'est fait de manière structurée sur plusieurs décennies. Mais ces luttes politiques internes ont grandement affaibli la puissance militaire princière et l'obsolescence des doctrines, moyens et matériels de l'armée sont aujourd'hui conséquents.

Réarmer la Cémétie passera par l'accord princier : Dimitrios III pourrait se montrer plus enclin que ses prédécesseurs à financer et soutenir une armée cémétéenne compétente

et capable d'assurer la défense du territoire national. Rien n'est encore dit, mais le caractère inédit du gouvernement récemment formé par la coalition entre conservateurs du ΧΔΜ et libéraux du Κεμετιακό Φιλελεύθερο Κόμμα (ΚΦΚ, « Parti Libéral Cémétéen ») est le coup de grâce apporté à un étau terriblement répressif maintenu par le ΧΔΜ depuis plusieurs décennies sur les institutions du pays. L'ouverture économique des frontières comme engagée par le gouvernement est un premier pas dans une normalisation de la gestion du pays après les difficiles décennies d'administration archaïque. Rééquiper l'armée cémétéenne en vedettes pourrait-il être la porte ouverte à une plus grande modernisation militaire ?
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Cémétie Matin

Au Varanya, l'insurrection rebelle prend de l'ampleur


Andronikos Cosmatos | 06/06/2003

Bandar Abbas Varanya

Le petit État zoroastrien de la péninsule orientale du continent connaît de forts troubles.


Ancien rival de la Principauté cémétéenne dans les eaux régionales, le Varanya a cessé depuis plusieurs années de projeter sa puissance faiblissante à l'internationale

, y préférant une politique intérieure autoritaire dure qui a suscité de nombreuses contestations contre le régime du Shah. Ce virage isolationniste a ainsi eu raison de ce qui faisait le ferment de la société varanyenne, sa coercition : malgré les effectifs militaires engagés par l'empereur Shahab al-Shah, les troupes rebelles sont de plus en plus nombreuses dans le sud et l'ouest du pays, zones à majorité chiites et fiefs historiques de la contestation du régime central de Thadimis, la capitale varanyenne.

Nation majoritairement zoroastrienne, le Varanya connaît depuis plusieurs années la montée en puissance de sa population musulmane d'obédience chiite

, en parallèle de la montée des tensions avec les groupuscules contestataires. Ces derniers, d'abord peu nombreux et rudement éprouvés par la politique intérieure autoritaire du gouvernement impérial, ont néanmoins connu un essor important ces derniers temps : de quoi inquiéter très lourdement les autorités basées à Thadamis, qui redoutent de plus en plus le conflit ouvert avec les bandes rebelles de l'ouest et du sud. Un potentiel bourbier militaire, une guerre civile en dormance qui n'est pas inconnue des chercheurs et historiens.

La question de l'islam mais aussi des idéologies modernes sur le continent a toujours été préoccupante pour les monarchies et régimes conservateurs régionaux

, comme la Cémétie, l'Assarénie et le Varanya, où la modernité politique se fait encore attendre par rapport à des régions du monde plus innovantes en la matière, comme en Occident. Si en Cémétie la démocratie est suffisamment fonctionnelle pour permettre l'expression des mouvances politiques hostiles à la forme actuelle du régime, ce n'est pas le cas du Varanya qui connaît ainsi de fortes contestations : pourtant, les rebelles restent dans une situation précaire face aux mesures autoritaires de la monarchie impériale.

L'insurrection rebelle varanyenne constitue-t-elle pour autant un appel à la liberté ? Difficile à deviner, quand on sait la composition actuelle de l'opposition armée au régime

, qui tient surtout entre libéraux, communistes et islamistes. Un triptyque atypique qui pourrait bien menacer directement les intérêts de la Cémétie dans la région si le régime varanyen venait à être déstabilisé et connaître un changement radical de paradigme. La question varanyenne pourrait donc être l'enjeu principal de la diplomatie cémétéenne dans les prochaines années, alors même que ce nouveau millénaire s'annonce comme un cataclysme géopolitique majeur.
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Le Messager du Désert

Le député sans étiquette Alexis Gerotis sort de son silence


Iskandar Safar | 02/07/2003

Alexis Gerotis député Cémétie Vouli Parlement Ilias Kasidiaris

L'ancien membre du bloc majoritaire avait quitté le parti conservateur après un désaccord en janvier.


Nouvelle démonstration d'incurie du Χριστιανοδημοκρατικό Μέτωπο (ΧΔΜ, « Front Chrétien-Démocrate ») en janvier dernier : le parti majoritaire avait vu le député Alexis Gerotis, élu sur une liste de coalition avec le Κεμετιακό Φιλελεύθερο Κόμμα (ΚΦΚ, « Parti Libéral Cémétéen ») dans le Bas-Thaon, quitter les rangs de la majorité

au Parlement cémétéen (la Vouli) pour rejoindre les non-inscrits tout en quittant également le parti conservateur. Un geste fort, alors que le ΧΔΜ est déjà sous le feu des critiques pour son manque de représentativité de la société cémétéenne de la part de la communauté hiptique et qu'Alexis Gerotis faisait partie de ces parlementaires conservateurs servant de « caution ethnique ».

Un coup dur pour le plus grand parti cémétéen, mais qui ne l'avait pas empêché de menacer à plusieurs reprises le député désormais non-aligné Alexis Gerotis afin de le pousser à réintégrer les rangs de la majorité

. Des pressions révélées aujourd'hui par ce même parlementaire, qui est sorti de l'ombre pour s'expliquer après son passage sous silence et sa sortie peu médiatisée du parti proche du pouvoir. Gerotis s'est ainsi indigné, au cours d'une conférence de presse spéciale, « des moyens engagés par la majorité pour [le] faire réintégrer au parti et au groupe parlementaire ». Si la majorité n'a pas besoin d'un député en plus puisqu'elle détient déjà la majorité absolue à la Vouli grâce la coalition avec le ΚΦΚ, la raison ne peut être que autre.

Né d'un père hellénique et d'une mère hiptique dans la ville de Méronophon dans le gouvernorat du Bas-Thaon, Alexis Gerotis est depuis plusieurs années engagé dans le monde politique, militant notamment au sein de la frange réactionnaire du ΧΔΜ et s'opposant aux modernistes du ΚΦΚ

. Si la fusion de sa liste ΧΔΜ aux législatives de 1999 avec celle des libéraux du ΚΦΚ n'avait pas particulièrement ému le député hiptique, la formation d'une coalition majoritaire entre les conservateurs et les libéraux a agi comme élément déclencheur de la révolte du jeune parlementaire. Fustigeant l'immobilisme des cadres du ΧΔΜ dans l'intégration des populations hiptiques dans la démarche conservatrice du parti, il avait quitté les rangs de la majorité en janvier 2003.

Cette sortie, qui avait été en quelque sorte camouflée par le parti conservateur qui n'avait eu à qu'à changer l'affiliation politique de Gerotis dans le système d'inscription de la Vouli, était donc bel et bien restée invisible

- jusqu'à ce que Gerotis sorte de l'ombre pour exposer les motifs de cette scission. Si Gerotis reste relativement jeune et peu connue sur la scène nationale, il conserve un fort ancrage territorial au sein de la jeunesse hiptique bas-thaonienne et parmi les militants du parti. La grande verticalité du parti princier continue à nuire à la monarchie et aux institutions démocratiques, tout en continuant de nier le besoin de représentativité des instances politiques. Une aubaine pour l'opposition, qui dépendra des actions à venir de Gerotis.
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Cémétie Matin

Dans deux mois, les cémétiens voteront pour les législatives


Vasiliki Strakelli | 02/07/2003

Parlement Cémétie Vouli

Le Parlement cémétéen est sous tension alors que le scrutin s'approche.


C'est le rendez-vous incontournable de la vie politique cémétéenne : le sept septembre prochain, les citoyens de la Principauté de Cémétie seront appelés toute la journée à glisser leur bulletin de vote dans les urnes pour les élections législatives

. Si il y a quelques décennies les élections législatives étaient instituées comme une victoire traditionnelle du Χριστιανοδημοκρατικό Μέτωπο (ΧΔΜ, « Front Chrétien-Démocrate ») et donc une simple étape politique insignifiante dans le processus de gestion du pays, la donne récemment établie a complètement changé par rapport à d'autres législatures. Depuis quelques années, le parti conservateur n'a plus le vent en poupe, ni même son vieux rival, le Λαϊκό και Κοινωνικό Κίνημα (ΛΚΚ, « Mouvement Populaire et Social »).

Deux partis politiques qui gardent encore aujourd'hui la main haute dans les urnes

, avec respectivement 271 et 122 députés élus à la Vouli (le Parlement cémétéen), mais qui craignent, selon les dires de l'entourage de plusieurs cadres et chefs des partis en question, une montée en puissance des partis non-traditionnels : historiquement partagé entre le ΧΔΜ et le ΛΚΚ représentant respectivement l'aile droite et l'aile gauche de l'hémisphère politique cémétéen, le Parlement connaît un entrisme très fort des partis moins conventionnels ; le scrutin de 1999 a révélé cette montée, pour deux raisons. D'abord, l'arrivée de onze députés de la Νότια Συμμαχία (ΝΣ, « Ligue du Sud ») sur les bancs du Parlement.

Une entrée spectaculaire pour un parti qualifié de radical et d'extrême par ses détracteurs, et envers lequel le pouvoir en place s'est montré hostile. Pourtant, l'influence du parti nationaliste hiptique continue de croître

, la dernière preuve en date étant la victoire du candidat nationaliste hiptique aux dernières élections gouvernatoriales dans le Haut-Thaon : un signal d'alerte pour le ΧΔΜ, qui en plus de devoir faire face à la fronde d'une partie de ses membres hiptiques et leur défection vers ΝΣ, doit composer avec les nationalistes helléniques de la Ελληνικό Εθνικό Πρωτάθλημα (ΕΕΠ, « Ligue Nationale Hellénique ») qui talonne le parti conservateur en lui dérobant la Khargie aux élections gouvernatoriales.

Rudement concurrencé à sa droite, le ΧΔΜ a perdu sa majorité historique et doit faire coalition avec les libéraux du Κεμετιακό Φιλελεύθερο Κόμμα (ΚΦΚ, « Parti Libéral Cémétéen ») depuis plusieurs années pour s'assurer la majorité absolue au Parlement pour faire voter ses projets de loi

. Le parti libéral continue sa progression dans les urnes, ayant souvent été un allié réformiste des conservateurs mais peinant à imposer ses vues dans des gouvernements toujours tenus par la droite dure. La politique de conciliation et de coalition des dirigeants du ΚΦΚ a pourtant porté ses fruits, puisqu'il constitue le troisième parti au niveau national et a même imposé quelques-uns de ses ministres au sein du gouvernement. Une situation périlleuse pour le ΧΔΜ qui, malgré son étiquette de parti monarchiste, n'attire plus autant qu'auparavant.
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Le Messager du Désert

Alexis Gerotis rejoint la ⲣⲉϥⲡ ⲣⲏⲉ et lance un appel au ralliement


Iskandar Safar | 28/07/2003

Alexis Gerotis député Cémétie Vouli Parlement Ilias Kasidiaris

Député sans-étiquette auparavant chef de file des hiptiques du ΧΔΜ, Gerotis a fait volte-face.


L'appel est lancé

: Alexis Gerotis, député du Bas-Thaon ancien membre du Χριστιανοδημοκρατικό Μέτωπο (ΧΔΜ, « Front Chrétien-Démocrate ») qu'il avait quitté en janvier dernier suite à un désaccord sur le programme commun avec les libéraux du Κεμετιακό Φιλελεύθερο Κόμμα (ΚΦΚ, « Parti Libéral Cémétéen ») au sein de la nouvelle coalition majoritaire à la Vouli (Parlement cémétéen), a annoncé jeudi dernier avoir rejoint la ⲣⲉϥⲡ ⲣⲏⲉ/Νότια Συμμαχία (ΝΣ, « Ligue du Sud ») et le groupe parlementaire affilié. Dans le même communiqué, le député qualifié de réactionnaire par ses détracteurs, pour la plupart des libéraux du ΧΔΜ et du ΚΦΚ, appelait également à voter pour la ΝΣ aux prochaines élections.

Un ralliement qui entache une fois de plus l'avenir de l'ancien parti majoritaire, le ΧΔΜ, qui connaît depuis plusieurs élections un recul notable dans les urnes

: désormais mis en minorité par l'opposition, il avait été contraint de s'allier avec les libéraux du ΚΦΚ, reniant de fait sa ligne conservatrice qui avait fait le panache du parti princier dans ses heures de gloire passées. Face au vide laissé par le ΧΔΜ sur le terrain des idées conservatrices, deux candidats : la ΝΣ, parti décrit comme « nationaliste hiptique » par la presse nationale, et la Ελληνικό Εθνικό Πρωτάθλημα (ΕΕΠ, « Ligue Nationale Hellénique ») qui malgré son silence relatif garde une présence effective dans les instances nationales - un gouverneur élu en septembre dernier et 34 députés à la Vouli.

Un boulevard potentiel pour les nationalistes, qu'ils soient helléniques (ΕΕΠ) ou hiptiques (ΝΣ)

, alors même que le désagrégement de l'ancien parti majoritaire a poussé ses députés à proposer en janvier 2003 une introduction de la prime majoritaire aux élections législatives, une proposition inédite dans l'histoire politique du pays. Si la proposition de loi de la majorité reste en débat et ne sera pas mise en place avant plusieurs mois - après les élections législatives de septembre prochain -, la vive inquiétude des cadres du ΧΔΜ concernant l'avenir de leur majorité, fragilisée par les très nombreux mandats de leurs élus, se fait ressentir par tous : la fébrilité des conservateurs pourrait bien gagner d'autres sphères et inquiéter les libéraux du ΚΦΚ qui pourraient se voir exclus de toute coalition d'opposition à l'avenir.

Le ralliement d'Alexis Gerotis est un coup de grâce pour le parti conservateur, mais pas le premier

: les récentes élections gouvernatoriales avaient raison des candidats investis par les deux partis de la majorité dans les circonscriptions du Haut-Thaon et en Khargie. Deux défaites face aux nationalistes hiptiques d'une part et helléniques de l'autre. Le rapprochement d'Iskandar Kanaan, président de la ΝΣ, et Demos Comopoulos, président de la ΕΕΠ et gouverneur de Khargie, est le premier pas dans une entente qui pourrait être fatale à la majorité en septembre : rien n'est moins sûr, quand on sait les grandes divergences d'opinion entre les deux présidents de parti. La vieille garde nationaliste hellénique, issue du nord du pays, saura-t-elle accepter la main tendue des nationalistes hiptiques, plutôt méridionaux, en pleine ascension ?
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Informations du Thaon

En tournée dans la vallée du Thaon, le chanteur arkencan Raul Correa agressé


Eleonora Angeloulos | 28/07/2003

Raul Correa chanteur Arkencheen Francky Vincent

Pensant arriver en terre promise, l'artiste aleucien d'origine afaréenne a vite déchanté.


« Ce quelque chose », une chanson de l'artiste arkencan Raul Correa, avait été un carton pour le métisse qui se vendait comme « enfant de la Cémétie » ; pourtant, elle n'est pas au goût de tout le monde...

À peine arrivé sur le sol cémétéen, le chanteur né dans l'archipel arkohan, en Arkencheen, a vite été rattrapé par la réalité : alors qu'il effectuait le premier concert de ce qu'il voulait être une tournée nationale voire continentale, au-delà des frontières cémétéennes et dans d'autres pays en Afarée, le chanteur afaréo-aleucien a été attaqué par un groupe d'individus armés ayant, selon plusieurs sources, récité des chants nationalistes hiptiques pendant l'exécution de leur sinistre méfait.

Il faut dire que Raul Correa n'est pas le bienvenu auprès de toutes les communautés du pays : si les helléniques restent relativement favorables à sa présence sur le sol de la principauté

, des élus hiptiques ont fait remonter un vif mécontentement de la population. Une haine contre le chanteur d'origine afaréen, accusé de véhiculer une image faussée du continent mais aussi de la Cémétie. Des doléances écrites dans les journaux locaux dénoncent ainsi « la surmédiatisation d'un phénomène de foire, sorte de caricature fourre-tout parlant le lengadocien qui est une langue peu représentative de la Cémétie puisqu'uniquement parlée dans le nord alors qu'il n'est lui-même qu'un descendant lointain de la communauté haut-thaonienne du sud du pays ».

Un mélange des cultures et des moeurs que ne tolèrent pas certains hiptiques, voilà le motif de l'agression de Raul Correa : un bien sinistre portrait au vitriol de la société cémétéenne, en somme.

Si le pronostic vital de l'arkencan n'est pas engagé, il n'en demeure pas moins dans un état pitoyable après une ratonnade caractérisée par une grande violence. Le délit de faciès n'en est pas à son coup d'essai dans le pays ; pourtant, s'il y a bien une chose qui peut mettre d'accord les communautés, c'est la xénophobie assumée : les haut-thaoniens, mat de peau, sont souvent considérés comme étrangers à la Cémétie et traités comme tels, alors qu'ayant la nationalité de la Principauté. Raul Correa, en plus d'être métisse, est aussi étranger : une double-casquette dangereuse à porter sur le territoire national.

L'agression d'un artiste étranger sur le sol cémétéen reste néanmoins un fait très grave, surtout quand l'on sait le petit nombre de ressortissants d'autres États présents au sein des frontières de la principauté.

Aucune revendication claire de l'agression n'a été faite mais les autorités restent silencieuses : faire un pas envers l'étranger que représente Raul Correa, c'est faire un pas de plus pour s'éloigner de l'opinion publique. À moins de deux mois des élections législatives, se prononcer sur l'affaire Correa pourrait bien devenir le principal tabou de l'année 2003. Alors même que la nation cémétéenne est en proie au plus grand des désarrois sur son unité, comment chercher à y inclure la figure de l'étranger quand celui-ci polarise déjà toutes les tensions ? Ce qui est sûr, c'est que l'on entendra plus chanter « On a tous quelque chose en nous de Cémétie » avant un moment.
3441
Cémétie Matin

Affaire Correa : la majorité accuse les nationalistes


Sophia Mattakou | 02/09/2003

Raul Correa Arkencheen Franky Vincent agression Cémétie chanteur

La plainte du chanteur arkencan a été recueillie par les autorités ; une enquête a été ouverte.


Alors que personne ne soupçonnait une intervention de l'habituellement silencieuse majorité parlementaire, un groupe de députés conservateurs de la Vouli (Parlement cémétéen) a dénoncé la mainmise des nationalistes sur l'ordre paramilitaire

dans certaines régions périurbaines où les descentes arbitraires des milices sont fréquentes et où les bandes armées sévissent sans contrôle. De lourdes accusations, qui pourraient néanmoins profiter au Χριστιανοδημοκρατικό Μέτωπο (ΧΔΜ, « Front Chrétien-Démocrate ») : à seulement une semaine du scrutin des élections législatives, les sondages annoncent une baisse des intentions de vote pour les nationalistes hiptiques de la Νότια Συμμαχία (ΝΣ, « Ligue du Sud ») qui avaient le vent en poupe jusque-là.

Si

la majorité parlementaire établie entre conservateurs du ΧΔΜ et libéraux du Κεμετιακό Φιλελεύθερο Κόμμα (ΚΦΚ, « Parti Libéral Cémétéen ») n'est pas fondamentalement menacée par ce scrutin

puisque la coalition au pouvoir ne risque pas de basculer sous la barre des 272 députés nécessaires pour avoir la majorité absolue, les 343 sièges initialement dans les mains de la majorité en 2002 lors de la formation de la nouvelle coalition risquent de ne plus être dans les mêmes mains. Déjà, plusieurs députés dont le conservateur hiptique Alexis Gerotis ont changé de bord, rejoignant l'opposition, notamment les nationalistes de ΝΣ ou de la Ελληνικό Εθνικό Πρωτάθλημα (ΕΕΠ, « Ligue Nationale Hellénique »).

Si

les sondages d'intention de vote donnaient jusque-là les nationalistes, hiptiques et helléniques, grands vainqueurs du scrutin - récoltant conjointement plus d'un quart des voix au niveau national -

, les récents événements autour de l'agression du chanteur arkencan Raul Correa ont motivé un glissement de terrain de l'électorat sondé vers la droite parlementaire traditionnelle, qui regagne quelques points et pourrait finalement mieux s'en tirer, alors que les premiers résultats de l'enquête concernant l'agression de l'artiste d'origine afaréenne menacent le cœur militant du parti nationaliste hiptique : un scandale qui éclabousse par ricochet les nationalistes helléniques de l'ΕΕΠ.

Alors que

le président de la ΝΣ, Iskandar Kanaan, ne s'est pas prononcé sur l'affaire, refusant toute entrevue journalistique sur le sujet, le président de la Vouli Antonis Nicolopoulos (ΧΔΜ) a directement accusé le chef de l'opposition nationaliste hiptique

, l'accusant de « passer sous silence les méfaits de certains membres de son propre parti afin de ne pas froisser les fascistes de son propre camp ». Des accusations « faciles », selon un proche du chef nationaliste : le spectre du fascisme, épouvantail politique des plus communs dans le langage offensif contre les nationalistes, reste un chef d'accusation lourd de sens. Les résultats de l'enquête détermineront l'avenir de l'affaire Correa, qui promet de rouvrir de nombreux débats au sein de l'hémicycle. Dans cinq jours, les citoyens cémétiens voteront en connaissance de cause.
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