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Message de madame Sarai Panomyaong, présidente élue de l’Organisation des Nations Commerçantes
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Monsieur le Dictateur Militaire,
Vous êtes-vous suffisamment amusé ? Votre annonce sur les chaines du monde entier a eu l’effet d’un pétard mouillé et si l’affaire n’était pas des plus graves, l’Organisation des Nations Commerçantes resterait muette aux multiples provocations dont vous faites preuves depuis maintenant plusieurs mois.
Contrairement à vous, nous avons à cœur la vie des innocents, et c’est pourquoi nous n’avons pas encore coupé à votre gouvernement toute possibilité de nuisance en Eurysie. Nous aimerions sincèrement vous ignorer et vous laisser continuer votre expérience sociale dans votre coin, mais vous avez eu le malheur de mettre votre grain de sel dans une affaire à laquelle vous n’avez aucune part.
Que vous préfériez reconnaître l’expérience sociale nommée République Sociale du Prodnov au gouvernement légitime du Prodnov uni, c’est votre problème. En revanche, nous ne saurions trop vous conseiller de prendre notre ultimatum très au sérieux. Par le biais des accords de Nevskigorod, que vous foulez aux pieds, vous n’avez pas le droit de maintenir un contingent d’officiers militaires dans la région. Cet acte, illégal, ne saurait rester impuni. L’Organisation des Nations Commerçantes a pour principale qualité de tenir parole et il ne saurait y avoir de diplomatie pérenne sans constance, probité et humanité.
Cependant, contrairement à vous, qui faites preuve d’un incivisme flagrant, nous sommes des gens civilisés. Nous vous avons donné un ultimatum, dans un délai raisonnable, qui vous permettra de faire évacuer vos officiers militaires, qui, j’en suis persuadée, manquent à leur famille. Quinze jours, c’est amplement le temps pour vous pour parvenir à la conclusion qu’il vous faut prendre notre résolution très au sérieux.
Je vous le demande donc une nouvelle fois : évacuez vos officiers. Le cas échéant, nous serons obligés d’intervenir avec tous les moyens offerts par les Accords de Nevskigorod pour que ceux-ci-puissent être respectés à la lettre.
N’y voyez aucune hostilité de ma part à l’égard de votre idéologie. Peu m’importe la cause que vous défendez : seul compte le respect de la parole donnée et des actes que nous avons signé.
Monsieur Geraert-Wojtkowiak, nous vous offrons une chance unique d'éviter un conflit que nul ne souhaite, pas même vous. Nous connaissons votre histoire, nous connaissons votre souffrance, mais est-il nécessaire que d'autres innocents périssent ?
Les Prodnoviens, qu'ils soient communistes ou non, aspirent à vivre des vies paisibles, des vies qui leur ont toujours été refusées, par des personnes se réclamant de l'idéologie que vous défendez. Monsieur, le précédent dictateur du Prodnov défendait la même idéologie que vous … pourtant … pouvez-vous cautionner le massacre de 30 000 âmes ? Je ne pense pas que vous soyez de ces bouchers qui aiment à faire souffrir leur peuple. Vous cherchez, comme nous, à bâtir une société juste et prospère. Devons-nous vraiment nous battre sans cesse ? Devez-vous vraiment sacrifier la vie de Prodnoviens et de Loduariens innocents qui vous font confiance alors qu’il y a tant à construire ?
Méditez sur mes paroles, monsieur Geraert-Wojtkowiak. Vous verrez aisément que vous ne pourrez bâtir la société paisible que vous cherchez tant, avec des orphelins de guerre. La violence s'alimente d'elle-même dans un cycle sans fin. Et s'il est bien trop humain que d'y céder, il est parfois nécessaire d'avoir le courage de s'élever au-dessus de sa condition pour briser le cycle des carnages.
Vous pouvez être cette personne, qui, contrairement à tous les évènements qui l'ont amené sur ce chemin de souffrance, a su s'arrêter à temps, et s'est occupé de son jardin et des siens.
Cordialement
Sarai Panomyaong, présidente élue de l’Organisation des Nations Commerçantes