25/03/2005
02:06:15
Index du forum Continents Afarée Cémétie

PRESSE | Τύπος στο Κεμέτ - Page 5

3081
Informations du Thaon

L'Afarée, condamnée à rester aux marges du développement ?


Anargyros Zervatos | 20/08/2004

Grues construction Afrique Le Cap Afarée

Alors que la piraterie, le terrorisme et les guerres civiles gangrènent le continent, le développement semble se faire lointain.


Nouveau coup d'éclat en Afarée occidentale : des attentats ont meurtri la République socialiste de l'Ardchouja, faisant soixante-et-onze morts et plus d'une centaine de blessés, ainsi que plusieurs blessés chez des expatriés aleuciens. Une série d'actes terroristes qui s'inscrivent dans une dynamique plus large sur le continent, alors même que des groupuscules terroristes gangrènent l'Ouroundie, plus au sud sur le continent. Si les facteurs liés à l'apparition de cette menace terroriste continentale varient entre les pays, il reste néanmoins certain que les méthodes sont les mêmes entre groupes terroristes et dénotent d'une certaine tendance qu'a le continent afaréen à canaliser les tensions ethniques et religieuses, au point d'en exacerber les épiphénomènes.

Alors que 2004 a été marquée par diverses initiatives d'entente locale, en Aleucie d'abord autour du projet arkencan d'harmonisation intercontinentale, puis en Eurysie septentrionale avec une première tentative d'organisation régionale, l'année s'est révélée infructueuse pour les États afaréens avec l'échec du sommet continental initié par la République socialiste des Nets’amerēti. Si les autres continents arrivent à se retrouver régionalement autour de valeurs ou d'intérêts communs, une cause commune à toute l'Afarée peine à se dégager malgré les débats et l'émulation intellectuelle dans le continent, où les initiatives politiques ne manquent pas, tant pour proposer une union continentale qu'une simple discussion permanente entre représentants.

Autre point de tension : l'ingérence internationale dans la guerre civile varanyenne n'est plus à prouver ; si le conflit prenait une tournure varanyo-varanyenne au début du millénaire, il s'est désormais globalisé en impliquant des acteurs tant afaréens, comme les troupes de la Principauté de Cémétie par le truchement de l'opération Behedetite, que des puissances extracontinentales comme l'Arkencheen ou la République Sérénissime de Fortuna qui ont également fait montre d'une implication importante dans le conflit, qui n'est de fait plus celui entre le régime de Thadamis et les factions révolutionnaires du sud du pays mais bien entre les influences de puissances comme la Cémétie, l'Arkencheen, Fortuna, Albel ou plus récemment l'Empire francisquien, soit plus d'extra-afaréens que de puissances continentales.

L'Afarée reste donc plus un terrain d'enjeux et de jeu pour les puissances occidentales que le réceptacle des forces continentales ; la première puissance du continent, la Cémétie, demeure la seule véritablement développée, devançant de quasiment cent milliards de dollars internationaux en termes de Produit Intérieur Brut respectifs. La Principauté reste d'ailleurs la seule puissance véritablement stable du continent, là où à l'extrême-sud l'Aubrane peine à développer une politique internationale claire tout en connaissant une certaine stagnation économique et politique ; le reste de l'Afarée est partagé entre piraterie internationale, terrorisme ethno-culturel voire carrément guerre civile paralyzante, comme au Varanya où l'implication de puissances étrangères pourrait bien rendre toute transition de régime bien plus difficile que si le conflit ne s'était pas internationalisé.
2886
Cémétie Matin

Autonomie alimentaire : la Cémétie s'appuie-t-elle trop sur le Thaon ?


Periklis Politilis | 05/09/2004

Thaon agriculture Cémétie Nil

Le principal fleuve de Cémétie accueille également le gros de l'agriculture nationale - à un degré qui inquiète les autorités.


C'est un débat fréquent entre experts, mais aussi entre politiques : si la croissance économique et l'industrialisation rapide de la Principauté permet à la Cémétie et sa population de s'émanciper peu à peu de l'agriculture vivrière, le secteur agricole reste largement sous-mécanisé et basé sur une agriculture de subsistance rurale avec de nombreux foyers quasi-isolés cultivant de vastes étendues avec des méthodes surannées le long de la vallée du Thaon. Là où les gouverneurs de différentes régions en-dehors de la vallée thaonienne se targue de la vigueur de l'agriculture locale le long des différents cours d'eau qui percent les désert cémétéens, les autorités centrales s'inquiètent d'une trop grande dépendance sur un seul fleuve.

En effet, l'agriculture thaonienne correspond à plus de quatre-vingts pourcents de la production agricole nationale, laissant un maigre cinquième du secteur aux autres régions agricoles du pays. De plus, de tous les principaux cours d'eau du pays, le Thaon est le seul à prendre sa source au-delà des frontières de la Principauté : une situation qui pose question, notamment vis-à-vis de la souveraineté en eau de la Cémétie - car la vallée du Thaon et ses plaines fertiles accueillent pas moins des trois-quarts de la population cémétéenne. Si la Cémétie reste un phare de démocratie et de stabilité en Afarée septentrionale, ses voisins - y compris l'Empire rémien en Épibatie où le Thaon prend sa source - ne peuvent pas en dire autant.

Aussi, si la position de la Principauté sur la scène internationale jusqu'en 2002 ne lui permettait pas de se questionner sur son autonomie alimentaire - ou « souveraineté alimentaire », comme se plaisent à nommer le sujet les figures politiques de l'opposition -, la place de plus en plus importante occupée par la Cémétie sur la scène afaréenne comme dans la diplomatie et l'économie internationale pousse les autorités gouvernementales à une vraie réflexion sur la gestion alimentaire et les menaces à l'autonomie alimentaire que peuvent constituer tant l'instabilité locale en Afarée dans les régimes limitrophes que des interventions de puissances étrangères dans les conflits hydriques à venir sur le continent.

Autre point à souligner : la démographie galopante de la Principauté de Cémétie, qui cumule plus de trois millions de nouveaux cémétiens en l'espace de deux ans, soit une explosion de sept pourcents et demi entre 2002 et 2004. Cette bombe démographique nationale constitue une force pour la Principauté, qui compte par les démographies les plus en progression au cours des derniers semestres statistiques, mais peut également devenir une faiblesse. Si les crues du Thaon, auparavant dévastatrices, ont été maîtrisées par la construction d'infrastructures fluviales et l'aménagement tant des rives que du cours d'eau en lui-même, la production agricole cémétéenne reste largement soumise au bon vouloir du fleuve. Une éventuelle année creuse dans la production pourrait bien inquiéter les autorités dans leur gestion de l'autonomie alimentaire du pays.
3068
Le Messager du Désert

Binationalisme, bicommunautarisme : comment panser la nation


Iskandar Safar | 09/09/2004

Religieux chrétiens prière Cémétie hiptiques helléniques coptes grecs Egypte

Si la monarchie constitue de moins en moins un lien fédérateur, le christianisme continue à unir hiptiques et helléniques.


Marquée par une éducation toujours aussi fortement ancrée dans la religion chrétienne, la jeunesse cémétéenne se démarque des générations précédentes par un engagement politique plus réformateur, porté sur des visions plus radicales et moins traditionnelles de la question politique. C'est du moins ainsi qu'elle est transcrite, elle et ses inquiétudes, dans les sondages d'opinion à travers le pays : qu'elles soient locales ou nationales, les enquêtes d'opinion laissent à penser que le vote conservateur, mais aussi les problématiques traitées par le Χριστιανοδημοκρατικό Μέτωπο (ΧΔΜ, « Front Chrétien-Démocrate ») à droite et le Λαϊκό και Κοινωνικό Κίνημα (ΛΚΚ, « Mouvement Populaire et Social ») à gauche ne sont plus en phase avec leurs opinions.

En outre, les jeunes cémétiens se montrent plus concernés lorsqu'il s'agit de traiter d'avenir, et notamment de communauté nationale : là où les vieilles générations ont plus tendance à faire confiance à la monarchie princière ou l'Église pour constituer un ciment national, les nouvelles générations montrent une certaine défiance vis-à-vis de ces institutions qui ont fait leur temps en Cémétie - tout en démontrant leur incapacité à traiter du problème de la fracture nationale. Un sujet qui pourrait bien figurer dans les thèmes des campagnes politiques à venir, étant donnée la recomposition de la vie politique cémétéenne et sur laquelle émergent de nouvelles structures politiques tournées vers des positions radicales et novatrices.

De nouveaux enjeux du monde politique que certains élus semblent avoir compris : si à gauche l'émergence toute récente d'une union portant sur des thèmes fédérateurs autour du label ΣΥΜΑΡΚΥ (Συμμαχία της Αριστεράς της Κυβέρνησης, « Alliance de la Gauche de Gouvernement ») semble être un nouveau point de ralliement pour l'électorat jeune, la nouvelle génération comptait déjà à droite sur le populaire président de la ⲣⲉϥⲡ ⲣⲏⲉ (Νότια Συμμαχία, « Ligue du Sud »), Iskandar Kanaan, pour offrir un paradigme « radicalement différent » sur les questions d'identité commune, de binationalisme et de communauté nationale. Si le discours du président de la ΝΣ reste très communautaire et tourné vers les hiptiques des régions rurales du grand sud, il tend à s'élargir aux autres classes de la société.

Aussi, la ligne semble désormais floue : là où le gouvernement ne parle pas pour l'instant dans ses discours officiels de nation ou de communautés, les partis de l'opposition, qu'ils soient de gauche ou de droite, s'en donnent à cœur joie sur ces thèmes, où chacun y va de sa petite proposition pour réaffirmer le lien qui unit helléniques et hiptiques - ou autre contraire, pour assurer la bonne représentation de chacun malgré les différends toujours plus nombreux entre les deux communautés. Plus au nord, les lengadociens ne prennent pas part au débat : l'autonomie politique et financière du gouvernorat de Kiniakeia ayant été assurée depuis plusieurs décennies par le gouvernement, le trinationalisme et les revendications lengadophiles restent lointains dans le cœur des ginhacois.
2758
Informations du Thaon

Dimitrios III : « la Cémétie doit fédérer l'Afarée autour de l'intérêt commun »


Anargyros Zervatos | 28/09/2004

Grues construction Afrique Le Cap Afarée

Au cours de sa dernière conférence de presse, le chef d'État a exposé son point de vue sur la diplomatie.


On le sait, le ministère de la Diplomatie (Υπουργείο Διπλωματίας) est un portefeuille ministériel peu convoité, car risqué dans sa gestion et difficile dans ses perspectives d'évolution. Largement subordonné au bon vouloir du prince Dimitrios III de Cémétie, le ministère qui siège au 3 rue Konstantinou à Héraclée est une véritable patate chaude que se refile les politiques depuis des décennies lors de l'élaboration des gouvernements. Dernier occupant en date du luxueux mais parfois secondaire ministère, Rhadames Khoury a su susciter la polémique et le débat autour de ses projets et propositions pour le ministère, tant par son libéralisme assumé que par ses positions engagées.

Mais si Rhadames Khoury a su jouir un temps d'une situation d'incertitude entre le nouveau venu de la coalition libérale-conservatrice, le Κεμετιακό Φιλελεύθερο Κόμμα (ΚΦΚ, « Parti Libéral Cémétéen ») et la fonction suprême de la monarchie princière, le ministre s'est quelque peu tu depuis sa reconduite à la tête du ministère en novembre dernier - un silence qui peut être compris comme une mise au pas du personnage désormais hautement médiatique. Pourtant, la « vision afaréenne » entretenue par Khoury, tant dans ses discours et échanges médiatiques que dans ses actions au ministère, ne semble pas être restée lettre morte.

En effet, l'hiptique a su laissé sa trace idéelle dans la réflexion au sommet d'un ministère qui avait trop longtemps pris la poussière ; au point d'inspirer jusqu'au chef d'État et monarque, qui a ainsi félicité « la vision novatrice et audacieuse d'une Afarée philocémétique » au cours de sa dernière intervention médiatique, marquée par un long discours sur le monde afaréen. Entre autres, le prince a souligné « la situation de crise économique et politique dans laquelle est plongée la majorité du continent », insistant sur « la nécessité d'une entente régionale autour de grands principes [dont] le développement économique, la stabilité sociale et l'indépendance politique ».

Autre point majeur sur lequel le discours du prince a porté, la place de la Principauté dans la convergence des intérêts continentaux ; outre « la place [qu'elle] occupe sur la scène internationale », la Cémétie serait « la plus à même de créer ce monde afaréen » (sic), propos repris par la presse nationale en écho avec de nombreuses analyses qui tendraient ainsi à désigner la Cémétie comme la première puissance continentale sur le plan de l'économie nationale comme de la stabilité politique et de la capacité de projection géostratégique et militaire. Un premier rôle que peu d'États du continent peuvent en effet oser contester à la Cémétie : la seconde puissance économique du continent, la République banairaise, se place ainsi à presque cent milliards de dollars internationaux d'écart du Produit Intérieur Brut de la Principauté.
Haut de page